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 La rage au ventre | Bryan

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AuteurMessage

ÂGE : 34 ans.
STATUT : Veuf.
MÉTIER : Ancien boxeur professionnel / champion national. Actuellement technicien de surface / entraîneur improvisé dans un petit club de boxe.
LOGEMENT : #189 Redcliff.

POSTS : 251 POINTS : 30

PETIT PLUS : Je suis né à Bristol, la rage au ventre et la violence dans le sang ≈ A part distribuer des beignes je sais pas faire grand-chose d’intelligent ≈ Ma fille est tout pour moi ≈ Ma came c’est rouler, tracer la route avec mes frères jusqu’à ce que l’horizon nous avale, être affranchi de toute contrainte et ne plus faire qu'un avec le vent ≈ LH&R : Loyauté, Honneur, Respect ≈ Mes années de cogne m'ont laissé des séquelles bien balaises niveau mémoire à court terme ≈ Depuis le décès de Paige j’ai du mal à rester sobre.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : | jameson | robin | bryan | nathan

ROBIN HOPE BERRY
- Blood makes you related but loyalty makes you family -

JAIMIE WINTERS
- Nous rêvions juste de liberté -

BRYAN FOSTER
- No one gets left behind -

NAÏA KENSINGHTON
- I want to hold you but my senses tell me to stop -

There's an old saying - that which doesn't kill you makes you stronger, I don't believe that. I think the things that try to kill you make you angry and sad. Strength comes from the good things, your family, your friends, the satisfaction of hard work. Those are the things that will keep you whole, those are the things to hold onto when you're broken.


AVATAR : Charlie Hunnam.
CRÉDITS : shiya, endlesslove.
INSCRIT LE : 22/03/2016

MessageSujet: La rage au ventre | Bryan   Lun 18 Juil - 23:16

La rage au ventre
sometimes, rage is the only feeling that makes sense
Bryan & Phoenix
Un vrai paumé. Je captais plus rien. La rage au ventre. C’était la seule chose qui avait encore un sens, la rage. Tout le reste… ma culpabilité assassine, mes remords, la douleur et ce vide… putain, ce vide… je pouvais pas les calculer. C’était trop. A côté de ça la mort ressemblait méchamment à une douce délivrance. Mais même ça je le méritais pas. Non, je devais vivre. Je devais vivre en sachant que le sang de la seule femme que j'avais jamais vraiment aimé était sur mes mains. Et puis j’avais Leila. Ma Leila. J’avais déjà tué sa mère, quelques semaines plus tôt, je pouvais pas l’abandonner, seule dans ce monde de merde. Du moins c’est ce que je me disais. Parce que la vérité c’était que pour moi, je méritais toutes les merdes qui m’arrivaient. Je méritais de souffrir. Si je les laissais, mes émotions me déglinguaient salement la gueule. Mais j’étais trop lâche et trop faible pour les ressentir sans me foutre en l’air. Alors pour les bloquer, je picolais. Comme une fiotte. Du matin au soir. Dans l’espoir de pouvoir entrer dans un état second et déconnecter au point de ne plus rien ressentir. J’étais persuadé que la tise était la seule chose qui me permettait de continuer à fonctionner comme un semblant d'être humain. Et quelque part, c’était le cas. Même si je me considérais pas vraiment comme tel non plus. En fait, je ressemblais d’avantage à une loque mécanique qu’à un homme. Mais l’alcool, ça me donnait la possibilité d’enfouir toute ma culpabilité dans un compartiment sauvage bien enseveli, dont n’en ressortait que ma rage et, de temps à autre, la mélancolie. J’étais devenu cette chose. Celui que je détestais. Toute ma haine était entièrement dirigée sur moi et elle était si profonde et palpable que j’osais à peine me regarder dans le miroir, de peur de croiser le visage de mon géniteur dans le reflet. Quant à ma rage, elle aboyait si fort dans ma tête que la plupart du temps je pouvais entendre rien d'autre. L'amour, la camaraderie, la liberté. Toutes ces choses qui me tenaient à cœur, qui me tenaient en vie… perdues dans le vacarme.

Robin avait plus ou moins déménagé chez nous après l'accident. Elle disait que c’était pour m’aider à m’occuper de Leila, l’emmener et la ramener de l’école quand j’étais trop déchiré pour pouvoir le faire (c’est-à-dire tout le temps), mais je savais pertinemment qu’elle voulait surtout garder un œil sur moi. Vérifier que je déconne pas trop, que je me foute pas en l’air. Elle essayait d’être compréhensive, mais je voyais de jour en jour la déception se lire un peu plus sur son visage, chaque fois qu’elle me voyait dans un état lamentable. Chaque fois qu’elle me voyait, donc. Cette déception, elle me retournait les tripes. Mais je pouvais rien y faire.  

- 42$, m’a sorti le caissier de sa voix monotone, me tirant de mes pensées.

- 42$ vous vous foutez de ma gueule ? il est fait avec du mais en or massif cultivées sur mars votre putain de whiskey ou ça se passe comment ?

Il a pas répondu et moi j’ai sorti ma carte bleu parce que de toute manière il y avait que ça à picoler dans son épicerie de merde, et puis j’étais pas vraiment en position de négocier. Je m’étais réveillé à 13h ce jour-là et j’avais plus rien à boire, alors j'avais filé en ville et ça, c’était en quelque sorte mon dernier espoir. Ça m’empêchait pas de culpabiliser cela dit parce qu’on roulait pas sur l’or en ce moment et que j’avais refusé une poupée moitié moins chère à Leila l’autre jour. J’étais, pour ainsi dire, une sous merde. Le caissier m’a rendu ma carte et je la lui ai plus ou moins arraché des mains avant de récupérer ma précieuse bouteille et de partir hargneusement. J’avais pas mis un pied dehors que le goulot avait déjà trouvé son chemin jusqu’à mes lèvres.

C’est là que je l’ai vu pour la première fois. Ce grand type d’une trentaine d’années, avec ses cheveux blonds et sa grosse barbe qui lui donnait un peu une allure de viking. Mais c’est pas ce qui m’a le plus marqué chez lui. Non, ce qui m’a marqué, c’était ses yeux. Des yeux d’un bleu glacial, perçants. Des yeux qui étaient fixés sur moi. J’ai pas vraiment compris pourquoi, mais ça m’a drôlement troublé, sur le coup. Alors comme avec tout le reste à cette période-là, j’ai décidé de ne pas y prêter attention. Fervent partisan du « j’ignore le problème jusqu’à ce qu’éventuellement il s’en aille de lui-même », j’ai secoué la tête et j’ai continué mon chemin. Je savais pas trop où j’allais parce que j’avais plus de taffe et qu’il était hors de question que je retourne au foutu taudis dans lequel on avait dû déménager après que j’ai foutu ma carrière de boxeur en l’air. Soit il serait vide, soit Robin y tenterait de ranger mon bordel et je devrais subir ses encouragements et paroles de motivations. Comme les deux options me donnaient juste envie de me foutre en l’air j’ai décidé que la meilleure chose à faire serait d’errer, là, tout seul, comme un con.

Je sais pas trop combien de temps je suis resté comme ça, à picoler en avançant au hasard. Un tiers de bouteille, je dirais. Et puis tout à coup, je l’ai revu. Ce mec un peu louche qui me fixait toujours avec ses yeux encore plus louches. J’ai fait un signe de tête vaguement agressif dans sa direction et le con a pas baissé les yeux. C’était clairement de la provocation. Mon sang a commencé à bouillir.

- The fuck is your problem, mate ?

J’ai lancé en avançant vers lui d’une démarche qui se voulait menaçante. Il a pas répondu et j’ai vu un espèce de sourire horripilant étirer ses lèvres. Comme si je l’impressionnais pas du tout. Et ça, ça m’était pas arrivé depuis des décennies.

Ça m’a donné envie de le frapper.

Alors c’est exactement ce que j’ai fait.

© Starseed




    EMPTINESS IS FILLING ME TO THE POINT OF AGONY
    I've become the thing. The one I hated. And with that awareness comes periods of days, sometimes weeks, I have to avoid looking into a mirror. My self-hate is deep, so palpable, I fear I'll lunge at my own image, shatter the glass and cut myself with shards of broken reflection. I've lost my center. Now my doubt and sense of fraudulence barks so loudly in my head, that most of the time I can't hear anything else. Love, camaraderie, freedom. All the things I want from this life are lost in the din.


Dernière édition par Phoenix Ellsworth le Mar 9 Aoû - 16:07, édité 3 fois
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le bad boy

ÂGE : 39 ans (15/12/1976). La quarantaine n'est plus très loin.
SURNOM : Bryanou, Brybry, Bryoche, l'ours, le viking, le clodo...
STATUT : Éternel célibataire... même s'il entretient une relation particulière avec sa belle voisine.
MÉTIER : Mécanicien, il travaille chez Mecanor depuis l'ouverture du garage. Il trempe dans des affaires louches pour mettre des sous de côté.
LOGEMENT : Logan City, maison #29 avec Cassia la chieuse.

POSTS : 2447 POINTS : 105

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Il est né à Sydney ∆ Il a vécu en Russie, en Irlande et aux USA ∆ Il sait presque tout réparer ∆ Il a une cicatrice près du nombril causée par un coup de couteau ∆ Il a des tatouages ∆ Il a fait 2 ans de prison à Boston ∆ Il pratique la boxe ∆ Il fume et boit. Parfois il se drogue ∆ Il roule en chopper Victory ∆ Il possède des armes à feu et a toujours un couteau sur lui ∆ Il commence à avoir envie de fonder une famille.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : [4/4] [url=]Ida (#2)[/url] ∆ MatteoPhoenix (#1)Tori.
RPs EN ATTENTE : Amelia & Ezra ∆ Cassia (#2) ∆ Jameson.
RPs TERMINÉS :
Cassyan ♥

Bryda ♥

Broenix ♥

PSEUDO : Firestone.
AVATAR : Travis Fimmel.
DC : James Sexy Evans & Julian Hot Grimes.
INSCRIT LE : 07/08/2015

MessageSujet: Re: La rage au ventre | Bryan   Mer 27 Juil - 0:36


Broenix

La rage au ventre

« Bryan, pour une fois, écoute-moi ! » Bryan s’arrêta en plein mouvement et posa ses yeux sur son père allongé. Celui-ci était tombé malade il y a peu, une sorte de virus à ce qu’on lui avait dit. Il n’avait pas trop compris mais ça avait été assez grave pour le clouer à l’hôpital plusieurs jours, et pour qu’il reste au repos une fois rentré. Assez grave aussi pour que Bryan fasse le déplacement à Sydney pour aller le voir – ce qu’il détestait faire. Bien qu’il n’en montrait rien, le voir aussi faible le touchait. Il resta immobile plusieurs secondes, soupira puis se rassit sur le fauteuil installé en face du lit de son paternel. « Merci, fils. » Le ton larmoyant du vieil homme avait le don d’agacer Bryan au plus au point. Il roula des yeux et lui fit signe de lui dire ce qu’il avait à lui dire, il n’allait pas rester planté là pendant des heures. « Il y a quelque chose que je dois te dire, que j’aurais dû te dire il y a longtemps… Mais je n’ai jamais eu le courage. Maintenant que je sais que je peux partir à tout moment, tu dois le savoir pendant qu’il en est encore temps. Et tu devras le dire à ta sœur. » Le mécanicien soupira une nouvelle fois, de plus en plus impatient. C’était quoi ces conneries ? Il allait lui annoncer qu’il était adopté ou quoi ? « Peu après ta naissance, ta mère et moi avons traversé une période disons… difficile. Et pendant ce temps, j’ai rencontré une autre femme… qui est tombé enceinte. Tu as un frère, Bryan. » « Quoi ? Qu’est-c’que tu racontes putain ?! » répliqua Bryan en se redressant. Son père lui expliqua brièvement que cette aventure n’avait duré que quelques semaines, mais assez pour qu’elle tombe enceinte. Elle ne lui avait jamais demandé de s’occuper de son enfant et il ne l’avait jamais fait, il ne l’avait même pas reconnu. Il savait que c’était un garçon mais c’était tout, il ne connaissait même pas son prénom et ne se rappelait plus du nom de sa mère. Le blond resta silencieux plusieurs minutes, perdu dans ses pensées. « T’es vraiment qu’un enfoiré. » finit-il par dire avant de quitter la pièce sans répondre aux suppliques de son géniteur. Bryan n’était lui-même pas un model de vertu ni de moralité, mais il pensait réellement ce qu’il venait de dire. Ce n’était pas vraiment le fait que son père ait trompé sa mère qui le fasse réagir ainsi, non, c’était que son père avait un autre gosse dont il n’en avait rien à foutre. Ne même pas savoir son prénom, c’était dingue quand même. Peut-être qu’il avait grandi dans la misère, qu’il avait vécu un calvaire. Un tas de questions se posèrent pour Bryan, beaucoup trop même. Et il devait trouver des réponses, il devait savoir qui était son demi-frère. Alors il commença à faire des recherches, et pour ça il dut poser des questions à son père. Au final il réussit à sortir un nom : Phoenix Ellsworth. Ancien boxeur professionnel, il avait perdu sa licence après avoir frappé l’arbitre durant un combat. Depuis il enchaînait les galères après le décès de sa femme. Et il se trouvait ici-même, à Brisbane. Bryan avait hésité quelques jours avant d’aller à sa rencontre, il ne savait pas trop quoi faire. Voulait-il le rencontrer ? Et lui, voudrait-il découvrir que son père biologique l’avait abandonné ? D’un côté, il ne voulait pas que ce Phoenix – qui avait tant perdu – soit son frère. Il aurait aimé que son frère ait la belle vie et qu’il soit heureux, contrairement à lui. Mais finalement, sa curiosité l’avait emporté et Bryan était parti le chercher. La première fois qu’il l’avait vu, c’était dans la rue. Ils s’étaient littéralement croisés, passant à quelques centimètres l’un de l’autre. Le regard vitreux, Phoenix ne lui avait même pas jeté un œil. Mais Bryan, lui, avait bien pris le temps de détailler l’homme qu’il avait croisé. Et il avait tout de suite compris que ce Phoenix était bel et bien son demi-frère. La ressemblance était beaucoup trop frappante pour que ce ne soit qu’une coïncidence. Les mêmes yeux, le même regard, les mêmes cheveux, la même carrure, les mêmes traits du visage. Bordel il aurait pu être son jumeau que ça ne l’aurait pas surpris. Mais plus qu’une ressemblance physique, ils semblaient tous deux être aussi torturés l’un que l’autre. Sur le visage de Phoenix, Bryan pouvait lire les événements qu’il avait endurés, il pouvait voir à quel point la vie ne l’avait pas épargné. Le garagiste continua ce manège durant plusieurs jours, se mettant à suivre Phoenix dans la rue comme un fou furieux. Mais c’était plus fort que lui, il voulait le connaître mais il voulait d’abord l’observer. C’est pour ça qu’il ne venait pas franchement se présenter, il voulait d’abord se faire un avis de l’homme qui partageait le même sang. Mais ce jour-là, perdu dans ses pensées, il manqua de vigilance. Il sentit alors le regard du blond sur lui. A la fois glacial et confus. Leurs regards se croisèrent. Cela ne dura que quelques secondes mais ce fut suffisant. Phoenix tenait une bouteille de whisky dans la main, ses yeux étaient en détresse. La phase d’observation était terminée, il était temps d’agir. Mais un peu plus tard. Bryan continua de l’observer, déambulant au hasard dans les rues de Brisbane, buvant son whisky au goulot. Il faisait peine à voir mais Bryan n’avait pas pitié, non au contraire. Il avait l’impression de voir son reflet quand il regardait Phoenix, ils étaient tellement semblables. Et c’est là que Phoenix le regarda une nouvelle fois. Sauf que cette fois, il ne détourna pas les yeux. Non, il l’affronta bien du regard et lui intima de baisser les yeux. Bryan ne broncha pas d’un cil, bien au contraire. Il arqua un sourcil, le fixant avec curiosité. Cela ne lui avait pas plu, oh non. « The fuck is your problem, mate? » lança-t-il en se dirigeant vers Bryan. Celui-ci était assez impressionné par le caractère de l’ancien boxeur, il fallait être couillu pour venir lui chercher des noises face à face. Et quand il se dit que c’était son frère, il se mit à sourire d’amusement. Jamais il n’aurait pensé vivre un tel moment, et pourtant il était excité comme il ne l’avait plus été depuis longtemps. Apparemment son sourire ne plut pas à Phoenix qui bouillonna sur place avant de lui décrocher une patate en pleine poire. Bryan recula sous la force du coup. Il posa sa main sur sa joue et se mit à la masser pour faire passer la douleur, tout en reposant son regard sur le blond face à lui. Bordel, ça faisait des années qu’il n’avait pas pris un tel coup. « Pas mal. » Il pouvait bien lui accorder ça après tout. « A mon tour ! » prévint-il, le sourire aux lèvres. Et il se jeta sur Phoenix. Il enroula ses bras autour de sa taille et le souleva pour ensuite le jeter au sol. Ce n’était pas comme ça qu’il avait imaginé se présenter à son frère mais après tout, pourquoi pas. Bryan essaya de se mettre sur lui mais Phoenix ne se laissa pas faire et le repoussa avec un coup de pied dans le ventre qui plia Bryan en deux. Son frère en profita pour se relever et s’approcher de lui, mais Bryan se redressa rapidement et lui mit un uppercut du droit qu’il ne put éviter. Mais bien qu’alcoolisé, Phoenix encaissait bien et resta sur ses deux jambes. Face à lui, le mécano en profita pour faire craquer ses doigts. « Me dis pas que t’es déjà fatigué ? » le nargua-t-il, son sourire ne quittant pas son visage. Il lui dirait qu’ils étaient frère, après. Pour l’instant, il voulait encore s’amuser quelques minutes. Et puis, quel meilleur moyen qu’une petite baston pour faire connaissance et jauger un homme ? Et ce n’était pas n’importe quel homme, mais son p’tit frère.

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MessageSujet: Re: La rage au ventre | Bryan   Mar 9 Aoû - 0:17

La rage au ventre
sometimes, rage is the only feeling that makes sense
Bryan & Phoenix
Fallait l’admettre, j’étais surpris quand le type est pas tombé raide mort après la beigne que je lui avais flanqué. A part moi, j’avais pas vu grand monde se remettre aussi vite d’un crochet pareil. Il avait la mâchoire bien accrochée, l'enfoiré. Et même temps, si ça avait pas été le cas, merde alors, j’aurais été foutument déçu. Je pouvais essayer de me baratiner, me raconter que tout ce que je voulais c’était qu’il me foute la paix, mais la vérité c’est que ça me manquait, toute cette merde, toute cette violence. J’en avais besoin, c’était dans mon sang. Et quelque part, j’avais probablement pas choisi mon adversaire par hasard…

« Pas mal » qu’il m’a sorti. « Pas mal ». Putain j’en revenais pas. J’allais lui botter son cul de Viking arrogant. Du moins, c’est ce que je croyais. Parce qu’à peine cette pensée achevée j’ai senti le fou furieux me foncer dessus pour me soulever de terre et me jeter sur le sol. J’étais sur le cul. Littéralement. Et putain, cette enflure avait renversé ma bouteille à mille boules au passage. J'ai vu rouge. Il a essayé de m’agripper et je l’ai dégagé d’un coup de pied dans le bide. J’étais enragé, et lui il avait l’air de trouver ça super marrant, comme s'il avait déjà tout prévu de toute manière, et incontestablement ça me rendait plus fou de rage encore. Ensuite il m’a flanqué à uppercut avant de me lancer, la désinvolture incarné : « Me dis pas que t’es déjà fatigué ? ». Foutre Dieu, d’où sortait ce mec ? Fallait être sacrément couillu (et taré) pour venir me chercher la merde. Quelque part ça imposait le respect, et j'ai même senti un espèce de sourire déconnecté étirer mes propres lèvres. Mais je pouvais pas laisser ce merdeux s’en tirer comme ça sans lui foutre une bonne raclée, il en allait de mon honneur.

- Pourquoi baltringue t’en veux encore ?

Ni une ni deux, je me suis empressé d’exaucer son vœux et je l’ai enchainé avec un bon vieux jab-jab-croisé en pleine poire, suivi d’un direct du droit claquant. J'allais le finir avec un crochet du gauche sur la tempe mais il l’a esquivé et a feinté de m’en coller une avant de me la flanquer pour de vrai. Merde alors, non seulement le type était un putain de boxeur mais c’était aussi un putain de fourbe en prime. J’étais hors de moi. Alors je lui ai foutu un nouvel enchaînement dans la gueule en terminant avec un sacré uppercut et ma parole quand j’ai eu finis j’aurais juré qu’il souriait toujours. Sûr il a craché du sang mais putain il souriait le fumier ! Je sentais qu’il allait me ressortir une satanée réflexion horripilante dont il semblait avoir le secret alors je lui ai pas laissé l‘occasion de le faire et je l’ai chargé comme un sanglier. On s’est retrouvé par terre, sauf qu’une putain de colline était apparue de nulle part derrière nous et on s’est mis à rouler. Manque de pot, quand on s’est arrêté il était au-dessus. Il a attrapé mon t-shirt et là foutre Dieu il m’a collé un de ces coups de boule dans le genre expert et j’ai bien cru qu’il m’avait pété le nez. J’ai poussé un râle de rage et je l’ai jeté sur le côté pour me mettre sur lui et alors je me suis mis à marteler sa face de mon poing. Autour de nous, les gens s’étaient courageusement écartés. Mais je les remarquais à peine. Tout ce que je voyais c’était mon poing qui s’éclater encore et encore contre sa mâchoire. Ça pissait le sang de partout, et je savais plus si c’était le mien ou le sien. J’avais envie de le tuer. Et lui, j’avais l’impression que ça l’amusait plus qu’autre chose, tout ça. On a continué à se foutre sur la gueule comme ça, comme deux vrais clébards, des buffles sauvages. Et merde alors, ça faisait du bien. Et puis brusquement, au milieu de tout ça, j’ai croisé son regard, et putain, là, je saurais pas l’expliquer mais ça m’a flanqué un sacré coup, dedans. Et alors je pouvais penser qu’à une chose : mais bordel, c’est qui ce mec ?

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Dernière édition par Phoenix Ellsworth le Jeu 17 Nov - 15:26, édité 1 fois
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le bad boy

ÂGE : 39 ans (15/12/1976). La quarantaine n'est plus très loin.
SURNOM : Bryanou, Brybry, Bryoche, l'ours, le viking, le clodo...
STATUT : Éternel célibataire... même s'il entretient une relation particulière avec sa belle voisine.
MÉTIER : Mécanicien, il travaille chez Mecanor depuis l'ouverture du garage. Il trempe dans des affaires louches pour mettre des sous de côté.
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POSTS : 2447 POINTS : 105

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PETIT PLUS : Il est né à Sydney ∆ Il a vécu en Russie, en Irlande et aux USA ∆ Il sait presque tout réparer ∆ Il a une cicatrice près du nombril causée par un coup de couteau ∆ Il a des tatouages ∆ Il a fait 2 ans de prison à Boston ∆ Il pratique la boxe ∆ Il fume et boit. Parfois il se drogue ∆ Il roule en chopper Victory ∆ Il possède des armes à feu et a toujours un couteau sur lui ∆ Il commence à avoir envie de fonder une famille.
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MessageSujet: Re: La rage au ventre | Bryan   Jeu 6 Oct - 12:48


Broenix

La rage au ventre

C’était sûrement la rencontre la plus étrange au monde, et les présentations les plus originales que Bryan avait vécues. Mais cela lui allait parfaitement, car ça lui ressemblait. Dans le fond, il était heureux de découvrir que son frère et lui se ressemblaient autant. Le même attrait pour la violence, le même goût pour la baston, la même faculté à encaisser, les mêmes regards arrogants, les paroles insolentes. Ouais, pas de toute ils étaient frangins. Et Bryan prenait son pied comme pas possible, cela faisait des années qu’il n’avait pas ressenti ça – depuis son arrivée à Brisbane pour dire vrai, arrivée qui avait mis fin à ses années de débauche pour une vie plus paisible et tranquille. Il sentait l’adrénaline monter en lui, exploser et lui faire ressentir du bien-être. Il voulait donner des coups mais aussi encaisser. Il se sentait lui-même, il se sentait en vie. La lueur dans les yeux de Phoenix lui indiquait que c’était la même chose pour lui, c’était certain. Même si, étant alcoolisé et n’ayant pas toutes les informations que Bryan avait, il était surtout en colère face au comportement du mécano. Comment aurait-il pu en être autrement ? De son point de vue, Bryan n’était qu’un inconnu qui lui cherchait des noises et qui le mettait à mal alors qu’il voulait se bourrer la gueule tranquille, rien de plus agaçant. Toutefois, la dernière provocation du blond arracha un sourire à son adversaire, qui semblait de plus en plus dans son élément. « Pourquoi baltringue t’en veux encore ? » Cette manière de ne pas se laisser désarçonner, d’en redemander… Cette fois, ce fut Bryan qui sourit en coin. Bordel, il était fier que le même sang coule dans leurs veines. « J’ai tout mon temps. » répondit-il en lui faisant signe de s’approcher. Phoenix ne se fit pas prier et s’élança sur lui comme un taureau enragé. Le jab-jab-croisé du blond, s’il n’en restait pas moins classique, était parfaitement exécuté et surtout très rapide. Bryan reconnaissait bien là les mouvements d’un ancien pro. Puisqu’il comprit qu’il ne pouvait pas l’esquiver, il décida de l’encaisser du mieux possible mais surtout de prévoir ses prochaines attaques. C’est comme ça qu’il réussit à esquiver le direct de son frangin, avant de le feinter d’un crochet du gauche pour l’avoir avec un direct qui eut le mérite de surprendre Phoenix. Il ne pensait sûrement pas que Bryan se débrouillerait aussi bien, mais il avait appris à boxer durant ses années passées en Irlande, avant de continuer à pratique ici à Brisbane. Néanmoins, Phoenix ne doutait pas de lui et était animé par la rage. Ce qui lui permit de sortir un nouvel enchaînement bien trop rapidement exécuté pour que Bryan ne bronche, y compris l’uppercut qu’il prit en pleine poire. Et à la fin, il souriait toujours. Il était vachement impressionné par son frère, qui alcoolisé comme il l’était, restait un féroce combattant lucide et technique.  Mais apparemment, il gérait mal la provocation puisque ce sourire suffit à le faire charger comme un animal assoiffé de sang. Bryan l’attrapa en plein vol par la taille pour le freiner, mais ils se retrouvèrent tous deux au sol à dégringoler le long d’une colline qu’aucun d’eux n’avait remarqué. Le hasard faisait bien les choses, il s’était retrouvé au dessus du boxer une fois leur chute terminée. Ne voulant plus faire dans la demi-mesure, Bryan agrippa le t-shirt de son vis-à-vis et lui colla un coup de boule dont il avait le secret, en plein nez. La violence de coup donna la force à Phoenix de se dégager de là pour se mettre en position de force au dessus de là. C’est qu’il était coriace le petit ! Les coups affluèrent et Bryan les encaissait tant bien que mal. Il pouvait sentir le sang coulait le long de sa gorge et le long de ses lèvres aussi. Il resta immobile durant quelques instants avant de remonter les bras pour se protéger le visage comme il pouvait. Au milieu de ça, leurs regards se croisèrent et son sourire – qui ne le quittait pas – troubla une nouvelle fois Phoenix qui ralentit ses coups. Il n’en fallait pas plus pour que Bryan lui envoie un coup de coude dans la mâchoire qui déséquilibra Phoenix. Celui-ci tomba à côté de lui mais Bryan décida de ne rien faire, préférant se rallonger dans l’herbe tout en respirant bruyamment. « C’est bon, c’est bon ! J’ai eu c’que j’voulais. » déclara-t-il pour mettre fin à tout ça, tout en essayant de reprenant difficilement son souffle. Il resta allongé un moment dans l’herbe alors que Phoenix faisait de même. « On peut dire que t’es un dur à cuire… frangin. » Voilà, la bombe était amorcée. Comment allait-il le prendre ? Allait-il le croire ? Le traiter de fou ? Se jeter une nouvelle fois sur lui ? Bryan n’en avait aucune idée. Il se redressa pour s’assoir et regarder les gens qui les regardaient comme des bêtes. « Le spectacle est terminé ! Cassez-vous. » Le regard qu’il leur lança suffit à les convaincre de partir sans demander leurs restes. Puis il se redressa tout en tapant sur ses fringues pour enlever l’herbe qu’il avait sur lui. « Tu frappes fort pour une nana. » dit-il narquoisement en essuyant le sang qui coulait de sa bouche d’un revers de la main. Main qu’il tendit ensuite en direction de Phoenix, pour l’aider à se relever. « J'te paie un verre ? » Après tout, il avait renversé sa bouteille il lui devait bien ça. « Avant que les flics ne débarquent. » Ils pourraient discuter en cellule ce n’était pas un problème, mais c’était quand même plus sympa autour d’un verre.

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Hello Darkness my old friend
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ÂGE : 34 ans.
STATUT : Veuf.
MÉTIER : Ancien boxeur professionnel / champion national. Actuellement technicien de surface / entraîneur improvisé dans un petit club de boxe.
LOGEMENT : #189 Redcliff.

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PETIT PLUS : Je suis né à Bristol, la rage au ventre et la violence dans le sang ≈ A part distribuer des beignes je sais pas faire grand-chose d’intelligent ≈ Ma fille est tout pour moi ≈ Ma came c’est rouler, tracer la route avec mes frères jusqu’à ce que l’horizon nous avale, être affranchi de toute contrainte et ne plus faire qu'un avec le vent ≈ LH&R : Loyauté, Honneur, Respect ≈ Mes années de cogne m'ont laissé des séquelles bien balaises niveau mémoire à court terme ≈ Depuis le décès de Paige j’ai du mal à rester sobre.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : | jameson | robin | bryan | nathan

ROBIN HOPE BERRY
- Blood makes you related but loyalty makes you family -

JAIMIE WINTERS
- Nous rêvions juste de liberté -

BRYAN FOSTER
- No one gets left behind -

NAÏA KENSINGHTON
- I want to hold you but my senses tell me to stop -

There's an old saying - that which doesn't kill you makes you stronger, I don't believe that. I think the things that try to kill you make you angry and sad. Strength comes from the good things, your family, your friends, the satisfaction of hard work. Those are the things that will keep you whole, those are the things to hold onto when you're broken.


AVATAR : Charlie Hunnam.
CRÉDITS : shiya, endlesslove.
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MessageSujet: Re: La rage au ventre | Bryan   Jeu 17 Nov - 19:10

La rage au ventre
sometimes, rage is the only feeling that makes sense
Bryan & Phoenix
Sur le ring comme dans la vie, j’ai jamais été très doué pour prévoir et parer les coups. Non, mon truc à moi c’est d’encaisser jusqu’à ce que la rage explose et irrévocablement prenne le contrôle. Je me défends pas, j’attaque. Sur le ring, c’est comme ça que je gagnais, et je gagnais toujours. Dans la vie, c’est une autre paire de manches. Mais merde alors, toute fiotte de l’esquive que je suis, j’aurais dû voir ce coup arriver. Et dans le fond, je l’ai peut-être vu, mais j’étais trop occupé à fixer l’énergumène aux yeux translucides qui pissait le sang entre mes doigts pour empêcher son coude de me percuter en pleine gueule. Et Foutre Dieu il cognait fort, l’enfoiré. J’ai perdu l’équilibre et je sais pas comment mais je me suis retrouvé par terre. On va pas se mentir, à ce stade ma vision était plus tellement nette. Mais je pouvais pas m’arrêter là, question d’honneur. Un truc de mâle dominant (ou de gamin qui veut pas baisser les yeux le premier, une connerie du genre). Je me suis aussitôt redressé sur l’avant-bras, le poing serré, prêt à lui flanquer une sacré une rouste et à en bouffer pour mon grade pareil. J’étais un peu surpris quand j’ai vu qu’il me chargeait pas. « C’est bon, c’est bon ! qu’il a dit, j’ai eu c’que j’voulais. » Allongé dans l’herbe, il reprenait son souffle. Et il semblait pas s’inquiéter le moins du monde que je revienne à la charge. Je comprenais rien. Dire que ce type me déroutait serait un putain d’euphémisme. J’ai craché par terre et il y avait pas mal de sang là-dedans aussi. Ensuite il a tourné sa tête vermillon vers moi et je vous promets que son putain de sourire il le portait toujours. Quand il a repris la parole avec son air railleur, j’ai secoué la tête en serrant la mâchoire. J’en revenais pas, j’avais à faire à un casse couille de première. Mais ensuite il dit quelque chose auquel je m’attendais pas et alors j’ai aussitôt tourné la tête vers lui, sourcils froncés, interloqué. « Frangin » ? Pourquoi ce type se permettait ce genre de familiarité avec moi ? Je l’avais jamais vu de ma vie avant qu’il se mette à me suivre dans la rue comme un vicieux et qu’on se foute sur la gueule comme deux chiens enragés, et maintenant le con m’appelait frangin ? J’étais sidéré. J’ai continué à le dévisager comme ça pendant un moment, mon cerveau engourdi trimant pour essayer de comprendre à quoi rimait toute cette mascarade. Un canular ? Un ancien rival ressorti des abysses de mon passé ? Un fan suicidaire ? Un échappé d’asile ? J’arrivais pas à comprendre et rien n’avait de sens. Et ce sentiment qui me prenait aux tripes quand nos regards se croisaient et que j’arrivais pas à expliquer... « J’te paie un verre ? Avant que les flics débarquent… » Sauf que les flics, pour le coup, j’en avais rien à foutre. Tout comme les gens autour qui avaient repris leur route et nous espionnaient en faisant mine que non. J’avais les yeux tellement écarquillés qu’ils auraient aussi bien pu sortir de leur orbites j’aurais même pas été étonné. Je comprenais rien et son attitude désinvolte et assurée me perturbait plus encore. D’où sortait ce type ? Je me suis redressé en le fixant pendant un moment, et puis alors c'est sorti tout seul, il fallait que je sache :

- T’es qui, bordel ?

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    EMPTINESS IS FILLING ME TO THE POINT OF AGONY
    I've become the thing. The one I hated. And with that awareness comes periods of days, sometimes weeks, I have to avoid looking into a mirror. My self-hate is deep, so palpable, I fear I'll lunge at my own image, shatter the glass and cut myself with shards of broken reflection. I've lost my center. Now my doubt and sense of fraudulence barks so loudly in my head, that most of the time I can't hear anything else. Love, camaraderie, freedom. All the things I want from this life are lost in the din.
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MessageSujet: Re: La rage au ventre | Bryan   Aujourd'hui à 20:49

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La rage au ventre | Bryan

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