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 asphyxie (sam)

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MessageSujet: asphyxie (sam)   Mer 31 Aoû 2016 - 15:59

r a f a e l l e   &   s a m u e l

J'ai hérité de la tâche ingrate de vider la chambre de James puisque l'appartement va être mis en vente prochainement. Je me suis débrouillée pour m'introduire dans la maison lorsque toute la famille sera au boulot, ne voulant pas me forcer à être hypocrite pour jouer l'enfant prodigue sur le retour. Je n'ai aucune envie de les croiser et encore moins de leur parler, je considère n'avoir plus rien à leur dire depuis la mort de James. A l'époque, je faisais des efforts, mais maintenant je n'ai plus de raison de m'adoucir ou d'être en bons termes avec eux. Il faut dire que cela me fait mal aux pommettes d'être obligée de sourire et je crains les rides d'expression dans quelques années. J'essaie de me préserver au maximum, mon physique de rêve et moi. Tel un automate, je monte les escaliers pour rejoindre la chambre de toutes les souffrances. Quelques cartons sont déjà faits. Mes opales d'une couleur fascinante balaient avec détresse la pièce rapidement, j'en ai pour un bon moment. Je dois regarder ce que je veux emporter et décider des souvenirs que l'on balancera à la poubelle, les autres sont bien trop lâches pour le faire. A vrai dire plus rien ne m'étonne maintenant. Armée d'un ciseau et ruban adhésif, je dépose mon délicat fessier sur le sol d'une propreté un peu trop douteuse pour moi, afin de me plonger dans le bordel qu'il m'a laissé. Je perds toute notion du temps. Je n'arrive pas à me résoudre à jeter ou même à donner les vêtements, je trouverai bien un endroit pour les caser à la maison. Il me semble entendre la sonnette de la porte d'entrée, je tends oreille. J'ai proposé à Samuel de venir m'aider s'il n'avait rien de mieux à faire mais je ne m'attendais pas à ce qu'il le fasse réellement. « C'est ouvert Samuel ! » je suis obligée d'hurler depuis la chambre. J'espère que c'est lui, et si ce n'est pas le cas, j'ai toujours un ciseau à porté de mains, on ne sait jamais. « Je suis en haut » je complète histoire de mâcher le travail du possible tueur en série ou cambrioleur. C'est bien Sam qui apparaît dans l'embrasure de la porte, j'esquisse un mouvement de la main pour le faire venir. Je lui offre même un léger sourire pour l’appâter. « J'ai retrouvé des albums » je claironne en relevant mon minois dans sa direction avant de désigner un bouquin presque poussiéreux. Je réprime une mimique un peu dégoûtée. « On n'était pas à notre avantage » je me permets de souligner en battant outrageusement des cils. « Tu aurais pu me dire que j'avais une coupe ignoble à l'époque » je lui dis en feignant un regard blessé pour lui tendre la photo où on apparaît tous les deux, j'avais une frange immonde. « Tu étais bien plus souriant avant, je dis ça, je ne dis rien » je siffle à son attention avant de me redresser pour prendre place sur le lit confortable. J'ai l'impression que Samuel s'est assombri depuis cet époque. Je ne peux m'empêcher de lui glisser un regard en biais, constatant qu'il n'est plus celui avec qui je traînais jour et nuit, il y a plus de dix ans.




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MessageSujet: Re: asphyxie (sam)   Mer 31 Aoû 2016 - 21:17

Vie d’intermittent du spectacle. Ses vieilles godasses usées à la semelle se traînent lentement sur le béton de son enfance. La nostalgie a envahi ses pensées, un sentiment beaucoup plus doux que l'amertume qui occupe son être ces derniers temps. Si tu n'as rien d'autre à faire avait-elle dit. Il n'a jamais rien à faire Samuel. Il s'ennuie. Il a perdu espoir. L'espoir de s'épanouir un jour, de trouver une occupation qui le fera frissonner à nouveau. Il aura toujours du temps pour Rafaëlle. Un maigre sourire fend ses lèvres, passionné par la pellicule de son enfance défilant dans sa tête. Un court instant volé au passé; brisé par cette porte devant laquelle s'arrêtent ses pas, écrasant la face d'un paillasson à l'hypocrisie remarquable. Bienvenue. Le pallier des Jacobs n'annonce plus un accueil chaleureux désormais. Il sent le deuil, le déchirement d'une famille. Pour Samuel c'est là que s'est arrêtée son enfance; ce jour où elle est partie, le drame sans doute trop lourd et le besoin de respirer l'air après la longue asphyxie. Sans doute était-ce sa faute de ne pas l'avoir prise au sérieux lorsqu'elle l'avait soit-disant prévenu. Leurs départs fut la fin. La perte d'un ami et d'un amour adolescent s'envolant au vent comme un vulgaire pissenlit qu'on a laissé grandir sans vouloir le cueillir. Dans l'hésitation de pousser une nouvelle fois cette porte ses doigts fébriles finissent par empoigner le socle. « Rafaelle  ? » L'hésitation d'un questionnement répondu par la voix lointaine de son amie. Il n'a pas besoin de plus d'informations, le chemin il le connait bien. « Je croyais que t'étais censée faire le tri. » s'amuse t-il de la voir sur le sol entourée d'un bordel décourageant. Il ne fallait pas qu'elle se sente obligée de l'attendre. Ses opales viennent le saisir comme à chaque fois; l'enchanteresse a retrouvé des photos. Semblant obéir à ses ordres indirects il s'avance vers elle et s'installe négligemment le dos appuyé sur le lit de James, faisant abstraction de la vive émotion que lui procure le lieu en reportant son attention sur la photo que lui tend la belle. « Fais voir. » Ses doigts viennent pincer le cliché pour mieux l'identifier. Une image qui le fait doucement sourire. « Arrête j'étais pas mal. Par contre c'est vrai que t'es mieux sans tes cheveux de neuneu là. »  Sa main balaie son front pour mimer ce qu'il trouve être un signe caractéristique des filles borderlines. « T'as de la chance j'étais pas fine bouche à cette époque. » Il s’empare du cliché, admettant volontiers son attirance passée pour celle à qui il avait offert son premier bisou baveux. Doucement ses prunelles glissent vers la silhouette dessinée à sa gauche sur le papier glacé. Un petit garçon aux yeux sombres et pourtant rayonnant. Ses prunelles se perdent sur ce gamin chétif et doucement sa gorge se noue. La voix de Rafaelle le rappelle à l'ordre, sa remarque lancée comme une reproche. Une vérité qu'elle a le cran de relever, c'est ce qu'il a toujours apprécié chez elle. Elle est couillue. « On n'a plus dix ans. » Balançant le cliché sur l'une des piles de photos, il s'empare d'un vieux camion de pompier avec lequel il avait l'habitude de s'amuser avec James. Beaucoup de choses se sont passées depuis sa fuite, depuis sa mort. Cependant il l'apprécie beaucoup trop pour le lui balancer avec toute l'amertume qu'il conserve de cette époque. Un lien si fort qui s'était enterré après quelques brefs appels vocaux et un pauvre ajout Facebook. Fut un temps il lui en avait voulu avant de se décider à l'oublier. Lointain, il se focalise sur le mécanisme de l'échelle. « Tu trouverais qu'il sonne faux. » Un sourire sans bonheur c'est illusoire. Sauf que l'illusion, Samuel, il ne sait pas faire. Se retournant vers Rafaëlle campant sur le lit, il pose une nouvelle fois ses prunelles sur elle. « Ca fait combien de temps que t'es là ? » Elle joue la fille tranquille mais il est prêt à parier au vu du chaos qui les entoure qu'elle a déjà passé le moindre des souvenirs au peigne fin et ce depuis plusieurs heures.
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MessageSujet: Re: asphyxie (sam)   Dim 4 Sep 2016 - 0:24

L'état de la chambre de James n'est que le reflet de mon désordre interne. Je fixe tous les morceaux qu'il me reste de lui éparpillés sur le sol, le coeur vaguement serré. Je pensais que ça serait plus simple, mais encore une fois, je n'ai pas vu juste. Mes opales sévères se posent sur Samuel qui fait enfin son apparition dans la chambre, je suis ses mouvements, attentive et prudente lorsqu'il s'approche. Je lui tends le cliché. La petite bande que nous étions n'a pas survécu à la fin de notre adolescence. Triste constat. Je sais que je suis à l'origine de cet éclatement imprévu parce que j'ai embarqué James ailleurs. Il n'y a que nous maintenant ou plutôt, il n'y a plus que les restes de notre nous déjà décimé. Je serai capable de donner beaucoup pour retourner à nos quinze ans, où tout était possible, on avait de l'espoir, des projets, de l'ambition, on avait envie de tout. Maintenant, je n'ai pas envie de grand chose. Je veux juste James et je n'arrive même plus à le retrouver à travers Samuel. La remarque de Samuel m'arrache un sourire discret. Il s'emballe. « Du calme, tu étais potable à l'époque » je me sens obligée de tempérer de mon doux soprano avant de dodeliner de la tête. « Parce que tu es beaucoup plus exigeant maintenant ? » je fais mine de demander sarcastique, un vague rictus au coin des lèvres. Le changement de Sam ne fait que me sauter à la gueule plus le temps passe. Je préfère le Samuel souriant et pas celui souvent désabusé qui me fait face maintenant, je lui glisse une simplement remarque accompagnée d'un haussement nonchalant des épaules. Je me demande à quel moment on s'est perdu, à quel moment on s'est réellement éloigné de ceux qu'on voulait être plus tard. Je me voyais pas vider la chambre de mon frère décédé, je pensais pas que Samuel me donnerait d'être une inconnue qui a loupé toute sa vie. On ne maîtrise rien. "On n'a plus dix ans". Je lui lance un regard surpris en me demandant d'où il sort son excuse bidon. A l'époque, il était plus convaincant et imaginatif. Je le sens amère. Je me contente de le fixer de mes opales azurées sans ciller pendant un long moment, avant qu'un discret soupir ne s'échappe de mes pulpeuses. « Et alors ? Je ne savais pas que vieillir allait de paire avec le fait de tirer la gueule » je souligne avec une insolence incontrôlée, avant de rouler des billes. Il se détache de la photo que je range précieusement dans l'album que je pose ensuite sur le lit. « Aucune idée » je balance en haussant les épaules. Je me suis assise et les heures ont filé. « Je pense pas que ce soit important » je souffle avant de jeter un œil néanmoins curieux sur ma montre. J'y suis depuis deux heures. « Tu veux emporter des souvenirs ? »  je lui demande avec une simplicité désarmante. « Tout ce qui restera ici après mon passage sera jeté » je lui  annonce simplement en limitant le flot d'émotions contradictoires qui monte en moi, qui m'envahit. « Ça me rend malade rien que d'y penser » j'avoue de mon doux soprano avant d'hausser les épaules. J'ai envie de tout garder, mais je manque de place. Ceux qui font semblant de tout savoir diront que c'est une étape du deuil, de se raccrocher à la moindre affaire qui rappelle le disparu, oui, on ne dit pas "le mort" c'est bien trop brutal pour ce genre de personne. « Tu penses qu'on s'est vraiment perdu ? » je l'interroge simplement en tournant mon minois vers lui, lui offrant un regard à peu près neutre cette fois.




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MessageSujet: Re: asphyxie (sam)   Dim 4 Sep 2016 - 22:16

Potable. Il y a quelques années de ça il se serait indigné, lui aurait fait tout un cinéma pour obtenir un autre mot sortant de sa bouche. Il aurait bombé le torse, sorti des grandes tirades pour quelque chose de plus élogieux. Cependant même si revoir Rafaelle lui apportait une énergie longtemps perdue il n'avait pas l'âme à faire le beau pour un pauvre compliment. « T'es dure. Tout ça parce que j'ai argumenté sur ton ancienne coupe de cheveux. » Sans faire dans l'excès il pensait au moins avoir atteint le statut de tombeur à ses yeux. A l'époque c'était le casanova des moins d'1m30. « Je suis monté en classe alors forcément que je suis plus exigeant. » un sourire en coin peaufine son faux air de prétentieux, haussant légèrement les épaules pour appuyer l'évidence de la réplique. Une pique d'humour encore timide, y allant à tâtonnements comme s'il retrouvait une parcelle de lui-même pour quelques secondes. Fréquenter de nouveau sa compère d'autrefois n'est pas aussi naturel qu'il se plaisait parfois à l'imaginer. Si passé la surprise il fut heureux de la retrouver, c'est aussi un électrochoc. Un miroir qui lui rejette en pleine face le reflet d'un type négatif et sans projets. Une terrible remise en question dont il sait avoir besoin et qu'il s'est efforcé d'éviter ces dernières années. Elle lui balance ses vérités comme une énorme claque et, avec l'insolence et l'immaturité du petit garçon qu'il était, il évite ses opales accusatrices pour se concentrer sur le cliché. Lèvres scellées, il préfère jouer la sourde oreille en prétextant des propos qui ne l'atteignent pas. Elle ne saisit pas. Ils ont changé,  point barre. Difficile de ne pas vivre dans le passé lorsqu'on n'arrive même pas à se débarrasser d'objets obsolètes depuis une dizaine d'années. Ce n'est pas une reproche, il n'est pas mieux après tout. Quittant le cliché lui servant de leurre il s'attarde à s'informer de la durée qu'elle a bien pu passer ici toute seule à se replonger dans la nostalgie de leurs jeunes années. Elle lui propose d'embarquer quelques souvenirs et bien qu'il soit légèrement surpris, il ne pourrait être plus ravi. « Euh... ouais pourquoi pas. Deux ou trois trucs et des photos. » Paume de main appuyée sur le parquet, ses contorsions lui permettent de retrouver pieds à terre avec un visuel plongeant sur tout le bordel environnant. La prochaine remarque de la brune le saisit. Les yeux s'arrondissant comme une soudaine prise d'ecsta, ses prunelles s'aimantent soudainement aux siennes. Ils ne peuvent pas jeter tout ça. C'est con mais c'est impossible. C'est inutile de stocker tout ce bordel mais tellement douloureux de le voir partir aux ordures. Un sentiment d'injustice visiblement partagé. « J'ai un garage. On peut mettre ça là en attendant si tu veux. » Il s'est bien moqué lorsque l'agent immobilier lui a vendu son offre avec le garage inclus. Dépourvu d'un quelconque véhicule automobile pour l'instant il n'en voyait franchement pas l'utilité, et ce n'est pas son manque d'affaires personnelles qui va remplir ce huit-clos vide. Cependant son choix est fait, il ne laissera pas le petit camion de pompier moisir dans une pièce sombre. Il lui trouvera une place, quelque chose, mais il le gardera. « Sinon tu peux faire don à des assoc' ou des écoles. » Il était déjà reparti à fouiller les jouets lorsque Rafaelle lâcha une nouvelle bombe, comme à chaque fois qu'elle ouvrait la bouche finalement. Elle possède cette façon si naturelle de poser des mots sur ce que lui préfère taire. Ses yeux la scrutent un moment dans le silence. Oui. Oui il pense qu'ils se sont perdus. Mais pour une raison qu'il ignore il ne veut pas lui avouer. Peut-être pour ne pas la décevoir ou par peur de couper ce lien désormais fragile qui demeure entre eux. Il ne veut pas la perdre. Interrompu dans son mouvement il se redresse, esquivant minutieusement les pièces à terre pour venir se poser près d'elle. « Non. Sinon on ne serait pas tous les deux ici. » Sur ses lèvres se dessinent un maigre sourire, celui qui fait échos à leurs anciennes promesses, à tous leurs projets d'enfants. Même si la plupart d'entre eux n'étaient pas réalistes et que les autres sont loin d'avoir pris forme, il y avait bien un dénominateur commun. Ils étaient tous les deux. Passant son bras par dessus son épaule, il l'attire afin de la faire basculer vers lui. « Bon je t'avoue qu'on a pas choisi le meilleur des bled mais ça apparaît toujours sur une carte. On est pas si perdus que ça.» Relativiser. Un truc qu'il n'avait pas fait depuis très longtemps, aussi limitée soit la façon dont il s'y prend. La franchise de Rafaelle opère sur lui une thérapie bien étrange. Reprenant son sérieux il vient chercher du regard l'azur de ses yeux. « Raconte moi tes projets. » Ils n'ont jamais abordé le sujet aussi furtivement soit-il pourtant elle doit toujours en avoir. Elle, contrairement à lui, ne s'est pas perdue.
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MessageSujet: Re: asphyxie (sam)   Mar 6 Sep 2016 - 23:34

Samuel m'annonce qu'il a passé un level supérieur. Je fais mine de le dévisager, avec une insistance inhabituelle, de bas en haut. J'arque un sourcil faussement septique. « Tu as raison, cela se voit » je lâche narquoise. Ça se voit que Samuel évolue dans de hautes sphères, sa dégaine le montre bien évidemment. En attendant qu'il rejoigne ses amis de la haute et sa nana imaginaire en cristal, je lui propose de m'aider, moi, pauvre mortelle, à emporter ce qu'il veut de James, de ce qu'il nous a laissé. Samuel accepte. D'un vague geste de la main, je lui signifie qu'il n'a qu'à se servir, aucune restriction, je suis une âme plutôt généreuse. Il semble vouloir m'offrir une deuxième option que je refuse catégoriquement en secouant la tête. « Je veux rien donner » je déclare parce que dans mon esprit étriqué cela revient à jeter. J'entends encore ma génitrice balancer que ça donnerait une deuxième jeunesse aux jouets, mais je peux pas. C'est viscéral. C'est inconscient. Samuel tente de me rassurer comme il peut. Je me laisse lorsqu'il me tire un peu vers lui. « Pourtant tu as pas vraiment l'air d'être là » je me contente de souffler alors que mes prunelles se confrontent aux siennes. « Je suis toujours la meilleure pour faire de l'humour, cherche pas » je souligne en faisant mine de battre avec une innocence désarmante des cils lorsqu'il tente de détendre un peu l'atmosphère. Il me demande quels sont mes projets. Je lui offre un visage clairement gonflé avant de rouler des billes, c'est un sujet bien trop sérieux pour ma personne. Je n'ai pas le QI adapté pour y répondre, désolée, next ! « Joker » je tente avec une moue désabusée en lui offrant un regard de biche pour qu'il me prenne en pitié. Je prends tout de même deux secondes pour répondre à la question, parce qu'il le vaut bien. « Tu casses l'ambiance à aborder les sujets qui fâchent sérieux » je grogne en soupirant. Je ne sais pas encore ce que je veux faire de ma peau. C'est bien ça le problème. « Je n'ai plus envie d'être barman » je lui dis pour commencer sans savoir si je lui avais dit que c'était ce que je fais désormais. « J'ai eu ce job juste à cause de mon physique, je me sens insultée, tu vois » je tente d'utiliser un ton assez léger pour dédramatiser mais je n'apprécie pas l'idée. Je ne suis pas à ce poste pour mes compétences mais pour ma plastique avantageuse. Je me sens sous-estimée. Ce boulot, c'est d'abord pour la facilité, c'est tout, mais j'aspire à mieux. Je n'ai pas envie d'être obligée de vivre que la nuit, de supporter les gars qui estiment que me déduire est le défi de leur soirée plutôt minable s'ils arrivent au point d'envisager cette idée. Un jour. Pas forcément dans l'immédiat. Sans forcément le vouloir, je me retrouve à lui déballer ma vie alors qu'il n'avait rien demander à la base et que cela fait bien dix ans qu'on n'a pas eu de conversation aussi longue. Je n'y peux rien, j'ai besoin de tout expulser à un moment et malheureusement cela tombe sur lui.  « Sauf que la seule chose où j'ai toujours été douée c'était de m'occuper de James » je déclare en haussant les épaules. J'ai dédié toute ma vie à une seule personne qui s'est volatilisée. Je me cherche du coup une utilité en ce moment. Je tâtonne, je m'égare justement. « et le violon »  je tempère parce que je n'ai pas qu'un seul talent. « Je tenterai des auditions quand je me sentirai prête » je finis par conclure. Pas tout de suite, parce que j'ai peur, mais plus tard. J'ai arrêté de croire que je pouvais vivre de ma musique, il y a des années. « Et toi ? Je me souviens plus dans quoi tu travailles par contre » j'avoue simplement avant de poser mes grandes opales interrogatrices sur sa personne.




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MessageSujet: Re: asphyxie (sam)   Mer 7 Sep 2016 - 23:00

Il a très bien capté son jeu de regard. Qui plus est on ne peut pas s’improviser grand seigneur lorsqu’on porte des converses qui supplient qu’on vienne les jeter au risque de devoir survivre dix années de plus sous la torture. « L’habit ne fait pas le moine je te rappelle. » Doux rappel à l’ordre pour sauver son honneur face à une Rafaelle plus que sceptique et beaucoup trop critique. Elle se refuse à jeter le moindre jouet, une perte d’utilité pour ces bouts de plastique et de nombreux enfants mais une décision psychologiquement difficile qu’il veut bien comprendre. Pourtant entre jeter et donner l’option la moins déchirante semble évidente. « Je les stockerai dans ce cas. » Brièvement un sourire bienveillant traverse sa face. Ses efforts sont vains, elle n’est pas dupe. Ils sont deux à partager cette relation, elle mieux que quiconque sait ce qu’il en est. Un point mort. Ses azures viennent transpercer ses pupilles. Des rayons X qui arrivent à lire en lui comme dans un livre ouvert malgré toutes ces années de silence. Et Rafaelle lorsqu’elle sait quelque chose, elle l’exprime. Elle le dit avec cette rigidité qui vous poignarde. Une attitude contre laquelle il arrive sans mal à résister, son entrainement remontant déjà à la petite section. Ses parades étant l’ignorance ou le retour à l’envoyeur. L’appréciant beaucoup trop pour cette dernière, jouer la carte de la stupidité est sa solution. Impossible de s’en sortir indemne, prit au piège par ses prunelles accusatrices. Doux, il ne lâche pas son regard. L’envie de la convaincre. « J’essaie. Je suis venu. » Comme s’il tentait une accélération au rameur pour tenter de rattraper son retard. Leur retard. Il n’est pas le seul fautif dans l’histoire pourtant, avec grande aisance, la fuyarde ne cesse de le charger de responsabilités. Sauf celui d’être le rigolo de la bande puisque c’est elle apparemment. « Si t’aimes ni quand je fais la gueule ni quand je tente un peu d’humour je sais pas comment on va s’en sortir. » Clignant exagérément des yeux dans un haussement de sourcils pour exprimer son dépassement, ses lippes finissent par s’arquer jusqu’à découvrir sa lignée de dents. Un progrès. Une courte expression de ce qu’il est lorsque la blase ne l’envahit pas, cependant stoppée par le refus de Raf. « Interdit. » déclare-t-il penaud. Pas de joker qui tienne. « Oui bah ça m’intéresse. Et c’est essentiel pour que je te remette dans le droit chemin. » Partant du principe que c’est une petite rebelle autant fugueuse que fougueuse et qui n’en fait qu’à sa tête. Elle lui déclare ne plus avoir envie d’être barman. Sage décision, s’il y a bien un truc que Samuel ne supporte pas c’est de savoir son amie d’enfance seule dans un bar à une heure très avancée de la nuit entourée de types trop bourrés pour répondre en leur âme et conscience. Image très clichée mais dieu sait que les dérives sont parfois beaucoup trop rapides pour être correctement gérées. « Oui ça c’est bien. Change. » Décrétant le conseil, voir l’ordre, comme un père de famille, il cille sans bouger de son attitude stoïque. « T’as raison. » Dans cette famille de métiers il n’y a que le physique et les couilles qui comptent. Les neurones c’est pas vraiment la principale qualité demandée sur le cv. Mais là il a peut-être fait une boulette. D'ailleurs il s’en rend compte bien assez vite. « Enfin j’veux dire par là que tu vaux mieux que ça. » Il ne peut retenir un large sourire amusé qui lui vaudra sûrement les foudres de miss Jacobs. Le ton si léger, si familier, s’alourdit lorsque le prénom de James retentit de nouveau comme une ombre planant au-dessus d’eux. Sa mort fut compliquée pour tous mais Rafaelle fut indéniablement la plus touchée. Ravagée. « Tu n’aurais de toute façon pas fait ça toute ta vie. S’il était encore là tu aurais trouvé quelque chose. » Une réflexion maladroite qui se veut réconfortante ; la conviction qu’elle se rend encore coupable de quelque chose qu’elle n’a pas commis. Il ne se veut pas moralisateur, trop perverti pour se le permettre, mais il veut la voir se relever. Après toutes ces années elle le mérite. « Tu peux toujours t’entrainer en me jouant des concertos. » Laissant tomber son dos sur le confort du matelas, les mains posées en appui derrière sa tête, il se laisse de nouveau aller à un sourire fruit de ses mémoires pour les mélodies fluettes qu’il aimait écouter. Celles qu’on entendait de la rue dès que les premiers rayons de soleil apparaissaient. Moins brillant, le manque de mémoire de mademoiselle pour sa profession. Choqué, ses yeux s’écarquillent dans un tout nouveau diamètre. « Ah bah d’accord. Merci Rafaelle pour ta considération. » Réajustant son regard à quelque chose de normal, il fixe le plafond pour mieux se concentrer sur son discours. « Je suis… » Un élan plein d’énergie et de bonté qui était censé l’emmener vers une longue tirade relatant d’une profession extraordinaire et d’aventures passionnantes mais il se ravisa faute d’inspiration, le regard cloué en l’air. Abdiquant, ses prunelles glissent de nouveau sur Rafaelle. « … régisseur. » Après de longues épopées imaginées tous les deux entre la violoniste solo et son régisseur en coulisses le tout remixé à la sauce enfantine avec l’enchanteresse et le magicien, il éprouve une certaine peine à ce qu’elle ait décidé d’effacer ces histoires de sa mémoire. « Je suis assez déçu que tu ne te souviennes pas de ça. » Son ton est grave mais il préfère passer sur autre chose. Quelque chose de plus léger parce qu’après tout ce n’est agréable pour personne de se rendre compte de ce qu’ils ont perdu. « Et c’est surtout que du coup tu devras me payer quand tu décideras de te produire au concert de la ville. » Animant une de ses mains dans une gestuelle mi-hautaine mi-racaille en problème d’identité, il reprend ses airs de gosse insupportable qui avaient plusieurs fois fait enrager tout le quartier. « J'ai appris le business à Paris. » Comme si ça l'excusait d'une quelconque escroquerie.


Dernière édition par Samuel Harmon le Lun 12 Sep 2016 - 20:20, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: asphyxie (sam)   Lun 12 Sep 2016 - 19:01

Je me sens obligée de lui faire savoir que sa dégaine ne doit pas refléter son niveau de vie bizarrement, comme c'est étrange tiens ! Apparemment il est monté en grade et je suis restée une simple pouilleuse. Honte à moi. Samuel tente de se trouver une porte de sortie. Je fais mine d'être intransigeante. «C'est ce qu'on dit oui, oui » je siffle en le regardant façon cause toujours. Je ne me sens pas encore prête à donner les affaires de James, j'ai aucune envie de m'en séparer, je suis prête à louer un garage même si je dispose pas de la thune nécessaire. Samuel est le plan de secours parfait à mon problème qui peut sembler futile pour certain. C'est superficiel mais j'estime en avoir besoin pour le moment. «Je vais refaire les cartons, ça sera plus simple alors » je lui dis. On arrivera mieux à tout transporter et rien perdre surtout. Il se plaint une nouvelle fois, je lui offre un simple rictus suffisant.  Je me sens obligée de lui faire part d'un élément assez important. « Je suis devenue exigeante maintenant, depuis que je suis montée en classe » je siffle alors en roulant des billes, plagiant sans vergogne une personne de cette pièce dont je tairai le prénom. « Il en faut beaucoup pour me satisfaire maintenant » je continue avec une moue enfantine qui ne m'apporte que peu de crédibilité mais tant pis. Oui, je suis devenue très pointilleuse concernant les attitudes de mon entourage. « Tu dois être à la hauteur » j'insiste pour qu'il ait un minimum la pression, le garçon. Mes opales se confrontent brutalement aux siennes lorsque la discussion prend un virage délicat. « C'est déjà bien » je concède sans trop de difficulté, mes prunelles vrillées aux siennes. Je ne perds pas espoir de me retrouver à un moment le Samuel de mes dix ans, même si c'est quelques secondes. Je vais devoir composer avec ce nouveau lui comme lui devra s’accommoder de mes légers changements. Je pose ma main quelques secondes sur la sienne, en guise d'affection, avant qu'un léger sourire orne mes pulpeuses pendant un bref instant. On finit par balayer le semblant de gêne qu'il pourrait y avoir à l'instant en parlant de l'avenir. Avenir qui s'annonce pas des plus prestigieux de mon côté, j'ai laissé passer volontairement toutes les opportunités que j'ai eu pour James. Ça me semblait une réaction assez évidente à l'époque, presque naturelle et normale même.  «Je sais » je lui concède en dodelinant gentiment de la tête. «Oui, mais là, je suis forcée, au pieds du mur, je dois rebondir comme il n'est plus là » je lui explique, maintenant j'ai plus le choix, je dois avancer, me bouger, faire quelque chose de ma vie et arrêter de végéter par procuration. «J'ai jamais arrêté de jouer » je me sens obligée de me justifier lorsqu'il me sort qu'il pourrait m'aider à m’entraîner, j'ai l'impression d'être rouillée à ses yeux. Je me dépêche de lui renvoyer la balle que j'estime bien trop brûlante de mon côté pour que je puisse gérer correctement. Samuel en fait des tonnes, mais des tonnes, je le laisse faire son petit numéro parce que je sens qu'il en a besoin. «Je ne savais pas que tu avais réussi à faire le métier que tu voulais » je lui balance. Regarde, je voulais être une violoniste de renom et je me retrouve barmaid/serveuse de nuit. Il y a quand même un écart entre les deux. « Roh t'es susceptible sérieux ! » je grogne avant de le décoiffer vaguement. Il continue à faire sa drama queen un petit moment, je le laisse faire, il risque de s'épuiser bien rapidement je le sais.  «Je me souvenais ! » je proteste en soupirant longuement pour lui faire comprendre mon agacement avant de froncer les sourcils. Je ne veux pas qu'il puisse penser que j'ai zappé ses ambitions et ses rêves aussi facilement ! Je l'écoute d'une oreille assez attentive, en arborant un air assez septique à certains moments. C'est bien, il a l'air de croire à ce qu'il dit en plus le petit. «Et tu as appris quoi d'autre à Paris ? » je fais mine de lui demander parce que cela me semble un point à souligner.«On ne fait pas payer la famille » je souffle en m'agitant pour me redresser. Le plat de mes mains balaie mon jean pour enlever des poussières imaginaires. Je m'étire tel un chat. «"Comment arnaquer ma seule amie?" ou "Comment profiter de la faiblesse de la personne qui est la lumière de ma vie?" » je réponds à sa place en accompagnant le tout de battements de cils outrés. Je lui offre un sourire assez moqueur. Pour la peine, je pose même mes fines phalanges à l'endroit où se trouve mon coeur, pour donner plus d'intensité à la scène. «Tu es resté combien de temps là-bas ? » je lui demande tout de suite plus sérieuse histoire d'essayer de combler les blancs que j'ai sur la vie de Samuel. «Tu as aimé ? » je l'interroge une nouvelle fois de plus, avant de pivoter de quelques centimètres mon minois dans sa direction pour l'avoir dans mon champ de vision.




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MessageSujet: Re: asphyxie (sam)   Lun 12 Sep 2016 - 21:54

De l’ambition de tout ranger ils sont passés à la résignation de tout remballer. Un renversement de situation mettant en lumière l’impossibilité de tourner la page. Il ne partira pas d’ici sans l’avoir aidé à sceller le dernier carton et ce même s’il doit s’en prendre plein la tête. Après tout quoi qu’il fasse Rafaelle a toujours quelque chose à redire, même lorsqu’il lui fait remarquer. Il faut dire que celle-là elle l’a bien placé. Il hausse les sourcils, faussement surpris par la prétendue montée en classe de mademoiselle. « Ah donc t’estimes te situer encore plus au-dessus de ma magnificence. C’est un concept très intéressant. » Tendant son bras pour mimer l’amplitude du nouveau cran qu’elle prétend avoir atteint, il adopte l’air le plus prétentieux qui soit. Aux jeux de rôles se substitue rapidement la triste réalité, celle de deux paumés insatisfaits. Ils sont loin de ce qu’ils avaient rêvé, pour ce qui est de lui il a été beaucoup trop ambitieux ; refusant de démarrer au bas de l’échelle et restant cloué au sol. Pour elle c’est un traumatisme, la sensation d’avoir tout perdu. A cette époque c’était un peu ce que James représentait pour elle : tout. Alors comme tout spectateur situé aux premières loges il compatit un peu plus, il comprend. Elle se fait silencieuse mais il sait qu’elle considère chacune de ses paroles. Elle dit devoir rebondir. Il la connait, si elle a envie elle y arrivera. D’ailleurs il n’est pas étonné de savoir qu’elle n’a pas arrêté le violon, instrument qui l’anime depuis toujours. « Ah bah qu’est-ce que t’attends pour me jouer un truc alors. Un Tchaikovski steuplait. » Il se souvient de ce nom associé à l’un des morceaux les plus difficiles que Rafaelle eut été donné de jouer. Le nombre de fois où elle s’était reprise, agacée, déterminée, démoralisée, face à des concertos de cet homme apriori complètement fêlé pour composer des choses pareilles. Un sourire impérial prend possession de ses lèvres tandis qu’il lui fait sa requête comme dans un piano-bar sans aucune gêne. Il se calme cependant très vite lorsqu’il croit comprendre que son amie n’a pas grand souvenir de leurs ambitions respectives. Se souvenant de ses rêves, il aimerait qu’elle se souvienne des siens. Tout se doit d’être réciproque chez lui sinon ça ne fonctionne pas. Susceptible, il ne l’est que pour ceux qu’il estime. Alors oui, elle a raison, il a fait son susceptible. « Très sensible oui. » Appuie-t-il calmement tandis qu’elle a décidé de foutre la pagaille dans ses cheveux rebelles. « Genre. » balance t-il de mauvaise foi. Facile de prétendre se souvenir une fois qu’il lui a donné l’information. « Genre tu te souvenais. » Il se reprend, content, un petit sourire sur les lèvres. « Ca va fais pas la gueule. » S’amusant de la situation il la bouscule d’un de ses genoux qu’il étire jusqu’à l’avant-bras de Raf ; toujours allongé comme chez lui sur le lit. « J’ai appris l’amour. » Il articule exagérément dans un français à l’accent très prononcé, ne quittant plus son attitude de sale gamin comme s’il retournait tout à coup dix années en arrière et que ça lui plaisait. Rafaelle parlant de famille le laisse tout de même légèrement coi, ne retenant pas une légère moue de dégoût. « Dis pas ça, ça frôle l’inceste. » On ne fantasme pas sur sa famille, à bon entendeur. Ça inclut son lot d’intimités avec Rafaelle qu’il ne souhaite absolument pas inclure dans le pack « famille ». Elle possède cette félinité qu’il adore, comme lorsqu’elle s’étire ici présentement. Ma seule amie? La lumière de ma vie? « Attend attend. Je crois que tu t’emballes là. » Il tempère, parce que bon avec elle il pourrait vite prétendre au titre de canard de l’année si on l’écoutait. Au risque de fendre ses rêves il préfère la stopper dans sa prise de vitesse. « Non pas que je voudrais qu’il se brise mais … » Se redressant à demi juste assez pour se pencher vers elle, il pose sa main à la place de la sienne, beaucoup plus délicate que ses doigts abimés. « Rythme cardiaque trop élevé, il faut effectivement redescendre sur terre. » Stupide proximité, un simple toucher qui lui fait réaliser la distance qui s’était instaurée entre eux. Si le simple fait de l’enlacer ou de sentir sa main sur la sienne ne lui avaient procuré qu’une sensation d’apaisement, ce contact furtif avait comme un arrière-goût de nostalgie. Passé la rigole ; le sujet revient à Paris. Il se redresse, s’adossant au mur plutôt que de rester affalé à l’horizontal. Il s’agit là d’années riches en découvertes et plaisirs mais qui se sont vite transformées en tourbillon infernal. « Trois ans. » Le temps d’apprendre un français utile à la vie de tous les jours et suffisant pour se faire quelques contacts. « Oui. » A défaut d’avoir envie de s’étendre sur le sujet il préfère éviter une nouvelle fois ses prunelles le temps de se recentrer sur lui-même afin de ne pas éveiller d’éventuelles questions trop curieuses qui lui feraient perdre la face. « C’est une belle ville, assez cosmopolite. Les français ne sont pas les plus faciles d’approche mais ça se fait. » N’ayant pas envie de s’étendre sur le sujet, il aurait aimé se contenter de sa description ennuyeuse. Une parade qui ne fonctionne qu’avec sa mère, à Rafaelle il a envie d’en dire plus. Tout en restant général « J’ai travaillé dans un cabaret. En régie bien sûr. » Il se sent dans l’obligation de préciser, vrillant ses prunelles dans les siennes. Marquant une pause, un peu plus grave, il sent le moment opportun pour placer cette question qui le démange depuis des années. « Et toi t’étais partie où pendant tout ce temps ? » Bien sûr il s’est tenu informé à sa façon mais rien qui ne lui dise ce qu’elle a fait le jour où elle a décidé de fuir. Avec son départ elle avait signé une rupture. Comme si elle avait souhaité que personne ne lui court après. Ce qu’il n’avait pas fait, manque d’informations.
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MessageSujet: Re: asphyxie (sam)   Dim 18 Sep 2016 - 23:54

Samuel se demande comment je peux être mieux que lui. Il ne devrait pas, il sait que j'aime toujours avoir le dernier mot, c'est presque maladif chez moi. Si je suis au dessus de lui, c'est bien une preuve que je suis une personne de qualité. «  C'est que je suis vraiment au top ! » je glisse amusée, avant de feindre un clin d'oeil complice. Je suis obligée de lui souffler que je suis toujours aussi douée au violon parce que j'ai l'impression qu'il m'imagine déjà à la casse. Il m'ordonne de lui jouer un morceau. J'arque un sourcil pour lui laisser tout de même le temps de se rendre compte de son erreur monumentale. Il sait que j'ai l'esprit contestataire d'une enfant de cinq ans. Si on m'ordonne, je ne m'exécute pas. Je fais tout l'inverse simplement par amour de la contradiction. C'est d'ailleurs un trait de caractère qui ne risque pas d'aider ma vie professionnelle future. Dès qu'il est question de subordination ou de consignes, je commence à faire un début d'allergie. J'ai donc envie de dire que ma réaction est plus que prévisible concernant sa douce requête, je secoue la tête de droite à gauche. « Tu as pris une de ces confiance en deux minutes toi » je souligne, on dirait qu'il s'adresse à une serveuse qui doit lui apporter son cocktail avec exactement trois glaçons. La vérité est que je n'ai surtout pas mon violon sur la main, mais j'essayerai de divertir mon grand seigneur une autre fois. Samuel me cherche en faisant mine de douter de ma mémoire, je me ferme, avec une attitude dès plus enfantine. Oui, j'ai toujours cinq ans dans ma tête. « J'ai pas oublié, ça va, je suis pas débile non plus » je grogne en me braquant avant de lever les yeux au ciel pour la forme simplement. Je me sens obligée de protester et de laver mon honneur. « J'ai rien oublié de toi » j'ajoute même en battant des cils façon loveuse fatale et de faire mine de prendre une pose faussement sensuelle. Je suis sûre que les parisiennes sont bien plus crédibles que moi dans ce rôle. Je l'écoute avec une attention presque religieuse à ce niveau quand on me connait. Samuel n'est jamais sérieux. « L'amour ? Rien que cela ? » je fais mine de m'étonner en réprimant avec difficulté. « Ce n'est pas assez trois ans pour devenir un french lover tu sais » je le remets en place avant de siffloter. Il me corrige, mes opales électriques glissent jusqu'à lui, je mets bien quelques secondes avant de percuter. Il me reprend concernant la famille, oui enfin il a compris ce que je voulais dire tout de même ? Que je le connais depuis tellement que je suis une privilégiée. « Je viens de te friendzoner un peu non ? » je demande avec mes yeux faussement écarquillés avant de me marrer. Je n'ai pas fait exprès en plus, je m'excuse. Samuel nie la vérité, je le regarde, choquée et déçue, en le fixant de mes prunelles attristées, toujours dans l'extrême. « Pourquoi tu me rabaisses comme ça » je geins en étant très premier degré. Bien sur que je suis sa seule amie, il faut simplement qu'il l'accepte, ce n'est pourquoi une demande exceptionnelle il me semble. Il n'assume pas, c'est tout. J'ai bien envie de le mettre mal à l'aise en lui disant que le simple fait de me toucher lui fait briller les yeux, mis je ne suis pas assez en forme pour cela. Je pousse un soupir las feint. Je fais mine de passer cet affront pour lui demander de m'éclairer sur sa petite vie française. Samuel ne se prête pas vraiment à l'exercice, ce qui me donne envie de creuser un peu plus. « On dirait un guide touristique qui  me parle » je me contente de remarquer avant d'arquer un sourcils. Il n'a rien de mieux de stock que « cosmopolite ? » « Pense-y si tu recherches une reconversion » je souffle sarcastique avant d’enchaîner. « Pourquoi tu n'es pas resté là-bas ? » je demande simplement en fronçant les sourcils. « Tu étais à Paris et tu as décidé de venir t'enterrer ici » je lui dis avec une certaine incompréhension. Paris est la ville qui fait rêver par excellence. « Tu fais quoi, maintenant, ici ? » je lui demande parce que j'espère qu'il a une bonne raison de rester clouer ici plutôt que parcourir les plus belles d'Europe. Il pourrait se le permettre. Samuel me demande où je suis partie. J'esquisse une petite moue avant de m'approcher de lui, prenant place sur le matelas, à ces côtés. « Dans un endroit à éviter » je me contente simplement de lui répondre. « James ne voulait pas commencer sa chimio à cause de toi, de nous, il se sentait pas capable de s'éloigner et d'assumer les effets du traitement » On dit souvent qu'un des jumeaux prend le dessus alors j'ai pris mon rôle de « dominante ». « Alors je l'ai emmené pour qu'il arrête d'être un abruti » je lui confie. « C'était pas vraiment planifié » je me sens obligée de me justifier parce que je sais que j'ai été brutale à l'époque, je me suis arrachée le plus vite de la ville, sans vraiment dire au revoir, sans vraiment me retourner. « C'était pas toi que je quittais » j'expulse de mes pulpeuses même si j'espère que Samuel en a conscience. Je sais qu'il y a été parfois dit que pour que la petite Jacobs déserte c'est que le Harmon était lié.




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MessageSujet: Re: asphyxie (sam)   Lun 19 Sep 2016 - 23:50

Il lui concède, entre dépit et flemme d’argumenter pour se lancer dans un concours de vanités. Il secoue légèrement sa tête en simple réponse, pinçant ses lèvres comme un désemparé. Rafaelle est devenue une sale gosse de haut niveau, avant elle atteignait à peine le sien. Avec les années elle est montée d’un cran. Ou peut-être est-ce lui qui est redescendu, ce qui est ô combien plus probable. « Je dirais plutôt que c’est toi qui a pris la confiance. Pourquoi t’es pas encore l’archer à la main là ? » Sourire en coin, dans l’attente d’une réaction il ajuste son regard provocateur à celui de la brune. Il faut la recadrer la gosse sinon il ne s’en sortira jamais. C’est une enfant, une enfant qui boude et qui se braque. La distraction qui lui avait manqué ; forcément lorsqu’elle se justifie de ne pas être une simple d’esprit la porte est grande ouverte. Haussant mollement les épaules, il articule un « Ah… ok. » penaud comme s’il venait d’apprendre quelque chose de surprenant qui, en plus, est assez inintéressant. En revanche ce qui l’est c’est qu’elle n’a, apparemment, rien oublié de lui. Il en doute, il la soupçonnerait même de lui jouer son tour de sirène sur un rocher en guise de camouflage. « Ca me touche. » Un sourire traversant ses lèvres, il se laisse prendre au jeu le temps de quelques secondes histoire de poser un silence pour mieux le trancher. « Par contre moi je ne me souvenais pas à quel point tu pouvais galérer quand t’essaie de faire la belle. » Parce qu’il semble que c’est ce qu’elle a tenté de faire là. C’était mignon au moins, ça a son mérite. Il sourit de toutes ses dents, fier, la joue rebondie et prête à se faire battre. Samuel c’est devenu un spécialiste. Le spécialiste de l’amour à l’eau de rose, de celui digne d’un grand film dramatique hollywoodien. Un truc spectaculaire sur un pont, l’accordéon en bande son et la Seine en background. Le cliché loin de la réalité, dans un monde très éloigné de son cabaret reculé dans lequel il croupissait chaque soir ; rentrant souvent accompagné de Léa. La danseuse qu’il avait repéré dès son arrivée comme un gosse se lançant un défi. Il acquiesce à la question de Rafaelle, avant qu’elle ne lui mentionne les 3 années insuffisantes de son point de vue, et en réalité trop longues, qu’il vécut en tant que parisien. « C’est déjà beaucoup pour acquérir de bonnes bases. Tu vois le tout c’est de bien s’imprégner dans la culture. » Sa main mime ses propos, révélant des doigts crochus prêts à capturer n’importe quoi passant sur la couverture. « Ca va j’te ferai une démo un de ces quatre. » Ses traits se froissent gentiment, balayant le sujet d’un coup de main. Si ça peut éloigner sa mauvaise foi… bien que puisqu’elle le considère comme de la famille il soit en droit d’être un peu découragé. Comment se prendre une douche froide, d’ailleurs clairement ce qu’elle dit c’est dégueulasse. « Ouais assez violemment je dois dire. » Repositionnant ses deux paumes de main au dos de sa tête après s’être défendu de ne pas être un antisocial, il tente un portrait attractif de Paris, la ville qu’il a pris en grippe. « Ca te fait pas rêver ? » Echec. Un échec qui provoque chez Rafaelle une déferlante de questions toutes plus incommodantes les unes que les autres, la dernière n’étant pas encore complètement formulée qu’il monte déjà une réponse lui permettant d’éviter une exposition la vérité. « Le train de vie ne me convenait pas. » Une formulation qui rejoint ses nouvelles qualités de guide touristique. Sentant le faible pouvoir de conviction de son argument, il se résout dans un soupir ; sachant pertinemment qu’une fois la bouche ouverte il déblatérera tout un flot de conneries qu’il souhait initialement contrôler juste assez pour satisfaire la curiosité de Raf. « J’ai pas trouvé ce que j’étais parti y chercher. J’pensais que ce serait facile de monter dans une ville avec une culture du spectacle comme Paris mais je me suis mal débrouillé. » Admettant à demi-mots s’être enfermé dans un cercle vicieux, son orgueil l’empêche encore d’avouer qu’il fut beaucoup trop naïf et idéaliste. « C’était comme si j’étouffais dans une routine malsaine, il fallait que je rentre pour me recentrer. J’ai atterrit ici pour le job qu’ils offraient à la salle des fêtes. En plus de puer la fragilité je transpire la loose quoi. » Ca l’amuse partiellement, un rire nerveux traversant ses lèvres tandis qu’il retrouve doucement les traits fermés qu’il arborait en entrant dans la pièce quelques dizaines de minutes auparavant. Il lui retourne la question. Ça l’a trop taraudé pour qu’il passe à côté de cette occasion en or. Un endroit à éviter dit-elle. « Du genre ? » il glisse doucement entre les paroles de Rafaelle qui éclairent son interrogation. Il l’écoute dans un silence religieux, l’image de James se faisant plus claire au fur et à mesure. Ses lèvres demeurent scellées, préférant arracher une nouvelle fois son regard de son interlocutrice. Ces nouveaux détails sont si peu pourtant le ressenti de James ne lui avait jamais été aussi clairement retranscrit. Même en tant qu’ami proche il était impossible d’espérer savoir ce qu’il se passait dans sa tête, derrière son rideau de renie. Secoué par un sujet qu’il avait mis naturellement de côté pendant des années, il finit par reprendre ses esprits en un battement de cils ; le temps de sortir de sa rêverie. « Je ne savais pas qu’il voyait les choses comme ça. » Il avoue presque honteusement. C’était la première fois depuis des années qu’on rajoutait des lignes à l’histoire mais s’il y avait une chose qu’il savait c’est qu’il n’avait pas précipité lui-même le départ de Rafaelle. Il en avait parfois douté, par manque d’informations, puis avait abandonné l’idée. « Ca va je suis pas con j’avais compris. C’était juste les conneries que racontaient les parents. » Même sa propre mère s’était mise à l’accuser d’avoir merdé avec miss Jacobs et de l’avoir fait fuir. Un délire. Tentant de repartir sur une atmosphère moins glauque, son bras passe une nouvelle fois par-dessus les épaules de la sauvage tandis que le pouce et l'index de sa main de libre cerclent son visage, pressant ses joues comme celles d'un bon bébé joufflu. « T’aurais jamais pu me quitter tu m’aimais trop. » Souriant de toutes ses dents, il s'amuse avec les différentes variantes qu'il peut faire prendre à son visage.
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MessageSujet: Re: asphyxie (sam)   Dim 25 Sep 2016 - 21:56

J'essaie de faire diversion comme je peux en usant de minauderies qui ne paraissent pas naturelles dans ma bouche. Au lieu de me tendre gentiment la main, Samuel préfère toujours me maintenir sous l'eau. Je me suis toujours sentie très soutenue avec lui, il faut dire. Apparemment selon le faux parisien en carton, je galère. Je fais mine de laisser échapper un soupir déçu et peiné. « Un jour tu verras, j'apprendrai à être une femme fatale, tu seras surpris » je me contente de lui répondre en arborant mon air de peste qui me sied beaucoup mieux au teint. Je l'écoute avec une attention accrue. Il me sort qu'il me fera une démo bientôt. « Je n'attends que cela » je balance en reprenant le rôle que je viens de délaisser il y a quelques secondes, le tout accompagné de battement de cils tout à fait charmeur. Ouais, je m’entraîne. C'est en pratiquant qu'on y arrive. Néanmoins l'air faussement séducteur qui est plaqué sur mon visage disparaît bien vite, laissant place à une certaine concentration, je m'accroche aux mots prononcés par Samuel. «Le train de vie ? Comment ça ? S'il te plaît, sois pas avare en mots Samuel !» je lui en masquant habillement une pointe d'agacement qui vient de naître. On ne se voit pas pendant presque dix ans, oui, je sais que je suis un peu fautive pour cela, et c'est la seule chose qu'il est capable de me dire « le train de vie ». Mes opales électriques parcourent ses traits que je connais par cœur, il ne faut pas longtemps pour déceler ses changements d'humeurs qui peuvent paraître invisibles aux yeux des autres. « Pourquoi tu es réticent à l'idée de parler de cela ? Ce n'est pas grave » je le rassure même si j'ai l'impression qu'il ne m'offre une surface que je n'ai pas le droit de gratter pour découvrir la réelle réticence. « Tu es loin d'être un looseur » j'ajoute de mon doux soprano avant d'hausser les épaules avec sincérité. J'ai bien envie de lui dire que ça arrive de se planter, mais c'est si cliché que je n'en n'ai pas la force. A la place, je dépose une main aussi maladroite que timide qui se veut réconfortante, à la base, contre sa joue le temps de quelques secondes. « Et puis c'est grâce à ton retour qu'on a pu se revoir » je relativise aussi. J'ai bien l'impression qu'il ne va pas falloir insister trop longtemps sur le sujet délicat que représente Paris au risque que Samuel ne finisse par compte ses mots pour formuler une réponse aussi vague que possible. En attendant, il a la bonne idée d'aborder un autre sujet tendu de mon côté. Mes muscles semblent se crisper à l'annonce de mon départ aussi brutal que bruyant parce qu'on m'a trop souvent demandé de me justifier. J'expose les raisons de mon départ qui étaient bien trop liées à l'époque à la survie de James pour que je puisse raisonner lucidement. J'ai décide de partir en quelques jours, personne ne nous a retenu à la maison parce que personne n'avait été capable de prendre cette décision pour lui. « Je le comprends. Il aurait dû se couper de nous tout en nous sachant tout près, ensemble sans lui »je glisse parce qu'une partie du problème était aussi que si on était restée, je serai restée avec Samuel et les autres. James ne voulait rien manquer. Partir c'était comme décider que tout s'arrêtait, qu'on ne faisait plus parti du jeu, qu'il n'y aurait rien à regretter de son côté. « Tu t'imaginais quoi ? Que j'avais décidé de faire le tour du monde, une idée comme cela  » je lui demande un brin sarcastique avant que mes opales azurées ne flirtent avec les siennes le temps d'hausser un sourcil presque septique. Je me sens obligée de dire à Samuel que je n'ai jamais voulu le quitter mais que je n'ai pas eu le choix. J'entends déjà les naïfs et déterminés sortirent « on a toujours le choix » Vos gueules. « Je préfère préciser, on ne sait jamais » Je souffle en haussant les épaules avant de lever les yeux au ciel. Je n'ai jamais douté de l'intellect de Samuel. On m'a souvent demandé si c'était à cause de lui, donc autant répondre au principal intéressé de la question. C'était pas lui le problème, c'était nous. Il enchaîne avec une phase qui fait apparaître un rictus sur mon visage. Je le laisse me martyriser un peu plus, apparemment, ça lui fait plaisir. Je ne prends pas la peine de nier parce qu'on ne va pas en finir, je nous connais, en attendant je prends un air traduisant un « c'était une erreur de jeunesse ». « Je n'étais que ton propre miroir » je claironne histoire qu'il n'oublie pas. « C'était du 50/50 hein » je lui rappelle tout de même parce que j'y tiens, qu'on ne me fasse pas passer pour la (trop) dévouée de notre ancien nous. « Franchement, je trouve qu'on a eu de la chance, on était tellement facile à vivre » je me sens obligée de souligner parce que c'est vrai, on était supportable en couple. On ne faisait pas parti de ces ados qui bassinaient leurs potes avec leur problème de « couple » déjà pour commencer parce que dans les potes en question, il y avait James et aussi parce qu'on n'avait pas de problème tout simplement. « Tu aurais pu tomber sur une psychopathe jalouse et possessive et à la place, tu as eu la perfection  » je ronronne alors, amusée avant que mes doigts ne se nouent temporairement aux siennes.




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MessageSujet: Re: asphyxie (sam)   Mar 27 Sep 2016 - 0:13

Ce n’est pas grave dit-elle. S’étendre sur sa vie à Paris et l’échec qui y est associé n’est pas un plaisir. Rafaelle lui met une pression innocente sous laquelle il cède, bien différente de celle de sa maternelle qu’il avait envoyé bouler sans aucun état d’âme. En plus de lui trancher ses rêves cette expérience avait fait mourir la passion qu’il vivait au travers de ses machines de réglage, c’était ça sa loose. Il tord un sourire biscornu sur ses lèvres, amusé de son propre ridicule et s’appropriant la main de Rafaelle qui semble vouloir lui toucher la joue comme une enfant timide. Refermant son étreinte et la guidant jusqu’à son autre main pour pouvoir l’y enfermer, ses prunelles s'électrisent une nouvelle fois aux siennes. « C’est le destin. » Haussant les sourcils il esquisse à demi son sourire espiègle, tentant de passer outre son moment de faiblesse. Elle n’avait pas tort, il n’arrivait d’ailleurs toujours pas à croire qu’ils aient pu se retrouver par hasard de cette façon. Eux qui avaient pris des chemins différents, coupant court à une complicité grandissant des années durant. En forme, il lui aurait demandé si c’était censé le réconforter. Au lieu de ça il préféra lui retourner ses questions. Le sujet est difficile, il le sait, il le voit. Son visage se ferme et il effleure passivement le dos de sa main. Reparler de James était tout nouveau, ça faisait des années qu’il n’avait abordé le sujet avec personne. Même à la maison il était considéré tabou. « C’est vrai. » souffle-t-il dans un sentiment de ridicule intense. Il se sent con. Con de ne pas avoir compris les sentiments de son ami lorsqu’il était encore là, avec eux. Adolescence antipathique. Ses billes roulent vers le plafond et y restent collées quelques instants alors qu’une commissure de ses lèvres s’élève. Quelle possibilité absurde. Du sarcasme comme il lui avait manqué. « Vas-y moque toi. » Toujours dans l’excès miss Jacobs. « J’sais même pas ce que je m’imaginais tellement c’était furtif. Les gens m’ont tellement harcelé que j’ai rien compris. Mais avec le temps je me suis dit que t’étais devenue surfeuse ou une connerie du genre. » Ouais ça lui va bien, grande sportive qu’elle est. A l’époque le village entier s’était retourné contre lui, comme s’il en était le fautif. Stupide idée que de vouloir trouver un responsable. Samuel, lui, n’y avait jamais cru. Pas besoin de le préciser. En revanche elle semble avoir oublié qu’elle l’aimait à la folie donc, ça, c’est important de le rappeler. « Blablabla » C’est sa réponse avec son air de gamin, mimant ces paroles constructives en lui pressant les joues. Il s’arrête lorsque Rafaelle ramène une pointe de nostalgie dans la conversation. Ils étaient faciles, oui. Il ne garde que des bons souvenirs de cette époque. Tout était parfait, il payerait cher pour revivre à nouveau ces instants de bonheur. Malgré leur jeune âge la mièvrerie ne les avait pas atteints, sauf en privé. Parfois. Leur sarcasme les ramenant vite sur terre. « Ils en avaient de la chance. Ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir des potes cool comme nous. » Tant qu’à faire autant se lancer des fleurs, ça ne mange pas de pain. « C’était bien. » Il évoque l’air rêveur, resserrant légèrement ses doigts entre ses fines phalanges. Se penchant vers elle, le visage proche du sien, il opte pour la confidence le regard dérivant. « Elle me manque ta perfection. » Ramenant une de ses mèches brunes derrière son épaule, s’ensuivit un court échange silencieux. Se rapprochant petit à petit il finit par déposer ses lèvres contre les siennes. Elle lui avait trop manqué, il se fichait de savoir si elle avait quelqu’un d’autre ou bien si ce n’était pas ce qu’elle espérait de leurs retrouvailles. Peu importe qu’elles aient été de courte durée, il l’avait trop aimée et la désirait encore trop pour pouvoir prétendre à autre chose.


Dernière édition par Samuel Harmon le Mar 1 Nov 2016 - 21:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: asphyxie (sam)   Dim 2 Oct 2016 - 16:19

Je sais que c'est bien encore trop tôt pour forcer le passage en insistant sur le sujet parce que Samuel semble avoir développé un mécanisme de défense bien trop rodé pour moi. J'essaie de le rassurer comme je peux mais si je sais bien que c'est vain, au moins je tente. J'instaure un contact plus que fragile. Je me contente de l'observer, silencieuse, lorsqu'il m'annonce que c'est le destin, j'arque simplement un sourcil presque septique. « Paris t'a vraiment rendu loveur en fait » je souffle sur un ton un peu narquois avant de lui offrir un vague sourire, le tout accompagné d'un haussement d'épaules nonchalant. Je me retrouve une nouvelle fois à parler de James et toutes les complications qui avaient suivi notre départ : les séparations sans au revoir. Un silence glaçant s'installe entre nous, chacun semble pensif. « C'est dingue, il nous a fallu dix minutes à peine pour plomber totalement l'ambiance »  je siffle alors en luttant contre la lassitude qui s'infiltre en moi désormais. Je propose qu'on passe sous silence les sujets Paris et James parce qu'ils n'amènent rien de bon l'instant. On ne peut pas oublier ou effacer mais c'est peut-être mieux de regarder devant maintenant. Je tends l'oreille lorsque Samuel enchaîne. « C'est normal, tout le monde nous voit ensemble depuis des années alors ils ont pensé que tu étais au courant » je réponds avec simplicité. Je ne compte pas le nombre d'années où ma mère n'a pas arrêté de me parler de Samuel comme si c'était légitime qu'elle me tienne au courant du peu d'informations qu'elle avait sur la situation. « D'accord, je vois, un projet bien pourri ou une connerie comme cela » je corrige en feignant de prendre un air pincé face à son manque d'imagination lorsqu'il s'agit de ma personne. Je l'inspire toujours autant, c'est clair. Surfeuse... Je roule même des billes pour la peine. Je me dis qu'il me connaît quand même trop pour réellement m'imaginer tout quitter pour aller retrouver l'océan, enfin j'espère. On continue de disséquer notre nous décimé, ce n'est pas comme cela que cela ira mieux mais tant pis. Je me sens obligée de rectifier les erreurs du tableau qu'il est entrain de peindre. On était tous les deux in love. Je m'attendais à une protestation qui ne vient pas de son côté, j'affiche un sourire radieux et éblouissant pour la peine. « J'admire ta répartie » je souffle en feignant d'être médusée par sa joute verbale inexistante. La vérité est que notre couple était compatible avec notre bande de pote puisqu'il était né grâce à eux, tout le monde s'attendait à ce que cette proximité constante nous fasse imploser. Mais non. L'emploi du passé me tire un vague rictus presque dérangé par le rappel de cette époque révolue. Je laisse Samuel instaurer une proximité physique, les sourcils légèrement froncés, mes opales cristallines se contentent de l'observer avec une certaine curiosité sans oser prédire la suite. Je retiens une remarque moqueuse qui n'aurait pas eu sa place face à une telle confession, et je préfère rester silencieuse pour une fois, ça nous changera. Je pourrais feindre avec mauvaise foi la surprise mais c'est une habitude que je pensais brisée depuis dix ans qui reprend le dessus lorsque ses lèvres se déposent contre les miennes. Je ne sais pas si c'est une bonne idée mais au lieu de lui dire, je lui montre que lui aussi, il me manque. Je prolonge l'instant alors que la pulpe de mes doigts remontent, colonisant sa mâchoire avant de se poser sur ses joues, comme encadrant son visage sans pour autant l'emprisonner. On finit par s'écarter, vient le moment pseudo gênant où l'un de nous est sensé parler, comme dans les films quoi. Sauf que je suis tout, sauf du genre à vouloir disséquer ce qu'il vient de se passer et vouloir tout comprendre et contrôler. Je ne vois pas pourquoi je dois hériter de la partie délicate alors que c'est lui qui a pris possession de mes lèvres techniquement. C'est mort, je ne suis pas taillée pour cela. Je crois juste que ça me fait un peu mal parce que ça me rappelle que je voulais qu'on soit tous ensemble, je me souviens à 15 ans nous avoir imaginer une vie qui n'est absolument pas celle d'aujourd'hui. « C'est bien » je place en le plagiant, en changeant simplement le passé pour le présent. Mes lèvres se déposent brièvement contre la commissure des siennes cette fois-ci. « J'espère que j'embrasse quand même bien mieux que les parisiennes » je lâche donc bêtement à la place. « D'ailleurs non, ne réponds pas parce que c'est évident  » j'ajoute en affichant un minois aussi narquois que suffisant. Mon plus grand problème est ma cruelle absence de sérieux, même avec Samuel.




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MessageSujet: Re: asphyxie (sam)   Mar 1 Nov 2016 - 23:00

Il appuie les propos de Rafaelle par un haussement de sourcils, elle ne voulait pas le croire et voilà qu’il lui en donne la preuve. Un french lover comme on en fait plus. Un rire nerveux lui échappe lorsqu’elle relève le changement d’ambiance, leur conversation semble faire les montagnes russes tant les émotions étaient nombreuses. Ils avaient accumulé beaucoup avec les années, ce moment en était même surréaliste. Samuel s’était imaginé des retrouvailles de nombreuses fois toujours de façons différentes. Aussi contradictoire que cela puisse être il n’aurait jamais pensé la revoir aussi tôt. « C’est légitime. J’aurais aimé l’être. » Après avoir lentement poussée la rancœur avait fini par éclore. Cette conversation la fanait doucement, la lourdeur du sujet donc chacun souhaitait se débarrasser assombrissant ses pétales. « C’est pas pourri le surf. C’est sexy. Je t’imaginais un truc sexy. » L’art de la galipette, il insiste avec un sourire comme s’il avait déjà osé imaginer Rafaelle debout sur une planche en pleine mer. Enfin si, ça lui était déjà arrivé, mais pas de cette façon. Une nouvelle fois ils repartent dans le passé, à croire qu’il leur faudra revenir sur chacun de leurs moments enfantins pour pouvoir un jour tourner la page et passer à autre chose. Après un « blablabla » pour répartie, d’ailleurs critiquée par mademoiselle Jacobs, c’est un playback des paroles de cette dernière auquel il s’adonna avec exagération. De quoi lui donner raison, sa répartie étant très peu fournie. Elle se résumait à celle d’un enfant de cinq ans, prêt à lui ordonner d’aller éplucher une orange et de la manger en cas de force majeure. Heureusement Samuel savait aussi utiliser sa bouche à bon escient, ou pas puisqu’il n’était pas bien sûr de ce qu’il entreprenait. Un rapprochement avec Rafaelle calé entre la nostalgie de deux discussions semblait être tout ce qu’il y avait de plus malsain. Le timing était étrange tout comme le lieu mais il en avait envie. Il venait de réaliser à quel point elle lui manquait. S’il fut incertain de la réponse jusqu’à ce que ses lèvres se posent sur les siennes, c’est un vieux réflexe qui lui revint ; comme le sentiment de quelque chose de longtemps perdu mais jamais oublié. Ses doigts s’entremêlant à sa chevelure, la pulpe de ses doigts frôlant la peau de son cou ; le sentiment de redécouvrir un terrain connu et qui n’est pourtant plus le même. L’instant d’après est toujours le plus difficile. Gênant, parfois brûlant. Celui-ci n’eut pas le temps d’être étrange puisque, s’éloignant lentement, miss Jacobs opta pour l’humour. L’effet d’une simple blague d’adolescent, un test, juste pour voir. Il ne releva même pas cette sensation tant il marcha en plein dans son jeu. Comme d’habitude. « Ah mais ça. » Sa main balaya l’air au rythme de ses paroles. « T’as toujours été un peu ma référence tu vois. » Son air de parisien de nouveau ancré sur son visage, lui revint une citation reprise d’un réseau social. « Toujours copiée jamais égalée. » balança t-il de son air le plus hautain. « Ne vante pas mes qualités de french boy non plus s’il te plait.»Comme une vieille habitude, le manque d’informations et son envie d’en savoir plus le guide de nouveau vers une conversation plus sérieuse. Pour autant, le ton est plus léger. Ce n’est que de la curiosité. « Tu as eu des histoires sérieuses depuis ?» Assez étrange de poser cette question mais il se sentait en droit de savoir. Peut-être même avait-elle quelqu’un en ce moment même ; au fond il n’en savait rien. A croire qu’ils étaient redevenus deux inconnus.
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MessageSujet: Re: asphyxie (sam)   Dim 20 Nov 2016 - 17:46

Aimantée un instant à ses lèvres, je tente de chasser la sensation ridicule que même dix après, nous en sommes toujours au même point. Je fais fuir l'idée perverse que souffle mon cerveau: tout est comme avant. Non justement, plus rien ne sera comme avant maintenant. Mes doigts cajolent inconsciemment une dernière fois sa peau avant qu'une distance s'installe entre nous. Je tente un vague humour (foireux d'après mon humble avant, pour nous éviter un moment presque gênant, voir honteux. Samuel tente de faire référence à son non-talent de french lover. Je suis obligée de le faire redescendre immédiatement. « Non, tu as raison, je préfère m'abstenir, sinon il y aurait tromperie sur la marchandise » je balance d'une voix mélodieuse alors que mes prunelles insolentes croisent, avec l'assurance des propriétaires terriens les siennes. Je tente de lui offrir mon apparence la plus tranquille même si l'intérieur est déjà en vrac depuis bien longtemps. Samuel ne me laisse pas le temps de me remettre de mes pseudos émotions qu'il enchaîne. J'imagine que cela pourrait être la question qui fâche, celle à un millions d'euros. Certains diront que cela ne le regarde pas vraiment, mais je pense tout le contraire. « Non » je réponds sans la moindre hésitation ni regret en haussant les épaules. Ce n'est pas pour autant que je me suis illustrée dans le rôle de l'héroïne au coeur brisée enchaînant les coups d'un soir pour oublier son premier amour et sentir vivante, bref, ce qu'on lit dans les romans aussi tragique et pathétique. « Je n'en n'avais pas envie » je souffle simplement. Je n'avais aucune envie de construire après m'être arrachée de mon histoire avec lui justement. Aucune force. C'est difficile de tourner la page parce que je n'arrive absolument rien à lui reprocher, rien à m'accrocher, rien à regretter alors forcément, cela a tout de suite compliqué les choses. Il faut dire que je pensais un peu, à l'époque, avoir trouvé l'homme de ma vie donc difficile d'essayer de se mettre en couple avec une autre personne. Pour une fois, je trouve mon attitude plutôt cohérente avec mes pensées, c'est assez rare pour mériter d'être souligné. « J'ai essayé deux fois, on va dire que cela n'a jamais dépassé le mois » je lui raconte même parce que mes embryons de relations se retrouvaient paralysés par ma mauvaise foi et mon envie soudaine d'indépendance pile au moment où je me sentais enchaînée à la mauvaise personne. Je sais que cette "privation amoureuse" comme l'appelait James était son sujet préféré, qu'il tentait d'analyser armé de son diplôme en carton de psychologue. Je me pliais au jeu à l'époque. Evidemment, je me garde bien de lui dire que je suis restée bien longtemps bloquée sur lui, donc qu'il est plus ou moins la cause de mon célibat parce que ses chevilles risquent d'enfler et que je serai obligée d'employer un imparfait qui le blesserait. Je commençais à passer à autre chose pile lorsqu'il est revenu. Je ne sais pas si je dois prendre cela comme un signe du destin m'annonçant que je suis condamnée à ne jamais l'oublier ? Ça ferait un beau roman ça aussi. « Et toi ? » je demande alors en masquant habilement une légère crispation qui s'empare de mon corps. « Je te promets de ne pas te violenter quelque soit ta réponse » je ronronne simplement avant d'étirer un sourire narquois. Par contre s'il m'annonce que deux mois après mon départ, il s'est entichée d'une fille, là, y a moyen que le coup parte tout seul, malheureusement, je n'ai pas un contrôle total sur mes pulsions et encore moins lorsqu'elles concernent Samuel.




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