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 you're on your own, lost in the wild (jamoren) - event d'halloween

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ÂGE : A l'aube de la quarantaine
SURNOM : Jaimie, Jam'. Maître Winters au boulot. Au lit, aussi.
STATUT : Célibataire. Je ne suis pas sûre de savoir aimer, ou être aimée.
MÉTIER : Avocate associée chez Ashburn Rose. Militante écologiste et condition animale.
LOGEMENT : #102 Logan City, une superbe villa bien trop grande... et vide.

POSTS : 3831 POINTS : 90

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Irlandaise & Amérindienne du Canada, j'ai un petit accent. Je me ressource dans la nature. Combattre les injustices me fait vibrer. Je suis aussi à l'aise dans les bas fonds de Dublin que dans les soirées guindées de l'élite australienne. Vegan depuis mes 15 ans, je milite pour préserver la nature. Légalement, de nos jours. Du moins j'essaie. J'ai adopté une chienne/louve que j'aime comme ma fille. Je n'ai jamais perdu un procès. Certains me décriraient comme une féministe autoritaire et mal baisée. Ceux là sont toujours perturbés lorsqu'ils rencontrent une femme qui se comporte comme eux.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : PhoenixSorenSoren [3]IreneMartin [9]Rescue Squad


PHOENIX — The river's a hymnal and the leaves are applause. Trees sing in whispers with the wind pulling their arms. Hold still and listen, your hand on my heart; if you need them these beacons will lead you back to the start. Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté.


KYTE — No axe has seen these woods since before your father stood; the path is beaten good from the feet of all who wandered through it. Old growth holds hope, let the brambles scrape your skin; scars are story books, blood will wash away our sins. This one's for the man who's taught me loyalty, sacrifice and bravery.


ROBIN — I'm the anchor that keeps your feet on the ground; you're the wings that get my heart wandering. And if I follow you tonight, will you show me what it's like, to be alive?


MARTIN — Don't go there, don't pull the triger; it's not too late to turn your back. Doesn't matter who you are, if you take an eye for an eye, you'll make the world go blind.


IRENE — I know, it seems like we're all lost; but we see the secrets, we know the unknown. Keep close, hold my hand girl, just be strong; we can follow this river right back to your home. Guarded hearts only open up to each other.


ROSE — So this is why we try, we bet it all on hopeless; and swim against the tide until our every bone is broken. Your heart is pure, untamed, immaculate. The heart of a true leader.


SOREN — We should have died a hundred times but somehow we're still alive.

RPs EN ATTENTE : Phoenix [2] ↟ Robin [4] ↟ Nina
PSEUDO : Whitefalls/Whitewolf
AVATAR : Maggie Siff
CRÉDITS : Ilyria (avatar), anaëlle. (signature) & tumblr
DC : Kyte le vieux loup de mer & Aisling la paumée
INSCRIT LE : 08/03/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t7655-jaimia-winters-you-were-expecting-me-to-be-a-man-my-father-was-too http://www.30yearsstillyoung.com/t13536-jameson-winters-lone-wolf-looking-for-her-pack http://www.30yearsstillyoung.com/t12178-jameson-winters

MessageSujet: Re: you're on your own, lost in the wild (jamoren) - event d'halloween   Dim 18 Juin - 19:06



   
You're on your own, lost in the wild


J’ai posé ma main sur l’épaule du spectre pour la rassurer et j’ai relevé les yeux vers Soren qui scrutait les ombres de la forêt pour essayer de se repérer. Enfin, il a levé le bras et désigné un point derrière les branchages alors je me suis approchée pour essayer de discerner ce qu’il me montrait. J’étais en train de me dire que je n’y voyais rien avec cette pluie battante et les ténèbres lorsqu’un éclair fendit la nuit noire et révéla ce qui semblait être une grande bâtisse moyennement entretenue à quelques centaines de mètres de l’endroit où nous nous trouvions.

- On dirait bien, oui.

J’ai confirmé avec un hochement de tête. Et pourtant, je peinais à ressentir le soulagement auquel je m’étais attendue en trouvant enfin notre refuge. J’avais comme une sorte de pressentiment un peu désagréable et je n’arrivais pas à mettre le doigt sur la raison de cette soudaine réticence. J’ai relevé les yeux vers Soren pour essayer de voir s’il ressentait les mêmes doutes que moi mais il nous a dit d’avancer, alors c’est ce que j’ai fait. En chemin, je suis restée silencieuse, tentant de faire le tri dans mes pensées. Je n’arrivais même pas à faire semblant de m’intéresser aux histoires que nous délivrait la mariée des ténèbres entre deux sanglots angoissés, ni à son empressement de retrouver l’hôtel qu’elle paraissait reconnaître elle aussi. Alors j’ai vaguement essayé de me convaincre que je me sentais juste un peu déphasée avec l’adrénaline de la soirée, l’accident qui avait coûté la vie à notre chauffeur, les histoires de merde de Soren et l’apparition fantomatique de notre nouvelle compagne d’aventures. Et pourtant, je n’arrivais pas à me débarrasser de ce sentiment de malaise qui semblait grandir à chaque pas. Alors qu’on s’approchait, j’ai vaguement noté qu’aucune lumière n’émanant de l’hôtel pourtant conséquent. Ni des fenêtres, ni des portes. J’ai froncé les sourcils, et bien que ma raison me poussa à me souvenir qu’une bonne partie de Brisbane était également privée de lumière à cause de l’orage, je me suis prise à ralentir légèrement le pas. A l’instant où ces doutes se formulaient dans mon esprit, la voix basse de Soren retenti à mon oreille, m’apprenant que je n’étais pas la seule à trouver que quelque chose clochait. Je suis restée silencieuse quelques instants, essayant comme toujours de trouver une explication à ce que nous étions en train de vivre.

- L’orage a été assez violent pour déraciner des arbres tout à l’heure. Groupe électrogène indépendant ou pas, leur système de distribution n’a probablement pas été épargné.

J’ai répondu avec aplomb, et je ne sais pas très bien qui j’essayais de convaincre. Je n’avais pas trop envie de penser au fait que les hôtels situés en pleine nature étaient souvent alimentés par des câbles électriques souterrains, pour ne pas dénaturer le paysage, et aussi pour éviter ce genre de problèmes liés aux aléas de la nature sauvage. Mais peut-être que cet hôtel était différent. Un millier de raisons pouvaient expliquer l’absence de lumière, et aucune ne m’intéressait. Ce que je voulais, maintenant, c’était m’abriter dans un endroit sec et me réchauffer. Retrouver la civilisation et prévenir les secours du sort peu enviable de nos compagnons de voyage que nous avions laissé derrière. « C’est bizarre… » Dis la jeune femme d'une voix où perçait l'inquiétude. « Je reconnais bien l’hôtel mais il me semble… changé. » J’ai échangé un regard plein de perplexité avec Soren et j’ai accéléré le pas pour la rejoindre sur les escaliers de pierre fatigués qui menaient à l’entrée principale, prête à lui demander de préciser sa pensée. Mais je n’ai pas eu à le faire, car le spectacle étrange qui se jouait devant mes yeux était une réponse en soit. Presque fascinée, j’avais du mal à détacher mes yeux de la grande double porte en verre fissuré qui claquait au grès du vent. Je n’ai même pas essayé de me dire que c’était la tempête qui l’avait ainsi amochée. L’heure n’était plus aux théories, mais à la pratique. Alors j’ai retenu mon souffle et j’ai poussé la porte pour m’y engouffrer. A l’intérieur, l’atmosphère était pesante et silencieuse. Comme si la tempête avait épargné le calme centenaire de ce lieu. C’était trop calme. Aucun bruit ne me parvenait en dehors du craquement du bois et du vent qu’on entendait au loin. C’était comme si l’endroit avait été entièrement déserté. Et à en juger par le désordre qui y régnait et la dégradation des murs, il y avait peu de chance pour que ce soit lié à une évacuation plus tôt dans la journée.

- Soren… ? J’ai demandé à voix basse en me rapprochant de lui. Ça fait combien de temps que tu n’as pas mis les pieds dans cet hôtel ?      

Mes yeux allaient de mon ami à la fille qui avançait quelques mètres devant nous en poussant des couinements moyennement rassurants. « Je ne comprends pas ! J’y étais ce matin ! Oui, c’était comme ça, avec la réception à droite et puis un petit salon à gauche. Mon dieu, mais qu’est-ce qu’il s’est passé ? » J’aurais bien aimé trouver un truc pour la rassurer, mais j’étais à cours d’explications logiques et rationnelles. Ça me foutait une putain de chair de poule. La seule pensée cohérente que j’arrivais à formuler était la suivante : ou bien l’hôtel que Soren connaissait avait été abandonné depuis des décennies pour être remplacé plus loin par sa copie conforme où résidait actuellement notre instagrameuse… ou bien nous étions plongés dans une étrange faille temporelle et nos aventures palpitantes passeraient du film d’aventure au film d’horreur. Entre nous, les deux explications me semblaient aussi farfelues l'une que l'autre.

© TITANIA
   


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Wherever we go, we'll never be lost. Some follow the compass rose, some Follow the cross. Me, I follow roads compulsively till sirens call me off, then I wander, eyes closed, following song. •• The river, the woods
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ÂGE : trente-six ans, né le premier décembre - lui parlez pas des rides qui commencent à apparaître, ça lui donne de l'urticaire.
STATUT : normalement en couple avec la fiancée de son meilleur ami présumé décédé revenu d'entre les morts... c'est compliqué.
MÉTIER : professeur de biologie à l'université de Brisbane.
LOGEMENT : apt. 128 redcliffe, dans l'appartement qu'il partageait avec Cleo mais que cette dernière semble désormais éviter comme la peste.

POSTS : 2436 POINTS : 0

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : daltonien, le monde en nuances de gris › il a élevé Cami la fille de Cleo et de Matteo, pour palier à l'absence de son père › il a du mal à gérer la nouvelle du retour de Matteo parmi le monde des vivants
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : cleocora › jameson #3 › jameson #1 (fb) (3/4, close)
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MessageSujet: Re: you're on your own, lost in the wild (jamoren) - event d'halloween   Lun 17 Juil - 2:29


Plus leurs pas se rapprochèrent de la maison qui était censée leur servir de refuge, plus le sang de Soren se glaçait, plus il se sentait mal à l’aise. Il avait l’impression que quelque-chose ne tournait pas rond - mais il ne savait dire quoi. Le fait qu’ils ne purent voir la moindre lumière en arrivant sur place ne le rassura donc pas réellement, et il ne put s’empêcher d’en toucher deux mots discrètement à Jameson. « L’orage a été assez violent pour déraciner des arbres tout à l’heure. Groupe électrogène indépendant ou pas, leur système de distribution n’a probablement pas été épargné. » Avec un léger soupire, Soren vint pincer ses lèvres, plissant les yeux pour tenter de regarder s’il n’y avait pas le moindre autre signe extérieur pour lui indiquer qu’il s’agissait bien du bon endroit. Mais même le panneau qui devait indiquer le nom de l’endroit se trouvait coucher, face contre terre. Comme celui qu’il s’était reçu en pleine face plus tôt dans la soirée d’ailleurs, de bons souvenirs à se rappeler tout ça. « C’est bizarre… » C’était la voix de leur nouvelle compagnon de voyage qui venait de s’élever, et Soren se retourna instinctivement pour écouter ce qu’elle avait à dire - surtout que le début de sa phrase n’était pas si rassurante que ça. « Qu’est-ce qui est bizarre ? » Soren parcourut les quelques mètres qu’il avait laissé s’écouler pendant sa petite observation des alentours entre les deux jeunes femmes et lui. « Je reconnais bien l’hôtel mais il me semble… changé. » Fronçant les sourcils, Jameson et lui s’échangèrent instinctivement un regard qui en disait long. Ni l’un, ni l’autre n’était pressé de voir ce qui allait se passer par la suite, aucun des deux n’était réellement rassuré. Cependant, conforme à ses habitues, Jameson prit d’assaut les marches menant à l’entrée principale de la bâtisse pour regarder à quoi il avait affaire - Soren suivait de loin, surveillant leurs arrières, espérant qu’à chaque seconde le groupe électrogène se remette en fonctionnement. « Soren… ? » Il venait à peine d’entrer dans le bâtiment, de dos, lorsqu’il entendit la voix de Jameson le chercher. Il finit donc par se retourner et ne fut pas déçu par le spectacle qui s’étalait sous ses yeux. Soren avait l’impression d’avoir été transporté dans une pièce à décors, tellement il ne s’attendait pas à ça. L’accueil de ce qui pouvait avoir été jadis un hôtel semblait désormais à l’abandon. « Ça fait combien de temps que tu n’as pas mis les pieds dans cet hôtel ? » Apparemment, ce n’était pas ses yeux cette fois, bien qu’il ne voyait plus en détails ce qu’il se trouvait devant lui, qui lui jouaient des tours. Non, Jameson semblait autant étonnée que lui quant au spectacle qu’ils découvraient. Contournant Jameson, Soren se mit à lentement arpenter la pièce qui s’étalait devant eux, tentant de ne pas se prendre les pieds dans le moindre meuble qui pouvait avoir été délocalisé dans raison évidente apparente. « Je ne comprends pas ! J’y étais ce matin ! Oui, c’était comme ça, avec la réception à droite et puis un petit salon à gauche. Mon dieu, mais qu’est-ce qu’il s’est passé ? » Laissant son regard se trainer de la jeune femme à Jameson, Soren finit par soupirer, se rapprochant de nouveau de cette dernière. « Un bail que je suis pas venu. Mais je suis d’accord avec la mioche derrière: je reconnais aussi la configuration de l’accueil, les choses sont aux mêmes places que dans mes souvenirs. Seulement… » Tournant son regard vers le reste de la pièce, croisant ses bras sur son torse, il soupira. « Seulement on a l’impression que cet endroit est abandonné depuis des années. » Et ça ne lui plaisait pas. Il avait tout misé la dessus. D’où ils avaient atterri à cause de l’accident de bus, c’était la seule bâtisse dans le coin qui aurait pu avoir quelque-chose pour les aider. Si toute l’hôtel était de la sorte, sans dessus-dessous, à l’abandon, ils étaient mal barrés. Se dirigeant vers l’autre côté du comptoir de l’accueil, en fouillant rapidement dans les tiroirs, les doigts de Soren tombèrent sur deux lampes torches qui, ô miracle, s’allumèrent du premier coup. Ce fut une fois qu’il put les examiner qu’il fronça, si c’était réalisable, davantage les sourcils. « Ce sont des lampes dynamo, et elles ont l’air vachement neuves pour un endroit autant abandonné. » Il se servit de celle qu’il avait gardé allumée pour regarder les éléments qui se trouvaient autour de lui, dont les papiers posés sur le bureau. L’encre était belle dessus, imprimés à l’ordinateur ils étaient surtout. Le premier qu’il put attraper le laissa encore plus dubitatif. « Je comprends pas… » Il releva la tête en direction de Jameson, éclairant le papier qu’il avait dans la main pour qu’elle puisse lire de ses yeux à elle aussi. « Le papier date de pas plus tard que la fin d’après-midi. D’hier. » Il finir par reposer le papier qu’il avait en main avant de venir regarder les autres autour. Tous dataient de jours récents, bien triés, bien classés, bien rangés. Et plus les minutes passaient, plus Soren ne se sentait réellement pas à l’aise ici. Il finit par rejoindre les côtés de Jameson. « On devrait faire un tour des pièces proches pour tenter de comprendre pourquoi ça ressemble plus à rien ici… » Et jetant un coup d’oeil vers la jeune femme déguisée en mariée qu’il avait déjà commencé à oublier, il leva les yeux au ciel en soupirant. « … et explique lui de nouveau que non, le réseau ne va pas revenir d’ici peu elle a l’air con à avoir les mains en l’air comme ça là. » Il n’avait pas la patience pour ce genre de chose, c’était typiquement le genre de comportement face auquel il devait se retenir de faire des commentaires lorsqu’il s’agissait de ses élèves - ce n’était pas ce soir qu’il allait ressortir ce côté là de lui. Le côté qu’il laissa ressortir en revanche, à regarder l’état de l’hôtel, ce fut le Soren fumeur. Il ne se gêna pas pour rapidement allumer une clope qui avait miraculeusement tenue dans son paquet de sa veste.



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MessageSujet: Re: you're on your own, lost in the wild (jamoren) - event d'halloween   Mer 2 Aoû - 21:38



   
You're on your own, lost in the wild


Comme moi, Soren avait l’impression que l’hôtel était abandonné depuis des années. Mais alors pourquoi cette adolescente était-elle persuadée d’y avoir mis les pieds le matin même ? C’était à n’y rien comprendre. Alors que mon esprit essayait de trouver une explication rationnelle, j’ai regretté l’absence de Bly’, ma « sœur » au cerveau si développé lorsqu’il s’agit de proposer et valider des hypothèses loufoques. A défaut, j’avais Soren. Et il fallait croire qu’il était plus vif que moi dans ce genre de situation puisqu’il a pensé à faire un tour derrière le comptoir de l’accueil pour récupérer des lampes de poche étonnement récentes et étudier les documents qui s’y trouvaient. Je l’ai rejoint et j’ai froncé les sourcils en lisant le papier qu’il me montrait. Une facture qui datait de la veille au soir, soit quelques heures plus tôt seulement. Je l’ai rejoint derrière le comptoir, examinant avec lui les autres, tous datés de la semaine précédente. Il y avait aussi des câbles d’alimentation et de réseau, mais aucune trace des ordinateurs.

- C’est vraiment bizarre, j’ai soufflé en passant un doigt sur le meuble usé. Les installations et les documents laissent à penser que l’hôtel est toujours en fonctionnement, mais à côté de ça il a l’air à l’abandon depuis des années. Je veux dire, regarde moi cette poussière ! Impossible qu’ils aient des clients avec une saleté pareille !

J’ai dit en pointant mon doigt sous les yeux de Soren pour prouver mon point. Il a eut un mouvement de recul et j’ai compris que je l’avais un peu trop mis dans sa face. Ça m’aurait probablement fait rigoler dans d’autres circonstances. Au final, mon éternel compagnon de mésaventures m’a proposé de faire un tour dans les autres pièces pour évaluer la situation et j’ai hoché la tête, parce que je ne voyais pas vraiment ce que nous pouvions faire d’autre. J’allais me mettre en route quand j’ai réalisé qu’il n’avait pas bougé. Ses yeux étaient fixés sur la gamine dont nous avions hérités et un pli affligé barrait désormais son front. Cette fois-ci, sa remarque m’a arraché un petit sourire et j’ai secoué la tête en rejoignant la jeune femme.

- Éteins ça, tu veux ? Ton téléphone ne nous sera d’aucune utilité ici. Garde plutôt ta batterie au cas où les lampes nous lâchent, nous pourrions avoir besoin de l’éclairage de ton iPhone.

J’ai dit d’un ton que je voulais explicatif mais qui avait juste l’air autoritaire. Bordel, j’avais pas l’habitude de trimbaler des mômes avec moi et j’en avais pas côtoyé depuis l’époque où j’étais moi-même au lycée. Elle a fini par ranger son téléphone et m’a emboité le pas alors que j’avançais prudemment vers la pièce adjacente, qui avait dû jadis être le bar. Évidemment, elle se trouvait dans le même état d’abandon que l’entrée. Des verres cassés, des chaises renversées à la hâte, une fenêtre qui s’ouvrait et se fermait en claquant lugubrement, des bouteilles éventrées et… un cadavre ?

- Oh bordel !

J’ai murmuré, m’immobilisant immédiatement. J’ai tendu mon bras sur le côté pour que Soren et la gamine s’arrêtent là où ils étaient et je leur ai fait signe d’éteindre leurs lampes. La pièce est retombée dans le noir, uniquement éclairée par les rayons fantomatiques de la pleine lune. Tous mes sens me disaient de foutre le camp, mais il était hors de question que je cède à la peur. Peut-être que quelque part, le besoin de comprendre était plus fort. Ignorant les battements erratiques de mon cœur, je me suis penchée et j’ai utilisé les divers fauteuils et tables renversées pour me soustraire à la vue d’une éventuelle menace humaine ou animale. Je me suis frayée un chemin jusqu’à la silhouette étendue sur le sol, notant qu’elle appartenait à un homme d’une cinquantaine d’année. Ce n’est que lorsque je me suis accroupie à ses côtés que j’ai remarqué les viscères qui pendaient comme de grosses larves en dehors d’une blessure béante à l’abdomen. J’ai porté une main à mes lèvres pour me passer l’idée d’émettre le moindre son. J’ai lutté contre l’envie de me tirer parce que je voulais d’abord comprendre s’il s’agissait d’une attaque humaine ou animale. J’espérais animale, parce que je n’avais pas envie de gérer un problème de serial killer. Le truc, c’est que c’était pas aussi évident que je l’aurais cru. Cette plaie, c’était du n’importe quoi. Et autre détail étrange, l’odeur me paraissait étrange. J’avais déjà senti la mort de près, alors que je faisais des sitting dans des abattoirs lorsque j’étais adolescente. Ce mélange de rouille et de chaire chaude était gravé dans ma mémoire à jamais. Mais là, je ne discernais que le bois humide du plancher, la poussière des meubles et les vestiges d’alcool renversés. Cependant, je n’ai pas eu le temps de m’attarder sur ce détail étrange qu’un mouvement suspect m’a vivement fait relever la tête. C’était comme si quelqu’un était passé devant la porte qui menait aux cuisines, un peu plus loin. J’ai jeté un coup d’œil dans la direction de Soren et j’ai vu à son expression tendue qu’il l’avait aussi remarqué. Je lui ai fait tout un tas de signe incompréhensibles pour l’inciter à me rejoindre au niveau de la porte en longeant discrètement le mur. Espérant qu’il m’avait comprise, je me suis approchée de la porte, une main sur la poche qui contenait mon couteau suisse, et je me suis vaguement retournée pour voir où Soren en était.

Je n’ai pas eu le temps de sortir mon arme. Avec un grognement guttural, un truc vaguement humain m’a attrapée par les épaules et le cou. J’ai pas cherché à analyser la situation. Je savais grâce à Kyte que dans ces moments-là, chaque seconde d’hésitation peut vous coûter la vie. Et j’avais pas envie que mes boyaux viennent se mêler à ceux de l’autre victime. Alors j’ai attrapé les mains de mon agresseur et balancé un coup de pied dans ce que j’espérais être son tibia. Et puis je me suis brusquement baissée vers l'avant et j’ai utilisé cet élan pour le faire passer par-dessus mon épaule et l’éclater sur le sol en face de moi. Il est tombé avec un bruit sec et un gémissement s’est échappé de ses lèvres. Sans lui laisser le temps de se relever, je me suis accroupie sur lui pour l’immobiliser et j’ai sorti mon couteau de ma poche. A la base, j’avais simplement prévu de le placer sous sa gorge pour qu’on puisse faire tranquillement connaissance, sauf que j’ai changé d’avis quand un éclair a traversé le ciel, dévoilant sa gueule déchiquetée, ses dents qui claquaient dans une mâchoire a moitié arrachée, ses yeux blancs et son teint verdâtre. Un zombie. C’était un putain de zombie ! Y’avait bien une partie de mon cerveau qui me disait que c’était impossible, et à côté de ça je pouvais pas oublier l’autre type éventré derrière moi, et mon instinct de survie qui me disait de planter cette foutue lame dans la rétine du tas de putréfaction qui s’agitait sous moi. J’étais d’ailleurs à deux doigts de le faire lorsqu’il s’est mis à hurler comme un dératé. « NON ! NON PITIE ME TUEZ PAS ! » Tiens, voilà qui était étrange. Il me semblait que les zombies ne parlaient pas. Surprise, je l’ai dévisagé sans pour autant abaisser mon arme. « Je… je suis désolé. C’était une blague. Une blague nulle d’ailleurs. Je… merde. Je suis acteur. Tu peux regarder dans ma poche, y’a mon contrat et tout. »

- Acteur… ?

J’ai balbutié, un peu déstabilisée. « Oui ! Acteur ! » Il a bégayé en tremblotant. « On profite d’Halloween pour tourner un spin-off de la série The Walking Dead. Les personnes qui résident à l’hôtel gagnaient un maquillage de zombie gratuit si elles acceptaient de participer. Une façon de les dédommager pour… l’apparence de l’hôtel. » Il a continué. « Ah mais oui j’avais oublié ! » s’est écriée la gamine derrière nous avec excitation, et j’ai eu comme une envie de la claquer. J’ai levé les yeux vers Soren et je crois qu’il pouvait voir que j’étais au bout de ma vie – ou plutôt de ma patience. «  Je… je ne voudrais pas abuser mais… »

- QUOI ?

J’ai explosé, me retournant brusquement vers le type toujours au sol. Il s’est tassé sur lui-même et a dégluti avant de reprendre : « Ce serait trop vous demander de vous relever ? J'ai du mal à respirer... ». Je l’ai regardé un instant sans comprendre puis j’ai réalisé que j’étais toujours fermement assise sur son abdomen, immobilisant ses bras de mes genoux.

- Oh… Certes. J’ai marmonné en me redressant. Puis, sans même attendre qu’il soit totalement sur pieds : Est-ce que tout l’hôtel est dans cet état ? Il faudrait qu’on puisse parler au personnel, nous étions dans un accident à quelques kilomètres et les personnes qui nous accompagnaient sont dans une situation critique.    

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MessageSujet: Re: you're on your own, lost in the wild (jamoren) - event d'halloween   Jeu 31 Aoû - 13:09


« C’est vraiment bizarre. Les installations et les documents laissent à penser que l’hôtel est toujours en fonctionnement, mais à côté de ça il a l’air à l’abandon depuis des années. Je veux dire, regarde moi cette poussière ! Impossible qu’ils aient des clients avec une saleté pareille ! » Soren dut se retenir de ne pas avoir un petit rire. « Moi le premier, je fous pas les pieds dans un hôtel dégueulasse de la sorte. C’est un coup à attraper la mort rien qu’en restant trop longtemps dans ton lit. » Et pourtant, il n’était pas le genre de mec difficile à qui il fallait le grand confort à chaque fois qu’il sortait de chez lui. Mais là, ce n’était pas possible d’oser présenter un établissement dans cet état. Il se devait forcément d’être abandonné - malgré les factures et autres formulaires récents. Cependant, ils n’allaient pas rester là les bras croisés à regarder de vulgaires factures, il fallait qu’il avance, qu’ils trouvaient quelque-chose de concret et surtout qu’ils n’oublient pas qu’un bus entier de personnes les attendait en arrière. Jameson acquiesça assez rapidement quant il lui proposa son plan, avant d’avoir un sourire quand il leva les yeux au ciel à cause de la jeune femme qui se trouvait avec eux. « Éteins ça, tu veux ? Ton téléphone ne nous sera d’aucune utilité ici. Garde plutôt ta batterie au cas où les lampes nous lâchent, nous pourrions avoir besoin de l’éclairage de ton iPhone. » Soren poussa un soupire de soulagement lorsque la demoiselle écouta Jameson et rangea son téléphone. Ils se devaient de continuer, et Soren - pour être sûr qu’elle n’allait pas divaguer à droite et à gauche toute la balade - laissa passer la jeune femme à la suite de Jameson, fermant la marche, assurant leurs arrières avec un vulgaire morceau de bois qu’il avait quand même réussi à ramasser près de l’accueil malgré son seul bras valide. Si bien qu’il n’était pas encore entré dans la nouvelle pièce quand la voix de Jameson se fit de nouveau entendre. « Oh bordel ! » Le bras tendu, Jameson leur indiqua de s’arrêter - la demoiselle vint heurter ce dernier d’ailleurs à force de regarder dans tous les sens comme un petit chien perdu. La pièce était ravagée, à l’image de celle dans laquelle ils se trouvaient tous quelques instants plus tôt. Soren ne remarqua pas tout de suite l’endroit vers lequel le regard de Jameson se tournait, mais lorsqu’il comprit ce qu’elle regardait, il dut se retenir de ne pas rendre ses tripes, venant couvrir sa bouche de sa main libre, après avoir lâché son arme. « C’est dégueulasse. » D’accord, un homme semblait être décédé dans d’atroces souffrances, mais pour le moment c’était plus le côté affreusement gore qui gênait Soren. A son habitude, Jameson restait très calme, observante et elle semblait déjà tout analyser autour d’elle. Elle se dirigeait même déjà vers l’homme, s’accroupissant à ses côtés - Soren avait repris constance entre temps. En revanche, la jeune femme qui se trouvait avec eux ne résista pas quant au fait de rendre son diner - ce qui fit lever les yeux au ciel à Soren alors qu’il en menait pas beaucoup plus large quelques instants auparavant. « Alors ? » Il attendait des nouvelles de Jameson, savoir ce qu’elle déduisait de ce qu’elle avait sous les yeux. Soren en profitait pour jeter des coups d’oeil à droite, à gauche de temps à autres pour être sûr qu’ils ne se feraient pas attaquer par il ne savait quelle chose pendant qu’ils regardaient ailleurs. Technique de diversion, la cadavre au milieu de la pièce ? Qui savait, après tout. Il comprit que quelque-chose n’allait vraiment pas quand il entendit Jameson s’agiter dans son dos, le couteau suisse à deux doigts de s’abattre sur l’homme qui, sous elle… Et bien, semblait bien plus vivant que prévu. Fronçant les sourcils, Soren accouru aussi rapidement qu’il put vers le lieu du crime. « NON ! NON PITIE ME TUEZ PAS ! Je… je suis désolé. C’était une blague. Une blague nulle d’ailleurs. Je… merde. Je suis acteur. Tu peux regarder dans ma poche, y’a mon contrat et tout. » Ecoutant, en arrivant, les paroles de l’homme qui se trouvait en dessous de Jameson, Soren vint quand même par précaution attraper tranquillement le bras de Jameson, pour qu’elle abaisse sans tuer quelqu’un son couteau. « Acteur… ? » « Oui ! Acteur ! On profite d’Halloween pour tourner un spin-off de la série The Walking Dead. Les personnes qui résident à l’hôtel gagnaient un maquillage de zombie gratuit si elles acceptaient de participer. Une façon de les dédommager pour… l’apparence de l’hôtel. » Inspirant nerveusement, Soren finit par se reculer, la colère augmentant en son sein à vue d’oeil. « Dites moi que je rêve sérieusement. » Puis il se tourna lorsqu’il entendit la voix de la jeune femme, celle qui rendait encore ses tripes quelques instants auparavant. « Ah mais oui j’avais oublié ! » Le regard noir que lui jetèrent instantanément Jameson et Soren, et surtout avec une synchronisation à faire peur aux plus costaux, dut calmer la jeune femme car elle baissa le regard, se concentrant sur ses chaussures toutes abimées par la pluie et la marche. Le regard que Jameson et Soren s’échangèrent par la suite voulait en dire long. Comment réussissaient-ils toujours à se mettre dans des situations impossibles ? «  Je… je ne voudrais pas abuser mais… » « QUOI ? » Soren se rapprocha de nouveau de Jameson, prêt à intervenir si elle en venait aux mains. « Ce serait trop vous demander de vous relever ? J'ai du mal à respirer... » « Oh… Certes. » Jameson finit par se relever, et Soren commença à regarder les alentours avec un oeil nouveau. Effectivement, maintenant qu’il était au courant que rien de ça n’était vrai, les surprises et les tours de passe-passe pour mettre cet hôtel sans dessus-dessous se voyaient. Il fallait juste pouvoir prêter le bon oeil. « Est-ce que tout l’hôtel est dans cet état ? Il faudrait qu’on puisse parler au personnel, nous étions dans un accident à quelques kilomètres et les personnes qui nous accompagnaient sont dans une situation critique. » Tournant son regard tour à tour vers Jameson, puis vers l’homme de l’hôtel, Soren haussa un sourcil. « Ou un téléphone en état de fonctionnement serait parfait aussi, vous savez. Et une trousse de secours, éventuellement. » Le jeune homme - qui finalement ne devait pas avoir plus de vingt-cinq, voire trente ans - avait fini de se relever et d’enlever le surplus de décors qui se tenait sur lui. « Euh… Ouais ouais. Peut-être plus un téléphone et une trousse de secours, les autres de l’hôtel sont dans les bois en train de tourner une partie d’une autre scène. » Vu le regard étonné que Soren lui sortit par la suite, le jeune homme ne savait plus trop où se mettre. « Qu… Quoi ? » « Vous êtes pas au courant qu’il y a une tempête comme presque jamais vu qui est en train d’assaillir Brisbane ? Ou vous vous en foutez juste de tout autour de vous ? » Oui, il commençait à être énervé, si bien qu’il préféra soupirer un bon coup et tourner la tête. « Allons chercher les affaires. » Finalement, le matériel nécessaire - et d’actualité - se trouvait dans un pièce juste à côté de l’accueil, et ils purent surtout trouver de quoi soigner quelques blessés. « Et le téléphone ? » Soren haussa un sourcil en direction du jeune homme. « Euh… » Il sera la mâchoire. « Bah… En fait j’ai que mon portable, mais si tu dis que y’a une tempête… Ca va pas marcher. » Alors Soren s’avança pour venir exploser son poing en plein milieu du visage de l’autre débile.



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PETIT PLUS : Irlandaise & Amérindienne du Canada, j'ai un petit accent. Je me ressource dans la nature. Combattre les injustices me fait vibrer. Je suis aussi à l'aise dans les bas fonds de Dublin que dans les soirées guindées de l'élite australienne. Vegan depuis mes 15 ans, je milite pour préserver la nature. Légalement, de nos jours. Du moins j'essaie. J'ai adopté une chienne/louve que j'aime comme ma fille. Je n'ai jamais perdu un procès. Certains me décriraient comme une féministe autoritaire et mal baisée. Ceux là sont toujours perturbés lorsqu'ils rencontrent une femme qui se comporte comme eux.
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PHOENIX — The river's a hymnal and the leaves are applause. Trees sing in whispers with the wind pulling their arms. Hold still and listen, your hand on my heart; if you need them these beacons will lead you back to the start. Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté.


KYTE — No axe has seen these woods since before your father stood; the path is beaten good from the feet of all who wandered through it. Old growth holds hope, let the brambles scrape your skin; scars are story books, blood will wash away our sins. This one's for the man who's taught me loyalty, sacrifice and bravery.


ROBIN — I'm the anchor that keeps your feet on the ground; you're the wings that get my heart wandering. And if I follow you tonight, will you show me what it's like, to be alive?


MARTIN — Don't go there, don't pull the triger; it's not too late to turn your back. Doesn't matter who you are, if you take an eye for an eye, you'll make the world go blind.


IRENE — I know, it seems like we're all lost; but we see the secrets, we know the unknown. Keep close, hold my hand girl, just be strong; we can follow this river right back to your home. Guarded hearts only open up to each other.


ROSE — So this is why we try, we bet it all on hopeless; and swim against the tide until our every bone is broken. Your heart is pure, untamed, immaculate. The heart of a true leader.


SOREN — We should have died a hundred times but somehow we're still alive.

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MessageSujet: Re: you're on your own, lost in the wild (jamoren) - event d'halloween   Dim 3 Sep - 21:21



   
You're on your own, lost in the wild


J’ai hoché la tête pour approuver les paroles de Soren. Comme d’habitude, nous étions complémentaires dans notre façon de penser et d’agir. Je me suis dit que quelque part, c’était peut-être grâce à cette synergie que nous étions encore en vie malgré notre capacité hors du commun à nous retrouver dans des situations anormales, voire dangereuses. Le gamin de l’hôtel nous a appris que ses compères étaient à l’extérieur en train de tourner des scènes pour le film et je me suis demandée pourquoi ce crétin était resté ici, déguisé en zombie. A croire qu’il n’attendait que ça, de faire peur à de potentiels randonneurs qui s’étaient laissés surprendre par a tempête. Mon compagnon d’aventures semblait aussi surpris par cette remarque, mais c’est plus l’aspect pratique qui l’a fait tiquer : que foutaient ces abrutis dehors alors que le temps était carrément instable et que le vent menaçait d’arracher les arbres ? J’ai faillis en rajouter une couche mais j’ai réalisé que je n’en avais rien à foutre alors j’ai laissé couler. J’avais faim, j’étais fatiguée, j’avais froid, ma cheville me lançait, et je m’inquiétais pour tous ceux qu’on avait dû laisser derrière nous et qui ne me paraissaient pas vraiment apte à survivre trop longtemps en pleine nature sans soins ni provisions. On a suivi le drôle de zombie dans la pièce d’à côté et il s’est empressé de nous sortir une trousse de secours, avec l’air satisfait du mec qui vient de nous sauver la mise. J’aurais bien balancé mon poing dans sa face pour retirer cette expression goguenarde, mais la question de Soren s’en est chargée à ma place. « Et le téléphone ? ». Et bien il semblerait que le graal qui nous avait été promis n’était rien d’autre qu’un portable de merde, aussi inutile que pouvait l’être celui de Soren, de la gamine, ou encore le mien.

- Bordel de merde, on est tombés sur un abruti.

J’ai soupiré en me massant le sinus. J’ai fermé les yeux un quart de seconde, durant lequel j’entendis un bruit sec suivit d’un gémissement à fendre l’âme. Quand je les ait rouverts, le type de l’hôtel était étendu sur le sol et geignait en se tenant le nez tandis que Soren se frottait nonchalamment la main.

- Génial. J’avais oublié que tu frappais plus vite que ton ombre en temps de crise. J’ai sifflé en lui lançant un regard noir. Manquait plus que ça, maintenant on a un blessé de plus sur les bras !

Je me suis bien évidemment gardée de lui dire que j’avais moi-même été à deux doigts d’en venir aux mains – ça ne correspondait pas à l’image de l’avocate juste et réfléchie que je m’acharnais à renvoyer – et je me suis accroupie face au type qui braillait toujours.

- Laisse-moi voir. J'ai ordonné. Ignorant ses faibles protestations, j’ai écarté ses mains de son visage pour évaluer les dégâts. Rien de cassé, inutile d’en faire tout un plat. Trouve-toi un truc frais à te mettre sur l’arcade sourcilière et c’est tout juste si tu auras un hématome.

Et, sans m’intéresser plus longtemps à son cas, je me suis redressée et j’ai essuyé la paume de mes mains sur mon pantalon de chirurgienne vert d’eau.

- Cet hôtel est tellement loin dans la nature, je ne peux pas imaginer qu’il soit uniquement relié au réseau téléphonique aérien. Ceux de l’accueil sonnaient dans le vide, mais il doit bien y avoir une ligne qui passe par le réseau souterrain en cas d’urgence. J'ai raisonné à haute voix. Puis, relevant les yeux vers Soren : Si tu veux mon avis, c’est dans le bureau du manager. Ça te dit d’aller voir ? Pendant ce temps je vais essayer de trouver un véhicule pour qu’on puisse retourner auprès des autres et leur apporter quelques premiers soins. Hors de question que je retraverse cette foutue forêt à pieds par ce temps !

J’ai pesté, comme la vieille bique échevelée et irritée que je me faisais l’impression d’être.

© TITANIA
   


Follow in no footsteps, listen for the true guides

Wherever we go, we'll never be lost. Some follow the compass rose, some Follow the cross. Me, I follow roads compulsively till sirens call me off, then I wander, eyes closed, following song. •• The river, the woods
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MessageSujet: Re: you're on your own, lost in the wild (jamoren) - event d'halloween   Jeu 14 Sep - 13:15


« Bordel de merde, on est tombés sur un abruti. » Soren n’eut pas le temps verbalement de confirmer les dires de la jeune femme, mais il montra qu’il était de son côté d’une toute autre façon, plutôt radicale. Il y avait mis tout son coeur, dans ce coup de poing parti un petit peu trop vite. Il s’en rendit comptes lorsqu’il commença à sentir la douleur le lancer dans toute la main. Bien joué; en plus d’avoir un bras impotent et en écharpe, il venait de passer à côté de l’occasion de réduire sa seule main valide en miettes. « Génial. J’avais oublié que tu frappais plus vite que ton ombre en temps de crise. Manquait plus que ça, maintenant on a un blessé de plus sur les bras ! » Soren répondit dans un premier temps au regard noir de Jameson avant de venir lever les yeux au ciel. « Et moi j’avais oublié que tu devenais une maman poule. Tu l’as dit toi même, c’est un abruti, c’est pas si grave ! » Ce n’était pas vrai, et en plus les dernières paroles du jeune homme étaient méchantes. Qu’importe le niveau intellectuel du jeune homme, il ne devrait pas avoir à le frapper. Mais avec la douleur qui le lançait dans plusieurs parties de son corps - dont désormais sa main - et cette lassitude qui commençait à s’installer en lui de la situation, il se laissait dépasser par ses actions et ses paroles. Soupirant, il finit par détacher son regard de Jameson et par faire quelques pas en arrives au cas où l’autre abruti étendu encore sur le sol décide de dire de nouveau quelque-chose de débile. « Laisse-moi voir. Rien de cassé, inutile d’en faire tout un plat. Trouve-toi un truc frais à te mettre sur l’arcade sourcilière et c’est tout juste si tu auras un hématome. » Il se mit alors rapidement à détaler comme un lapin vers ce qui ressemblait aux cuisines de l’endroit - Soren arrêta d’y prêter attention par la suite. « Cet hôtel est tellement loin dans la nature, je ne peux pas imaginer qu’il soit uniquement relié au réseau téléphonique aérien. Ceux de l’accueil sonnaient dans le vide, mais il doit bien y avoir une ligne qui passe par le réseau souterrain en cas d’urgence. » Il sortit de nouveau une clope de sa poche, n’en ayant toujours rien à faire qu’il soit supposé être dans un endroit non fumeur. « Ils doivent bien être obligés d’avoir un système de secours, en ayant une affaire aussi loin dans les bois. » Parce-que ce n’était pas comme si les secours les plus proches ou l’endroit où le réseau daignait se montrer étaient proches d’ici. Et ce genre de refuges était fait sur des bases simples, là où la technologie n’avait toujours pas réellement sa place parmi la nature.  Jameson finit par relever le regard vers Soren, elle ne semblait pus autant énervée envers son geste que quelques minutes encore auparavant. « Si tu veux mon avis, c’est dans le bureau du manager. Ça te dit d’aller voir ? Pendant ce temps je vais essayer de trouver un véhicule pour qu’on puisse retourner auprès des autres et leur apporter quelques premiers soins. Hors de question que je retraverse cette foutue forêt à pieds par ce temps ! » Pinçant les lèvres, Soren finit par hocher la tête. « Et on s’attend ici une fois qu’on a terminé. Et on ne bouge pas tant qu’on est pas tous les deux revenus ici… » A ce moment là, Soren se rappela que la gamine qu’ils avaient trouvé dans les bois était toujours avec eux, beaucoup plus silencieux qu’au début, surement la chute d’adrénaline. « … tous les trois revenus. Je compte pas l’autre abruti dans le compte, lui il se démerde. » Et alors il tourna les talons. Même si ça le faisait chier de faire cette partie de l’aventure seul, il savait que Jameson avait raison et que s’ils voulaient s’en sortir au plus vite il fallait qu’ils se séparent pour trouver le plus d’éléments pouvant les aider. Soren était parti par un couloir qui partait du fond de l’accueil; de mémoire, quand il était petit, c’était le couloir interdit d’accès au public - bon indice pour indiquer que les gérants devaient se trouver dans le coin. Et la surprise ne fut pas si grande lorsqu’il découvrit que cette partie là de la bâtisse n’avait pas été touchée par les décorations. Le sol était propre, les murs intacts et surtout du faux sang ne jonchait pas sur le sol. Ce n’était pas grand chose mais ça permit à Soren de se décontracter un peu. Il ne mit d’ailleurs pas si longtemps que ça à trouver le-dit bureau… Mais tomba devant une porte fermée à clef lorsqu’il tenta de tourner la poignée. « Génial, manquait plus que ça. » Ecrasant sa cigarette sur le sol, il regarda la serrure pendant un instant, insistant sur la poignée pour voir s’il pouvait la faire sauter de force - mais sa main lui faisait encore trop mal du coup qu’il avait asséné au jeune homme. Par chance - dans ce malheur -, il trouva au fond du couloir, près de l’issue de secours, une hache. Il se demandait qui était l’abruti, le nouvel, qui avait bien pu laisser une hache trainer près d’une porte de la sorte, mais intérieurement il remercia cet abruti de l’être un peu trop et de lui venir en aide. Avec la force qu’il lui restait dans son seul bras valide, il vint par la suite détruire la porte de bois à coups de hache. Ca lui prit un bout de temps, mais il finit par pénétrer dans le bureau. La pièce était plongée dans le noir mais grâce à la lampe torche, Soren réussit à balayer la pièce du regard. Et effectivement, Jameson avait de nouvelle fois raison.  Sur un coin du bureau principal se situait un téléphone qui avait l’air trop vieux pour appartenir au monde moderne. Le jeune homme l’atteignit assez rapidement, priant intérieurement pour qu’il fonctionne… Et la tonalité se fit entendre à peine avait il porté le combiné à son oreille. Composant le numéro des secours, il espérait très fondement qu’ils ne soient pas trop débordés et qu’ils puissent leur venir en aide rapidement - et que surtout, ils auraient un véhicule à apprêter pour le reste des blessés. « Urgences générales de Brisbane, je vous écoute. » Il soupira de soulagement. « Enfin quelqu’un qui va pouvoir nous aider. Je vous appelle de l’Auberge du Silence, près des Slaughter Falls. On a eu un accident de la route avec le bus qui était censé nous emmener à l’hôpital d’ailleurs… » « Sur la route menant aux chutes ? » Soren fronça les sourcils. Cette intonation ne donnait rien de bon. « Oui, pourquoi ? » Son ton à lui devenait légèrement plus agressif et la femme au bout du téléphone mit un petit temps de nouveau avant de lui répondre. « … Cette route est inondée et barrée en amont, nous n’avons pas moyen d’y accéder depuis la ville. »



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KYTE — No axe has seen these woods since before your father stood; the path is beaten good from the feet of all who wandered through it. Old growth holds hope, let the brambles scrape your skin; scars are story books, blood will wash away our sins. This one's for the man who's taught me loyalty, sacrifice and bravery.


ROBIN — I'm the anchor that keeps your feet on the ground; you're the wings that get my heart wandering. And if I follow you tonight, will you show me what it's like, to be alive?


MARTIN — Don't go there, don't pull the triger; it's not too late to turn your back. Doesn't matter who you are, if you take an eye for an eye, you'll make the world go blind.


IRENE — I know, it seems like we're all lost; but we see the secrets, we know the unknown. Keep close, hold my hand girl, just be strong; we can follow this river right back to your home. Guarded hearts only open up to each other.


ROSE — So this is why we try, we bet it all on hopeless; and swim against the tide until our every bone is broken. Your heart is pure, untamed, immaculate. The heart of a true leader.


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MessageSujet: Re: you're on your own, lost in the wild (jamoren) - event d'halloween   Dim 17 Sep - 22:13



   
You're on your own, lost in the wild


Ce qui était bien avec Soren, c’est que nous étions aussi complémentaires qu’indépendants. Dans ce genre de situations d’urgence, il était capable de débrancher ses sentiments pour se contenter de suivre son cerveau et d’être le plus efficace possible. C’était une qualité que j’appréciais chez lui. Même si parfois son caractère de cochon venait tout gâcher. Mais j’étais prête à oublier ce coup de poing malencontreux du moment qu’on continuait à avancer. Alors quand il m’a proposé de nous retrouver tous les trois dans le hall de l’hôtel, j’ai hoché la tête et je suis partie vers le parking. Sur le pas de la porte, j’ai immédiatement été accueillie par de puissantes bourrasques et une pluie glaciale. Les mains serrées contre mon corps pour essayer de garder la chaleur près de mes organes vitaux, je me suis élancée à l’extérieur. Mes chaussures résonnaient sur l’asphalte trempé tandis que je me faufilais entre les voitures pour m’abriter et aussi pour vérifier si l’une d’entre elles n'étaient restée ouverte. Bordel, j’y voyais rien et je crevais de froid. Au cœur de la nuit, la tempête semblait s’être intensifiée et ça ne présageait rien de bon. Il ne fallait pas que je reste trop longtemps dehors si je ne voulais pas me taper une crise d’hypothermie. Fort heureusement, mon regard a bientôt accroché la forme d’un petit camion blanc utilitaire. J’aurais bien affiché un sourire victorieux si ma face n’était pas crispée par le froid. Je me suis précipitée vers la camionnette et par chance, la porte s’est ouverte. Malheureusement, aucune clef ne se trouvait à l’intérieur. Évidement. Je me suis penchée sous le tableau de bord et j’ai vaguement tiré sur quelques fils, comme j’avais vu de nombreux héros débrouillards le faire dans certains films d’action hollywoodiens. Mais il fallait se rendre à l’évidence, le seul truc qui risquait de se produire si je commençais à toucher à ces machins, c’était de cramer le moteur, ou une connerie dans le genre.

- Fais chier !

J’ai gueulé en donnant un coup nerveux dans le volant qui me répondit par un klaxon offusqué. Je suis sortie de l’habitacle et j’ai refermé la porte derrière moi avec un mouvement d’humeur, puis j’ai couru vers l’hôtel. Il fallait absolument que j’amène Soren ici. Comme il n’était toujours pas de retour dans l’entrée, j’ai demandé à la gamine de m’indiquer la direction qu’il avait prise et je me suis mise en quête du bureau du manager. Bientôt, je n’ai plus eu qu’à suivre sa voix tandis qu’il indiquait notre position à quelqu’un. J’ai senti mon cœur bondir d’espoir dans ma poitrine : ça signifiait forcément qu’il était parvenu à contacter les secours ! Je me sentais tellement soulagée que je n’ai même pas fait attention outre mesure à la hache enfoncée dans la porte. Cependant, ma joie s’effaça à mesure que je m’approchais de Soren qui affichait une mine à la fois irritée et désemparée. J’ai froncé les sourcils et je me suis penchée à son oreille pour essayer d’entendre ce qu’il se passait à l’autre bout du fil. « … Cette route est inondée et barrée en amont, nous n’avons pas moyen d’y accéder depuis la ville. » Elle se fou de ma gueule ? J’ai pensé amèrement. Puis, sans me soucier des conventions ni pouvoir me retenir, j’ai arraché le combiné des mains de Soren pour le coller à mes oreilles.

- Vous n’avez pas moyen d’y accéder ? C’est tout ? Mais creusez-vous la tête pour en trouver un de moyen, bon sang ! Nous parlons de vies ! Une vingtaine de femmes, d’hommes et d’enfants qui sont en train de crever de froid et de leurs blessures dans un putain de ravin, et vous me dites que vous ne pouvez rien faire ? Je fulminais tellement que je n’aurais pas été surprise si on me disait voir de la fumée sortir par mes oreilles. Secouez-vous et trouvez une barque, un hélicoptère, n’importe quoi ! Parce que si vous attendez une accalmie demain matin, je vous le dit tout de suite, il n’y aura plus personne à sauver.

J’ai lâché d’une traite. A l’autre bout du fil, il n’y avait qu’un silence pour accueillir mes paroles. J’ai pris quelques inspirations pour essayer de calmer les tremblements de colère et de froid qui parcouraient mon corps. J’ai entendu quelques échanges que je ne suis pas parvenue à comprendre, puis la voix féminine m’a répondu : « Nous allons essayer de détacher quelques personnes. » J’allais lui dire qu’essayer, ce n’était pas assez, mais la fille a dû le sentir car elle a raccroché avant que je ne puisse ajouter quoi que ce soit. J’ai regardé le combiné, dubitative, avant de le renfoncer brusquement sur sa base.

- Connasse. J’ai craché avant de relever les yeux vers Soren. Tu crois qu’ils finiront par bouger leurs culs ?

Je savais que le message était passé et que les secours en avaient saisi l’urgence. Mais je me doutais aussi qu’ils étaient déjà des centaines à risquer leur vie dans la ville, et j’ignorais s’ils allaient techniquement pouvoir rejoindre le parc pour sauver les victimes de notre accident. Et ne pas savoir me rongeait de l’intérieur. Je savais que je ne serai pas sereine tant que je ne serai pas assurée que les blessés étaient pris en charge, ou, au moins, à l’abri. J’ai pris une inspiration et me suis massée le sinus.

- Écoute, j’ai trouvé une sorte de grosse camionnette à l’extérieur. J’ai essayé de la faire fonctionner mais je suis nulle en mécanique. Je n’ai pas la moindre idée de quels fils frotter pour enclencher le moteur. Si tu te sens d’essayer, peut-être qu’on pourrait tenter de reprendre la route pour voir si on peut atteindre les autres et les ramener ici… ou au moins, nous pourrons vérifier qu’ils sont bien pris en charge par les secours de Brisbane. Qu’est-ce que tu en penses ?

© TITANIA
   


Follow in no footsteps, listen for the true guides

Wherever we go, we'll never be lost. Some follow the compass rose, some Follow the cross. Me, I follow roads compulsively till sirens call me off, then I wander, eyes closed, following song. •• The river, the woods
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MÉTIER : professeur de biologie à l'université de Brisbane.
LOGEMENT : apt. 128 redcliffe, dans l'appartement qu'il partageait avec Cleo mais que cette dernière semble désormais éviter comme la peste.

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : daltonien, le monde en nuances de gris › il a élevé Cami la fille de Cleo et de Matteo, pour palier à l'absence de son père › il a du mal à gérer la nouvelle du retour de Matteo parmi le monde des vivants
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MessageSujet: Re: you're on your own, lost in the wild (jamoren) - event d'halloween   Mer 4 Oct - 1:59


La première pensée que Soren eut alors que la jeune femme à l'autre bout du fil lui annonçait la dernière mauvaise nouvelle en date, ce fut elle se fout de ma gueule. Il n'eut cependant pas le temps de dire ou faire quoi que ce soit puisque le combiné lui fut arraché presque instantanément des mains - par Jameson, qui avait fini par le rejoindre au lieu de l'attendre comme prévu dans le hall de l'hôtel. « Vous n’avez pas moyen d’y accéder ? C’est tout ? Mais creusez-vous la tête pour en trouver un de moyen, bon sang ! Nous parlons de vies ! Une vingtaine de femmes, d’hommes et d’enfants qui sont en train de crever de froid et de leurs blessures dans un putain de ravin, et vous me dites que vous ne pouvez rien faire ? » Sa colère et sa frustration étaient clairement palpables en ce moment même, et Soren eut une seconde d'hesitation quant à est-ce qu'il devait intervenir ou non, sachant qu'il était presque sur qu'il s'en prendrait une s'il le faisait - ou que la jeune femme de l'autre côté de l'appel raccroche de peur s'il ne faisait rien. Elle n'avait pas tord, Jameson, et il était lui même en colère; mais là pour une fois qu'ils avaient une aide à l'autre bout du fil, ils allaient la faire filer pour des conneries. « Jameson, oh, calme toi... » Sauf qu'apparemment, elle n'écoutait plus ce qu'il se passait autour, a entendre comment elle repartit de plus belle. « Secouez-vous et trouvez une barque, un hélicoptère, n’importe quoi ! Parce que si vous attendez une accalmie demain matin, je vous le dit tout de suite, il n’y aura plus personne à sauver. » Un silence s'en suivit par la suite, que ce soit du côté de Jameson qui semblait revenir d'une bataille au front, du côté du combiné qui n'émettait plus aucun son - à croire que la seule secouriste qui était à leur disposition avait bel et bien disparue - ou du côté de Soren qui leva les bras, avant de les laisser tomber lourdement sur ses flancs, impuissant et dépité. Ils n'étaient pas bien partis de base, mais là leur situation ne s'ameliorait clairement pas. « Nous allons essayer de détacher quelques personnes. » Puis la jeune femme raccrocha. Un silence pesant - mais bref - prit sa place dans l'atmosphère, alors que Jameson remontait son regard vers le jeune homme. « Connasse. Tu crois qu’ils finiront par bouger leurs culs ? » Alors il leva les yeux au ciel. « Ils vont le faire parce-qu'ils auront pas le choix, mais pas par gaieté de cœur ça c'est sur vu comment tu viens de la pourrir alors que c'était notre seul espoir de secours ! » Soren finit par venir inspirer longuement pour se calmer à son tour, avant de faire quelques pas. Au moins, les secours étaient prévenus, c'etait un bon point de départ. Cependant, il leur restait toujours le chemin retour jusqu'au clan des réfugiés à faire avant de pouvoir bénéficier de cette dite-aide. « Écoute, j’ai trouvé une sorte de grosse camionnette à l’extérieur. J’ai essayé de la faire fonctionner mais je suis nulle en mécanique. Je n’ai pas la moindre idée de quels fils frotter pour enclencher le moteur. Si tu te sens d’essayer, peut-être qu’on pourrait tenter de reprendre la route pour voir si on peut atteindre les autres et les ramener ici… ou au moins, nous pourrons vérifier qu’ils sont bien pris en charge par les secours de Brisbane. Qu’est-ce que tu en penses ? » Une inspiration, deux inspirations - et de trois inspirations pour tenter de reprendre correctement son calme. « Pour l'instant de toutes façons c'est la meilleure solution qu'on ait. Après je pourrai rien faire avec mon bras mort là. » Il pointa du regard le bras qu'il avait en écharpe depuis le début de leur aventure. « Mais si on se sert de tes mains on devrait s'en sortir. J'suis pas très bon en mécanique mais on va tenter. » Se relevant du bord du bureau où il s'était assis, Soren reprit la direction de la sortie, vers la grande porte par laquelle ils étaient entrés plusieurs dizaines de minutes plus tôt pour tomber dans cette maison de malades mentaux. La jeune femme qu'ils avaient trouvé dans les bois était d'ailleurs toujours assise dans le hall, semblant chercher toujours désespérément le réseau - Soren se contenta de lever les yeux au ciel avant de mettre un pied dehors. « Alors cette camionnette ? » Il tourna son regard vers Jameson, attendant qu'elle l'amène vers l'endroit où elle avait vu leur futur moyen de transport, moyen de sortir de cet enfer.



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Dernière édition par Soren West le Mer 11 Oct - 0:28, édité 1 fois
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PETIT PLUS : Irlandaise & Amérindienne du Canada, j'ai un petit accent. Je me ressource dans la nature. Combattre les injustices me fait vibrer. Je suis aussi à l'aise dans les bas fonds de Dublin que dans les soirées guindées de l'élite australienne. Vegan depuis mes 15 ans, je milite pour préserver la nature. Légalement, de nos jours. Du moins j'essaie. J'ai adopté une chienne/louve que j'aime comme ma fille. Je n'ai jamais perdu un procès. Certains me décriraient comme une féministe autoritaire et mal baisée. Ceux là sont toujours perturbés lorsqu'ils rencontrent une femme qui se comporte comme eux.
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PHOENIX — The river's a hymnal and the leaves are applause. Trees sing in whispers with the wind pulling their arms. Hold still and listen, your hand on my heart; if you need them these beacons will lead you back to the start. Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté.


KYTE — No axe has seen these woods since before your father stood; the path is beaten good from the feet of all who wandered through it. Old growth holds hope, let the brambles scrape your skin; scars are story books, blood will wash away our sins. This one's for the man who's taught me loyalty, sacrifice and bravery.


ROBIN — I'm the anchor that keeps your feet on the ground; you're the wings that get my heart wandering. And if I follow you tonight, will you show me what it's like, to be alive?


MARTIN — Don't go there, don't pull the triger; it's not too late to turn your back. Doesn't matter who you are, if you take an eye for an eye, you'll make the world go blind.


IRENE — I know, it seems like we're all lost; but we see the secrets, we know the unknown. Keep close, hold my hand girl, just be strong; we can follow this river right back to your home. Guarded hearts only open up to each other.


ROSE — So this is why we try, we bet it all on hopeless; and swim against the tide until our every bone is broken. Your heart is pure, untamed, immaculate. The heart of a true leader.


SOREN — We should have died a hundred times but somehow we're still alive.

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MessageSujet: Re: you're on your own, lost in the wild (jamoren) - event d'halloween   Sam 7 Oct - 14:58



   
You're on your own, lost in the wild


J’ai observé Soren alors qu’il tentait de reprendre son calme pour pondérer les informations que je venais de lui transmettre. Après quelques inspirations, il en vint à la même conclusion que moi : nous n’avions pas vraiment le choix. Nous pouvions nous terrer dans cet hôtel comme des lâches et panser nos plaies ou bien sortir et essayer de faire quelques choses pour les autres blessés qui devaient crever de froid là où on les avait laissés. Dans ce contexte, il était évident que nous allions choisir la deuxième option, même si j’étais nulle en mécanique et que les mains de Soren étaient inutilisables à cause de sa blessure.

- Si tu me dis quoi faire ça ne devrait pas poser de problème. Mais je te préviens si je me prends un coup de jus je te roule dessus.

Je l’ai prévenu, très sérieuse. Je n’étais même pas certaine de savoir si les voitures fonctionnaient de façon électrique ou mécanique. Ce genre de concepts ne m’avaient jamais intéressée. C’était bien dommage, d’ailleurs, parce que c’était le genre de connaissances pratiques qui s’avéraient utiles dans la vie de tous les jours. On est sortis du bureau et j’ai frotté mes bras pour tenter de me réchauffer. Au même moment, mes yeux ont accroché quelques couvertures qui traînaient dans le lobby le l’hôtel. J’en ai attrapé quelques-unes, en me disant que j’allais m’enrouler dedans pendant le trajet, et qu’elles serviraient incontestablement aux réfugiés de l’accident si jamais personne n’était venu les secourir entre temps.

- Elle est là-bas, près des cuisines.

J’ai dit en désignant l’engin blanchâtre du menton. J’ai suivi Soren dans sa direction et j’ai balancé les couvertures dans l’espace arrière avant de m’installer sur le siège passager pour le regarder appréhender la situation.

- Alors ? J’ai demandé en me levant pour prendre sa place. Qu’est-ce que je fais pour la faire démarrer ?

J’avais même pas envie de lui demander si ça lui semblait possible ou pas. Il fallait que ça fonctionne. Parce qu’il n’y a rien que je détestais plus que de me sentir inutile dans une situation critique. L’idée d’attendre à l’hôtel que la tempête se passe me paraissait inconcevable. J’avais envie de retrouver les réfugiés, de les entasser dans le camion, et de les ramener jusqu’à un hôpital à Brisbane. J’avais envie d’un médecin regarde ma cheville et me file des antidouleur. Et j’avais envie de me faire couler un bain brûlant, de m’y abandonner quelques instants, jusqu’à ce que mes membres glacés se réchauffent. Et enfin de m’enfoncer dans la douceur de mes draps pour dormir jusqu’au petit matin, en écoutant la pluie battre contre ma fenêtre depuis mon matelas moelleux. Mais j’avais comme l’impression que le destin avait décidé d’être franchement sadique avec nous aujourd’hui, et cette perspective était loin de me ravir. J’ai laissé échapper un soupir et mes yeux ont accroché les prunelles argentées de Soren.

- Tu crois qu’un jour on arrivera à passer du temps ensemble sans que le monde ne menace de s’écrouler autour de nous ? Je veux dire, on est foutrement maudits quand même, non ? Dans ce contexte, c'est peut-être pas une mauvaise chose qu'on ait pas gardé contact après Yellowstone. On serait mort douze fois si ça se trouve.

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MessageSujet: Re: you're on your own, lost in the wild (jamoren) - event d'halloween   Mer 11 Oct - 0:42


« Si tu me dis quoi faire ça ne devrait pas poser de problème. Mais je te préviens si je me prends un coup de jus je te roule dessus. » La remarque de Jameson ne put que lui faire lever les yeux au ciel, bien qu’elle l’amusait d’un autre côté. Après tout, il ne pouvait pas s’attendre à une réaction moindre de sa part, c’était Jameson dont on parlait. « Je m’arrangerai pour t’électrocuter définitivement avant alors. » Ils repartirent en direction de la dite voiture, se trouvant non loin de l’entrée - c’était d’ailleurs un miracle de un, qu’elle soit toujours là et de deux, qu’ils aient fini par la trouver alors qu’elle n’avait pas du tout attiré leur attention jusque maintenant. Jameson semblait avoir trouvé quelques couvertures avant de sortir de l’hôtel, et Soren se garda de lui faire un compliment sur l’intelligence de son geste, bien qu’il soit d’accord pour dire que c’était une bonne idée. Rapidement, Jameson monta dans la voiture. « Alors ? Qu’est-ce que je fais pour la faire démarrer ? » Soren ouvrit le dessous du volant pour voir les fils qui s’y trouvait. Il se laissa également quelques instants pour réfléchir. Comme il l’avait bien précisé à Jameson, la mécanique et lui ce n’était pas une grande histoire d’amour, mais il allait faire de son mieux surtout. Ils n’avaient pas le choix, et la phrase et le ton employés par la jeune femme lui avaient très bien fait comprendre la chose. « Tu crois qu’un jour on arrivera à passer du temps ensemble sans que le monde ne menace de s’écrouler autour de nous ? Je veux dire, on est foutrement maudits quand même, non ? Dans ce contexte, c'est peut-être pas une mauvaise chose qu'on ait pas gardé contact après Yellowstone. On serait mort douze fois si ça se trouve. » Soupirant - plus de désespoir pour leur situation que d’ennui -, il continua de regarder les fils tout en conversant avec Jameson - il ne fallait pas perdre de temps. « On a été boire un thé une fois ensemble. Et aucune météorite ne nous ait tombé dessus; je trouve que c’est un bon début quand même. » Même si’l devait avouer que, dès qu’ils se voyaient, quelque-chose partait en catastrophe. Ils avaient une certaine poisse séparés, qui semblait s’accroitre exponentiellement lorsqu’ils étaient réunis. « Et puis comme je dis, ça nous fera des histoires à raconter à nos petits enfants comme ça. » La phrase pour rassurer, pour blaguer et détendre l’atmosphère. Il savait pas si c’était bienvenu, mais il tentait - surtout parce-qu’il avait besoin de s’apaiser légèrement l’esprit pour comprendre ce qu’il allait devoir faire par la suite. « Bon. » Il se releva légèrement de sa position, relevant le regard vers Jameson. « Ca va peut-être fonctionner, mais va falloir qu’on change de place pour ça, faut que t’aies accès correctement aux fils. » Il finit par faire le tour de la voiture, simultanément de Jameson, pour prendre la place passager pendant qu’elle s’installait aussi bien que possible à hauteur des fils. « Il faudrait juste prier pour qu’il y ait une pince ici ou quelque-chose… A moins que t’aies ton couteau suisse encore sur toi ? » Elle était du genre à ne pas s’en séparer, au cas où une vraie attaque de zombies sommeille quelque-part, les attendant au détour d’un sentier. Et Soren ne s’en plaignait pas, ça les avait déjà sauvé maintes fois de situations merdiques comme celles-ci. Il devrait peut-être d’ailleurs songer à s’en procurer un lui aussi, pour la prochaine fois - parce-que maintenant il ne doutait plus du fait qu’il y aurait forcément une prochaine fois, vu comment les choses tournaient ces derniers temps. Et la tempête qui continuait de gronder autour d’eux l’avertissait que l’aventure du jour n’était pas encore finie - et merde.



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MessageSujet: Re: you're on your own, lost in the wild (jamoren) - event d'halloween   Jeu 19 Oct - 19:31



   
You're on your own, lost in the wild


Soren m’a rappelé que nous étions parvenus à boire un café en toute tranquillité, une fois. J’ai laissé échapper un petit rire. Comparé à toutes les merdes que nous avions vécues ensemble, cette sortie entre amis me semblait presque étrange, décalée. Il continua ensuite en me disant que ça ferait des histoires intéressantes à raconter à nos petits-enfants et j’ai senti cette douleur familière dans ma poitrine, à l’endroit où mon cœur était censé battre.

- Parle pour toi. Je pense que je suis pas loin de passer la date de péramption en termes de gosses. Je crois que je suis bien partie pour ne jamais en avoir.

J’ai soupiré. Et puis j’ai soudainement eu l’impression d’en avoir trop dit. D’avoir partagé quelque chose de trop personnel, et la sensation de vulnérabilité qui accompagnait cette confession me mit mal à l’aise. Alors je me suis raclé le fond de la gorge et je me suis redressée, un sourire feint sur les lèvres.

- Mais c’est pas grave, j’aurai au moins de quoi traumatiser les tiens.

J’ai plaisanté avec une légèreté que j’étais loin de ressentir. J’avais envie de changer de sujet. De me replonger dans ces catastrophes naturelles qui, au final, m’inquiétaient moins que des choses classiques de la vie courante, apparemment. Soren se releva bientôt et m’expliqua que nous allions devoir changer de place pour que je puisse avoir accès aux fils. J’ai hoché la tête, de nouveau concentrée sur notre mission et notre mission uniquement. J’ai glissé sur son siège tandis qu’il s’élançait à l’extérieur pour faire le tour de la camionnette, et je me suis penchée sous le siège pour éclairer les fils en question. Soren me parla alors d’une pince et je n’avais aucune foutue idée de ce à quoi son outil mystère était censé ressembler, mais heureusement il invoqua ensuite mon couteau suisse, et pour le coup voilà une arme que je maitrisais parfaitement. J’ai senti un sourire de côté fendre mon visage alors que je fouillais dans la poche de mon costume.

- Que ferait une chirurgienne sans son scalpel ?

J’ai plaisanté en l’ouvrant devant ses yeux. Puis j’ai glissé ma lampe torche entre mes dents et je me suis penchée sous le siège pour éclairer les fils. Concentrée sur les recommandations de Soren, j’ai entrepris de trancher les fils et de les frotter entre eux comme il me l’indiquait. Evidemment, je n’avais pas la main. Et j’ai dû m’y reprendre plusieurs fois avant que le moteur ne daigne enfin frémir.

- YAY !

J’ai hurlé en me redressant brusquement, savourant ma victoire. Et, sans attendre davantage, j’ai enclenché la première et engagé le véhicule dans la petite pente glissante qui menait jusqu’à la route de terre que nous avions empruntée pour venir jusqu’ici.

- J’espère que les autres n’ont pas bougé parce que sinon ça va être galère de les retrouver. D’ailleurs, tu te souviens du chemin à prendre ? Si je me souviens bien il y avait un carrefour au niveau de tes chutes hantées.

© TITANIA
   


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MessageSujet: Re: you're on your own, lost in the wild (jamoren) - event d'halloween   Mar 21 Nov - 8:36


« Parle pour toi. Je pense que je suis pas loin de passer la date de péremption en termes de gosses. Je crois que je suis bien partie pour ne jamais en avoir. » Soren mit quelques instants avant de tourner de nouveau le regard vers Jameson, un peu surpris de sa remarque. Cependant, leur relation, ça n’allait pas dans ce sens là; il pourrait même presque dire qu’ils n’étaient pas assez proche pour partager des éléments, peut-être même des secrets, de la sorte. Jameson dut se rendre comptes que ses paroles avaient été très intimes pour une fois car elle se ressaisit rapidement pour enchainer. « Mais c’est pas grave, j’aurai au moins de quoi traumatiser les tiens. » Alors il s’autorisa un petit rire, parce-qu’il savait que ça, en revanche, ça risquerait d’arriver. Finalement, Soren reprit du sérieux pour se concentrer de nouveau sur leur situation. Une voiture qui ne démarrait pas, ça ne devait pas être si sorcier que ça non ? Alors, mettant tous ses neurones en fonctionnement, il tentait de se rappeler tout ce qu’il pouvait savoir sur les voitures. Mais la première chose qu’ils devaient faire, surtout, c’était changer de place - car maintenant qu’il avait jeté un coup d’oeil à la voiture, il fallait que Jameson se mette en position pour appliquer ses idées. Il lui demanda par la suite si elle avait son couteau-suisse, une idée germant dans son crâne. « Que ferait une chirurgienne sans son scalpel ? » Soren soupira de soulagement. Si Jameson ne l’avait pas eu sur elle, la suite de son plan était foutue. « Bien. Il va falloir que t’enlève une partie du tuyau qui protège le fil. » Il lui expliqua comment dénuder des bouts de fils - il ne savait même plus comment il avait lui-même appris ni comment il avait réussi à s’en souvenir -, pour qu’elle puisse par la suite venir les frotter l’un contre l’autre. Les secondes parussent longues, après. Celles où Jameson asseyait, tentant tant bien que mal de faire le geste au mieux - mais clairement elle n’avait pas ça dans le sang. Une première fois, la voiture fit une fausse joie à Soren. Elle finit cependant par démarrer au bout d’une minutes ou deux. « YAY !  » Venant poser sa tête contre l’appui du siège, Soren ferma les yeux quelques instants, soulagé. Si Jameson n’avait pas réussi, ils ne seraient probablement pas sortis de ce trou à rats avant un bon bout de temps. Elle avait les mêmes idées que lui en tête car elle ne perdit pas de temps en s’engagea directement dans l’allée qui partait de cet hôtel maléfique. « J’espère que les autres n’ont pas bougé parce que sinon ça va être galère de les retrouver. D’ailleurs, tu te souviens du chemin à prendre ? Si je me souviens bien il y avait un carrefour au niveau de tes chutes hantées. » Soren ricana légèrement. « S’ils ont bougé, je les laisse crever. Ils avaient qu’à nous écouter. » Parce-que s’il y avait bien quelque-chose qu’il n’était pas près d’accepter dans cette situation, ce serait que les autres se soient foutus d’eux en se cassant et qu’il leur arrive quelque-chose - ce serait bien fait. « Et ouais c’est ça pour la route. Et aussi, après les chutes t’as l’impression de ressortir encore plus de la ville, mais c’est normal; le chemin fait un espèce de labyrinthe là-dedans. Contrairement à nous au début où on a coupé à travers bois. » Soren commençait à sentir quelques uns de ses muscles qui se détendaient, se sentant presque sorti de la galère. Cependant, la chute d’adrénaline faisait que la douleur au bras commençait à le lancer de nouveau - des grimaces faisaient aussi leur retour. « J’espère qu’on pourra mettre tout le monde dans la camionnette en vrai, pour faire qu’un trajet vers l’hôpital, car je sens que je vais avoir besoin d’anti-douleur très rapidement. » Mais il fallait rester concentré encore un instant. La route retour jusqu’au petit groupe leur parue rapide, contrairement au temps qu’ils avaient mis à crapahuter dans la forêt à l’aller. Soren fut presque surpris en vrai en voir que le petit groupe n’avait pas bougé, toujours à l’abri sous les roches qu’ils leur avaient indiqué. Le seul bémol était que quelqu’un avait eu le temps de passer l’arme à gauche pendant qu’ils étaient partis.



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SURNOM : Jaimie, Jam'. Maître Winters au boulot. Au lit, aussi.
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UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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PHOENIX — The river's a hymnal and the leaves are applause. Trees sing in whispers with the wind pulling their arms. Hold still and listen, your hand on my heart; if you need them these beacons will lead you back to the start. Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté.


KYTE — No axe has seen these woods since before your father stood; the path is beaten good from the feet of all who wandered through it. Old growth holds hope, let the brambles scrape your skin; scars are story books, blood will wash away our sins. This one's for the man who's taught me loyalty, sacrifice and bravery.


ROBIN — I'm the anchor that keeps your feet on the ground; you're the wings that get my heart wandering. And if I follow you tonight, will you show me what it's like, to be alive?


MARTIN — Don't go there, don't pull the triger; it's not too late to turn your back. Doesn't matter who you are, if you take an eye for an eye, you'll make the world go blind.


IRENE — I know, it seems like we're all lost; but we see the secrets, we know the unknown. Keep close, hold my hand girl, just be strong; we can follow this river right back to your home. Guarded hearts only open up to each other.


ROSE — So this is why we try, we bet it all on hopeless; and swim against the tide until our every bone is broken. Your heart is pure, untamed, immaculate. The heart of a true leader.


SOREN — We should have died a hundred times but somehow we're still alive.

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MessageSujet: Re: you're on your own, lost in the wild (jamoren) - event d'halloween   Ven 8 Déc - 14:11



   
You're on your own, lost in the wild


« S’ils ont bougé, je les laisse crever. Ils avaient qu’à nous écouter. » La remarque de Soren était tellement naturellement grognon que je n’ai pas pu retenir un éclat de rire. Dans le fond, je ne pouvais pas lui en vouloir. Je crois même que je n’étais pas loin de penser la même chose. Merde alors, je n’avais rien d’une secouriste ou d’une bonne âme samaritaine. J’étais juste une nana à qui la vie a appris à réagir dans ces situations d’urgences qui semblent en paralyser tant d’autres. Ça me traumatisait, d’ailleurs, de voir l’immobilité de la plupart des gens dans ce genre de situation. Leur confiance aveugle en un système qui ne peut pas grand-chose pour eux au final. L’attente béate d’un secours quelconque, d’un ordre auquel obéir, d’une issue miraculeuse. Moi, j’aurais jamais supporté de rester sur la touche en attendant que quelqu’un se bouge pour me sauver. Je préférais crever en essayant de m’en sortir toute seule. Soren était un peu comme moi de ce point de vue-là. Toujours prêt à se jeter dans l’action, à se dire qu’il apprendrait ce dont il aurait besoin au fur et à mesure de nos aventures. Je me suis demandé s’il avait toujours été comme ça ou s’il l’avait acquis par la force des choses. Puis je me suis souvenue du gosse boudeur qui m’avait suivie au cœur de Yellowstone sans jamais s’épandre sur sa peur, et puis j’ai trouvé ma réponse.

- Génial, j’avais vraiment envie de faire des kilomètres sur des chemins de merde gorgés d’eau. J’ai maugréé en apprenant que notre route serait un véritable dédale en pleine forêt. Enfin, au moins on a un semblant de chauffage. Mes membres commençaient à glacer avec le vent et cette pluie.

J’ai soupiré en suivant ses indications. L’éclairage était faible et mes yeux ne lâchaient pas la route. J’avais beau conduire doucement, j’étais tendue comme une arbalète. C’était vraiment pas le moment de louper un virage un peu raide et de finir une deuxième fois contre le tronc d’un arbre qui n’avait rien demandé. « J’espère qu’on pourra mettre tout le monde dans la camionnette en vrai, pour faire qu’un trajet vers l’hôpital, car je sens que je vais avoir besoin d’anti-douleur très rapidement. » Je me suis autorisée à relever les yeux vers Soren pour étudier son visage. Il avait les traits contractés, ce qui n’était pas vraiment pour me rassurer. J’espérais que cette escapade nocturne à travers les bois n’ait pas poussé trop loin les limites de son corps.

- Vu la taille de l’engin, ça ne devrait poser aucun problème. J’ai répondu d’un ton assertif comme pour le rassurer. Ils seront un peu serrés, mais mieux vaut ça que de rester encore des heures sous cette pluie sans aucun soin.

J’ai senti comme un poids sur mes poumons alors que je prononçais ces paroles. J’avais douloureusement conscience du temps qui s’était écoulé depuis que nous étions partis chercher du secours. Et je savais aussi qu’une blessure, des températures basses et une longue attente sans soins pouvaient provoquer des états de choc assez balaises. Au cours de la dernière heure, j’avais refusé de penser à toutes ces éventualités pour ne pas les laisser me déconcentrer de notre tâche. Mais maintenant qu’on avait trouvé un plan pour ramener tout le monde à bon port, je sentais mon pessimisme naturel revenir au galop. Cependant, je n’avais aucune envie d’inquiéter Soren, alors j’ai gardé le silence pendant les dernières minutes du trajet. Après un énième tournant, la carcasse de ce qui a jadis été notre bus s’est dressée devant nous et j’ai garé la camionnette sur le bas-côté. A ma grande surprise, le petit groupe se trouvait toujours quelques mètres plus loin dans la descente. Comme je le craignais, une personne n’avait pas survécu à l’attente, et alors que j’aidais deux hommes à l’envelopper dans une couverture, je savais que ses traits figés et son regard fixe me hanteraient longtemps.

- Allongez-le sur la banquette arrière de la camionnette.

Je leur ai conseillé avant de me diriger vers le reste du groupe pour aider une jeune femme boitillante à remonter la pente. Séparer notre compagnon décédé de ceux qui étaient encore vivants me paraissait important pour ne pas choquer les mômes et stresser les blessés les plus graves. Avec l’aide de Soren et d’autres personnes en relativement bonne condition, on a pu remonter tout le monde dans le conteneur de la camionnette. Je suis montée avec eux et j’ai distribué les couvertures à nos compagnons transis de froid. A la base, j’avais imaginé nous conduire jusqu’à l’hôpital, mais maintenant, je ne me voyais pas retourner à l’avant tandis que ces personnes continuaient d’agoniser.

- Hey, j’ai dit à un type qui avait l’air plutôt en forme. Tu prends le volant. Soren, tu veux bien lui indiquer le chemin pour sortir de cette forêt ? Déconnez pas sur la route, restez concentrés et évitez de nous foutre dans un fossé. Je vais rester à l’arrière.

« T’es un docteur ? » M’a demandé une petite blonde aux yeux bleus avec une oreille en sang, et j’ai senti mon cœur se serrer.

- Ouai, quelque chose comme ça.

J’ai dit pour la rassurer. En réalité, j’avais à peine quelques notions de secourisme, acquises lors d’un stage et appliquées quelques fois sur le terrain en compagnie de Kyte, à l’époque où je le suivais dans toutes ses actions de libération animale et devait régulièrement panser ses plaies. J’ai plongé dans la petite trousse de secours récupérée à l’hôtel et j’ai glissé quelques antalgiques dans la main de Soren avant qu’il ne ressorte de la camionnette. « Pour la douleur », j’ai glissé. Puis la porte a claqué et le véhicule s’est ébranlé, lourd du poids de sa cargaison humaine. Le voyage m’a paru à la fois long et excessivement court. J’ai désinfecté quelques plaies, frictionné une personne à deux doigts de la crise d'hypothermie, appliqué de la crème sur une dizaine de brûlures, de l’arnica sur une autant d’hématomes et resserré un garrot. Il y avait tellement plus à faire, mais rien qui soit dans mes compétences. Pour le coup, je me suis sentie franchement démunie et désespérée. Bordel, on pouvait pas arriver à l’hôpital assez vite. Enfin, le camion s’est arrêté, et lorsque les portes arrière se sont ouvertes et que j’ai vu les ambulanciers, j’étais tellement soulagée que mon corps s’est détendu d’un coup et que j’ai manqué de faire un malaise. Je me suis traînée hors de l’habitacle pour laisser le personnel médical faire son boulot et je me suis appuyée contre la porte de la camionnette pour ne pas perdre l’équilibre. « Mais d’où est-ce que vous sortez bon sang ! » s’exclama un médecin qui traversait le parking en courant dans notre direction.

- De la forêt. Le bus qui était censé nous ramener s’est retourné et a pris feu. Le conducteur et un des passagers n’ont pas survécu. Les autres sont tous là.

J’ai expliqué mécaniquement, comme dans un songe. Je le regardais à peine. Mes yeux sondaient l’agitation, espérant accrocher la silhouette de Soren dans la mêlée.

© TITANIA
   


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