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 you're on your own, lost in the wild (jamoren) - event d'halloween

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ÂGE : Trente-six ans.
SURNOM : Jaimie, Jam'. Maître Winters au boulot. Au lit, aussi.
STATUT : Célibataire. Je ne suis pas sûre de savoir aimer, ou être aimée.
MÉTIER : Avocate associée chez Ashburn Rose. Militante écologiste et condition animale.
LOGEMENT : #102 Logan City, une superbe villa bien trop grande... et vide.

POSTS : 3672 POINTS : 125

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Irlandaise & Amérindienne du Canada, j'ai un petit accent. Je me ressource dans la nature. Combattre les injustices me fait vibrer. Je suis aussi à l'aise dans les bas fonds de Dublin que dans les soirées guindées de l'élite australienne. Vegan depuis mes 15 ans, je milite pour préserver la nature. Légalement, de nos jours. Du moins j'essaie. J'ai adopté une chienne/louve que j'aime comme ma fille. Je n'ai jamais perdu un procès. Certains me décriraient comme une féministe autoritaire et mal baisée. Ceux là sont toujours perturbés lorsqu'ils rencontrent une femme qui se comporte comme eux.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : PhoenixKyte [3]SorenSoren [3]IreneRose [2]

PHOENIX ELLSWORTH
Nous rêvions juste de liberté...

KYTE SAVARD
This one's for the man who taught me Loyalty, Sacrifice and Bravery

ROBIN-HOPE BERRY
She believed she could save my heart, so she did ♥

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RPs EN ATTENTE : Phoenix [2] ↟ Robin [4] ↟ Alvaro
PSEUDO : Whitefalls/Whitewolf
AVATAR : Maggie Siff
CRÉDITS : Ilyria (avatar), anaëlle. (signature) & tumblr
DC : Kyte le vieux loup de mer & Aisling l'innocente rêveuse
INSCRIT LE : 08/03/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t7655-jaimia-winters-you-were-expecting-me-to-be-a-man-my-father-was-too http://www.30yearsstillyoung.com/t13536-jameson-winters-lone-wolf-looking-for-her-pack http://www.30yearsstillyoung.com/t12178-jameson-winters

MessageSujet: Re: you're on your own, lost in the wild (jamoren) - event d'halloween   Dim 18 Juin - 19:06



   
You're on your own, lost in the wild


J’ai posé ma main sur l’épaule du spectre pour la rassurer et j’ai relevé les yeux vers Soren qui scrutait les ombres de la forêt pour essayer de se repérer. Enfin, il a levé le bras et désigné un point derrière les branchages alors je me suis approchée pour essayer de discerner ce qu’il me montrait. J’étais en train de me dire que je n’y voyais rien avec cette pluie battante et les ténèbres lorsqu’un éclair fendit la nuit noire et révéla ce qui semblait être une grande bâtisse moyennement entretenue à quelques centaines de mètres de l’endroit où nous nous trouvions.

- On dirait bien, oui.

J’ai confirmé avec un hochement de tête. Et pourtant, je peinais à ressentir le soulagement auquel je m’étais attendue en trouvant enfin notre refuge. J’avais comme une sorte de pressentiment un peu désagréable et je n’arrivais pas à mettre le doigt sur la raison de cette soudaine réticence. J’ai relevé les yeux vers Soren pour essayer de voir s’il ressentait les mêmes doutes que moi mais il nous a dit d’avancer, alors c’est ce que j’ai fait. En chemin, je suis restée silencieuse, tentant de faire le tri dans mes pensées. Je n’arrivais même pas à faire semblant de m’intéresser aux histoires que nous délivrait la mariée des ténèbres entre deux sanglots angoissés, ni à son empressement de retrouver l’hôtel qu’elle paraissait reconnaître elle aussi. Alors j’ai vaguement essayé de me convaincre que je me sentais juste un peu déphasée avec l’adrénaline de la soirée, l’accident qui avait coûté la vie à notre chauffeur, les histoires de merde de Soren et l’apparition fantomatique de notre nouvelle compagne d’aventures. Et pourtant, je n’arrivais pas à me débarrasser de ce sentiment de malaise qui semblait grandir à chaque pas. Alors qu’on s’approchait, j’ai vaguement noté qu’aucune lumière n’émanant de l’hôtel pourtant conséquent. Ni des fenêtres, ni des portes. J’ai froncé les sourcils, et bien que ma raison me poussa à me souvenir qu’une bonne partie de Brisbane était également privée de lumière à cause de l’orage, je me suis prise à ralentir légèrement le pas. A l’instant où ces doutes se formulaient dans mon esprit, la voix basse de Soren retenti à mon oreille, m’apprenant que je n’étais pas la seule à trouver que quelque chose clochait. Je suis restée silencieuse quelques instants, essayant comme toujours de trouver une explication à ce que nous étions en train de vivre.

- L’orage a été assez violent pour déraciner des arbres tout à l’heure. Groupe électrogène indépendant ou pas, leur système de distribution n’a probablement pas été épargné.

J’ai répondu avec aplomb, et je ne sais pas très bien qui j’essayais de convaincre. Je n’avais pas trop envie de penser au fait que les hôtels situés en pleine nature étaient souvent alimentés par des câbles électriques souterrains, pour ne pas dénaturer le paysage, et aussi pour éviter ce genre de problèmes liés aux aléas de la nature sauvage. Mais peut-être que cet hôtel était différent. Un millier de raisons pouvaient expliquer l’absence de lumière, et aucune ne m’intéressait. Ce que je voulais, maintenant, c’était m’abriter dans un endroit sec et me réchauffer. Retrouver la civilisation et prévenir les secours du sort peu enviable de nos compagnons de voyage que nous avions laissé derrière. « C’est bizarre… » Dis la jeune femme d'une voix où perçait l'inquiétude. « Je reconnais bien l’hôtel mais il me semble… changé. » J’ai échangé un regard plein de perplexité avec Soren et j’ai accéléré le pas pour la rejoindre sur les escaliers de pierre fatigués qui menaient à l’entrée principale, prête à lui demander de préciser sa pensée. Mais je n’ai pas eu à le faire, car le spectacle étrange qui se jouait devant mes yeux était une réponse en soit. Presque fascinée, j’avais du mal à détacher mes yeux de la grande double porte en verre fissuré qui claquait au grès du vent. Je n’ai même pas essayé de me dire que c’était la tempête qui l’avait ainsi amochée. L’heure n’était plus aux théories, mais à la pratique. Alors j’ai retenu mon souffle et j’ai poussé la porte pour m’y engouffrer. A l’intérieur, l’atmosphère était pesante et silencieuse. Comme si la tempête avait épargné le calme centenaire de ce lieu. C’était trop calme. Aucun bruit ne me parvenait en dehors du craquement du bois et du vent qu’on entendait au loin. C’était comme si l’endroit avait été entièrement déserté. Et à en juger par le désordre qui y régnait et la dégradation des murs, il y avait peu de chance pour que ce soit lié à une évacuation plus tôt dans la journée.

- Soren… ? J’ai demandé à voix basse en me rapprochant de lui. Ça fait combien de temps que tu n’as pas mis les pieds dans cet hôtel ?      

Mes yeux allaient de mon ami à la fille qui avançait quelques mètres devant nous en poussant des couinements moyennement rassurants. « Je ne comprends pas ! J’y étais ce matin ! Oui, c’était comme ça, avec la réception à droite et puis un petit salon à gauche. Mon dieu, mais qu’est-ce qu’il s’est passé ? » J’aurais bien aimé trouver un truc pour la rassurer, mais j’étais à cours d’explications logiques et rationnelles. Ça me foutait une putain de chair de poule. La seule pensée cohérente que j’arrivais à formuler était la suivante : ou bien l’hôtel que Soren connaissait avait été abandonné depuis des décennies pour être remplacé plus loin par sa copie conforme où résidait actuellement notre instagrameuse… ou bien nous étions plongés dans une étrange faille temporelle et nos aventures palpitantes passeraient du film d’aventure au film d’horreur. Entre nous, les deux explications me semblaient aussi farfelues l'une que l'autre.

© TITANIA
   


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MessageSujet: Re: you're on your own, lost in the wild (jamoren) - event d'halloween   Lun 17 Juil - 2:29


Plus leurs pas se rapprochèrent de la maison qui était censée leur servir de refuge, plus le sang de Soren se glaçait, plus il se sentait mal à l’aise. Il avait l’impression que quelque-chose ne tournait pas rond - mais il ne savait dire quoi. Le fait qu’ils ne purent voir la moindre lumière en arrivant sur place ne le rassura donc pas réellement, et il ne put s’empêcher d’en toucher deux mots discrètement à Jameson. « L’orage a été assez violent pour déraciner des arbres tout à l’heure. Groupe électrogène indépendant ou pas, leur système de distribution n’a probablement pas été épargné. » Avec un léger soupire, Soren vint pincer ses lèvres, plissant les yeux pour tenter de regarder s’il n’y avait pas le moindre autre signe extérieur pour lui indiquer qu’il s’agissait bien du bon endroit. Mais même le panneau qui devait indiquer le nom de l’endroit se trouvait coucher, face contre terre. Comme celui qu’il s’était reçu en pleine face plus tôt dans la soirée d’ailleurs, de bons souvenirs à se rappeler tout ça. « C’est bizarre… » C’était la voix de leur nouvelle compagnon de voyage qui venait de s’élever, et Soren se retourna instinctivement pour écouter ce qu’elle avait à dire - surtout que le début de sa phrase n’était pas si rassurante que ça. « Qu’est-ce qui est bizarre ? » Soren parcourut les quelques mètres qu’il avait laissé s’écouler pendant sa petite observation des alentours entre les deux jeunes femmes et lui. « Je reconnais bien l’hôtel mais il me semble… changé. » Fronçant les sourcils, Jameson et lui s’échangèrent instinctivement un regard qui en disait long. Ni l’un, ni l’autre n’était pressé de voir ce qui allait se passer par la suite, aucun des deux n’était réellement rassuré. Cependant, conforme à ses habitues, Jameson prit d’assaut les marches menant à l’entrée principale de la bâtisse pour regarder à quoi il avait affaire - Soren suivait de loin, surveillant leurs arrières, espérant qu’à chaque seconde le groupe électrogène se remette en fonctionnement. « Soren… ? » Il venait à peine d’entrer dans le bâtiment, de dos, lorsqu’il entendit la voix de Jameson le chercher. Il finit donc par se retourner et ne fut pas déçu par le spectacle qui s’étalait sous ses yeux. Soren avait l’impression d’avoir été transporté dans une pièce à décors, tellement il ne s’attendait pas à ça. L’accueil de ce qui pouvait avoir été jadis un hôtel semblait désormais à l’abandon. « Ça fait combien de temps que tu n’as pas mis les pieds dans cet hôtel ? » Apparemment, ce n’était pas ses yeux cette fois, bien qu’il ne voyait plus en détails ce qu’il se trouvait devant lui, qui lui jouaient des tours. Non, Jameson semblait autant étonnée que lui quant au spectacle qu’ils découvraient. Contournant Jameson, Soren se mit à lentement arpenter la pièce qui s’étalait devant eux, tentant de ne pas se prendre les pieds dans le moindre meuble qui pouvait avoir été délocalisé dans raison évidente apparente. « Je ne comprends pas ! J’y étais ce matin ! Oui, c’était comme ça, avec la réception à droite et puis un petit salon à gauche. Mon dieu, mais qu’est-ce qu’il s’est passé ? » Laissant son regard se trainer de la jeune femme à Jameson, Soren finit par soupirer, se rapprochant de nouveau de cette dernière. « Un bail que je suis pas venu. Mais je suis d’accord avec la mioche derrière: je reconnais aussi la configuration de l’accueil, les choses sont aux mêmes places que dans mes souvenirs. Seulement… » Tournant son regard vers le reste de la pièce, croisant ses bras sur son torse, il soupira. « Seulement on a l’impression que cet endroit est abandonné depuis des années. » Et ça ne lui plaisait pas. Il avait tout misé la dessus. D’où ils avaient atterri à cause de l’accident de bus, c’était la seule bâtisse dans le coin qui aurait pu avoir quelque-chose pour les aider. Si toute l’hôtel était de la sorte, sans dessus-dessous, à l’abandon, ils étaient mal barrés. Se dirigeant vers l’autre côté du comptoir de l’accueil, en fouillant rapidement dans les tiroirs, les doigts de Soren tombèrent sur deux lampes torches qui, ô miracle, s’allumèrent du premier coup. Ce fut une fois qu’il put les examiner qu’il fronça, si c’était réalisable, davantage les sourcils. « Ce sont des lampes dynamo, et elles ont l’air vachement neuves pour un endroit autant abandonné. » Il se servit de celle qu’il avait gardé allumée pour regarder les éléments qui se trouvaient autour de lui, dont les papiers posés sur le bureau. L’encre était belle dessus, imprimés à l’ordinateur ils étaient surtout. Le premier qu’il put attraper le laissa encore plus dubitatif. « Je comprends pas… » Il releva la tête en direction de Jameson, éclairant le papier qu’il avait dans la main pour qu’elle puisse lire de ses yeux à elle aussi. « Le papier date de pas plus tard que la fin d’après-midi. D’hier. » Il finir par reposer le papier qu’il avait en main avant de venir regarder les autres autour. Tous dataient de jours récents, bien triés, bien classés, bien rangés. Et plus les minutes passaient, plus Soren ne se sentait réellement pas à l’aise ici. Il finit par rejoindre les côtés de Jameson. « On devrait faire un tour des pièces proches pour tenter de comprendre pourquoi ça ressemble plus à rien ici… » Et jetant un coup d’oeil vers la jeune femme déguisée en mariée qu’il avait déjà commencé à oublier, il leva les yeux au ciel en soupirant. « … et explique lui de nouveau que non, le réseau ne va pas revenir d’ici peu elle a l’air con à avoir les mains en l’air comme ça là. » Il n’avait pas la patience pour ce genre de chose, c’était typiquement le genre de comportement face auquel il devait se retenir de faire des commentaires lorsqu’il s’agissait de ses élèves - ce n’était pas ce soir qu’il allait ressortir ce côté là de lui. Le côté qu’il laissa ressortir en revanche, à regarder l’état de l’hôtel, ce fut le Soren fumeur. Il ne se gêna pas pour rapidement allumer une clope qui avait miraculeusement tenue dans son paquet de sa veste.



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MessageSujet: Re: you're on your own, lost in the wild (jamoren) - event d'halloween   Mer 2 Aoû - 21:38



   
You're on your own, lost in the wild


Comme moi, Soren avait l’impression que l’hôtel était abandonné depuis des années. Mais alors pourquoi cette adolescente était-elle persuadée d’y avoir mis les pieds le matin même ? C’était à n’y rien comprendre. Alors que mon esprit essayait de trouver une explication rationnelle, j’ai regretté l’absence de Bly’, ma « sœur » au cerveau si développé lorsqu’il s’agit de proposer et valider des hypothèses loufoques. A défaut, j’avais Soren. Et il fallait croire qu’il était plus vif que moi dans ce genre de situation puisqu’il a pensé à faire un tour derrière le comptoir de l’accueil pour récupérer des lampes de poche étonnement récentes et étudier les documents qui s’y trouvaient. Je l’ai rejoint et j’ai froncé les sourcils en lisant le papier qu’il me montrait. Une facture qui datait de la veille au soir, soit quelques heures plus tôt seulement. Je l’ai rejoint derrière le comptoir, examinant avec lui les autres, tous datés de la semaine précédente. Il y avait aussi des câbles d’alimentation et de réseau, mais aucune trace des ordinateurs.

- C’est vraiment bizarre, j’ai soufflé en passant un doigt sur le meuble usé. Les installations et les documents laissent à penser que l’hôtel est toujours en fonctionnement, mais à côté de ça il a l’air à l’abandon depuis des années. Je veux dire, regarde moi cette poussière ! Impossible qu’ils aient des clients avec une saleté pareille !

J’ai dit en pointant mon doigt sous les yeux de Soren pour prouver mon point. Il a eut un mouvement de recul et j’ai compris que je l’avais un peu trop mis dans sa face. Ça m’aurait probablement fait rigoler dans d’autres circonstances. Au final, mon éternel compagnon de mésaventures m’a proposé de faire un tour dans les autres pièces pour évaluer la situation et j’ai hoché la tête, parce que je ne voyais pas vraiment ce que nous pouvions faire d’autre. J’allais me mettre en route quand j’ai réalisé qu’il n’avait pas bougé. Ses yeux étaient fixés sur la gamine dont nous avions hérités et un pli affligé barrait désormais son front. Cette fois-ci, sa remarque m’a arraché un petit sourire et j’ai secoué la tête en rejoignant la jeune femme.

- Éteins ça, tu veux ? Ton téléphone ne nous sera d’aucune utilité ici. Garde plutôt ta batterie au cas où les lampes nous lâchent, nous pourrions avoir besoin de l’éclairage de ton iPhone.

J’ai dit d’un ton que je voulais explicatif mais qui avait juste l’air autoritaire. Bordel, j’avais pas l’habitude de trimbaler des mômes avec moi et j’en avais pas côtoyé depuis l’époque où j’étais moi-même au lycée. Elle a fini par ranger son téléphone et m’a emboité le pas alors que j’avançais prudemment vers la pièce adjacente, qui avait dû jadis être le bar. Évidemment, elle se trouvait dans le même état d’abandon que l’entrée. Des verres cassés, des chaises renversées à la hâte, une fenêtre qui s’ouvrait et se fermait en claquant lugubrement, des bouteilles éventrées et… un cadavre ?

- Oh bordel !

J’ai murmuré, m’immobilisant immédiatement. J’ai tendu mon bras sur le côté pour que Soren et la gamine s’arrêtent là où ils étaient et je leur ai fait signe d’éteindre leurs lampes. La pièce est retombée dans le noir, uniquement éclairée par les rayons fantomatiques de la pleine lune. Tous mes sens me disaient de foutre le camp, mais il était hors de question que je cède à la peur. Peut-être que quelque part, le besoin de comprendre était plus fort. Ignorant les battements erratiques de mon cœur, je me suis penchée et j’ai utilisé les divers fauteuils et tables renversées pour me soustraire à la vue d’une éventuelle menace humaine ou animale. Je me suis frayée un chemin jusqu’à la silhouette étendue sur le sol, notant qu’elle appartenait à un homme d’une cinquantaine d’année. Ce n’est que lorsque je me suis accroupie à ses côtés que j’ai remarqué les viscères qui pendaient comme de grosses larves en dehors d’une blessure béante à l’abdomen. J’ai porté une main à mes lèvres pour me passer l’idée d’émettre le moindre son. J’ai lutté contre l’envie de me tirer parce que je voulais d’abord comprendre s’il s’agissait d’une attaque humaine ou animale. J’espérais animale, parce que je n’avais pas envie de gérer un problème de serial killer. Le truc, c’est que c’était pas aussi évident que je l’aurais cru. Cette plaie, c’était du n’importe quoi. Et autre détail étrange, l’odeur me paraissait étrange. J’avais déjà senti la mort de près, alors que je faisais des sitting dans des abattoirs lorsque j’étais adolescente. Ce mélange de rouille et de chaire chaude était gravé dans ma mémoire à jamais. Mais là, je ne discernais que le bois humide du plancher, la poussière des meubles et les vestiges d’alcool renversés. Cependant, je n’ai pas eu le temps de m’attarder sur ce détail étrange qu’un mouvement suspect m’a vivement fait relever la tête. C’était comme si quelqu’un était passé devant la porte qui menait aux cuisines, un peu plus loin. J’ai jeté un coup d’œil dans la direction de Soren et j’ai vu à son expression tendue qu’il l’avait aussi remarqué. Je lui ai fait tout un tas de signe incompréhensibles pour l’inciter à me rejoindre au niveau de la porte en longeant discrètement le mur. Espérant qu’il m’avait comprise, je me suis approchée de la porte, une main sur la poche qui contenait mon couteau suisse, et je me suis vaguement retournée pour voir où Soren en était.

Je n’ai pas eu le temps de sortir mon arme. Avec un grognement guttural, un truc vaguement humain m’a attrapée par les épaules et le cou. J’ai pas cherché à analyser la situation. Je savais grâce à Kyte que dans ces moments-là, chaque seconde d’hésitation peut vous coûter la vie. Et j’avais pas envie que mes boyaux viennent se mêler à ceux de l’autre victime. Alors j’ai attrapé les mains de mon agresseur et balancé un coup de pied dans ce que j’espérais être son tibia. Et puis je me suis brusquement baissée vers l'avant et j’ai utilisé cet élan pour le faire passer par-dessus mon épaule et l’éclater sur le sol en face de moi. Il est tombé avec un bruit sec et un gémissement s’est échappé de ses lèvres. Sans lui laisser le temps de se relever, je me suis accroupie sur lui pour l’immobiliser et j’ai sorti mon couteau de ma poche. A la base, j’avais simplement prévu de le placer sous sa gorge pour qu’on puisse faire tranquillement connaissance, sauf que j’ai changé d’avis quand un éclair a traversé le ciel, dévoilant sa gueule déchiquetée, ses dents qui claquaient dans une mâchoire a moitié arrachée, ses yeux blancs et son teint verdâtre. Un zombie. C’était un putain de zombie ! Y’avait bien une partie de mon cerveau qui me disait que c’était impossible, et à côté de ça je pouvais pas oublier l’autre type éventré derrière moi, et mon instinct de survie qui me disait de planter cette foutue lame dans la rétine du tas de putréfaction qui s’agitait sous moi. J’étais d’ailleurs à deux doigts de le faire lorsqu’il s’est mis à hurler comme un dératé. « NON ! NON PITIE ME TUEZ PAS ! » Tiens, voilà qui était étrange. Il me semblait que les zombies ne parlaient pas. Surprise, je l’ai dévisagé sans pour autant abaisser mon arme. « Je… je suis désolé. C’était une blague. Une blague nulle d’ailleurs. Je… merde. Je suis acteur. Tu peux regarder dans ma poche, y’a mon contrat et tout. »

- Acteur… ?

J’ai balbutié, un peu déstabilisée. « Oui ! Acteur ! » Il a bégayé en tremblotant. « On profite d’Halloween pour tourner un spin-off de la série The Walking Dead. Les personnes qui résident à l’hôtel gagnaient un maquillage de zombie gratuit si elles acceptaient de participer. Une façon de les dédommager pour… l’apparence de l’hôtel. » Il a continué. « Ah mais oui j’avais oublié ! » s’est écriée la gamine derrière nous avec excitation, et j’ai eu comme une envie de la claquer. J’ai levé les yeux vers Soren et je crois qu’il pouvait voir que j’étais au bout de ma vie – ou plutôt de ma patience. «  Je… je ne voudrais pas abuser mais… »

- QUOI ?

J’ai explosé, me retournant brusquement vers le type toujours au sol. Il s’est tassé sur lui-même et a dégluti avant de reprendre : « Ce serait trop vous demander de vous relever ? J'ai du mal à respirer... ». Je l’ai regardé un instant sans comprendre puis j’ai réalisé que j’étais toujours fermement assise sur son abdomen, immobilisant ses bras de mes genoux.

- Oh… Certes. J’ai marmonné en me redressant. Puis, sans même attendre qu’il soit totalement sur pieds : Est-ce que tout l’hôtel est dans cet état ? Il faudrait qu’on puisse parler au personnel, nous étions dans un accident à quelques kilomètres et les personnes qui nous accompagnaient sont dans une situation critique.    

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