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 Tripping up and down with chemical enlightenment ♡ Sid & Harley

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ÂGE : 23 ans.
SURNOM : Ash, Leen ou Lily par mes amis. Mais pour le reste du monde je suis Ivanna Rose.
STATUT : Je fuis ce à quoi j'aspire.
MÉTIER : Suicide Girl (modèle érotique), serveuse & danseuse burlesque
LOGEMENT : Appartement #353 à Redcliffe

POSTS : 137 POINTS : 0

PETIT PLUS : Née en Irlande du Nord dans une famille très catholique, parle avec un accent gaélique prononcé. A troqué les rues pluvieuses de Belfast pour le soleil de Brisbane, mais son existence est toujours aussi grise. Se croit bonne à rien, si ce n’est à jeter son corps en pâture aux caméras. Faut bien payer le loyer et la dope destinée à anesthésier sa honte. Aisling se réfugie dans les morceaux de rock qui ouvrent son coeur à sa place. Parfois, elle couche sur le papier le tumulte de ses sentiments et se prends à les chanter timidement. Mal, elle trouve. Végétarienne, elle adore les animaux.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : DebraSidSid & HarleyLouDerek
RPs EN ATTENTE : Robin ♡ Jordan ♡ Phoenix
PSEUDO : Whitefalls/Whitewolf
AVATAR : Mellisa Clarke
CRÉDITS : MØRPHINE, Neon Demon & tumblr
DC : Jameson la louve & Kyte le vieux type louche
INSCRIT LE : 07/09/2016

MessageSujet: Tripping up and down with chemical enlightenment ♡ Sid & Harley   Ven 7 Oct - 19:09



Tripping up and down with chemical enlightenment.
I can't stand being in the spotlight, don't like it I never have. The mirror reflecting the street light, in the gutter that's where I am. Is this the chart of my illusion, or is this just a way to be? Is this the heart of my confusion, or is this just a tikket to me? •• Crashdïet


Le regard vitreux fixé sur la petite fenêtre ronde de sa salle de bain miteuse. Sale. Sale. Sale. La paroi en acier émaillé de sa baignoire est froide contre sa peau nue, d’une couleur blanchâtre presque aussi pâle. Sale. Sale. Sale. Cet inconfort, Aisling le ressent à peine. Elle entend sa voix comme un écho. Se regarde étrangement de l’extérieur. Elle sait que cette journée devrait lui avoir scié les jambes et retourné les tripes, mais elle ne ressent rien. Et elle sait aussi que plus elle bloque, pire ce sera, après. Sale. Sale. Sale. Aisling tend une main tremblante vers la poignée de la douche et ouvre l’eau au maximum. Il y a un grondement étrange, puis le liquide glacé s’échappe du pommeau au-dessus de sa tête. Elle pousse un petit cri et protège son corps de ses bras. Comme si cette maigre source de chaleur pourrait l’empêcher de frissonner. Un froid glacial la submerge, tant de l’extérieur que de l’intérieur. Sale pute. Sale pute. Sale pute. Son visage se crispe comme celui d’une môme et ses lèvres s’écartent juste assez pour laisser échapper un sanglot bruyant. Et ça fait presque autant de bien que de mal, de laisser ces spasmes la secouer. Comme si ça exorcisait le nuage sombre qui la ronge de l’intérieur chaque jour un peu plus. Les larmes se mêlent à l’eau qui dégouline sur ses joues et se teinte de couleurs sombres au contact de son maquillage qui s’écoule. Après quelques minutes, l’eau se réchauffe enfin, et l’Irlandaise entreprend de nettoyer son corps, ses cheveux et son visage à l’aide d’un gel douche multi usage à la rose. Peu à peu, elle parvient à se détendre, à relativiser. T’avais pas le choix. C’est pas comme si tu faisais le trottoir. T’as cinq-cents euros de plus et un photoshoot en moins à trouver pour ce mois-ci. Et tes cachetons pour tenir. Et puis l’inévitable : ça aurait pu être pire. Il était pas si méchant. Il m’a pas touchée tant que ça. Il a pas trop insisté pour que je le suce en échange de la came. C’est de sa faute, à elle. Trop sensible. Trop faible. Pas taillée pour ce métier mais trop conne pour n’importe quel autre. Trop conne. Trop conne. Trop conne.

Aisling coupe l’eau et sort de son bain-douche. Elle s’enroule dans une serviette et se frotte la peau si brusquement qu’elle rougit partout. Quelque part, l’Irlandaise se dit qu’elle le mérite. Et puis ça lui occupe l’esprit. Juste assez pour se laisser le temps de tituber jusqu’à la petite boite cachée sous son canapé éventré par endroit. L’ouvrir sur la table basse du salon, au bois décoré de giclures d’alcool, brûlures diverses et cire de bougies. Ses doigts fouillent parmi les sachets de pilules et de poudre, indécise. Pas de la cocaïne avant de dormir, ça la rendra juste excitée et parano. L’H, elle préfère éviter, depuis qu’elle a lu « The Heroïne Diaries » de Nikki Sixx. Du coup, elle se tourne vers des trucs de pharmacie, en se disant que c’est plus safe. Elle fait glisser deux cachets de Valium et un Dilaudid dans sa paume et les avale avec une grande gorgée de vodka. Déjà, elle se sent plus sereine. Les médicaments n’ont pas encore fait effet, mais elle sait que bientôt, elle planera dans un coton rassurant. Et son esprit ainsi arraché à la réalité pourra se réfugier dans l’âtre chatoyant du monde imaginaire qui l’appelle déjà. Sa bouteille de vodka à la main, Aisling retourne dans la salle de bain pour sécher ses courts cheveux noirs. La chaleur de l’appareil la comble d’aise, et l’Irlandaise se prend à sourire toute seule. Sa chevelure sèche, elle passe ses doigts devant l’air chaud, comme fascinée. Bientôt, ses membres s’engourdissent délicieusement. Elle enfile un tee-shirt à l’effigie du groupe Ghost et une culotte en coton avec des petits lapins. Pas le genre de trucs que les fans d’Ivana Rose s’attendraient à voir la Suicide Girl porter. Elle frisonne. Ne pas penser à eux. Elle lance la musique pour faire taire leurs voix. Et ça marche, l’espace d’un instant. Le cœur léger à nouveau, elle danse naïvement dans son appartement. Ouvre son frigo et croque une saucisse végétale trempée dans du ketchup. Elle hésite à se faire chauffer un pot de nouilles chinoises pour le manger devant sa série préférée quand son téléphone sonne. Un message.

Et là, c’est le drame. Non. Non. Non ! Aisling attrape l’appareil et relit le SMS. « Je suis chez toi dans quinze minutes. Tu baises ou tu paies. C’est ton choix. R. » Impossible. Impossible. Impossible ! Elle se mord la lèvre inférieure et s’attrape les cheveux tellement fort qu’elle sent quelques-uns s’arracher. Les doigts engourdis par la crainte (et aussi un peu les drogues, soyons honnête), Aisling compose le numéro de Sid. Elle le connait par cœur. Un truc bien pratique quand elle est tellement défoncée qu’elle ne retrouve plus son portable et doit emprunter celui d’un autre. Décroche, décroche, décroche… Elle supplie mentalement. Messagerie. Peut-être qu'il dort.

- Merde !

Elle crie brusquement, et son téléphone va se fracasser contre le mur de la pièce. Elle le regarde un instant, hébétée. Merde, c’est moi qui ait fait ça ? Elle s’approche d’un pas vif et récupère l’appareil, soulagée de voir que l’écran est juste « un tout petit peu » explosé. Idiote, idiote, idiote ! Ses doigts parcourent son répertoire. C’est pas plus mal que Sid ne réponde pas. Que ferait-il face à un connard de dealer en rut ? Celui qu’il lui faut, maintenant, c’est Phoenix. Le Phoenix, champion national de boxe. Il est fort, il est courageux, il est imbattable, et il saura la protéger quoi qu’il arrive. Elle se mord les lèvres, regarde la photo souriante du grand blond dans sa fiche de contact. Mais Phoenix, il a aussi perdu sa femme y’a pas longtemps. Il a une gosse de dix ans. Il sait pas qu’Aisling est tombée aussi bas. « Ivana ! » Une voix gueule à la porte, bientôt suivie par des coups. « Je sais qu’tes là, j’entends ta musique de merde ! ». Un frisson la parcourt de part en part. A quatre pattes, elle rejoint la table du salon, et sa petite boite. Elle vide son contenu dans son sac à main et y fourre sa bouteille avec des gestes saccadés. Puis elle saute dans le premier pantalon qui lui vient à la main : un truc de pyjama noir à rayures blanches avec des têtes de panda sur les genoux. « IVANA ! OUVRE-MOI BORDEL OU JE TE JURE QUE JE DEFONCE TA PUTAIN DE PORTE... ET TOI AVEC ». Les coups redoublent de puissance. Elle enfile son manteau en fausse fourrure de léopard, ses bottines, et sort par la fenêtre au moment où le bois moisi s’éclate. Sans réfléchir, elle se précipite dans les escaliers de secours à l’extérieur. Glisse sur l’acier mouillé par la pluie et s'étale de tout son long, s'écorchant un peu partout au passage. « TU CROIS QUE TU VAS OU COMME CA ? » Elle entend une fois arrivée en bas. Elle ne se retourne même pas pour vérifier que la voix vient bien de la fenêtre de son séjour. Elle court aussi vite que ses poumons abîmés par la cigarette et ses jambes en coton le lui permettent. Saute dans le premier bus en direction de Pine Rivers. Elle ignore le regard que lui lancent le chauffeur et les autres passagers et va se terrer tout au fond. Les pilules tombent presque toutes seules dans sa main. La bouteille trouve naturellement le chemin jusqu’à ses lèvres. Elle répète l’opération, pour être sûre. Ou plutôt pour ne plus rien ressentir. Mais le songe cotonneux tarde à venir. La réalité reste bien présente, seulement plus inquiétante, plus floue et incompréhensible encore. Quand le bus s’arrête enfin en face de l’immeuble où Sid habite, Aisling s’en échappe en trombes. Ses yeux accrochent des lumières. Les phares d’une voiture la terrorisent. C’est lui ! Elle panique et se rue dans les escaliers, sans réaliser que la bagnole continue son chemin sans lui prêter la moindre attention. Tout tangue autour d'elle, et pourtant Aisling monte les marches quatre à quatre. Ce son, derrière elle, ce ne serait pas des pas ? Elle pousse un cri et redouble l’allure. Enfin, elle arrive au bon étage et se jette contre la porte de son ami.

- SID ! Elle crie d’une voix éraillée. SID OUVRE MOI JE T'EN PRIE !

Ses poings cognent contre le bois usé. De toutes ses forces. Elle tape à s’en faire saigner les jointures. Une seconde, elle se dit que Sid va s’inquiéter. Qu’il va la détester. Qu’il va encore être déçu. Mais elle a le cerveau trop embrouillé pour en avoir quelque chose à faire. Tout ce qu’elle veut, c’est pénétrer dans cet appartement rassurant, se jeter dans les bras de son ami. L’écouter lui dire que tout ira bien et l’enrouler dans une couverture chaude. Avec une tisane, si elle a de la chance. Après elle pourra réfléchir. S’en vouloir. Se haïr. Après. Mais pas tout de suite.


black pumpkin & whitefalls


The truth is, you could slit my throat, and with my last gasping breath, I'd apologise for bleeding on your shirt.


Dernière édition par Aisling Hayes le Sam 10 Déc - 19:05, édité 1 fois
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la multi-tâches

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS : En cours
Sid ⓷LisandreTerrence & HassanBobCieranSid & AslingNiklas




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MessageSujet: Re: Tripping up and down with chemical enlightenment ♡ Sid & Harley   Dim 4 Déc - 19:45

Tripping up and down with chemical enlightenment
Harley regarde le générique défiler tranquillement devant ses yeux. Elle a arrêté de suivre le film depuis un moment déjà. Plus exactement depuis que Sid c’est endormi sur ses genoux. Elle avait accepté d’écouté le film, surtout parce qu’elle voulait passer du temps avec son tatoué. Ils ont beau travailler ensemble, ils n’ont pas beaucoup de temps à eux. Elle court un peu entre les séances photo et les cours avec Sid, alors que lui travaille pas mal au salon en ce moment. De toute façon, la blonde a toujours été quelqu’un de passablement occupée, peu importe la période de sa vie. Entre les voyages, les contrats de photo, la pâtisserie et toutes les autres choses qu’elle a expérimentées, elle ne s’est jamais vraiment posé pour prendre du temps pour quelqu’un. Ça peut avoir l’air stupide, mais avec Sid, c’est le premier avec qui elle a vraiment envie de prendre le temps de ne *rien faire.  De simplement profiter de la présence de l’autre pendant que son cœur s’emballe un peu chaque fois qu’il la prend dans ses bras. Pour la jeune femme, ce sont des sensations nouvelles qu’elle commence doucement à apprivoiser.


L’écran devient noir juste avant que le menu du DVD revienne et fasse assez de bruit pour la sortir de ses pensées. Elle jette un coup d’œil à l’heure et elle n’arrive pas à retenir un soupire. Elle envie Sid qui dort comme un bébé sur ses cuisses. Elle a beau avoir plus de facilité à dormir lorsqu’elle est avec lui, Morphée et elle, n’ont jamais été copain-copain, donc elle se retrouve souvent les deux yeux grands ouvert en plein milieux de la nuit. Comme actuellement d’ailleurs.

Elle le regard dormir encore quelques minutes, profitant de cet instant pour le détaillé. Il lui semble tellement paisible lorsqu’il dort. La jeune femme glisse délicatement ses doigts dans la chevelure indomptable du garçon.  Puis elle se résigne enfin à le réveiller. Elle ne peut décemment pas le transporter à bout de bras jusqu’à la chambre et elle ne peut pas se lever elle-même sans le remuer, donc elle le secoue doucement. Il fronce le front au début puis fini par détendre son visage en ouvrant les yeux. Il a un air un peu perdu sur le visage et la blonde ne peut s’empêcher de lui sourire doucement avant de caresser tendrement sa joue. « Aller vient, on va aller dormir dans ton lit. » Il hoche la tête avant de s’étirer un bon coup, pour ensuite se lever et se diriger vers sa chambre, Harley éteint la télévision et le suit tranquillement. Elle le regard se déshabiller maladroitement avant de tomber comme un mort dans ses couvertures. Elle sourit en le regardant faire puis à son tour elle se déshabille, prend un des T-shirt du jeune homme qui traine sur son bureau pour l’enfiler.  Elle replace le lit un peu avant de se glisser au côté de son beau tatoué. Dès qu’elle est dans le lit, il l’entour de ses bras.

Elle pourrait rester ainsi éternellement. Le corps tout contre celui de Sid à attendre sa respiration tranquille. Avec lui, elle se sent bien. Plus vivante qu’elle ne l’a jamais été. Et surtout plus vivant, beaucoup plus vivante qu’il n’y a quelques mois. Il ne le sait peut-être pas, et elle ne lui dira surement jamais, mais lorsqu’il est rentré dans sa vie (et dans elle littéralement, lors de leur première rencontre), il a grandement contribué à la sauver du précipice du quelle  elle approchait dangereusement, trop dangereusement même.

Après une bonne heure, ses paupières se font enfin lourdes et le sommeil commence à la gagner peu à peu lorsqu’elle entend un grand coup donné dans la porte d’entrée. Un sursaute avant de se figer complètement. « SID ! » La blonde fronce les sourcils. Qu’est-ce que c’est que ça ? pense-t-elle.  Elle se lève du lit sans faire de bruit pour ne pas réveiller le principal concerné. À pas de loup, elle s’avance vers la porte sur laquelle continue de tambouriner l’inconnu. « SID OUVRE MOI JE T’EN PRIE ! » Harley pose la main sur la poignée et ouvre finalement. Elle voit une jeune femme, complètement paniquée qui la regarde sans la regarder. Elle passe en coup de vent devant la blonde pour se diriger sans hésitation vers la chambre de son tatoué. Un peu comme si elle connaissait le chemin, non en fait exactement comme si elle connaissait le chemin.  Harley n’est certain d’apprécier la situation, alors elle suit la jeune femme qui vient de pénétrer avec fracas dans la pièce où Sid vient très certainement de se réveiller avec tout ce vacarme.

La blonde entre dans la chambre, puis observe l’autre demoiselle se ruer sur son tatoué. Il se réveille tranquillement, encore plus perdu que ce qu’il était tout à l’heure, puis regarde la brune qui vient de pénétrer dans son lit comme une furie.

Il la prend dans ses bras et la berce doucement. La jeune femme ne sait pas trop ou se mettre alors elle reste sur le pas de la porte, impuissante à la scène qui se déroule devant ses yeux. Elle a beau essaye de chasser toutes pensées mal venu, elle n’arrive pas à totalement éradiquer cet espèce de sentiment étrange qui naît au creux de son ventre. Qui est-elle ? Pourquoi connait-elle aussi bien le chemin de son lit ? Qu’est-ce qu’elle fait là en plein milieu de la nuit ? Toutes ces questions, elle ne veut pas ce les poser. Mais elle n’arrive pas à faire taire son cerveau qui s’active de plus en plus. Et cette sensation désagréable au creux de son estomac qui continue de grossir encore et encore. Elle se passe la main sur le visage pour se calmer. Elle n’arrive pas à y croire, mais… serait-ce de la jalousie ? Est-elle jalouse ? Pour la première fois de sa vie ? Elle secoue la tête en essayant de se convaincre qu’elle est complètement ridicule, mais  elle n’y arrive pas complètement. 

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Désolée :
 


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le tatoueur au coeur tendre

ÂGE : vingt-six ans, né le 26 janvier 1990.
STATUT : célibataire, mais amoureux.
MÉTIER : tatoueur, propriétaire de son propre salon, wild ink.
LOGEMENT : #55, pine rivers [appartement], avec son colocataire

POSTS : 459 POINTS : 50

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Il a un chat noir et blanc. + Il adore lire et regarder des documentaires. + Il a une sœur cadette. + Il déteste qu’on le prenne en photo. + Il fume, boit et se fiche de ce que les gens pensent, mais il n’a jamais touché à la drogue. + Il se spécialise dans les tatouages personnalisés. + Il adore dessiner. + Il aime les chats, la crème glacée à la pistache, les musées, les livres de recettes. + Il n'aime pas les épinards, les huîtres, le marron, les imbéciles et les gens bornés.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
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DC : aucun pour l'instant.
INSCRIT LE : 01/03/2016

MessageSujet: Re: Tripping up and down with chemical enlightenment ♡ Sid & Harley   Mar 6 Déc - 5:56

tripping up and down
with chemical enlightenment
Aisling + Sid + Harley


Insensible aux flashes de lumière de la télé qui diffuse encore le film d’action qu’ils ont choisi au hasard, Sid dort paisiblement. Ce n’était pas son but. Au contraire, il voulait vraiment profiter de cette soirée tranquille et, surtout, de la douce présence d’Harley à ses côtés. Seulement, une fois confortablement installé sur le canapé moelleux, la tête posée sur les genoux de sa belle et avec les mains de cette dernière qui passaient tranquillement dans sa chevelure, il s’était senti glisser lentement dans le sommeil. Il avait lutté de son mieux contre la fatigue, sans succès, et s’était bel et bien endormi avant même d’avoir vu la moitié du film. C’est la voix d’Harley, agréable à ses oreilles, qui le tire de son sommeil. À l’écran, qui diffuse le menu du DVD, James Bond pourchasse inlassablement son ennemi sans jamais lui mettre la main au collet. Étonné de s’être assoupi si longtemps, Sid papillonne des paupières, comme pour essayer de remettre ses pensées à l’endroit. L’espace d’une seconde, il envisage d’attraper la jeune femme et de se blottir contre elle juste là, sur le canapé, mais vu le torticolis qu’il sent poindre dans son cou, il est forcé de se rendre à l’évidence : elle a raison, ils seront bien mieux installés dans son lit. Presque leur lit, en fait, puisqu’elle vient souvent dormir à l’appartement après leurs cours. Un peu à contrecœur, il accepte donc de se lever, libérant du même coup la jeune femme, qui l’imite. Toujours à moitié endormi, il attrape la main d’Harley, réticent à l’idée de se séparer complètement d’elle, même pour si peu de temps. Un fois rendu dans la chambre, cependant, il n’a guère le choix et il la laisse aller pour se déshabiller maladroitement. Les vêtements tombent au sol à ses pieds en petits tas épars. Le tatoueur les laisse exactement là où ils sont, sachant très bien de toute façon que, par maintenant, sa belle est habituée au désordre qu’il sème presque partout. Et elle ne se plaint même pas, songe-t-il, attendri, en se laissant tomber sur le matelas. Les couvertures l’ont à peine recouvert que le sommeil essaie déjà de reprendre ses droits. Il résiste juste assez longtemps pour pouvoir attirer dans ses bras la jeune femme, qui vient de s’étendre à côté de lui. Satisfait, il laisse échapper un petit soupir de bonheur avant de se laisser tomber pour de bon dans les bras de Morphée.

Ses rêves sont étrangement violents, remplis de cris angoissés qui lui semblent à la fois très proches et très lointains. Ils se réverbèrent dans son crâne, étouffés mais stridents. Il reconnaît la voix. Il l’a déjà entendue. Pourquoi, alors, n’arrive-t-il pas à déterminer à qui elle appartient ? Il ouvre brusquement les yeux. Tout est calme dans l’appartement. Sur la table de chevet à sa droite, le réveil affiche 2h34. Harley n’est plus blottie contre son flanc et, confus, il tend le bras à côté de lui, mais sa main ne rencontre que du vide. Malgré son cerveau embrumé de fatigue, il ne peut s’empêcher de penser qu’il y a forcément quelque chose qui cloche. Sourcils froncés, il se perche sur ses coudes pour se frotter le visage dans l’espoir que ça lui éclaircira l’esprit. C’est alors qu’il remarque la lumière qui s’échappe de la cuisine. Inquiet pour Harley – a-t-elle fait un cauchemar, comme ça lui arrive parfois ? – il s’apprête à se lever pour aller la voir lorsqu’une tornade en pleurs déboule dans sa chambre et se jette sur lui. Ce n’est pas Harley, cependant, et il faut quelques secondes à Sid pour percuter. « Aisling ? Mais qu’est-ce que… ? » Sa phrase meurt sur ses lèvres lorsqu’il constate l’état dans lequel elle se trouve. Complètement hystérique, elle pleure à chaudes larmes, le visage enfoui dans le cou du tatoueur. Pris de court, il la serre dans ses bras et la berce doucement en essayant de comprendre ce qui s’est passé. Dans la pénombre de la pièce, il ne distingue pas très bien les détails, mais il croit apercevoir quelques blessures, surtout des éraflures plus ou moins profondes. Cependant, il voit sans mal la bouteille de vodka et la petite boîte qui traînent sur le coin du lit, là où Aisling les a laissés tomber. En apercevant le sachet rempli de cachets qui dépasse de la boîte, Sid soupire. « Oh Aisling, qu’est-ce que t’as encore pris ? » Elle ne répond évidemment pas. Imperturbable, le jeune homme songe que c’est plutôt le contraire qui aurait été étonnant.

Au bout de longues minutes, Aisling s’est un peu calmée, suffisamment, en tout cas, pour qu’il l’éloigne lentement. Elle essaie de s’accrocher à lui en geignant, mais il la repousse quand même gentiment. « Je ne t’abandonne pas, mais il faut que je m’habille, d’accord ? » Complètement réveillé maintenant, il se glisse hors des couvertures, regrettant immédiatement leur chaleur réconfortante, et encore plus lorsqu’il croise le regard d’Harley. La jeune femme se tient dans l’embrasure de la porte, visiblement mal à l’aise. Merde, merde, merde. En tout cas, ce n’est certainement pas ainsi qu’il s’imaginait présenter Aisling à Harley. S’il avait eu son mot à dire, il aurait choisi un scénario moins… explosif. Enfin, c’est trop tard maintenant. Il ramasse au hasard des vêtements et les enfile rapidement avant d’attraper la petite boîte et la bouteille. Elles finissent sur sa commode, hors de la portée d’Aisling. Il meurt d’envie d’aller jeter ces cochonneries dans la cuvette, mais il sait très bien que ça ne règlerait rien du tout, d’autant plus que pour remplacer ses cachets, la jeune femme devrait passer des heures supplémentaires dans la peau d’Ivana Rose. Et, sachant à quel point elle déteste son alter ego, le tatoueur ne pourrait jamais se résoudre à poser un geste qui obligerait Aisling à devenir Ivana, même pour quelques minutes. Il fait un pas en direction d’Harley, vaguement désemparé. « Je suis désolé. » C’est trop peu trop tard, il le sait, mais que pourrait-il ajouter ? « Ce n’est pas ce que tu crois » ou alors « c’est compliqué » ? Ce sont les plus vieux clichés du monde et, même si c’est vrai, il ne voit pas du tout comment ça convaincrait Harley qu’elle n’a pas à s’en faire.

Sid retourne donc vers Aisling. Il entoure la jeune femme d’un bras, prêt à soutenir son poids lorsqu’elle se lèvera et titubera, forcément déséquilibrée par son cocktail empoisonné. « Allez viens, je vais m’occuper de toi. » Ces paroles lui laissent un goût amer dans la bouche, lui rappellent une époque qu’il préférerait oublier. Aisling se lève sans protester et s’appuie fortement sur Sid, qui la traîne plus qu’il ne la guide vers la cuisine, où il l’assoit dans l’une des chaises. Harley s’écarte sans dire un mot, pour les laisser passer. Sid évite soigneusement son regard, incapable d’affronter la tempête d’émotions qui doit faire rage chez elle, pas quand il doit en plus s’occuper d’une Aisling complètement dans les vapes. Il va chercher son kit de premiers soins sous l’évier de la cuisine et s’installe en face d’Aisling pour soigner ses blessures. Même s’il essaie d’en faire abstraction, il sent les prunelles bleues d’Harley qui ne le quittent pas un instant et il ne peut s’empêcher de penser que cette soirée finira sûrement en catastrophe.


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PETIT PLUS : Née en Irlande du Nord dans une famille très catholique, parle avec un accent gaélique prononcé. A troqué les rues pluvieuses de Belfast pour le soleil de Brisbane, mais son existence est toujours aussi grise. Se croit bonne à rien, si ce n’est à jeter son corps en pâture aux caméras. Faut bien payer le loyer et la dope destinée à anesthésier sa honte. Aisling se réfugie dans les morceaux de rock qui ouvrent son coeur à sa place. Parfois, elle couche sur le papier le tumulte de ses sentiments et se prends à les chanter timidement. Mal, elle trouve. Végétarienne, elle adore les animaux.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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MessageSujet: Re: Tripping up and down with chemical enlightenment ♡ Sid & Harley   Sam 10 Déc - 19:05



Tripping up and down with chemical enlightenment.
I can't stand being in the spotlight, don't like it I never have. The mirror reflecting the street light, in the gutter that's where I am. Is this the chart of my illusion, or is this just a way to be? Is this the heart of my confusion, or is this just a tikket to me? •• Crashdïet


La porte s’ouvre et c’est pas Sid derrière.

Quelque part, Aisling se dit qu’elle devrait peut-être prêter un peu plus d’importance à ce détail, mais sur le moment, elle n’y parvient pas. Alors elle rentre précipitamment dans l’appartement et referme la porte derrière, avec le verrou et tout le bordel. Parce qu’il est derrière elle. L’Irlandaise en est certaine. Elle aimerait bien dire un truc à la femme qui se trouve là, dans l’entrée. De se mettre en sécurité. S’excuser. Quelque chose. N’importe quoi. Mais elle est comme dans un coton et son cerveau ne se connecte pas à son bon sens. Alors, les yeux dans le vague mais le pas certain, elle titube vers la chambre de Sid encore plongée dans l’ombre. Et puis brusquement, ça la frappe. C’est peut-être l’odeur familière, ou encore la vision de son ami. Elle comprend qu’elle est enfinen sécurité, et donc qu’elle ne l’était pas l’instant auparavant. Qu’elle est à deux doigts de trouver le réconfort dont elle a cruellement besoin. Alors les traits de son visage se tordent et les larmes se mettent à couler le long de ses joues pâles sans qu’elle puisse rien n’y faire. Les spasmes secouent sa cage thoracique, incontrôlables, alors qu’elle s’élance vers le lit où Sid s’est relevé et elle se jette dans ses bras. Parce qu’elle le sait, tout au fond d’elle, qu’il est le seul à pouvoir l’apaiser dans un moment pareil. Elle ne sait pas pourquoi, et elle s’en fiche. Tout ce qui importe, ce sont les bras qui se referment autour de son corps. La chaleur qu’il dégage et qui l’enveloppe. Rassurante. L’épaule qu’il lui prête et qu’elle va indéniablement tremper, encore une fois.

Elle reste longtemps, comme ça. Blottie contre son ami et accrochée à ses bras comme à une bouée de sauvetage. Assez pour que le temps s’arrête autour et qu’elle se laisse happer par une sorte de réalité virtuelle où rien ne peut lui arriver. Tellement qu’elle ne fait même pas attention à ses pilules ou à la bouteille de vodka qui gisent au coin du lit. Ni à la tension presque palpable entre la blonde de la porte et son ami. Aisling a déconnecté. Et ce refuge dans sa tête, elle en a profondément besoin. Sans lui, elle ne serait pas capable de survivre au monde qui l’entoure. Pendant longtemps, les drogues ont été son moyen le plus fiable pour rejoindre cet oasis secret. Mais aujourd’hui, les choses sont différentes et elle ne le sait que trop bien. Déjà, parce qu’elle doit systématiquement augmenter les doses de ses prises pour obtenir les mêmes effets. Elle sait que ça s’appelle la résistance, parce que les autres junkies dépravés qui vivaient avec elle dans le squat, quelques années plus tôt, en parlaient souvent. Mais jusqu’alors, elle n’en avait jamais fait l’expérience. Et puis ensuite, parce que maintenant, elle a Sid. Et qu’il n’a qu’à lui ouvrir l’espace de ses bras pour l’arracher à sa réalité et à ses peurs les plus profondes. Alors elle se dit qu’il doit être un peu magique, quelque part. Et ça l’effraie. Parce qu’une personne, ce n’est pas comme un médicament. Un jour, il va finir par en avoir assez d’elle. Il commence déjà, elle en est certaine. Qui voudrait s’occuper d’une dépravée qui commet inlassablement les mêmes erreurs ? Mais Aisling ne sait faire que ça, s’autodétruire. Tirer sur la corde jusqu’à ce qu’elle casse. Elle redoute ce moment de tout son être, alors même qu’elle le sait inévitable. Et chaque fois qu’elle y pense, ça la plonge dans une détresse infernale.

- Non, non, non ! Me laisses pas je t’en prie.

Elle gémit alors qu’il cherche à se dégager. Aucun amour propre. Aucune fierté. Elle est pathétique, et elle le sait. D’ailleurs, elle ne comprend même pas comment il peut être aussi patient avec elle. Tant l’auraient laissée choir sur le pavé des années auparavant. Mais pas Sid. Il la rasure. Lui explique qu’il doit simplement s’habiller mais ne va pas l’abandonner. Pas encore. Pas ce soir. C’est assez pour Aisling, sur le moment. Alors elle se redresse et prend une inspiration agitée par son chagrin et essuie maladroitement son visage de ses mains. Elle réalise vaguement que Sid se rhabille à ses côtés, le voit attraper un truc sur le lit pour le poser ailleurs, mais son cerveau ne fait pas la connexion. Parce qu’en cet instant, ses drogues n’ont aucune importance : elle a son ami. Et il va s’occuper d’elle. Il le promet. L’irlandaise se relève un peu rapidement et réalise une fois sur pieds qu’elle n’a plus aucune notion de l’équilibre. Heureusement, Sid est là pour la rattraper. Comme à chaque fois. Elle glisse sa tête sous son bras et s’appuie contre son corps solide. Se laisse entraîner vers la cuisine. Asseoir sur une chaise. Comme une enfant qui vient de se blesser en jouant dehors, entre les mains d’une sorte de grand frère particulièrement attentif. Enfin elle suppose, parce qu’elle n’a jamais connu ce genre d’intention de la part de sa famille.

Sid va chercher quelque chose sous son évier et Aisling le suit distraitement des yeux. Le monde lui semble un peu trouble autour d’elle, mais une émotion pointe avec une lucidité déconcertante. La honte. Le regret. Ses lèvres se pincent et elle coince ses mains sous ses cuisses. Ses pieds s’agitent dans le vide. Mal à l’aise, elle penche la tête en avant pour dissimuler son visage de ses cheveux noir de jais. Une teinture pour cacher son roux naturel qu’elle déteste. Quand Sid s’installe face à elle et commence à soigner les petites coupures et égratignures qui décorent ses mains et ses avants bras, la culpabilité la frappe de plein fouet. Un léger tremblement l’agite et elle se met à tapoter nerveusement la chaise de ses pieds.

- Je suis désolée. Désolée, désolée, désolée. Elle bredouille d’une voix pâteuse qui résonne bizarrement à ses lèvres. J’ai pas-

Pas quoi ? Elle ne sait plus, alors elle fronce les sourcils. Pas quoi ? Pas. Pas envie ? Pas envie de rentrer chez elle. Envie d’être sobre. Être sobre c’est nul. Sa vie est nulle. Aisling est nulle. Nulle, nulle, nulle. C’est ce que Sid pense. Et Aisling ne lui en veut pas. Parce que Sid, il est parfait. Trop parfait. Trop bien pour devoir perdre son temps avec elle. Le temps c’est de l’argent et prendre le temps de quelqu’un c’est comme lui voler son portefeuille. Non. Ça c’est la voix de son père. Espère. Espoir. Pas d’espoir. Putain, reprends toi sombre idiote. Idiote. Idiote. Idiote. Idiote. Elle grogne de frustration, tire sur ses cheveux.  

- J’ai plus de porte.

Elle relève les yeux vers Sid, surprise. Parce qu’elle ne sait même pas pourquoi elle a dit ça. Puis elle se souvient brusquement. Et c’est tellement flippant et tellement débile qu’elle se met à rire nerveusement.

- J’ai plus de porte, il l’a défoncée. J’aurais dû le savoir. Je suis trop conne. Trop conne. Trop conne !

Le rire, toujours. Pour cacher l’angoisse qui lui bouffe les tripes. Cette sensation de ne plus être ancrée dans sa propre réalité. Une impression aussi flippante que rassurante. Et plus elle essaie de se concentrer, de se dire qu’elle est là, dans le présent, plus les drogues la font flotter loin de cette lucidité qu’elle effleure pourtant du bout des doigts. Alors elle se met à frotter son avant-bras gauche de sa main droite. Inconsciemment. De plus en plus fort. De ses ongles rongés qui laissent des traces rouges dans sa peau diaphane. Elle préfèrerait une lame, pour que la douleur et l’adrénaline l’arrache à ses songes d’un coup sec. Elle ne mérite pas ce cocon protecteur. Elle mérite la vérité grise, toute sa honte et son bordel qui vont avec. Mais les lames, ça fait des mois qu’elle n’y a plus recourt. Parce qu’un corps abimé, scarifié, ça se vend moins cher sur les photos. Et l’argent, elle en a besoin. Pour acheter sa came. Brusquement, elle se souvient : il est derrière elle. Elle écarquille les yeux et attrape les mains de Sid.

- T’es pas en sécurité ! Il était juste derrière moi dans les escaliers ! Ici. Il va défoncer ta porte aussi. Je suis trop conne. TROP CONNE ! Merde. J’aurais jamais dû l’amener ici. Je savais pas quoi faire. Je suis désolée Sid. J’ai pas réfléchit. Je fais ça souvent apparemment. Pas réfléchir.

Impossible d’arrêter ce flot de paroles qu’elle semble vomir de ses lèvres. Son ton est saccadé. Son regard distant, mou et nerveux à la fois. Ses pupilles dilatées par les substances foireuses qu’elle a ingurgitées. Stupide junkie fragile. Elle s’insulte mentalement. Une baffe de plus pour se souvenir sa condition merdique. S'y enfoncer. Parce que c'est tout ce qu'elle mérite.       


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The truth is, you could slit my throat, and with my last gasping breath, I'd apologise for bleeding on your shirt.
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la multi-tâches

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MessageSujet: Re: Tripping up and down with chemical enlightenment ♡ Sid & Harley   Sam 17 Déc - 1:24

Tripping up and down with chemical enlightenment

Harley regard Sid s’occuper de la jeune femme en pleur qu’il berce tendrement. Il lui pose quelques questions, mais elle ne lui répond pas. Probablement sous le choc ou complètement défoncée. Le jeune homme se détache enfin de la dénommé Aisling pour s’habiller. Il s’approche de la jeune femme rester dans l’encadrement de la porte et lui souffle un « Je suis désolé. » mal à l’aise. Il ne s’attarde pas plus longtemps sur elle avant de retourner vers l’autre demoiselle à moitié évêché sur le lit qu’elle partageait quelques minutes plutôt avec lui.

Elle ne sait pas comment réagir, ni quoi penser alors elle reste la à observer la scène. Un peu comme une spectatrice qui regarderait une pièce de théâtre qu’elle n’apprécie pas particulièrement. Son tatoué entour la brune de ses bras afin de la soutenir. « Allez viens, je vais m’occuper de toi. »   D’un pas chancelant pour elle et plutôt ralenti pour lui, ils passent bras dessus, bras dessous à côté d’Harley qui s’écarte sans dire un mot. Elle essai de croiser les yeux bleus de Sid, qu’il lui dise quelque chose, n’importe quoi, mais il évite délibérément son regard et continue son chemin jusqu’à poser son fardeau sur une chaise de la cuisine. Il va ensuite chercher la trousse de premier soin sous l’évier avant de retourner auprès de la fille. La jeune femme ses décalé de quelques pas et les observe, toujours en silence. Elle tente de faire le tri dans ses émotions et dans sa tête. Ce qui n’est pas chose facile, surtout pour elle qui n’a jamais eu une grande facilité à extériorisé ce qu’il ressent à l’intérieur. Ça a toujours été un vrai capharnaüm dans son crâne. D’autant plus que pour la première fois de sa vie, elle est réellement impliquée émotionnellement dans une relation du genre et cela ne simplifie définitivement pas les choses.  

Elle ne participe pas à la conversation mais, écoute tout de même attentivement ce qu’ils se disent. Est-ce que c’est mal sain ? Peut-être. Mais elle n’arrive pas à s’en empêcher. La jeune femme se complaint en excuse avant de lui expliquer d’une vois pâteuse et entrecouper de quelques grognement la situation. « Je suis désolée. Désolée, désolée, désolée. J’ai pas… J’ai plus de porte. » La brune rit nerveusement avant de reprendre la parole. « J’ai plus de porte, il l’a défoncée. J’aurais dû le savoir. Je suis trop conne. Trop conne. Trop conne ! » Elle agrippe finalement les main de Sid, la voix  devenue paniquée « T’es pas en sécurité ! Il était juste derrière moi dans les escaliers ! Ici. Il va défoncer ta porte aussi. Je suis trop conne. TROP CONNE ! Merde. J’aurais jamais dû l’amener ici. Je savais pas quoi faire. Je suis désolée Sid. J’ai pas réfléchit. Je fais ça souvent apparemment. Pas réfléchir. » La blonde voit bien que la demoiselle est en plein délire. Elle a même pitié d’elle, mais il y a encore cette espèce de pincement au cœur qui l’empêche d’être totalement compatissante. La blonde n’est pas cruelle, loin de là, elle possède même un assez grand cœur. Elle tente même la majorité du temps de voir le meilleur en tous et chacun. Elle ne prend pas plaisir au malheur des autres. Et elle trouve triste de voir quelqu’un à ce stade. Paranoïaque et défoncée.  Elle aurait probablement même aidé la jeune femme si elle l’avait pu. Mais quelque chose la tracasse quand même et elle n’arrive pas à retirer toutes les interrogations qui sont apparues plus tôt dans son esprit.  

Elle le réalise de plus en plus, c’est la jalousie qui parle. Une jalousie qui s’insinue de plus en plus en elle. Elle essai de se convaincre que c’est totalement ridicule, mais ça reste la première fois qu’un tel sentiment nait en elle et la jeune femme n’arrive pas à s’en débarrasser. Avant, même si elle s’engageait auprès de quelqu’un, elle demandait la fidélité que par principe. Pour elle ça n’avait toujours été qu’une question de respect.  De respect l’un envers l’autre. Si par malheur la personne avec qui elle était engagée la trompait d’une quelconque façon, elle la laissait simplement. Pas de cœur brisé, pas de jalousie, pas de moment difficile. C’était simplement terminé et elle passait à autre chose. La blonde n’avait jamais été amoureuse. Elle n’avait jamais eu de réel relation sérieuse, en tout cas, pas assez pour être atteinte par une rupture. Les histoires d’amour ont un début et une fin. C’est aussi simple que ça pour elle.  Elle ne les a jamais aimés passionnément. Elle les aimait bien. Elle s’entendait bien avec eux. Elle rigolait bien. Et le sexe était agréable. Mais de son côté ça n’avait jamais été plus loin. Mais avec Sid, ça n’a jamais été aussi simple. Elle n’est pas prête à se l’avouer ouvertement, mais elle est belle et bien amoureuse de lui et le voir avec une autre fille de cette façon, ça fait quelque chose. Une autre fille qui connait parfaitement le chemin de son lit. Une autre fille qui débarque comme une furie en pleine nuit en l’envoyant valdingué dans le décor. Une autre fille qu’il enlace sans retenue. L’ensemble fait en sorte qu’elle n’arrive pas à se sentir bien avec tout ça.

Pendant qu’elle se perd dans ses pensées, elle n’écoute que d’une oreille le flot constant de parole de l’autre jeune femme. Elle finit néanmoins par se taire et Sid prend la parole. La voix du jeune homme captive un peu plus la blonde qui ne peut s’empêcher d’écouter un peu plus attentivement. D’abord il essai calmement de la rassurer en lui indiquant que si l’homme n’avait pas déjà défoncé sa porte, c’est qu’il ne la suivait pas. Il lui proposa aussi de rester dormir. Qu’elle pourrait partager son lit avec lui et qu’elle pourrait rester quelques jours le temps que la porte de son appartement soit reposé et que les choses se soient calmé. Harley s’avance. N’en croyant pas ses oreilles. Il venait vraiment de la tasser comme une des chaussettes qui trainent dans le fouillis de sa cambre ? « Sid… Je… enfin. On est déjà deux dans ton lit. » Elle a essayé de rester le plus poli possible. Parce que la colère commence clairement à prendre le dessus sur sa bonne foi. Comment ose-t-il la virer de son lit de cette façon ? Pour aller dormir avec une autre fille qui plus est ? Elle se sent comme une merde et surtout comme une idiote, elle ne représente rien ? Elle n’Est pas assez importante dans sa vie pour qu’il daigne la consulter ? Elle prend une profonde inspiration. Certaine que la réponse de Sid sera décisive sur l’état de sa patience.


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le tatoueur au coeur tendre

ÂGE : vingt-six ans, né le 26 janvier 1990.
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MessageSujet: Re: Tripping up and down with chemical enlightenment ♡ Sid & Harley   Mer 28 Déc - 6:13

tripping up and down
with chemical enlightenment
Aisling + Sid + Harley


Choisir une égratignure. L’analyser et déterminer comment la soigner. La désinfecter avec l’antiseptique et une petite éponge. Choisir un pansement, l’appliquer. Recommencer. Les gestes de Sid sont précis, mécaniques. S’il se concentre entièrement sur cette tâche si simple, c’est parce que ça lui permet d’ignorer le tourbillon infernal de ses pensées. Pendant quelques secondes, un petit instant de bonheur, personne ne parle. Sous les mains pourtant délicates de Sid, Aisling se met à trembler. Il ne sait pas si c’est le résultat de la douleur, des drogues ou de l’adrénaline qui vient de la lâcher, mais il devine qu’il y a sans doute un peu de tout ça dans ses tressaillements. « Je suis désolée. Désolée, désolée, désolée. » Ah oui, et de la culpabilité aussi, forcément, songe-t-il en soupirant. Le regard d’Harley, toujours braqué sur lui, laisse une impression désagréable de brûlure quelque part entre ses omoplates. Le tatoueur l’ignore délibérément, même s’il sait très bien qu’il ne fait que retarder l’inévitable confrontation et que, plus il attend, moins ils ont de chances de s’en sortir indemnes.

C’est à ce moment que la voix inégale d’Aisling brise le silence dans lequel le tatoueur essayait futilement de s’enfoncer. « J’ai plus de porte. » Il relève brusquement la tête. Quoi ? Un rire nerveux et discordant s’échappe des lèvres d’Aisling, qui poursuit sa narration des événements entre deux gloussements. Et ses doigts, qui se contentaient jusqu’alors de triturer le coton de son pyjama, se transforment en griffes émoussées qui essaient en vain de percer la peau. La première fois où Sid a été témoin de ce comportement autodestructeur, ça lui avait foutu la trouille parce qu’il n’avait jamais vu ça de sa vie. Même sa mère, qui consommait souvent plus que son amie, n’avait jamais réagi ainsi. Lorsqu’elle se droguait, elle avait plutôt tendance à frôler la catatonie, contrairement à Aisling qui devient une boule de nerfs, même lorsqu’elle ingurgite des calmants. Aujourd’hui, ça le laisse presque de marbre et il se contente de poser une main sur la sienne pour la tirer de sa transe. Elle se redresse brusquement, comme s’il l’avait piquée, et s’accroche de toutes ses forces au poignet de Sid avant de vomir un véritable flot de paroles. Le tatoueur la laisse parler, sachant très bien que ça ne servirait à rien de l’interrompre dans son état. Elle finit par se taire et baisse la tête, minuscule sur la chaise de bois de la cuisine. Il presse doucement la main de la jeune femme pour attirer son attention. « Tout va bien, Aisling. Tu es en sécurité ici, tu le sais. » Elle commence à secouer la tête, comme si elle voulait protester, et il s’empresse de reprendre la parole avant qu’elle ne puisse dire quoi que ce soit. « Ça fait au moins une demi-heure que tu es ici. Si quelqu’un t’avait suivi, on le saurait. » C’est une conclusion logique qu’elle aurait pu tirer elle-même si elle n’avait pas été aussi défoncée. Pour l’instant, toutefois, Sid n’est même pas certain qu’elle ait compris ce qu’il vient de lui dire.

Tout de même, la panique d'Aisling est contagieuse et il sent une angoisse acide lui envahir l'estomac. Ça n’a rien à voir avec son délire; il sait très bien que le « il » dont elle parle – probablement son revendeur – ne l’a pas suivie jusque chez lui. Il n’aurait pas décidé de s’asseoir poliment à la porte de l’appartement pour attendre tranquillement qu’elle ressorte. Non, ce qui l’angoisse, c’est tout ce qui pourrait arriver à la jeune femme si elle ne se reprend pas bientôt en main. Il craignait déjà d’arriver chez elle un jour et de la trouver noyée dans son bain ou encore morte dans l’escalier, le cou brisé par une mauvaise chute. Maintenant, il peut s’inquiéter en plus de ce qu’elle tombe dans les pattes d’un revendeur impitoyable. Elle ne cesse de renflouer son arsenal d’inquiétudes déjà impressionnant et il n’en peut plus. La panique se transforme en lassitude. Le plomb en fusion qui s’agitait dans son estomac devient une chape qui lui écrase les épaules et lui fait courber l’échine. Tout à coup, la situation lui semble juste trop lourde à porter, trop lourde à vivre. Et l'espace d'une seconde, d'une minuscule seconde, il songe à tout abandonner et à s'en laver les mains. Australien de naissance, il a grandi sur les plages de Melbourne et, comme tout le monde, il a entendu des millions de fois qu'il ne faut pas s'offrir comme bouée à une personne qui se noie parce que, paniquée, elle s'accrochera à vous et vous entraînera avec elle. Il a l'impression d'être dans cette situation, d'être la bouée aux flotteurs dégonflés à laquelle Aisling s'accroche désespérément. Jusqu'à maintenant, il avait toujours cru qu'il pourrait les tenir à flots, qu'il aurait suffisamment d'énergie pour aider Aisling à garder la tête hors de l'eau tout en la ramenant lentement mais sûrement vers le rivage. Mais pour la première fois, il se demande s'il ne sera pas obligé de la lâcher avant de couler lui-même. Parce que le rivage était déjà loin il y a un an, lorsqu'il l'a rencontrée, et qu'ils s'en éloignent au lieu de s'en rapprocher.

La pensée lui a à peine traversé l’esprit qu’il s’en veut déjà. Elle a des problèmes – de gros problèmes –, c’est vrai, mais il s’en doutait déjà le soir de leur rencontre. Et, ce soir-là, il a fait un choix, celui de ne pas s’enfuir. Même s’il en a eu l’occasion. Même s’il aurait probablement dû le faire. La main qui ne tient pas celle d’Aisling vient se poser entre ses sourcils pour lisser les plis soucieux qui s’y trouvent. « Tu peux dormir ici avec moi ce soir. Et quelques jours aussi, le temps que ta porte soit réparée. » Et que je m’assure que tu es en sécurité chez toi. « D’accord ? » L’Irlandaise n’a pas vraiment le temps de répondre, cependant, parce qu’Harley s’éclaircit la gorge et prend la parole. « Sid… Je… enfin. On est déjà deux dans ton lit. » Sa voix résonne dans la cuisine et fait sursauter Sid, qui se retourne brusquement. Il n’avait pas oublié que la blonde se tenait à quelques pas d’eux, pas exactement, mais il ne s’attendait pas vraiment à ce qu’elle intervienne à ce moment précis. Il abandonne la main d’Aisling après l’avoir pressée doucement une autre fois, comme une promesse de retour, et il se lève pour aller rejoindre Harley. « Et alors ? Elle est impossible quand elle est dans cet état, il n’y a pas moyen de la laisser seule. Ce serait la crise. » Il se mord la lèvre, conscient d’avoir parlé un peu fort, et jette un coup dans la direction générale d’Aisling pour s’assurer qu’elle n’a rien entendu. Son regard est toujours perdu dans le vague, ce qui rassure un peu Sid, même si ça ne garantit pas qu’elle soit complètement déconnectée de la réalité. Il ramène son attention sur Harley. La blonde l’observe d’un drôle d’air et c’est plus fort que lui, il monte aussitôt aux barricades. « Tu ne vas tout de même pas faire la gueule ? Qu’est-ce que tu veux je fasse ? Elle ne pourrait pas retourner chez elle même si elle n’avait pas avalé la moitié de sa pharmacie. Je ne vais quand même pas la jeter sur le pavé. » Le regard bleu d’Harley, qui s’était déjà assombri, tourne carrément à l’orage. Sid retient de justesse un grognement d’agacement. Comme il l’avait prédit, la nuit tourne à la catastrophe et c’est la faute de sa grande gueule, alimentée par le manque de sommeil et un trop-plein de colère et de frustration. Il voudrait retourner en arrière et se reprendre, mais c’est impossible. Avec la certitude d’avoir tout gâché, il croise donc les bras et s’apprête à essuyer la tempête qu’il a lui-même provoquée.


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