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 tragedy should be utilized as a source of strength (tommy - event)

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la mi-ange mi-démon

ÂGE : vingt-cinq ans (26 août 1991).
SURNOM : lexis est déjà un surnom, pas besoin de s'encombrer d'un autre.
STATUT : officiellement célibataire, officieusement mariée.
MÉTIER : femme de ménage dans les studios d'abc et babysitter à ses heures perdues.
LOGEMENT : #21 logan city, dans une maison qui n'est pas la sienne.

POSTS : 556 POINTS : 70

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : née en russie ≈ sa véritable identité est un secret ≈ a un véritable don pour fréquenter les mauvaises personnes ≈ n’a connu qu’un seul homme dans sa vie ≈ a des difficultés en société ≈ ancienne pickpocket ≈ a fait un an de prison ≈ possède de nombreuses cicatrices sur la poitrine ≈ cache au mieux son accent russe ≈ accro aux pâtisseries ≈ déteste les nouvelles technologies ≈ rêve d’avoir un chien et un travail plus gratifiant ≈ n’a pas son permis de conduire ≈ est du genre coincée
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : chelseatommy (ii)vidal
RPs EN ATTENTE : ellie ≈ james b. ≈ romane ≈ vittorio
RPs TERMINÉS : saultommy (i)
damian
PSEUDO : leave.
AVATAR : suki waterhouse.
CRÉDITS : hepburns (avatar), nympheas (gifs), bastille (lyrics).
DC : none.
INSCRIT LE : 20/07/2016

MessageSujet: tragedy should be utilized as a source of strength (tommy - event)   Dim 16 Oct 2016 - 23:48


⊹ tragedy should be utilized as a source of strength ⊹
TOMMY & LEXIS

La chance n’est pas un concept auquel la jeune femme est habituée et pourtant, elle est la première à y goûter en ces temps difficiles pour la ville. Malgré son agression en prison, malgré les mois pénibles de convalescence, malgré les menaces de Saul auxquelles elle fait face actuellement, Brisbane a toujours représenté une place sécurisante dont elle est désormais incapable de s’éloigner. Mais ce point de vue est susceptible de changer suite aux événements récents qui ont ébranlé la ville, bien qu’elle a eu la chance – et c’est là que celle-ci entre en scène – d’échapper au chaos qui a causé de nombreux blessés et même quelques morts le soir d’Halloween, à croire que mère nature avait parfaitement choisi son jour pour faire basculer le destin d’habitants qui ne demandaient qu’à prétendre l’horreur et non pas à la vivre. Ce soir-là, Lexis a donc bénéficié d’une sécurité qui n’était pas garantie à d’autres, en restant confortablement chez Damian quand la tempête a frappé Brisbane avec quelques jours d’avance, prenant tout le monde de court. Mais ce n’est pas pour autant qu’elle n’a pas vécu l’inquiétude, tout d’abord pour Damian duquel elle est restée sans nouvelles durant plusieurs jours, le courant étant coupé et étant dans l’incapacité de se déplacer jusqu’à l’hôpital pour s’assurer que tout allait bien pour lui. Elle a eu cette certitude seulement cinq jours après la tempête, quand elle a enfin trouvé un taxi acceptant de circuler malgré l’état des rues, lui permettant ainsi de s’assurer que son mari – parce que c’est bien ainsi qu’elle l’a considéré quand les pires scénarios se succédaient dans son esprit en attendant de ses nouvelles – n’avait pas été touché par la tempête, au contraire, il était aux premières loges pour porter secours à ceux qui n’ont pas eu cette chance. Préférant s’abstenir d’être dans ses pattes durant une période où toute la concentration et la disponibilité de Damian étaient nécessaires, la jeune femme est très rapidement retournée à Logan City, en ayant enfin la présence d’esprit de prêter attention aux paysages de désolation qui ont remplacé les rues chaleureuses et animées de Brisbane. Jusqu’ici, elle n’avait pas eu conscience de l’ampleur des dégâts, l’électricité manquant, ne permettant pas aux chaînes de télévision de fonctionner et le réseau ne fonctionnant pas beaucoup mieux, ce qui l’a empêchée de contacter qui que ce soit. Et ce qu’elle a enfin pu constater de ses propres yeux n’a pas manqué de lui provoquer des frissons, tant elle n’aurait jamais songé faire face à un décor aussi apocalyptique, ici, à Brisbane. Et bien qu’épargnée par la violence de la catastrophe naturelle, elle reste toutefois chamboulée par les événements, d’une façon qu’elle peine à s’expliquer elle-même. Peut-être parce que sa bulle de confort dans laquelle elle s’est confortablement installée s’est retrouvée percée sans qu’elle en soit consciente, peut-être parce qu’elle est confrontée à une réalité nouvelle pour elle qui a idéalisé cet endroit qui n’est finalement pas bien différent des autres et qui subit aussi son lot de drame, peut-être parce que cette ambiance permanente de deuil lui fait réaliser qu’il est temps de faire celui de sa famille.

Mais il y a un sentiment qu’elle parvient à s’expliquer sans grandes difficultés, c’est la culpabilité qui la ronge d’avoir été épargnée quand d’autres souffrent. C’en est presque désespérant ; mais c’est ainsi qu’elle fonctionne, donnant sans compter aux autres sans jamais rien recevoir en retour. Et elle ne parvient pas à rester impassible durant cette période ; à attendre sagement chez elle que le courant revienne et que la vie reprenne son cours, à savourer cette chance qu’est la sienne, à oublier sous prétexte qu’elle ne l’a pas vécu. Parce qu’elle l’a vécu, à sa façon, d’une façon qui lui permet d’être présente pour ceux qui se retrouvent absents suite au traumatisme. Et lorsqu’elle reprend le chemin de l’hôpital, ce n’est pas pour y voir Damian, mais pour donner de ce temps qu’elle a en trop pour ceux qui n’en ont plus assez ou pour qui il s’est arrêté. L’évidence est tout d’abord de donner son sang et après le repos nécessaire, elle se charge de distribuer des collations aux patients de l'étage entre deux personnes en attente de nouvelles de proches qu'elle tente de réconforter. En milieu d'après-midi, on lui demande de tenir compagnie à une dame âgée dans l’attente de nouvelles de son mari encore au bloc opératoire. Mais alors qu’elle s’approche de cette dernière, une petite voix se fait entendre et capte toute son attention. « Papa … Papa ! » La voix est brisée par les multiples appels à l’aide qu’elle a déjà dû formuler et affaiblie par les sanglots qu’elle tente de réprimer. Lexis s’approche de l’enfant, un air inquiet sur le visage. Si elle n’a jamais su communiquer avec les adultes, les enfants restent à ses yeux un mystère qu’elle a cessé de vouloir comprendre. Pour autant, leur mystère n’a d’égal que la sensibilité de Lexis, qui ne peut décemment pas ignorer cette gamine quand tant d’autres semblent le faire. « Hé, qu’est-ce qu’il t’arrive, ma belle ? » Elle demande une fois abaissée à sa hauteur, tentant de la rassurer en s’emparant de sa main pour qu’elle comprenne qu’elle n’est plus toute seule au milieu de cette foule agitée. « Je suis perdue… J’trouve plus la chambre de mon papa. » Regardant autour d’elle pour tenter de confier l’enfant à un bénévole qui saurait s’y retrouver pour accompagner la petite jusqu’à son père, elle ne tombe que sur l’un de ses comparses ayant pris sa place auprès de la vieille dame, permettant ainsi à Lexis d’accorder toute son attention à cette petite. « D’accord… D’accord, on va le chercher ensemble, tu veux bien ? » Face au hochement approbateur de la gamine, Lexis se relève tout en maintenant sa main dans la sienne. « Comment tu t’appelles ? » Elle questionne l’enfant alors qu’elles s’éloignent un peu du brouhaha assourdissant de la salle d’attente. « Moïra. » Que cette dernière lui répond alors qu’elles sont enfin au calme. « Moïra, tu te souviens du numéro de chambre de ton papa ? » Elle pourrait tout aussi bien lui demander son nom de famille pour vérifier dans le registre les correspondances et s’y retrouver plus facilement, mais la blonde imagine sans difficulté que les ordinateurs sont actuellement utilisés pour des choses bien plus importantes. « 212, je crois. » « Très bien. » Se mettant en chemin en calquant son pas sur celui de la dénommée Moïra, Lexis l’emmène jusqu’à l’ascenseur, cet étage ne lui semblant pas être le bon. Elle n’a jamais eu un bon sens de l’orientation, mais elle espère que celui-ci ne lui fera pas défaut aujourd’hui, au risque de se retrouver avec une enfant qui n’arrivera plus à garder son calme et qu’elle ne fera qu’inquiéter davantage en la baladant dans ce grand hôpital qui n’a rien de chaleureux – particulièrement ces derniers jours. Arrivées au deuxième étage, Lexis zieute les portes les unes après les autres, jusqu’à trouver celle frappée d’un 212, à laquelle elle frappe avant d’être autorisée à entrer. Faisant quelques pas, la silhouette qu’elle découvre dans le lit la laisse interdite une fraction de seconde, avant qu'elle ne tente de balayer le malaise qui l'enveloppe soudainement. « Oh, désolée, je crois que l'on s’est… » Coupée par la jeune Moïra qui s’écrie « papaaa ! » en se lançant littéralement sur le lit, la blonde réalise qu’il est inutile de se confondre en excuses puisque l’enfant ne se voudrait pas aussi familière avec un illustre inconnu. Inconnu qui n’en est plus un pour Lexis, reconnaissant ici le type avec lequel elle s’est retrouvée liée – contre leur gré – lors de la Gay Pride et sur lequel elle a, à ne pas douter, laissé une mauvaise impression. Elle ne l’imaginait pas père de famille, mais elle n’imaginait pas non se retrouver encore une fois face à lui, ses certitudes n’en sont jamais réellement. Toutefois, avant de disparaître comme elle en a l'habitude, elle ne peut s'empêcher de s'attarder sur son état, qui ne la laisse pas indifférente. Elle aimerait aider, Lexis, en faire plus que d'être « juste là ». « Comment vous... tu, puisqu’ils s’étaient mis d’accord sur ce point lors de leur précédente rencontre et qu’elle imagine que le tutoiement est encore de rigueur, vas ? » Elle se reprend toutefois rapidement. « Enfin, compte tenu des circonstances. » Parce qu'il ne va pas bien, c'est une évidence. Cette tempête, car il est question de celle-ci à ne pas douter, l'a frappé de plein fouet. « Je vais vous laisser tous les deux, mais avant, est-ce que tu as besoin de quelque chose ? Que j’appelle quelqu’un, que je t’apporte quelque chose ? » Elle demande, car après tout c’est son rôle en tant que bénévole d’être à son service, et qu’elle lui doit bien cela après le mauvais moment qu’elle lui a fait passer lors de leur mésaventure d’il y a quelques semaines. Et peut-être qu’après, il appartiendra enfin au passé, comme il le devrait déjà l’être.

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Dernière édition par Lexis Wheeler le Dim 30 Oct 2016 - 23:25, édité 1 fois
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la rédemption

ÂGE : 32 ans (13/02/1984)
SURNOM : tommy est déjà un surnom pour thomas, sa petite soeur l'appelle tom-tom mais elle est la seule à avoir ce privilège
STATUT : veuf & père célibataire
MÉTIER : serveur au McTavish, et quelques jobs au black pour arrondir les fins de mois
LOGEMENT : #45 redcliffe, avec sa fille de 7 ans, Moïra

POSTS : 1203 POINTS : 60

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : vilain petit canard des Warren ☆ il sort de 2 ans et demi de prison, au Canada ☆ sa femme est décédée dans un accident de la route en 2012 ☆ il a une fille de 7 ans, Moïra, dont il vient de récupérer la garde après que son frère Marius l'ait élevée durant son incarcération ☆ il a vécu à Kenora, Canada, de 2005 à 2015 ☆ avant d'être emprisonné il travaillait comme bûcheron dans une scierie ☆ il essaye désespérément d'arrêter de fumer ☆ il porte son alliance autour du cou ☆ il a une addiction déraisonnable aux sodas et aux boissons sucrées en général ☆ il parle le français et baragouine le serbe
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : aurorecamber #2margaretlexis #2livianavidalscarlettdereklenerebecca


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INSCRIT LE : 19/11/2015

MessageSujet: Re: tragedy should be utilized as a source of strength (tommy - event)   Ven 28 Oct 2016 - 6:01

Jusqu'à maintenant Tommy ne s'était jamais posé la question de savoir ce qu'on pouvait ressentir depuis l'intérieur du tambour d'une machine à laver, particulièrement pendant le mode essorage. Aujourd'hui la question fascinait son esprit encore brumeux, et pour autant qu'il sache les sensations qui l'assaillaient semblaient se rapprocher de ce qu'il aurait ressenti s'il avait été un tas de linge sale dans un lave-linge en marche. Ce n'était pas simplement le bourdonnement dans ses oreilles, ou même l'impression que le moindre de ses muscles était passé à l'essoreuse et lui semblait endolori ... C'était le vertige, surtout, cette sensation étrange et insupportable que quoi qu'il fasse, peu importe qu'il bouge ou qu'il reste immobile, qu'il ouvre les yeux ou bien les garde fermés, tout autour de lui tournait beaucoup trop vite pour lui. Il peinait à reprendre ses esprits, à chaque fois qu'il s'assoupissait - c'est à dire souvent - il lui fallait de longues secondes à son réveil pour se rappeler d'où il était, et de pourquoi il y était. Les phrases savantes et bourrées de mots compliquées des médecins étaient entrées par une oreille et ressorties par une autre presque instantanément, mais parait-il qu'il l'avait échappée belle ; Peut-être était-ce donc simplement la morphine qui l'empêchait de prendre cela avec l'inquiétude et le sérieux nécessaire. Il n'avait pas non plus très bien suivi combien de temps il était resté dans les vapes, il savait seulement qu'à son premier réveil il n'y avait que la pénombre de la pièce et les marmonnements de son voisin de chambre pour lui tenir compagnie. Au second il y avait eu sa mère, et sa voix haut perché avait eu vite fait de le persuader de retomber dans le sommeil artificiel qu'on lui induisait. Scarlett avait eu la primeur de ses premières paroles la veille, et dès lors Tommy n'avait eu cesse de réclamer après Moïra, faisant même pour une fois contre mauvaise fortune bon cœur en découvrant que c'était Meg qui la lui avait amenée, aujourd'hui. Sa soeur pourtant ne s'était pas attardée, ne se sentant probablement plus obligée de faire comme si la situation l'inquiétait outre-mesure maintenant qu'elle avait pu vérifier de ses propres yeux que Tommy n'était pas en train de rendre l'âme et qu'il n'était pas utile d'appeler Marius en lui faisant miroiter la possibilité de récupérer définitivement leur nièce.

Soulagé de voir sa fille en un seul morceau et en pleine forme, le brun s'était malgré tout épuisé durant la courte conversation que Moïra et lui avaient eu, et durant laquelle il avait tant bien que mal tenté de lui assurer qu'il allait mieux que ce que cet environnement hospitalier le laissait supposer. Désireux de se reposer quelques instants, il avait donc persuadé la fillette de rejoindre sa tante Meg, patientant à l'extérieur de la chambre sans avoir eu besoin de se faire prier, et de lui demander de l'emmener à la cafétéria pour goûter. Pour autant qu'il sache l'événement s'était produit quelques minutes seulement auparavant, mais l'impression tenait sans doute au fait qu'à peine sa fille ressortie de la chambre Tommy s'était endormi comme une masse, ses paupières presque aussi lourdes que deux chapes de plomb. Et c'est donc dans un sursaut lui ayant arraché une brève grimace de douleur qu'il avait entendu sa princesse s'exclamer « Papaaa ! » avec autant de ferveur que s'ils ne s'étaient pas vus depuis des heures, et surtout bien plus de ferveur qu'elle n'en avait habituellement avec lui. « Tu as ... tu es déjà revenue, ma puce ? » Malgré l'inconfort que cela venait de provoquer sur son flanc toujours douloureux, Tommy n'avait pas objecté lorsque la petite avait grimpé sur son lit en s'exclamant de plus belle « Je me suis perdue ! Je cherchais tante Meg dans le couloir, et puis ... je ne savais plus où j'étais. » S'expliquant d'un ton boudeur, elle avait instantanément retrouvé le sourire en ajoutant « Mais la jolie dame m'a aidée ! Hein que c'est vrai, qu'elle est jolie ? » Peinant à assimiler plus d'une information à la fois, Tommy n'avait remarqué qu'à ce moment-là qu'une autre personne était entrée dans la pièce, et relevant les yeux vers elle il avait plissé les yeux quelques instants comme s'il craignait que la morphine ne lui joue à nouveau des tours « Comment vous... tu ... vas ? Enfin, compte tenu des circonstances. » Alors il ne rêvait pas, c'était bien ce courant d'air de blonde qui se tenait un peu gauchement près de la porte ? Un peu long à la détente, il n'avait pas répondu directement à sa question et c'était donc elle qui avait repris « Je vais vous laisser tous les deux, mais avant, est-ce que tu as besoin de quelque chose ? Que j’appelle quelqu’un, que je t’apporte quelque chose ? » tandis que les doigts de Tommy glissaient machinalement sur le bout de la natte de Moïra. Ouvrant une fois ou deux la bouche sans qu'aucun son n'en sorte, il avait été à nouveau coupé dans son élan par l'irruption dans la pièce de sa sœur aînée « Oh Moïra, tu es là ! » Elle semblait à la fois essoufflée et soulagée « Je me suis absentée deux minutes pour aller aux toilettes, et à mon retour tu n'étais plus dans la chambre ! » Alors que la petite s'apprêtait à objecter l'hôtesse de l'air avait à son tour pris en compte la présence de Lexis « Oh, excusez-moi ... » Malgré le tournis qu'était en train de lui donner ce trop-plein soudain de monde et de conversation, Tommy avait tenté d'articuler d'une voix calme « Mon cœur, pourquoi tu ... tu n'emmènes pas ta tante à la cafétéria ? » Comme il aurait été prévu qu'elle le fasse depuis le début, si Meg ne s'était pas absentée sans prévenir uniquement pour ne pas se donner la peine d'adresser un mot non-nécessaire à son cadet.

Sautant au bas du lit, la petite avait laissé son père serrer sa main dans la sienne quelques instants avant de la lâcher, puis fait un crochet jusqu'à Lexis pour encercler sa taille de ses bras d'enfant « Merci de m'avoir ramenée chez Papa ! » et finalement attraper la main de Margaret. Cette dernière, adressant un signe de tête poli à la blonde, avait quitté la pièce sans un regard supplémentaire pour Tommy, et ce dernier ne devait qu'à la fatigue le fait de n'avoir pas levé les yeux au ciel d'un air profondément agacé. Meg et Marius, les deux plus fiers représentants de la mauvaise foi des Warren à ses yeux. Moïra désormais hors de son champ de vision, le brun s'était permis de quitter le sourire crispé qu'il arborait et de laisser sa tête retomber contre l'oreiller derrière lui. N'oubliant cependant pas la présence de Lexis, il s'était rapidement repris et avait posé son regard sur elle avec lenteur « Désolé de t'avoir fait perdre du temps ... elle n'aurait pas du s'aventurer toute seule ... toute seule dans les couloirs. » Remarquant seulement à l'instant le badge arboré par la jeune femme et sur lequel était inscrit son prénom, Tommy avait questionné non sans une pointe de surprise « Tu travailles ici ... ? » Il ne savait rien d'elle en définitive, mais à vue d’œil il ne l'aurait sans doute pas imaginée travaillant dans un hôpital, ou de manière plus générale au contact d'autrui ... Les relations humaines cela n'avait pas semblé être son point fort, la dernière fois. Tentant avec difficulté de se redresser un peu, Tommy avait totalement occulté la question de base de la blonde, qui s'était inquiétée de savoir s'il avait besoin de quelqu'un ou de quelque chose. Tout comme il semblait occulter le fait qu'elle se trouvait peut-être à l'hôpital parce que comme pour lui sa soirée d'Halloween s'était transformée en soupe à la grimace.








    - I'm sorry for everything, oh, everything I've done. From the second that I was born it seems I had a loaded gun, and then I shot, shot, shot a hole through everything I loved -

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MessageSujet: Re: tragedy should be utilized as a source of strength (tommy - event)   Dim 30 Oct 2016 - 23:36

Peut-être aurait-elle dû insister pour trouver un bénévole souhaitant se charger de la gamine à sa place et reprendre ainsi la sienne auprès de cette vieille dame ; cela lui aurait évité cette sensation de malaise qui l’enveloppe alors qu’elle assiste, en retrait, aux retrouvailles du dénommé Tommy et de sa fille, quand bien même ils ne semblent pas s’être quittés il y a bien longtemps à en croire les paroles du barbu. Elle était loin d’imaginer qu’il puisse être père de famille, d’où son impression de méprise lorsqu’elle est entrée dans la pièce. Mais elle sait pourtant mieux que personne que les premières impressions s’avèrent souvent très loin d’être fondées, et que si elle l’a perçu comme un homme sympathique bien qu’un peu beau parleur dans l’espoir d’augmenter sa liste de conquêtes, elle ne devrait pas être étonnée de l’avoir mal jugé en le découvrant père de famille. Elle se demande toutefois s’il y a une femme ou du moins une petite amie dans le tableau, ce qui perturberait Lexis quant au comportement du brun lors de leur précédente rencontre. Quoi qu’il en soit, se perdre dans ses questionnements intérieurs n’aide pas la jeune femme à se sentir à sa place et elle cherche – sans grande surprise – à fuir cette situation qui la met mal à l’aise. Tournant furtivement la tête en direction de la porte, la jeune femme hésite à franchir celle-ci, se questionnant sur la façon dont un tel comportement serait perçu par son ancien compagnon d’infortune. Mal, probablement, se dit-elle, et ainsi Lexis se contente de rester bien sagement à sa place, se sentant toutefois de trop, sans que cela soit toutefois un sentiment qui lui est étranger dès lors qu’elle doit compter sur la présence d’autres personnes à ses côtés. Attendant sagement le signal de Tommy lui indiquant qu’elle est libre de repartir d’où elle vient, elle se désole d’être aussi docile et attentive au jugement des autres, ne serait-ce que pour recevoir l’autorisation de franchir une simple porte. Encore faudrait-il que Tommy notifie sa présence, puisque au-delà de sa sensation d’être de trop, c’est également celle d’être constamment invisible aux yeux des autres qui l’anime, et ce n’est que lorsque Moïra émet une réflexion naïve et superflue propre aux enfants qu’elle croise brièvement le regard du barbu avant d’ancrer le sien sur le sol. Elle aurait définitivement dû tourner les talons avant que sa présence ne soit remarquée, sans se soucier des conventions sociales et de la politesse requise dans une telle situation ; Tommy a déjà eu un inaperçu de son indélicatesse chronique avec autrui, elle n’aurait fait que lui apporter la preuve qui lui manquait pour l’étiqueter de « désagréable » et ainsi leur permettre de s’ignorer royalement si le hasard déciderait encore de les mettre l’un et l’autre sur le même chemin, ce que Lexis espérait, il y a encore quelques minutes, impossible.

Reprenant toutefois la parole pour tenter d’atténuer cette gêne toujours plus grandissante qui semble aller de pair avec ses rencontres avec le trentenaire, elle évoque son état qui n’est pas simplement une excuse pour faire la conversation ; mais qui l’inquiète sincèrement. Elle est ainsi, Lexis, même si jusqu’à aujourd’hui ils ne se sont côtoyés que le temps d’une petite heure, elle n’est pas insensible au sort qui a été le sien lors de la tempête de Halloween – puisqu’elle ne voit pas ce dont il pourrait s’agir d’autre. Même si elle n’en donne pas forcément l’impression, la blonde est capable de s’inquiéter pour quelqu’un qu’elle a croisé furtivement dans la rue, et Tommy n’échappe donc pas à la règle qui veut qu’elle se soucie plus des autres, qu’eux d’elle. Et si sa question demeure sans réponse, elle n’oublie toutefois pas la raison initiale de sa présence dans cet hôpital, elle ne tarde pas à lui demander s’il a besoin de quelque chose, bien que son envie d’aider reste là-aussi sans réponse et qu’elle ne recommence à se sentir invisible et de trop. Encore plus lors de l’arrivée d’une tornade brune dans la chambre, à qui elle adresse un sourire pincé alors que Tommy les invite à rejoindre la cafétéria. Un départ qui ne se fait pas sans un dernier acte spontané de l’enfant, qui vient entourer la taille de Lexis de ses bras, ce qui provoque dans un premier temps à la jeune femme le réflexe de s’éloigner d’un pas, avant qu’elle ne vienne furtivement déposer ses mains dans le dos de Moïra. Désormais seule avec Tommy, elle avait haussé les épaules avec un fin sourire en s’approchant d’un pas. « Ce n’était pas une perte de temps, je n’allais quand même pas la laisser seule dans les couloirs. » Si elle avait songé à la possibilité de laisser le soin à un autre bénévole de la ramener à bon port, l’idée de l’ignorer purement et simplement n’avait jamais franchi son esprit. « Elle est mignonne. » Elle avoue ensuite, en songeant à la candeur de l’enfant. Jetant un coup d’œil à son badge qu’elle avait occulté, elle secoue la tête négativement, non sans laisser échapper un bref rire nerveux qu’elle seule peut expliquer. Elle est terrorisée par les hôpitaux depuis son précédent passage entre ces murs, et s’il n’était pas question d’aider les autres, nul ne doute qu’elle se serait tenu encore longtemps éloignée de cet endroit. Et même si pour une fois elle se sait utile, cela ne l’aide toutefois pas à être plus rassurée d’être ici qu’en temps normal. Ça l’aide juste à ne pas partir en courant. « Oh ça ? Non, je suis juste là car… enfin, avec tout ce qui s’est passé, ils avaient besoin de bénévoles et j’ai du temps à donner, alors... » Elle répond maladroitement, n’ayant pas forcément envie d’évoquer plus en détail cette terrible nuit de Halloween qui est sans doute à l’origine des blessures de Tommy et elle n’a pas envie de rappeler cette mauvaise nuit à ses souvenirs. « Et ma proposition de tout à l’heure tient toujours. Si je peux faire quoi que ce soit pour toi, n’hésite pas. » Elle répète, avec un air qu’elle veut convaincant. « Je dois insister, puisque tu n’as pas répondu à mes questions. » Elle fait remarquer, avec un sérieux qui a pour but de l’amadouer afin qu’il daigne la renseigner sur son état et ses besoins. C’est la raison de sa présence ici après tout, et sans réaliser qu’elle peut être agaçante, Lexis a à cœur d’être exemplaire quant à la mission dont on l’a chargée, même face au plus récalcitrant des patients.

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MessageSujet: Re: tragedy should be utilized as a source of strength (tommy - event)   Sam 5 Nov 2016 - 2:19

Encore un peu sonné par ses déboires médicaux et par la dose d'anti-douleur encore conséquente qui circulait dans son organisme à intervalles réguliers, Tommy avait mis un moment à remarquer la présence de Lexis dans la pièce, mais également à reconnaître le visage pourtant plus totalement inconnu de la jeune femme. Sollicitant bien trop de matière grise d'un seul coup pour qu'il n'en soit pas perdue, sa sœur Margaret avait fait une irruption quasi-glaciale dans la pièce, contrebalancée par l'innocence des mots de Moïra qui redonnait à la pièce un peu de chaleur, tandis que la fillette témoignait à la blonde un peu de son affection enfantine avant de suivre sa tante en trottinant, bien loin des querelles d'adultes qui opposaient les deux Warren et des événements non sans gravité qui avaient amené son père à se retrouver dans ce lit d'hôpital sur lequel elle grimpait dès qu'une infirmière n'était plus là pour l'en empêcher. Laissé à nouveau seul dans la pièce, Tommy avait enfin eu le loisir de prendre quelques secondes pour reprendre ses esprits, avant de se décider à s'adresser directement à la blonde Lexis, toujours immobile et semblant ne pas quoi savoir faire d'elle-même. Outre le fait qu'il ne s'attendait pas spécialement à ce que le hasard remette la jeune femme sur son chemin, que leurs retrouvailles aient lieu dans cette chambre d'hôpital ne lui avait même pas traversé l'esprit, et ne l'enchantait pas … Sa fierté d'homme mal luné aurait plutôt poussé Tommy à espérer que personne ou presque ne puisse le voir dans cette situation de faiblesse physique. Tentant malgré tout de faire bonne figure, le brun lui avait adressé le faible sourire de nature à lui faire comprendre qu'il ne comptait pas la chasser, et l'avait remerciée avec sincérité d'avoir joué les ange-gardien pour Moïra. La prunelle, de ses yeux, rappelons-le. « Ce n'était pas une perte de temps, je n'allais quand même pas la laisser seule dans les couloirs. » Dieu sait à quoi elle aurait pu assister dans les couloirs d'un hôpital, où une scène sanglante ou macabre pouvait se cacher derrière une simple porte. « Elle est mignonne. » avait-elle alors ajouté, provoquant chez Tommy un nouveau sourire et le persuadant même de tenter un brin d'humour en répondant du tac au tac « Elle tient ça de son père. » bien que le cœur – et la force – n'y soient qu'à moitié.

Pas entièrement dépourvu de son sens de l'observation malgré tout, il n'avait pas pu manquer le badge qui ornait la poitrine de la jeune femme et qu'il supposait être la preuve de son appartenance au corps médical « Oh ça ? Non, je suis juste là car … enfin, avec tout ce qui s'est passé, ils avaient besoin de bénévoles et j'ai du temps à donner, alors … » Jouant avec ses mains de manière un peu gauche, maladroite, la blonde donnait soudainement l'impression de ne pas se sentir à sa place ou dans son droit, et secouant légèrement la tête – chose qu'il avait immédiatement regretté lorsque la pièce s'était mise à tourner – Tommy avait commenté avec un fond de douceur « C'est généreux, je suis sûr que la plupart des gens … » s'interrompant pour reprendre le souffle qui lui manquait, il avait repris « … que la plupart des gens ne demandent qu'à rester enfermés chez eux, après ce déluge. » Et pourtant, à travers les rideaux tirés pour ne pas baigner la pièce dans une lumière trop agressive, Tommy croyait apercevoir un soleil radieux, comme si la tempête était déjà de l'histoire ancienne. Interrompu par une quinte de toux titillant sa cicatrice, le brun avait tenté de retrouver une position plus confortable tandis que Lexis revenait à la charge « Et ma proposition de tout à l'heure tient toujours. Si je peux faire quoi que ce soit pour toi, n'hésite pas. Je dois insister, puisque tu n'as pas répondu à mes questions. » Affichant un air boudeur, non pas par dédain mais par réelle contrariété, Tommy avait avoué à demi-mot et sans fierté aucune « Je crois que … je ne me rappelle plus tes questions. » La preuve que son cerveau ne fonctionnait toujours qu'au ralenti, à moins qu'elle ne fasse référence à des questions qu'elle lui aurait posé lors de leur précédente rencontre, auquel cas … Il les avait oubliées aussi, ou en tout cas n'avait pas la présence d'esprit suffisante pour tenter de s'en souvenir maintenant. « Et je voudrais sortir d'ici … et trouver un moyen de me débarrasser de ma sorcière de sœur. Mais je ne pense pas que tu puisses m'aider pour l'un ou pour l'autre. » Sans doute ne se serait-il pas permis d'étaler ainsi son ressenti pour l'une de ses aînées, sans la morphine, mais force était de constatée qu'elle lui déliait la langue autant qu'elle estompait la douleur dans son côté droit.

Il se sentait lent. Dans le cheminement de ses pensées, dans le temps que ses muscles mettaient à accomplir les actions ordonnées par son cerveau embrumé. Objectivement il le savait, qu'il n'était pas encore prêt de sortir d'ici, mais la simple idée de se trouver dans un hôpital lui donnait presque de l'urticaire. C'était dans un hôpital qu'Alice avait rendu son dernier souffle, c'était donc forcément un lieu de mauvais augure à ses yeux, et savoir sa fille y déambuler même pour quelque chose aussi anodin qu'un goûter à la cafétéria n'arrangeait pas son angoisse. « Mais … si tu y tiens, je voudrais bien un verre d'eau, aussi. S'il te plaît. » Le verre et la carafe en plastique attendaient pourtant sagement sur la tablette près de son lit, mais à cet instant précis le simple fait de se redresser et de tendre le bras pour les atteindre l'un et l'autre lui semblait relever de l'effort olympique. Et puis, ainsi Lexis cesserait-elle peut-être tripoter ses mains de cette manière comme si l'anxiété était son état naturel. « Alors … ? » avait-il finalement repris d'une voix rauque, après que la blonde lui ait permis d’humidifier un peu sa gorge plus sèche que la vallée de la mort. « Ta quête pour découvrir ce qui te plaît … ça avance ? » Pour être totalement honnête, c'était à peu près le seul souvenir qu'il ait été capable de rassembler de sa précédente conversation avec la jeune femme. Mais pendant qu'ils parlaient d'elle ils ne parlaient pas de lui, et de cette nuit qui l'avait amené ici et que Tommy apprécierait en revanche beaucoup de pouvoir oublier dans son intégralité.

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ÂGE : vingt-cinq ans (26 août 1991).
SURNOM : lexis est déjà un surnom, pas besoin de s'encombrer d'un autre.
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MÉTIER : femme de ménage dans les studios d'abc et babysitter à ses heures perdues.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : née en russie ≈ sa véritable identité est un secret ≈ a un véritable don pour fréquenter les mauvaises personnes ≈ n’a connu qu’un seul homme dans sa vie ≈ a des difficultés en société ≈ ancienne pickpocket ≈ a fait un an de prison ≈ possède de nombreuses cicatrices sur la poitrine ≈ cache au mieux son accent russe ≈ accro aux pâtisseries ≈ déteste les nouvelles technologies ≈ rêve d’avoir un chien et un travail plus gratifiant ≈ n’a pas son permis de conduire ≈ est du genre coincée
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MessageSujet: Re: tragedy should be utilized as a source of strength (tommy - event)   Mer 30 Nov 2016 - 0:24

Prostrée dans un coin de la pièce, Lexis se maudit silencieusement de ne pas avoir suivi son instinct, qui lui conseillait de confier la petite à un autre bénévole plus à son aise pour s’occuper d’un enfant – même l’espace de quelques minutes – qu'elle. C’est assez paradoxal, d’ailleurs, ce malaise qu’elle ressent avec les enfants (presque plus qu’en compagnie de leurs parents, et Dieu sait que la compagnie des adultes lui est déjà inconfortable), alors qu’il s’agit, désormais, de son principal gagne-pain. Elle sait s’en occuper et se préoccupe sincèrement d’eux – là n’est pas le problème, elle considère les enfants dont elle a parfois la garde comme des membres de sa propre famille – mais si la jeune femme ressent un certain malaise en leur présence, c’est à cause de leur capacité à être complètement déroutants et surtout imprévisibles, comme le démontre la dénommée Moïra lorsqu’une réflexion aussi naïve que gênante franchit ses lèvres et provoque le rougissement incontrôlé de la blonde, qui n’ose plus poser son regard sur autre chose que le sol. Puis, la joyeuse silhouette de Moïra vient entourer celle fragile de Lexis, provoquant un mouvement de recul à cette dernière, plus par réflexe que par réel désagrément, puisqu’elle se permet même d’envelopper à son tour la demoiselle, avec un mince sourire. Mais la réalité s’impose à nouveau à elle quand l’enfant quitte la pièce, laissant Lexis seule avec son père et la blonde reprend ses râles silencieux à son encontre, consciente qu’un autre bénévole aurait probablement réussi à rendre la situation moins gênante, probablement par le simple fait de ne pas avoir un « passé » avec Tommy. Un passé qui se résume à une rencontre désagréable par sa faute ; et si Lexis a envie de se racheter, elle n’est pas sûre d’y parvenir. D’autant plus que Tommy semble peu réceptif à ses demandes, qu’il balaie sans même y prêter attention, probablement à cause d’un esprit encore embrumé, comme elle le comprend rapidement quand son regard croise le sien et qu’il semble enfin comprendre qu’il n’est pas encore tout à fait seul.

Répondant timidement à son sourire, la jeune femme se veut un peu plus détendue et affirmée quand il est question d’avoir perdu du temps en raccompagnant l’enfant à bon port. Que le trentenaire s’enlève cette idée de la tête, ce ne fut pas le cas comme Lexis ne manque pas de le lui souligner avec toute la fermeté dont elle est capable. Encore une fois, si les enfants ne la mettent pas particulièrement à l’aise, elle est bien incapable de leur souhaiter le moindre mal et elle ne pouvait décemment pas rester insensible au sort de cette gamine perdue et totalement paniquée. Elle n’avait d’ailleurs pas compris que l'on puisse lui passer à côté sans un regard, quand la blonde c’était, elle, inquiétée aussitôt la frêle silhouette de Moïra repérée parmi la foule assez dense déambulant dans les couloirs de l’hôpital en ces temps difficiles pour tout le monde. Laissant échapper à son tour une remarque relativement naïve, mais toutefois sincère, Lexis esquisse un bref sourire à la réponse de Tommy. « J’aurais dû m’en douter. » En repensant à celui qu’elle a côtoyé lors de la Gay Pride, la réponse paraît effectivement évidente. « Le Tommy dragueur que j'ai rencontré refait surface, tu ne vas pas si mal que ça, en fin de compte. » S’autorise-t-elle à glisser dans une tentative de répondre à son humour, avec une certaine maladresse qui lui est propre, tout en sachant pertinemment que non, il ne va pas bien. C’est une vaine tentative de sa part de dédramatiser la situation, mais ni l’un ni l’autre n’est dupe. La jeune femme en vient à rire nerveusement durant une fraction de secondes lorsque Tommy lui demande si elle travaille ici, tant cette hypothèse lui paraît incongrue. Elle n’apprécie pas les hôpitaux, mais parvient à faire abstraction de ce détail justement parce qu’elle n’a aucune obligation à être présente entre ces murs chaque jour, mais seulement lorsqu’elle s’en sent capable – et pas forcément au niveau du temps. « Et moi je ne demande qu’à sortir de chez moi, va comprendre. » Elle avoue en haussant les épaules. C’est un mal pour un bien en fin de compte ; dans son besoin quasi vital de quitter le logement qu’elle partage avec Damian, elle parvient à se rendre utile auprès des autres. Mais il lui est nécessaire de quitter Logan City, même l’espace de quelques heures, tant elle ne supporte plus d’entendre continuellement les mêmes informations dramatiques à la télévision et d’observer le même paysage dévasté depuis sa fenêtre. Et surtout, elle ne supporte plus les soupirs de soulagement qu’elle se retrouve à pousser machinalement à chaque fois que le bilan humain ou matériel augmente et qu’elle n’est pas concernée de près ou de loin. Elle ne supporte pas cette personne qui, sans pour autant se réjouir, se satisfait de cette situation qui ne l’a pas touchée alors qu’elle aurait pu s’y attendre. Inquiète, elle s'approche de quelques pas suite à la quinte de toux de Tommy bien vite maîtrisée par ce dernier qui immobilise ainsi à nouveau la blonde, avant de revenir à la charge quant à la possibilité de l’aider ou de faire quelque chose pour lui. Non. Pas pour lui, mais surtout pour elle, comme elle se désole de constater. Elle esquisse un bref sourire réconfortant quand il lui avoue ne pas se souvenir de ses questions, afin de lui signaler qu’elle ne lui en tient pas rigueur. Ce qu’elle n’aurait déjà pas fait en temps normal, et qui lui viendrait encore moins à l’esprit vu l’état du jeune homme. Marquant un instant de réflexion à la suite des envies énoncées par Tommy, elle observe la porte un instant avant de reposer son regard sur le trentenaire. « Je ne compte pas voler un fauteuil pour t’aider à sortir d’ici en douce, mais j’imagine que tu t’en doutes. » Ils ne se connaissent pas vraiment, mais c’est un point sur lequel il est aussi certain qu’elle. « Mais je peux toujours essayer de faire quelque chose concernant ta « sorcière de sœur ». Je ne suis pas médecin ni la personne la plus convaincante qui soit, mais je peux insister sur ton besoin de repos. Et sur le fait que le règlement n’autorise qu’un lit pliable par chambre, ce qui te permettrait de garder ta fille auprès de toi pour la nuit, si tu le souhaites. » Car s’il souhaite se débarrasser de sa sœur, il est peu probable qu’il en soit de même pour sa fille. Lexis a conscience de ne pas lui apporter de réelles solutions, mais elle peut toujours essayer. C’est ainsi qu’elle fonctionne, après tout. « Et si tu veux vraiment te débarrasser d’elle plus que le temps d'une soirée, je peux toujours garder ta fille jusqu’à la fin de ton séjour pour éviter qu’elle ne traîne dans le coin... Je garde souvent des enfants, ça ne m’est pas totalement inconnu. » Dit-elle subitement, se surprenant elle-même de cette proposition, probablement dictée par son envie de racheter plus que par son envie d’aider Tommy. « Enfin, non, oublie. On se connait à peine, c’est pas à moi que tu confieras ta fille même pour échapper à ta sœur. Surtout que je t’ai pas forcément inspiré confiance jusqu’ici. » Dit-elle avec un sourire sincère. Elle se surprend elle-même à se montrer aussi bavarde, mais le contexte est différent de leur précédente rencontre, elle est bien plus à l’aise aujourd’hui qu’elle ne l’était il y a quelques semaines.

Affichant un léger sourire de satisfaction quand Tommy lui donne enfin l’impression d’être utile même si ce n’est que pour lui servir un verre d’eau, elle s’exécute sans tarder, lui tendant son dû qu’il avale sans se faire prier avant de reprendre la parole. Se voulant silencieuse quelques instants à la suite de la question du jeune homme, elle finit par relever la tête afin de croiser son regard. « Lentement mais sûrement, comme on dit. » Elle finit par oser prendre place dans le fauteuil près du lit, même si ce n’est que le temps de quelques secondes jusqu’à ce que Tommy souhaite se retrouver seul ce qui, vu son état, ne devrait pas trop tarder. « Par exemple, je… j’aime bien être ici, faire du bénévolat, même si je viens à peine de commencer, ça me plaît déjà beaucoup. » Et c’est encore une fois assez paradoxal, notamment à cause de son rapport quasi obsessionnel avec l’argent. Son besoin de gagner de l’argent rapidement s’oppose totalement à son envie d’aider les autres gratuitement, mais l’argent ne la fait pas se sentir utile, c’est un besoin. Là, c’est différent. C’est une envie, comme elle en a rarement de sa propre initiative. Mais Lexis est toutefois fidèle à elle-même, cela ne l’empêche pas d’être préoccupée par cette nouvelle activité. Par sa façon de la ressentir, plus exactement.  « Mais... » Elle débute, hésitante, alors qu’elle se retient d’en dire plus. Se confier, de manière générale, est difficile pour elle, mais elle a une certaine facilité lorsqu’elle se retrouve face à Tommy. Peut-être parce que les circonstances lui ont, jusqu’ici, permis de se dévoiler sans craindre les jugements. La première fois, elle supposait – à tort – qu’elle ne reverrait plus Tommy, cette fois-ci elle ne compte plus sur le temps mais sur le brouillard dans lequel il semble évoluer pour lui faire oublier tout ce qu’elle serait susceptible de lui confier. « Je crois que je suis un peu égoïste. Aider les autres, ça me fait surtout du bien à moi. Et c’est pas le but, pas vrai ? Ça devrait être totalement désintéressé, et … ça l’est pas pour moi, en fait. » Elle soupire, sans attendre de réponse à sa question, alors qu’elle fait glisser une main sur son front, comme pour se cacher, un peu confuse, un peu perdue, un peu lassée, un peu agacée. Prise au piège dans la tempête de sentiments qui la caractérise et de laquelle elle est incapable de sortir.  





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