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 seamless - event (camber)

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AuteurMessage

ÂGE : 37 ans (10/03/1979).
STATUT : marié, il entretient une relation adultère depuis deux ans. aujourd'hui tiraillé, son coeur appartient à deux femmes.
MÉTIER : auteur, metteur en scène et producteur de théâtre et de comédies musicales.
LOGEMENT : #24 Logan City, avec sa femme et ses trois enfants.

POSTS : 3868 POINTS : 385

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : il possède la double nationalité australo-péruvienne ≈ il est marié depuis onze ans et est père de trois enfants ≈ il entretient une relation adultère avec meg depuis deux ans et ne peut se résoudre à choisir entre les deux femmes qu'il aime ≈ il a un demi-frère, né à l'époque où sa mère s'était séparée de son père, de qui il est très proche ≈ sa mère est atteinte de la maladie d’Alzheimer ≈ passionné de théâtre, il est à la tête d'une compagnie qu'il a co-fondé ≈ il joue de la guitare à un très bon niveau.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :

elsie
they're the ones make you trust in the universe, when you're lost and you're left and it's getting worse.


margaret
hold me like you never lost your patience, tell me that you love me more than hate me all the time.


camber
without a doubt you are my rhyme and my reason, and i won't let you down.


hannah
i believe in good things coming back to you, you're the light that lifts me higher.


adriel
you just call on me, brother, when you need a hand. we all need somebody to lean on.

leahscarletthassannathan #2jamieginny

RPs EN ATTENTE : alvaro ≈ deepika ≈ jules ≈ sean ≈ tommy
RPs TERMINÉS : hannah #1lenelexistommynathanvidaljoanne #1hannah #2halloween eventdeepikajoanne #2enzoelsie #1
PSEUDO : mischief insane, charlotte.
AVATAR : oscar isaac.
CRÉDITS : (c) faust, tumblr.
DC : none.
INSCRIT LE : 10/07/2016

MessageSujet: seamless - event (camber)   Mar 25 Oct 2016 - 0:39


you're right by my side whenever i need you, through the hardest times, i'll be there for you. at the crack of dawn when the moon is gone, i won't be hard to find, 'cause you and me, oh yeah we're seamless.



Il ne saurait dire depuis combien de temps il était assis dans ce fauteuil, bercé par le « bip » incessant des machines qui meublaient presque exclusivement cette chambre froide et angoissante. Les yeux dans le vague, la mine inexpressive, Saul était comme spectateur de sa propre impuissance, tandis qu'il croyait voir une même scène se répéter depuis maintenant plusieurs heures. Il y avait ces médecins qui enchaînaient les allers-retours à travers le couloir, dépassés par le nombre incalculable de patients qu'on conduisait aux urgences après que la tempête ait fait d’innombrables dégâts, et dont les pas venaient parfois rompre le pesant silence qui régnait tout autour de lui. Il y avait aussi tous ces écrans qu'il était incapable de déchiffrer mais auxquels ses yeux se raccrochaient parfois, peut être dans l'espoir d'y lire quelque chose qui viendrait le rassurer. Et puis il y avait son père, allongé dans ce lit, l'air paisible et serein. Son père qui ne réagissait ni au contact de sa main sur la sienne, ni aux quelques mots que Saul trouvait parfois le courage de lui souffler. L'entendait-il seulement, lui dont le corps demeurait enfermé entre les quatre murs de cette chambre d'hôpital mais dont l'esprit lui semblait déjà appartenir à un autre monde ? Savait-il que son fils avait passé la nuit à son chevet, qu'il avait désespéré pendant de longues heures de ne pas pouvoir joindre Abel, de ne rien pouvoir lui dire de l'état de son beau-père ni s'assurer qu'il était indemne de son coté ? Sentait-il cette main qui tentait désespérément de se raccrocher à lui, comme à l'époque où il le voyait passer le pas de la porte de leur maison sans même se retourner, et s'envoler vers une vie qui ne l'incluait pas ? Saul en doutait, car autour de lui l'espoir s'en allait peu à peu. « Monsieur Masterson. » Une voix résonna finalement à travers la chambre, et ce ne fut évidemment pas celle qu'il aurait espéré entendre. Dans l'encadrement de la porte se tenait une jeune médecin, et sa mine grave ne fut pas pour apaiser son inquiétude. « Mon collègue est-il passé pour vous expliquer la situation ? » Saul resta sans réponse, ne pouvant à cet instant se rappeler d'autre chose que des longues heures qu'il avait passé seul avec son père, à n'écouter que d'une oreille les discours alarmistes des médecins. « Votre père … est actuellement en état de mort cérébrale. Cela signifie que seuls les appareils respiratoires le maintiennent encore en vie, car son cerveau lui n'est plus fonctionnel. L'accident a malheureusement provoqué des lésions irréversibles, c'est ce qui explique que malgré toutes nos tentatives votre père n'ait pas repris conscience après son transfert à l'hôpital. Et nous savons aujourd'hui que … qu'il n'y a aucun espoir pour qu'il se réveille. » Ainsi, lorsque l'évidence lui éclata en pleine figure, il resta à nouveau stoïque, incapable de la moindre réaction alors qu'il jurerait pourtant sentir le sol se dérober sous ses pieds. Sa gorge se serra, ses yeux gonflèrent sous le poids de larmes qui ne demandaient qu'à couler, mais Saul ne broncha pas. Seule sa main se resserra plus fermement autour de la sienne, comme pour le retenir une dernière fois. Une partie de lui continuait de se convaincre que son père serait aux premières loges s'il s’effondrait, s'il ordonnait à cette femme de la fermer et d'aller distribuer ses mauvaises nouvelles en dehors de cette chambre, alors inconsciemment Saul ne s'autorisait pas à flancher. « Je suis sincèrement désolée. La question de l'arrêt de l'assistance respiratoire va malheureusement se poser … Est-ce qu'il y a quelqu'un qui pourrait vous épauler dans cette prise de décision ? » Cette fois, pourtant, la coupe était pleine. Saul ne pouvait plus entendre un seul mot sans avoir l'insupportable impression que son cœur exploserait et viendrait bientôt repeindre les murs de cette chambre. Alors il se leva, d'un bond, et dut se faire violence pour ne pas hurler la première chose qui lui traversa l'esprit. « Fichez le camp. » Il souffla, d'un ton plus désespéré qu'il n'était réellement hargneux, car c'est bien sa peine qui ici devenait son plus grand fardeau. Le médecin ne se fit heureusement pas prier pour disparaître, et Saul s'accorda quelques secondes pour simplement encaisser le choc. Il resta ainsi debout entre la porte et le lit, le corps raidit et les jambes flageolantes. Et quand finalement il trouva à nouveau la force d'aligner quelques pas, ce fut pour quitter cette pièce où tout son être se sentait à présent oppressé. Il marcha ainsi le long du couloir, l'air perdu, puis se remémora les dernières paroles du médecin. Et c'est précisément à ce moment-là qu'il sentit son portable vibrer à l'intérieur de la poche de son pantalon, puis qu'il reconnut bientôt la voix Camber, qui justement était à ses yeux la seule personne à pouvoir le comprendre dans un moment comme celui-ci, à l'autre bout du fil. Celle-ci eut pour effet d'adoucir légèrement son chagrin, tandis qu'il mit bientôt des mots hésitants sur le drame qu'il était entrain de vivre. Il ne voulait pas le lui annoncer par téléphone, pas alors qu'il s'agissait aussi de son oncle et que son but avait toujours été d'épargner à Camber de nouvelles peines. Ainsi, au moment où sa cousine lui fit savoir qu'elle était elle aussi à l'hôpital et que c'était justement depuis celui-ci qu'elle le contactait, c'est sans réfléchir que Saul entreprit d'aller la retrouver, tenant quoi qu'il arrive à s'assurer qu'elle allait bien. Il déambula alors au sein du bâtiment, et c'est après quelques minutes que sa silhouette lui apparut, assise à quelques mètres de là. « Camber. » Il souffla au moment où il capta son regard, entreprenant aussitôt de marcher jusqu'à sa cousine pour venir l'enlacer. Il lui fallut ensuite quelques instants pour se détacher d'elle, affichant à ce moment-là un sourire rassuré, mais teinté d'une mélancolie qui ne lui ressemblait pas. « Je me suis fait beaucoup de souci lorsque tu m'as dit que tu te trouvais aussi à l'hôpital. » Parce qu'il avait immédiatement redouté que quelque chose de grave lui soit arrivé, quand tant de gens autour d'eux avaient été directement touchés par la tempête. Mais tandis qu'il la détailla comme pour s'assurer qu'elle était indemne, il nota que la jeune femme avait été blessée. « Comment va ta cheville ? Comment ... est-ce que tu te sens ? » S'enquérir de son état, c'était un moyen d'évacuer ses dernières angoisses mais aussi de retarder le moment où il lui annoncerait ce qu'il s'était lui-même pris en pleine figure quelques instants plus tôt. Une vérité qu'il n'était même pas encore certain de pouvoir affronter, alors qu'il se sentait tout juste la force de contenir plus longtemps son chagrin. Alors, comme une manière de formuler silencieusement des mots qu'il ne parvenait pas à souffler, Saul attrapa fébrilement sa main, et laissa son regard le trahir comme chaque fois qu'il était question de lui, de Camber, et de ces moments où ils se comprenaient sans même avoir à se parler.



let's make one last mistake, the harder stuff is always love, i guess.
can't fool the time i spent throwing stones. am i destined to be desolate, building bridges to be alone.





Dernière édition par Saul Masterson le Sam 12 Nov 2016 - 2:12, édité 1 fois
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la toujours solo

ÂGE : trente ans, un cap difficile lorsqu'on réalise qu'on est passé à côté de sa jeunesse
STATUT : mariée à son travail depuis beaucoup trop longtemps
MÉTIER : notaire spécialisée dans le droit familial, également directrice d'un groupe de paroles pour personnes victimes d'un traumatisme qu'elle a créé il y a quelques années
LOGEMENT : #102 pine rivers, dans un appartement bien trop grand pour elle seule

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : elle a eu un accident quand elle avait 19 ans, une voiture l'a renversée ≈ depuis, elle ne peut plus faire de surf ≈ n'a pas eu de relation sérieuse depuis 2 ans ≈ amatrice de vin mais très mauvaise cuisinière ≈ elle ne se souvient pas de la dernière fois où elle est partie en vacances ≈ fan d'harry potter, elle a appelé son chat roux ron
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RPs EN COURS : cleotonyeleanoralvarochelsealenesaulmatteoseantommy #2

- caleo -
hey sister, know the water's sweet but blood is thicker. oh, if the sky comes falling down, for you, there’s nothing in this world i wouldn’t do.

- camberny -
i cannot lose you, because if i ever did i'd have lost my best friend, my soul mate, my smile, my laugh, my everything.

- cammy -
it feels empty here, like we left in a hurry and forgot ourselves. take my hand and let’s not feel alone for a while.

- caul -
you're right by my side whenever i need you, through the hardest times, i'll be there for you. at the crack of dawn when the moon is gone.

RPs EN ATTENTE : aisling ≈ ginny ≈ julian
RPs TERMINÉS : ianaustinevent halloweentommy
PSEUDO : PINK TIGER (margot)
AVATAR : leighton perfect meester
CRÉDITS : ruthless (avatar), tumblr (gifs signature), which witch (codes), loonywaltz (userbars) & PINK TIGER (crackships)
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INSCRIT LE : 11/06/2016

MessageSujet: Re: seamless - event (camber)   Mer 26 Oct 2016 - 10:52

Saul & Camber
“you're right by my side whenever i need you, through the hardest times, i'll be there for you. at the crack of dawn when the moon is gone, i won't be hard to find, 'cause you and me, oh yeah we're seamless.”
Rester au chevet de Lene toute la journée était totalement envisageable aux yeux de Camber. La quitter était comme l’abandonner à sa solitude et à sa douleur, comme fuir ce rôle qu’elle s’était donné il y a bien des années. La faim et la fatigue ne l’effrayaient pas, pas plus que sa cheville qui ne cessait de lui rappeler que la nuit avait été difficile. Le choix ne lui revint malheureusement pas, et impuissante, elle écouta les instructions de l’infirmière qui pénétra dans la chambre. Elle ne remettait pas en question son jugement médical, mais cette femme ne savait rien. Sa présence aux côtés de sa petite sœur de substitution ne pouvait lui causer plus de mal, bien au contraire. Le débat s’avérait néanmoins sans fin et la notaire dû se résigner à sortir, sous le regard désormais agacé et autoritaire d’une jeune fille tout droit sortie de l’école. Dans une tentative de déposer un baiser réconfortant sur le front égratigné de son amie, Camber se vit recevoir de nouvelles menaces et abandonna une dernière fois. Elle n’avait plus le courage de se battre ce soir.

Déambulant du mieux qu’elle le pouvait, la jeune femme arriva d’une démarche lasse à l’accueil de l’étage où se trouvait la chambre de son amie. Un étage qu’elle ne connaissait même pas et qui semblait si commun à tous les autres. Ces murs blancs avaient le don de lui donner des frissons, quels qu’ils étaient. Sa conversation avec Lene avait eu le pouvoir de l’inquiéter plus qu’elle ne l’était déjà, évoquant toutes ces personnes qui leur étaient proches et dont l’état de santé était inconnu. Dans l’incapacité totale de communiquer avec le monde extérieur, privée de son téléphone portable, Camber fit les cent pas avant d’entendre un téléphone sonner. La standardiste en face d’elle parlait à une vitesse folle, si bien qu’elle manqua de perdre le fil de ses mots. Cependant, elle se fichait bien de ce qu’elle pouvait raconter, ce qui l’intéressait était entre ses mains. Avec son air le plus courtois, elle s’approcha d’elle et s’appuya au comptoir. « Excusez-moi ? J’ai perdu mon téléphone pendant la tempête et j’aurais besoin de joindre quelqu’un, je peux vous emprunter le vôtre ? » D’abord sceptique, l’employée la toisa du regard, vérifiant sûrement si son argument tenait la route. La terre et le sang sur ses vêtements devaient être suffisants, dans le cas contraire, il y avait toujours les égratignures sur les parties découvertes de son corps, le néant dans son regard. Après une minute qui lui parut une éternité, elle accepta finalement. Maintenant, il fallait prier pour que Saul décroche. Le cœur battant à un rythme insoutenable, elle écoutait chaque bip sonore comme une torture, une attente sans fin. Puis ce fut la lumière, il était vivant. Tous deux réalisèrent avec soulagement qu’ils se trouvaient au même endroit et l’idée de se retrouver fut immédiatement proposée. Voilà qui avait de quoi illuminer un tant soit peu sa nuit.

Assise, privée de toute force physique, la notaire attendait l’arrivée – bien trop longue dans ce silence pesant – de son cousin, quand des pas se firent entendre. C’était lui. Tandis qu’il s’avançait vers elle, Camber se redressa et se laissa enlacer sans broncher. La chaleur de cette étreinte la rassura, tout comme elle lui donna l’envie de se laisser aller à ses émotions en s’autorisant à pleurer. Ce qu’elle ne fit pas, bien trop fière pour se montrer faible, même face à lui. « Je me suis fait beaucoup de souci lorsque tu m'as dit que tu te trouvais aussi à l'hôpital. » Un sourire presque coupable s’était dessiné sur son visage de porcelaine. Se soucier des autres c’était son rôle à elle, qu’on s’inquiète pour elle ne lui plaisait pas, d’autant plus lorsqu’il s’agissait de sa famille. « Comment va ta cheville ? Comment ... est-ce que tu te sens ? » A l’instar de Saul, Camber jeta un coup d’œil à sa cheville, soigneusement recouverte d’un bandage dont elle avait déjà oublié le nom. « Ça va aller, plus de peur que de mal. Et toi, qu’est-ce que tu fais ici ? Tu as été blessé ? » Posant sa question d’un ton soucieux, la jeune femme se mit à la recherche d’un signe extérieur pouvant lui indiquer l’état de son cousin. Une blessure, du sang, quelque chose qui elle l’espérait, allait la rassurer. Elle ne vit cependant rien de tout ça, mais remarqua sans difficulté l’air anxieux de Saul. Elle sentit alors le contact de sa main autour de la sienne, une main qui ne lui apporta qu'une certaine appréhension. Elle connaissait assez Saul pour comprendre, pour le comprendre. Cette façon qu’il avait de la regarder n’annonçait rien de bon, et de nouveau, Camber sentit son cœur s’alarmer. « Saul ? Qu’est-ce qu’il se passe… ? » avait-elle réussi à demander, la voix fébrile. « Dis-moi qu’Elsie et les enfants vont bien… » Inconsciemment, sa main libre s’était posée sur le bras de son cousin, serrant son emprise au fur et à mesure que les mots sortaient. « Est-ce que c’est Margaret ? Mon Dieu Saul, dis-moi moi que rien de grave n’est arrivé » conclut-elle difficilement, le regard plongé dans les yeux sombre de son cousin.


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cause everybody dies but not everybody lives
“i fly with the stars in the skies. i am no longer trying to survive, i believe that life is a prize but to live doesn't mean you're alive. don't worry 'bout me and who I fire, i get what i desire, it's my empire”


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MessageSujet: Re: seamless - event (camber)   Lun 31 Oct 2016 - 16:02

Saul ne connaissait que trop bien l'atmosphère étouffante des hôpitaux, et le sentiment d'impuissance qu'on ressentait systématiquement lorsqu'un médecin nous plaçait face à une réalité qu'on ne se sentait pas prêts à accepter. Il en avait déjà fait l'expérience avec sa mère, lorsque son état avait nécessité qu'elle soit placée dans un centre hospitalier spécialisé dans les maladies à évolution démentielle, qu'elle ne quittait qu'à de rares occasions, ce qui lui donnait en quelques sortes l'impression que le personnel médical faisait déjà partie de sa famille depuis quelques années. Et pourtant, rien ne l'avait jamais préparé au drame qu'il vivait aujourd'hui, alors que cette fois c'était son père qui lui était arraché. Son père avec qui tout n'avait pas toujours été extrêmement simple, mais dont il s'était considérablement rapproché depuis qu'il était en âge de comprendre et d'assimiler les choix que celui-ci avait pu faire lorsqu'il était plus jeune. Sa tendance à faire passer son travail avant tout le reste, à disparaître de bon matin pour ne revenir qu'après plusieurs jours, et à confier son fils à une tante, une nourrisse ou quiconque consentirait à jouer le rôle que lui avait longtemps rechigné à assumer, tout du moins durant les quelques années qui avaient suivi son divorce. Saul avait appris à lui pardonner ses absences, il s'était efforcé de rétablir le contact entre son père et lui, et le temps avait fait le reste. Il s'était marié à son tour, avait fondé sa propre famille, et ces petits bonheurs avaient achevé de les réunir son père et lui. Et pourtant, à cet instant où il réalisait que tout avait maintenant pris fin, Saul se retrouvait hanté par d'intenses regrets, et rongé par l'insoutenable impression que cette seconde chance leur avait été accordée trop tard, alors qu'ils auraient pu partager beaucoup d'autres choses et s'avouer tout ce qu'ils avaient longtemps gardé pour eux. C'est pour cette raison que le discours du médecin lui fit l'effet d'un couperet s'abattant brusquement sur sa nuque, quand déjà l'image de son père inerte au milieu de cette chambre lui était insupportable. Saul comprenait à présent qu'espérer était inutile, parce qu'il y avait des choses contre lesquelles on ne pouvait plus rien. Il ne pouvait pas sauver son père, pas plus qu'il ne pouvait rendre à sa mère les souvenirs qu'elle avait perdu ou forcer son demi-frère à suivre un chemin moins périlleux que celui auquel il se destinait. Il était parfaitement impuissant, et c'est cette idée qu'il tenta d'accepter tandis qu'il ressentit l'irrépressible besoin de quitter cette chambre où tout lui rappelait que l'homme qu'il avait longtemps érigé en modèle n'était déjà plus là. Malmené par une peine immense, Saul trouva malgré tout le courage de décrocher son téléphone lorsque celui-ci vibra depuis l'intérieur de sa poche, alors même qu'il savait qu'une mauvaise nouvelle n'arrivait jamais seule et que cet appel pourrait sonner la fin d'un nouvel espoir pour lui. Mais lorsque la voix de Camber retentit à l'autre bout du fil, c'est envahi d'un profond soulagement que Saul comprit que la chance ne l'avait peut être pas encore tout à fait abandonné, ce matin. Sa cousine allait bien, et l'idée qu'elle se trouve elle aussi à l'hôpital incita rapidement Saul à la rejoindre, lui qui ne pouvait concevoir de lui parler autrement que de vive voix, alors qu'il lui faudrait mettre des mots sur ce qu'une partie de lui refusait toujours d'accepter. Arrivé face à la brune, c'est alors sans plus tarder qu'il tomba dans ses bras, éreinté par le flot d'émotions qui l'avait traversé en l'espace de quelques minutes. « Mais tu te sens bien ? Les médecins t'ont dit que tu n'avais rien d'autre ? » Saul, décidément inquiet depuis qu'il la savait ici, continuait d'examiner Camber comme s'il craignait que le soulagement qui l'avait envahi lorsqu'il avait su qu'elle se portait bien laisse maintenant place à un nouveau désenchantement. « Non, je … je n'ai rien, j'ai déjà fait une batterie d'examens mais ils n'ont rien vu. » Il reprit par la suite, apaisant à son tour l'inquiétude qu'il sentait naître chez la jeune femme, avant que son expression ne laisse clairement penser que quelque chose, pourtant, n'allait pas. Sa main, elle, s'était resserrée autour de la sienne avec le besoin de s'y raccrocher, mais aussi et surtout de lui faire comprendre à travers ce geste tout ce qu'il ne se sentait pas capable de formuler. Il voulait lui dire, il en ressentait même l'intense besoin, mais ses mots demeuraient comprimés au fond de sa gorge, le paralysant des pieds à la tête comme si parler lui paraissait être un effort insurmontable. Pourtant, face aux appréhensions de Camber qui désormais redoutait le pire, il ne put garder plus longtemps le silence. « Ils vont bien, je te le promets, c'est ... » Saul énonça, sans plus détacher son regard du sien ni briser le contact de leurs deux mains. « C'est mon père, Camber. » Et sentant qu'il soufflerait bientôt des mots qu'il ne pouvait décemment pas laisser raisonner aux quatre coins de ce couloir, le brun reprit aussitôt. « Viens avec moi. » Là, sa main toujours glissée dans la sienne, il marcha quelques mètres et la conduisit bientôt jusqu'à la porte de la chambre qu'il avait précédemment quittée, là où tout demeurait figé depuis la veille au soir. Il n'y avait toujours que ce fauteuil sur lequel il était resté assis des heures durant, ces machines qui donnaient l'illusion que tout n'était pas encore complètement terminé … et ce lit, où son père demeurerait éternellement immobile. S'approchant de lui d'un pas fébrile, il se retourna bientôt vers Camber, ses yeux libérant peu à peu l'émotion qu'il s'était donné tant de mal à canaliser. « Ils disent … qu'un arbre est tombé sur sa voiture alors qu'il s'apprêtait à en sortir. Il s'était garé sur le parking de la clinique où est hospitalisée ma mère … je suppose ... qu'il espérait la mettre à l'abri lorsque tout ça a commencé. » Parce que son père aurait donné sa vie pour elle, Saul en était intimement convaincu et une partie de lui se consolait probablement en se disant qu'au moins il était parti comme il l'aurait probablement voulu : en dédiant ses dernières forces à la femme qu'il avait toujours aimé. « D'après eux, il n'y a aucune chance pour qu'il se réveille. » Sa voix s'éleva à nouveau, troublée par des sanglots qu'il n'avait désormais plus la force de retenir. « Aucune. » L'admettre devant Camber, c'était comme l'accepter une bonne fois pour toutes, et rien ne l'avait décidément préparé à devoir dire adieu à l'homme qui importait le plus à ses yeux, alors qu'hier encore il se permettait de croire que la vie les réunirait toujours, qu'ils auraient toujours le temps. Aujourd'hui l'espoir s'était envolé, et au déni succéderait bientôt la colère.


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Dernière édition par Saul Masterson le Sam 12 Nov 2016 - 2:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: seamless - event (camber)   Mer 9 Nov 2016 - 17:59

Saul & Camber
“you're right by my side whenever i need you, through the hardest times, i'll be there for you. at the crack of dawn when the moon is gone, i won't be hard to find, 'cause you and me, oh yeah we're seamless.”
Le soulagement d’avoir retrouvé son cousin n’était que de trop courte durée. Le savoir en vie était une libération, mais ça ne suffisait pas. Saul n’était qu’une personne parmi tous les membres de sa famille et de ses proches dont elle ignorait toujours l’état. Cette obsession devenait presque oppressante et aucune information ne semblait s’inscrire dans sa mémoire. « Mais tu te sens bien ? Les médecins t'ont dit que tu n'avais rien d'autre ? » Camber resta interdite, étonnée de n’avoir aucune réponse à lui fournir. La douleur morale était bien trop importante pour qu’une quelconque peine physique ne se fasse ressentir. Pire encore, la notaire n’avait pas la moindre idée des détails qui concernaient son propre état. L’infirmière lui avait bien dit, mais elle avait déjà oublié, bien trop concernée par les autres. Elle savait inutile de mentir à son cousin qui la connaissait maintenant trop bien pour avaler ses mensonges, elle se contenta alors d’un haussement d'épaules lent et dépourvu de force. « Non, je … je n'ai rien, j'ai déjà fait une batterie d'examens mais ils n'ont rien vu. » Tandis que ses paupières se fermèrent doucement, un soupir de soulagement s’échappa de sa bouche. « Dieu merci » souffla-t-elle, plus pour elle qu’à l’intention de Saul.

Néanmoins l’apaisement que lui procura cette nouvelle ne fut pas long. A un tel rythme, le cœur de la jeune femme ne tiendrait probablement pas la journée. Depuis le déclenchement de la tempête la veille au soir, Camber avait été soumise à un ascenseur émotionnel éreintant et particulièrement insupportable et quelque chose lui disait que l’expression de son cousin allait la pousser sur le même chemin. Prise d’une grande inquiétude, elle ne put se retenir de l’assaillir de questions, émettant toutes les hypothèses possibles, ou presque tout du moins. « Ils vont bien, je te le promets, c'est ... » Rassurée qu’Elsie et les enfants se portent bien, Camber resta néanmoins sur sa soif de réponse. « C'est mon père, Camber. Viens avec moi. » Les yeux immobiles, le souffle coupé, Camber eut l’impression désagréable qu’on tentait de lui arracher le cœur. Le ton de Saul ne lui plaisait pas, et l’idée qu’un membre de sa famille soit concerné encore moins. Muette, elle suivit son indication et marcha difficilement à ses côtés. Le blanc des murs l’étourdissait, tout comme la lumière crue l’aveuglait. Une vague d’hésitation s’empara d’elle à leur arrivée devant la porte qui les séparait de la chambre de son oncle. Son corps refusait d’entrer là où elle savait qu’une mauvaise nouvelle l’attendait. Il le fallait, pourtant. Serrant son poing pour refréner ses peurs, Camber emboîta le pas de son cousin et pénétra dans la pièce où son oncle était allongé, inerte. « Ils disent … qu'un arbre est tombé sur sa voiture alors qu'il s'apprêtait à en sortir. Il s'était garé sur le parking de la clinique où est hospitalisée ma mère … je suppose ... qu'il espérait la mettre à l'abri lorsque tout ça a commencé. » Les mots de Saul l’avaient frappée avec une violence extrême. Debout dans la chambre d’hôpital, elle put ressentir la douleur qui avait dû le frapper pendant son accident, imaginant la peur qu’il avait dû avoir, pour sa femme, pour sa tante. « D'après eux, il n'y a aucune chance pour qu'il se réveille. Aucune. » Ses derniers mots arrivèrent comme un coup de grâce. La bile lui remonta aussitôt dans la gorge, rongeant sa bouche desséchée. Ses yeux bouffis par la fatigue brûlaient s’y intensément que Camber se résigna à abandonner. Il n’était plus possible de se contenir. Dans un flot permanent, les larmes se mirent à couler le long de ses joues. Puis sans pouvoir cacher sa peine plus longtemps, se fut un sanglot qu’elle laissa échapper. Peu habituée à pleurer de la sorte, la jeune femme ne perdit pas une seconde avant d’emmitoufler son visage dans le pull de Saul, le tâchant pas la même occasion de ses larmes teintées d’un reste de mascara. « C’est trop injuste » parvint-elle à répondre entre plusieurs pleurs. Laissant tomber ses béquilles dans un bruit sourd, elle s’agrippa à son torse, évacuant sans contrôle toute la peur et la souffrance qu’elle avait accumulée depuis la tempête. « Pardon » Les yeux remplis de larmes, Camber releva la tête et essuya machinalement son nez avec la manche de sa veste. « Pardon de pleurer. Ça ne va pas t’aider à aller mieux… » Un peu honteuse vis-à-vis de son cousin, elle s’éloigna de lui, quittant l’emprise qu’elle avait sur son torse. « Je suis tellement désolée Saul, je sais que votre relation s’était améliorée ces derniers temps et voilà que … » Prononcer ces mots était encore inenvisageable, laissant sa phrase sans fin. La force dans ses muscles s’amincissait au fur et à mesure que le temps avançait et bientôt, la notaire se trouva contrainte de s’asseoir sur le fauteuil à ses côtés. Le visage enfouit dans les mains, elle sentit les larmes revenir à la charge. « Comment on va dire ça à ma mère… Elle va être si dévastée » finit-elle par ajouter dans un nouveau sanglot.


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ÂGE : 37 ans (10/03/1979).
STATUT : marié, il entretient une relation adultère depuis deux ans. aujourd'hui tiraillé, son coeur appartient à deux femmes.
MÉTIER : auteur, metteur en scène et producteur de théâtre et de comédies musicales.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : il possède la double nationalité australo-péruvienne ≈ il est marié depuis onze ans et est père de trois enfants ≈ il entretient une relation adultère avec meg depuis deux ans et ne peut se résoudre à choisir entre les deux femmes qu'il aime ≈ il a un demi-frère, né à l'époque où sa mère s'était séparée de son père, de qui il est très proche ≈ sa mère est atteinte de la maladie d’Alzheimer ≈ passionné de théâtre, il est à la tête d'une compagnie qu'il a co-fondé ≈ il joue de la guitare à un très bon niveau.
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MessageSujet: Re: seamless - event (camber)   Dim 13 Nov 2016 - 1:24

Saul avait à peine attendu de se retrouver à hauteur de Camber pour se laisser tomber dans les bras de sa cousine. La nuit avait été courte, mais ici ça n'était pas tant son corps que son être tout entier qui ressentait le besoin de se reposer un instant sur quelqu'un. Parce que des heures durant, il avait été livré à lui-même, oppressé par une réalité qui s'était doucement imposée à lui et qu'il s'était finalement prise en pleine figurine, sans pouvoir partager son angoisse et son chagrin avec qui que ce soit. C'était sa faute, Saul avait expressément demandé à Elsie de veiller sur leurs enfants et ne surtout pas le rejoindre à l'hôpital tant qu'il se sentirait incapable d'affronter l'obstacle qui se dressait droit devant lui. Face à sa famille, il ne voulait pas défaillir. Son rôle était de les soutenir à chaque instant de leur vie, et certainement pas de se reposer sur eux. Alors oui, maintenant qu'il retrouvait Camber et qu'il pouvait pleinement réaliser que sa cousine était saine et sauve, tout ce qui l'avait jusqu'ici accablé lui sembla disparaître l'espace d'une seconde. Une seconde durant laquelle il la serra simplement contre lui, profitant d'une des personnes les plus importantes dans sa vie, comme si les dernières heures n'avaient jamais existé. Mais la réalité s'en rappela bientôt à lui lorsque l'état de Camber tendit à le préoccuper. La jeune femme était blessée, il le voyait bien, et tout ce qu'il espérait maintenant était que sa cheville ait été la seule à pâtir des derniers événements. Camber, toutefois, laissa sa question en suspend et le confronta à une nouvelle incertitude. Ses yeux cherchèrent alors les siens tandis qu'il tenta de se rassurer, lui assurant de son coté qu'il était indemne. Mais par la suite, ce fut à son tour de chercher ses mots tandis qu'il peina à formuler ce qu'il avait tant besoin de lui dire. Ses gestes parlèrent alors pour lui, et il n'en fallut pas davantage à Camber pour s'inquiéter du sort des personnes qui avaient une place privilégiée dans la vie du brun. Celles-ci, toutefois, se portaient bien, ainsi c'est dans un souffle qu'il vint lui ôter ses doutes. Seulement voilà, si ses enfants avaient été épargnés par la tempête, ce n'était malheureusement pas le cas d'une personne qui comptait énormément à ses yeux et à ceux de sa cousine. Son père. Là, c'est alors envahi d'une intense fébrilité et accablé d'une peine toujours plus oppressante qu'il l'invita à le suivre, tandis qu'il jugea préférable de la conduire directement jusqu'à la chambre où il avait lui-même passé les dernières heures. Une chambre qui confronterait Camber à l'intenable à son tour, il le savait, ainsi c'est avec difficulté qu'ils y pénétrèrent ensemble, puis qu'il dut la laisser comprendre par elle-même, l'espace d'une seconde, ce qui se jouait juste sous ses yeux. Et quand finalement il osa formuler des mots qu'il lui était encore insupportable de prononcer, la peine bientôt ressentie par sa cousine s'ajouta à celle que lui supportait depuis la veille au soir. Ses larmes lui firent l'effet d'une lame enfoncée au plus profond de son cœur, dans un geste d'une douleur implacable. L'enserrant alors tout contre lui lorsque Camber évacua son chagrin contre son pull, c'est lui-même ravagé par la tristesse qu'il soupira quelques mots. « Ça l'est, oui. » Injuste, oui, ça l'était. Qu'une vie puisse s'arrêter si brusquement, probablement par un invraisemblable concours de circonstances. Tout comme le fait qu'il ne leur était déjà plus permis d'espérer, de croire que les choses avaient encore la moindre chance de s'arranger. Offrant tout le poids de son corps à sa cousine lorsque celle-ci ressentit le besoin d'être soutenue, c'est avec douceur qu'il la maintint contre lui. « Ne t'excuse pas, je … je sais que c'est un moment extrêmement difficile pour toi aussi. » Il ajouta, d'une voix malmenée par ses propres pleurs, qu'il lui était à présent impossible de canaliser alors qu'il se sentait déjà noyé par une peine et une douleur viscérales. Sentant finalement Camber échapper à son emprise et se détacher légèrement de lui, il accueillit ses prochaines paroles avec un sourire véritablement triste, l'observant s'approcher du fauteuil en se tenant prêt à l'aider à tout instant. « Il y a encore tellement de choses que j'aurais aimé lui dire. » Saul soupira, tout en avançant de quelques pas jusqu'à s'accroupir face à la jeune femme, séchant ses propres larmes avant de lui souffler. « J'aurais du être là. Je sais que c'était impossible, même si j'avais su … mais c'était mon rôle de veiller à ce qu'il ne lui arrive rien. De veiller à ce qu'il n'arrive rien à personne. » Parce qu'en tant que père, mari, fils, frère ou cousin, il y avait beaucoup de personnes qu'il avait la responsabilité de protéger de ce genre de drames. Saul avait passé la soirée d'Halloween à venir en aide à des inconnus, et même s'il ne regrettait rien de ce qu'il avait entrepris au Cinepark, une partie de lui se sentait affreusement coupable de n'avoir pas été présent pour sa famille quand celle-ci en avait le plus besoin. Une main posée sur l'épaule de sa cousine, Saul laissa la seconde se frayer un chemin jusqu'à ses cheveux, dans un geste qu'il espérait apaisant. « On le lui annoncera ensemble, quand tu seras prête. Et je serai là pour elle comme je serai toujours là pour toi. » La mère de Camber était aussi sa tante, la sœur de son père, quelqu'un qu'il estimait beaucoup et qui aurait certainement besoin de son soutien lorsque la terrible réalité la frapperait elle aussi de plein fouet. « On reste une famille, même s'il ne sera bientôt plus là. » Il souffla ces quelques mots avec une sincérité particulière, mais aussi une émotion sans pareil. Son père n'était pas le lien entre sa famille et celle de Camber, il était en vérité la pièce qui avait toujours fait d'eux une seule et même famille. Et si aujourd'hui il leur faudrait lui dire adieu, ça ne signifiait pas pour autant que quoi que ce soit changerait. « Maintenant que je le vois comme ça … je réalise que j'ignorais beaucoup de choses sur mon père. » Sa voix s'éleva à nouveau tandis qu'il s'autorisa un regard en direction du lit où son père demeurait immobile. A cet instant, sa gorge se serra de nouveau et ses yeux lui implorèrent de se vider de leur lourd chagrin. « Je ne sais pas s'il aurait voulu être … donneur d'organes, ou de quelle façon il aurait aimé que nous lui disions adieu. » Il n'y avait jamais vraiment réfléchi, et pourtant aujourd'hui ce genre de détails paraissaient essentiels. Comment pouvait-il ignorer les dernières volontés de son père ? Comment pouvait-il se trouver aussi démuni qu'un parfait inconnu face à ce genre d'interrogations ? « On ne parlait jamais de ce genre de choses entre nous. » Peut être parce qu'ils avaient mis du temps à se construire une véritable relation et que le temps ne leur avait pas permis de se connaître aussi bien qu'ils l'auraient voulu. Peut être aussi parce qu'inconsciemment, son père et lui s'étaient peu à peu préparés à l'idée que sa mère finirait par partir, elle, sans doute plus tôt qu'ils l'avaient tous espéré, et que c'était cette fatalité-là qui avait occupé la plupart de leurs pensées pendant des années. « Je m'en veux tellement de t’infliger ça. » Il finit par ajouter, les yeux encore remplis de larmes, en se penchant vers sa cousine pour déposer un délicat baiser sur sa joue. Il était désolé, parce qu'il l'avait conduite jusqu'à cette chambre où l'horreur s'était imposée à elle, alors que c'est vers un oncle bien portant et tout sourire qu'il aurait aimé la conduire. Désolé aussi parce que Camber était déjà passée par des moments difficiles et qu'il aurait tout donné pour que la peine l'oublie au moins pour quelques temps.



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MessageSujet: Re: seamless - event (camber)   Lun 21 Nov 2016 - 0:40

Saul & Camber
“you're right by my side whenever i need you, through the hardest times, i'll be there for you. at the crack of dawn when the moon is gone, i won't be hard to find, 'cause you and me, oh yeah we're seamless.”
Saul et son père n’étaient arrivés dans la vie de Camber qu’à ses cinq ans. Petite, sa mère lui avait toujours parlé de ce frère qu’elle avait, qu’elle chérissait tant mais qui vivait pourtant si loin. Bien qu’elle possédait des cousins du côté de son père, la petite fille n’avait jamais ressenti pareille alchimie que celle qu’elle avait vécue en rencontrant Saul. A ses yeux d’enfant innocente, il représentait la sécurité, l’amusement, le confort. Elle l’avait aimé tout de suite, comme elle avait aimé cet oncle dont sa mère parlait tant. Elle ne l’avait jamais exprimée très clairement, mais Camber avait toujours su que le retour de son oncle à Brisbane était pour sa mère un soulagement. Avec le temps, elle avait compris ce que l’absence d’une personne si chère pouvait représenter. Très proche de sa grande sœur Cleo, la notaire ne pouvait l’imaginer disparaitre au bout du monde. Comme elle ne pouvait imaginer sa vie sans Saul. Les années n’avaient en rien nuit à leur relation et jamais leur différence d’âge ou d’intérêt ne les avaient séparés. Bien au contraire, leur relation n’avait cessé de se bonifier avec l’âge. Il n’était pas son frère, mais c’était tout comme. La place qu’il occupait dans son cœur était précieuse, indélébile. Il arrivait souvent que Camber bénisse son oncle d’être revenu à Brisbane, de lui avoir permis de rencontrer cet homme qui était sa famille, ce pilier de sa vie. Il lui arrivait si souvent de réaliser la chance qu’elle possédait.

La vie lui avait cependant appris qu’un bonheur n’était jamais sans fin. Pour la première fois de sa vie, la notaire se retrouvait confrontée à l’épreuve que représentait la perte d’un proche. La chance l’avait toujours touchée jusqu’à alors, et personne n’avait périt dans sa famille. Comment pouvait-elle imaginer que son oncle serait le premier. Jamais elle n’avait vu les larmes couler sur le visage de son cousin. Jamais elle n’avait lu tant de douleur dans ses yeux. « Ça l'est, oui. » Jamais les bras de Saul ne s’étaient montrés si insuffisants face à une peine, lui si protecteur envers elle. Emmitouflée contre sa poitrine, Camber ne parvenait pas à se calmer au regard de la situation et pour la première fois, l’étreinte de son cousin ne la rassura pas. Le voir pleurer était une douleur si atroce que rien ne pourrait l’en détacher. « Ne t'excuse pas, je … je sais que c'est un moment extrêmement difficile pour toi aussi. » Ses mots étaient toujours si justes, même dans un moment pareil. Il était la première victime de la mort prochaine de son père mais l’attitude de Camber l’obligeait à se montrer fort. Ces mots qu’il prononça la firent réagir aussitôt, réalisant l’égoïsme dont elle faisait preuve. C’était à elle de le réconforter, et non à lui. Dans un moment où ses sanglots paraissaient avoir disparus, la brune tenta de riposter quelques mots mais rien ne sortit de sa bouche, si ce n’"tait le bruit vague d’un étouffement mêlé de larmes. Tandis qu’elle se laissa tomber sur le fauteuil qui se tenait près d’elle, Camber accepta sans broncher l’aide que lui porta son cousin, probablement consciente de la faiblesse de son corps. Les yeux humides, elle porta son attention sur lui, sur ce visage dévoré par la tristesse qui l’observait. « Il y a encore tellement de choses que j'aurais aimé lui dire. J'aurais du être là. Je sais que c'était impossible, même si j'avais su … mais c'était mon rôle de veiller à ce qu'il ne lui arrive rien. De veiller à ce qu'il n'arrive rien à personne. » Dans un reniflement peu discret, la brune se mit à secouer son visage vigoureusement, signifiant à Saul qu’elle n’était pas d’accord avec lui. « Ce n’est pas ta faute. Je t’interdis de penser ça ! » répondit-elle un peu plus fermement qu’elle n’avait parlé jusqu’à maintenant. « Tu ne pouvais pas savoir. Tu ne dois pas t’en vouloir Saul, promets-moi que tu vas retirer cette idée folle de ta tête » Ses mains délicates s’étaient posées simultanément sur chacune des joues de son cousin, alors que ses yeux noisette fixaient intensément le regard sombre de Saul. Puis alors qu’elle retirait son emprise, Camber fut tourmentée par un détail qui l’assaillit soudain. Saul et elle n’allaient pas être les seuls à souffrir de la mort de son oncle, il y avait également sa mère. Sentant de nouveau les larmes lui monter aux yeux, la notaire fit part de son inquiétude à son cousin et sentit sa main douce lui caresser les cheveux. « On le lui annoncera ensemble, quand tu seras prête. Et je serai là pour elle comme je serai toujours là pour toi. On reste une famille, même s'il ne sera bientôt plus là. » Troublée par la sagesse dont il faisait toujours preuve, Camber oublia l’espace d’un instant sa tristesse et sentit la chaleur rassurante des paroles de Saul lui réchauffer le cœur. « Toujours. Il en faudra bien plus pour qu’on me sépare de toi. » Dans un élan sentimental, la notaire enlaça Saul, frottant tendrement son dos du bout de ses doigts.

Lorsque leur étreinte fut terminée, Camber fut rapidement ramenée à la réalité lorsque Saul tourna son regard vers le lit où son oncle demeurait encore. Sans réfléchir, elle en fit de même, regrettant presqu’aussitôt son action. Voir ainsi le corps inerte de son oncle était bien trop difficile à affronter, bien trop compliqué à admettre. Il était là, sans vraiment l’être. « Maintenant que je le vois comme ça … je réalise que j'ignorais beaucoup de choses sur mon père.  Je ne sais pas s'il aurait voulu être … donneur d'organes, ou de quelle façon il aurait aimé que nous lui disions adieu. On ne parlait jamais de ce genre de choses entre nous. » Le regard posé dans le vide, la brune réfléchit un instant à ce qu’il venait de dire. Pour être honnête, elle n’avait jamais songé à ce genre de choses non plus, pour son oncle, comme pour le reste de ses proches. La mort était un événement si lointain à ses yeux qu’elle n’avait pas idée de la façon dont agir. « Ma mère pourra peut-être te répondre. Organisée comme elle est, ça ne m’étonnerait même pas qu’elle ait déjà des idées bien précises... » rétorqua Camber dont le regard revint alors dans le monde réel. « On va lui organiser un adieu digne, je te le promets. Il le mérite. Et je pense qu’on en a tous besoin. » De nouveau, sa main avait trouvé le chemin vers le visage du péruvien, encore accroupi face à elle. Les larmes avaient cessé de couler le long de ses joues de porcelaine, néanmoins sa peau luisait encore sous la lumière blanche de la chambre. Ils ne devaient pas être beaux à voir tous les deux, les yeux bouffis, le teint blanchâtre. « Je m'en veux tellement de t’infliger ça. » Sans avoir le temps de réagir à cette idiotie qu’il osa prononcer, Camber reçut un baiser aussi consolateur qu’accablant. L’eau qui perlait au coin de son œil l’emplissait d’affliction. « Ne dis pas de bêtises. Tu n’as pas à être désolé, de rien, ce n’est pas de ta faute » Sans lui laisser vraiment le choix, Camber glissa ses bras sous ses aisselles puis tenta difficilement de le soulever afin de l’aider à s’asseoir à côté d’elle. Ils n’avaient pas énormément de place sur ce fauteuil, mais le laisser au sol devenait inenvisageable. « On va traverser cette épreuve ensemble, plus soudés que jamais. D'accord ? »  Bouleversée de chagrin, elle pleura de nouveau quelques secondes avant de continuer. « Je t’aiderais à organiser tout ça, je ne sais pas trop quelle genre de paperasse tu devras remplir mais je le ferai, parce que toi tu dois te focaliser sur la façon dont tu veux lui dire au revoir. Dis-moi tout ce qui pourrait te soulager, et je le ferai. » Sur ces mots, Camber déposa sa tête contre l’épaule de Saul.  


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MessageSujet: Re: seamless - event (camber)   Sam 26 Nov 2016 - 3:11

Si Saul perdrait ce soir l'une des personnes les plus chères à son cœur, il n'oubliait cependant pas que Camber aussi vivait là des moments très compliqués. Parce qu'elle aussi verrait la mort s'inviter au plus profond de son intimité, au sein de cette famille qui aujourd'hui perdrait une figure des plus symboliques : celle grâce à qui leurs routes s'étaient rejointes des années plus tôt. Finalement, elle non plus n'avait peut être pas eu suffisamment d'occasions d'apprendre à connaître cet oncle un brin distant, qui longtemps s'était coupé des autres pour s'imposer une vie où son travail avait tenu une place de choix, mais Camber était comme lui, elle chérissait avec la même nostalgie l'idée d'être entourée d'une famille soudée, unie, même alors que pour l'un comme pour l'autre certains mots restaient difficiles à prononcer face à une pudeur qu'ils avaient souvent en commun. Alors oui, à présent que ses bras l'enserraient avec le besoin irrépressible de lui apporter un peu de réconfort, Saul prenait définitivement conscience que pour elle comme pour lui le chemin vers l'apaisement serait long. Camber peinait à se tenir debout, blessée à la cheville mais aussi probablement au plus profond de son être, et c'est un Saul soucieux de lui épargner une peine supplémentaire qui l'aida à rejoindre le fauteuil où sa cousine s'installa. Et lui, dont le regard finissait toujours par retrouver le lit où son père demeurait allongé, immobile, réalisait brusquement que tout ça aurait peut être pu être évité. Pourtant il le savait, même si les choses s'étaient déroulées autrement, il n'aurait pas pu veiller sur tout le monde. Sur sa femme, ses enfants, ses parents, ses amis. Non, il n'aurait probablement pas pu. Mais Saul se sentait responsable, et une partie de lui désespérait de n'avoir pas pu les préserver. Les mots bientôt soufflés par Camber eurent pourtant pour effet d'apaiser légèrement la douleur qu'il s'infligeait à lui-même, et le contact de ses mains sur ses joues parvint même à lui arracher un sourire teinté de douceur. « Je te promets d'essayer. » Il souffla doucement, les yeux rougis par une émotion qu'il ne pouvait ni ne voulait plus contenir. Parce que sa culpabilité resterait probablement ancrée à son cœur tant qu'il s'acharnerait à chercher un coupable, un responsable à cette situation qu'il refusait pour le moment d'attribuer entièrement au destin, au hasard. Aujourd'hui l'impuissance lui faisait horreur et une partie de lui préférait certainement penser qu'il aurait pu intervenir, d'une manière ou d'une autre, même si ça ne faisait qu'intensifier la peine qu'il devait déjà supporter. Une peine que partagerait malheureusement sa tante, lorsque celle-ci apprendrait la disparition de son frère. Et si ce détail le tourmenta un peu plus, il ne changeait cependant rien à ses yeux. Car même sans son père, sans cette figure qui était souvent au centre des réunions familiales, Camber, sa tante et lui appartiendraient toujours à une seule et même famille, unie dans les bons comme dans les mauvais moments. Les douces paroles prononcées par la brune lui valurent cette fois d'esquisser un sourire plus triste. « Tu sais que ce ne sera pas toujours évident d'être à mes cotés. » Ses lèvres soufflèrent, à voix basse, tandis qu'il ferma un instant les yeux pour profiter simplement de la chaleur de son étreinte. « Aujourd'hui nous avons besoin l'un de l'autre, mais un jour … un jour on te regardera peut être de travers pour m'avoir soutenu comme tu le fais. Et ce jour-là je ne t'en voudrai pas de vouloir prendre tes distances. » Cette simple idée lui serrait définitivement le cœur, mais il voulait lui offrir aujourd'hui une occasion de se préserver par la suite. Camber comprendrait sans mal à quoi il faisait allusion, parce qu'il s'était confié à elle comme à la personne à qui il accordait la plus grande confiance, et ce n'était pas sans raison si ses appréhensions se réveillaient en ce triste jour. « C'est ce qu'il aurait probablement fait, lui. » Et se détachant lentement de sa cousine pour repose les yeux sur le lit où se trouvait son père, Saul soupira. C'était maintenant que son père lui semblait si loin de lui qu'il réalisait combien d'occasions il avait perdu d'être parfaitement honnête avec lui, simplement de peur que son père ne le voit que comme une déception. Son avis avait toujours eu plus d'impact que n'importe quel autre, il l'avait toujours fait souffrir avec une force particulière, ainsi Saul se retrouvait à présent partagé entre ses regrets et le soulagement d'être resté en bons termes avec lui jusqu'à la fin. Ce qu'il réalisait aussi, c'est combien son père et lui avaient pu discuter sans jamais réellement apprendre à se connaître. Saul ignorait beaucoup de choses sur l'homme qui avait pourtant tant compté à ses yeux, à commencer par la façon dont son père aurait voulu quitter ce monde. Et si ce constat pesait sur son cœur, une fois de plus les mots prononcés par Camber parvinrent à en adoucir la saveur. « Je lui fais entièrement confiance pour ça. Elle est la mieux placée pour savoir ce qu'il aurait voulu. » Parce que sa tante n'ignorait assurément rien du frère avec qui elle avait grandi, et que s'il y avait bien une personne à laquelle il se fierait aveuglément s'agissant de son père, c'était elle. Déposant sa main sur celle de Camber lorsque celle-ci se posa sur son visage, c'est doucement qu'il reprit. « J'aimerais qu'il n'y ait que nous, que ceux qui l'aimaient vraiment. » Elle avait raison, son père méritait des adieux qui représenteraient l'homme qu'il avait été, et c'est pour cette raison que Saul tenait à ce que cela se fasse dans l'intimité de leur famille. Pour une fois dans sa vie, il aimerait que son père soit d'abord un homme à part entière, et pas un chef d'entreprise que ses semblables respectaient autant qu'ils le craignaient. C'était la seule chose dont il était certain au sujet de ces adieux : il ne voulait pas en faire une attraction pour tous ceux qui ne l'avaient jamais connu comme le père, l'époux, l'oncle et le grand-père qu'il avait été. C'est en tout cas avec une fébrilité palpable que Saul formula bientôt des mots qui ravivèrent à eux seuls l'émotion sur laquelle il tentait jusqu'ici de garder un certain contrôle. Oui, il s'en voulait d'infliger cette épreuve à Camber, parce qu'il la savait fragile et qu'il aurait aimé lui épargner des tourments dont elle n'avait pas besoin. Sentant alors les mains de sa cousine entreprendre de le redresser, c'est docilement qu'il se laissa faire, accablé par une détresse qui l'aurait de toute façon privé de toute résistance. « J'aurais voulu t'apporter une bonne nouvelle après la nuit que tu as du passer. Je … je n'ose imaginer ce que ça a pu raviver en toi. » Il glissa d'une voix préoccupée, après l'avoir rejointe sur le fauteuil et avoir retrouvé son regard. Il n'osait imaginer ce que Camber avait pu traverser au cours des dernières heures, et combien cette situation avait certainement réveillé le traumatisme de son accident. La brune avait eu beaucoup de chance, et ça n'était pas la première fois. Alors, glissant doucement sa main dans la sienne, c'est par la suite de nouveau bouleversé par l'émotion qui accabla la jeune femme que Saul reprit. « C'est promis. » Cette fois c'était une promesse, car lui-même savait qu'il n'y avait qu'auprès de Camber qu'il trouverait la force de traverser cette épreuve. Il ne voulait pas craquer devant Elsie, encore moins devant ses enfants, et savait que sa cousine saurait mieux que quiconque combien sa douleur pouvait être implacable et combien certains jours il lui serait difficile de poursuivre le cours de sa vie comme si rien n'avait changé. A ses prochaines paroles, Saul mouva doucement la tête. « Non, je … je ne peux pas te demander ça. Il y aura beaucoup trop de choses à régler, beaucoup trop de formalités, de détails … ce n'est pas à toi de t'en occuper. » Il souffla, passant délicatement un bras autour de ses épaules pour la rapprocher de lui. « Il va être question du testament qu'il avait probablement établi, et de son entreprise. Ça va représenter des millions de dollars, sans compter les actions qu'il faudra répartir et les milliers de postes qui seront menacés dès lors que l'avenir de sa société sera incertain ... » Incertain, parce que quoi qu'ait pu décider son père dans l'hypothèse où il lui arriverait quelque chose, son empire resterait certainement sans dirigeant pendant plusieurs semaines, tant que les différentes procédures suivraient leur cours et que ses volontés seraient étudiées. Et Saul, lui, ne savait pas vraiment comment se positionner vis à vis de tout ça, n'ayant aucune ambition de reprendre les rennes de l'empire bâti par son père mais s'étant souvent demandé si celui-ci oserait placer une telle confiance entre ses mains. « Ça va être des mois de procédures et ce sera certainement difficile et éprouvant. Mon père ne s'était probablement pas fait que des amis, et certains profiteront peut être de la situation pour régler leurs comptes, alors je … je refuse de me reposer sur toi et de te laisser tout gérer. Tu n'as pas moins besoin que moi d'être épargnée. » Parce qu'elle aussi l'avait perdue et qu'il ne voulait pas qu'elle se retrouve prise au piège entre des concurrents à la rancune tenace et toutes sortes de personnes plus ou moins intéressées dès lors qu'il sera étrangement question de la fortune de son père. « Camber. » C'est cette fois plus pensif, et d'une voix teintée d'une certaine angoisse qu'il reprit la parole. « Promets-moi de m'en parler si … si un jour on tente de t’extorquer de l'argent ou quoi que ce soit d'autre. Même si ça n'a rien à voir avec mon père et sa fortune. » Gardant le silence quelques secondes, il hésita à poursuivre, son regard témoignant des appréhensions qui avaient germé au sein de son esprit. « Même si c'est mon secret qui est en jeu. » C'était la première fois qu'il évoquait le sujet, auprès de Camber comme auprès de n'importe qui d'autre. La première fois qu'il s'autorisait à faire indirectement allusion au chantage qu'il subissait depuis des mois, aux sommes astronomiques qu'il avait reversé à son maitre-chanteur en échange de sa tranquillité, et à sa peur constante que celui-ci remonte jusqu'à ses proches pour utiliser leur loyauté à leurs dépends. Cette situation lui faisait honte depuis le départ et il avait préféré enterrer sa détresse quelque part où personne n'aurait de chance de la percevoir. Mais à présent Saul se mettait à craindre que ses erreurs et sa soumission finissent par retomber sur celle qui le soutenait depuis le départ et qui ferait probablement n'importe quoi pour lui éviter de tout perdre. L'inverse était tout aussi vrai, et il n'hésiterait pas un seul instant à sacrifier ce qu'il avait, y compris tout ce qu'il tentait précisément de préserver depuis des mois, si Camber se retrouvait à son tour mêlée à cette histoire.



let's make one last mistake, the harder stuff is always love, i guess.
can't fool the time i spent throwing stones. am i destined to be desolate, building bridges to be alone.



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