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 friends are the siblings god never gave us (chelsea)

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la mi-ange mi-démon

ÂGE : vingt-cinq ans (26 août 1991).
SURNOM : lexis est déjà un surnom, pas besoin de s'encombrer d'un autre.
STATUT : officiellement célibataire, officieusement mariée.
MÉTIER : femme de ménage dans les studios d'abc et babysitter à ses heures perdues.
LOGEMENT : #21 logan city, dans une maison qui n'est pas la sienne.

POSTS : 553 POINTS : 40

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : née en russie ≈ sa véritable identité est un secret ≈ a un véritable don pour fréquenter les mauvaises personnes ≈ n’a connu qu’un seul homme dans sa vie ≈ a des difficultés en société ≈ ancienne pickpocket ≈ a fait un an de prison ≈ possède de nombreuses cicatrices sur la poitrine ≈ cache au mieux son accent russe ≈ accro aux pâtisseries ≈ déteste les nouvelles technologies ≈ rêve d’avoir un chien et un travail plus gratifiant ≈ n’a pas son permis de conduire ≈ est du genre coincée
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : chelseatommy (ii)vidal
RPs EN ATTENTE : ellie ≈ james b. ≈ romane ≈ vittorio
RPs TERMINÉS : saultommy (i)
damian
PSEUDO : leave.
AVATAR : suki waterhouse.
CRÉDITS : hepburns (avatar), nympheas (gifs), bastille (lyrics).
DC : none.
INSCRIT LE : 20/07/2016

MessageSujet: friends are the siblings god never gave us (chelsea)   Lun 14 Nov - 1:44


⊹ friends are the siblings god never gave us. ⊹
CHELSEA & LEXIS

Elle se pensait à l’abri. Épargnée par la tempête qui avait dévasté Brisbane, rassurée quant au sort de ses rares proches, Lexis s’était réellement sentie chanceuse – pour la première fois de sa vie. Mais ce sentiment de soulagement avait rapidement fait place à une sensation de culpabilité lorsqu’elle avait songé à tous ces gens qui faisaient actuellement face à des pertes, matérielles pour la plupart, mais aussi et surtout humaines pour certains. Elle avait attendu quelques jours que l’agitation se tasse un minimum et qu’elle soit définitivement assurée de la sécurité des rares personnes qui comptent pour elle avant de s’engager comme bénévole à l’hôpital, d’où elle enchaînait désormais les allers-retours dans le but d’apporter son aide, même minime, aux nombreux sinistrés. Et dans cette tragédie, Lexis ne s’était, paradoxalement et avec une certaine culpabilité, jamais sentie aussi bien. Elle avait conscience d’être une parfaite égoïste en savourant une sécurité à laquelle elle échappait généralement et probablement d’être un vautour à l’idée d’enfin se sentir exister sur la base d’une catastrophe. Mais c’était un fait, pour la première fois depuis des années la jeune femme se sentait réellement utile et à sa place, dans cet environnement où on ne lui demandait pas plus que ce qu’elle savait faire et où elle parvenait à aider les autres sans que ses efforts ne soient réduits à l'échec. Elle évitait toutefois d’ébruiter son sentiment par rapport à cet événement et surtout aux conséquences de celui-ci, mais alors que tout le monde avait le poids du monde sur ses épaules ; elle se sentait enfin heureuse. Et elle s’en voulait.

Mais cette sensation n’avait pas duré longtemps ; lorsqu’un après-midi Lexis était rentrée chez « elle » avec l’impression que les choses n’étaient pas comme elles les avaient laissées en partant. Et en écumant la maison, elle avait compris. La photo de ses parents avait disparu, tout comme certaines de ses affaires et la valise sagement gardée dans le vestibule de l’entrée. Damian était parti. Il avait filé à l’anglaise, sans même lui écrire un mot, ni même un misérable post-it, afin qu’elle comprenne la raison de son acte. Il était parti et elle ne comprenait pas. Elle n’avait eu qu’un semblant de réponse lorsqu’Ellie – dont elle faisait à ce moment-là la rencontre pour la première fois bien qu’elle ait été au courant de son existence depuis des mois, à l’inverse de la brune – avait débarqué, particulièrement agitée, pour lui apprendre la mort de Kenneth en même temps que la blonde lui apprenait le départ de son oncle.


≈≈≈

Il lui a fallu quelques jours pour digérer la nouvelle, mais Lexis n’a pas eu d’autres choix que de se forcer à l’accepter, ne pouvant se permettre de rester dans un état de questionnement permanent, pour obtenir des réponses qu’elle n’aurait, de toute évidence, jamais. Damian est parti et il lui faut aller de l’avant, réapprendre à se débrouiller seule, elle qui s’est reposée sur lui depuis plusieurs mois. Pas seulement sur le plan humain, mais également sur le plan financier. Et bien que cela ne l’enchante pas que ses pensées se dirigent désormais sur la question de l’argent – confortant cette étiquette de femme vénale qu’elle n’a pourtant jamais cherchée – il lui faut penser à elle. À la façon dont elle va se débrouiller en vue de la situation, maintenant qu’elle est seule et que Damian a mis un terme à leur accord de façon brutale. Elle se doutait bien que celui-ci ne durerait pas éternellement, mais elle avait espoir que la décence l’oblige à l’avertir quand il arriverait à son terme. Elle n’arrive toutefois pas à lui en vouloir : la mort de Kenneth l’a chamboulé et il a fui, elle est bien placée pour reconnaître qu’il s’agit là d’une solution pour laquelle elle opte la plupart du temps et elle ne peut en vouloir aux autres d’en faire de même. Elle est partagée, Lexis, entre la colère et l’inquiétude, la rancœur et le soulagement, piégée dans cette tornade d’émotions qui s’abat toujours sur elle quand elle réfléchit trop et quand elle est incapable de se distancer des événements.

Mais aujourd’hui, elle n’a plus d’autres choix. En route jusqu’au domicile de Chelsea, son esprit abandonne Damian pour se questionner sur le fameux « plan » qu’à évoquer son amie sans pour autant lui en révéler plus, lorsqu’elle a évoqué son besoin pressant d’argent. Car si le loyer est un prélèvement automatique pris sur le compte courant de son mari et qu’elle n’a pas à s’en inquiéter, ce n’est pas pour autant qu’elle souhaite rester dans cette maison qui lui est désormais totalement étrangère ou qu’elle n’a tout simplement pas de besoins. Le frigo ne va pas se remplir tout seul, tout comme les économies qui lui serviront à payer une misérable chambre de bonne pour s’éloigner de Logan City ne vont pas tomber dans sa poche en claquant des doigts. Son salaire de femme de ménage ne lui permet pas d’envisager de quitter rapidement le quartier, mais la solution qu’à en tête Chelsea et qu’elle s’apprête à découvrir ce soir, oui. Ce serait mentir que de dire qu’elle ne craint pas la proposition de Chelsea, dont l’exubérance est proportionnelle à la réserve dont Lexis fait preuve. Mais la fin justifie les grands moyens ; et Lexis se trouve actuellement au stade l’apocalypse.

Arrivée dans le quartier de Fortitude Valley, elle traverse rapidement celui-ci, curieuse d’entendre la proposition de Chelsea, mais surtout impatiente de faire face au visage rassurant de son amie. Chelsea qui représente la dernière once de stabilité dans sa vie, la personne à laquelle elle va désormais se raccrocher pour ne pas être totalement sans repères. Et si la proposition de Chelsea ne lui convient pas, celle de passer une soirée entre filles avec la personne pour laquelle elle a le plus d’estime l’enchante particulièrement. Devant le studio de Chels, elle marque un temps d’arrêt pour balayer les inquiétudes sur son visage et afficher une mine plus détendue, avant de frapper à la porte. Son visage s’illumine sans efforts lorsque Chelsea lui ouvre la porte, et Lexis qui, habituellement, s’abstient d’avoir le moindre contact physique avec les autres prend naturellement son amie dans les bras, dans un geste toutefois bref. « Comment tu vas ? » Elle demande avec un sourire sincère alors qu’elle jette un coup d’œil au studio. « Le petit monstre n’est pas ici ? » Elle demande subitement en remarquant l’absence d’Elias. Qui n’a pas grand-chose d’un petit monstre en réalité, mais elle aime lui donner ce surnom pour le taquiner, tout comme il ne se prive pas de lui en donner de son côté. Lexis hésite quelques instants, ne voulant pas étouffer de suite Chels avec sa curiosité, toutefois elle n’arrive pas à garder son impatience pour elle bien longtemps. « Alors… Dis-moi, à quel point je dois craindre ta solution miracle ? » Elle questionne finalement, en reprenant sans tarder : « Je dois m’asseoir ? Est-ce que ça nécessite une préparation psychologique ? » Elle achève avec une légère pointe d’humour que le reste du monde ne lui connait pas, mais Chels n’est pas le reste du monde.





i'm the lesser of two evils, or am i, am I tricking myself nice ? if i'm the lesser of two evils, who's this man, who's this act i hide behind ?
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ÂGE : Vingt-six ans.
SURNOM : Chels.
STATUT : Maman célibataire d'Elias, âgé de dix ans.
MÉTIER : Hôtesse de téléphone rose, barmaid à temps partiel.
LOGEMENT : #202, Fortitude Valley.

POSTS : 1187 POINTS : 1300

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Gamine des rues ≈ maman d'Elias, âgé de dix ans ≈ n'a jamais terminé le lycée ≈ se balade avec un vaporiseur d'eau de javel dans son sac pour se protéger en cas d'agression ≈ fière détentrice d'un Nokia 3310 ≈ née à Brisbane, elle est sortie de la ville qu'à de très rares occassions ≈ ne connait pas son père, ne parle plus à sa mère ≈ issue des quartiers défavorisés ≈ impulsive et grande gueule.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS : cambervittorioalexlexis


RPs EN ATTENTE : tommy ≈ rose ≈ theodore
RPs TERMINÉS : event d'halloween
PSEUDO : which witch (gillie).
AVATAR : Perrie Edwards.
CRÉDITS : pom (avatar).
DC : /
INSCRIT LE : 09/10/2016

MessageSujet: Re: friends are the siblings god never gave us (chelsea)   Mar 22 Nov - 18:52

LEXIS AND CHELSEA (family isn't always blood. it's the people in your life who want you in theirs. the ones who accept you for who you are. the ones who would do anything to see you smile, and who love you no matter what.) Je finis par raccrocher avec un client, poussant un petit soupir de satisfaction. D’un même mouvement, j’enfournai les cookies que j’avais préparé en parlant au combiné, programmai le minuteur et repartis dans la salle de bain pour sécher mes cheveux.
Je savais qu’il rappellerait d’ici deux jours, même s’il avait promis que cela serait la dernière fois. J’avais fini par le reconnaître ; lui, cet homme marié qui rêvait de ceinture et de fouets, lui, cet homme marié honteux d’en venir là, lui, cet homme qui tentait désespérément de changer ses mauvaises habitudes mais qui n’y parvenait pas.
Ils ne s’en rendaient pas compte mais je les connaissais. Je les connaissais et les reconnaissais. Sans jugement aucun.
J’entraperçus mon reflet dans le miroir en arrivant dans la salle de bain, ainsi que le large bandage qui recouvrait mon avant-bras ; s’il était beaucoup moins douloureux, la brûlure qui recouvrait ma peau à cet endroit était telle que je n’avais pas encore eu le temps de cicatriser. Le médecin qui m’avait pris en charge m’avait même confié que cela ne serait pas si simple ; il avait évoqué la chirurgie pour que cela soit plus esthétique, moins disgracieux, voire même pour permettre à ma peau de se rétablir beaucoup plus vite, beaucoup mieux. J’avais refusé catégoriquement en sachant pertinemment que je n’aurais jamais les moyens d’assumer ne serait-ce que le court séjour à l’hôpital que je venais de faire à ce moment-là, voire même d’assurer les soins que nécessitait ma blessure. Je m’étais gardée de lui dire, bien entendu.
J’avais eu peur de me faire mettre dehors. Parce que c’était ainsi qu’on traitait les personnes comme moi. On les éjectait du système comme on avait pu le faire durant toute leur existence.
Alors, j’endurais. Alors, j’assumais cette brûlure disgracieuse qui faisait désormais partie de moi.  Je n’avais pas une personne qui se laissait abattre facilement ; j’avais refusé d’y accorder de l’importance alors je ne l’avais pas fait. J’avais très rapidement repris le cours de mon existence en me détachant de l’incendie, en me détachant de ce qu’il m’était arrivé ; les premiers jours, j’avais été en arrêt maladie, mais cela ne m’avait pas empêché de multiplier mes clients au téléphone rose. Entre temps, j’avais repris mes shifts au McTavish mais je continuais d’accumuler les coups de fil pour désespérément tenter de joindre les deux bouts. Je n’avais qu’à me battre, après tout. Je ne pouvais que me battre.
Je fronçai les sourcils en démêlant ma tignasse blonde. Au fond, désormais, cela ne me dérangeait même plus d’être une opératrice payée pour assouvir des fantasmes ou tenir compagnie à des âmes en peine. J’étais même contente d’avoir opté pour cette solution-là plutôt qu’une autre. J’aurais pu trouver pire.
Bien pire.
Je retournai dans le coin cuisine de mon studio après que mes cheveux aient été séchés ; je profitai des quelques minutes restantes pour faire un peu de vaisselle, puis sortis les cookies du four. D’un geste rapide et précis, je les entassai dans une assiette, rangeait la plaque, entassai la nouvelle vaisselle à faire dans l’évier et m’arrêtai dans mes mouvements lorsque j’entendis quelqu’un frapper à ma porte. Un sourire se dessina sur mes lèvres pendant que j’essuyai mes mains pour ouvrir à Lexis. Sa venue était comme un cadeau du ciel, quelque part ; avec les récents évènements, nous nous étions vues qu’à de rares occasions et l’absence d’Elias me pesait tant que la simple idée de sa compagnie illuminait le rythme morne de ma soirée. « Comment tu vas ? » me demanda-t-elle après m’avoir pris dans ses bras. Je l’avais serré brièvement, sachant très bien que les contacts la mettaient relativement mal à l’aise, trouvant néanmoins un certain réconfort dans sa proximité. J’haussai les épaules. « Le petit monstre n’est pas ici ? » poursuivit-elle. Je secouai la tête. « Il est avec Alex pour la nuit. Et on va dire que ça va, et toi ? »  Au fond, cela me dérangeait. Cela me dérangeait que mon fils ne soit pas là, cela me dérangeait qu’il soit avec son père. Cela me dérangeait. Cela me brisait le coeur, également, comme s’il avait emporté une partie de mon âme avec lui en s’en allant. Mais, même si Lexis était au courant, même si Lexis le savait, je tentais  d’aller au-delà de ça du mieux que je pouvais. « Alors… Dis-moi, à quel point je dois craindre ta solution miracle ? » demanda finalement Lexis de but en blanc. Je me mis à rire ; je fermai la porte derrière elle en lui faisant signe de faire comme chez elle, sachant parfaitement qu’elle n’avait pas tout à fait tort de s’en faire. « Je dois m’asseoir ? Est-ce que ça nécessite une préparation psychologique ? » Je ris de plus belle avant de chercher rapidement les cookies dans le coin cuisine, attraper la brique de lait dans le réfrigérateur  et sortir deux verres. Je posai le tout sur la table basse et m’assis sur le canapé, tapotant la place à côté de moi pour que Lexis me rejoigne. « Si j’étais toi j’viendrais m’asseoir, oui, »  répondis-je. « J’te jure que c’est une bonne idée mais tu vas t’emballer pour pas grand chose, j’te connais. »  J’hochai la tête avant de servir deux verres de lait. Généralement, je sortais les cookies quand je devais avouer à Elias que la fin de mois serait difficile. Je ne savais pas très bien si cette technique fonctionnerait avec Lexis, mais j’osais espérer qu’elle était universelle. « Tu sais que j’gagne pas mal en étant opératrice, »  dis-je simplement en haussant les sourcils, comme s’il s’agissait d’un fait divers, comme s’il s’agissait d’un commentaire innocent. Ça ne l’était pas, non. La vérité, c’était que je savais que Lexis comprendrait tout aussi vite. La vérité, c’était que je l’entendais déjà refuser. La vérité, c’était que je me voyais déjà en train d’essayer de la convaincre parce que je n’avais pas d’autres solutions pour l’aider.
Et que je refusais de ne pas le faire. Je refusais de rester là, les bras croisés, alors qu’elle avait besoin d’un coup de main.



Be careful of that girl, She’s not just a warrior—she is a dragon And she is not afraid to burn your heaven to the ground. death would be kinder than her touch ≈

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