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 And all the lights that lead us there are blinding | Blakiel #5

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ÂGE : 26 ans
STATUT : Officiellement célibataire, mais très amoureuse.
MÉTIER : Actrice, mais également serveuse dans un bar.
There's something about, baby you and I.
POSTS : 192 POINTS : 30

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS :
"Are they twins?" "No, they're triplets. I just leave the ugly one at home."

AVATAR : Anna Speckhart
CRÉDITS : songbird, vieux frères, venus in furs.
DC : Nope.
INSCRIT LE : 21/03/2016

MessageSujet: And all the lights that lead us there are blinding | Blakiel #5   Mar 15 Nov - 20:36

And all the lights

that lead us there

are blinding
Cause when we are good, we're grand, but when we're bad we are very bad. But I stick around 'cause the love that you're giving me is the best I've ever had. Oh, oh, oh, oh. And it's funny to me, the way that things have worked out. There's no doubt in my mind that you can't recall what this all was about. So let's give it up. Love me sweetly and completely Come and sit beside me 'cause you know I need you near. When you're wheelin' with that feelin' we'll paint the town pink 'cause baby, red is so last year.



Blake sentait déjà que la journée serait longue. Déjà, elle avait mal dormi, trop préoccupée par les événements qui auraient lieu aujourd’hui, en soirée. Le dîner de fiançailles de sa mère et du père de Zekh. Un événement auquel elle avait refusé net d’assister quelques semaines plus tôt, lorsque l’invitation était arrivée chez elle. Sa mère l’avait bien appelée pour tenter de lui faire changer d’avis, mais Blake avait été aussi obstinée qu’à l’habitude, refusant net d’accorder ce plaisir à sa mère. Elle lui en voulait toujours de la tournure des événements, et selon elle, se rendre à cette soirée donnerait à sa mère l’impression qu’elle acceptait ses fiançailles et qu’elle ne lui en tenait pas rigueur. C’est Nick qui avait réussi à faire plier Blake, quelques jours plus tôt. Il n’avait même pas eu besoin de tant la convaincre, le simple fait qu’il lui demande de venir avait fait plier sa jumelle. Leur relation était plus tendue que jamais ces derniers temps, et s’il était prêt à plier sur son orgueil pour lui demander une telle chose, elle devinait bien à quel point sa présence était importante pour lui. Allez… fait le pour Nick. Pas pour elle, encore moins pour Mark. Elle avait annoncé à Zekh sa décision d’y aller, et avait à son tour réussi à le convaincre de l’accompagner. Au mieux, ils feraient chier leurs parents en annonçant à tous qu’ils étaient eux aussi ensemble – enfin, les choses n’avaient toujours pas été officialisées entre eux, mais juste pour le plaisir d’alimenter les mauvaises langues ils pourraient faire semblant. Ils avaient donc convenu qu’elle passerait le prendre dans sa vieille voiture en début d’après-midi, et qu’ils se rendraient ensemble vers l’endroit pourri que leurs parents avaient choisi pour cette réception.

Alors qu’elle applique le mascara sur ses cils, elle réalise qu’elle n’anticipe pas cette soirée avec autant de colère qu’elle l’aurait cru. En fait, elle a presque… hâte? Sa mère lui manque, et il faut bien avouer que toute cette histoire de colère a trop duré. Clairement, elle ne peut rien faire contre l’éventuel remariage de sa mère, alors aussi bien enterrer la hache de guerre et accepter les choses telles qu’elles sont. Plus la soirée approche, plus elle réalise qu’elle est fébrile à l’idée de revoir sa mère, qu’elle a toujours considérée davantage comme une amie qu’une figure d’autorité. Évidemment, elle devra réapprendre à lui faire confiance, mais peut-être que la soirée se passera bien?

Finalement arrivée devant le loft de Zekh, elle compose son numéro pour l’avertir qu’elle l’attend. Mais il ne répond pas, et elle lève les yeux au ciel alors qu’un sourire apparaît sur ses lèvres. Il doit être en train de se préparer, sans doute sous la douche. La simple pensée agrandit son sourire, et elle sort de sa voiture pourrie pour marcher vers son building. Elle sait exactement où il cache sa clé – sous le paillasson, elle lui a d’ailleurs dit à plusieurs reprises que c’était une cachette de merde et qu’il risquait fort de rentrer un soir pour constater qu’un voleur avait pris ses aises chez lui en lui dérobant tout ce qu’il y a de valeur. Blake ne se gêne donc pas, et lorsqu’elle entre dans l’immense loft de Zekh, elle est surprise de n’entendre aucun son. Elle fait quelques pas vers l’escalier qui mène à sa chambre, espérant qu’elle le surprendra alors qu’il se change. Ils seront sans doute en retard, mais elle s’en fiche éperdument… Quelque chose attire cependant son regard, et elle a la surprise de le voir affalé sur le fauteuil, un verre à la main. Les cheveux en batailles, le regard injecté de sang, il n’est vraiment pas dans son état normal, et Blake laisse tomber son sac sur le sol, causant un petit bruit sourd qui attire son attention. Lorsque leurs regards se croisent, elle remarque à quel point celui de Zekh est vitreux. Non seulement n’est-il pas prêt du tout pour leur petite escapade, mais en plus, il est ivre. « Zekh..? » Sa voix ne laisse transparaître aucune colère, aucun reproche. Juste une pointe de déception, sans doute, et pas mal de surprise. Le voir dans un tel état à cette heure de l’après-midi est anormal, du moins si on se fie aux derniers mois. Elle avance donc vers lui et se laisse tomber sur le fauteuil, juste à ses côtés, passant un bras dans son dos. Un long soupir franchit ses lèvres, alors qu’elle se mordille la lèvre inférieure, fixant Zekh d’un regard inquiet. « Tu m’expliques? Il me semblait qu’on avait convenu qu’on irait… Tu penses vraiment qu’arriver là-bas complètement ivre est la meilleure des options? » Elle réalise que sa voix est un peu détachée, et elle s'en veut. C'est qu'elle n'est plus dans le même état d'esprit qu’il y a quelques mois, et elle aimerait bien que Zekh perçoive les choses de la même manière qu’elle. Oui, son père est un enfoirée qui a quitté sa mère alors qu’elle avait besoin de lui, mais qui ne fait pas d’erreur? Peut-être est-il temps de lui pardonner, de tourner la page.



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Cause I know I don't understand, just how your love can do what no one else can.


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ÂGE : Vingt-sept ans. On s'approche de la trentaine à grands pas.
SURNOM : Zekh
STATUT : Célibâtard volage mais amoureux.
MÉTIER : Leader et chanteur d'un groupe de rock - The Dirty Conviction - qui commence à être connu mondialement - surtout aux USA.
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POSTS : 367 POINTS : 60

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : accroc au café ≈ fume depuis que plus personne n'est là pour l'en empêcher ≈ Très attaché à sa mère qui est en train de mourir ≈ il est lunatique, colérique et bagarreur, frappe seulement quand il faut - fait parti d'un club de boxe ≈ a le corps couvert de tatouages divers et variés ≈ aime boire de l'alcool mais ne se drogue pas ≈ est passionné par la musique et a eu la chance de pouvoir monter son propre groupe de musique ≈ Sous ses airs de bad boy c'est un mec au coeur tendre, qui a cruellement manqué d'amour ≈ il aime discuter et aller vers les gens, a même tendance à être trop protecteur ≈
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :
One good thing about music, when it hits you, you feel no pain.

I was born with an enormous need for affection, and a terrible need to give it.


Bromance never dies › Nickhiel.



Rps : (4/4) BLAKIEL #2; JAIMIEL #2SIDIEL;

Rps terminés : BLAKIEL #1 #2 ; ; JAIMIEL
PSEUDO : B'choux
AVATAR : Vinnie seksy Woolston
CRÉDITS : Odistole
DC : Ashlyn Blackston
INSCRIT LE : 20/03/2016

MessageSujet: Re: And all the lights that lead us there are blinding | Blakiel #5   Jeu 17 Nov - 0:35

And all the lights

that lead us there

are blinding
Cause when we are good, we're grand, but when we're bad we are very bad. But I stick around 'cause the love that you're giving me is the best I've ever had. Oh, oh, oh, oh. And it's funny to me, the way that things have worked out. There's no doubt in my mind that you can't recall what this all was about. So let's give it up. Love me sweetly and completely Come and sit beside me 'cause you know I need you near. When you're wheelin' with that feelin' we'll paint the town pink 'cause baby, red is so last year.



La sueur ruisselle sur mon corps dénudé, les draps sont littéralement trempés. Je me tourne et me retourne, le drap est enroulé autour de mon corps, m’agace. Ma peau semble ultrasensible, comme si j’étais à vif. Même l’air ambiant me semble trop chaud, brulant. Il me brûle l’épiderme. J’ouvre violemment les yeux et me tourne sur le dos pour fixer le plafond qui me semble bien trop haut, bien trop grand. L’espace me semble trop immense, ou alors trop restreint. Je ne sais plus. Tout m’oppresse. Je me passe une main sur le visage puis dans les cheveux, je suis en nage. J’ai le coeur au bord des lèvres, l’estomac qui fait des yo-yo, j’ai la gerbe. Mais je ne suis pas malade. Pas du tout. Je devrais être en pleine forme. Et pourtant… J’ai l’impression que je vais crever d’un instant à l’autre. Mon coeur bat si fort dans ma poitrine que j’ai l’impression d’imploser, d’éclater. Les images défilent devant mes yeux et je revis les scènes. Ces moments cruels qui ont marqué mon enfance, qui m’ont détruit. Personne ne sait. Personne ne saura jamais. Ils ne doivent pas savoir, ils ne me verraient plus de la même manière, ils auraient pitié de moi. Personne ne doit avoir pitié de moi. Je ne le permettrait pas.

Je me lève rageusement, j’enfile un bas de pyjama et me dirige vers la cuisine. Ce putain de fils de pute organise un grand repas pour fêter ses fiançailles. Je ne peux pas laisser faire ça. Pour la mère de Blake, je ne peux pas. Et pourtant, je ne peux rien dire, rien faire sans dévoiler la vérité. Il faudrait que tous soient au courant, mais il me tuerait. Il en serait capable. Il ne craindrait pas. Au contraire. Ce ne serait qu’un détail, juste une broutille à régler pour lui. Il m’a déjà tant de fois frappés dessus, sans raisons aucunes … Alors la rage pourrait lui faire faire quelque chose d’horrible. Et moi … Moi je ne suis même pas sur de pouvoir le contrer. Je suis encore tétanisé face à lui comme le gamin d’à peine dix ans et roué de coups que j’étais. Pourtant, je ne suis plus ce gosse, je suis plus fort, moins vulnérable, mais je ne peux pas. Mon corps se souvient, trop bien même, plus que je ne le voudrais. Et je ne peux rien faire. Même s’il ne m’a pas battu à nouveau depuis mon séjour dans le coma, je sens encore mes membres se raidir lorsqu’il est prêt de moi. Et son visage, déformé par la rage, cruel, apparait encore devant mes yeux.

Il faut que je boive, il faut que je fasse quelque chose pour oublier, pour tenter de surmonter ce moment. Blake m’a demandé d’assister à ce repas avec elle, pour elle. Je sais que ça ferait plaisir à sa mère, je sais qu’elle a besoin de moi à ses côtés, et c’est seulement pour elle que je le fais, parce que … je l’aime. Je secoue la tête et me dirige vers la cuisine d’un pas lent, je traine des pieds. Mon corps n’a plus aucune force, mon esprit est vide. Je me sens vide. Je suis vide. Je tourne en rond quelques secondes. La tête complètement ailleurs, mon esprit divague et je ne sais même plus ce que je voulais faire.

Même après une longue douche chaude, puis froide, puis chaude, rien n’y fait, j’ai toujours les nerfs à vifs. La haine monte en moi comme une marée. Elle ravage tout sur son passage et tout ce que je voudrai faire c’est aller démonter la gueule de cette enflure, mais je sais que je n’en ferais rien. Je sais même que je risque de me défouler sur quelqu’un qui n’a rien demander. Je souffle rageusement en enfilant un jean. Le reflet dans le miroir me renvoie l’image d’un mec complètement déchiré, aux yeux injectés de sang, à la tignasse brune totalement hirsute, à la peau sombre et au visage rendu sombre par une barbe de trois jours. Je devrais me préparer, je sais que Blake ne va pas tarder à arriver et je sais qu’elle risque de me déchirer la gueule si elle ne me voit pas prêt, mais … je ne peux pas.

C’est finalement dans mon canapé que je finis ma course le regard dans le vide - ou tourné vers le passé - une clope au bec, un verre de whisky à la main et le nouvel album de The Dirty Conviction en fond sonore. J’ai la foutue sensation d’être une grosse merde. Il a toujours réussi à me faire me sentir comme ça. Il me disait que c’était de ma faute s’il avait lâché ma mère, puis c’était toujours autant de ma faute si elle était décédée. Pour lui, je n’ai toujours été qu’un bon à rien, un pauvre gosse, un caillou dans sa chaussure, une merde sur son chemin. J’étais son défouloire, son punching-ball. C’est sur, je coutais beaucoup moins cher que des cours de boxe. Il n’en avait pas besoin de toute façon, il savait frappait, il connait les endroits qui faisaient mal, bien bien mal. Mon corps tout entier est parcouru d’un frisson douloureux, comme s’il se rappelait de la sensation de ses mains s’abattant sur lui, de la souffrance qui se propageait en lui comme une onde sismique. Machinalement je porte mon verre à mes lèvres et le descends d’une traite. C’est déjà le second que je bois. Je sens les effets euphorisants, soporifiques … qu’importe, qui doucement s’insinue en moi, me permettent d’oublier quelques secondes la sale gueule de ce batard qu’est mon père.

Soudain, Blake est à mes côtés. Trop perdu dans mes pensées, dans mes vieux souvenirs, je n’avais même pas remarqué son arrivée. Elle est assise près de moi, si près que je sens son doux parfum qui me chatouille les narines. Je ne veux pas qu’elle me voit comme ça. Elle ne doit pas me voir dans cet état. J’aurais dû me ressaisir, je savais qu’elle était en route. Et pourtant, je n’air rien. Peut-être qu’inconsciemment j’avais envie qu’elle me voit comme ça. Au fond du trou. « Tu m’expliques? Il me semblait qu’on avait convenu qu’on irait… Tu penses vraiment qu’arriver là-bas complètement ivre est la meilleure des options? » Je la fixe sans réellement la voir, mais je sais qu’elle est belle, comme toujours. Et son odeur … Je voudrais enfouir mon visage dans son cou pour inspirer à plein poumons son parfum, je voudrais me noyer en elle puisqu’il n’y a qu’elle qui me retient à tout ça, qui m’empêche de faire des conneries.  « J’suis pas bourré… » Je grogne finalement en clignant des yeux. Puis j’écrase mes lèvres sur les siennes, un baiser dur mais furtif avant de tirer une dernière latte sur ma clope pour ensuite pouvoir l’écraser dans le cendrier.  « Je suis désolé bébé … sale nuit … Sale semaine. Je vais pas venir, ok ? » Je grogne sans la regarder car je sais que son regard me donnera envie de me jeter à genoux à ses pieds et de dire amen à tout ce qu’elle voudra. Mais là, c’est au-dessus de mes forces. Je ne veux pas voir la gueule de cette enflure et si je mets les pieds à cette putain de réunion, je sais que je vais tout foutre en l’air, et je ne veux pas. Je ne veux pas être le fils qui fait tout foirer, je ne veux pas être ce putain d’égoïste. Ce n’est pas moi.



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The Dirty Conviction
Hear the wind calling me to leave this place. Yet here we are standing ground face to face. This burning sky witnessed the greatest of love. Now it waits patiently to draw from out blood. The time has come to show and prove or be one. With all you thought you knew, coming undone. Is that you reaching or you wanting to run? Stand down or show down, baby let's get this done! byfantasy



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MessageSujet: Re: And all the lights that lead us there are blinding | Blakiel #5   Jeu 17 Nov - 5:05

And all the lights

that lead us there

are blinding
Cause when we are good, we're grand, but when we're bad we are very bad. But I stick around 'cause the love that you're giving me is the best I've ever had. Oh, oh, oh, oh. And it's funny to me, the way that things have worked out. There's no doubt in my mind that you can't recall what this all was about. So let's give it up. Love me sweetly and completely Come and sit beside me 'cause you know I need you near. When you're wheelin' with that feelin' we'll paint the town pink 'cause baby, red is so last year.



Zekh la fixe avec des yeux de merlan frit, comme si elle venait de s’exprimer dans une langue qui lui est inconnue. Elle sent que quelque chose cloche, sans toutefois arriver à déterminer ce dont il s’agit. Elle voudrait le prendre par les épaules, le secouer un peu pour qu’il sorte de cette torpeur dans laquelle il semble s’être plongé, mais elle reste immobile, se contentant simplement de laisser tomber la main qui était posée sur son dos. « J’suis pas bourré… » Ouais, à d’autre, pense-t-elle alors qu’elle lève les yeux au ciel en soupirant. Sans plus de préliminaires, Zekh s’approche d’elle et plaque ses lèvres sur les siennes dans un baiser sec, autoritaire. Blake voudrait le repousser, elle sent le goût du whisky mélangé à l’odeur de la cigarette sur ses lèvres, un mélange qui lui plaît habituellement mais qui l’écœure en cette situation anormale. Un baiser non voulu, qui s’achève heureusement très rapidement. Elle le suit d’un regard incrédule alors qu’il éteint sa clope dans le cendrier, attendant sagement qu’il daigne lui accorder de nouveau son attention. « Je suis désolé bébé … sale nuit … Sale semaine. Je vais pas venir, ok ? » Il parle mollement, et Blake serre les mâchoires en hochant la tête. « Tu fais chier Zekh, tu fais vraiment chier. » Ils ont déjà convenu qu’ils iraient, elle a même téléphoné sa mère pour le lui annoncer. Celle-ci s’en est fait une telle joie, elle aime Zekh comme s’il était son propre fils et elle sait que son absence se fera trop remarquer. Blake se lève d’un bond, sans un regard pour le musicien, et file vers la cuisine. Elle fouille dans une armoire pour en sortir un grand verre, et ouvre le robinet pour faire couler l’eau froide. Elle prend un moment pour s’appuyer contre le plan de travail, prenant de grandes inspirations pour se calmer un peu, mais alors qu’elle saisit le verre pour le remplir d’eau, elle réalise que ses mains tremblent légèrement de rage. Elle se sent bouillir de l’intérieur, et elle ne comprend même pas pourquoi. Enfin, peut-être un peu. Elle a l’impression que Zekh la laisse tomber, qu’il l’abandonne dans cette épreuve qu’ils auraient dû vivre ensemble. Ils devraient être une équipe, elle ne peut supporter qu’il décide de la lâcher aussi facilement. Retournant vers le fauteuil où il se trouve, elle lui tend le verre d’eau dans un geste sec, une partie du liquide déborde du verre pour couler sur le bras de Zekh. Tiens, c’est pas con ça, elle pourrait carrément lui jeter l’eau à la figure, peut-être que ça lui permettrait de reprendre ses esprits un peu. « Bois ça. », dit-elle d’un ton autoritaire, attendant qu’il prenne le verre pour croiser les bras.

« Ça sort d’où cette histoire de mauvaise semaine? On s’est parlé hier, et t’avais l’air en pleine forme. » Son ton est agressif, accusateur. Elle sait bien qu’elle réagit un peu trop fort pour la situation, mais elle ne peut tout simplement pas le contrôler. Blake n’a jamais été du genre à avoir sa langue dans sa poche, et sa propre nervosité face à la soirée se métamorphose en colère, histoire d’évacuer son surplus d’émotion par la voie la plus facile. « Sérieux Zekh, lève-toi et va te doucher, et habille-toi. On restera qu’une heure s’il le faut, mais on y va. » Son ton ne laisse pas place à la discussion, et elle s’attend bien naïvement à ce qu’il se lève sans discuter et qu’il obéisse à ses ordres. Mais, évidemment, le musicien reste sagement installé sur le fauteuil, évitant son regard. Elle le connaît suffisamment pour savoir qu’il n’a pas l’intention de bouger de là. Une attitude qui colle bien à sa personnalité, à laquelle elle devrait s’attendre. Autrefois, en tant que simple amie, elle aurait sans doute été amusée face à son obstination latente. Mais les choses sont aujourd’hui bien différentes. Même s’ils n’ont toujours pas étiquetée leur relation, ils forment bel et bien un couple, et elle s’attend à plus de lui.

Face à son silence obstiné, Blake soupire, et s’assoit à même le sol, ne souhaitant pas particulièrement se trouver près de lui. Elle sait surtout que si elle se trouve à ses côtés, elle risque de sentir son odeur, de sentir sa chaleur. Et toute sa frustration risque de s’envoler en fumée au moindre regard de sa part. Elle l’aime trop pour être en colère contre lui, il ne suffirait que d’un sourire de gamin pour qu’elle rigole, pour qu’elle lui dise qu’il a raison, qu’ils n’iront pas. Mais sa relation avec sa mère est trop importante à ses yeux pour renoncer à cette soirée. Les derniers mois ont été difficiles, elle a non seulement perdu un membre de sa famille, mais également une amie, une confidente. Leur complicité lui manque atrocement, et elle a l’impression que cette soirée sera un point culminant dans leur réconciliation. Elle a besoin d’être là pour sa mère, elle a besoin d’être là pour Nick. Elle ne veut plus être en froid avec eux, ce n’est pas elle d’agir ainsi…

Sans un mot, elle tend la main vers le paquet de cigarette de Zekh qui traîne sur la table du salon, et s’en allume une, tirant une longue bouffée de nicotine. Le goût de la fumée âcre qui envahit sa bouche la fait presque frissonner de plaisir, et déjà, elle sent que ses nerfs se calment un peu. Enfin, ils sont toujours à vif, mais la cigarette a le mérite de lui insuffler un peu de bien-être. « Sérieusement Zekh, grandit un peu. Tu ne peux pas lui en vouloir pour toujours. Oui, il a été le pire des salauds de quitter ta mère lorsqu’elle était malade, mais ça fait quoi, vingt ans? Si ça se trouve, il a vraiment changé. Alors passe par-dessus ton orgueil pour une fois dans ta vie et fait les premiers pas. » Le tout est dit d’un ton brusque, sec. Un ton qu’elle n’emploie jamais avec lui, habituellement. Juste de lui parler ainsi lui fait mal, son cœur se comprime dans sa poitrine et elle voudrait déjà lui demander pardon. Mais elle n’en fait rien, se contentant de poser sur lui un regard dur et froid, à l’opposé exact de la manière dont elle le couve habituellement de son regard.



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MessageSujet: Re: And all the lights that lead us there are blinding | Blakiel #5   Mer 7 Déc - 0:03

And all the lights

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Cause when we are good, we're grand, but when we're bad we are very bad. But I stick around 'cause the love that you're giving me is the best I've ever had. Oh, oh, oh, oh. And it's funny to me, the way that things have worked out. There's no doubt in my mind that you can't recall what this all was about. So let's give it up. Love me sweetly and completely Come and sit beside me 'cause you know I need you near. When you're wheelin' with that feelin' we'll paint the town pink 'cause baby, red is so last year.



Il était évident que ce ne serait pas simple. Il était évident que Blake ne comprendrait pas. Il faudrait que je lui explique les véritables raisons de ma haine envers mon père, que je lui raconte tout ce qu’il m’a fait endurer. Mais je n’ai pas la force. Je ne peux pas lui montrer à quel point ce fils de pute a réussi à me détruire, jusqu’à quel point je suis brisé. Je ne veux pas que Blake s’aperçoive que je suis faible. Je ne peux pas le permettre. Je dois rester fort quitte à passer pour le plus gros connard. Je ne supporterais pas que Blake éprouve de la pitié pour moi. Je lève les yeux vers son visage et la vois serrer vivement les mâchoires : « Tu fais chier Zekh, tu fais vraiment chier. » C’est à mon tour de serrer les dents. Je déteste décevoir Blake, c’est déjà arrivé trop de fois par le passé et je me suis promis de ne plus jamais la faire souffrir - du moins, je me suis promis de faire de mon mieux puisqu’il était évident que je lui ferai encore du mal mais sans le vouloir. Elle se lève du canapé comme si elle était montée sur ressort et se dirige d’un pas rageur vers la cuisine sans même un regard pour moi. Je sais qu’elle est en train de se dire que je fous toujours tout en l’air, comme toujours quand il s’agit de mon père - quoi que, la dernière fois c’est ce qui nous a rapprochés. Je l’entends s’affairer dans la cuisine, le placard claquer, le bruit d’un verre qu’on pose sur le plan de travail. Je baisse la tête pour me masser l’arête du nez. Quelle merde. J’aurai dû refuser dès le départ. Mais j’avais voulu faire plaisir à Blake et à sa mère - que je considère comme une véritable mère de substitution pour moi.

Ce ne sont pas ses pas ni le fait qu’elle se retrouve à côté de moi qui me fait lever la tête mais l’eau qui éclabousse soudainement le bras. Je lève la tête pour fixer Blake. Ses yeux lancent des éclaires. elle m’assassine clairement et je lis dans son regard l’hésitation : va-t-elle me jeter le verre d’eau à la gueule ou non. Finalement, elle n’en fait rien et attend simplement que je me saisisse du verre : « Bois ça. » Evidemment qu’elle pense que je suis bourré. J’empeste l’alcool, j’ai les cheveux en pagaille comme si j’avais passé la soirée, la journée, à me pionarder la gueule. Je secoue vivement la tête en lui lançant un regard noir, attrape ce qu’elle me tend pour le vider d’une traite. Je sais que Blake m’en veut réellement lorsqu’elle me dit : « Ça sort d’où cette histoire de mauvaise semaine? On s’est parlé hier, et t’avais l’air en pleine forme. » Elle est là, face à moi, me regardant de haut, les bras croisés sur la poitrine. La rage monte en moi doucement, je grince des dents. Pourquoi est-ce-qu’elle me prend la tête ? J’ai pas signé de putain de contrat. J’ai dit que viendrai mais bordel, j’ai pas le choix ?! J’ai pas le droit de ne pas aller bien ? C’est quoi ce putain de bordel ? Je ne réponds pas, mon contentant de la fixer avec hargne. J’ai clairement l’impression qu’elle se défoule sur moi. « Sérieux Zekh, lève-toi et va te doucher, et habille-toi. On restera qu’une heure s’il le faut, mais on y va. » Maintenant elle tente de me donner des ordres. Que croit-elle ? Que je vais jouer au petit ami docile ? Que je vais me lever bien gentiment et faire ce qu’elle m’a dicté de faire ? Je pousse une exclamation, un sourire ironique plaqué sur les lèvres. Elle se fout clairement de ma gueule ? Je croise les bras et détourne le regard. Doucement, je perds pieds, et j’ai peur de dire quelque chose que je regretterai amèrement par la suite. Comme ma grand-mère me disait souvent quand j’étais petit : « mieux vaut tourner sept fois la langue dans ta bouche avant de dire quelque chose qui ne voulait pas laisser sortir. » Je bouillonne clairement de rage et Blake continue d’en rajouter des couches. Je devrais lui dire d’arrêter au lieu d’empirer les choses, mais je la connais très bien. Elle n’acceptera pas de me lâcher la grappe sans une bonne explication. Et je refuse. Je préfère encore faire l’enfant égoïste et capricieux. Je préfère jouer le connard.

Elle finit par s’asseoir au sol, le plus loin possible de moi. En laissant mon regard glisser dans sa direction, je ne peux voir que le sommet de son crâne. Je sers les poings. J’ai envie de fuir. Comme la lorette que je suis au fond. Mais je n’en fais rien. Je tente simplement de contrôler le flux d’émotions contraires qui me submerge, je maitriser ma respiration difficile. Trop de temps que je ne suis pas allé me défouler à la boxe, trop de temps que je n’ai pas tapé sur un sac comme je rêverais de défoncer la tronche de cet enfoiré qui me sert de géniteur. Et voilà que le besoin de taper me reprend. Quelle merde. 1…2…3 inspire. 1…2…3 expire. Rien ni fait. Rien ne me calme, pas même l’odeur de la cigarette qui parfume la pièce lorsque Blake s’en allume une. La rage monte encore en moi. Sans cesser sa progression une seconde. Je sens la colère qui fait bouillir mon sang. Je ferme quelques secondes les yeux, pensant naïvement que ça m’aidera à me calmer. Mais tout ce que je vois, c’est le visage de mon père, qui me sourit du genre « j’ai gagné fiston ». J’ai besoin d’un verre. D’une bouteille ! Soudain la voix de Blake résonne : « Sérieusement Zekh, grandit un peu. Tu ne peux pas lui en vouloir pour toujours. Oui, il a été le pire des salauds de quitter ta mère lorsqu’elle était malade, mais ça fait quoi, vingt ans? Si ça se trouve, il a vraiment changé. Alors passe par-dessus ton orgueil pour une fois dans ta vie et fait les premiers pas. » Mon bras se lève d’un coup pour envoyer violemment le verre contre le mur à côté de moi. L’objet vole en éclat.  « Putain ! » j’hurle avant de me figer. Mon coeur rate un battement. J’ouvre doucement les yeux, comme si je ne pouvais y croire. Quel est ce ton qu’elle vient d’employer ? Comment ose-t-elle me dire de telle chose ? Mes ongles s’enfoncent dans mes paumes et je me lève d’un coup, ravalant la répartie cinglante qui me vient. Je lui vomirais ces mots comme elle ose me dire ces quelques phrases. Elle pleure encore la mort de son père, alors que je n’ai pratiquement jamais connue ma mère, à cause de ce fils de pute. Et je devrais tout simplement passer au-dessus parce que ça fait des années qu’elle est décédée ? Mais je ne dis rien. Je ne peux pas. Je ne VEUX pas lui dire de telles choses qui pourraient lui faire du mal. Aussi, je me détourne d’elle pour me diriger vers la cuisine. Marcher me fera surement du bien. Mais ses mots tournoient dans ma tête :  « Ca fait quoi vingt ans ? » « Passe au-dessus de ton orgueil … » Je continue mon chemin, trébuchant sur mon parquet pourtant lisse. Putain de merde. Non. NON ! Je ne peux pas.  « Je ne peux pas… » Je cesse de marcher pour me tourner dans sa direction :  « Putain, tu sais rien Blake. Tu sais rien du tout. Il n’est plus du tout question d’orgueil bordel. » je laisse retomber mes bras que j’avais remonté jusqu’à mon visage tandis que je parlais. C’est trop. Mon coeur bat si fort dans ma poitrine que j’ai l’impression qu’il va exploser. Soudain, je relève rageusement mon tee-shirt pour lui montrer mon flanc sur lequel se trouve une longue cicatrice, si longue qu’elle part du haut de mes côtes à mon bassin. Je m’approche de Blake en pointant mon flanc de mon index :  « J’t’ai dit que c’était une chute à moto, ou à vélo ou une connerie comme ça non ? »  Je demande rageusement, toujours en m’approchant d’elle.  « Des putains de conneries ! C’était de SA faute ! » Je bouge le doigt sur mon torse pour lui montrer d’autres cicatrices :  « Et ça… ça … » Je hurle… C’est déjà beaucoup trop pour moi. Mais est-ce suffisant pour Blake, pour qu’elle saisisse tout ?



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MessageSujet: Re: And all the lights that lead us there are blinding | Blakiel #5   Hier à 2:36

And all the lights

that lead us there

are blinding
Cause when we are good, we're grand, but when we're bad we are very bad. But I stick around 'cause the love that you're giving me is the best I've ever had. Oh, oh, oh, oh. And it's funny to me, the way that things have worked out. There's no doubt in my mind that you can't recall what this all was about. So let's give it up. Love me sweetly and completely Come and sit beside me 'cause you know I need you near. When you're wheelin' with that feelin' we'll paint the town pink 'cause baby, red is so last year.



Zekh réagit trop mal à ses mots, projetant le verre vide contre le mur, en hurlant sa rage. Blake ne sursaute pas, elle se contente de fermer les paupières en entendant le verre exploser, puis observe longuement les éclats de verre contre le sol, avant de poser son regard sur Zekh. Son visage n’est que neutralité, on peut sans doute y déceler un brin de déception, mais elle refuse de céder à la colère, elle refuse d’entrer dans son jeu. Et, surtout, elle refuse de se laisser attendrir par la rage manifeste qui habite Zekh. Si elle se laisse aller à la compassion, elle perdra cette bataille qui est trop importante pour elle. « Je ne peux pas… » C’est un euphémisme, ma foi. Elle le suit toujours du regard alors qu’il fait les cent pas, se demandant comment la situation a pu déraper ainsi. Quoi qu’il en soit, Zekh ne gagnera pas. Non seulement il ne pourra pas sortir vainqueur de cet argument, mais en plus, il risque de la perdre s’il ne cesse pas d’agir en tel connard. Elle a besoin d’être avec un homme fiable, elle est prête à affronter son passé, son caractère et toute la merde qu’apporte sa notoriété publique, mais s’il ne peut même pas tenir parole face à ses promesses, à quoi bon? « Putain, tu sais rien Blake. Tu sais rien du tout. Il n’est plus du tout question d’orgueil bordel. » Ah? Elle entrouvre la bouche pour lui demander des explications, mais elle le voit relever son t-shirt. Espace d’une seconde, elle bouillonne de rage. Croit-il vraiment que c’est le moment? Qu’il suffit de retirer quelques vêtements pour l’amadouer? Ça peut fonctionner dans ces petites prises de tête auxquelles ils ont l’habitude, mais ce n’est vraiment pas le moment. Sa confusion est cependant rapidement effacée lorsqu’il pointe une cicatrice qu’elle connaît par cœur, si bien qu’elle en oublie souvent la présence. C’est l’une des nombreuses cicatrices qui le rendent encore plus séduisant à ses yeux. « J’t’ai dit que c’était une chute à moto, ou à vélo ou une connerie comme ça non ? Des putains de conneries ! C’était de SA faute ! » Blake fronce les sourcils, alors qu’elle le voit s’approcher d’elle. Il lui faut une seconde pour faire le lien, pour comprendre que cette haine viscérale qu’éprouve Zekh pour son père n’est pas seulement due à l’odieuse manière qu’il a eu d’agir avec sa mère. Ça va plus loin, beaucoup plus loin… « Et ça… ça … » Il pointe plusieurs endroits sur son torse, son dos, et Blake voudrait mourir. Elle s’en veut comme pas permis, alors qu’elle enfouit son visage dans ses mains en secouant la tête. Et d’un bond, elle se lève, franchit le dernier pas qui les sépare, pour attirer Zekh vers elle, pour le serrer contre elle.

Elle reste là, les secondes filent, peut-être même les minutes. Elle laisse ses bras dans son dos pour l’empêcher de la repousser, et appuie ses lèvres le long de son torse, sur ses cicatrices, comme pour effacer les horribles souvenirs qui y sont rattachés. Elle bouille toujours de l’intérieur, non plus à cause de Zekh, mais à cause de ce putain d’enfoiré qui lui sert de géniteur. Et elle se rappelle ces trop nombreuses soirées ou il a débarqué chez elle, lorsqu’ils n’étaient qu’enfants. Toutes ces nuits où il a dormi avec Nick, toutes ces fois où elle avait la surprise de le voir installé à la table de la cuisine au petit matin. Toutes ces fois où ses parents l’ont amené avec eux en week end, où elle maugréait parce qu’elle se retrouvait à partager la banquette arrière avec deux adolescents qui prenaient trop de place. Elle se rappelle cet adolescent un peu trop maigre, aux vêtements un peu trop grands, qui cognait fort sur les autres pour se convaincre qu’il était invincible, pour convaincre aux yeux de tous qu’il valait quelque chose. Elle a toujours su, sans vraiment le savoir, que quelque chose clochait. Mais jamais elle n’aurait pu deviner à quel point. « Tu aurais dû me le dire avant… Tu ne peux plus jamais me laisser te dire des choses pareilles, putain… » Elle fait glisser une main le long de son dos vers sa nuque, et plonge son regard dans le sien alors qu’elle caresse doucement sa chevelure. « Pardonne-moi… », souffle-t-elle dans un murmure, espérant qu’il saura effectivement le faire.

« Oublie cette soirée, le mariage, tout. Je ne te forcerai jamais à te retrouver en sa présence. » Elle-même ne veut plus jamais avoir à côtoyer cet homme, sinon elle ne pourra répondre de ses actes. Elle se voit bien en fait débarquer à leur cérémonie de merde, et annoncer à tous quel genre d’homme ils célèbrent, ce soir. Elle l’imagine bien se défendre avec un brin trop d’enthousiasme alors que sa mère décide de rompre leurs fiançailles. Doux fantasme, qu’elle ne réalisera certainement pas. Hors de question qu’elle laisse Zekh seul, alors que tous ces souvenirs pourris lui reviennent en mémoire par sa faute. D’ailleurs… sa mère est-elle seulement au courant? « Tu penses qu’elle le sait? » Les deux éventualités l’effraient profondément. Si sa mère sait tout, elle ne pourra jamais plus la regarder en face. Elle ne pourra jamais comprendre si elle choisit un tel homme en pleine connaissance de cause, pas alors que Zekh est si important dans sa vie. Elle s’est toujours plu à l’appeler son second fils, elle ne pourrait quand même pas être si inconséquente, non? Mais comment pourrait-elle vraiment l’ignorer? Après avoir accueilli Zekh chez elle de si nombreuses fois? L’instinct d’une mère ne devrait pas être suffisamment aiguisé pour qu’elle ait pu faire le lien il y a de nombreuses années?! Le doute s’installe en elle, et elle serre les mâchoires. « Je dois lui dire. Elle ne peut pas… Je ne peux pas la laisser faire. Et Nick, il sait? » Putain, si son frère connait toute l’histoire, elle va lui sauter au visage. Lui qui défend tellement le mariage à venir, elle ne peut pas croire qu’il ferait preuve d’autant de stupidité. Et de toute manière, s’il avait su, il le lui aurait sans doute dit, depuis le temps. Quel bordel. « Viens.. », dit-elle en lui prenant la main, en l’entraînant vers le fauteuil où ils se laissent tous les deux tomber. Elle caresse son dos avec une infinie tendresse, tentant sans doute de se racheter pour l’attitude qu’elle a depuis qu’elle a posé les pieds ici. « Tu veux un autre verre d’eau? » Elle lui offrirait bien un autre whisky, mais elle a l’impression qu’il a déjà suffisamment bu.


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MÉTIER : Leader et chanteur d'un groupe de rock - The Dirty Conviction - qui commence à être connu mondialement - surtout aux USA.
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PETIT PLUS : accroc au café ≈ fume depuis que plus personne n'est là pour l'en empêcher ≈ Très attaché à sa mère qui est en train de mourir ≈ il est lunatique, colérique et bagarreur, frappe seulement quand il faut - fait parti d'un club de boxe ≈ a le corps couvert de tatouages divers et variés ≈ aime boire de l'alcool mais ne se drogue pas ≈ est passionné par la musique et a eu la chance de pouvoir monter son propre groupe de musique ≈ Sous ses airs de bad boy c'est un mec au coeur tendre, qui a cruellement manqué d'amour ≈ il aime discuter et aller vers les gens, a même tendance à être trop protecteur ≈
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One good thing about music, when it hits you, you feel no pain.

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MessageSujet: Re: And all the lights that lead us there are blinding | Blakiel #5   Aujourd'hui à 0:18

And all the lights

that lead us there

are blinding
Cause when we are good, we're grand, but when we're bad we are very bad. But I stick around 'cause the love that you're giving me is the best I've ever had. Oh, oh, oh, oh. And it's funny to me, the way that things have worked out. There's no doubt in my mind that you can't recall what this all was about. So let's give it up. Love me sweetly and completely Come and sit beside me 'cause you know I need you near. When you're wheelin' with that feelin' we'll paint the town pink 'cause baby, red is so last year.



Plus les mots sortent de ma bouche et plus je me sens léger, comme si le poids de mon silence était bien trop conséquent, comme si j’avais trop eu besoin de me confier à Blake, celle pour qui mon coeur battait depuis des années. Je ne voulais rien lui cacher. J’avais besoin qu’elle sache tout de moi. Et plus je parlais, plus je lui montrais les stigmates de mon enfance plus son visage perdait de sa dureté.  En un battement de cils, Blake se retrouve face à moi et m’enveloppe de ses bras et de son odeur merveilleuse qui m’apaise presque instantanément. La rage qui m’habitait quelques secondes auparavant n’est plus. La pression dans mon corps redescend subitement et j’expulse l’air de mes poumons comme si je n’avais pas pu le faire depuis des années. Mais c’est à présent la peur qui prend possession de mon corps. Je redeviens ce gosse bien trop petit pour se rebeller. Je revois encore mon père qui s’acharne sur moi comme si je n’étais rien d’autre qu’un sac de sable contre lequel il peut se défouler librement. Mes cotes se souviennent encore parfaitement de la sensation de ses poings qui s’enfoncent en elles, de ses phalanges qui cognent contre mes os encore beaucoup trop fragiles pour tenir le coup. Je me vois encore à terre, en position foetale, la tête rentrée entre mes bras pour protéger mon visage. Visage qu’il ne frappait jamais pour que les marques ne puissent pas se voir de tous. Seul mon corps était marqué, les endroits qu’il était facile de camoufler sous de grands tee-shirts. Et je me revois filer en douce chez les Swan, me glissant par la porte de derrière et courant dans la pénombre pour me rendre chez mon meilleur ami. Je les vois, réunis autour d’une table, partageant un merveilleux repas, riant tous ensembles. Et encore aujourd’hui ces souvenirs me brisent le coeur. « Tu aurais dû me le dire avant… Tu ne peux plus jamais me laisser te dire des choses pareilles, putain… » Ses gestes me réconfortent, sa main qui glisse dans mon dos jusqu’à ma nuque me fait frissonner. Je ferme quelques secondes les yeux en l’écoutant me parler doucement. Son ton n’a rien à voir avec celui qu’elle employait quelques minutes auparavant. Il est doux, emplit de tendresse et d’amour. Je sais qu’elle veut me calmer, m’apaiser. J’en ai besoin. Ses doigts qu’elle enfonce dans mes cheveux me fait soupirer. Un soupir tremblant, je rouvre les yeux pour voir qu’elle me fixe et je me laisse happer par bleu de ses yeux. Je m’y noie comme un naufragé en pleine mer. Je me noie dans ces yeux comme je me raccroche à elle pour surmonter tout ça. « Pardonne-moi… » Je hausse nonchalamment les épaules, comme pour lui faire croire que ça n’a pas d’importance. Pourtant, j’ai envie de pleurer. J’ai envie de me rouler en boule et de chialer comme un gamin. Parce que ces mots m’ont fait mal, mais je sais qu’elle ne le voulait pas. Je sais que ses paroles n’étaient pas voulues, du moins, elle ne savait pas. Blake voulait me secouer, m’empêcher d’être un gros connard sans connaitre les véritables raisons de mon refus de me rendre à cette foutue réception.
« Oublie cette soirée, le mariage, tout. Je ne te forcerai jamais à te retrouver en sa présence. » Ses mots sont comme un baume apaisant sur mes blessures. Je me sens soulagé et mal à la fois. Je sais que Blake veut être auprès de sa mère, je sais qu’elle lui manque terriblement, et je ne veux pas être la cause de cette privation. Mais je comprends aussi qu’elle ne souhaite plus aller à cette réception en l’honneur de mon père. Je ferme les yeux en posant ma joue contre le sommet du crâne de Blake avant de l’entourer de mes bras. J’ai besoin de la sentir contre moi, de puiser ma force en elle, de sentir sa chaleur réchauffer mon corps givré par la peur et les souvenirs douloureux. « Tu penses qu’elle le sait ?  Je dois lui dire. Elle ne peut pas… Je ne peux pas la laisser faire. Et Nick, il sait? » En toute sincérité, je ne peux pas répondre à cette première question. Elle devait bien se rendre compte de quelque chose ? Préférait-elle fermer les yeux ? Ou alors ne voyait-elle vraiment pas ce qui clochait ? Je soupire, ouvre la bouche pour répondre mais Blake m’attrape la main pour m’attirer sur le canapé. Aussi lourd qu’une enclume jetée par dessus bord, je me laisse tomber lourdement sur le canapé en me passant une main sur le visage, l’autre tenant toujours fermement celle de Blake. Elle ne cesse d’être douce, me caressant, me réconfortant. Je tourne mon visage vers elle pour la détailler, remarquant le moindre détail, de ces grands cils à la plus petite tâche de rousseur sur sa pommette. « Tu veux un autre verre d’eau? » Je souris faiblement à cette proposition. J’aurai surtout besoin d’un autre verre d’alcool fort et pur, voire même de bien plus, mais je ne veux pas tomber dans ces merdes à cause de ce fils de pute. Je me cale un peu plus dans le canapé en fixant les prunelles de la belle brune :  « Non, ne bouge pas ! » Dis-je en exerçant une petite pression sur ses doigts.  « Nick ne sait pas. Personne ne sait. Sauf toi, et grams… Il battait ma mère. Puis après ça a été moi. Dans le dos de ma mère. Un coup par-ci, un coup par-là. Puis quand ils se sont séparés ça a empiré bien sur. Il pouvait me frapper librement, mais toujours en dessous du cou pour que les traces ne puissent pas se voir. Voilà pourquoi j’avais toujours une sale dégaine, pourquoi je portais des vêtements bien trop grands pour moi. C’était pour cacher les hématomes qu’il me laissait. Un jour, il m’a tellement coincé le bras dans le dos qu’il me l’a pété. Je vous avais fait croire que c’était à cause d’une mauvaise chute en Skate… » Je dis en souriant presque, secouant doucement la tête au souvenirs de ce moment. J’avais été de plus en plus doué pour inventer des histoires expliquant mes bleus. Et je camouflais tout ça sous mon tempérament de feu. J’étais le gosse turbulent, le bagarreur. Mais au début, ce n’était clairement pas par gaieté de coeur, bien au contraire. Puis après, je suis réellement devenu ce petit merdeux, au fond de mon être. Ce bâtard a réussi à me rendre violent. A son image. Je frissonne violemment. Merde.  « Voilà pourquoi je débarquais toujours chez vous. Je le fuyais. Bien sur, j’adorais vous voir, vous étiez ma famille, mais ça me faisait aussi mal de vous voir si heureux, si soudés, si … parfaits. Je n’ai jamais connu ça. Du moins pas avec mon père. Jamais. » Quelques secondes, je lâche son regard pour me concentrer sur ce que je vais lui avouer :  « Puis, je ne sais pas si tu te souviens, mais j’ai disparu pendant quelques mois … J’étais pas vieux. Grams ne savait pas vraiment ce qu’il me faisait subir, sinon elle m’aurait sorti de cet enfer bien avant. Mais un jour, il m’a tellement tabassé, il ne faisait même plus attention aux endroits qu’il frappait… il m’a tellement foutu en l’air que j’ai fini à l’hôpital, dans le coma… » Je lui avoue, la boule dans ma gorge prenant une dimension bien trop importante, m’empêchant d’avaler ma salive. Mes yeux humides rencontrèrent les siens, j’avais peur d’y lire des choses qui me feraient mal. Je ne voulais pas paraitre faible et pourtant j’avais juste besoin qu’elle prenne encore soin de moi.



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And all the lights that lead us there are blinding | Blakiel #5

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