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 And all the lights that lead us there are blinding | Blakiel #5

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ÂGE : 26 ans
STATUT : Officiellement célibataire, mais très amoureuse.
MÉTIER : Actrice, mais également serveuse dans un bar.
There's something about, baby you and I.
POSTS : 197 POINTS : 30

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS :
"Are they twins?" "No, they're triplets. I just leave the ugly one at home."

AVATAR : Anna Speckhart
CRÉDITS : songbird, vieux frères, venus in furs.
DC : Nope.
INSCRIT LE : 21/03/2016
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MessageSujet: And all the lights that lead us there are blinding | Blakiel #5   Mar 15 Nov - 20:36


And all the lights

that lead us there

are blinding
Cause when we are good, we're grand, but when we're bad we are very bad. But I stick around 'cause the love that you're giving me is the best I've ever had. Oh, oh, oh, oh. And it's funny to me, the way that things have worked out. There's no doubt in my mind that you can't recall what this all was about. So let's give it up. Love me sweetly and completely Come and sit beside me 'cause you know I need you near. When you're wheelin' with that feelin' we'll paint the town pink 'cause baby, red is so last year.



Blake sentait déjà que la journée serait longue. Déjà, elle avait mal dormi, trop préoccupée par les événements qui auraient lieu aujourd’hui, en soirée. Le dîner de fiançailles de sa mère et du père de Zekh. Un événement auquel elle avait refusé net d’assister quelques semaines plus tôt, lorsque l’invitation était arrivée chez elle. Sa mère l’avait bien appelée pour tenter de lui faire changer d’avis, mais Blake avait été aussi obstinée qu’à l’habitude, refusant net d’accorder ce plaisir à sa mère. Elle lui en voulait toujours de la tournure des événements, et selon elle, se rendre à cette soirée donnerait à sa mère l’impression qu’elle acceptait ses fiançailles et qu’elle ne lui en tenait pas rigueur. C’est Nick qui avait réussi à faire plier Blake, quelques jours plus tôt. Il n’avait même pas eu besoin de tant la convaincre, le simple fait qu’il lui demande de venir avait fait plier sa jumelle. Leur relation était plus tendue que jamais ces derniers temps, et s’il était prêt à plier sur son orgueil pour lui demander une telle chose, elle devinait bien à quel point sa présence était importante pour lui. Allez… fait le pour Nick. Pas pour elle, encore moins pour Mark. Elle avait annoncé à Zekh sa décision d’y aller, et avait à son tour réussi à le convaincre de l’accompagner. Au mieux, ils feraient chier leurs parents en annonçant à tous qu’ils étaient eux aussi ensemble – enfin, les choses n’avaient toujours pas été officialisées entre eux, mais juste pour le plaisir d’alimenter les mauvaises langues ils pourraient faire semblant. Ils avaient donc convenu qu’elle passerait le prendre dans sa vieille voiture en début d’après-midi, et qu’ils se rendraient ensemble vers l’endroit pourri que leurs parents avaient choisi pour cette réception.

Alors qu’elle applique le mascara sur ses cils, elle réalise qu’elle n’anticipe pas cette soirée avec autant de colère qu’elle l’aurait cru. En fait, elle a presque… hâte? Sa mère lui manque, et il faut bien avouer que toute cette histoire de colère a trop duré. Clairement, elle ne peut rien faire contre l’éventuel remariage de sa mère, alors aussi bien enterrer la hache de guerre et accepter les choses telles qu’elles sont. Plus la soirée approche, plus elle réalise qu’elle est fébrile à l’idée de revoir sa mère, qu’elle a toujours considérée davantage comme une amie qu’une figure d’autorité. Évidemment, elle devra réapprendre à lui faire confiance, mais peut-être que la soirée se passera bien?

Finalement arrivée devant le loft de Zekh, elle compose son numéro pour l’avertir qu’elle l’attend. Mais il ne répond pas, et elle lève les yeux au ciel alors qu’un sourire apparaît sur ses lèvres. Il doit être en train de se préparer, sans doute sous la douche. La simple pensée agrandit son sourire, et elle sort de sa voiture pourrie pour marcher vers son building. Elle sait exactement où il cache sa clé – sous le paillasson, elle lui a d’ailleurs dit à plusieurs reprises que c’était une cachette de merde et qu’il risquait fort de rentrer un soir pour constater qu’un voleur avait pris ses aises chez lui en lui dérobant tout ce qu’il y a de valeur. Blake ne se gêne donc pas, et lorsqu’elle entre dans l’immense loft de Zekh, elle est surprise de n’entendre aucun son. Elle fait quelques pas vers l’escalier qui mène à sa chambre, espérant qu’elle le surprendra alors qu’il se change. Ils seront sans doute en retard, mais elle s’en fiche éperdument… Quelque chose attire cependant son regard, et elle a la surprise de le voir affalé sur le fauteuil, un verre à la main. Les cheveux en batailles, le regard injecté de sang, il n’est vraiment pas dans son état normal, et Blake laisse tomber son sac sur le sol, causant un petit bruit sourd qui attire son attention. Lorsque leurs regards se croisent, elle remarque à quel point celui de Zekh est vitreux. Non seulement n’est-il pas prêt du tout pour leur petite escapade, mais en plus, il est ivre. « Zekh..? » Sa voix ne laisse transparaître aucune colère, aucun reproche. Juste une pointe de déception, sans doute, et pas mal de surprise. Le voir dans un tel état à cette heure de l’après-midi est anormal, du moins si on se fie aux derniers mois. Elle avance donc vers lui et se laisse tomber sur le fauteuil, juste à ses côtés, passant un bras dans son dos. Un long soupir franchit ses lèvres, alors qu’elle se mordille la lèvre inférieure, fixant Zekh d’un regard inquiet. « Tu m’expliques? Il me semblait qu’on avait convenu qu’on irait… Tu penses vraiment qu’arriver là-bas complètement ivre est la meilleure des options? » Elle réalise que sa voix est un peu détachée, et elle s'en veut. C'est qu'elle n'est plus dans le même état d'esprit qu’il y a quelques mois, et elle aimerait bien que Zekh perçoive les choses de la même manière qu’elle. Oui, son père est un enfoirée qui a quitté sa mère alors qu’elle avait besoin de lui, mais qui ne fait pas d’erreur? Peut-être est-il temps de lui pardonner, de tourner la page.



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MessageSujet: Re: And all the lights that lead us there are blinding | Blakiel #5   Jeu 17 Nov - 0:35


And all the lights

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Cause when we are good, we're grand, but when we're bad we are very bad. But I stick around 'cause the love that you're giving me is the best I've ever had. Oh, oh, oh, oh. And it's funny to me, the way that things have worked out. There's no doubt in my mind that you can't recall what this all was about. So let's give it up. Love me sweetly and completely Come and sit beside me 'cause you know I need you near. When you're wheelin' with that feelin' we'll paint the town pink 'cause baby, red is so last year.



La sueur ruisselle sur mon corps dénudé, les draps sont littéralement trempés. Je me tourne et me retourne, le drap est enroulé autour de mon corps, m’agace. Ma peau semble ultrasensible, comme si j’étais à vif. Même l’air ambiant me semble trop chaud, brulant. Il me brûle l’épiderme. J’ouvre violemment les yeux et me tourne sur le dos pour fixer le plafond qui me semble bien trop haut, bien trop grand. L’espace me semble trop immense, ou alors trop restreint. Je ne sais plus. Tout m’oppresse. Je me passe une main sur le visage puis dans les cheveux, je suis en nage. J’ai le coeur au bord des lèvres, l’estomac qui fait des yo-yo, j’ai la gerbe. Mais je ne suis pas malade. Pas du tout. Je devrais être en pleine forme. Et pourtant… J’ai l’impression que je vais crever d’un instant à l’autre. Mon coeur bat si fort dans ma poitrine que j’ai l’impression d’imploser, d’éclater. Les images défilent devant mes yeux et je revis les scènes. Ces moments cruels qui ont marqué mon enfance, qui m’ont détruit. Personne ne sait. Personne ne saura jamais. Ils ne doivent pas savoir, ils ne me verraient plus de la même manière, ils auraient pitié de moi. Personne ne doit avoir pitié de moi. Je ne le permettrait pas.

Je me lève rageusement, j’enfile un bas de pyjama et me dirige vers la cuisine. Ce putain de fils de pute organise un grand repas pour fêter ses fiançailles. Je ne peux pas laisser faire ça. Pour la mère de Blake, je ne peux pas. Et pourtant, je ne peux rien dire, rien faire sans dévoiler la vérité. Il faudrait que tous soient au courant, mais il me tuerait. Il en serait capable. Il ne craindrait pas. Au contraire. Ce ne serait qu’un détail, juste une broutille à régler pour lui. Il m’a déjà tant de fois frappés dessus, sans raisons aucunes … Alors la rage pourrait lui faire faire quelque chose d’horrible. Et moi … Moi je ne suis même pas sur de pouvoir le contrer. Je suis encore tétanisé face à lui comme le gamin d’à peine dix ans et roué de coups que j’étais. Pourtant, je ne suis plus ce gosse, je suis plus fort, moins vulnérable, mais je ne peux pas. Mon corps se souvient, trop bien même, plus que je ne le voudrais. Et je ne peux rien faire. Même s’il ne m’a pas battu à nouveau depuis mon séjour dans le coma, je sens encore mes membres se raidir lorsqu’il est prêt de moi. Et son visage, déformé par la rage, cruel, apparait encore devant mes yeux.

Il faut que je boive, il faut que je fasse quelque chose pour oublier, pour tenter de surmonter ce moment. Blake m’a demandé d’assister à ce repas avec elle, pour elle. Je sais que ça ferait plaisir à sa mère, je sais qu’elle a besoin de moi à ses côtés, et c’est seulement pour elle que je le fais, parce que … je l’aime. Je secoue la tête et me dirige vers la cuisine d’un pas lent, je traine des pieds. Mon corps n’a plus aucune force, mon esprit est vide. Je me sens vide. Je suis vide. Je tourne en rond quelques secondes. La tête complètement ailleurs, mon esprit divague et je ne sais même plus ce que je voulais faire.

Même après une longue douche chaude, puis froide, puis chaude, rien n’y fait, j’ai toujours les nerfs à vifs. La haine monte en moi comme une marée. Elle ravage tout sur son passage et tout ce que je voudrai faire c’est aller démonter la gueule de cette enflure, mais je sais que je n’en ferais rien. Je sais même que je risque de me défouler sur quelqu’un qui n’a rien demander. Je souffle rageusement en enfilant un jean. Le reflet dans le miroir me renvoie l’image d’un mec complètement déchiré, aux yeux injectés de sang, à la tignasse brune totalement hirsute, à la peau sombre et au visage rendu sombre par une barbe de trois jours. Je devrais me préparer, je sais que Blake ne va pas tarder à arriver et je sais qu’elle risque de me déchirer la gueule si elle ne me voit pas prêt, mais … je ne peux pas.

C’est finalement dans mon canapé que je finis ma course le regard dans le vide - ou tourné vers le passé - une clope au bec, un verre de whisky à la main et le nouvel album de The Dirty Conviction en fond sonore. J’ai la foutue sensation d’être une grosse merde. Il a toujours réussi à me faire me sentir comme ça. Il me disait que c’était de ma faute s’il avait lâché ma mère, puis c’était toujours autant de ma faute si elle était décédée. Pour lui, je n’ai toujours été qu’un bon à rien, un pauvre gosse, un caillou dans sa chaussure, une merde sur son chemin. J’étais son défouloire, son punching-ball. C’est sur, je coutais beaucoup moins cher que des cours de boxe. Il n’en avait pas besoin de toute façon, il savait frappait, il connait les endroits qui faisaient mal, bien bien mal. Mon corps tout entier est parcouru d’un frisson douloureux, comme s’il se rappelait de la sensation de ses mains s’abattant sur lui, de la souffrance qui se propageait en lui comme une onde sismique. Machinalement je porte mon verre à mes lèvres et le descends d’une traite. C’est déjà le second que je bois. Je sens les effets euphorisants, soporifiques … qu’importe, qui doucement s’insinue en moi, me permettent d’oublier quelques secondes la sale gueule de ce batard qu’est mon père.

Soudain, Blake est à mes côtés. Trop perdu dans mes pensées, dans mes vieux souvenirs, je n’avais même pas remarqué son arrivée. Elle est assise près de moi, si près que je sens son doux parfum qui me chatouille les narines. Je ne veux pas qu’elle me voit comme ça. Elle ne doit pas me voir dans cet état. J’aurais dû me ressaisir, je savais qu’elle était en route. Et pourtant, je n’air rien. Peut-être qu’inconsciemment j’avais envie qu’elle me voit comme ça. Au fond du trou. « Tu m’expliques? Il me semblait qu’on avait convenu qu’on irait… Tu penses vraiment qu’arriver là-bas complètement ivre est la meilleure des options? » Je la fixe sans réellement la voir, mais je sais qu’elle est belle, comme toujours. Et son odeur … Je voudrais enfouir mon visage dans son cou pour inspirer à plein poumons son parfum, je voudrais me noyer en elle puisqu’il n’y a qu’elle qui me retient à tout ça, qui m’empêche de faire des conneries.  « J’suis pas bourré… » Je grogne finalement en clignant des yeux. Puis j’écrase mes lèvres sur les siennes, un baiser dur mais furtif avant de tirer une dernière latte sur ma clope pour ensuite pouvoir l’écraser dans le cendrier.  « Je suis désolé bébé … sale nuit … Sale semaine. Je vais pas venir, ok ? » Je grogne sans la regarder car je sais que son regard me donnera envie de me jeter à genoux à ses pieds et de dire amen à tout ce qu’elle voudra. Mais là, c’est au-dessus de mes forces. Je ne veux pas voir la gueule de cette enflure et si je mets les pieds à cette putain de réunion, je sais que je vais tout foutre en l’air, et je ne veux pas. Je ne veux pas être le fils qui fait tout foirer, je ne veux pas être ce putain d’égoïste. Ce n’est pas moi.



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MessageSujet: Re: And all the lights that lead us there are blinding | Blakiel #5   Jeu 17 Nov - 5:05


And all the lights

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Zekh la fixe avec des yeux de merlan frit, comme si elle venait de s’exprimer dans une langue qui lui est inconnue. Elle sent que quelque chose cloche, sans toutefois arriver à déterminer ce dont il s’agit. Elle voudrait le prendre par les épaules, le secouer un peu pour qu’il sorte de cette torpeur dans laquelle il semble s’être plongé, mais elle reste immobile, se contentant simplement de laisser tomber la main qui était posée sur son dos. « J’suis pas bourré… » Ouais, à d’autre, pense-t-elle alors qu’elle lève les yeux au ciel en soupirant. Sans plus de préliminaires, Zekh s’approche d’elle et plaque ses lèvres sur les siennes dans un baiser sec, autoritaire. Blake voudrait le repousser, elle sent le goût du whisky mélangé à l’odeur de la cigarette sur ses lèvres, un mélange qui lui plaît habituellement mais qui l’écœure en cette situation anormale. Un baiser non voulu, qui s’achève heureusement très rapidement. Elle le suit d’un regard incrédule alors qu’il éteint sa clope dans le cendrier, attendant sagement qu’il daigne lui accorder de nouveau son attention. « Je suis désolé bébé … sale nuit … Sale semaine. Je vais pas venir, ok ? » Il parle mollement, et Blake serre les mâchoires en hochant la tête. « Tu fais chier Zekh, tu fais vraiment chier. » Ils ont déjà convenu qu’ils iraient, elle a même téléphoné sa mère pour le lui annoncer. Celle-ci s’en est fait une telle joie, elle aime Zekh comme s’il était son propre fils et elle sait que son absence se fera trop remarquer. Blake se lève d’un bond, sans un regard pour le musicien, et file vers la cuisine. Elle fouille dans une armoire pour en sortir un grand verre, et ouvre le robinet pour faire couler l’eau froide. Elle prend un moment pour s’appuyer contre le plan de travail, prenant de grandes inspirations pour se calmer un peu, mais alors qu’elle saisit le verre pour le remplir d’eau, elle réalise que ses mains tremblent légèrement de rage. Elle se sent bouillir de l’intérieur, et elle ne comprend même pas pourquoi. Enfin, peut-être un peu. Elle a l’impression que Zekh la laisse tomber, qu’il l’abandonne dans cette épreuve qu’ils auraient dû vivre ensemble. Ils devraient être une équipe, elle ne peut supporter qu’il décide de la lâcher aussi facilement. Retournant vers le fauteuil où il se trouve, elle lui tend le verre d’eau dans un geste sec, une partie du liquide déborde du verre pour couler sur le bras de Zekh. Tiens, c’est pas con ça, elle pourrait carrément lui jeter l’eau à la figure, peut-être que ça lui permettrait de reprendre ses esprits un peu. « Bois ça. », dit-elle d’un ton autoritaire, attendant qu’il prenne le verre pour croiser les bras.

« Ça sort d’où cette histoire de mauvaise semaine? On s’est parlé hier, et t’avais l’air en pleine forme. » Son ton est agressif, accusateur. Elle sait bien qu’elle réagit un peu trop fort pour la situation, mais elle ne peut tout simplement pas le contrôler. Blake n’a jamais été du genre à avoir sa langue dans sa poche, et sa propre nervosité face à la soirée se métamorphose en colère, histoire d’évacuer son surplus d’émotion par la voie la plus facile. « Sérieux Zekh, lève-toi et va te doucher, et habille-toi. On restera qu’une heure s’il le faut, mais on y va. » Son ton ne laisse pas place à la discussion, et elle s’attend bien naïvement à ce qu’il se lève sans discuter et qu’il obéisse à ses ordres. Mais, évidemment, le musicien reste sagement installé sur le fauteuil, évitant son regard. Elle le connaît suffisamment pour savoir qu’il n’a pas l’intention de bouger de là. Une attitude qui colle bien à sa personnalité, à laquelle elle devrait s’attendre. Autrefois, en tant que simple amie, elle aurait sans doute été amusée face à son obstination latente. Mais les choses sont aujourd’hui bien différentes. Même s’ils n’ont toujours pas étiquetée leur relation, ils forment bel et bien un couple, et elle s’attend à plus de lui.

Face à son silence obstiné, Blake soupire, et s’assoit à même le sol, ne souhaitant pas particulièrement se trouver près de lui. Elle sait surtout que si elle se trouve à ses côtés, elle risque de sentir son odeur, de sentir sa chaleur. Et toute sa frustration risque de s’envoler en fumée au moindre regard de sa part. Elle l’aime trop pour être en colère contre lui, il ne suffirait que d’un sourire de gamin pour qu’elle rigole, pour qu’elle lui dise qu’il a raison, qu’ils n’iront pas. Mais sa relation avec sa mère est trop importante à ses yeux pour renoncer à cette soirée. Les derniers mois ont été difficiles, elle a non seulement perdu un membre de sa famille, mais également une amie, une confidente. Leur complicité lui manque atrocement, et elle a l’impression que cette soirée sera un point culminant dans leur réconciliation. Elle a besoin d’être là pour sa mère, elle a besoin d’être là pour Nick. Elle ne veut plus être en froid avec eux, ce n’est pas elle d’agir ainsi…

Sans un mot, elle tend la main vers le paquet de cigarette de Zekh qui traîne sur la table du salon, et s’en allume une, tirant une longue bouffée de nicotine. Le goût de la fumée âcre qui envahit sa bouche la fait presque frissonner de plaisir, et déjà, elle sent que ses nerfs se calment un peu. Enfin, ils sont toujours à vif, mais la cigarette a le mérite de lui insuffler un peu de bien-être. « Sérieusement Zekh, grandit un peu. Tu ne peux pas lui en vouloir pour toujours. Oui, il a été le pire des salauds de quitter ta mère lorsqu’elle était malade, mais ça fait quoi, vingt ans? Si ça se trouve, il a vraiment changé. Alors passe par-dessus ton orgueil pour une fois dans ta vie et fait les premiers pas. » Le tout est dit d’un ton brusque, sec. Un ton qu’elle n’emploie jamais avec lui, habituellement. Juste de lui parler ainsi lui fait mal, son cœur se comprime dans sa poitrine et elle voudrait déjà lui demander pardon. Mais elle n’en fait rien, se contentant de poser sur lui un regard dur et froid, à l’opposé exact de la manière dont elle le couve habituellement de son regard.



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MessageSujet: Re: And all the lights that lead us there are blinding | Blakiel #5   Mer 7 Déc - 0:03


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Il était évident que ce ne serait pas simple. Il était évident que Blake ne comprendrait pas. Il faudrait que je lui explique les véritables raisons de ma haine envers mon père, que je lui raconte tout ce qu’il m’a fait endurer. Mais je n’ai pas la force. Je ne peux pas lui montrer à quel point ce fils de pute a réussi à me détruire, jusqu’à quel point je suis brisé. Je ne veux pas que Blake s’aperçoive que je suis faible. Je ne peux pas le permettre. Je dois rester fort quitte à passer pour le plus gros connard. Je ne supporterais pas que Blake éprouve de la pitié pour moi. Je lève les yeux vers son visage et la vois serrer vivement les mâchoires : « Tu fais chier Zekh, tu fais vraiment chier. » C’est à mon tour de serrer les dents. Je déteste décevoir Blake, c’est déjà arrivé trop de fois par le passé et je me suis promis de ne plus jamais la faire souffrir - du moins, je me suis promis de faire de mon mieux puisqu’il était évident que je lui ferai encore du mal mais sans le vouloir. Elle se lève du canapé comme si elle était montée sur ressort et se dirige d’un pas rageur vers la cuisine sans même un regard pour moi. Je sais qu’elle est en train de se dire que je fous toujours tout en l’air, comme toujours quand il s’agit de mon père - quoi que, la dernière fois c’est ce qui nous a rapprochés. Je l’entends s’affairer dans la cuisine, le placard claquer, le bruit d’un verre qu’on pose sur le plan de travail. Je baisse la tête pour me masser l’arête du nez. Quelle merde. J’aurai dû refuser dès le départ. Mais j’avais voulu faire plaisir à Blake et à sa mère - que je considère comme une véritable mère de substitution pour moi.

Ce ne sont pas ses pas ni le fait qu’elle se retrouve à côté de moi qui me fait lever la tête mais l’eau qui éclabousse soudainement le bras. Je lève la tête pour fixer Blake. Ses yeux lancent des éclaires. elle m’assassine clairement et je lis dans son regard l’hésitation : va-t-elle me jeter le verre d’eau à la gueule ou non. Finalement, elle n’en fait rien et attend simplement que je me saisisse du verre : « Bois ça. » Evidemment qu’elle pense que je suis bourré. J’empeste l’alcool, j’ai les cheveux en pagaille comme si j’avais passé la soirée, la journée, à me pionarder la gueule. Je secoue vivement la tête en lui lançant un regard noir, attrape ce qu’elle me tend pour le vider d’une traite. Je sais que Blake m’en veut réellement lorsqu’elle me dit : « Ça sort d’où cette histoire de mauvaise semaine? On s’est parlé hier, et t’avais l’air en pleine forme. » Elle est là, face à moi, me regardant de haut, les bras croisés sur la poitrine. La rage monte en moi doucement, je grince des dents. Pourquoi est-ce-qu’elle me prend la tête ? J’ai pas signé de putain de contrat. J’ai dit que viendrai mais bordel, j’ai pas le choix ?! J’ai pas le droit de ne pas aller bien ? C’est quoi ce putain de bordel ? Je ne réponds pas, mon contentant de la fixer avec hargne. J’ai clairement l’impression qu’elle se défoule sur moi. « Sérieux Zekh, lève-toi et va te doucher, et habille-toi. On restera qu’une heure s’il le faut, mais on y va. » Maintenant elle tente de me donner des ordres. Que croit-elle ? Que je vais jouer au petit ami docile ? Que je vais me lever bien gentiment et faire ce qu’elle m’a dicté de faire ? Je pousse une exclamation, un sourire ironique plaqué sur les lèvres. Elle se fout clairement de ma gueule ? Je croise les bras et détourne le regard. Doucement, je perds pieds, et j’ai peur de dire quelque chose que je regretterai amèrement par la suite. Comme ma grand-mère me disait souvent quand j’étais petit : « mieux vaut tourner sept fois la langue dans ta bouche avant de dire quelque chose qui ne voulait pas laisser sortir. » Je bouillonne clairement de rage et Blake continue d’en rajouter des couches. Je devrais lui dire d’arrêter au lieu d’empirer les choses, mais je la connais très bien. Elle n’acceptera pas de me lâcher la grappe sans une bonne explication. Et je refuse. Je préfère encore faire l’enfant égoïste et capricieux. Je préfère jouer le connard.

Elle finit par s’asseoir au sol, le plus loin possible de moi. En laissant mon regard glisser dans sa direction, je ne peux voir que le sommet de son crâne. Je sers les poings. J’ai envie de fuir. Comme la lorette que je suis au fond. Mais je n’en fais rien. Je tente simplement de contrôler le flux d’émotions contraires qui me submerge, je maitriser ma respiration difficile. Trop de temps que je ne suis pas allé me défouler à la boxe, trop de temps que je n’ai pas tapé sur un sac comme je rêverais de défoncer la tronche de cet enfoiré qui me sert de géniteur. Et voilà que le besoin de taper me reprend. Quelle merde. 1…2…3 inspire. 1…2…3 expire. Rien ni fait. Rien ne me calme, pas même l’odeur de la cigarette qui parfume la pièce lorsque Blake s’en allume une. La rage monte encore en moi. Sans cesser sa progression une seconde. Je sens la colère qui fait bouillir mon sang. Je ferme quelques secondes les yeux, pensant naïvement que ça m’aidera à me calmer. Mais tout ce que je vois, c’est le visage de mon père, qui me sourit du genre « j’ai gagné fiston ». J’ai besoin d’un verre. D’une bouteille ! Soudain la voix de Blake résonne : « Sérieusement Zekh, grandit un peu. Tu ne peux pas lui en vouloir pour toujours. Oui, il a été le pire des salauds de quitter ta mère lorsqu’elle était malade, mais ça fait quoi, vingt ans? Si ça se trouve, il a vraiment changé. Alors passe par-dessus ton orgueil pour une fois dans ta vie et fait les premiers pas. » Mon bras se lève d’un coup pour envoyer violemment le verre contre le mur à côté de moi. L’objet vole en éclat.  « Putain ! » j’hurle avant de me figer. Mon coeur rate un battement. J’ouvre doucement les yeux, comme si je ne pouvais y croire. Quel est ce ton qu’elle vient d’employer ? Comment ose-t-elle me dire de telle chose ? Mes ongles s’enfoncent dans mes paumes et je me lève d’un coup, ravalant la répartie cinglante qui me vient. Je lui vomirais ces mots comme elle ose me dire ces quelques phrases. Elle pleure encore la mort de son père, alors que je n’ai pratiquement jamais connue ma mère, à cause de ce fils de pute. Et je devrais tout simplement passer au-dessus parce que ça fait des années qu’elle est décédée ? Mais je ne dis rien. Je ne peux pas. Je ne VEUX pas lui dire de telles choses qui pourraient lui faire du mal. Aussi, je me détourne d’elle pour me diriger vers la cuisine. Marcher me fera surement du bien. Mais ses mots tournoient dans ma tête :  « Ca fait quoi vingt ans ? » « Passe au-dessus de ton orgueil … » Je continue mon chemin, trébuchant sur mon parquet pourtant lisse. Putain de merde. Non. NON ! Je ne peux pas.  « Je ne peux pas… » Je cesse de marcher pour me tourner dans sa direction :  « Putain, tu sais rien Blake. Tu sais rien du tout. Il n’est plus du tout question d’orgueil bordel. » je laisse retomber mes bras que j’avais remonté jusqu’à mon visage tandis que je parlais. C’est trop. Mon coeur bat si fort dans ma poitrine que j’ai l’impression qu’il va exploser. Soudain, je relève rageusement mon tee-shirt pour lui montrer mon flanc sur lequel se trouve une longue cicatrice, si longue qu’elle part du haut de mes côtes à mon bassin. Je m’approche de Blake en pointant mon flanc de mon index :  « J’t’ai dit que c’était une chute à moto, ou à vélo ou une connerie comme ça non ? »  Je demande rageusement, toujours en m’approchant d’elle.  « Des putains de conneries ! C’était de SA faute ! » Je bouge le doigt sur mon torse pour lui montrer d’autres cicatrices :  « Et ça… ça … » Je hurle… C’est déjà beaucoup trop pour moi. Mais est-ce suffisant pour Blake, pour qu’elle saisisse tout ?



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MessageSujet: Re: And all the lights that lead us there are blinding | Blakiel #5   Jeu 8 Déc - 2:36


And all the lights

that lead us there

are blinding
Cause when we are good, we're grand, but when we're bad we are very bad. But I stick around 'cause the love that you're giving me is the best I've ever had. Oh, oh, oh, oh. And it's funny to me, the way that things have worked out. There's no doubt in my mind that you can't recall what this all was about. So let's give it up. Love me sweetly and completely Come and sit beside me 'cause you know I need you near. When you're wheelin' with that feelin' we'll paint the town pink 'cause baby, red is so last year.



Zekh réagit trop mal à ses mots, projetant le verre vide contre le mur, en hurlant sa rage. Blake ne sursaute pas, elle se contente de fermer les paupières en entendant le verre exploser, puis observe longuement les éclats de verre contre le sol, avant de poser son regard sur Zekh. Son visage n’est que neutralité, on peut sans doute y déceler un brin de déception, mais elle refuse de céder à la colère, elle refuse d’entrer dans son jeu. Et, surtout, elle refuse de se laisser attendrir par la rage manifeste qui habite Zekh. Si elle se laisse aller à la compassion, elle perdra cette bataille qui est trop importante pour elle. « Je ne peux pas… » C’est un euphémisme, ma foi. Elle le suit toujours du regard alors qu’il fait les cent pas, se demandant comment la situation a pu déraper ainsi. Quoi qu’il en soit, Zekh ne gagnera pas. Non seulement il ne pourra pas sortir vainqueur de cet argument, mais en plus, il risque de la perdre s’il ne cesse pas d’agir en tel connard. Elle a besoin d’être avec un homme fiable, elle est prête à affronter son passé, son caractère et toute la merde qu’apporte sa notoriété publique, mais s’il ne peut même pas tenir parole face à ses promesses, à quoi bon? « Putain, tu sais rien Blake. Tu sais rien du tout. Il n’est plus du tout question d’orgueil bordel. » Ah? Elle entrouvre la bouche pour lui demander des explications, mais elle le voit relever son t-shirt. Espace d’une seconde, elle bouillonne de rage. Croit-il vraiment que c’est le moment? Qu’il suffit de retirer quelques vêtements pour l’amadouer? Ça peut fonctionner dans ces petites prises de tête auxquelles ils ont l’habitude, mais ce n’est vraiment pas le moment. Sa confusion est cependant rapidement effacée lorsqu’il pointe une cicatrice qu’elle connaît par cœur, si bien qu’elle en oublie souvent la présence. C’est l’une des nombreuses cicatrices qui le rendent encore plus séduisant à ses yeux. « J’t’ai dit que c’était une chute à moto, ou à vélo ou une connerie comme ça non ? Des putains de conneries ! C’était de SA faute ! » Blake fronce les sourcils, alors qu’elle le voit s’approcher d’elle. Il lui faut une seconde pour faire le lien, pour comprendre que cette haine viscérale qu’éprouve Zekh pour son père n’est pas seulement due à l’odieuse manière qu’il a eu d’agir avec sa mère. Ça va plus loin, beaucoup plus loin… « Et ça… ça … » Il pointe plusieurs endroits sur son torse, son dos, et Blake voudrait mourir. Elle s’en veut comme pas permis, alors qu’elle enfouit son visage dans ses mains en secouant la tête. Et d’un bond, elle se lève, franchit le dernier pas qui les sépare, pour attirer Zekh vers elle, pour le serrer contre elle.

Elle reste là, les secondes filent, peut-être même les minutes. Elle laisse ses bras dans son dos pour l’empêcher de la repousser, et appuie ses lèvres le long de son torse, sur ses cicatrices, comme pour effacer les horribles souvenirs qui y sont rattachés. Elle bouille toujours de l’intérieur, non plus à cause de Zekh, mais à cause de ce putain d’enfoiré qui lui sert de géniteur. Et elle se rappelle ces trop nombreuses soirées ou il a débarqué chez elle, lorsqu’ils n’étaient qu’enfants. Toutes ces nuits où il a dormi avec Nick, toutes ces fois où elle avait la surprise de le voir installé à la table de la cuisine au petit matin. Toutes ces fois où ses parents l’ont amené avec eux en week end, où elle maugréait parce qu’elle se retrouvait à partager la banquette arrière avec deux adolescents qui prenaient trop de place. Elle se rappelle cet adolescent un peu trop maigre, aux vêtements un peu trop grands, qui cognait fort sur les autres pour se convaincre qu’il était invincible, pour convaincre aux yeux de tous qu’il valait quelque chose. Elle a toujours su, sans vraiment le savoir, que quelque chose clochait. Mais jamais elle n’aurait pu deviner à quel point. « Tu aurais dû me le dire avant… Tu ne peux plus jamais me laisser te dire des choses pareilles, putain… » Elle fait glisser une main le long de son dos vers sa nuque, et plonge son regard dans le sien alors qu’elle caresse doucement sa chevelure. « Pardonne-moi… », souffle-t-elle dans un murmure, espérant qu’il saura effectivement le faire.

« Oublie cette soirée, le mariage, tout. Je ne te forcerai jamais à te retrouver en sa présence. » Elle-même ne veut plus jamais avoir à côtoyer cet homme, sinon elle ne pourra répondre de ses actes. Elle se voit bien en fait débarquer à leur cérémonie de merde, et annoncer à tous quel genre d’homme ils célèbrent, ce soir. Elle l’imagine bien se défendre avec un brin trop d’enthousiasme alors que sa mère décide de rompre leurs fiançailles. Doux fantasme, qu’elle ne réalisera certainement pas. Hors de question qu’elle laisse Zekh seul, alors que tous ces souvenirs pourris lui reviennent en mémoire par sa faute. D’ailleurs… sa mère est-elle seulement au courant? « Tu penses qu’elle le sait? » Les deux éventualités l’effraient profondément. Si sa mère sait tout, elle ne pourra jamais plus la regarder en face. Elle ne pourra jamais comprendre si elle choisit un tel homme en pleine connaissance de cause, pas alors que Zekh est si important dans sa vie. Elle s’est toujours plu à l’appeler son second fils, elle ne pourrait quand même pas être si inconséquente, non? Mais comment pourrait-elle vraiment l’ignorer? Après avoir accueilli Zekh chez elle de si nombreuses fois? L’instinct d’une mère ne devrait pas être suffisamment aiguisé pour qu’elle ait pu faire le lien il y a de nombreuses années?! Le doute s’installe en elle, et elle serre les mâchoires. « Je dois lui dire. Elle ne peut pas… Je ne peux pas la laisser faire. Et Nick, il sait? » Putain, si son frère connait toute l’histoire, elle va lui sauter au visage. Lui qui défend tellement le mariage à venir, elle ne peut pas croire qu’il ferait preuve d’autant de stupidité. Et de toute manière, s’il avait su, il le lui aurait sans doute dit, depuis le temps. Quel bordel. « Viens.. », dit-elle en lui prenant la main, en l’entraînant vers le fauteuil où ils se laissent tous les deux tomber. Elle caresse son dos avec une infinie tendresse, tentant sans doute de se racheter pour l’attitude qu’elle a depuis qu’elle a posé les pieds ici. « Tu veux un autre verre d’eau? » Elle lui offrirait bien un autre whisky, mais elle a l’impression qu’il a déjà suffisamment bu.


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MessageSujet: Re: And all the lights that lead us there are blinding | Blakiel #5   Ven 9 Déc - 0:18


And all the lights

that lead us there

are blinding
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Plus les mots sortent de ma bouche et plus je me sens léger, comme si le poids de mon silence était bien trop conséquent, comme si j’avais trop eu besoin de me confier à Blake, celle pour qui mon coeur battait depuis des années. Je ne voulais rien lui cacher. J’avais besoin qu’elle sache tout de moi. Et plus je parlais, plus je lui montrais les stigmates de mon enfance plus son visage perdait de sa dureté.  En un battement de cils, Blake se retrouve face à moi et m’enveloppe de ses bras et de son odeur merveilleuse qui m’apaise presque instantanément. La rage qui m’habitait quelques secondes auparavant n’est plus. La pression dans mon corps redescend subitement et j’expulse l’air de mes poumons comme si je n’avais pas pu le faire depuis des années. Mais c’est à présent la peur qui prend possession de mon corps. Je redeviens ce gosse bien trop petit pour se rebeller. Je revois encore mon père qui s’acharne sur moi comme si je n’étais rien d’autre qu’un sac de sable contre lequel il peut se défouler librement. Mes cotes se souviennent encore parfaitement de la sensation de ses poings qui s’enfoncent en elles, de ses phalanges qui cognent contre mes os encore beaucoup trop fragiles pour tenir le coup. Je me vois encore à terre, en position foetale, la tête rentrée entre mes bras pour protéger mon visage. Visage qu’il ne frappait jamais pour que les marques ne puissent pas se voir de tous. Seul mon corps était marqué, les endroits qu’il était facile de camoufler sous de grands tee-shirts. Et je me revois filer en douce chez les Swan, me glissant par la porte de derrière et courant dans la pénombre pour me rendre chez mon meilleur ami. Je les vois, réunis autour d’une table, partageant un merveilleux repas, riant tous ensembles. Et encore aujourd’hui ces souvenirs me brisent le coeur. « Tu aurais dû me le dire avant… Tu ne peux plus jamais me laisser te dire des choses pareilles, putain… » Ses gestes me réconfortent, sa main qui glisse dans mon dos jusqu’à ma nuque me fait frissonner. Je ferme quelques secondes les yeux en l’écoutant me parler doucement. Son ton n’a rien à voir avec celui qu’elle employait quelques minutes auparavant. Il est doux, emplit de tendresse et d’amour. Je sais qu’elle veut me calmer, m’apaiser. J’en ai besoin. Ses doigts qu’elle enfonce dans mes cheveux me fait soupirer. Un soupir tremblant, je rouvre les yeux pour voir qu’elle me fixe et je me laisse happer par bleu de ses yeux. Je m’y noie comme un naufragé en pleine mer. Je me noie dans ces yeux comme je me raccroche à elle pour surmonter tout ça. « Pardonne-moi… » Je hausse nonchalamment les épaules, comme pour lui faire croire que ça n’a pas d’importance. Pourtant, j’ai envie de pleurer. J’ai envie de me rouler en boule et de chialer comme un gamin. Parce que ces mots m’ont fait mal, mais je sais qu’elle ne le voulait pas. Je sais que ses paroles n’étaient pas voulues, du moins, elle ne savait pas. Blake voulait me secouer, m’empêcher d’être un gros connard sans connaitre les véritables raisons de mon refus de me rendre à cette foutue réception.
« Oublie cette soirée, le mariage, tout. Je ne te forcerai jamais à te retrouver en sa présence. » Ses mots sont comme un baume apaisant sur mes blessures. Je me sens soulagé et mal à la fois. Je sais que Blake veut être auprès de sa mère, je sais qu’elle lui manque terriblement, et je ne veux pas être la cause de cette privation. Mais je comprends aussi qu’elle ne souhaite plus aller à cette réception en l’honneur de mon père. Je ferme les yeux en posant ma joue contre le sommet du crâne de Blake avant de l’entourer de mes bras. J’ai besoin de la sentir contre moi, de puiser ma force en elle, de sentir sa chaleur réchauffer mon corps givré par la peur et les souvenirs douloureux. « Tu penses qu’elle le sait ?  Je dois lui dire. Elle ne peut pas… Je ne peux pas la laisser faire. Et Nick, il sait? » En toute sincérité, je ne peux pas répondre à cette première question. Elle devait bien se rendre compte de quelque chose ? Préférait-elle fermer les yeux ? Ou alors ne voyait-elle vraiment pas ce qui clochait ? Je soupire, ouvre la bouche pour répondre mais Blake m’attrape la main pour m’attirer sur le canapé. Aussi lourd qu’une enclume jetée par dessus bord, je me laisse tomber lourdement sur le canapé en me passant une main sur le visage, l’autre tenant toujours fermement celle de Blake. Elle ne cesse d’être douce, me caressant, me réconfortant. Je tourne mon visage vers elle pour la détailler, remarquant le moindre détail, de ces grands cils à la plus petite tâche de rousseur sur sa pommette. « Tu veux un autre verre d’eau? » Je souris faiblement à cette proposition. J’aurai surtout besoin d’un autre verre d’alcool fort et pur, voire même de bien plus, mais je ne veux pas tomber dans ces merdes à cause de ce fils de pute. Je me cale un peu plus dans le canapé en fixant les prunelles de la belle brune :  « Non, ne bouge pas ! » Dis-je en exerçant une petite pression sur ses doigts.  « Nick ne sait pas. Personne ne sait. Sauf toi, et grams… Il battait ma mère. Puis après ça a été moi. Dans le dos de ma mère. Un coup par-ci, un coup par-là. Puis quand ils se sont séparés ça a empiré bien sur. Il pouvait me frapper librement, mais toujours en dessous du cou pour que les traces ne puissent pas se voir. Voilà pourquoi j’avais toujours une sale dégaine, pourquoi je portais des vêtements bien trop grands pour moi. C’était pour cacher les hématomes qu’il me laissait. Un jour, il m’a tellement coincé le bras dans le dos qu’il me l’a pété. Je vous avais fait croire que c’était à cause d’une mauvaise chute en Skate… » Je dis en souriant presque, secouant doucement la tête au souvenirs de ce moment. J’avais été de plus en plus doué pour inventer des histoires expliquant mes bleus. Et je camouflais tout ça sous mon tempérament de feu. J’étais le gosse turbulent, le bagarreur. Mais au début, ce n’était clairement pas par gaieté de coeur, bien au contraire. Puis après, je suis réellement devenu ce petit merdeux, au fond de mon être. Ce bâtard a réussi à me rendre violent. A son image. Je frissonne violemment. Merde.  « Voilà pourquoi je débarquais toujours chez vous. Je le fuyais. Bien sur, j’adorais vous voir, vous étiez ma famille, mais ça me faisait aussi mal de vous voir si heureux, si soudés, si … parfaits. Je n’ai jamais connu ça. Du moins pas avec mon père. Jamais. » Quelques secondes, je lâche son regard pour me concentrer sur ce que je vais lui avouer :  « Puis, je ne sais pas si tu te souviens, mais j’ai disparu pendant quelques mois … J’étais pas vieux. Grams ne savait pas vraiment ce qu’il me faisait subir, sinon elle m’aurait sorti de cet enfer bien avant. Mais un jour, il m’a tellement tabassé, il ne faisait même plus attention aux endroits qu’il frappait… il m’a tellement foutu en l’air que j’ai fini à l’hôpital, dans le coma… » Je lui avoue, la boule dans ma gorge prenant une dimension bien trop importante, m’empêchant d’avaler ma salive. Mes yeux humides rencontrèrent les siens, j’avais peur d’y lire des choses qui me feraient mal. Je ne voulais pas paraitre faible et pourtant j’avais juste besoin qu’elle prenne encore soin de moi.



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MessageSujet: Re: And all the lights that lead us there are blinding | Blakiel #5   Sam 14 Jan - 3:34


And all the lights

that lead us there

are blinding
Cause when we are good, we're grand, but when we're bad we are very bad. But I stick around 'cause the love that you're giving me is the best I've ever had. Oh, oh, oh, oh. And it's funny to me, the way that things have worked out. There's no doubt in my mind that you can't recall what this all was about. So let's give it up. Love me sweetly and completely Come and sit beside me 'cause you know I need you near. When you're wheelin' with that feelin' we'll paint the town pink 'cause baby, red is so last year.



« Non, ne bouge pas ! » Ses mots sonnent presque comme un supplice, et Blake se blottit contre lui, appuyant sa tête dans le creux de son épaule. Elle voudrait tellement pouvoir le protéger, pouvoir faire disparaître ces souvenirs qui lui ont volé son enfance. « Nick ne sait pas. Personne ne sait. Sauf toi, et grams… Il battait ma mère. Puis après ça a été moi. Dans le dos de ma mère. Un coup par-ci, un coup par-là. Puis quand ils se sont séparés ça a empiré bien sur. Il pouvait me frapper librement, mais toujours en dessous du cou pour que les traces ne puissent pas se voir. Voilà pourquoi j’avais toujours une sale dégaine, pourquoi je portais des vêtements bien trop grands pour moi. C’était pour cacher les hématomes qu’il me laissait. Un jour, il m’a tellement coincé le bras dans le dos qu’il me l’a pété. Je vous avais fait croire que c’était à cause d’une mauvaise chute en Skate… » Si elle entend la légèreté dans sa voix, si elle voit le sourire qui flotte pratiquement sur ses lèvres, Blake sait que la blessure est toujours ouverte, béante et douloureuse, vive. Elle serre les mâchoires, hochant tristement la tête. Elle se rappelle bien des trop nombreux hématomes et écorchures que Zekh arborait en permanence, mais elle a toujours mis ça sur le compte de son caractère un peu casse-cou. Jamais elle n’aurait pu se douter la réelle source de ces blessures. Déjà, elle comprend mieux cette tendance qu’à Zekh à s’emporter à la moindre provocation, à faire fondre ses poings dans la gueule du premier qui ose lui faire une remarque déplacée, à carrément casser son verre de bière sur le crâne d’un mec un peu trop entrepreneur avec elle… Ce souvenir du premier soir de leur histoire la fait presque sourire, mais un pincement lui sert rapidement le cœur. Elle n’a jamais compris ce côté de lui, cette colère souvent déplacée et exagérée, mais maintenant qu’elle sait qu’il devait trop souvent endurer la rage irrationnelle de son père, elle comprend. Et ça lui brise le cœur. « Voilà pourquoi je débarquais toujours chez vous. Je le fuyais. Bien sur, j’adorais vous voir, vous étiez ma famille, mais ça me faisait aussi mal de vous voir si heureux, si soudés, si … parfaits. Je n’ai jamais connu ça. Du moins pas avec mon père. Jamais. » Elle se rappelle tous ces moments où il était là, se fondant presque parfaitement dans leur famille trop heureuse. Ils traînaient Zekh partout avec eux, à un point tel que certaines connaissances de leurs parents pensaient carrément que Zekh faisait partie de la famille. Quoique, c’est vrai, au fil du temps il était vraiment devenu un membre à part entière de leur petite union. Son absence était à un certain moment devenue plus rare que sa présence.

« Puis, je ne sais pas si tu te souviens, mais j’ai disparu pendant quelques mois … J’étais pas vieux. Grams ne savait pas vraiment ce qu’il me faisait subir, sinon elle m’aurait sorti de cet enfer bien avant. Mais un jour, il m’a tellement tabassé, il ne faisait même plus attention aux endroits qu’il frappait… il m’a tellement foutu en l’air que j’ai fini à l’hôpital, dans le coma… » Elle soutient son regard alors qu’il lui avoue ce chapitre de son histoire, et les yeux de Blake s’embuent de larmes alors que la voix de Zekh se brise. « Putain Zekh… Je suis tellement désolée. » Désolée de ne pas avoir su avant, de ne pas avoir pu être là à l’époque. Ouais, elle était sans doute qu’une gamine lors de ces événements, mais quand même. Si elle l’avait pu, elle aurait passé chaque putain de seconde à ses côtés. Elle lui aurait lu des histoires, il paraît que les gens dans le coma sont conscients des gens qui les entourent, qui leur parlent. Et si ce connard de Mark avait eu le culot de se pointer, elle l’aurait tabassé de ses petits poings, tout pour l’empêcher d’approcher Zekh. « Merci de me faire confiance… », ajoute-t-elle d’une voix plus rauque qu’à l’habitude, troublée par l’émotion. Elle tousse un peu pour s’éclaircir la voix, couvant Zekh d’un regard plus tendre que jamais. Elle sait déjà qu’elle connaît mieux Zekh que n’importe qu’elle autre fille qui a eu la chance de le fréquenter, mais là, ils viennent carrément de passer à un autre niveau. Il met carrément son âme à nu devant elle, et elle ne l’en aime que davantage.

Elle repense à sa mère, qui s’apprête à épouser le pire des connards que la terre ait jamais porté. Son cœur se serre douloureusement alors qu’une bouffée d’angoisse l’envahit. Il faudra qu’elle en reparle avec Zekh, qu’elle lui demande la permission d’en discuter avec sa mère. Elle ne peut tout simplement pas laisser l’une des personnes qu’elle aime le plus au monde unir sa vie à cette sous-merde. Mais jamais elle ne trahira le secret de Zekh sans son accord. « Si tu… éprouves le besoin d’en parler, de te vider le cœur… Tu sais que je suis là pour ça? » Elle grimace un peu sur ces mots, elle a l’impression d’être complètement idiote en lui servant ce genre de phrase toute faite qui correspond à ce genre d’aveu. Elle soupire en secouant légèrement la tête, avant de se rapprocher un peu plus de lui, déposant un baiser sur son épaule avant d’observer son visage. « Tu veux qu’on aille brûler sa maison? », demande-t-elle le plus sérieusement du monde, avant de laisser un petit rire nerveux franchir ses lèvres.



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MessageSujet: Re: And all the lights that lead us there are blinding | Blakiel #5   Mar 17 Jan - 16:20


And all the lights

that lead us there

are blinding
Cause when we are good, we're grand, but when we're bad we are very bad. But I stick around 'cause the love that you're giving me is the best I've ever had. Oh, oh, oh, oh. And it's funny to me, the way that things have worked out. There's no doubt in my mind that you can't recall what this all was about. So let's give it up. Love me sweetly and completely Come and sit beside me 'cause you know I need you near. When you're wheelin' with that feelin' we'll paint the town pink 'cause baby, red is so last year.



« Putain Zekh… Je suis tellement désolée. » Je me crispe légèrement. Je voudrai lui dire que je ne veux pas de sa putain de pitié, je ne veux de la pitié de personne. Mais c’est Blake. Et je sais qu’à ses yeux ça ne me rend pas moins fort ou viril ou quoi que ce soit d’autre. Je sais que ça la fait souffrir de sa voir ça. Et je sais qu’elle ne s’appitoie pas sur mon sort comme certains pourraient le faire. Alors je ne dis rien. Les mots restent bien enfouis au fond de ma gorge. Rien ne sort parce que je ne veux pas me défouler sur elle. Blake ne mérite pas que je sois virulent avec elle. Au contraire, elle mérite mon amour, mon respect, ma tendresse, ma protection. C’est tout ce qu’elle peut recevoir de moi. Rien d’autre. Rien de noir ou de malveillant. Parce que je ne suis pas lui. Son visage trahit le million d’émotions qui semblent se bousculer en elle. Ses traits se crispent, son regard devient orageux alors que des larmes semblent monter doucement. Je m’empêche de détourner le regard. Je n’aime pas voir Blake pleurer, et encore moins à cause de moi. « Merci de me faire confiance… » Sa voix est éraillée, les mots semblent avoir du mal à sortir. Doucement, je viens lui caresser la joue, en profitant pour bloquer une mèche auburn derrière son oreille. Blake est si douce, si tendre, si merveilleuse. C’est un baume à mon coeur douloureux et brisé. Comme si son amour était capable d’en recoller les morceaux. Pour l’instant, la construction est encore fragile, mais plus le temps passe et plus je me sens à nouveau complet. Comme si jusqu’à présent il m’avait manqué quelque chose d’essentiel à ma vie : Elle. Et personne d’autre. J’attrape la main de Blake pour la serrer dans la mienne, entrelaçant nos doigts. Mon regard est happé par cette image. La dernière femme que j’ai tenue ainsi s’est tapé mon pote avant de se barrer. Souvent, le doute me prenait. Souvent, j’arrivais à me demander si le sort n’allait pas s’acharner sur moi, si Blake resterait à mes côtés quoi qu’il arrive. Souvent… Souvent je tentais d’imaginer ma vie avec et sans elle, dans l’éventualité qu’elle puisse un jour m’envoyer chier, ne plus supporter mon caractère, la célébrité et tout le bordel. Dans ces infâmes moments, mon corps s’emballait violemment, jusqu’à taper si fort dans ma poitrine que j’en venais à me demander si j’allais pas crever d’une minute à l’autre. J’avais survécu à ce premier échec amoureux, j’avais quasiment gardé la tête hors de l’eau, surement parce que le lien qui m’unissait à elle n’était pas si fort. Pas aussi puissant que celui qui m’unissait à Blake. Elle était l’amour de ma vie. Le seul. L’unique. C’était une évidence. J’étais incapable de le nier.

Assis tous les deux sur le canapé, serrés l’un contre l’autre, sa main dans la mienne, nos corps se touchant le plus possibles, après lui avoir révélé une énorme partie de ma vie … j’avais l’impression d’être totalement ailleurs. Comme si je n’étais pas vraiment là. Pas vraiment dans mon corps. « Si tu… éprouves le besoin d’en parler, de te vider le cœur… Tu sais que je suis là pour ça? » La voix de Blake me rappelle à la réalité. Mon regard s’arrache à nos doigts entrelacés pour remonter jusqu’à son visage angélique. Est-elle entrée dans ma vie pour me sauver ? Mais de qui ? De moi même ? Surement. Elle grimace après ses quelques mots et je ne peux retenir un léger sourire. Distraitement, je lui caresse le dessus de la main à l’aide de mon pouce.  « Je ne veux plus rien te cacher Blake. Plus rien. Il faut que tu saches tout, tu mérites de me connaitre de A à Z. » Blake se rapproche de moi pour poser un baiser contre mon épaule avant de me regarder avec sérieux :  « Tu veux qu’on aille brûler sa maison? » Un nouveau sourire, un peu plus franc mais qui n’atteint pas mes yeux, se dessine sur mes lèvres. Je dépose un baiser sur son crâne avant de lui répondre :  « J’en rêve ! Mais pas temps que ta mère est avec lui… » J’ajoute toutefois. La mère de Blake est tout pour les jumeaux, et pour moi aussi. Elle est la seule figure maternelle dans ma vie - en dehors de Grams qui est tout pour moi. Je ne pourrai pas tolérer qu’il lui arrive quoi que ce soit à cause de cet enfoiré. Je vais tout faire pour la tirer de là, même si pour cela je dois la laisser me haïr sans rien dire.

Nous étions là, tous les deux assis sur le sofa, et je sentais que c’était le moment. Le moment pour moi de tout déballer à Blake. Elle était prête à m’écouter, comme elle venait de me le dire. Je devais tout lui dire, tout. Je sentais au fond de moi que si je ne le faisais pas maintenant, je ne le ferai jamais. Ca me crevait le coeur de devoir lui lâcher tout ça. Mais …  « Y’a pas que ça Blake… » Je baissais la tête avant de prendre une grande inspiration, me reculant un peu d’elle pour pouvoir la regarder bien en face.  « Y’a un truc qu’il faut que tu saches, parce que j’ai pas envie de te le cacher à toi… Personne ne sait. » Ce qui voulait dire que ni Nick ni personne ne savait, mise à part Grams qui connaissait ma vie dans les moindres détails. Je fermais les paupières quelques secondes en expirant l’air de mes poumons avant de les rouvrir et de fixer les yeux de Blake.  « J’ai déjà été fiancé. » Je lâchais ça comme une bombe. C’était horrible pour moi d’en parler. Clairement. C’était un cratère en moi qui ne s’était jamais refermé et sur lequel on avait versé un verre de citron et un bol de sel. Non pas que j’aime encore cette fille, mais la façon dont tout ceci c’était passé … J’attendais à présent que Blake dise quoi que ce soit. Qu’elle réagisse. Je ne sais comment.



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MessageSujet: Re: And all the lights that lead us there are blinding | Blakiel #5   Mer 18 Jan - 0:38


And all the lights

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 « Je ne veux plus rien te cacher Blake. Plus rien. Il faut que tu saches tout, tu mérites de me connaitre de A à Z. » Elle hoche la tête avec timidité, complètement en accord avec cette déclaration. C’est étrange, parce que déjà, elle a l’impression d’être la seule à le connaître si bien… et chaque jour, il la surprend en se dévoilant toujours davantage, en révélant des pans de son passé sombre qu’elle n’aurait pu présumer. Mais elle est prête à tout encaisser. À chaque révélation, elle ne l’aime que davantage. Elle ressent un besoin vital d’être là, à ses côtés, non pas pour le protéger ou pour lui accorder sa pitié, mais plutôt pour le soutenir face à ces souvenirs difficiles, et surtout pour empêcher qu’il soit de nouveau détruit par qui que ce soit. « Y’a pas que ça Blake… » Zekh se recule légèrement, plongeant son regard dans le sien, et si le sang de Blake se glace dans ses veines, son visage reste de marbre. Que peut-il y avoir d’autre? Si elle apprend que son connard de père a fait pire, elle ne répond plus de ses actes. Elle risque de sauter dans sa vieille bagnole pour aller le tuer de ses propres mains. « Y’a un truc qu’il faut que tu saches, parce que j’ai pas envie de te le cacher à toi… Personne ne sait. » Mâchoires crispées, elle a un bref hochement de tête, pour l’encourager à continuer. Mille scénarios se bousculent dans son esprit, mais elle refuse de leur accorder trop d’attention, parce que tout ce qui compte, ce sont les mots qui franchiront les lèvres de Zekh. « J’ai déjà été fiancé. » Parmi toutes les éventualités auxquelles elle a réfléchies, jamais elle n’aurait pu se douter de celle-ci. Blake recule la tête dans un mouvement de surprise, les yeux légèrement écarquillés, en poussant un petit « Woah! » de surprise. Sur le coup, elle se sent presque soulagée, elle s’attendait à un aveu encore plus noir que celui qu’il vient de lui faire. Mais sa légèreté d’esprit s’efface rapidement alors qu’elle réalise le mal que ça lui fait.

Zekh. Fiancé. Avec une autre femme qu’elle. Évidemment, c’est du passé, elle ne devrait pas ressentir de jalousie. Mais n’empêche… Il a toujours maintenu qu’il est un amputé des sentiments, et elle se répète constamment que c’est là l’unique raison pour laquelle il ne lui a toujours pas avoué qu’il l’aime. Malgré leur évidente complicité, malgré qu’ils passent pratiquement tous leurs temps libres ensemble, malgré qu’ils se désirent toujours autant, sinon plus, Zekh refuse de mettre des mots sur ce qu’il ressent. Il a bien déjà fait mention de couple, a même dit à Nikh qu’il ne pouvait faire autrement qu’aimer Blake… Mais à elle, la principale intéressée, c’est le silence net. Elle s’efforce d’être patiente, de ne pas ramener le sujet, mais là, d’apprendre qu’il ait déjà été si investi dans une autre relation… Elle ressent une bouffée de haine dirigée vers cette inconnue, mais ce qu’elle ressent surtout, c’est son cœur qui se serre, qui se comprime dans sa poitrine avec douleur. Et elle, combien de temps a-t-il fallu avant qu’il se jette corps et âme dans cet amour? Combien de déceptions a-t-elle dû essuyer, réalisant que les aveux ne seraient pas pour l’instant? Blake retire la main posée sur le dos de Zekh, pour passer ses mains sur son visage, en soupirant longuement. Son cœur, bien que lourd, bat à une vitesse folle, et elle se mord l’intérieur des joues presque au sang pour éviter d’afficher tout son désarroi. Elle reste plusieurs secondes ainsi, à se frotter doucement le visage, à concentrer tout son esprit sur la sensation de ses mains froides sur ses joues brûlantes. Zekh, amoureux d’une autre. Prêt à dire oui pour l’éternité. Alors qu’avec elle, il ne peut même pas dire oui jusqu’à demain. Avec difficulté, elle retire ses mains, les pose lentement sur ses cuisses avant de tourner le visage vers Zekh pour bien lui faire face. « Ah bon. », lâche-t-elle finalement d’une voix morne, le regard légèrement éteint. C’est comme si une étincelle en elle venait de s’éteindre. Comme si tous les espoirs futiles qu’elle fondait en eux venaient de subitement s’envoler. Zekh souhaitait passer sa vie avec une autre, elle n’est qu’un prix de consolation fade, et c’est pourquoi il refuse de totalement s’engager avec elle. « Je reviens. » Et elle se lève d’un bond, franchit les quelques pas qui la sépare de la salle de bain avant de fermer la porte derrière elle. Elle a besoin d’être seule, d’accuser le choc de cette nouvelle.

Elle passe un peu d’eau fraîche sur ses joues, les mains légèrement tremblantes, puis daigne enfin se regarder dans le miroir. Ses joues sont rougies par l’émotion, son regard brille de mille feux, et elle ne saurait en déterminer la raison. La haine face à cette fille dont elle ignore tout, la douleur de ne pas se sentir à la hauteur, l’angoisse de se sentir prise au piège? Probablement un peu de tout ça. Elle voudrait simplement partir, se retrouver seule pour assimiler ce qu’elle vient d’apprendre. Mais elle ne peut pas le quitter, parce qu’elle sait qu’il est extrêmement difficile à Zekh de se montrer si ouvert, et qu’à la moindre incartade de sa part, il risque de se refermer comme une huître. « Eh merde… » grogne-t-elle pour elle-même, avant de se forcer à prendre de grandes respirations dans le but de la calmer. Elle réagit trop fort, elle le sait. Mais elle est blessée, et ne peut s’empêcher de se sentir trahie.



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MessageSujet: Re: And all the lights that lead us there are blinding | Blakiel #5   Jeu 19 Jan - 14:02


And all the lights

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Plus les secondes passent, se transformant en minutes, et plus je me demande si c’était une réelle bonne idée de lui dire. Je tourne le problème dans tous les sens, mais je ne vois pas comment j’aurai pu faire autrement. Qu’est-ce-que ça aurait donné si elle l’avait appris par pur hasard ? Ca aurait été une catastrophe, une énorme merde. Et de toute évidence, j’en avais plus que raz le cul de lui cacher mon passé. Blake représente tout pour moi, je ne peux plus rien lui cacher. C’est terminé. Je ne m’en sens plus capable, puisqu’il n’y a que sur elle que je peux me reposer. Elle est ma vie. Mon futur. Mon pilier. C’est elle qui m’empêche de faire de la merde, qui m’empêche de tout foutre en l’air. Alors, je sais que c’est une très bonne idée de lui avoir dit maintenant. Malgré son regard ahuri. Mais mise à part son « Woah! », plus rien ne sort, comme si mon aveu l’avait paralysée. Comme si elle ne pouvait pas y croire. Les informations semblent se frayer un chemin. Et son air étonné laisse place à un air plus fermé. Fini la surprise et l’étonnement, le soulagement de savoir que je n’ai tué personne, ou que je n’ai pas un enfant caché. Son visage se ferme doucement. Et ses traits se crispent presque violemment et soudain c’est comme si je pouvais lire ses pensées en direct. Une bouffée de rage et de haine la prend. Ses yeux se voilent, le bleu de ses iris pourtant limpide d’ordinaire, devient aussi noir et profond que les abysses. La déception se peint sur son visage alors qu’elle retire la main qui était jusque là posée sur mon dos. Bordel de merde. Elle souffre de savoir ça. Son coeur se serre à l’idée de savoir que j’en ai aimé une autre. Je le vois sur son visage, dans ses yeux, dans le moindre de ses gestes. Elle passe ses deux mains sur son visage, se foutant visiblement complètement de niquer son maquillage. Quelle connerie. J’ai envie de lui dire qu’il n’y a qu’elle. Qu’elle est la seule à avoir su dompter mon coeur, qu’elle envahit mes pensées et la totalité de mes rêves. J’ai envie de la prendre dans mes bras, de l’embrasser jusqu’à la faire suffoquer. Mais je ne fais rien. Mes membres sont comme paralysés alors que mon regard continue de rester figé sur son visage. Blake s’est détournée de moi. Elle ne veut pas que je me rende compte de la multitudes d’émotions qui l’assaillit. Mais c’est trop tard. Je ne connais que trop bien ces sentiments. Finalement, elle retire ses mains manucurée de son visage pour les poser sur ses cuisses, tournant lentement son visage vers moi. « Ah bon. » Dit-elle d’une voix que je ne lui connais pas. Quelque chose semble s’être brisé. Le lien qui nous unit d’ordinaire me semble moins fort, comme si elle se barricadait derrière une énorme muraille, m’empêchant de faire le moindre pas dans sa direction. Elle me bloque totalement le passage, me rejète et mon coeur se serre violemment. Bordel. Ce n’est absolument pas ce que je voulais. Tout ce que je souhaitais c’était qu’elle soit au courant de cette foutue partie de ma vie, qu’elle comprenne pourquoi et comment je m’étais transformé en putain d’amputé des sentiments. Je ne souhaitais en aucun cas qu’elle croit être la deuxième sur la liste. « Je reviens. » Lança-t-elle soudainement en bondissant sur canapé pour se ruer vers la salle de bain. Je n’eu pas le temps de réagir qu’elle claquait déjà la porte derrière elle.

 « Putain de merde ! » Grognais-je en agrippant ma tignasse brune des deux mains. J’avais tout foutu en l’air. Je me relevais alors en balayant tout ce qui se trouvait sur la table basse. Tout se retrouva par terre à mes pieds, et je n’évitais aucun objet en me jetant à la suite de Blake. Lorsque j’arrivais devant la porte de la salle de bain, aucun bruit ne me parvint, mise à part la tuyauterie qui grince et qui m’indique que Blake a ouvert le robinet. Je pose la main contre le bois de la porte, un peu violemment, certes. Bien sur, je ne tente pas d’actionner la poignée de la porte, je sais parfaitement que Blake s’est enfermée à double tours. Elle ne veut pas me voir. Elle ne veut pas voir, ni croire quoi que ce soit. Pourtant je sais que les images tournoient dans sa tête. Je sais qu’elle imagine cette fille là dans mes bras. J’ai envie de hurler à m’en arracher les cordes vocales, j’ai envie de tout défoncer, tout ce qui se trouve sur mon passage pour l’atteindre. Parce que je ne veux pas que Blake pense que je ne l’aime pas. Qu’elle n’est pas la femme de ma vie. La seule et l’unique. Mais je sais aussi que ces trois mots que je n’ai pas encore prononcés la font souffrir. Mon silence à ce propos la fait souffrir. Il est temps que je enfin tout à plat. « Eh merde… » Sa voix étouffée me parvient à travers la porte.  « Blake… » Je dis en frappant mon front contre la porte.  « T’es pas obligée d’ouvrir la porte Ok ? Je veux simplement que t’écoutes ce que je vais te dire. » Je fais une pause, lui laissant le temps de dire quelque chose, n’importe quoi, une insulte, un simple « ok » ou encore un « dégage ! ».  « Tu … tu voulais pas de moi. Enfin, tout était compliqué. Nick ne voulait pas que je t’approche. Et avec cette histoire, tu pensais que je m’étais foutu de ta gueule. Les années ont passé. T’as disparue de la circulation, je suis sorti de ta vie tout comme tu es sortie de la mienne. C’était pas les années les plus joyeuses de ma vie, je vais pas te mentir. » Les souvenirs affluent dans ma tête et je me revois rencontrer cette blonde au sourire aguicheur. Je me souviens parfaitement de tout, elle était l’exacte opposé de Blake.  « Katherine …. Katherine était blonde, élancée, avec peu de formes, les yeux verts… Elle était ton exacte opposé. Parce que … J’étais incapable d’être avec une meuf qui pouvait te ressembler mais jamais t’égaler. Tu étais la seule et unique brune aux yeux bleus de mon existence. » Blake avait toujours été la seule femme de ma vie en réalité.  « Tu n’as jamais … jamais été le lot de consolation. Tu as été la première, la seule, l’unique, Blake ! J’ai à peine compris ce qu’il se passait que tu chopais mon putain de coeur entre tes doigts. Katherine est arrivée dans ma vie, pile au moment où je me disais que j’allais finir vieux garçon, à passer mon temps à rêver ma vie à tes côtés… » Tout ce que je lui dis, tous ces mots qui sortent de ma bouche sans que je ne contrôle plus rien, jamais je ne me serai cru capable de lui avouer tout ça.  « Mais… ça s’est super mal terminé Blake. Katherine m’a trompé, dans mon appart’, avec mon meilleur pote, avant de se barrer avec mon fric. Y’avait pas d’amour. J’y ai cru, ouais, mais … y’avait rien, de son côté en tout cas. Elle m’a réduit le coeur en miettes. Il était déjà si fracassé après toi, après notre « histoire ». J’avais décidé de m’ouvrir un peu plus, de laisser entrer une nouvelle femme dans ma vie. J’aurai mieux fait de me retenir. C’est à cause d’elle que je suis devenu ce putain d’amputé des sentiments, ce bâtard imbu de lui même… » Je terminais ma tirade dans un murmure, le souffle me manquant, mon coeur se comprimant tellement dans ma cage thoracique, m’empêchant de respirer.  « Ouvre, Blake, je t’en supplie. » C’était la première fois que je suppliais qui que ce soit. Et c’était Blake.



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MessageSujet: Re: And all the lights that lead us there are blinding | Blakiel #5   Lun 30 Jan - 1:33


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Elle sait qu’il est là, tout près d’elle. Elle peut entendre sa respiration lourde, elle peut sentir sa présence. Mais elle a besoin d’être seule, pour mieux accuser le choc de la nouvelle. Elle n’en veut pas réellement à Zekh, c’est juste que ça lui fait mal de savoir qu’une autre femme ait été si importante dans sa vie. Plus importante qu’elle, sans aucun doute. Et elle est heureuse qu’il le lui ait dit, qu’il lui ait fait suffisamment confiance pour s’ouvrir à elle. Mais reste que la putain de douleur est quand même présente, vive. « Blake… T’es pas obligée d’ouvrir la porte Ok ? Je veux simplement que t’écoutes ce que je vais te dire. » Elle hoche la tête, même si elle sait qu’il ne peut la voir. Elle a envie d’entendre ce qu’il a à dire, elle voudrait lui faire comprendre qu’elle n’est pas en colère contre lui, mais simplement blessée par la situation. « Tu … tu voulais pas de moi. Enfin, tout était compliqué. Nick ne voulait pas que je t’approche. Et avec cette histoire, tu pensais que je m’étais foutu de ta gueule. Les années ont passé. T’as disparue de la circulation, je suis sorti de ta vie tout comme tu es sortie de la mienne. C’était pas les années les plus joyeuses de ma vie, je vais pas te mentir. Katherine …. Katherine était blonde, élancée, avec peu de formes, les yeux verts… Elle était ton exacte opposé. Parce que … J’étais incapable d’être avec une meuf qui pouvait te ressembler mais jamais t’égaler. Tu étais la seule et unique brune aux yeux bleus de mon existence. » Malgré elle, Blake sourit à ces mots. C’est vrai quoi, au fil des années, elle a tellement vu de filles passer entre les bras de Zekh, et jamais une seule n’a eu les mêmes caractéristiques qu’elle. Elle n’en avait jamais pris conscience jusqu’ici, mais maintenant qu’il en parle… Son cœur se serre à la pensée que Zekh ne l’ait jamais tout a fait oubliée, après leur histoire d’adolescence. Car elle non plus, elle n’a jamais vraiment pu tourner la page complètement. Elle a rapidement cessé d’y croire, mais jamais elle n’a pu être en relation sérieuse avec un autre, parce que jamais elle n’a cessé de l’aimer, lui. « Tu n’as jamais … jamais été le lot de consolation. Tu as été la première, la seule, l’unique, Blake ! J’ai à peine compris ce qu’il se passait que tu chopais mon putain de coeur entre tes doigts. Katherine est arrivée dans ma vie, pile au moment où je me disais que j’allais finir vieux garçon, à passer mon temps à rêver ma vie à tes côtés… » Chaque mot lui va droit au cœur alors qu’elle tente de mémoriser ce discours pour l’imprégner définitivement dans sa mémoire. Nick a vraiment tout gâché, à l’époque… Blake et Zekh auraient dû rester ensemble, ils n’auraient jamais dû se quitter. Tant d’années perdues, tant de blessures à réparer… « Mais… ça s’est super mal terminé Blake. Katherine m’a trompé, dans mon appart’, avec mon meilleur pote, avant de se barrer avec mon fric. Y’avait pas d’amour. J’y ai cru, ouais, mais … y’avait rien, de son côté en tout cas. Elle m’a réduit le coeur en miettes. Il était déjà si fracassé après toi, après notre « histoire ». J’avais décidé de m’ouvrir un peu plus, de laisser entrer une nouvelle femme dans ma vie. J’aurai mieux fait de me retenir. C’est à cause d’elle que je suis devenu ce putain d’amputé des sentiments, ce bâtard imbu de lui même… » Elle se doutait bien que ça avait dû mal finir, pour qu’il soit aujourd’hui ainsi. Lorsqu’ils étaient gosses, Zekh n’était pas le genre d’homme à se foutre des femmes, au contraire. Il vouait pour elles un immense respect, l’une des raisons pourquoi elle s’était amourachée de lui à l’époque. Certes, il avait toujours été un peu trop flirteur, un peu trop populaire auprès de la gent féminine. Et avec le manque de confiance en elle dont elle souffrait à l’adolescence, les mauvais mots de Nick n’avaient pas été difficiles à croire. Mais, clairement, cette Katherine a brisé Zekh, elle lui a arraché le cœur pour le détruire, faisant de lui ce mec insensible qu’elle connaît trop bien.

« Ouvre, Blake, je t’en supplie. » Elle pince les lèvres, la main posée sur la poignée de la porte. Évidemment, elle ne peut pas lui résister, et tourne rapidement la poignée, posant sur lui un regard aussi doux que possible. Chaque fois, c’est la même histoire. Il sait trouver les mots pour l’attendrir, pour lui crever le cœur. Elle sait que Zekh n’a pas une once de méchanceté en lui, qu’il ne lui veut aucun mal. Elle sait que ce n’est pas de sa faute si tant de gens l’ont abîmé. Elle soupire en faisant un pas vers lui, avant de nicher sa tête dans le creux de son cou, passant ses bras autour de son dos pour l’attirer à elle. Elle l’aime au delà de la raison, jamais elle ne pourra lui en vouloir pour plus que quelques instants. Il est sa plus grande faiblesse. « Je suis désolée de savoir qu’elle t’ait si mal traité. Mais pas du tout désolée que vous ne soyez plus ensemble. » Elle marmonne ses paroles contre son cou, ses lèvres effleurant la peau chaude de Zekh. « C’est avec moi que tu aurais dû être, toutes ces années… » L’évidence même. Nick a de la chance qu’elle l’aime autant, parce que s’il ne s’agissait pas de son jumeau, sans doute qu’elle ne pourrait jamais lui pardonner de les avoir séparés à l’époque. C’est une étape dans leur vie qu’elle doit oublier, sinon sa relation avec son autre moitié en serait à jamais affectée. « J’espère que tu sais que je ne te ferai jamais de mal. » Elle dépose un baiser sur son cou, avant de reculer un peu, son regard cherchant le sien. « Mais j’ai besoin de savoir… Est-ce que tu pourras de nouveau faire confiance à quelqu’un? Ou plutôt, est-ce que tu pourrais me faire confiance? J’essaie d’être patiente, de nous faire confiance… Mais j’ai peur. » Peur de mettre toutes ses énergies dans quelque chose qui n’en vaut peut-être pas la peine. Peur que Zekh soit brisé au-delà du réparable.


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MessageSujet: Re: And all the lights that lead us there are blinding | Blakiel #5   Mer 1 Fév - 14:03


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Alors que j’ai le front collé contre la porte, les yeux fermés, j’entends le léger cliquetis de la serrure. Je me redresse vivement, le coeur battant, j’ai l’impression de pouvoir respirer à nouveau. Je fixe la porte sans pouvoir cligner des yeux jusqu’à voir le visage de Blake apparaitre. Son regard n’est plus dur et froid, bien au contraire, il suinte la douceur. A-t-elle compris ce que je voulais lui dire avec mes mots maladroits ? Mon corps reste stoïque, droit, je plonge mon regard dans le sien et tente d’y lire quelque chose, n’importe quoi. Je n’ai pas le temps de comprendre quoi que ce soit, qu’elle soupire en faisant un pas dans ma direction, posant sa tête contre mon épaule, son nez dans mon cou, ses bras m’enserrant, m’obligeant à me rapprocher d’elle. Je n’hésite pas un seul instant et l’enlace à mon tour, mes mains trouvant directement leur place : l’une contre sa hanche, l’autre tenant sa nuque, plaquant son visage contre mon corps. « Je suis désolée de savoir qu’elle t’ait si mal traité. Mais pas du tout désolée que vous ne soyez plus ensemble. » Je ne peux empêcher un léger rire me secouer. Bien sur qu’elle n’est pas désolée, je ne le serai pas non plus à sa place. Ses lèvres effleurent la peau sensible de mon cou et je frisonne, raffermissant ma prise sur elle. « C’est avec moi que tu aurais dû être, toutes ces années… » Et je suis parfaitement d’accord avec elle. Nous n’aurions jamais dû être séparés. Bien sur c’était la faute de Nick, et je l’avais longtemps haït en secret pour ça, mais il était beaucoup trop important pour moi pour que je lui en tienne rigueur. Puis j’avais promis de ne plus jamais toucher à sa jumelle. Je n’avais pas tenu ma promesse bien longtemps, incapable de résister à l’appel de Blake. Mon être était incapable de vivre loin du sien. « J’espère que tu sais que je ne te ferai jamais de mal. » Je pose ma joue contre son crâne et soupire. Au fond je le sais qu’avec Blake tout sera différent, qu’elle ne me fera jamais de mal sciemment en tout cas, tout comme moi. Mais ma peur me paralyse, elle me prend aux tripes.  « Je sais bébé … Mais… j’ai tellement peur … » Je lui confesse dans un soupire. Je n’ai jamais avoué à quiconque que je pouvais avoir de quoi que ce soit. Pourtant, d’imaginer Blake me quitter, me tromper ou je ne sais quoi me rend malade. Ses lèvres caressent mon cou dans un tendre baiser, me faisant frissonner de la tête aux pieds. Ne serait-ce que le fait de la serrer contre mon corps me rend euphorique.

Finalement, Blake se recule légèrement, détachant son visage de mon épaule, cherchant mon regard. Je sais quasiment ce qu’elle va me dire, et je ne cherche pas une minute à fuir. Il est peut-être temps que j’affronte mes démons, que je prenne les choses en mains et que je joue enfin carte sur table. Blake le mérite, et moi aussi. Nous méritons tous les deux le bonheur. Ensemble. « Mais j’ai besoin de savoir… Est-ce que tu pourras de nouveau faire confiance à quelqu’un? Ou plutôt, est-ce que tu pourrais me faire confiance? J’essaie d’être patiente, de nous faire confiance… Mais j’ai peur. » Son regard bleu me transperce alors que les mots flottent dans l’air. Elle a peur. Blake a peur et de le savoir, ça me serre le coeur. Bien sur qu’elle craint que tout ce que nous vivons ne soit qu’éphémère, qu’apparences et que je me volatilise d’un coup. Je ne peux que la comprendre. Tout en prenant une grande inspiration, je porte une main à son visage, caressant sa pommette de mon pouce calleux.  « Je ne vais pas te le cacher Blake, je flippe comme un malade. J’ai peur, chaque jour, chaque fois que j’ouvre les yeux, seul dans mon lit, j’ai peur que tu te sois volatilisée sans un mot. J’ai les tripes en vrac à chaque fois, jusqu’à ce que j’entende ta voix. Je n’y survivrai pas si tu m’abandonnais Blake. Katherine, c’était une chose. C’est mon ego qui en a pris un sacré coup. Et je me sentais seul, nul à chier en fait, comme si j’étais bon pour personne. Mais toi … T’es ma vie Blake. Je n’avance que pour toi, tu es la seule l’unique. » Je dis d’une traite, me taisant quelques secondes pour reprendre mon souffle. Je ne réfléchis pas à ce que je dis parce que je sais d’avance que si je songe aux mots qui franchissent mes lèvres, je ne dirai plus rien, de peur de paraitre faible. Mais Blake mérite de savoir, de comprendre mes tourments et me réticences.  « Si je m’écoutais, je te laisserai partir, je te dirai de t’éloigner de moi parce que tu es trop bien pour être avec un gars comme moi. Mais j’en suis incapable putain. Le fait est que tu es à moi, tu m’appartiens comme je t’appartiens corps et âme bébé. Et même si je flippe comme un gros malade, même si j’ai peur chaque jour, même si ça me rend malade de me dire que tout va bien se passer, que jamais tu ne me ferai ça … Oui, je te fais confiance, comme je n’ai jamais fait confiance à personne. T’as mon coeur entre les mains bébé. » Je souffle en collant mon front au sien, les yeux fermés. J’ai le coeur qui bat à mille à l’heure, comme si je venais de courir un putain de marathon, mais tout ce que j’ai fait c’est ouvrir mon coeur à la femme de ma vie. Voilà donc ce que ça fait que d’aimer quelqu’un pleinement, de lui donner son coeur sur un plateau ?! Merde alors, j’étais vraiment pas prêt en réalité. Alors que des fourmis me parcourent le coeur, l’adrénaline déferlant dans mes veines :  « Je t’aime Blake. » je lui chuchote. Mon coeur accélère encore la cadence, prêt à exploser. Ces mots que je n’ai jamais dit à personne sortent enfin, pour l’amour de ma vie.



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MessageSujet: Re: And all the lights that lead us there are blinding | Blakiel #5   Dim 12 Fév - 6:35


And all the lights

that lead us there

are blinding
Cause when we are good, we're grand, but when we're bad we are very bad. But I stick around 'cause the love that you're giving me is the best I've ever had. Oh, oh, oh, oh. And it's funny to me, the way that things have worked out. There's no doubt in my mind that you can't recall what this all was about. So let's give it up. Love me sweetly and completely Come and sit beside me 'cause you know I need you near. When you're wheelin' with that feelin' we'll paint the town pink 'cause baby, red is so last year.



Là, dans ses bras, elle se sent enfin bien, enfin rassurée. Il faut vraiment qu’elle cesse de s’emporter contre lui, surtout maintenant qu’elle en sait plus sur son passé, sur ses souvenirs qui le hantent constamment. Mais il faut également que Zekh apprenne à s’ouvrir à elle, qu’il lui confie ses peurs et ses moments de faiblesse, pour qu’elle puisse mieux l’épauler et le soutenir. Ils doivent former une équipe désormais. « Je sais bébé … Mais… j’ai tellement peur … » Elle renforce un peu sa prise autour de lui, comme pour le rassurer. Elle voudrait tellement qu’il sache qu’il n’a rien à craindre, que rien ne pourra la faire partir. Jamais elle ne se lassera de lui, jamais elle ne posera les yeux sur un autre. C’est lui, ça a toujours été lui… Zekh est le seul homme qu’elle ait jamais aimé, le seul qu’elle aimera jamais. Il faut juste qu’il lui fasse confiance, qu’il se jette corps et âme dans ce qu’ils vivent, qu’il cesse de mettre des freins là où c’est inutile. Elle n’est pas Katherine, elle n’abusera jamais de lui. Elle n’a rien à faire de sa célébrité, de son fric, de ses possessions. Tout ce qui compte c’est l’homme qu’elle connaît depuis toujours, qu’elle découvre un peu plus chaque jour.

« Je ne vais pas te le cacher Blake, je flippe comme un malade. J’ai peur, chaque jour, chaque fois que j’ouvre les yeux, seul dans mon lit, j’ai peur que tu te sois volatilisée sans un mot. J’ai les tripes en vrac à chaque fois, jusqu’à ce que j’entende ta voix. Je n’y survivrai pas si tu m’abandonnais Blake. Katherine, c’était une chose. C’est mon ego qui en a pris un sacré coup. Et je me sentais seul, nul à chier en fait, comme si j’étais bon pour personne. Mais toi … T’es ma vie Blake. Je n’avance que pour toi, tu es la seule l’unique. » Elle l’observe avec une douceur infinie alors qu’il s’exprime, et même si l’envie de l’interrompre pour le rassurer est puissante, elle reste silencieuse. Elle ressent une euphorie absolue en prenant conscience de ses paroles, de ses aveux. « Si je m’écoutais, je te laisserai partir, je te dirai de t’éloigner de moi parce que tu es trop bien pour être avec un gars comme moi. » Cette fois, Blake lui envoie un regard noir puis lève légèrement les yeux au ciel, comme pour lui dire « Encore ça?! ». Elle croyait lui avoir fait comprendre quelques semaines plus tôt qu’une séparation était absolument hors de question, pas si elle était faite pour son propre bien. Mais Zekh enchaîne aussitôt. « Mais j’en suis incapable putain. Le fait est que tu es à moi, tu m’appartiens comme je t’appartiens corps et âme bébé. Et même si je flippe comme un gros malade, même si j’ai peur chaque jour, même si ça me rend malade de me dire que tout va bien se passer, que jamais tu ne me ferai ça … Oui, je te fais confiance, comme je n’ai jamais fait confiance à personne. T’as mon coeur entre les mains bébé. » Elle lui sourit avec une tendresse infinie, ferme les paupières alors qu’il colle son front contre le sien. Elle sent le souffle de Zekh contre son visage, devine à sa respiration saccadée à quel point il est troublé. Elle glisse une main vers la sienne, noue ses doigts au sien, exerçant une légère pression contre sa paume. « Je t’aime Blake. » Ces mots chuchotés la bouleversent complètement. Sa main serre fortement celle de Zekh, alors qu’elle ferme les paupières avec plus de force, comme pour empêcher les larmes d’en sortir. Elle le savait, elle le sait depuis si longtemps. L’obstination de Zekh à taire ces mots, à lui refuser cet aveu la rendait folle de rage, et pourtant… Il n’aurait pu lui faire une plus belle déclaration. Parce qu’elle sait que ce ne sont pas seulement des mots lancés un peu au hasard. Elle sait que si Ezékhiel Bridgestone prononce ces mots, c’est qu’il les ressent au plus profond de son âme. Et malgré la douleur qu’elle a pu ressentir dans le passé, malgré son impatience et sa frustration… Zekh l’aime. Et c’est tout ce qui compte.

Blake recule légèrement la tête, pose sa main libre sur la joue de Zekh, caressant celle-ci avec une tendresse et une douceur infinie. Et lorsque leurs regards se croisent, le sien déborde d’amour, d’espoir, de gratitude. « Je t’aime. », répond-t-elle en murmurant également, les larmes faisant scintiller son regard. « Je t’aime. », répète-t-elle avant de sourire. C’est si bon d’enfin pouvoir le lui dire librement, de ne pas avoir à censurer ce qu’elle ressent avec tant de force. « Je ne veux pas que tu aies peur, jamais. Pas avec moi. Je ne veux plus jamais que tu penses que je pourrais me volatiliser. Parce que je ne m’en vais nulle part. C’est toi… ça a toujours été toi. » Et jamais elle n’a autant ressenti ce fait qu’en ce moment précis. Zekh fait partie de sa vie depuis si longtemps qu’elle n’arrive même plus à se souvenir du moment où il n’était pas présent. Et s’ils ont eu des hauts et des bas, s’ils ont passé plusieurs mois sans s’adresser ne serait-ce qu’un seul mot, il a toujours été bien présent dans son cœur et dans son esprit. Elle n’a jamais réussi à chasser ce premier amour, et si elle avait réussi à prendre du recul avec le temps, le lien qui les unit n’a jamais réussi à se rompre complètement. Chaque fois qu’elle le voyait avec une nouvelle fille au bras, elle en crevait de jalousie. Chaque fois qu’il la traitait comme si elle était sa petite sœur, elle en crevait de frustration. Elle avait fait une croix sur Zekh avec le temps, mais depuis cette soirée où ils se sont retrouvés dans cette chambre de motel pourrie, elle a su qu’elle n’avait jamais vraiment réussi à se sortir de ses filets. Zekh et elle sont tout simplement faits pour elle ensemble, ils ont un lien indescriptible qui les unit depuis toujours, et qui s’est incroyablement renforcé durant ces derniers mois. Et plus jamais elle ne laissera ce lien se ternir, s’affaiblir. Plus rien ne pourra jamais les séparer, et si quelqu’un s’y risque, Blake ne répond pas de ses actes. « Je vais passer chaque seconde de ma vie avec toi si c’est ce qu’il te faut pour que tu cesses d’avoir peur. Tu verras, tu finiras par te lasser de moi. » Elle sourit en prononçant ces derniers mots, mais elle est tout de même sérieuse. Si c’est ce qu’il faut à Zekh, elle passera chacune de ses nuits avec lui, dans ses bras. Et chaque fois qu’il se réveillera, elle sera là.



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MessageSujet: Re: And all the lights that lead us there are blinding | Blakiel #5   Mar 21 Fév - 23:42


And all the lights

that lead us there

are blinding
Cause when we are good, we're grand, but when we're bad we are very bad. But I stick around 'cause the love that you're giving me is the best I've ever had. Oh, oh, oh, oh. And it's funny to me, the way that things have worked out. There's no doubt in my mind that you can't recall what this all was about. So let's give it up. Love me sweetly and completely Come and sit beside me 'cause you know I need you near. When you're wheelin' with that feelin' we'll paint the town pink 'cause baby, red is so last year.



Je suis si bien, près d’elle, collé à elle. Nous ne faisons plus qu’un. Comme les deux entités d’un même tout. Mon coeur qui résonne dans ma cage thoracique ne bat que pour elle, que pour ces yeux pleins de larmes et ce merveilleux sourire qui illumine sous doux visage. Il ne bat que pour sentir le sien accélérer la cadence jusqu’à se placer sur la même fréquence que le mien. Et surtout, il ne bat que pour ces trois mots qu’elle prononce d’un un chuchotement. « Je ne veux pas que tu aies peur, jamais. Pas avec moi. Je ne veux plus jamais que tu penses que je pourrais me volatiliser. Parce que je ne m’en vais nulle part. C’est toi… ça a toujours été toi. » J’ai envie de hurler au monde entier que cette femme est mienne. Que quiconque tente de l’éloigner de moi, je serais capable de tuer pour la garder près de moi. Blake a su dompter le mal qui me ronge, elle a su passer outre mes défenses - pourtant renforcées par le temps. Elle m’a apprivoisé comme on apprivoiserait un lion sauvage, capable de vous étriper en une seconde. Et malgré le fait que je sois un destructeur, Blake n’a jamais eu peur de moi, n’a jamais essayé de se tenir loin de moi malgré mes tentatives. Le seul a avoir réussi à me l’enlever, c’est Nick. Je ferme quelques secondes les yeux et pose mon menton sur le haut de son crâne, laissant son doux parfum me monter aux narines, m’emplir les poumons. Ces mots sont comme comme un baume sur mon âme meurtrie. Ils recollent doucement mais surement mon coeur en morceaux, pièce par pièce. Même les plus petits fragments. La patience de Blake et son amour me rendent fort. J’ai envie de tout affronter avec elle à mes côtés. Je serai capable de tout tant qu’elle sera là, tant qu’elle suivra le même chemin que le mien. Mais je sais que sans elle, je ne serais plus capable d’avancer. Et ça me fait flipper. Comme jamais auparavant. Je rouvre les yeux et recule ma tête de la sienne pour fixer ses prunelles : Je vais passer chaque seconde de ma vie avec toi si c’est ce qu’il te faut pour que tu cesses d’avoir peur. Tu verras, tu finiras par te lasser de moi. » Je ne peux empêcher un petit sourire en coin étirer mes lèvres. J’éclate de rire à l’écoute de ses derniers mots. Comme s’il était possible.  « Tu crois vraiment à ce que tu viens de dire bébé ? C’est impossible. C’est toi qui va me foutre à la porte parce que je suis insupportable. » Je porte une main à son visage, caressant sa pommette rosie par nos échanges de mon pouce avant de lui glisser une mèche derrière l’oreille. C’est improbable. Je ne comprends toujours pas comment une femme aussi sublime, exceptionnelle, douce et aimante que Blake peut aimer un gars comme moi. Bousillé, foutu, bagarreur et un véritable enfoiré de base. Ce n’est pas faute de l’avoir rejetée. Ou plutôt d’avoir essayé de la faire fuir, mais soit cette femme est sado-masochiste, soit elle m’aime vraiment pour ce que je suis. Etonnement, je penche pour la seconde option, et ce qui me fait l’aimer encore plus.  « Tu pourras tout essayer mon amour, rien ne me fera fuir ! » je dis de ma voix grave en me penchant vers elle pour embrasser son cou, traçant un petit chemin de sa mâchoire à sa clavicule.  « Viens vivre avec moi Blake ! » Je lui dis contre sa peau. Je me redresse pour la regarder dans les yeux, que ma phrase ait plus d’impact et qu’elle comprenne que ce ne sont pas des paroles en l’air. Je suis on ne peut plus sérieux !  « Je ne te demande pas de rendre ton appart’. Si tu veux le garder, je paierai le loyer… Mais je t’en prie, je ne veux pas être séparé de toi, encore moins la nuit Blake. Je veux passer chaque moment de libre avec toi. Je veux voir tes longs cheveux bruns tapisser mon sol, je veux que tes tubes de rouges à lèvres trainent de partout dans la salle de bain, que tes produits de beauté prennent toutes les étagères de mon meuble, que tes vêtements soient éparpillés aux quatre coins de l’appart’, je veux sentir ton parfum flotter dans l’air et qu’ils imprègnent mes draps, que ta brosse à dents tutoie la mienne. Je veux m’endormir et me réveiller chaque jour à tes côtes. Personne n’a vécu ici Blake, parce que je t’attendais. » Je lui dis, une main sur sa hanche et l’autre sur son cou. Je n’ai jamais dit ces choses, à personne, je voulais que ce soit Blake, et uniquement Blake.


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And all the lights that lead us there are blinding | Blakiel #5

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