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 THOMAS&GINNY – call it what you want

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AuteurMessage

ÂGE : 26 ans
SURNOM : Virginia Mary Elisabeth, pour un max de confusion.
STATUT : mariée, arrangée, obligée.
MÉTIER : peintre et photographe lorsque la tête et le coeur le veulent.
LOGEMENT : ap. 18, pine rivers

POSTS : 175 POINTS : 30

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS :
ezraameliaseanthomas
saul

RPs EN ATTENTE : ▲ madison ▲ james ▲
PSEUDO : hub
AVATAR : Daisy Ridley
CRÉDITS : louli
DC : .
INSCRIT LE : 18/10/2016

MessageSujet: THOMAS&GINNY – call it what you want   Mer 23 Nov - 18:55

call it what you want
Thomas & Ginny
Wish I could reach up and reset that sun, reverse these wheels go back and re-pick you up. Went by so fast oh so sweet, make me wanna remake a memory. Wish I had me a time machine. I float the moon back up in the sky, puut a cork back into that sweet red wine. Put your midnight hair back up so you can let it fall one more time. So good so right this is one night I'm wishing I could rewind.

Souper de famille, visages connus, sourires qui se complètent. Maman qui dépose les plats sur la longue table invitante, bois massif qui nous suit depuis des décennies. Papa qui se racle la gorge, attirant l’attention, les yeux encore perdus à travers les flammes du foyer qui crépite au fond de la pièce. Matt qui dévale les escaliers en laissant le vacarme de ses pas annoncer la suite, alors que la place qu’occupe habituellement Jill est vide, libre, pesante, inquiétante. Elle manque à l’appel depuis plusieurs jours, perdue entre un amour d’été aux complications aussi sombres qu’inexplicables et un projet de partir voyager à travers le monde en finançant ses folies avec ses beaux yeux. Je l’admire comme elle m’effraie, je l’estime comme elle m’exaspère, et je laisse les soupirs et les remontrances glisser sur mes épaules alors qu’ils sont adressés à elle et seulement qu’à elle, aussi inexistante puisse-t-elle être en ce moment. Matthew vient finalement s’écraser à mes côtés, ne me laissant pas vivre la suite en solo, attrapant les dernières bribes d’un père alarmé et d’une mère inquiète qui changent tous deux de registres lorsque leurs pupilles viennent se visser sur la carrure imposante du fils prodige. « Alors, c’était bien ce week-end avec Ezra? Vous n’avez pas trop fait de folies à Melbourne? » maman s’interroge, la voix qui se veut amicale, la tête qui espère que rien de trop gênant ne viendra sur la table. « Ouais, on a été sages t’inquiète pas. » qu’il la rassure, me lançant un regard en coin, me confirmant comment ils ont fait les cons, comme toujours. Je les imagine, voir le petit matin se lever, sillonner les rues comme si elles étaient à eux, s’époumoner de conneries en conneries. Matt et Ezra, les meilleurs amis du monde. Un jour, faudrait bien que je le rencontre celui qui est comme un frère pour le mien.



« Tu bouges pas, j’arrive. » que je vois illuminer mon portable. Oh, eh merde. J’avais fait l’erreur de répondre trop vite, trop bien, trop détaillé. De lui dire que j’étais à l’hôpital – encore – à attendre je sais plus quoi – encore – et à espérer que tout aille mieux. Du réchauffé, des mots que je répète encore et encore en silence, qui se succèdent sans vraiment faire de sens, qui m’enlisent autant qu'ils m’ennuient. Je ne servais pas à grand-chose fallait l’admettre, j’étais un reste de loque, une silhouette illuminée par la lumière faiblarde des néons, un visage de plus qui se creusait, qui se fatiguait, qui n’apportait rien de bon que la petite lueur d’espoir suffisante, de base, nécessaire, lorsque Noah ouvrait un œil pour s’assurer qu’il était toujours au même endroit. Petit trésor. Mais le truc, c’était qu’on me disait de sortir, de prendre l’air, qu’on m’y forçait même. À voir mes journées où j’annulais tout, où rien ne comptait, on s’inquiétait. Les parents d’abord, avec lesquels les appels se succédaient un peu plus souvent qu’à l’habitude. Bailey soutenait comme il pouvait, passant entre le boulot, essayant un contact rassurant, quelques paroles chaleureuses, de bonnes intentions qui ne se rendaient malheureusement pas à bon port. Et la psychologue aussi, attitrée aux parents en pédiatrie, qui allongeait nos rencontres, qui appuyait un peu plus fort sur ses mots et son encre, qui insistait à l’aide de questions bien vagues, bien intrusives. « Vous devriez sortir un soir, bien vous entourer, prendre un verre ou deux. Je n’aime pas donner des conseils, habituellement je préfère écouter. Mais dans votre cas… je le dis d’une amie à une autre. » j’avais retenu. Une amie. Ça me manquait ça, tiens.

J’ai à peine le temps de réaliser que je ne serai plus seule dans la chambre assombrie de Noah lorsqu’on j’entends la porte s’entrouvrir, doucement. On me fait signe, une silhouette que je reconnais puisqu’elle s’est d’abord annoncée, qui me murmure une invitation, douce, débordante de bonnes intentions. Je soupire, les yeux qui chavirent vers le corps délicat, déposé, endormi de mon fils. Puis j’attrape ma veste, je l’enfile, j’avance d’un pas ou deux pour déposer mes lèvres sur son front, petit être ensommeillé qu’il est. Une soirée, juste une. Pour reprendre des forces, pour être encore plus solide lorsqu’il en aura besoin. Une main se dépose dans mon dos et m’invite à suivre vers le couloir. « Tu as fait vite… on croirait presque qu’il y avait urgence! » je plaisante, j’ai la voix qui sourit, le cœur encore un peu serré alors que mes espadrilles glissent sur le linoléum de l’hôpital, vers la sortie.  

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    You leave with the tide, and I can't stop you. I can see it in your eyes, fade out of view. Hold me close. Why would you just leave us alone? ⠇7 YEARS, LUKAS GRAHAM



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le changement de bord

ÂGE : 37 ans
SURNOM : Tom, Tomus, Tommy
STATUT : En couple et heureux avec Myrddin
MÉTIER : Ancien amiral de la Royal Navy, actuellement en phase de servir la navy à terre.
LOGEMENT : heureux locataire d'un duplex avec Myrddin à Toowong

POSTS : 1672 POINTS : 60

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Ancien amiral de la royal navy, la mer à longtemps été sa maison • Père de deux enfants, ex mari de leur mère, son mariage ne le rendait plus heureux • Ses enfants sont tout pour lui • Ainé des Beauregard, il donnerait sa vie pour ses frères • Fils aimé, fils prodige, Thomas sait qu'il décevra son père avec son divorce • Il joue de la guitare, aime le bon vin et a de nombreuses histoires à raconter • Avec un divorce, les enfants d'un foyer malheureux à deux foyer heureux
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS : I'm in love with your smile, your body, your voice, your laugh. I'm in love with you. ~Myrddas



Don't waste your time looking back, you're not going that way ~Ida


~ James
~ Ginny
PSEUDO : Sundae
AVATAR : Tom- WayTooSexy- Hiddleston
DC : Nathan & Martin & Matteo
INSCRIT LE : 12/03/2015

MessageSujet: Re: THOMAS&GINNY – call it what you want   Jeu 24 Nov - 17:27

Ginny, elle me fait quelque part penser à Ida. Dévouée pour son enfant, gentille, adorable, intéressante, mais surtout cette fierté souvent mal placée. Cette envie de pouvoir tout régler et penser qu'elle n'a pas besoin d'aide pour quoique ce soit, que tout va bien dans sa vie, alors qu'au final, non ça ne va pas. Ginny, je l'ai connu à l'hôpital lorsque Clara était sous couveuse pendant plus d'un mois. Elle, elle était là pour son fils, souffrant d'une grave maladie. S'il n'a pas très rapidement une greffe de rein, il risque de ne pas s'en sortir. Je me suis pris d'affection pour la jeune femme, car je sais ce que c'est que d'avoir peur pour la survie de son enfant. Je pense que le fait de se voir très régulièrement dans la salle commune ou simplement se croiser dans le couloir, nous à beaucoup rapprocher, Ginny et moi. Et c'est pour ça, parce que je sais qu'elle se dévoue corps et âme pour son fils, qu'elle fait passer la santé du petit avant même la sienne, que j'ai répondu à son sms en lui disant de ne pas bouger de l'hôpital. Je suis bien décidé que cette soirée, elle peut sortir boire un coup avec moi. Elle mérite de penser à elle un peu.

Myrddin a bien compris que cette soirée me tenait à cœur et il m'a laissé partir sans problème. Sans doute a-t-il demandé à Nathan de venir passer la soirée avec lui aujourd'hui. Ça fait une bonne semaine qu'ils ne se sont plus vu les deux, autant que mon amant profite de cette soirée de libre pour aller voir son meilleur ami. Il est un peu plus de 17h lorsque j'entre dans ma voiture pour prendre le chemin vers l'hôpital. Je connais le chemin par cœur, tant je l'ai emprunté cette dernière année. Je connais aussi la chambre qu'occupe Noah depuis quelques semaines. D'ailleurs, je ne tarde pas à pousser la porte du garçon. Doucement, car il doit être endormie.

Je vois Ginny qui est penché sur lui et je m'approche doucement. Elle me reconnaît, attrape sa veste, dépose un baiser sur le front de son enfant et se redresse. Je lance un coup d'oeil vers Noah qui semble si paisible allongé là, sur son lit. Je soupire doucement puis sourit à Ginny et l'invite à sortir dans le couloir.  « Vu ta tête j'ai limite envie de t'emmener aux urgences, tu sais ?» dis-je en souriant. Je plaisante. Mais que à moitié.

Ginny, elle ne semble pas aller bien. Elle n'a pas l'air dans son assiette. Normal, me direz-vous. Mais je trouve ses traits encore plus tirer et ses joues encore plus creusées que d'habitude.  « J'crois que ce t'as besoin c'est d'un bon repas, des tonnes de vitamines et un peu de vin aussi. Ou une bière. Au choix» je souris doucement et sort de l'hôpital, me dirigeant vers ma voiture. Je l'ouvre et m'installe derrière le volant avant de démarrer une fois que Ginny se soit attachée  «ça va ? » demandais-je  « Je veux dire … toi, est-ce TU vas bien ?» précisais-je. Non pas que je m'en foute de Noah, bien au contraire, mais je pense que passer une soirée sans qu'elle ne doive parler de son fils, ne lui fera pas de mal.


what a shame to judge a life you can't change
I watched it all up close. I knew him more than most, I saw a side of him he never showed full of sympathy for a world that wouldn't let him be. That's the man he was.
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INSCRIT LE : 18/10/2016

MessageSujet: Re: THOMAS&GINNY – call it what you want   Dim 27 Nov - 19:52

call it what you want
Thomas & Ginny
Wish I could reach up and reset that sun, reverse these wheels go back and re-pick you up. Went by so fast oh so sweet, make me wanna remake a memory. Wish I had me a time machine. I float the moon back up in the sky, puut a cork back into that sweet red wine. Put your midnight hair back up so you can let it fall one more time. So good so right this is one night I'm wishing I could rewind.

Il s’était immiscé dans notre vie, dans ma vie, tout en douceur. Quelques sourires à la dérobé, des regards qui veulent tout dire, un mot, une parole échangée au bon moment, ou au pire moment possible. J’en connaissais peu. Juste assez pour dire que ça allait, qu’il était bon, bien, un chic type, solide, un roc. Le genre de personne qu’on voulait autour de moi, paraît-il. Des gens de cœur, de ceux qui s’intègrent dans notre vie pour y servir de pilier, fort, stoïque. Je ne lui en demandais pas tant, surtout pas. Mais voilà. Des numéros échangés lorsque Clara, la belle Clara, la scintillante gamine, avait passé la porte de l’hôpital accompagnée du sourire béant de papa. Des promesses de rester en contact, de se tenir au courant, de donner de ses nouvelles, lorsque ça irait bien, lorsque ça ferait mal. Thomas qui me fait promettre de répondre à ses messages, comme un contrat, comme un aveu, ma force légendaire qui me fait défaut au beau milieu de la nuit, dans les toilettes de l’étage, alors qu'il était là pour consoler ce qui restait, pour me prêter sa veste, pour aller me chercher un café le temps que l’infirmière fasse son examen de routine. Des nouvelles donc, que j’avais tardées à lui donner, me disant qu’il s’agissait probablement d’une amitié de couloir, d’une bonne âme envoyée pour me soutenir alors que tous les autres ne comprenaient rien. Alors qu’il savait exactement ce qui se passait en moi, peut-être plus que moi-même à certains moments. Mais une amitié éphémère, qu’on espère, qu’on ressasse, qui fait sourire quand on se rappelle de ses bribes. Il avait tenu promesse pourtant, il avait appelé, une fois, deux. Quelques minutes, rien de bien long, rien de prenant. Juste des appels de courtoisie, gentil message laissé sur ma boîte vocale, auquel je répondais d’un message à mon tour, ou même d’une discussion, banale, normale, du genre qui fait du bien, quand nos horaires arrivaient à s’y retrouver. Aucune complication, aucun aléa inégal qui rend le tout tellement difficile à suivre, à prendre. Tout coulait, tout allait de soi, tout me faisait gentiment imaginer un jour où la vie reprendrait son cours. Où tout serait simple, facile. Naturel.

Ses mots me ramènent à l’ordre et j’emboîte les pas de Thomas hors de la chambre de Noah après avoir embrassé son petit front tiède, vanille. Je laisse même aller une blague, tentant de ranger dans un dossier bien à l’ordre mes quelques remords de laisser mon fils seul. M’enfin, un bien grand mot, à voir le personnel qui peuplait le pallier ce soir, mais vous comprenez. La mère en moi qui sommeille, qui couve, qui hurle parfois même. La mère qui fait ce qu’elle peut, avec ce qu’elle a. La mère qui, ce soir, se doit d’être une femme, et seulement ça. Tout ça, aussi, au passage. Il rétorque d’une remarque légèrement chantée, à laquelle je souris, même si je comprends son inquiétude. Il sait, il sent, il s’en doute, de ce qui se trame dans ma tête, dans mon cœur. Aucune surprise ici, mais quand même, il fait bon de la jouer franc jeu et d’arrêter de se sentir triturée entre les gants blancs et les discussions délicates des médecins. « Il faudrait que j’essaie ce nouveau truc à la mode, qu’on m’a dit. Le sommeil. » je rigole, je soupire. Vaut mieux en rire, s’en soulager. C’était bien tout ce qui pouvait garder le moral des troupes au beau fixe. Il finit par m’entraîner hors de l’hôpital et j’en profite pour prendre une grande bouffée d’air, emplir mes poumons, fermer les yeux quelques secondes au passage. Oh, je sors de là quelques fois par jour, je vais recharger mes batteries à l’air libre plus souvent qu’autrement. Mais le grand air d’Australie m’a toujours plu, m’a toujours fait du bien. J’ignore s’il s’agit de l’océan qui l’entoure, de la verdure qui pousse un peu partout ou même de l’impression de se retrouver sur une île à l’autre bout du globe, mais il n’y avait rien qui pouvait remplacer le soulagement d’une brise, du vent qui se lève dans ma ville natale. Les petites choses, quoi. Thomas propose un plan pour la soirée, j’avoue qu’à mon sens, j’étais en mode nomade, malléable. J’avais simplement accepté sa proposition pour bien faire, pour le calmer, pour arrêter les feux, mais plus je cumule les pas vers sa voiture, plus je sens une vague d’énergie qui fait tranquillement son chemin à travers mes jambes, mon sang. La bonne décision. « Je ne dirais pas non à tout ça. En fait, j’ai envie de te donner carte blanche. » je laisse mon corps suivre la danse et s’installer sur le siège passager. « T’as déjà pas mal cerné mes besoins, je crois que la suite ne peut qu’être exactement ce qu’il me faut. » Nouveau sourire, nouveau soupir.

C’est étrange, mais ce n’est pas l’impression que ça me donne. Entrer dans son quotidien, voir sa vie de si près. Je réalise une fois la ceinture bouclée que je ne connais même pas son nom de famille, que j’ignore son horaire, ses habitudes, sa routine. Que je ne le connais qu’à travers les diagnostics et les quelques bribes entrecoupées, politesse déguisée qu’on a adaptée du mieux qu’on a pu. Il me calme, il m’aide à faire une pause, il comprend, mais il m’est aussi inconnu… et ce n’est pas plus mal. Enfin quelqu’un qui ignore tout de mes erreurs, de mes doutes, de mes conneries. De mon passé. Et alors que je fais tranquillement mes marques dans une voiture que je ne connais pas, que j’essaie d’extraire quelques détails pour me rapprocher de cet ami qui s’est imposé de la meilleure des façons, il ajoute deux mots, puis d’autres. Mais deux mots que j’évite comme la peste depuis bien longtemps. « Oh, si ça va? Bien sûr. Noah est passé par la salle de radiographie hier, ils ont dit que tout était stable. Ils ont même repoussé l’hémodialyse à la semaine prochaine parce que son sang semblait se filtrer un peu mieux, un peu plus vite. Et sinon c’étaient soupe aux tomates et sandwich au fromage ce midi à la cafétéria. Le luxe, quoi. » merde. Je m’arrête, sentant son regard sur moi, sa conduite s’adapter, la musique ralentir. « Et… et je suis complètement à côté de ton point, quoi. » un rictus se dessine sur mes lèvres alors que je détourne la tête pour observer les buildings se dessiner sur l’horizon, suivre le soleil qui, doucement, rosie le ciel. « C’est juste que… je suis passée maître dans l’art d’éviter cette question-là, tu vois. Ça m’a pris de court. » je dénote bien son silence, je sais bien que mes explications à la con ne le berneront pas. Pas lui, il est plus vif, plus brillant que ça. Et il sait de quoi je parle surtout. Confiance. « Ça va pas vraiment. » je déteste la suite. Je déteste ce que je vais dire, j’évite même mes pupilles qui se croisent à travers le rétroviseur. « On me dit que c’est normal, que ça ne peut pas se guérir en une nuit. On me dit qu’il est fort le bonhomme, qu’il a du caractère, qu’il lutte. Mais les faits sont là et… et ça fait plus de deux ans qu’il vit dans un hôpital. Et que je suis mise devant le fait accompli, jour après jour. Que j’ai l’impression de ne servir à rien, constamment. De ne pas pouvoir aider. Jamais. » la respiration qui raccourcit, les mains qui viennent se poser sur mes paupières, reprendre mon souffle, reprendre mes esprits. « Mais ça ira mieux un jour. J’en suis convaincue. Son… le donneur potentiel a même pris rendez-vous en début de semaine prochaine pour l’examen préparatoire. Ça ira. Ça finit toujours par aller. » les derniers mots coulent en douceur, inaudibles. Mais ils me convainquent. Pour le moment. Aussi nombreux et impuissants soient-ils.

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MessageSujet: Re: THOMAS&GINNY – call it what you want   Aujourd'hui à 14:40

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THOMAS&GINNY – call it what you want

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