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 jaylise + I gotta stop playin' round and runnin' from me

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AuteurMessage

le sextoy de joanne

ÂGE : 35 ans (05/06/81)
SURNOM : Jay
STATUT : Mieux vaut être seul que de mauvaise compagnie. Papa d'un petit bonhomme nommé Daniel, âgé de neuf mois, dont il n'a qu'un droit de visite.
MÉTIER : Rédacteur en chef @ ABC Radio, son émission a été annulée. Philanthrope, président de la fondation Oliver Keynes pour jeunes en détresse. Ambassadeur WWF. Occupé, très occupé.
LOGEMENT : vient d'emménager au #98 Bayside après six ans passés à Logan City

POSTS : 12667 POINTS : 255

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Anglais, né à Londres. Fils de Lord, et l'est lui-même. ≈ A recueilli deux chiens abandonnés: Ben, un golden retriever, et Milo, un teckel. ≈ Végétarien. ≈ N'aime pas le surplus de technologie ≈ Grand passionné d'art. Il est peintre et mécène. ≈ Sanguin, ses poings dépassent parfois sa pensée ≈ Sait cuisiner et adore ça. ≈ Diagnostiqué borderline il y a un an, sous traitement à la demande du juge suite à sa condamnation pour violences domestiques (nov.2016) dont il a aussi écopé de six mois de sursis ≈ S'est fait tatouer la date de naissance de son fils sur l'omoplate gauche.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Joamie #86 - Joamie (v.a) #2 - Jamirene #2 - Jamissan #2 - Saul - Jaylise - Jodie - Ida - [8/6]


RPs EN ATTENTE : James #3 - Madison #5 - Gabriella #3 - Janis - Jonathan - Lisandre - Ida


RPs TERMINÉS : Beaucoup trop.


PSEUDO : loonywaltz
AVATAR : luke evans
CRÉDITS : loonywaltz
DC : lou aberline & aaron wyler & benjamin brody
INSCRIT LE : 27/03/2015

MessageSujet: jaylise + I gotta stop playin' round and runnin' from me   Mer 23 Nov - 23:15

I gotta stop playin' round and runnin' from me
« Merci d'être venus, vous pouvez vous applaudir. » Seigneur. Vous aussi, vous sûrement expériencé, un jour, ce moment de profond désarroi et ce petit vertige qui arrive lorsque l'on se trouve dans une situation qui met si parfaitement en lumière à quel point votre vie est loin de ce que vous imaginiez, de ce qu'elle devrait être, lorsque l'on admire toute la hauteur de la chute que vous avez effectuée pour en arriver là, et la profondeur du trou dont vous devez vous sortir. Ces moments de banalité et de ringardise qui vous mettent face à votre reflet, et celui-ci vous dit : tu n'as rien d'exceptionnel, tu n'es pas mieux que qui que ce soit, tu es même un peu misérable actuellement, juste un humain parmi d'autres. Alors vous regardez autour de vous, vous voyez les visages de ces personnes qui font partie du même panier que vous, un fond de tiroir où vous pensiez ne jamais mettre les pieds. Mon regard glisse sur chacun des membres du groupe de thérapie auquel j'appartiens, leurs mains qui tapent l'une dans l'autre mécaniquement, certains avec plus d'entrain que d'autres, plus las. En quoi le fait de s'applaudir est censé nous faire sentir mieux, en quoi cela nous valorise ? Je n'en sais rien, mais cela marche pour ceux qui y croient. Pour moi, ce n'est qu'un moment de solitude. C'est le moment, la poignée de secondes qui me fait sentir dans le fond du fond, et à chaque fois je me demande ; est-ce vraiment ça, ma vie, est-ce que je suis ? Mes yeux se baissent vers mes propres mains qui tapent sans conviction. On dirait que oui. Voilà pourquoi j'avais cessé de venir. Persuadé de pouvoir me débrouiller et guérir seul, de parvenir à me canaliser sans l'aide de tous ces inconnus, j'ai déserté cette chaise pendant des semaines, et j'ai arrêté toute forme de traitement. Résultat ? L'excès de colère en trop, les actes qui m'échappent, les bleus sur les bras de Joanne, l'arrestation, le tribunal, la peine. Un franc succès. Me revoici sous ordre du juge, c'est la deuxième séance à laquelle j'assiste depuis que la sanction a été énoncée. Sûrement Brisbane est une ville qui concentre un bon nombre de cas de personnalités borderline pour qu'un tel groupe de parole existe, dirigé par un pro en la matière. Il faut dire que le monde moderne nous rend tous un peu cinglés. Chacun sa névrose. « Je vous dis à la semaine prochaine et... » Le psy se tourne vers moi. La semaine dernière, il s'est retenu de me lancer un « je vous l'avais dit » bien senti, mais je sais que cela lui pend juste au bord des lèvres. Il a toujours ce regard souriant derrière ses lunettes rondes. « Jamie, c'est à votre tour de ranger la salle. » J'acquiesce d'un signe de tête. Il frappe dans ses mains une dernière fois, et la séance est officiellement terminée. Alors que tous se lèvent, récupèrent leurs affaires et s'en vont, je demeure assis quelques secondes, le regard dans le vague. Je finis par me lever, le corps lourd, les gestes las. Après un soupir, je m'active ; j'empile les chaises en plastique usé et les pousse jusqu'à un coin de la salle. Il faudra que je range les boissons, les verres et les tasses qui jonchent la table près de l'entrée, nettoie le feutre sur le tableau... Mon titre ne me permet pas de sauter mon tour, ceci n'est qu'un rappel de plus que je ne suis décidément qu'un Homme. Un de plus qui doit accepter l'aide qu'on lui offre, les mains qu'on lui tend.



J'attendrai que tu tiennes ton sourire à l'endroit pour oublier l'Eden et m'exiler de toi, et m'exiler de toi.





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ÂGE : 29 ans
SURNOM : Elie
STATUT : Célibataire
MÉTIER : Illustratrice jeunesse et auteure.
LOGEMENT : Redcliffe #62

POSTS : 131 POINTS : 155

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Allemande. ≈ A perdu sa sœur jumelle à l’âge de 3ans. ≈ Vit à Brisbane depuis. ≈ Elle a un carnet dans lequel elle note tout ce qui lui passe par la tête. ≈ Elle a des difficultés avec les relations humaines. ≈ Achète souvent les choses en double. ≈ Souffre d’un trouble de la personnalité borderline. ≈ A fait une tentative de suicide à 16ans. ≈ Déteste sa petite sœur. ≈ A toujours son doudou. ≈ Est très franche. ≈ A peur d’avoir des enfants. ≈ Joue du piano et de la guitare.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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Jameson #1Jaylise #1Hassan #1
PSEUDO : Mahana
AVATAR : Evan Rachel Wood
CRÉDITS : Cranberry & okinnel
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INSCRIT LE : 23/10/2016

MessageSujet: Re: jaylise + I gotta stop playin' round and runnin' from me   Jeu 24 Nov - 1:44

I gotta stop playin' round and runnin' from me
Complètement détachée de l’instant présent, je sentais mes deux mains battre régulièrement au rythme des autres, applaudissant l’invisible. Des progrès, je n’en faisais aucun et mes démons se régalaient de ces séances pourtant censées leur faire peur. Je voyais sur les visages alentours que certains essayaient de se persuader qu’un jour ils n’auraient plus besoin de venir, qu’ils se débarrasseraient de cette suie noire qui leur collait à la peau. Pour ma part, je m’étais fait à cette pensée horrible, qui me donnait envie de vomir. Je ne m’en sortirais pas, peut-être que je finirai par me stabiliser, aidée d’un médicament quelconque, mais je marchais sur cette corde raide depuis toujours et elle ne semblait pas avoir de limite. Alors j’applaudissais, le visage stoïque, fermé, mon masque de froideur bien accroché, celui-là même que je portais en permanence. Ne rien ressentir, ne pas s’attacher. De belles paroles que je me répétais en boucle pour ne pas tomber dans un piège invisible. A quel moment avais-je accepté qu’il était normal d’aller mal en permanence ?  Que les autres n’étaient qu’un danger constant ?
Dans ce groupe, il nous fallait exposer aux autres ce qu’il était bien difficile d’admettre, nos faiblesses, nos blessures. Une lutte perverse de celui qui irait le plus mal, de celui qui se trimbalait les casseroles les plus sales. Pourquoi faire au juste ? Aller mieux en se déchargeant d’un poids ou au contraire, s’apaiser de voir qu’il y a toujours pire que soi ? A côté de moi, il y avait cette fille qui se baladait une valise plus grosse qu’elle de rapports difficile à la nourriture et qui ne pouvait parler sans se mettre à pleurer. Je n’avais toujours pas réussi à comprendre qu’elle était la raison de toute cette décharge émotionnelle. Et ce crétin qui nous écoutait parler, avec ses lunettes rondes qu’il portait sur le bout de son nez et que je voyais tomber à chaque instant, qui souriait aimablement en pensant très certainement qu’il était bien chanceux de ne pas être de l’autre côté. En face de moi, l’air perdu, chagriné, se trouvait Jamie, de qui j’avais retenu le nom car il me rappelait bien trop celui de mon ancienne amante et qui venait tout juste de réapparaître aux sessions.
Si au début je ne lui avais pas porté plus d’attention qu’aux autres, me contentant de répéter chaque fois le même discours, modifiant de ci, de là quelques phrases, hochant gravement la tête lorsque l’on me souhaitait bon courage et n’écoutant que d’une oreille le reste du temps, cet homme meurtri avait fini par m’intriguer. Puis il avait disparu et j’avais fini par oublier. Ne pas s’attacher.
Seulement, il était revenu, l’air encore plus défait qu’auparavant, le regard sombre, la mine lugubre et cette même envie applaudir que moi. Ne pas venir aux sessions semblait avoir joué contre lui et derrière ma carapace, il me touchait. Je n’avais pas pitié, de personne d’ailleurs, qui étais-je pour juger de la sorte ? Non, seulement, il semblait désemparé et nos maux si identiques que lorsqu’il fut missionné de ranger la salle après tout le monde, je me surpris à ranger mes affaires plus lentement qu’à l’accoutumé. Puis me voilà devant lui, qui me tournait le dos et alors que ces quelques mots m’échappèrent, je retrouvais ma raison qui me criait que je ne devrai pas m’occuper de tout ça.
« Hey, ça faisait longtemps que tu n’étais pas venu ! »
En plus d’être une frappante perspicacité, j’admirai alors mon élocution parfaite...
black pumpkin


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MessageSujet: Re: jaylise + I gotta stop playin' round and runnin' from me   Jeu 24 Nov - 2:49

Heureusement que les membres du groupe n'ont pas idée de mon appartenance aux hautes sphères de la société anglaise, sans quoi j'imagine que bien des moqueries s'élèveraient dans mon dos à l'idée qu'un aristocrate soit actuellement en train de faire la bonniche en rangeant la salle où vient de se dérouler la séance. Je n'ai jamais cru bon de souligner de mon rang, pour la simple et bonne raison que le peuple lambda n'accepte pas que les gens comme moi aient des problèmes et puissent se plaindre. Dans un monde où l'on aime à répéter que l'argent ne fait pas le bonheur, on se plaît aussi à cracher sur ce peuple aisé qui a de quoi acheter la perfection pour combler les éventuels vides existentiels. Et si l'on a le malheur de laisser transparaître une douleur, un manque, les critiques pleuvent. Tu es riche, tu es beau, tu es célèbre ; alors tais-toi et sois heureux. Non, puisqu'il faut être un homme parmi les hommes, un dérangé de plus, une âme perdue en quête d'aide et de rédemption, alors il n'est pas question de donner matière à me différencier des autres. Que l'on me connaisse grâce à mon travail à la radio, ma courte relation avec Hannah, et plus récemment mes déboires face à la justice suffit amplement pour que l'on me remarque et me mette dans une case à part. Mais loin de l'aristocrate, cette case s'apparente plutôt à celle du criminel. C'est solitaire, cette existence sous tous ces regards jugeurs. L'homme qui frappe sa compagne doit être sur la troisième marche du podium des êtres les plus détestés, après les violeurs et les pédophiles. Alors je ne m'attends à aucune compassion pour mon cas, aucune parole réconfortante. Qu'on me laisse tenter de guérir est tout ce que je demande. La petite voix d'Elise résonne dans la salle ; je me retourne, lui adresse un regard, un vague sourire, et reprend le rangement des bouteilles d'eau et de soda dans le petit frigo dans un coin de la salle. « Hey. » J'admets que cela fait plaisir de savoir que quelqu'un d'autre que le psy du groupe a remarqué mon absence. « Eh oui, j'ai pensé pouvoir prendre mon envol et... » J'hausse les épaules. Il n'y a vraiment rien à en dire de plus : si je suis de retour, c'est bien que cela fut un échec. Pour ne pas dire un désastre. « Et si tu as regardé les news, tu sais ce que ça a donné. » Mes déboires n'ont pas la même médiatisation que ceux de Johnny Depp, certes. Néanmoins, les travers d'un rédacteur en chef et animateur chez ABC ont eu droit à leur minute de gloire sur les chaînes du pays et quelques encarts dans cette presse qui se délecte du malheur des autres. Juste de quoi montrer au public que même chez les puissants, la justice australienne ne plaisante pas avec les violences conjugales. « Le juge m'impose d'être là, mais je comptais revenir de toute façon, alors... » Alors me voici. Plein de bonne foi, prêt à tenter d'aller mieux encore une fois, à accepter d'être aidé. C'est le premier pas paraît-il. J'avoue qu'obtenir cette garde partagée de Daniel est mon objectif principal, et il n'y a que le psy pour donner l'accord ou non. C'est ce qui me motive en grande partie. Machinalement, je jette la vaisselle en plastique à la poubelle et passe un rapide coup d'éponge sur la table. La scène ne doit guère passionner Elise. « De l'évolution, depuis la dernière fois ? » je demande, histoire de. Je ne sais jamais vraiment moi-même si je pose ce genre de questions parce que j'éprouve un réel intérêt à obtenir une réponse, ou s'il ne s'agit que d'une forme de politesse anglaise devenue un réflexe qui traverse mes lèvres avant même que je ne formule une pensée. Le small talk, c'est un peu dans les gènes.



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MessageSujet: Re: jaylise + I gotta stop playin' round and runnin' from me   Jeu 24 Nov - 15:57

I gotta stop playin' round and runnin' from me
Bien sûr que j’avais eu vent de l’affaire qui entourait Jamie, Brisbane était une petite ville dans le sens où tout le monde finissait par se connaître ou du moins par savoir tout ce qui se disait, des rumeurs les plus folles aux vérités les plus effrayantes. Alors forcément un animateur radio accusé de violences conjugales, les petites gens adoraient ce genre d’histoires. Au départ, je n’avais pas trop fait attention aux bruits de couloirs, bien sûr je n’aimais pas entendre qu’une fois de plus un homme avait levé la main sur sa compagne. Mais chaque jour des milliers de femmes subissaient ce traitement et personne n’en parlait, pourquoi tout le monde portait donc de l’importance à ce geste là ? Ce n’est qu’en me rendant compte que je connaissais plus ou moins l’accusé que j’avais prit le temps de lire l’affaire. Au final, je n’y avais porté d’importance. Des souvenirs que j’en avais, Jamie n’avait pas un passé facile et si rien n’excusait un pareil geste, je ne pouvais m’empêcher de le trouver touchant. Tout juste papa, il y avait forcément une raison, une explication derrière tout ça.
« Oui j’ai vu. » Pas besoin de s’épancher, ça ne devait pas être facile à vivre. Être exposé de la sorte au regard des autres, à leur jugement facile et vil. Au fond, nous étions là à le pointer du doigt, à rire de son malheur sans avoir la moindre idée de ce qui avait bien pu se passer en vérité. Raison pour laquelle je préférais me réfugier dans mes dessins que dans une dépêche de nouvelles qui m’aurait projeté bien trop brutalement au monde réel. Le psychologue ne cessait de me répéter que je devais essayer de prendre pied dans la réalité, de faire face. Il ne comprenait pas que ma réalité était bien trop sombre, on avait oublié de changer l’ampoule et depuis, je m’étais fait à vivre dans l’obscurité. Je devais bien essayer de trouver des sources lumineuses parmi tout ça. Je ne faisais pas beaucoup d’efforts me répétait-il souvent, pourtant, rien que le fait d’aller le voir aussi régulièrement en était un. Il ne savait pas à quel point.
Jamie lui semblait prêt à avancer, à chercher l’aide, il l’avouait même et rien que pour cela je l’enviais. Malgré tout, il ne perdait pas espoir. Après tout, il avait un but, son fils, je pouvais comprendre d’où il tirait sa force. Je le regardait nettoyer le bazar sans nom que nous avions crée au fil de nos confessions. Parfois, je me demandais même si certains avaient réellement besoin de cette thérapie ou s’ils ne venaient pas que pour la nourriture gratuite.
Je ne savais plus trop ce que je faisais là, à le regarder faire. Je n’étais certainement pas celle qui pourrait l’aider, prise au piège comme je l’étais par mes propres problèmes. Et puis je n’avais guère envie de me charger d’un poids en plus. Puis il me posa cette question, par politesse j’imagine, car j’avais fini par comprendre qu’au fond personne ne s’intéressait vraiment aux autres. Le plus important resterait toujours le moi, celui qu’on ne comprend pas, que l’on essaye de satisfaire au mieux. Même à corps perdu dans une relation, nous essayions toujours de nous contenter personnellement.
Je laissais échapper un petit rire. « Du progrès ? C’est un peu comme les licornes, beaucoup aimeraient qu’elles existent, moi je ne crois qu’en ce que je vois. » Oui, je m’améliorais chaque jour un peu plus en illusionnisme, faire croire aux autres que tout allait pour le mieux, ça j’étais douée. Et puis progresser dans quel sens ? Oui, j’aimerai un jour réussir à faire quelque chose sans cette culpabilité qui me rongeait de l’intérieur, réussir à vivre pour moi et seulement moi, je m’étais même mise en tête d’y arriver, mais au fond, j’avais déjà jeté l’éponge, je l’avais même brûlée et fait disparaître les traces à l’acide. C’est dire…
« Tu penses vraiment que ces séances servent à quelque chose ? » Si ma réponse était toute choisie, j’étais curieuse d’entendre la sienne. « Quand t’auras fini ça te dirait d’aller se boire un café ? » Je n’étais retenue par rien, pas d’horaire, personne qui m’attendait à la maison. J’étais libre au fond.
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MessageSujet: Re: jaylise + I gotta stop playin' round and runnin' from me   Jeu 24 Nov - 19:42

Je ferme la porte du petit frigo avec un léger rire face aux paroles de la jeune femme. On pourrait nommer ce genre d’humour le cynisme des désespérées ; lorsqu’il ne reste que les plaisanteries sarcastiques pour s’arracher un rire à soi-même et laisser le monde croire que tout ne va pas si mal que ça. Tant que l’on peut rire, c’est que tout n’est pas perdu. « Jolie comparaison. » je souffle en adressant un regard amusé à Elise. Patiente assidue, elle ne rate pas les thérapies de groupe, ne fait pas d’interruption de traitement, et ne semble jamais aller particulièrement mieux. Sûrement a-t-elle baissé les bras et voit-elle son acte de présence à ces séances comme son ultime signe de bonne volonté, alors qu’en réalité, les heures passées ici ne sont qu’un rituel rassurant. Car même s’il est désagréable et parfois navrant d’écouter les jérémiades les uns des autres, le simple fait de se trouver dans une pièce entourée d’humains de notre genre suffit à réaliser que nous ne sommes pas seuls à faire face à nos démons. D’autres les partagent. Peut-être que eux iront mieux un jour, et que cela nous donnera de l’espoir pour notre propre cas. En réalité on ne cesse jamais vraiment d’être à la recherche d’un peu d’espoir, même lorsque l’on croit avoir baissé les bras. C’est un peu pour cette raison que mon avis sur cette thérapie intéresse Elise. « Honnêtement, non. » je réponds en poursuivant machinalement mes gestes. « Néanmoins, je préfère me montrer de bonne foi, optimiste, et croire qu’il y a un petit espoir que cela puisse aider. » Cela a toujours fait partie de ma force de caractère, l’optimisme. Lorsque cela se transforme en entêtement, en revanche, cela peut se retourner contre moi. Car je m’accroche toujours, je m’accroche trop, je refuse d’abandonner. Alors que parfois, lâcher prise est la seule solution. C’est une leçon apprise il y a peu, à mes dépends. « Ce n’est pas idéal pour le moral d’être persuadé que l’on perd complètement son temps. » j’ajoute avec un sourire encourageant. La table est impeccable, il ne reste qu’un coup de balai à passer avant de gagner le droit de rentrer chez moi. C’était sans compter sur l’invitation de la jeune femme, aussi surprenante qu’inattendue. Je ne peux pas m’empêcher de l’observer de haut en bas en me demandant ce qu’elle me veut. Puis je jette un coup d’œil à ma montre ; il est trop tard pour espérer passer voir Daniel chez sa mère, il doit être en pleine sieste, et je ne suis attendu nulle part cet après-midi. « Pourquoi pas, oui. » je réponds finalement. « Attends-moi dehors, ça n’a rien de passionnant de me regarder passer un coup de balai. » Alors Elise quitte le bâtiment, le temps que j’époussette le sol brièvement, songeur. Je compte les jours qui me séparent du moment où le psy donnera son verdict concernant la garde de Daniel, je ne cesse de me demander si mon comportement est le bon pour le convaincre que je ne suis pas un danger pour mon propre fils. Puis je le maudis et le hais d’avoir un tel pouvoir sur ma vie. Qui sont tous ces gens qui se donnent le droit de me tenir éloigné de lui ? Je parie que ce brin de ménage fait à tour de rôle est aussi supposé être thérapeutique. Je ferme la porte de la salle derrière moi et trouve à mon tour la sortie du bâtiment. A l’extérieur, mon premier réflexe est d’allumer une cigarette. J’ai cessé de compter et de me soucier d’une dépendance naissance ; j’estime que je passe au travers de bien assez d’épreuves pour mériter une barrette de tabac deux ou trois fois par jour. C’est souvent à la fin de la session que le besoin se fait ressentir. Je retrouve Elise avec un petit sourire. « Si tu as une destination en tête, je te suis. » Nous amorçons le pas, plutôt lent, qui nous éloigne de notre lieu de torture hebdomadaire. Et pour ne pas demeurer dans un silence gênant, ni avoir l’air d’un type froid, je reprends le sujet de conversation amorcé il y a quelques minutes ; « Alors, pourquoi continuer de venir aux séances si ça se résume à de la chasse aux licornes à tes yeux ? »



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PETIT PLUS : Allemande. ≈ A perdu sa sœur jumelle à l’âge de 3ans. ≈ Vit à Brisbane depuis. ≈ Elle a un carnet dans lequel elle note tout ce qui lui passe par la tête. ≈ Elle a des difficultés avec les relations humaines. ≈ Achète souvent les choses en double. ≈ Souffre d’un trouble de la personnalité borderline. ≈ A fait une tentative de suicide à 16ans. ≈ Déteste sa petite sœur. ≈ A toujours son doudou. ≈ Est très franche. ≈ A peur d’avoir des enfants. ≈ Joue du piano et de la guitare.
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MessageSujet: Re: jaylise + I gotta stop playin' round and runnin' from me   Mar 29 Nov - 16:02

I gotta stop playin' round and runnin' from me
Je n’arrivais même pas à me sentir coupable d’être aussi peu optimiste. Jamie avait très certainement besoin d’être réconforté, écouté et soutenu, même si l’avouer était douloureux pour lui et je venais, les deux pieds dans le plat pour lui rappeler à quel point j’avais perdu la foi en une quelconque guérison. Mais lui mentir aurait-il servit à quelque chose ? A mes yeux, seule l’honnêteté avait de la valeur. Une petite moue naquit sur mon visage tandis que je l’écoutais se rassurer de lui-même. « Si tu le dis… Le principal c’est d’y croire. » Ce que je n’arrivais plus à faire. Pour autant, je ne moquais pas, ne jugeais pas non plus. Quelque part, je continuais à mettre les pieds dans cette salle aux tristes échos pour une bonne raison. Chercher du soutien, de la compagnie, pour ne pas sombrer complètement, lui proposer de se parler en dehors du groupe. Si je n’étais pas sûre de moi en prononçant ses mots, je tâchais de ne rien montrer comme à mon habitude lorsque son regard perplexe vint se poser sur moi pour me scruter prudemment. Il réfléchissait, se questionnant très certainement sur les raisons de ma demande et me préparant à une réponse négative, je remis en place mon sac sur mon épaule. Mais allant de surprise en surprise, il finit par accepter. Sans un mot, hochant simplement de la tête, je suivi ses prérogatives, rejoignant l’air frais et pur de l’extérieur, que je m’empressais de venir polluer en allumant un bâtonnet de nicotine. Fumer était ma manière à moi de rappeler aux autres que je me fichais bien de ma santé, de ma vie et paradoxalement une façon de me souvenir que j’étais bien vivante. Se faire du mal pour rester ancré dans la réalité, un triste rappel que ce n’était pas qu’un mauvais rêve. Je passais mon temps à rechercher ce sentiment. Les cicatrices sur mes bras, ces proches que je préférais quitter avant qu’ils ne le fassent, cette drogue que j’infiltrai dans mes poumons. Toute occasion était bonne à prendre. Et au fond je me demandais si inviter un homme accusé de violences conjugales n’en faisait pas partie. Recrachant la fumée dans un soupir de bien être, je ne m’étonnais pas de ne pas être la seule dans ce cas, ce qui me fit sourire doucement en réponse à celui qui étirait le visage du journaliste.
Après un mouvement d’épaules expliquant que je n’avais pas trop réfléchit à la question, nous entamions de nous rendre à destination, quelle qu’elle soit. « On va bien trouver un café sympa dans le coin non ? » Je n’avais pas envie d’avouer que je ne connaissais pas vraiment de lieu où se poser lorsque l’envie se faisait ressentir. Ce n’était pas mon genre d’aller dans ce genre d’endroit. Je fuyais les gens autant que j’avais besoin d’eux. Perdue dans mes pensées, j’en oubliais presque que je n’étais pas seule et sursautais légèrement lorsque la voix chaude de Jamie vent me chatouiller les oreilles. Un sourire amusé naquit sur mes lèvres en entendant mon expression être reprise à mon insu. Je le regardais en coin avant de lâcher, amusée. « Parce que toutes les nuits je rêve que les licornes existent. » Si j’en riais, ce n’était pour autant pas moins vrai. « Et ça m’évite d’avoir ma famille sur le dos[. » Cette dernière était persuadée que j’allais mieux et que le fait de suivre cette thérapie me sortait la tête de l’eau. Depuis mon histoire avec ma jolie anglaise, j’avais plus ou moins recommencé à parler à mes parents, décrochant parfois le téléphone quand ma mère m’appelait, essayant quelques fois de les rassurer. En partie pour éviter qu’ils n’envoient ma sœur à la pêche aux infos, entre autre parce que je prenais conscience qu’ils n’étaient pas éternels et que viendrait le jour où je devrai leur dire au revoir. Le regard dans le vague, je me passais la main sur le visage. « Alala… La vie serait tellement plus simple sans les autres non ? » A mes yeux la question n’attendait pas vraiment de réponse, Sartre avait déjà répondu à cette question. C’était plus une affirmation qu’autre chose, même si je me doutais que tout le monde n’avait pas la même vision que moi. Au bout de la rue, se tenait un petit café d’apparence assez calme, je le désignais du doigt. « Ca parrait pas mal non ?  ».
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MessageSujet: Re: jaylise + I gotta stop playin' round and runnin' from me   Jeu 1 Déc - 17:31

A la recherche du premier café potable que le hasard mettra sur notre route, la discussion reprend au sujet de ces thérapies de groupe auxquelles Elise et moi avons bien du mal à croire en l’efficacité. Pourtant, nous y allons quand même, tous deux sous une certaine contrainte : moi le juge, elle sa famille. Quoi qu’elle avoue avoir le rêve, forme d’espoir, qu’un jour elle ira mieux, que ses propres pensées et émotions ne seront plus ses bourreaux de tous les jours. « Alors tu y crois toujours quand même un peu. » dis-je avec un clin d’œil encourageant. A vrai dire, les seules personnes que je crois réellement capable de complètement baisser les bras sont Joanne et Oliver –qui l’a bien démontré. Du reste, il y a toujours quelque chose à récupérer. L’optimisme est un bon moteur. Elise, elle, semble avoir un esprit plus négatif. Cela en a l’air lorsqu’elle soupire. « Non, ce sont les autres qui font que la vie a un sens, à mes yeux. » je réponds, une main dans la poche, l’autre portant ma cigarette à mes lèvres. « Qu’est-ce que tu ferais si personne n’existait ? Ou même, si tu étais invisible ? A quoi bon ? » L’on pourrait pousser la réflexion jusqu’à demander comment savoir que l’on existe s’il n’y a personne pour en témoigner, nous voir, nous parler, mais nous laisserons les philosophes européens à leur place pour aujourd’hui. D’ailleurs, nous trouvons un café. « Tant que le thé est buvable. » je réponds en haussant les épaules. Même si mettre un sachet d’herbes dans de l’eau chaude ne semble véritablement pas insurmontable, il existe bien des établissements dans lesquels il me serait impossible de prendre une gorgée de la boisson chaude. Ce n’est pas tant l’art ancestrale de la plongée de sachet dans l’eau qui puisse échapper à qui que ce soit, mais la qualité des infusions, autant dans leur durée que dans leur goût final. Sans oublier que le goût de l’eau utilisée a également son rôle à jouer, mais je crois que l’Anglais en moi aime particulièrement chipoter d’un rien lorsque cela concerne cette tradition bien de chez nous. Cela doit d’ailleurs me faire passer pour un cliché ambulant, titre dont je m’accommode très bien, fier de mon île natale et même de mon accent aux sonorités parfois snob. A prendre ou à laisser. Elise et moi nous installons donc à l’intérieur de ce café. Non pas que la terrasse ne soit pas tentante, néanmoins avec l’arrivée de l’été, le soleil est des plus brillants et l’air particulièrement chaud. L’impression d’étouffer se fait vite ressentir, alors une salle climatisée ne se refuse pas. Nous trouvons une table, plutôt basse, bordée de deux fauteuils dans lesquels nous mettre à nos aises. La commande est rapidement passée, et la serveuse nous laisse à notre conversation. « Au risque de te décevoir, je préfère te prévenir immédiatement que je ne compte pas répondre à la moindre question concernant toutes les informations qui circulent à mon sujet. » Mieux vaut être clair dès le départ. J’ai eu assez d’un procès, l’on m’a noyé sous les questions, et le jugement est bien assez difficile à digérer comme ça. C’est un sujet que je préfère éviter, tout autant que la curiosité morbide de ceux qui se penchent sur cette affaire à l’aspect complètement biaisé par le bouche à oreille. Mais allez faire croire à tout ce beau monde que je ne battais pas Joanne. Je ne tente même plus d’établir la vérité, cela me donne uniquement l’air de chercher à me dédouaner, ce qui est tout aussi faux. Au final, le public voit et écoute ce qu’il a envie de voir et d’entendre, rien n’y changera. « J’espère que ça n’est pas uniquement pour ça que tu m’as invité à sortir. » j’ajoute avec un petit sourire, quoi que je craigne réellement que cela fut le seul intérêt de la jeune femme pour moi.



J'attendrai que tu tiennes ton sourire à l'endroit pour oublier l'Eden et m'exiler de toi, et m'exiler de toi.





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PETIT PLUS : Allemande. ≈ A perdu sa sœur jumelle à l’âge de 3ans. ≈ Vit à Brisbane depuis. ≈ Elle a un carnet dans lequel elle note tout ce qui lui passe par la tête. ≈ Elle a des difficultés avec les relations humaines. ≈ Achète souvent les choses en double. ≈ Souffre d’un trouble de la personnalité borderline. ≈ A fait une tentative de suicide à 16ans. ≈ Déteste sa petite sœur. ≈ A toujours son doudou. ≈ Est très franche. ≈ A peur d’avoir des enfants. ≈ Joue du piano et de la guitare.
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MessageSujet: Re: jaylise + I gotta stop playin' round and runnin' from me   Mar 6 Déc - 1:59

I gotta stop playin' round and runnin' from me
La positivité de Jamie était presque touchante, même si elle tendait à m’agacer légèrement. Depuis peu, je m’étais mise en tête d’apprendre à l’accepter, d’essayer de voir le monde sous un spectre nouveau et plus coloré, pour autant, je n’ouvrai pas grand les bras quand on me la présentait. Son assurance m’agaçait également. Devinait-il vraiment que derrière ce masque froid et sarcastique se cachait une petite fille qui souhaitait reprendre le contrôle ou bien se basait-il sur des suppositions toutes faites, cela n’avait aucune importance au fond. Je me sentais comme dévêtue face à un inconnu. Il ne pouvait pas assurer quelque chose dont je n’étais pas sûre moi-même. Alors je me contentais de hausser les épaules, un petit sourire en coin.
Dans mes moments de chute libre, je me disais toujours que les autres n’avaient pas besoin de moi, que finalement la vie n’avait pas grand sens et que je ne manquerai de toute manière à personne si je venais à mourir. J’en finissais également par conclure que les autres n’avaient pas forcément besoin de moi, mais que l’inverse s’appliquait aussi. Alors j’essayais à tout prix de ne pas les laisser dicter ma vie, guider mes choix. Préférant les approcher dans un but précis en prenant garde de ne pas les laisser m’atteindre. « Je serai enfin tranquille si ça arrivait ! » M’entendis-je lui répondre, la voix pleine de sarcasme. Se cacher derrière cette agressivité pour se croire un peu plus forte. Je ne comptais pas baisser les bras et avouer qu’effectivement si l’homme est un loup pour l’homme, ce n’est pas un animal solitaire et que je serai déjà devenue folle sans personne autour. Enfin, encore plus folle que je ne pouvais déjà l’être. « Les autres passent leur temps à te rendre la vie difficile, même quand tu es persuadé du contraire. » Toutes mes relations venaient le prouver. Si pendant quelques temps, tout semble parfait et vient combler les vides, arrive un moment où les choses s’effondrent et chaque fois il devient plus difficile de reconstruire.
Une fois assis, après avoir rit sous cape de ses manières britanniques, la serveuse s’affairant déjà à nous rapporter nos commandes, Jamie rentra aussitôt dans le vif du sujet. Je me contentais de l’observer de loin, appuyée sur le fond de mon fauteuil, sourcils interrogateurs et sourire amusé au visage. Ainsi, il assumait que je le traînais ici pour me délecter de ragots. Si je ne m’intéressais aucunement à quelle histoire il pouvait bien cacher derrière ce mur brisé, m’intéressant bien plus à l’homme et sa personnalité complexe, à ses sentiments et rouages qui semblaient faire écho aux miens, je décidais de m’amuser un peu, de tester la bête pour voir comment il réagirait. Une moue déçue remplaça alors ma précédente expression. « Je pensais pourtant avoir été assez claire sur le sujet… Je sais bien que la curiosité est un vilain défaut, mais c’est pas tous les jours qu’on rencontre des vedettes ! » La serveuse me coupa dans mon élan dramatique en déposant plutôt maladroitement nos boissons chaudes sur la table, renversant ainsi un bon quart de mon café sur la table. Et elle avait beau se confondre en excuse, en épongeant tant bien que mal les dégâts, je lui tendis la tasse d’un geste sec et autoritaire. « Si je pouvais avoir la quantité pour laquelle je paye, merci bien. » Le sourire  doucereux venait tant bien que mal balancer le dédain tandis que je me retournais vers mon compagnon d’infortune, comme si de rien n’était. La maladresse de la jeune femme venait de me couper toute envie de m’amuser. « Si tu veux tout savoir, je m’en fou pas mal de cette histoire. Je dis pas que j’approuve quoi que ce soit. Simplement que je pense que t’as déjà bien assez de tous ces journalistes pour pas qu’une psychotique dans mon genre vienne poser des questions. » Une nouvelle tasse fumante, qu’un autre serveur à qui je souris, déposa sur la table, vint mettre une ponctuation à ma phrase.
« Je me suis juste dis que ça ferait du bien de parler. Tu sais de passer un peu de temps avec les autres. » Et j’offris un sourire éclatant à Jamie avant de plonger les lèvres dans le liquide brûlant, n’y prêtant même pas attention à la douleur que cela provoquerait.
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