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 cherlou #4 + hello is it me you're looking for ?

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l'indomptable

ÂGE : 27 ans (29/10/88)
SURNOM : Parce que Lou c'est pas assez court comme ça ?
STATUT : célibataire, ne s'encombre pas de sentiments qui mourront forcément
MÉTIER : futur bébé dragon de la maison Deauclaire, chanteuse du band Street Cats, junkie à temps plein
LOGEMENT : forcée de quitter la maison au #302 pine rivers qu'elle partageait avec Eireen suite à la mort de Dylan, a vécu furtivement au #32 redcliffe, une miteuse chambre de bonne, qu'elle a récemment troqué contre une confortable chambre d'un centre de désintox

POSTS : 813 POINTS : 105

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : fille unique et choyée d'un couple aisé ≈ vit mal la solitude et l'ennui ≈ très fêtarde ≈ tombée dans la drogue dès ses 16 ans ≈ les cures de désintox sont des échecs ≈ ses parents lui ont coupé les vivres ≈ rejetée par toute la communauté underground après avoir trahi son dealer malgré elle ≈ a vécu dans un squat pendant des mois et s’est prostituée ≈ a essayé de remonter la pente en vain ≈ sa mauvaise influence a causé la mort par coma éthylique de sa colocataire Dylan ≈ au fond du trou, elle vient tout juste d’être prise en charge pour la cure de désintox de la dernière chance
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : Jonathan - Cherlou #4 - Aisling - 3/4


PSEUDO : loonywaltz
AVATAR : emily browning
CRÉDITS : loonywaltz
DC : jamie keynes & aaron wyler & benjamin brody
INSCRIT LE : 16/05/2015

MessageSujet: cherlou #4 + hello is it me you're looking for ?   Jeu 24 Nov - 2:03


☙ hello is it me you're looking for ?

La pluie n’a-t-elle pas des vertus apaisantes ? Cela a toujours été le cas pour moi. Même si l’on nous apprend à l’école d’où viennent ces petites gouttes d’eau salée, eh bien, je n’écoutais pas grand-chose en biologie, et pour moi, depuis toujours, leur naissance dans les nuages est un mystère. A vrai dire, je crois que si je m’en désintéressais à l’époque, c’était parce que je pensais déjà qu’il est des choses que la science ne devrait pas nous désacraliser. Qu’y-a-t-il de beau à songer que nous ne sommes qu’un cerveau aux manettes d’un bout de viande ? Que nos émotions, nos pensées, même nos souvenirs ne sont que le fruit de réactions chimiques ? J’aime les mystères de la vie et ceux de la nature. J’aime me dire que les gouttes de pluie ne sont que des pleurs de nuages. Et l’autre soir, tout l’amas cotonneux au-dessus de Brisbane était visiblement en proie à une immense tristesse. Tous nous ont noyés pendant des heures, leurs grosses larmes frappant le sol de plein fouet. Certains, en proie à je ne sais quelle rage ou désespoir, faisaient exploser dans l’atmosphère un grand éclair éphémère. Ces zébrures instantanées dans le ciel m'ont gardée éveillée bien longtemps. Accoudée au bord de la fenêtre de ma chambre, j’ai observé le déluge au dehors donner au paysage des airs apocalyptiques, et la course que faisaient les gouttes sur la vitre. Bon nombre de pensionnaires du centre étaient paniqués. D’autres hors de contrôle. Et alors que les mains manquent, que le renfort ne serait pas de refus pour gérer ces crises d’angoisse ou d’euphorie de la part de cette joyeuse bande de tarés, Archer n’est pas là. Il est là-bas, quelque part dehors. Chez lui, avec de la chance. Dans le grand bordel qui lui sert d’appartement. Dans mes songes, entre deux coups de tonnerre qui me font sursauter, je me revois traîner la carcasse de l’infirmier à travers son salon et sa chambre pour le déposer sur son lit tout habillé. Il était lourd pour un insecte comme moi, néanmoins il n’était pas question que je le laisse gisant sur le trottoir face au bar comme n’importe quel ivrogne. Je sens encore les effluves de whisky qui s’échappaient de sa bouche lorsqu’il parlait, je nous entends nous hurler dessus, tous deux à la recherche de rédemption. Moi pour avoir tué son meilleur ami. Lui pour ne pas réussir à me haïr pour ce crime. Je devine encore la chaleur, l’humidité et la douceur de ses lèvres furtivement posées sur les miennes. Du bout des doigts, je cherche ce souvenir sur leur pulpe encore fébrile, cherchant encore un sens à cet instant, souriante sans trop savoir pourquoi. Qu’il est idiot, cet infirmier. Qu’il est sot. Ne sait-il pas dans quel piège il tombe, dans quel pétrin il se met ? Je soupire, désolée pour lui. Ce serait bien plus simple s’il me détestait, tellement plus simple. D’ailleurs, c’est ainsi que les choses devraient être. Mais je suppose qu’il y a eu, ce soir-là, je ne sais quel dérapage cosmique, un mauvais alignement des étoiles, un fracas dans la galaxie qui a poussé le visage d’Archer vers le mien. L’on est en droit de se demander ce qu’il en est de moi, ce que j’en pense, ce que je ressens, et je donnerais cette réponse à la fois décevante et prévisible de la part de quelque chose comme moi : rien. De tous les mystères de la vie et de la nature, un seul me laisse aussi indifférente que ces poupées de porcelaine auxquelles on me compare si souvent : l’amour. Mon cœur est un ordinateur déconnecté de tout ce qui n’est pas peine, douleur, peur, colère et lassitude. Les sentiments dominant mon existence depuis des années. J’ai aimé, et l’on s’est joué de moi. C’est l’amour qui m’a transformée en petit monstre et qui a réduit ma vie en un petit monticule de cendres auquel je tente désormais de donner une forme. J’ai coupé tous les fils menant à cette forme d’affection, en laissant juste assez pour ne pas devenir moi-même un automate. Je crois que l’on peut vivre sans amour, mais pas sans chaleur humaine.

Archer ne revient pas. Les jours suivants la tempête, alors que le calme est revenu dans le centre, que les habitudes reprennent, je sautille jusqu’à son bureau pour aller y fredonner un air. Mais il n’y est pas. C’est un autre infirmier qui me donne mes comprimés et qui m’accompagnera à ma prochaine séance de désintoxication demain. Quelqu’un que je ne connais pas, en qui je n’ai pas confiance. Alors je retrouve les émotions familières, la peine et la peur. Où est-il ? Pourquoi n’est-il pas là ? Est-ce qu’on ne peut pas attendre son retour afin qu’il puisse m’accompagner comme la dernière fois ? Est-ce qu’il reviendra ? Et surtout, pourquoi cela m’importe tant ? Je tourne en rond toute la journée, inquiète, désorientée. Personne ne daigne répondre à mes questions car personne ne me croit en droit de savoir, mais ils ne comprennent pas. Je dois savoir, j’en ai besoin. J’en ai besoin. Sans ce repère je ne suis qu’une boussole qui perd le nord. Je ne sais plus quoi faire de mes dix doigts, mes pensées sont obsédées par cette foutue gueule d’ange qui commence à me manquer. Il est mon ami, il est le seul qui croit en moi ici. Pas que dans ce centre, mais sur cette planète. Il est le seul qui me fait sentir un tant soit peu normale, et non comme un détritus en plein processus de recyclage. Je veux qu’on me le rende. Je le veux de retour. Recroquevillée dans mon lit, je vis chaque heure dans la peur du lendemain, sans mon ange gardien pour me tenir la main. Le regard dans le vide, écoutant cette pluie qui bat encore mais qui n’a plus rien d’apaisant. Je frôle mes lèvres à la recherche des siennes et ferme les yeux, inspire au fond de mes poumons le souvenir des effluves de whisky, pendant que ma main se faufile entre mes cuisses et que son nom s’échappe dans un soupir.

« Je n’irai pas. » ais-je décidé en croisant les bras, assise sur le bord de mon lit, la mine décoiffée et peu réveillée du matin. « Je n’irai nulle part tant qu’on ne répondra pas à mes questions. » Ce n’est pourtant pas compliqué, et ce n’est pas beaucoup demander. Pourtant, par principe, on me le refuse. Deux infirmiers s’approchent de moi, même si je montre les dents. Ils savent ce dont je suis capable, ils le craignent, mais j’ai rendez-vous dans la salle de désintoxication pour poursuivre ma cure et cela n’est pas négociable. Chacun m’attrape un bras, en songeant certainement que cette stratégie m’empêcherait d’opposer plus de résistance. Ils se trompent. « Lâchez-moi ! LÂCHEZ-MOI. » je m’époumone en me débattant comme si l’on voulait me conduire de force sur la chaise électrique. Je gigote, je bats des jambes, des bras, je cherche quoi mordre, quel entrejambe frapper. De la crise de colère je passe à la panique et aux grosses larmes. Je ne veux pas y aller, pas sans Archer pour me tenir la main quand je m'endors. J'ai peur. « C'est quoi tout ce cinéma ? » demande un médecin attiré par le tumulte dans la chambre. « Je veux savoir où est Archer. On ne veut rien me dire alors que j'ai le droit de savoir pourquoi il n'est pas là. Je sais qu'il n'est pas en week-end ou en vacances, il me l'aurait dit. » L'homme fait signe aux infirmiers de me lâcher. Je pourrais leur sauter au cou pour leur sectionner la jugulaire avec les dents, mais je reprends tout mon calme et me rassois sur mon lit sur ordre tacite du médecin. « Monsieur Willis s'est cassé une jambe à cause de la tempête. La grande roue est tombée et l'a blessé. Il va bien. Il était à l'hôpital, et il est de retour chez lui. Nous lui avons accordé du repos afin qu'il se remette de ce traumatisme. » Je passe de la crainte au soulagement. Il va bien. C'est tout ce qui importe. Satisfaite, je me rends en salle de désintoxication, prenant sur moi ma peur. S'il revient et apprend que j'ai refusé d'y aller, il ne sera plus fier de moi. 

Deux jours passent pendant lesquelles mon organisme complètement brisé par la médication et l'anesthésie se remet de ces épreuves. Faible, je passe la majeur partie du temps à dormir. Ce n'est qu'en début de soirée que je me trouve assez en forme pour enjamber ma bicyclette et filer à travers la vie nocturne de Brisbane en plein éveil. Je me souviens de l'adresse d'Archer, elle est notée dans un coin de mon cerveau à la mémoire meurtrie par les substances diverses et variées. Comme quoi, j'ai encore une bonne partie de ma tête. Je pédale assez vite, ce n'est pas la porte à côté et je ne tiens pas à arriver la nuit tombée. Je passe par un traiteur chinois et dispose les deux menus dans mon panier. J'arrive en bas de l'immeuble, en haut de l'ascenseur, sur le pas de la porte. Et je frappe trois petits coups. Le temps que l'éclopé clopine jusqu'à l'entrée, je tente de moi-même d'ouvrir la porte ; il me suffit d'appuyer sur la poignée pour que celle-ci s'ouvre en grand. Alors je m'invite, sans gêne, dans cet appartement que je connais déjà vaguement. Lorsque mon regard tombe sur Archer, je lui adresse un large sourire. « J'ai apporté le dîner. » dis-je en lui montrant les petites boîtes cartonnées au logo asiatique dans mes mains, et dont l'odeur commence déjà à embaumer l'air du studio.
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