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 Sometimes lies are our best allies ✘ Ginny

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la marieuse en mal d'amour
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ÂGE : 29 ans {08/08/87}
SURNOM : Maddy
STATUT : Propriété de son avocat
MÉTIER : Organisatrice d'évenements à M&C's weddings & events
LOGEMENT : redcliffe #22

POSTS : 5534 POINTS : 15

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Anglaise originaire de la banlieue de Londres, elle vient de la classe moyenne mais a fréquenté un groupe scolaire privé ㄨ Cela fait deux ans qu'elle est en Australie mais son accent british reste marqué ㄨ Bénévole dans une association pour les animaux ㄨ C'est une accro de Starbucks ㄨ Elle a un penchant pour l'alcool depuis sa dernière année d'études, elle boit encore plus lorsqu'elle se sent mal.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : [3/3] Julian #10GinnyAlvaro
AVATAR : Emilia Clarke.
DC : Silver Reynolds.
INSCRIT LE : 04/04/2015
http://www.30yearsstillyoung.com/t11148-madison-live-boldly-push-yourself-don-t-settle#406917 http://www.30yearsstillyoung.com/t3633-madison-macallister#103483 http://www.30yearsstillyoung.com/t10391-madison-macallister

MessageSujet: Sometimes lies are our best allies ✘ Ginny   Dim 11 Déc - 17:36


Donner son opinion au travail c’était une mauvaise idée, mais l’idéaliste qu’elle était ne pu s’empêcher de dire qu’on ne pouvait pas obliger une femme d’épouser un homme dont elle ne voulait pas, encore plus au vingt-et-unième siècle. Après tout n’étaient-ils pas dans un pays occidental où l’égalité des sexes était censée être acquise, du moins avoir fortement progressé ? Pas chez les riches, les familles des deux jeunes qui devaient se marier avaient beaucoup d’argent et cela était suffisant pour que son patron leur dire amen « nous vous ferons le plus beau des mariages et c’est la petite MacAllister qui s’occupera de votre fille », elle était la plus jeune de sa boîte alors forcément la même apte à la faire changer d’avis, n’est-ce pas ? Enfaite tout était une bonne excuse pour la coller aux tâches les plus ingrates, ce n’était pas elle qui allait dire non, la petite débutante qui n’avait pas vraiment d’autre choix que de rester, ne pouvant trouver mieux ailleurs, ses parents lui disaient qu’elle était très chanceuse de commencer dans une grande agence dans la capitale. La grandeur n’était pas gage de qualité, mais ça ils ne le comprenaient toujours pas malgré leurs âges avancés, c’était tout bonnement désespérant alors elle avait décidé de se confier à une amie, qui contrairement à ce qu’elle s’imaginait n’ira pas dans son sens, elle lui dit de faire ce qu’elle avait à faire pour garder son job en attendant d’en avoir un autre. La brunette fit un tour sur internet pour voir s’il y avait des offres d’emplois plus intéressantes que d’habitude, mais rien alors elle se résigna une nouvelle fois à faire ce qu’on lui demandait de faire. Elle tourna en rond dans son minuscule bureau et s’imagina en train d’essayer de convaincre la demoiselle. « Vous savez se marier n’est pas une fatalité. » Dit comme ça si ça en était une, il fallait qu’elle trouve des mots positifs, ce n’était pas avec ce genre de formulation que la future mariée allait s’enthousiasmer. « Vous allez avoir un mariage de princesse, un mariage dont rêve toutes les jeunes femmes. » Dieu qu’elle était clichée, désormais les femmes ne voulaient pas obligatoirement se marier ni avoir d’enfants, elles étaient de plus en plus à la recherche de l’indépendance. « Merde. » Comment pouvait-elle vendre un mariage alors qu’elle ne connaissait pas du tout le futur marié ? Cela l’aiderait grandement à trouver des arguments, mais il n’était pas prévu qu’il vienne aujourd’hui alors il fallait qu’elle fasse preuve d’imagination. Elle soupira. Et si elle demandait sa présence ? Ils se demanderaient sûrement pour qui elle se prenait pour exiger qu’il soit là, elle passa sa main dans ses cheveux et se gratta la tête. « Je ne vais pas m’en sortir. » Marmonna-t-elle. L’heure passait et les idées ne lui venaient pas, mais peut-être que l’inspiration lui viendrait en rencontrant la jeune femme, il ne fallait pas qu’elle perde espoir, si ça se trouve elle était loin d’être aussi buvable que des clientes plus âgées pour qui les choses n’étaient jamais assez bien. « Elle ne va pas tarder à arriver. » Cria un de ses collègues dans le couloir, cela lui donna presque l’impression qu’elle allait recevoir la reine d’Angleterre. « Oui oui. » Répondit-t-elle avec un faux enthousiasme. « Tu vas encore une fois devoir prouver ce que tu vaux ma petite. » Se dit-elle avant de quitter son bureau et de le fermer. Elle regarda si sa jupe était bien en place et attendit dans l’entrée. « On compte sur toi. » Dit une collègue qui fit un passage fugace devant elle avant de la laisser toute seule. Madison lança un regard à l’horloge, il ne restait plus que quelques minutes avant l’heure du rendez-vous fatidique…


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ÂGE : 27 ans
SURNOM : Virginia Mary Elisabeth, pour un max de confusion.
STATUT : anciennement arrangée, bientôt tout sauf mariée, le coeur toujours ancré à un fantôme de son passé.
MÉTIER : peintre et photographe, elle transforme tranquillement son atelier en workshop du dimanche ouvert au public.
LOGEMENT : jongle entre la chambre 214 au St Vincent's Hospital, l'appartement #18 à Pine Rivers et son petit atelier isolé à Logan City.

POSTS : 2194 POINTS : 1105

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Maman de Noah, un petit ange de 6 ans qui lutte contre une maladie le gardant hospitalisé depuis les deux dernières années. ▲ Mariée de force pour faire bonne figure. ▲ Ne s’autorise pas à tomber amoureuse. ▲ A recommencé à peindre après 5 ans de pause. ▲ Accro au café. ▲ N’a que quelques bons amis qu’elle compte sur les doigts d’une main. ▲ Née à Brisbane, expatriée à Londres, revenue depuis 1 an. ▲ Geek dans l’âme, elle adore les BDs et les jeux vidéos. ▲ Végétarienne, yogi aguerrie et adepte de méditation. ▲ A un humour douteux, discret, mais bien sarcastique.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :

EZRA #3EZRA #4 (réalité alternative)
Things we lost to the flame, things we'll never see again. All that we've amassed sits before us, shattered into ash. These are the things we lost in the fire.


BENJAMIN #2BENJAMIN #3
Unconscious mind, I'm wide awake. Wanna feel one last time, take everything away. If this night is not forever at least we are together. Anywhere, whenever. Apart, but still together.


SAUL #2
I told you if you called I would come runnin', across the highs, the lows and the in-betweens.


EDWARD EDWARD #2 (fb) EDWARD #3
You and I both know everything must go away. Spinning off, head is on my heart. It's like a bit of light and a touch of dark. You don't know my mind, you don't know my kind. Dark necessities are part of my design.


CORA (fb)CORA #2CORA #3
If there's no one beside you when your soul embarks, then I'll follow you into the dark. Just our hearts clasped so tight, waiting for the hint of a spark.


TAD
I'll sit out on the front sofa while your hands, they talk to me. All of this fooling around is as fun as it used to be.

ameliamadison (fb)jamie rose #2 elio auden#TEAMSUSHI #TeamMalaise #1 hassan joanne #TeamDrama




RPs EN ATTENTE : alvaro + kane + debra

PSEUDO : hub
AVATAR : Daisy Ridley
CRÉDITS : mischief insane <3
DC : Matt le p'tit con - et le grand frère & Ariane l'incandescente
INSCRIT LE : 18/10/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t12335-ginny-sit-still-look-pretty http://www.30yearsstillyoung.com/t12359-ginny-she-smelled-of-daisies-she-drives-me-crazy http://www.30yearsstillyoung.com/t12358-ginny-mcgrath http://www.30yearsstillyoung.com/t12357-ginny-mcgrath

MessageSujet: Re: Sometimes lies are our best allies ✘ Ginny   Ven 23 Déc - 6:07


Sometimes lies are our best allies
Madison & Ginny
I can't tell you what it really is, I can only tell you what it feels like. And right now there's a steel knife, in my windpipe. I can't breathe, but I still fight, while I can fight, as long as the wrong feels right, it's like I'm in flight. High off of love drunk from my hate. It's like I'm huffing paint and I love it the more that I suffer, I suffocate and right before I'm about to drown.

La voiture qui sillonnait les rues de Londres donnait l’impression d’aller au ralenti, à l’envers, à contre-sens. Un peu comme le reste, un peu comme la suite qui m’avait été assenée à ma sortie de l’hôpital. Quelques jours de répit dans un lit qui n’était pas le mien, à voir défiler sous mes yeux du personnel infirmier qui court dans tous les sens, qui conseillent ce qui reste, qui tentent de recoller les morceaux. Les non-dits qui se chuchotent tout bas, la jeune mère qui n’a pas su faire face à la pression, la gamine de bonne famille qui a encore une fois voulu attirer l’attention, faire à sa tête, prouver son point simplement pour faire du bruit, qui se retrouve à patienter, robe d’hôpital et cachets pour réparer son estomac, le recoudre et au passage, panser son cœur. Pourtant, les infirmières avaient bien vu que ce n’était pas un simple appel à l’aide de riche princesse avec les idées enfumées. Les visites invasives de ma mère, les remontrances de mon père, les envolées lyriques de Bailey qui pensait déjà aux préparatifs du mariage comme une issue, celle qui me remettrait sur pied, celle qui me donnerait tout ce dont j’avais toujours rêvé sur trame de sécurité, de diamants et d’engagements en papier. J’avais quitté la chambre 24 il y avait un peu plus de 3 semaines et malgré le temps qui s’était écoulé, malgré mes bêtises du début, malgré mes esquives plus ou moins comprises, la suite aurait lieu comme il en avait été décidé il y a bien longtemps. Naïve, je croyais encore au miracle. J’imaginais encore Bailey prendre la poudre d’escampette, réaliser quelle connerie il ferait de marier une suicidaire, mère d’un gamin qui baverait immanquablement sur tous ses costards. À son âge, il aurait dû faire le con à travers le pays, boire jusqu’à pas d’heure, s’éparpiller dans les draps des plus belles conquêtes qui croiseraient son chemin. Mais il était pris avec moi, avec ma dépouille, avec mes idées noires, avec ma famille aussi, surtout. Le chauffeur regarde pour la énième fois dans le rétroviseur, consigne de ma très chère maman, voulant s’assurer que je ne fasse aucune connerie sur le siège arrière comme si elle sentait à quel point son statut de mère couveuse lui glissait entre les doigts. L’esprit qui se rebelle, les idées qui s’affinent, je pense même à une façon de déverrouiller la fenêtre pour me jeter à l’extérieur du véhicule en mouvement, tactique qui se voit éliminer alors que la conduite se ralenti, et que bientôt, la voiture se gare sagement. On m’aide à sortir, on observe chacun de mes gestes, on m’entraîne vers l’avant sans me laisser la moindre issue et on me laisse une fois la porte franchie, une fois d’autres regards qui se posent sur moi. Prise au piège, voilà. En cage, blindée.

Madison – à ce qu’on m’a dit – se tient déjà bien droite, tout sourire, alors que j’entends le bruit de mes chaussures claquer sur le plancher qui nous sépare. La pauvre, si elle a réussi à survivre à toutes les demandes de nos parents combinés, si elle a su braver toutes les urgences et les drames sans perdre l’envie de sourire à la future mariée qu’elle doit déjà détester ou prendre en pitié, c’est qu’elle a choisi exactement le bon métier pour elle. « J’espère que je ne vous ai pas trop fait attendre. » que je m’entends m’excuser, simplement. « Les embouteillages sont toujours impressionnants à cette heure-ci – j’ignore pourquoi je ne m’en souvenais pas. » peut-être parce qu’on m’isole dans ma tour d’ivoire depuis des jours, à l’abri de tout contact à l’extérieur, craignant encore et toujours le pire. « Madison, c'est bien ça? Je suis Ginny. » que je me présente, devant l’évidence. « Et ne vous inquiétez pas, je ne tiens ni de ma mère, ni de mon père. » me voulant rassurante, je laisse même un fin sourire couronner mes lèvres. Avant, j’étais comme eux, teintée, influencée. Mais maintenant, à la vue de leurs vrais visages, j’ai beaucoup de difficulté à m’y identifier.  


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    When winter comes, she disappears
    She loves pain and she loves sugar. She loves kisses, she loves hazard. As Alice she takes a pill, as a ghost, she haunts the field. In the steam her finger draws, something smiling. Tic tac, tic tac the end is near.





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MessageSujet: Re: Sometimes lies are our best allies ✘ Ginny   Dim 29 Jan - 12:52



Sourire était-il suffisant pour cacher son anxiété ? Non certainement pas, mais on lui avait toujours dit qu’elle avait un sourire lumineux, qu’il donnait envie de sourire à son tour, qu’elle paraissait vraiment sympathique lorsqu’elle montrait toutes ses dents. Cela était quelque chose de naturel chez elle, on ne lui avait jamais reproché de ne pas être souriante, parce que même lorsque que ce n’était pas trop ça, elle essayait de sourire. Peut-être que la future mariée allait juste la prendre pour une potiche, peut-être qu’elle n’en aurait rien à faire de tout ses efforts, mais elle espérait qu’elle fera preuve d’humanité, après tout ce n’était pas elle qui lui avait imposé un mariage, cela n’était absolument pas de sa faute. Le temps paraissait déjà long alors que cela ne faisait que quelques minutes qu’elle s’était posée devant l’entrée. La fameuse cliente arriva et la première chose qui la marqua c’était la juvénilité de son visage, elle avait l’impression qu’elle était plus jeune que son âge et c’était d’autant plus perturbant et culpabilisant, elle avait vraiment l’impression qu’elle allait devoir bourrer le crâne à une demoiselle qui n’était même pas encore sortie de l’adolescence. Elle se montra polie, bien plus aimable que ses parents qui avaient toujours été plus ou moins oppressants, qui lui avaient fait passer ce mariage comme la chose la plus importante du monde. « On préfère les oublier c’est normal, quoi de plus ennuyeux que d’être coincé dans une voiture qui n’avance pas ? » Être coincée dans les transports en commun blindés, en face d’une magnifique aisselle masculine, mais ça c’était un quotidien qu’elle ne connaissait ne devait pas connaître, déjà parce qu’elle était plus grande qu’elle et ensuite parce que sa famille semblait avoir des moyens financiers assez importants pour lui donner un chauffeur personnel. Madison aurait pu facilement la détester si elle n’avait pas su que son mariage était imposé et si elle ne s’était pas montrée gentille, comme elle le faisait maintenant en lui disant qu’elle ne ressemblait pas à ses parents. Elle lui confirma qu’elle ne s’était pas trompée sur son prénom et rebondit sur ses parents : « Je suppose que vos goûts sont divergents alors, cela a dû être compliqué pour vous de vous mettre d’accord ? Mais bon c’est normal, on ne peut déjà pas être d’accord pour tout avec son compagnon alors ses parents, qui ont des goûts d’un autre âge… » En s’entendant parler elle avait la sensation d’être déjà trop négative, qu’elle était en train de lui mettre en tête que se marier c’était faire beaucoup de compromis et qu’elle allait avoir un mariage ringard, il fallait qu’elle se reprenne. « Mais ne vous inquiétez pas, votre avis compte ce n’est quand même pas eux qui vont tout décider pour vous, c’est le jour de votre vie pas le leur, il doit vous plaire à vous avant tout. » Elle s’imaginait assez aisément à sa place, ses parents n’étant pas aussi en phase avec la modernité qu’elle, elle pouvait sincèrement compatir. « Allons dans mon bureau je vous prie, suivez-moi. » Dit-elle après avoir comprit qu’elle était observée à travers une vitre. Elle s’arrêta devant sa porte, la laissa entrer et lui dit. « Mettez vous à l’aise. Vous voulez un café, un thé peut-être ? »


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MessageSujet: Re: Sometimes lies are our best allies ✘ Ginny   Sam 4 Fév - 20:20


Sometimes lies are our best allies
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I can't tell you what it really is, I can only tell you what it feels like. And right now there's a steel knife, in my windpipe. I can't breathe, but I still fight, while I can fight, as long as the wrong feels right, it's like I'm in flight. High off of love drunk from my hate. It's like I'm huffing paint and I love it the more that I suffer, I suffocate and right before I'm about to drown.

J’avais doucement pris mes marques à Londres. Du moins, après l’épisode de l’hôpital et des cachets. J’avais appliqué un effort surhumain pour prouver que je n’étais plus à problème, que je me repentais, que je savais avoir fait une erreur, et surtout qu’aujourd’hui, elle était bien loin derrière moi. La simple idée de me faire arracher Noah me crevait le cœur, m’affligeait d’une angoisse sans nom que je n’avais encore jamais cru pouvoir vivre. Des parents qui tentent le tout pour le tout, me disant que pour mon fils je devrai être forte, courageuse, meilleure. Et un mariage, imposé, qui semble être pour eux la solution à tous nos problèmes. Si ce sacrifice me garantit de garder mon fils – eh bien qu’il en soit ainsi. Il ne me restait plus assez de résistance, plus assez de constance pour m’insurger, pour refuser. Autant mieux laisser la vie suivre le cours qu’ils avaient si bien choisi. Les immeubles devenaient familiers, les gens, sympathiques. Les parcs illuminés, les musées silencieux, les rues grouillantes, je faisais doucement mes racines, je tentais du moins, aussi vigoureusement que je le pouvais. La mention des embouteillages me sembla donc naturelle, sujet de discussion qu’on pouvait entendre au moins une fois par jour, si on tendait bien l’oreille. Je me voulais sympathique, je me voulais obéissante. Tout dans les apparences et rien dans la profondeur, comme ils le disaient si bien, en silence. Parlant d’eux, tiens. Je lance à la blague que je suis différente, sachant déjà que la pauvre a dû passer à travers les entrées en matière rudes et obligeantes de ma mère, les hochements de tête négatifs de mon père, ses regards qui vous soutiennent jusqu’à ce que vous flanchiez ; et vous flanchiez toujours. Et voilà que la discussion tangue sur nos choix… oh qu’elle ne pourrait pas mieux dire. « En effet, ça n’a pas été de tout repos. Mais on a su faire quelques compromis… j’ai su. » un rire se glisse à la suite de mes paroles. Un rire jaune, franchement gêné et mal assumé. Mais il est là, tentant de défendre, d’adoucir surtout. J’avais refusé, au départ, évidemment. Espérant un geste d’Ezra, bien sûr. Quoi que ce soit, un appel, une lettre, son visage débarquant à ma porte, me disant qu’il regrettait ce qu’il avait bien pu dire à Matt ce fameux soir où il avait appris. J’avais refusé pour lui, mais surtout pour moi. Ce n’était pas ce que je voulais pour mon fils, ce n’était pas la vie dans laquelle je voulais le bercer, une impression de l’amour, de la famille, de la vérité qui se cache sous un voile de mensonges constants, soutenus. Mais ils avaient été plus forts, plus vifs que je n’aurais jamais pu l’être. J’avais fini par plier, brisée, déchirée. J’avais accepté la demande de Bailey, j’avais cédé. Et depuis, ils avaient pris le contrôle de tout – ne demandant que ma signature, ou un hochement de tête procédural. Madison rattrape mes pensées en me confirmant qu’il s’agit de ma journée, de mes choix en bout de ligne. Elle semble douce, confiante. Et j’aimerais tant la croire. Si je n’étais pas aussi blasée… « Merci, c’est gentil. » que je consens, tentant de ravaler la boule qui se forme dans ma gorge. « En effet, rendons cette journée merveilleuse. »

Je la suis vers son bureau, laissant mon regard dévier sur les lieux qui nous entourent. Un long couloir épuré, où l’on pouvait entrevoir d’autres bureaux, des sourires aux murs, photographies soulignant la plus belle journée dans la vie d’autres, de couples heureux, de toutes les origines, de toutes les histoires. Je les vois se succéder l’esprit embrumé, le regard embrouillé. Rester concentrée, faire la part des choses, penser à Noah. Le reste suivra. Nous arrivons finalement au bureau de la brunette, et elle en profite pour m’offrir un café que je ne refuse pas du tout. « Si ça ne vous embête pas trop, mon seul café de la journée me semble bien loin tout à coup. » je lui souris. « J’adorerais un allongé, oui. Merci. » elle me fait signe de m’installer et file vers la cafétéria. Quelques secondes de silence, quelques secondes où je reprends mes esprits, où j’inspire doucement, où je laisse la vague d’émotions tout sauf bienvenue couler le long de mes pensées. Je suis arrivée jusqu’ici sans craquer, j’ai laissé les préparatifs se monter d’eux-mêmes sans la moindre faiblesse quelle qu’elle soit. Aujourd’hui ne fera pas exception à la règle. Et comme si la vie se moquait un peu plus de moi, mon regard se pose sur un dossier laissé ouvert. Des inspirations, des tissus, des couleurs, des photos. Toute notre future union étalée sur le bureau de Madison, tout ce mariage de princesse rêvé et tant espéré par mes parents qui ne tenait qu’en une pile de papier barbouillé, imprimé, accumulé. Ce fameux mariage qui fera verdir d’envie les cousines, les voisines, les sœurs... le voilà donc. J’attrape une photo, la première sur le dessus, où on dénote quelques idées montées les unes contre les autres pour décorer la salle de réception. Mes iris se scellent sur les pivoines d’un rose doux, d’un blanc pur. Mes fleurs préférées. Des pas derrière moi me font sursauter et je laisse tomber le cliché en vitesse sur le bureau. Prise sur le fait. « Oh, pardon, je ne voulais pas faire ma curieuse… » que je me justifie à Madison, honteuse.


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MessageSujet: Re: Sometimes lies are our best allies ✘ Ginny   Lun 27 Fév - 16:43


Les compromis ça n’avait pas l’air d’être le fort des McGrath, du moins c’est ce qu’elle avait pensé lorsqu’elle parlait du mariage avec eux, ils étaient d’une intransigeance qui ne lui donnait pas envie d’être leur fille, mais si Ginny avait réussi à se mettre d’accord avec eux c’était plutôt de bonne augure. Elle n’avait pas l’air récalcitrante comme on avait pu le lui dire, Madison était donc plus détendue à l’idée de passer ce tête-à-tête avec elle. Avant d’entrer dans son bureau, l’organisatrice d’événementiel eu pour idée de lui demander si elle voulait boire quelque chose, quoi de mieux qu’un thé pour rendre une anglaise à l’aise ? Sa cliente était plus partante pour un café, la jeune femme s’exécuta. La machine à café se trouvait dans le fin fond du couloir, mais son bureau étant plutôt éloigné de l’entrée elle n’en était pas très loin. L’une de ses collègues qui était déjà devant profita de la croiser  pour lui demander si tout se passait bien, elle hocha de la tête, ce n’était pas ce qu’il y avait de plus enthousiaste mais, ne disait-on pas qu’il ne fallait pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué ? Ce n’était pas encore gagné, elle venait à peine de rencontrer sa cliente. Elle retourna dans son bureau et fit sursauter la future mariée, qui n’avait pas l’air de s’attendre à ce qu’elle revienne aussi vite. Fort heureusement elle ne se laissera pas déstabiliser, elle ne déversera pas le café sur elle ou sur ses affaires, ce qui aurait très bien pu arriver dans d’autres circonstances la MacAllister n’étant pas la personne la plus adroite du monde. « Ce n’est pas grave. » Dit-elle avec sincérité, après tout elle n’avait rien cassé et n’avait pas fouillé dans ses affaires personnelles, tout ce qu’elle avait fait c’est prendre de l’avance en regardant ce qu’elle avait préparé pour l’événement. Elle déposa le café devant elle et prit place dans sa chaise. « Est-ce que ce que vous avez pu voir vous plaît ? » La cliente n’avait pas l’air d’avoir une mine déconfite, mais peut-être qu’elle cachait sa déception pour ne pas avoir l’air impolie. « Vos parents aimeraient utiliser de la vaissellerie en porcelaine ancienne, vous êtes d’accord là-dessus ? » Madison doutait que l’avis de Ginny ait été demandé là-dessus, elle n’était vraiment pas du goût d’une personne moderne, c’était pratiquement la même que celle de sa grand-mère, mais peut-être qu’elle l’adorait et mettait les pieds dans le plat en insistant là-dessus. Elle s’empara d’une photo de la salle de réception, une grande pièce aux murs blanc cassé ornés de dorures, un lustre quelque peu imposant trônait au niveau de la table qui était destinée aux futurs mariés. « La séance d’engagement a été réservée. » C’était un moment qui était censé rapproché les deux jeunes, créer des instants de complicités qui seront immortalisés par un photographe, des photographies qui devaient être utilisées pour le faire-part, c’était une idée de Madison, les parents de la demoiselle n’ayant absolument pas pensé à cela. Les nouvelles générations semblant encore plus portées là-dessus grâce à l’émergence des réseaux sociaux, elle pensait que cela était une bonne idée. « Vous aurez l’occasion de faire connaissance avec le photographe deux mois avant le mariage. » C’était une bonne occasion pour voir s’il leur convenait, en général il n’y avait pas trop de soucis à ce niveau-là, c’était plutôt au niveau de la décoration et de la musique que cela pouvait coincer.


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If there's no one beside you when your soul embarks, then I'll follow you into the dark. Just our hearts clasped so tight, waiting for the hint of a spark.


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MessageSujet: Re: Sometimes lies are our best allies ✘ Ginny   Ven 3 Mar - 2:19


Sometimes lies are our best allies
Madison & Ginny
I can't tell you what it really is, I can only tell you what it feels like. And right now there's a steel knife, in my windpipe. I can't breathe, but I still fight, while I can fight, as long as the wrong feels right, it's like I'm in flight. High off of love drunk from my hate. It's like I'm huffing paint and I love it the more that I suffer, I suffocate and right before I'm about to drown.

C’était comme regarder la vie d’une autre à travers mes yeux. J’aurais pu être un brin déstabilisée, déçue, anxieuse, fâchée. Apeurée surtout, de sentir mon corps, mon cœur faire fi du reste. Mais il n’y avait aucune émotion, il n’y avait aucune attache, aucun soubresaut que c’en était ridicule. Je détaillais le tout comme je l’aurais fait pour une connaissance, une étrangère, et même pas une amie. À distance, en parallèle, en aparté. Pas ma vie, pas la mienne, pas celle que je reconnais, ou que je veux reconnaître. Et malgré tout, je m’arrête aux détails, à la touche qui vient assurément de ma mère, à celle qui semble rejoindre la mère de Bailey. J’essaie de m’accrocher à ce que je connais pour la forme, pour sentir le moindrement la culpabilité de m’exclure moi-même, pour avoir un semblant d’engouement, d’intérêt, de curiosité. Mais rien, le silence, dans la pièce et dans ma tête. Aucun repère, aucune idée de ce que je dois dire, ou faire, approuver ou détester à partir de maintenant. Seule contre tous, seule contre moi-même, je préfère m’écraser alors que j’entends des pas tourner le coin, probablement le retour de Madison et donc la suite de cette rencontre censée me redonner un peu plus espoir en cette union bousillée d’avance. J’essaie d’imaginer, juste une seconde et à ses paroles, ce à quoi ressemblerait ce que je voudrais vraiment. Ce qui me plairait. Ce n’est pas faute d’y avoir pensé, d’avoir effleuré l’idée jadis, jamais vraiment au sérieux, simplement un ramassis d’envies, d’émotions, d’idées vagues. Une plage, pieds nus, des vêtements qui flottent au vent, rien de trop serré, de trop scellant. Une grande toile et des teintes qu’on pourrait agripper d’une main pour l’en colorer, d’un invité à l’autre. Quelque chose de simple surtout, de doux, de beau. Noah qui erre un peu partout, les amis qui se rassemblent et… et lui. Toujours lui. Rien que lui. Je secoue la tête, acquiesçant à la question de Madison, j’ignore laquelle mais je sens que le geste est bon, justifié, puis je m’installe, je l’imite, café en vue, mensonges sous les yeux. Les détails, on y revient, on s’y perd, on s’y accroche le temps de faire passer le reste. Puis elle aborde la porcelaine et doucement, j’hausse la tête, indécise, interdite. La quoi? Elle mentionne mes parents, elle mentionne leur choix et je réalise qu’il n’y a pas que l’évident, que la salle, que l’église, que le gâteau qui comptent. Le reste aussi, les détails justement. Infimes parcelles, souvenirs qui resteront gravés. « Je… oui. Ce sera joli, vintage. » que je m’entends répondre, haussant les épaules, désabusée devant tant de superficialité. Je n’ai rien contre la jeune femme devant moi, au contraire, je l’estime beaucoup pour avoir poursuit ce contrat même en ayant été exposée à mes parents un nombre incalculable d’heures, mais je ne peux pas arriver à me plier à tout ceci, je ne peux pas arriver à composer avec ce qui reste, avec ces décisions qui finiront par être le fruit du hasard me connaissant. Autant dire oui, y aller en douceur, ne pas m’opposer. Éviter d’allonger le tout un peu trop longtemps, si longtemps. J’en profite pour tendre ma main vers ma tasse, prête à me comporter comme la jeune adulte responsable que je dois être, lorsque je m’immobilise dans mon geste. La… séance? « Oh, je ne savais pas… » ma voix hésitante fait le reste, les calculs qui se succèdent dans ma tête. Alors que je croyais que cette rencontre m’éloignerait un peu plus de tout ça jusqu’au moment crucial, voilà qu’on me glisse à l’horaire un indice de plus, une risée supplémentaire. La boîte de Pandore qui n’aurait été ouverte qu’une fois l’alliance à mon doigt prend dangereusement plus de constance que prévu – et je réalise d’une gorgée de café l’ampleur que toute cette suite aura sur le reste. Madison attend une réaction probablement, une confirmation peut-être, et je ravale mon silence, mon malaise, mon mal-être le temps de lever la tête vers elle de nouveau, assimilant beaucoup trop lentement les responsabilités qui brimeront maintenant mon quotidien, jusqu’au jour J. Un hochement de tête plus tard et je change déjà de sujet. « C’est un photographe que vous connaissez bien? » que j’essaie, distraite, voulant me distraire plus tôt. « J’aimerais bien voir ce qu’il a fait pour d’autres séances, si vous avez des exemples. » par soucis de mimétisme, peut-être, l’idée de voir le regard d’une future mariée, les airs qu’elle prend, les gestes qu’elle aligne. Gagner du temps, surtout.

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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Anglaise originaire de la banlieue de Londres, elle vient de la classe moyenne mais a fréquenté un groupe scolaire privé ㄨ Cela fait deux ans qu'elle est en Australie mais son accent british reste marqué ㄨ Bénévole dans une association pour les animaux ㄨ C'est une accro de Starbucks ㄨ Elle a un penchant pour l'alcool depuis sa dernière année d'études, elle boit encore plus lorsqu'elle se sent mal.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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DC : Silver Reynolds.
INSCRIT LE : 04/04/2015
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MessageSujet: Re: Sometimes lies are our best allies ✘ Ginny   Jeu 11 Mai - 16:33


La cliente semblait complètement absorbée par ses pensées, son corps était bien là mais son esprit était clairement ailleurs. Aimait-elle un autre homme que celui qu’elle devait épouser ? Peut-être bien, cela pourrait expliquer sa récalcitrance, ses moments d’absences, elle devait avoir à faire à une Juliette ne pouvant vivre son amour pour son Roméo. Malheureusement c’était encore quelque chose de très courant malgré que l’on soit au 21ième siècle, entre les histoires d’orientations sexuelles désapprouvées, les rivalités familiales et les exigences des parents, l’on ne pouvait pas forcément être avec la personne de notre choix en toute tranquillité. Durant ses cours et ses formations on ne lui en parlait pas de tout cela, on s’en fichait bien des états d’âme, tout ce qui comptait c’était la rentabilité et rien d’autre, Madison avait dû s’y pliée même si cela lui fait considérablement perdre de son humanité à ses yeux. Elle n’était qu’une petite anglaise qui n’avait pas d’autres choix que de suivre des directives, elle avait trop peur de perdre son boulot si durement trouvé pour donner ses opinions, si seulement elle pouvait être sa propre patronne tout serait différent. Ginny acquiesça sans entrain le choix de sa famille, elle aurait pu lui demander ce qu’elle aurait préféré mais elle avait peur d’avoir des remontrances de la part des McGrath. La brunette passa à la séance d’engagement, que la cliente ne semblait pas connaître à moins qu’elle connaissait bien son existence mais n’en voulait pas particulièrement. Finalement elle montra un peu plus d’intérêt à la chose en lui demandant si elle connaissait bien le photographe. « Oui il est très professionnel, il sait mettre en valeur les futurs mariés, les mettre à l’aise. » La plupart des couples se prêtaient au jeu avec facilité, mais Ginny semblait avoir besoin d’être rassurée. « Oui bien sûr. » Madison fouilla son tiroir sans attendre et sortit le book du photographe qui était assez conséquent. Elle l’ouvrit et le tourna dans le sens de la demoiselle. « Voilà. Vous pouvez voir s’il essaye au maximum de personnaliser les photos, d’éviter que les poses de couples ne se ressemblent toutes. Il y a des poses classiques et plus insolites, des couples qui se tiennent la main, un homme qui soulève sa fiancée, un couple enfantin qui s’est fait prendre en photo sur une balançoire, un autre qui souffle une bougie pour fêter leur anniversaire de relation… Il essaye vraiment de cerner les personnalités, les envies. » Elle ne disait pas que cela pour être commerciale, elle pensait vraiment que son travail était bon et cela se ressentait. « Si vous n’avez pas d’idées de lieux ou de poses ce n’est vraiment pas un problème. Votre fiancé a de l’imagination ? Il pourra peut-être vous aider avant de le voir, pour gagner du temps. » Est-ce qu’il se souciait vraiment de l’événement, de tous ses détails ? Est-ce qu’il aimait sa cliente ou le faisait par obligation lui aussi ? Toutes ces questions étaient bien trop indiscrètes pour être posées à son interlocutrice. « D’ailleurs il faudrait que vous choisissiez des musiques, je n’ai eu aucune indication là-dessus. » Il était bizarre que les parents n’aient pas donné leurs avis à ce sujet, mais peut-être que ce n’était qu’une question de temps avant qu’elle ne reçoive une liste.


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