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 happiness can be found, even in the darkest of times (aisling)

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ÂGE : trente-et-un ans, un cap difficile lorsqu'on réalise qu'on est passé à côté de sa jeunesse. (23/05)
STATUT : seule, désespérement seule. elle se voit déjà finir vieille fille avec son chat
MÉTIER : en arrêt maladie pour cause de burn out
LOGEMENT : #102 pine rivers, dans un appartement bien trop grand pour elle seule

POSTS : 6178 POINTS : 1205

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : elle a eu un accident quand elle avait 19 ans, une voiture l'a renversée ≈ depuis, elle ne peut plus faire de surf ≈ n'a pas eu de relation sérieuse depuis 2011 ≈ amatrice de vin mais très mauvaise cuisinière ≈ elle ne se souvient pas de la dernière fois où elle est partie en vacances ≈ fan d'harry potter, elle a appelé son chat roux ron
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : tommy 2aislingoliversaul 2

- caleo -
hey sister, know the water's sweet but blood is thicker. oh, if the sky comes falling down, for you, there’s nothing in this world i wouldn’t do.

- caliver -
the scars of your love, they leave me breathless. i can't help feeling we could have had it all.

- cammy -
it feels empty here, like we left in a hurry and forgot ourselves. take my hand and let’s not feel alone for a while.

- caul -
you're right by my side whenever i need you, through the hardest times, i'll be there for you. at the crack of dawn when the moon is gone.

RPs TERMINÉS : ianaustinevent halloweentommychelseasaulcleoeleanorlenealvaroliviana
PSEUDO : utopian delusion
AVATAR : leighton perfect meester
CRÉDITS : marley smith (avatar), tumblr (gifs signature), which witch (codes), loonywaltz (userbars)
DC : rose (s.turner) & zachariah (j.mcavoy)
INSCRIT LE : 11/06/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t9682-camber-cause-everybody-dies-but-not-everybody-lives http://www.30yearsstillyoung.com/t9774-camber-everybody-dies-but-not-everybody-lives http://www.30yearsstillyoung.com/t10451-camber-huntington

MessageSujet: happiness can be found, even in the darkest of times (aisling)   Sam 28 Jan - 16:04


Happiness can be found, even in the darkest of times, if one only remembers to turn on the light.
Aisling & Camber

Travailler. Toujours travailler. On avait accordé une semaine de repos à Camber en fin d’année suite à la tempête et sa blessure, semaine qu’elle avait tenté de refuser en vain, et aujourd’hui encore elle regrettait. Elle regrettait parce que manquer une semaine de travail était à ses yeux un sacrilège et lui donnait l’impression désagréable de passer à côté de quelque chose. Et pour combler ce manquement, il lui fallait travailler encore plus, et ce même des semaines plus tard. Plus les mois passaient et plus l’obsession de Camber se faisait grandissante. Il y avait toujours une bonne raison pour qu’elle se concentre plus encore sur sa vie professionnelle, délaissant sa vie personnelle à un point de plus en plus inquiétant. Excepté le jour de Noël, la notaire avait consacré ses fêtes au cabinet. Malgré les réprimandes de son patron, elle restait au bureau du lever au coucher du soleil. Parce qu’au final c’était son seul moyen d’échapper à la banalité et la solitude de sa vie. Cependant, rien ne semblait la satisfaire. Aucun dossier, aucune victoire ne semblait mettre un terme à cette soif de satisfaction. Malgré son talent en tant que notaire, malgré son nombre impressionnant de divorces gagnés, Camber se sentait toujours si peu utile. Quant à son avenir potentiel en tant que directrice du cabinet, elle n’y croyait plus. Qu’importait les compliments de son patron, le pessimisme ne la quittait plus.

Toutes les lumières des bureaux du cabinet s’étaient éteintes au fur et à mesure, ne demeurait que celle de Camber, toujours penchée sur le dernier cas qu’on lui avait attribué. Un problème de succession plutôt important et des tonnes d’argent en jeu, un dossier où aucune faute n’était acceptable en soit. Le silence pesait dans les locaux jusqu’à ce que le bruit d’une porte ne sorte Camber de sa concentration. Les muscles endoloris, les yeux fatigués, elle se détacha enfin de ses papiers et se leva, intriguée par les bruits qui continuaient de lui parvenir aux oreilles. A peine eu-t-elle franchit la porte de son bureau qu’elle tomba nez à nez avec la femme de ménage. « Vous m’avez fait peur, désolée, je n’avais pas vu qu’il était déjà si tard. Je termine deux trois choses le temps que vous fassiez les autres bureaux et je vous libère la pièce, promis » lui dit-elle poliment. La dame se contenta d’acquiescer d’un signe de tête avant de disparaître. Elle devait probablement la prendre pour une folle à être encore au travail à vingt et une heure trente. Et peut-être qu’elle avait raison. Camber retourna sur sa chaise et se replongea une bonne trentaine de minutes avant d’arrêter comme elle l’avait promis, à contrecœur.

Malgré la tombée de la nuit, l’air extérieur était encore agréable, si bien que la brune n’eut pas besoin d’enfiler la veste qu’elle avait l’habitude de porter au bureau à cause de la climatisation que ses collègues avaient tendance à mettre à des températures insupportables. Alors qu’elle marchait paisiblement dans les rues, ayant la chance de pouvoir faire le trajet de chez elle à son bureau à pieds, Camber fut attirée par une affiche où un visage lui sembla familier. S’approchant curieusement, elle observa la jeune femme qui avait retenu son attention. Ce visage elle le connaissait, elle en était certaine, mais comment ? Incapable de trouver une réponse, elle s’intéressa au reste de l’affiche qui portait sur une soirée dans une boite, quelque chose sur des tatouages et des filles sexy. N’étant pas réellement la cible de ce genre de soirées, le message lui semblait difficile à comprendre. Puis le visage lui revint. La gamine de la fête foraine, celle qu’elle avait sauvée de la chute de la grande roue. Le souffle coupé, Camber resta immobile quelques minutes. La tenue qu’elle portait ne ressemblait en rien à ce qu’elle avait vu d’elle à Halloween, mais pourtant ses traits étaient si semblables. Dans un coup d’œil vers le texte, la brune s’aperçut de la date. C’était ce soir. Prise d’une envie soudaine de savoir si cette gamine était bien celle qu’elle avait rencontrée, la trentenaire arracha l’affiche – sous les yeux déconcertés d’un passant – et prit le premier taxi qui daigna s’arrêter à son niveau.  Une vingtaine de minute fut suffisante pour arriver à destination, une rue bondée de monde et peu attrayante à son gout. Camber regretta presque d’avoir laissé partir le taxi, mais maintenant qu’elle était ici, elle n’avait plus rien à perdre. Après une courte hésitation, elle pénétra dans la boite de nuit et écarquilla les yeux lorsque des femmes aux tenues plus que légères entrèrent dans son champ de vision. Une d’entre elle, blonde platine et les seins couverts de simples stickers en forme de cœur, l’approcha avec un air étonné. « Je peux vous aider ? » lui demanda-t-elle. « Ecoutez oui, je cherche une jeune fille, vous la connaissez ? » Tandis qu’elle lui parlait, Camber avait sorti l’affiche de sa poche et lui avait montré le visage de la jeune fille en question. Son interlocutrice sembla la reconnaître et rétorqua aussitôt « Je vais la chercher » avant de partir plus loin, la laissant dans l’entrée. Elle n'avait plus qu'à espérer que l'attente ne serait pas trop longue, cet endroit l'angoissait un peu.


cause everybody dies but not everybody lives
“i fly with the stars in the skies. i am no longer trying to survive, i believe that life is a prize but to live doesn't mean you're alive.”



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Dernière édition par Camber Huntington le Mar 20 Juin - 12:56, édité 3 fois
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ÂGE : 23 ans.
SURNOM : Ash, Leen ou Lily par ses amis. Mais pour le reste du monde elle est Ivanna Rose.
STATUT : Elle fuit ce à quoi elle aspire.
MÉTIER : Suicide Girl (modèle érotique), serveuse & danseuse burlesque
LOGEMENT : Appartement #353 à Redcliffe

POSTS : 189 POINTS : 30

PETIT PLUS : Née en Irlande du Nord dans une famille très catholique, parle avec un accent gaélique prononcé. A troqué les rues pluvieuses de Belfast pour le soleil de Brisbane, mais son existence est toujours aussi grise. Se croit bonne à rien, si ce n’est à jeter son corps en pâture aux caméras. Faut bien payer le loyer et la dope destinée à anesthésier sa honte. Aisling se réfugie dans les morceaux de rock qui ouvrent son coeur à sa place. Parfois, elle couche sur le papier le tumulte de ses sentiments et se prends à les chanter timidement. Mal, elle trouve. Végétarienne, elle adore les animaux.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : CamberPhoenixSid [3]Mitchell
RPs EN ATTENTE : Je ne prends que 3 RPS à la fois. Les prochains sur la liste sont : Finn ♡ Camber [2] ♡ Robin ♡ Nissrin ♡ Debra
PSEUDO : Whitefalls/Whitewolf
AVATAR : Mellisa Clarke
CRÉDITS : MØRPHINE, Neon Demon & tumblr
DC : Jameson la louve & Kyte le vieux type louche
INSCRIT LE : 07/09/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t11388-aisling-run-away-try-to-find-that-safe-place-you-can-hide http://www.30yearsstillyoung.com/t11572-aisling-hayes-would-you-love-a-creature-like-me http://www.30yearsstillyoung.com/t12436-aisling-hayes

MessageSujet: Re: happiness can be found, even in the darkest of times (aisling)   Sam 4 Fév - 14:34




Happiness can be found in the darkest times.
You’re a sex bomb love machine, 69 shots of gasoline. You’re a piece of good ol’ fashion. Second to none, you’re the main attraction. Sirens screaming, lights are flashing; a burst of raging passion. You’re the cutest sweet I’ve ever seen, you’re my lady queen obscene  •• Crashdïet

Aisling est dans les loges depuis la fin de l’après-midi. Elle a depuis longtemps troqué son large tee-shirt délavé pour des sous-vêtements en latex noir qui laissent peu matière à l’imagination. Dans ces conditions, c’est une chance que la loge ne soit composée que de femmes aujourd’hui. Pourtant, Aisling reste emmitouflée dans un sweat à capuche bien trop grand pour elle. Une précaution inutile, car dans quelques minutes, elle déambulera à moitié nue au milieu d’une foule d’inconnus venus spécifiquement pour regarder son corps (officiellement ses tatouages). Assise sur le bout d’une petite chaise en bois, elle apporte les dernières touches à son maquillage. Son masque, comme elle se plait à l’appeler. Des yeux noirs charbonneux pour faire ressortir son regard clair et lui ôter cet air naïf qu’elle affiche au naturel. Des lèvres rouge sang. Des joues roses. Aisling s’observe d’un œil critique, et avec une petite moue moyennement satisfaite, elle détache ses cheveux teints de noir pour qu’ils encadrent son visage. « Tu es paaaarfaite darlin’ ! » s’extasie Suzie à ses côtés dans un fort accent du Sunset Strip. « Qu’est ce que je ne donnerais pas pour avoir ton petit air innocent et boudeur, les hommes d'affaires adorent ! J’en connais une qui va encore se faire de beaux pourboires ce soir ! ». Aisling la remercie d’un sourire timide et essaie d’ignorer cette sensation d’écrasement qui s’empare de sa poitrine. Parce que l’américaine a totalement raison. Il y a toujours une poignée de types prêts à débourser des sommes exubérantes pour s’entendre appeler « Daddy » par une « Little Girl ». N’y penses pas, n’y penses pas, n’y penses pas ! Elle se répète, sentant sa respiration s’accélérer. Ses mains moites plongent dans son sac à main, à la recherche du petit sac en velours prune qu’elle se plait à appeler sa « pharmacie ». Et là, elle hésite. L’éternel dilemme. Downers ou uppers ? D’ordinaire, Aisling a tendance à favoriser les drogues qui la font descendre en pression et calment les battements erratiques de son petit cœur. Mais pour l’avoir déjà testé, elle sait que les clients paient davantage lorsque le regard de leur friandise féminine ne semble pas totalement éteint. Et si je mélangeais les deux ? « Ivanna ! » Une voix féminine claque dans les loges, la faisant sursauter. L’irlandaise relève les yeux vers la porte pour découvrir Emmy, une des filles chargée d’accueillir les clients.

- Oui ?

Elle demande d’une petite voix, la main littéralement dans le sac. Mais la blonde aux seins nus ne semble pas le moins du monde intéressée par sa consommation de drogues – et dans un tel endroit, le contraire aurait été étonnant. Au lieu de cela, elle comble la distance qui les sépare, sa généreuse poitrine rebondissant à chacun de ses pas. « Y’a une dame pour toi à l’entrée. Brunette, la trentaine. Plutôt mignonne dans le genre coincée. Surement une hétéro un peu curieuse qui a aimé ta bouille… elle s’est carrément ramenée avec l’affiche pour être sûre qu’c’est bien toi qu’on envoie. » Les joues d’Aisling la brûlent et elle place une main devant ses lèvres pour étouffer un gloussement amusé, bientôt repris par les cinq autre filles qui partagent la loge.  

- J’arrive dans quelques minutes.  

Elle répond avec un sourire sincère. Bien que les clientes féminines aient la réputation de sortir moins facilement leur porte-monnaie, Aisling préfère nettement avoir affaire à elles. Il y a quelque chose de moins « sale » dans l’idée de danser pour une femme et satisfaire sa curiosité. Emmy tourne les talons, mais Aisling ne la regarde déjà plus. Elle a choisi son poison. Ses doigts se referment autour d’une petite fiole en verre qu’elle extirpe de sa sacoche de velours. Elle pose à plat le miroir dont elle se servait quelques minutes plus tôt et ôte le bouchon de liège pour dessiner de jolies lignes blanches. Une narine bouchée, elle inspire la poudreuse et essuie délicatement la peau au-dessus de ses lèvres pour effacer toute trace de son vice. Elle fait passer le tout avec une rasade de Jack Daniels, appréciant la brûlure que lui procure l’alcool en coulant dans son œsophage. Lorsqu’elle relève enfin les yeux vers le miroir, c’est le visage d’Ivanna qui lui apparaît. Avec des gestes las, elle fait glisser la fermeture éclair de son hoodie, dévoilant sa peau laiteuse colorée d’une encre vive par endroits. Les talons de ses chaussures à plateforme claquent sur le sol tandis qu’elle quitte les loges. Comme elle n’a aucune envie de fendre la foule, Aisling utilise un petit couloir réservé aux artistes qui mène directement à l’entrée. Là, une jeune femme aux longs cheveux chocolat l’y attend bien. C’est peut-être les lumières tamisées, la drogue et l’alcool qui s’infiltrent peu à peu dans ses veines. A moins qu’il ne s’agisse de cette dissociation nécessaire à son métier ou encore de ses sens, toujours à l’affut des autres clients pour se préparer à un envahissement probable de son espace vital. Mais toujours est-il qu’Aisling ne reconnaît pas le profil de sa visiteuse, ni ses yeux d’ambre qui brillent d’une étrange lueur.

- Je peux faire quelque chose pour toi ma jolie ? Emmy m’a dit que tu me cherchais.

Elle demande d’une voix lascive, modifiée pour être quelques tons plus grave que les couinements timorés qui s’échappent habituellement de ses lèvres. La voix d’Ivanna. Un sifflement retentit à ses oreilles. Du coin de l’œil, Aisling repère un groupe de quatre types au regard lubrique. S’ils sont pour l’instant occupés à déposer leurs affaires à la consigne, il ne fait aucun doute qu’ils ne tarderont pas à tenter une approche des plus désagréables. Et Aisling ne souhaite pas leur laisser cette occasion. Sans plus attendre, elle prend délicatement la main de sa jolie brune, entrelaçant sensuellement leurs doigts tandis qu’elle l’attire vers le couloir d’où elle était venus.

- Que dis-tu d’aller dans un lieu plus privé pour ne pas être dérangées ?

Elle propose, séductrice. Normalement, Aisling évite au maximum les danses privées, qui la répugnent. Mais avec une femme, c’est différent. Et puis ça rapporte gros. Elle échange un regard avec The Mountain, le garde du corps chargé de leur sécurité et de s’assurer que les clients paient bien avant de les laisser se diriger vers les petits boudoirs privés. Aisling ne le connait pas bien, mais une chose est certaine, c’est qu’il porte bien son nom. Elle n’a pourtant pas le loisir d’atteindre l’armoire à glace, car elle sent comme une résistance du côté de sa cliente. Rien de très surprenant en réalité. Nombreuses sont les femmes qui ont besoin d’un peu plus d’encouragement pour franchir ce pas, surtout si c’est leur première fois. Un sourire compréhensif aux lèvres, Aisling se retourne vers sa compagne.

- Ne te poses pas trop de questions ma chérie, elle conseille d’une voix suave. C’est ta soirée et je suis là pour satisfaire tes désirs.  

Ses yeux se plongent dans le regard d’ambre de sa visiteuse. Et puis brusquement, un courant l’électrise de part en part. Mais ce n’est pas la cocaïne, pas aussi rapidement. A vrai dire, ça lui fait plutôt l’effet d’une douche froide. Les battements de son cœur s’accélèrent et Aisling lâche brusquement la main de la jolie brune dont le visage la ramène brutalement à cette nuit glaciale d’octobre, à ce parc plongé dans l’ombre et le désespoir. Camber ! A la pointe de joie qu’elle ressent en reconnaissant sa sauveuse succède immédiatement une vague de honte et de panique. Tant de fois, Aisling a espéré recroisé cette jeune femme douce, forte et généreuse. Mais pas comme ça, pas ici.

- Euh... je… je dois y aller, elle bredouille d’une voix affolée, exempte du flegme propre à Ivanna. Je dois être sur scène dans quelques minutes.

Une partie d’elle espère que Camber ne l’ait pas reconnue. Qu’elle a juste une sorte de fétiche pour les brunettes aux gros yeux et à la peau pâle. Qu’elle est venue pour une danse et se contentera d’une autre fille au physique similaire pour éveiller son désir et son imaginaire. Quant à Aisling, elle voudrait juste disparaître. J’aurais dû prendre des downers…   


black pumpkin & whitefalls


Oh I love the taste of cyanide, oh how I love to feel it burn Inside. I'm on the hour and I've been there for a long time but somehow I feel like I'm fading out of line. •• Crashdïet
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MessageSujet: Re: happiness can be found, even in the darkest of times (aisling)   Dim 19 Fév - 16:29


Happiness can be found, even in the darkest of times, if one only remembers to turn on the light.
Aisling & Camber

Cet endroit n’était que gêne. Tout ici dégageait quelque chose de malsain, quelque chose d’interdit. La gorge nouée, Camber ne savait plus où elle pouvait poser ses yeux, laisser trainer ses oreilles. Dans un coin au fond à gauche, elle avait repéré le regard insistant et lubrique d’un membre du personnel sur le corps dénudé d’une jeune fille, beaucoup trop jeune. Les lumières tamisées rendaient la vision trouble, l’ambiance érotique. Quant à la musique, la brune ne parvenait pas à déceler le moindre rythme. Des bruits incessants qui ne faisaient que se suivre, sans cohérence, faisant bondir son cœur, agressant ses tympans. Jamais l’attente ne lui avait paru si longue, jamais la vision d’un corps ne l’avait autant dérangée. A deux doigts de faire machine arrière, presque persuadée que la fille sur l’affiche n’était pas celle qu’elle cherchait, pensant impossible qu’elle puisse se trouver ici, Camber fut retenue par l’arrivée de cette dernière. La mâchoire crispée, elle balaya son regard sur son corps. Elle paraissait si jeune et pourtant elle n’était vêtue que d’un ensemble de sous-vêtements en latex, de talons compensés vulgaires et d’un maquillage bien trop charbonneux. L’absence d’une vraie lumière ne lui permit pas de voir plus en détails les traits de son visage, d’y chercher une ressemblance avec cette jeune fille qu’elle souhaitait tant retrouver. Néanmoins, elle resta, décidée à obtenir une réponse.

« Je peux faire quelque chose pour toi ma jolie ? Emmy m’a dit que tu me cherchais. » Le ton mielleux de sa voix lui donna des frissons. Elle se sentit prise d’un malaise flagrant, se sentant comme une pédophile face à cette gamine qui tentait de la séduire. Incapable de réagir, Camber avala difficilement sa salive, plantée comme un piquet. Sans qu’elle ne puisse voir la chose venir, elle sentit les doigts de son interlocutrice venir s’entremêler dans les siens, accentuant son sentiment d’embarras. « Que dis-tu d’aller dans un lieu plus privé pour ne pas être dérangées ? » Et sans attendre une quelconque réponse de sa part, elle se mit à la trainer, faisant claquer ses talons le long du couloir. Même si elle ignorait où elle l’emmenait précisément, Camber avait une petite idée du genre d’endroit qu’elle allait trouver au bout de ce couloir. Répugnée par cette vision, elle s’arrêta brusquement, tirant la main de la jeune femme pour la pousser à en faire de même. « Ne te poses pas trop de questions ma chérie. C’est ta soirée et je suis là pour satisfaire tes désirs. » C’était bien trop pour elle. « Ça suffit » lâcha-t-elle froidement, tandis que son regard vint se poser dans celui de son interlocutrice. Un regard qui soudain lui parut familier. Malgré les couches de noir qui recouvraient ses yeux, elle l’avait reconnue, cette gamine innocente. C’était elle. « Euh... je… je dois y. Je dois être sur scène dans quelques minutes. » Bouche bée, Camber la regarda s’éclipser. Sa voix n’était pas la même que celle qui l’avait accueillie tout à l’heure, c’était celle qu’elle avait connu. Celle d’Aisling, douce et fragile. Désormais sûre de son identité, la notaire se mit à sa poursuite, lui attrapant le bras avant qu’elle n’ait le temps de rejoindre la salle principale où d’autres personnes étaient présentes. « Ne pars pas, s’il te plait. Je sais, je sais que tu as du temps. » Une silhouette immense se dessina sur le mur à leur droite, s’approchant de plus en plus pour laisser place au garde du corps qu’elles avaient croisé un peu plus tôt. Les sourcils froncés, il prit la parole. « Tout va bien ici ? » Voyant son regard se poser sur la main qui tenait le bras d’Aisling, Camber sourit nerveusement avant de la lâcher et de répondre « Tout va très bien, on s’apprêtait à aller dans cette salle. Je vous remercie » sur le ton le plus diplomate et courtois qu’elle connaissait. Visiblement convaincu, l’homme fit demi-tour, les laissant de nouveau seules. Sans lui laisser le moindre choix, la trentenaire fit entrer la jeune fille dans la première salle privée qu’elle trouva. La lumière plus vive lui permit de voir son visage avec plus de clarté et de discernement, confirmant ses doutes. Sa main vint se poser sur son visage, caressant timidement ses traits juvéniles gâchés par le maquillage. « Tu es bien plus jolie sans tout ça » lui dit-elle d’une petite voix, encore choquée. Puis son regard se posa sur corps dénudé dont la vision la dérangea. Avec un instinct maternel, elle vint déposer sa propre veste sur ses épaules, cachant de son mieux sa poitrine. « J’ai… j’ai vu cette affiche dans la rue » Elle tendit l’affiche en question sous les yeux de son interlocutrice. « Ton visage m’était familier, et je vois que je ne me suis pas trompée. Mais… je ne comprends pas. » Elle marqua une pause, l’air sévère. « Pourquoi ? Pourquoi est-ce que tu fais ça ? Est-ce que quelqu’un te force ? » Soudain paniquée à l’idée que la jeune femme puisse être manipulée par une personne extérieure, Camber la prit par les épaules et la regarda dans les yeux. Quelque chose dans son regard était devenu différent, sa pupille s’était dilatée, de façon bien trop anormale à son goût. « Tu… tu as pris de la drogue ? » l’interrogea-t-elle, encore plus affolée.


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MessageSujet: Re: happiness can be found, even in the darkest of times (aisling)   Mar 7 Mar - 22:02




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Le cœur d’Aisling bat à cent à l’heure. Une idée fixe s’accroche à son esprit. Il faut fuir. Disparaître. Se terrer dans les loges jusqu’à ce que Camber quitte les lieux. Et puis monter sur scène. Oublier. Danser. Récolter les billets qui ne tarderaient pas à s’accrocher aux cordes de ses sous-vêtements. Les dépenser dans de la drogue. La consommer, en pyjama, recroquevillée sur son canapé. Oublier plus encore cette dégoûtante soirée. Le monde à l'extérieur. Rester dans le cocon rassurant de son appartement quelques jours encore. Jusqu’à ce que l’argent et la drogue manquent, la poussant à sortir de nouveau. Mais Camber ne l’entend vraisemblablement pas de cette oreille car bientôt la main de la trentenaire se referme autour du bras d’Aisling, arrêtant sans difficulté sa course. La gorge serrée, l’irlandaise lui jette un coup d’œil paniqué, comme le ferait un chevreuil traqué. Le garde du corps se méprend sur son attitude, et sa voix grave claque dans son dos. Bras croisés et sourcils froncés, il semble prêt à intervenir. Et Aisling sait par expérience que ça ne sera pas beau à voir. Si l’idée de devoir s’expliquer auprès de Camber la plonge dans une profonde angoisse, ce n’est rien comparé à ce qu’elle ressentirait si cette armoire à glace se mettait à brutaliser sa sauveuse par sa faute. Alors lorsque Camber, plus vive qu’elle, opte pour une parade, Aisling s’empresse d’hocher vivement la tête.

- Allons, tu ne voudrais pas effrayer une cliente fidèle, n’est-ce pas ?

Elle essaie de mettre autant d’assurance dans sa voix qu’Ivanna en serait capable, mais ce ton doucereux sonne faux à ses oreilles. Malgré tout, elle place sa main sur l’avant-bras de The Mountain, comme pour donner plus de contenance à ses dires, et il finit par faire demi-tour en grommelant quelque chose. Aisling n’a pourtant pas l’occasion de ressentir le moindre soulagement car Camber l’attire dans une petite salle privée sur sa droite et referme la porte derrière elles. Comme chaque fois qu’elle pénètre dans ces petits lieux aux aspects de boudoir, la gorge d’Aisling se resserre. La crainte de ce qui va suivre. Mais ce qu’elle va devoir affronter cette fois-ci lui semble paradoxalement plus difficile à surmonter qu’une danse lascive pour un vieux con un poil pervers. C’est l’inévitable collision entre Aisling et Ivanna qui l’effraie. La confrontation au regard d’une personne qui ne l’a connue que dans la peau de l’une. Le jugement. L’inquiétude. L’ouverture à tant de questions et tant de honte que les drogues arrivent tant bien que mal à maintenir sous une illusion factice le reste du temps.

Un frisson ramène Aisling à cette réalité qu’elle essaie d’ignorer. Ce sont les doigts de Camber, effleurant délicatement ses traits, qui l’a provoqué. Sa voix s’élève à nouveau dans le silence de la pièce et ses mots lacèrent son cœur sans pitié. Aisling ignore si cette remarque sur son maquillage est censée être un compliment ou une insulte, mais il lui fait mal pareil. La gorge nouée, le regard fixé sur le sol, elle se contente de hausser les épaules avec une moue boudeuse. Incapable de savoir la conduite à adopter. Incapable de trouver les mots. Et quand bien même elle les aurait, la brunette ne saurait pas quelle idée exprimer. Parce qu’Aisling, elle n’a pas l’habitude qu’on s’intéresse à elle pour ce qu’elle est à l’intérieur. Toute sa vie, elle n’a fait que se conformer à des attentes. Celles de ses parents, puis de son école catholique. Celles des Brody, lorsqu’ils l’ont accueillie parmi eux. Celles de ses patrons lorsqu’elle travaillait dans les bars. Et plus récemment, celles des photographes érotiques, ou des types plus intelligents et puissants qu’elle, qui la jettent en pâture à leurs clients pour récolter une partie de ses revenus en échange d’un semblant de sécurité. Dans le fond, Aisling a bien conscience que ce pouvoir caméléon, c’est son seul talent. Trop idiote pour faire un job normal, trop laide pour être un mannequin respectable, trop faible et pas assez talentueuse pour percer dans n’importe quel autre art. Attiser le désir de types pas trop regardants, elle n’est bonne qu’à ça. Et quand elle deviendra trop vieille et que ça ne rapportera plus assez, il faudra bien qu’elle aille plus loin. Mais Aisling ne veut pas y penser pour l’instant. Elle peut encore se contenter de prétendre, sans aller jusqu’au bout de la démarche comme d’autres travailleuses du sexe. Là où il y a plus d’argent, mais aussi plus de honte, plus de violence, et une impression plus grande encore de non-retour. Fais pas ta chochotte, faut bien bouffer. Et faut bien grandir. Elle s’assène durement. Parce que c’est de sa faute, après tout, si elle s’est retrouvée dans cette situation. Ce n’est pas comme si de nombreuses mains ne s’étaient pas déjà tendues pour l’aider. Les Brody. Phoenix. Robin. Sid. Des âmes bienveillantes qui souhaitaient plus pour elle. Qui attendaient trop d’elle.

Un voile chaud enveloppe ses épaules, la sortant de ses sombres pensées, et Aisling resserre instinctivement les pans de la veste autour d’elle. Pour cacher ce corps trop grand et trop mince qu’elle a désormais honte de montrer. Elle recule contre un mur, ultime effort pour prendre le moins de place possible ; reflet de son envie de se fondre dans le décor. De disparaître. S’effacer de la vie de Camber avant qu’elle puisse y semer de faux-espoirs, et la décevoir, inévitablement, comme elle a déçu tant d’autres âmes charitables avant elle. Car Aisling l’entend bien dans la voix de la trentenaire. Cette compassion, cette inquiétude. Et toutes les vibrations de son corps lui hurlent de l’aider. De la sauver. De la prendre de ces bras et de l’arracher à ce monde. De la dorloter. Mais Aisling lutte contre cette impulsion qui brûle dans son petit cœur tout cabossé. Car elle n’est désormais que trop consciente des dommages qu’elle fait subir aux autres. Elle a vu le regard de Sid s’assombrir un peu plus chaque jour ces derniers mois. Ses gestes devenir de plus en plus laconiques chaque fois qu’il la recueille en plein délire, chaque fois qu’il nettoie le vomi et les larmes sur son visage. Et elle ne supporte plus d’être une constante déception pour ceux qui ont un jour cru en elle, ceux qui ont voulu la sauver. Et elle sait qu’un jour elle n’aura plus d’autres choix que de fuir à nouveau, avant d’empoisonner totalement leur vie, pour les libérer de cette obligation qu’ils s’imaginent avoir envers elle. Alors pour Camber, autant y mettre un frein dès le départ, lui éviter cette peine. C'est mieux comme ça, Aisling en est convaincue.

- Non ! Elle s’exclame brusquement. Bien sûr que non, personne ne me force.

Elle répète d’une voix plus posée. Personne ne la force plus. Juste elle même. Ses sourcils se froncent sous son épaisse frange et elle ose finalement relever les yeux vers Camber. L’inquiétude qu’elle lit dans son regard lui transperce le cœur. Mais la cocaïne dans ses veines l’aide à ignorer ce tiraillement. Elle sent ses sentiments se distancier de la réalité. La honte, la tristesse, les regrets, ce tourbillon s’efface peu à peu face à une sorte de pulsion agressive. Une envie de détruire tout ce qui se trouve à l’intérieur comme à l’extérieur de ce corps frêle. Ce changement se produit à l’instant où Camber lui demande si elle a pris de la drogue. Et la coïncidence la fait rire. Un rire froid et sec qui s’échappe de ses lèvres crispées et vient claquer contre les murs feutrés, emplissant la petite pièce de son malaise.

- Et si c’était le cas, qu’est-ce que ça pourrait bien faire ?

Elle demande, insolente, en se dégageant brusquement des mains de Camber. Paralysée par les émotions qui l’enchaînent, Aisling se retranche derrière la seule défense qui lui reste. L’attaque. Décevoir l’autre avant même d’avoir construit l’espoir d’être acceptée et épaulée. Provoquer sa fuite pour ne pas être abandonnée par la suite. Comme un renardeau blessé et acculé contre un mur, elle grogne et montre les crocs, avec une férocité qu’elle ne se connait pas. Une férocité qu’elle ne possède pas, et n’est que le reflet de peurs plus profondes et à peine avouées. Et puis la pression retombe. La rage s’efface aussi rapidement qu’elle s’est insufflée dans ses veines, faisant place à une sorte de lassitude résignée.    

- Ecoute, la gamine que t’as rencontrée l’autre soir, elle n’existe pas entre ces murs. Pour appuyer ses paroles, Ivanna fait lentement glisser la veste de Camber le long de son corps. Ici, il n’y a que moi. Et c’est comme ça que je gagne ma vie.

Elle dépose la veste sur les épaules de la trentenaire et plante à nouveau son regard dans le sien. Un regard empreint d’une triste détermination. Puis elle prend le visage de Camber entre ses mains et vient effleurer le coin de ses lèvres des siennes. Une caresse suspendue dans le temps et l'espace.

- Va-t’en si ça te dérange, elle murmure en s’écartant légèrement. Mais ne me fait pas perdre mon temps si tu décides de rester.  

Sous-entendu : pars ou paie. Parce qu’à la fin de la soirée, l'organisateur va regarder combien de temps elle a passé dans ces petites pièces privées, et qu’il retiendra la location sur la somme qu’elle aura gagné. Et c’est une somme qu’Aisling ne peut pas se permettre d’avancer. Il lui faut payer le toit au-dessus de sa tête, et la bouffe dans son assiette. Et ta drogue dans tes veines. Parce que c’est ça le premier truc que tu vas t’acheter avec, hein ? Stupide junkie..          


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ÂGE : trente-et-un ans, un cap difficile lorsqu'on réalise qu'on est passé à côté de sa jeunesse. (23/05)
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MÉTIER : en arrêt maladie pour cause de burn out
LOGEMENT : #102 pine rivers, dans un appartement bien trop grand pour elle seule

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : elle a eu un accident quand elle avait 19 ans, une voiture l'a renversée ≈ depuis, elle ne peut plus faire de surf ≈ n'a pas eu de relation sérieuse depuis 2011 ≈ amatrice de vin mais très mauvaise cuisinière ≈ elle ne se souvient pas de la dernière fois où elle est partie en vacances ≈ fan d'harry potter, elle a appelé son chat roux ron
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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MessageSujet: Re: happiness can be found, even in the darkest of times (aisling)   Lun 22 Mai - 23:01


Happiness can be found, even in the darkest of times, if one only remembers to turn on the light.
Aisling & Camber

Intervention divine ou élément de perturbation, Camber ne sut pas réellement pas comment voir l’arrivée du colosse qui servait de vigile. Si elle s’était déplacée jusqu’ici, c’était pour se rassurer sur l’identité de cette gamine qui lui semblait familière, cette gamine plus si enfantine qui se tenait désormais face à elle le corps à moitié nu. Alors oui, elle avait eu sa réponse, mais probablement pas celle qu’elle aurait souhaité. Une infime partie d’elle-même vit la situation comme un moyen de partir, de fuir face à une réalité qu’elle ne voulait pas affronter, une déception presque trop dure à avouer. Cependant, le reste de son corps la poussait à persister, à creuser un peu plus. Repartir maintenant aurait été inutile, elle était là, face à cette gamine dans le besoin. Ne pouvant pas se résigner à l’abandonner et ainsi, consentir à ses actions, la brune avait pris la décision de jouer le jeu. Au moins le temps de convaincre cette brute que tout ici allait bien. « Allons, tu ne voudrais pas effrayer une cliente fidèle, n’est-ce pas ? » Le regard en coin vers Aisling, la notaire sentit ses mains devenir moites, paniquée à l’idée que l’homme ne rentre pas dans leurs mensonges et ne finisse par la faire sortir de force. Avec toute la volonté du monde, Camber ne pouvait rien face à lui. Après des secondes qui lui parurent une éternité à les toiser du regard, le vigile fit volte-face, la laissant de nouveau seule avec Aisling. Ou du moins, cette copie de la jeune fille qu’elle avait rencontré des mois plus tôt.

Peu à l’aise dans le couloir, Camber força bien rapidement la jeune danseuse à rentrer dans une des pièces où elle avait eu l’intention de l’amener dans un premier temps.  L’endroit était étroit, presque étouffant. Le rouge au mur et le canapé de velours lui donnèrent des frissons d’angoisse. Des images malsaines lui vinrent à l’esprit, imaginant tout ce qui pouvait se passer ici. Quand finalement elle parvint à retirer ces visions écœurantes de son esprit, le corps presque nu de son interlocutrice manqua de la faire faillir. C’était beaucoup trop pour elle. Tandis qu’elle l’avait recouvert de sa veste, par respect pour elle mais également pour sa propre vision, la notaire se mit à l’interroger sur ses agissements, fortement concernée par son histoire. Elle n’avait en réalité aucune idée de l’âge de la jeune femme, cependant elle savait avec certitude qu’elle était bien trop jeune pour une vie pareille. « Non ! Bien sûr que non, personne ne me force. » Apprendre qu’elle ne s’était pas retrouvée piégée dans les mailles d’un proxénète la rassura quelque peu, cependant elle demeura  soucieuse de connaître ses motivations à travailler ici. Savoir qu’elle venait dans cet endroit de son plein gré était potentiellement tout aussi effrayant et déstabilisant. Elle ne pouvait pas aimer ce qu’elle faisait, s’exhiber, se vendre, ce n’était pas possible. « Et si c’était le cas, qu’est-ce que ça pourrait bien faire ? » Interdite face à l’insolence d’Aisling, Camber ne parvint pas à répondre quoi que ce soit. Elle en venait presque à douter de son identité. Elle était si… différente. Ses yeux vides ne ressemblaient en rien à ceux de la jeune fille apeurée qu’elle avait sauvée. Elle n’y voyait à présent que le néant. « Ecoute, la gamine que t’as rencontrée l’autre soir, elle n’existe pas entre ces murs. Ici, il n’y a que moi. Et c’est comme ça que je gagne ma vie. » Difficilement, sa salive s’écoula le long de sa trachée. Son regard s’était détourné au fur et à mesure que la veste faisait apparaître la peau laiteuse de la danseuse. Son comportement était si inhabituel, si incompréhensible, que Camber ne parvenait pas à réagir. « Je… » Sa voix s’était brisée dans un murmure, tandis que sa gorge nouée l’empêchait d’en dire davantage. Tout défilait à grande vitesse dans son esprit. Que dire, que faire. Elle ne voulait pas de son aide, mais avait-elle réellement besoin de son consentement ? Jamais la notaire ne serait en mesure de vivre avec cela sur la conscience. Laisser une gamine perdue vendre son corps juste parce qu’elle lui avait répondu un peu sèchement. Hors de question. Mais Aisling la prit de court, attrapant son visage et rapprochant le sien un peu trop dangereusement. Avant que Camber ne puisse comprendre quoi que ce soit, ses lèvres avaient déjà effleuré les siennes. « Va-t’en si ça te dérange. Mais ne me fait pas perdre mon temps si tu décides de rester. » Instinctivement, la trentenaire s’était écartée dans un mouvement de recul violent. Un tas de sentiments l’envahirent avec brutalité, d’abord de la colère, du dégout, puis de la honte. Son regard noisette s’assombrit alors, laissant place à une rage presque maternelle. D’un pas décidé, elle s’était de nouveau avancé vers Aisling et lui attrapa le visage de la main droite, serrant sa mâchoire avec virulence. « Ne refais jamais ça, tu m’entends ? » Son ton était sec, autoritaire. Camber n’avait pas pour but de la blesser, simplement de lui faire comprendre que son petit jeu n’allait pas marcher avec elle. Sans un mot de plus, elle lâcha son emprise et alla s’installer sur un bout de la banquette en velours pour retrouver son calme. De son sac à main, elle sortit un portefeuille en cuir griffé, puis un billet de cinquante dollars qu’elle posa sur la table. « J’imagine que maintenant j’aurais le droit à toute ton attention. » A choisir, il valait mieux qu’elle soit payée par elle que par une vicieux mal intentionné. « Fais-moi le plaisir de boire de l’eau, tu empestes l’alcool » lâcha-t-elle avec toujours autant de sévérité dans la voix alors qu’elle sortit de son sac une petite bouteille d’eau plate. Remarquant qu’Aisling ne bougeait pas, elle écarquilla les yeux et lui fit signe de la tête de la rejoindre sur le canapé. « Je sortirai autant d’argent qu’il faudra pour que tu réponde à mes questions et que tu m’expliques ce que tu fais ici. Tu peux me faire croire ce que tu veux, je sais que la fille que j’ai rencontrée à Halloween est là quelque part, et cette fille-là, je veux l’aider. » Elle marqua une légère pause. « Il suffit de me le dire et je te sors d’ici. Est-ce que tu as mangé quelque chose ? Ce n’est pas bien de boire et prendre je ne sais quelles drogues le ventre vide… Laisse-moi… laisse-moi t’emmener manger quelque part. On pourra discuter au calme, ailleurs que dans cet endroit morbide » termina-t-elle d'une voix plus douce.


cause everybody dies but not everybody lives
“i fly with the stars in the skies. i am no longer trying to survive, i believe that life is a prize but to live doesn't mean you're alive.”



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PETIT PLUS : Née en Irlande du Nord dans une famille très catholique, parle avec un accent gaélique prononcé. A troqué les rues pluvieuses de Belfast pour le soleil de Brisbane, mais son existence est toujours aussi grise. Se croit bonne à rien, si ce n’est à jeter son corps en pâture aux caméras. Faut bien payer le loyer et la dope destinée à anesthésier sa honte. Aisling se réfugie dans les morceaux de rock qui ouvrent son coeur à sa place. Parfois, elle couche sur le papier le tumulte de ses sentiments et se prends à les chanter timidement. Mal, elle trouve. Végétarienne, elle adore les animaux.
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MessageSujet: Re: happiness can be found, even in the darkest of times (aisling)   Lun 29 Mai - 23:26




Happiness can be found in the darkest times.
You’re a sex bomb love machine, 69 shots of gasoline. You’re a piece of good ol’ fashion. Second to none, you’re the main attraction. Sirens screaming, lights are flashing; a burst of raging passion. You’re the cutest sweet I’ve ever seen, you’re my lady queen obscene  •• Crashdïet

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’Aisling n’aurait jamais imaginé la brutalité de la réaction de Camber. La jolie trentenaire n’a plus rien d’une douce sauveuse en cet instant précis. C’est une lionne rugissante et ses yeux sombres d’ordinaire si chaleureux brillent d’une flamme féroce. Aisling n’a pas le temps de reculer lorsque l’avocate fond sur elle et lui attrape le visage. Les yeux écarquillés, elle hoche rapidement la tête. Message reçu, cinq sur cinq ! Elle songe intérieurement. Elle l’aurait probablement couiné, si elle n’était pas aussi terrorisée, mais son silence soumis semble satisfaire Camber car elle s’écarte enfin pour aller s’installer sur un petit canapé de velours et sortir son portefeuille. Aisling recule dans un coin sombre pour encaisser le choc, en essayant de ne pas chuter du haut de ses talons vertigineux. Elle caresse sa mâchoire d’une main et observe scrupuleusement les moindres gestes de son étrange visiteuse. Comme pour se tenir prête à décamper au moindre signe d’agressivité. Mais Camber ne semble plus vouloir s’aventurer sur ce terrain car la voilà qui sort un billet de cinquante dollar de son portefeuille pour le poser bien en évidence sur la table. Sourcils froncés, Aisling s’approche précautionneusement. C’est à n’y rien comprendre. D’abord elle la défonce pour avoir osé effleurer ses lèvres, et maintenant elle veut profiter de sa performance au complet ? Il faut quelques secondes à Aisling pour comprendre qu’il ne s’agit pas d’un fantasme sadomasochiste de la part de sa féroce sauveuse, mais d’une simple stratégie pour poursuivre cette discussion et aller au cœur du problème. Au cœur d’Aisling, bien derrière la façade Ivanna qui la retient prisonnière entre ces murs. La culpabilité et la honte sont si fortes qu’Aisling serre les lèvres pour ne pas dégobiller. Sa tête tourne et ses jambes la démangent de fuir. Elle aurait aimé ne pas exister, n’avoir jamais rencontré Camber, et que cette dernière ne soit jamais tombée sur cette fichue affiche. Mais c’est trop tard. Elle est dans cette pièce. En cet instant. Face à cette femme qui ne se laissera ni intimider, ni manipuler par son personnage de scène. Alors Aisling baisse les yeux, vaincue, et sa frange retombe devant son visage comme un rideau sur une estrade. La gorgée nouée, elle franchit la distance qui les sépare et vient s’assoir sur le canapé de velours que Camber lui désigne d’un appel sans équivoque. Les genoux rentrés, la tête dans les épaules, les bras sur ses cuisses pour cacher ce corps dénudé qui lui semble bien trop vulnérable et obscène désormais.

- Je suis désolée Camber. Je sais pas pourquoi j’ai fait ça. Je voulais pas te manquer de respect.

Elle bredouille en attrapant enfin la bouteille que la sévère jeune femme lui tend. Elle porte le goulot à ses lèvres et se force à boire une gorgée parce qu'elle sent bien qu'elle n'a pas trop le choix. Elle repose la bouteille sur la table et son corps n’est pas agité de tremblements, mais presque. Alors elle se frotte les bras sans oser relever les yeux vers son interlocutrice qui la secoue à nouveau, mais d’une voix plus douce cette fois-ci. Une voix ou transparait cette humanité profonde qui avait déjà marqué Aisling le soir d’Halloween. Ce trait de caractère qui l’avait attirée avec autant de force et qui pourtant lui cause bien des problèmes aujourd’hui.

- Ecoute, je peux pas accepter ton argent. C’est pas juste. Et je peux pas non plus rester dans cette pièce si je ne travaille pas. Tu comprends, je suis censée la louer pour recevoir mes clients, et à la fin de mon service, mon boss va me prendre un pourcentage, et je peux pas l’avancer. Je suis désolée.

Elle jette un coup d’œil dans la direction de Camber pour mesurer l’impact de ses paroles et se frotte machinalement le bras. Ses ongles rongés se plantent dans sa peau laiteuse pour y laisser de longues marques roses. Un geste inconscient, qu’elle répète chaque fois que l’anxiété l’envahi.

- J’voudrais bien partir avec toi et aller manger quelque part. Vraiment, y’a rien que j’aimerais plus. Elle dit d’une petite voix qui se brise et renifle un coup pour refouler ses larmes. Mais je peux pas, tu vois. Parce que sinon mon boss me reprendra jamais, et j’ai besoin de ce argent pour payer mon loyer. Et ma dope. Et je peux pas me permettre de perdre ce travail. Elle inspire profondément et un petit sourire triste vient étirer ses lèvres. Tu sais, c’est pas si mal ici. J’ai connu des endroits qui étaient bien pires… et j’ai pas envie d’être obligée d’y retourner.

Elle ajoute piteusement, et un lourd silence ponctue cette phrase. Aisling ne le supporte pas, alors elle le brise à nouveau d’une voix hésitante :

- C’est pas des excuses pour t’éviter. Si tu veux une explication alors je te la donnerai, et je te promets de répondre à tes questions, mais je ne peux pas le faire tout de suite. Ses yeux nerveux font un aller-retour constant vers la porte. Tu sais, je finis mon service dans même pas une heure. Peut-être que tu pourrais aller manger un morceau dans le quartier, et puis après je te rejoindrai ? Ou bien tu peux repasser demain dans l’après-midi, avant que je ne commence. 'fin... si t'en as envie.

Et quelque part, Aisling se dit que ce serait un bon échappatoire, parce que personne ne peut avoir envie d’écouter les histoires sordides et peu passionnantes d’une junkie stripteaseuse. Personne. Même pas Sid. Sid, qui lui non plus n’aime pas trop la savoir dans ce genre d’endroits. Sid, qu’elle déçoit constamment en prenant chaque jour une décision pire que la précédente. Sa gorge se serre de nouveau, et Aisling puise dans sa cocaïne la force de relever les yeux vers sa visiteuse.

- Mais Camber, faut pas que t’essaie de me sortir que là. Parce que tu peux pas m’aider, je le sais bien.

Elle murmure dans un souffle, et ses yeux se fixent droit devant elle sur du vide. Ses cils s’agitent rapidement et une larme glisse le long de sa joue. Aisling l’essuie d’un geste machinal de la main, tamponnant ses doigts sur sa pommette pour ne pas déplacer le fond de teint. Elle ne peut pas pleurer, sinon elle ne sera pas jolie. Et si elle n’est pas jolie, elle n’aura pas d’argent. Les hommes ne viennent pas ici pour voir une poupée brisée et triste. Ils viennent pour l’élusive Ivanna Rose, pour ses œillades taquines et ses caresses, pour son corps qu’ils semblent étrangement aimer, et pour ces mots crus qu’ils aiment lui gueuler lorsqu’elle danse pour leurs yeux. Oh, comme il lui faudra se défoncer pour anesthésier la pudique Aisling et retrouver cette voluptueuse énergie à nouveau. Mais elle n'a pas d'autres choix, pas d'autres vies.

- Personne ne le peut.

Sa voix tremble puis tombe comme une sentence, tranchant le silence et coupant court à toute issue possible, toute promesse d’un lendemain meilleur.    


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MessageSujet: Re: happiness can be found, even in the darkest of times (aisling)   Mar 20 Juin - 16:42


Happiness can be found, even in the darkest of times, if one only remembers to turn on the light.
Aisling & Camber

S’il pouvait lui arriver de subir des excès de colère, majoritairement générés par des journées bien trop longues, un cerveau et un corps épuisés, Camber n’était pas une personne que l’on pouvait qualifier de violente. Bien au contraire, elle détestait tout ce qui pouvait s’approcher de près ou de loin à un acte de cette sorte et critiquait avec fermeté ceux qui prenaient du plaisir à se battre pour le plaisir. Et quand bien même il lui arrivait de sortir de ses gonds, jamais elle n’était allé jusqu’à mettre une claque à qui ce soit. Sa réaction face au geste déplacé d’Aisling la surprit tout autant que la jeune femme qui sembla d’un coup à sa merci. Toute son assurance insolente s’était dissipée et la peur qui avait pris place dans son regard glaça le sang de la notaire. C’était elle qui lui faisait cet effet. Gênée de s’être laissé emportée de la sorte et d’avoir pu inspirer de la crainte à celle qu’elle souhaitait par-dessus tout aider, la brune s’éloigna et s’installa sur le canapé de velours. Elle venait d’envoyer des mauvais signaux, aussi fallait-il se rattraper. Quel que soit le prix à payer pour cela.

Le billet de cinquante dollars parut suffisant en tout cas pour capter l’attention de la danseuse qui vint s’installer à ses côtés, comme elle lui avait poliment demandé quelques secondes plus tôt. « Je suis désolée Camber. Je sais pas pourquoi j’ai fait ça. Je voulais pas te manquer de respect. » Lentement, la voix de la jeune femme qu’elle connaissait était réapparue, tout comme la gêne qu’elle lui avait connue. Troublée par son mal être indéniable, Camber s’autorisa un soupir bref. « Oublions cet épisode tu veux » avait-elle répondu entre sévérité et moquerie, indéniablement, aucune d’elle ne risquait d’en garder un bon souvenir. Silencieusement, elle l’avait observé boire sa gorgée d’eau avec une obéissance parfaite. « Ecoute, je peux pas accepter ton argent. C’est pas juste. Et je peux pas non plus rester dans cette pièce si je ne travaille pas. Tu comprends, je suis censée la louer pour recevoir mes clients, et à la fin de mon service, mon boss va me prendre un pourcentage, et je peux pas l’avancer. Je suis désolée. » Camber s’était évidemment attendu à une telle réaction de sa part et se contenta de secouer vigoureusement la tête en levant la main vers elle, en signe d’objection. « Prends les, j’insiste. Je quitterai cette pièce sans le billet Aisling, alors si tu ne le prends pas, il sera pour les prochaines personnes qui viendront. Ça serait dommage, non ? » Et même si elle n’était pas à cinquante dollars près, la notaire n’avait pas spécialement envie que cet argent profite à un parfait inconnu. Il était pour elle et elle seule. « J’voudrais bien partir avec toi et aller manger quelque part. Vraiment, y’a rien que j’aimerais plus. Mais je peux pas, tu vois. Parce que sinon mon boss me reprendra jamais, et j’ai besoin de ce argent pour payer mon loyer. Et je peux pas me permettre de perdre ce travail. Tu sais, c’est pas si mal ici. J’ai connu des endroits qui étaient bien pires… et j’ai pas envie d’être obligée d’y retourner. » Son cœur ne cessait de se déchirer dans sa poitrine, consternée par ce qu’elle lui racontait, désolée par son attitude révélatrice de maux plus enfouis qu’elle ne l’aurait pensé. Par automatisme, sa main délicate vint attraper celle de la jeune femme, l’empêchant de continuer d’enfoncer ses ongles dans sa peau. Des marques rouges étaient déjà apparues, trop nombreuses à son gout. Les mots lui manquaient soudain tant l’incompréhension d’une telle situation était grande. Il y avait à ses yeux tant de solutions alternatives alors qu’en l’écoutant tout semblait perdu d’avance. « C’est pas des excuses pour t’éviter. Si tu veux une explication alors je te la donnerai, et je te promets de répondre à tes questions, mais je ne peux pas le faire tout de suite. Tu sais, je finis mon service dans même pas une heure. Peut-être que tu pourrais aller manger un morceau dans le quartier, et puis après je te rejoindrai ? Ou bien tu peux repasser demain dans l’après-midi, avant que je ne commence. 'fin... si t'en as envie. » Avec les minutes, Aisling était parvenu à lui transmettre son stress, obligeant la notaire à guetter la porte avec elle à chaque fin de phrase. Comme si l’autre lourdaud de vigile pouvait se pointer à n’importe quelle minute pour lui faire du mal ou bien lui demander de partir. Elle espérait que tout cela ne soit que paranoïa, que personne ici n’osait lever la main sur elle. « D’accord, oui. » Elle marqua une pause, reportant son regard sur elle. « J’ai vu un petit café en face, je vais m’y installer et tu n’auras qu’à me rejoindre. Et je t’offrirai un bon repas, ça me fait plaisir » Un fin sourire s’étira sur son visage soucieux, tandis que sa main qui tenait toujours celle de son interlocutrice marqua une légère pression. « Mais Camber, faut pas que t’essaie de me sortir que là. Parce que tu peux pas m’aider, je le sais bien. Personne ne le peut. » Il fallait être idiot pour ne pas remarquer sa peine, la larme qui s’était glissée le long de sa joue. Cependant Camber savait pertinemment que continuer la conversation ici et maintenant n’était pas ce qu’elle désirait. Son corps entier désirait l’enlacer, la serrer et lui souffler que tout allait bien se passer. Mais pas ici, pas maintenant, non. Par respect pour elle et ses obligations elle se retint, le cœur lourd et le visage crispé. « C’est un pari que je suis prête à prendre » Son sourire fut plus insistant cette fois, tandis qu’elle se releva dans un élan de motivation. « Je t’attendrai, aussi longtemps qu’il le faudra. Je ne veux pas que tu te dépêches de partir si cela peut te causer des soucis, alors en t’en fais pas pour moi »

Sans lui laisser le temps de réagir, craignant une réponse négative, Camber s’était dirigée vers la porte de la petite pièce et l’avait quittée sans un mot de plus, laissant derrière elle Aisling et le billet de cinquante dollars. Avec un peu de difficulté, elle avait fini par rejoindre la sortie de la boite de nuit où le vigile se tenait toujours, droit comme un piquet. Les traits plissés, la brune le toisa du regard avant de quitter l’établissement, bien soulagée de ne pas rester plus longtemps à l’intérieur. Comme elle l’avait indiqué à la danseuse, elle traversa la rue animée pour s’installer sur la terrasse du café qui faisait face. On s’occupa rapidement d’elle et après quelques instants de réflexion, elle se décida à commander un verre de Chardonnay bien frais, ainsi qu'une assiette de frites. Il y avait bien longtemps qu’elle ne s’était pas fait ce petit plaisir et avec la conversation qui allait venir, elle aurait probablement besoin de courage. Bien consciente que le temps allait être long avant l’arrivée de la jeune femme, la notaire sortit son téléphone de sa poche et se trouva de la lecture. On faisait plus reposant que les journaux, mais pour une fois qu’elle avait le temps de se poser pour s’informer de l’actualité, mieux valait en profiter.



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SURNOM : Ash, Leen ou Lily par ses amis. Mais pour le reste du monde elle est Ivanna Rose.
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PETIT PLUS : Née en Irlande du Nord dans une famille très catholique, parle avec un accent gaélique prononcé. A troqué les rues pluvieuses de Belfast pour le soleil de Brisbane, mais son existence est toujours aussi grise. Se croit bonne à rien, si ce n’est à jeter son corps en pâture aux caméras. Faut bien payer le loyer et la dope destinée à anesthésier sa honte. Aisling se réfugie dans les morceaux de rock qui ouvrent son coeur à sa place. Parfois, elle couche sur le papier le tumulte de ses sentiments et se prends à les chanter timidement. Mal, elle trouve. Végétarienne, elle adore les animaux.
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MessageSujet: Re: happiness can be found, even in the darkest of times (aisling)   Lun 26 Juin - 12:55




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You’re a sex bomb love machine, 69 shots of gasoline. You’re a piece of good ol’ fashion. Second to none, you’re the main attraction. Sirens screaming, lights are flashing; a burst of raging passion. You’re the cutest sweet I’ve ever seen, you’re my lady queen obscene  •• Crashdïet

Aisling regarde la porte se refermer sur Camber. Sur la table, le billet prône toujours et dans cette pièce il est comme le seul témoin de la scène irréelle qui vient de s’y dérouler. Et de sa promesse d’un peu de douceur et d’un repas chaud. D’une nouvelle main tendue par une âme charitable qui s’imagine réussir là où tant d’autres ont échoué. Father Ashby en Irlande. Deck en Angleterre. Phoenix, Robin, Sid en Australie. La liste s’allonge avec les années et les pays, et les problèmes d’Aisling aussi. Avant, elle se jetait dans leurs bras, à la recherche d’une salvation qu’elle ne pouvait s’apporter. Mais le temps lui a appris que même les autres ne peuvent la sauver. Que l’échec et le chaos est imprimé bien trop profondément dans son être. Et que rien ni personne ne peut briser ces chaînes invisibles qui la maintiennent dans cet état de semi-conscience, de semi vie, de grisaille constante et de perpétuelle victime. Et le pire, c’est qu’Aisling s’y complait presque, dans toute cette souffrance, toutes ces angoisses. Parce que quand on n’a aucune raison de vivre, alors la mort est soudain moins effrayante. L’idée de s’en sortir, de devoir mettre un pas devant l’autre et commencer à construire au lieu de détruite lui semble un million de fois plus terrifiante.

Et comme elle les hais, ces instants de clarté. Ces instants d’honnêteté. Comme elle voudrait les faire disparaître et s’enfoncer plus encore dans la lâcheté. Ses mains tremblantes s’emparent du billet, et ses talons claquent sur sol en linoléum qui recouvre le béton dans le couloir. Ses mains tremblantes fouillent dans son sac à main, à la recherche de cette poudre miraculeuse qui efface tous ses problèmes pour en créer de nouveaux. Mais l’important c’est l’instant présent, elle affrontera les autres lorsqu’ils se présenteront. Comme à chaque fois. La poudre dans ses narines, et sur ses gencives, pour être sûre. Inspiration, expiration. Une rasade de vodka et quelques blagues échangées avec les autres filles. Les autres victimes. Les autres survivantes. Une vague de solidarité mêlée de la compétition pour les meilleurs clients. Ceux qui payent bien. Ceux qui les respecteront un peu plus que la moyenne. Enfin, Ivanna se réveille de ses cendres et s’extirpe de son siège d’une démarche lente et assurée. Elle part à la pêche dans cette mer d’hommes venus ici pour passer un peu de bon temps et oublier leur corps ennuyeux de leur régulière pour quelques billets. Ivanna les exècre et les méprise. Aisling les craint. Toutes deux se rassurent en se disant qu’elles ne seront pas les seules à brûler dans les flammes de l’enfer, que tous ces vicieux adultères crameront à leurs côtés et ainsi leurs péchés à tous seront sanctifiés.  

Le flot de badauds s’écoule maintenant par les sorties de la boite de nuit, guidé par des vigiles dont le manque de patience n’a d’égale que leur hâte à rentrer chez eux. Les néons se rallument, et Aisling plisse les yeux. Elle se réfugie dans les loges avec les autres filles, recompte ses billets avec un mélange de soulagement et de lassitude. Elle en voit quelques-unes en planquer dans leur soutien-gorge pour échapper au pourcentage réclamé par le propriétaire des lieux. Aisling n’a jamais osé. Trop peur de se faire prendre. Trop peur de se faire virer. Elle englouti un valium et prend quelques minutes pour redescendre dans son corps. Et puis, avec des gestes lents, elle entreprend d’ôter ses artifices. Le maquillage d’abord et puis la lingerie aguicheuse. L’odeur de ces hommes et de sa propre sueur. Une vague de calme s’abat sur elle, et Aisling ne sait pas très bien si c’est grâce à ses pilules ou ce rituel rassurant, ou les deux. Tout ce qu’elle sait, c’est que ça fonctionne à chaque fois et qu’elle en a désespérément besoin. Elle enfile son jean skinny noir et son hoodie Bullet For My Valentine trois fois trop grand comme s’il s’était agi d’une armure contre le monde. Et puis elle se glisse vers la sortie où Slayer l’attend pour réclamer son dû. Elle regarde la moitié de son argent disparaître dans la poche du propriétaire de la boite puis sans un mot de plus, s’enfonce dans la nuit noire.

Elle est surement partie. Pourquoi elle t’attendrait aussi longtemps ? Tu ne vaux rien. Tu n’es rien. Aisling sait bien que la petite voix a raison. Mais elle se rend quand même au café d’en face. Pour dissiper le doute et tuer l’espoir. Se prouver que ses démons détiennent la vérité et que Camber est partie depuis belle lurette. Elle est presque déçue lorsqu’elle découvre la jolie brune tranquillement attablée, les yeux dans le vague et un verre de vin à la main. Aisling l’observe quelques instants dans l’ombre. Je peux encore partir. Si je m’en vais alors elle abandonnera et ce sera comme si elle n’était jamais venue. Comme une biche aux aguets, Aisling hésite. Et puis les yeux de Camber se posent finalement sur elle et la fuite n’est plus une option. L’irlandaise lui adresse un sourire contrit et un petit signe maladroit de la main et elle se fraie un chemin entre les tables sur la terrasse.

- Je ne pensais pas que tu m’attendrais vraiment.  

Elle avoue en s’asseyant sur la chaise qu’on lui désigne. Ses mains viennent se glisser sous ses cuisses, comme pour chercher un peu de chaleur dont elle n’a pas vraiment besoin en Australie. Et puis la vague de malaise s’abat subitement sur elle.

- Je sais pas trop ce que je fous là.

Elle avoue avec un petit rire gêné, ses yeux collés sur la table graisseuse en face d’elle. Et puis elle prend une profonde inspiration et ose enfin relever les yeux vers sa bonne fée, ou sa marraine. Ou un truc dans le genre.    

- Et toi, tu le sais ? Je veux dire, tu sais pourquoi t’es venue jusqu'ici, et pourquoi t’es restée ?

C’est probablement ce qui la perturbe le plus, dans toute cette histoire. Pourquoi une femme qu’elle n’a connu que lors d’une soirée mouvementée fait brusquement apparition dans sa vie. Ce qu’elle cherchait après avoir vu cette affiche. Ce qu’elle s’imagine avoir trouvé. Et ce qu’elle pense pouvoir faire de toutes ces vérités qu'elle attend à présent.


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MessageSujet: Re: happiness can be found, even in the darkest of times (aisling)   Ven 14 Juil - 18:36


Happiness can be found, even in the darkest of times, if one only remembers to turn on the light.
Aisling & Camber

Le liquide frais descendit lentement le long de sa trachée. Revigorant et plaisant. Le Chardonnay faisait partie de ces rares dernières choses qui parvenaient à détendre Camber, à lui tirer un sourire sincère de plaisir. Il ne lui arrivait que très rarement d’en consommer jusqu’à la perte de contrôle, sont but était bien ailleurs. Déguster un verre était agréable, faisant danser ses papilles et éveillait ses sens qu’elle se bornait à tuer à force de fatigue et d’acharnement. Si certains pouvaient voir sa consommation presque addictive, la brune refusait d’y voir une connotation négative et préférait penser que sans cela, elle n’aurait probablement pas grand-chose pour se relaxer le soir. Quand des personnes avaient besoin de leur moment devant la télévision, de leur cigarette ou de leur bain, elle avait besoin de son petit verre de vin blanc bien sec. Ce soir, elle allait même jusqu’à s’autoriser une petite entorse dans son régime avec cette assiette de frites huileuses que le serveur lui apporta bien poliment. Dans un merci discret, elle attendit qu’il parte avant de venir en pincer une entre ses doigts fins. Elle était encore brûlante mais peu importait, l’envie de la manger immédiatement était bien trop grande. Alors que le goût lui parvenait au cerveau, un nouveau sourire s’afficha sur son visage froid et renfermé. C’était si bon, simple, mais si bon.

Un coup d’œil vers sa montre lui fit réaliser qu’une heure s’était déjà écoulée depuis qu’elle s’était installée à cette terrasse. Il fallait dire que la notaire avait oublié ce que cela faisait de ne rien faire, de se laisser vivre et de simplement laisser le temps s’écouler. A force de lecture, la batterie de son téléphone portable était arrivée à sa fin, si bien que désormais elle se retrouvait démunie. Le bruit dans la rue devenait moindre et le café commençait à se vider, petit à petit. Après une longue hésitation, Camber avait finalement décidé de prendre un nouveau verre, elle n’avait pas grand-chose d’autre à faire après tout. Puis rapidement, l’idée qu’Aisling ne vienne jamais au rendez-vous lui vint à l’esprit. C’était une hypothèse qu’elle n’avait pas encore envisagée mais qui néanmoins s’avérait presque plus plausible que sa venue. Elle avait eu peur d’être confrontée à elle, c’était évident. Peut-être l’avait-elle tout simplement menée en bateau pour lui faire quitter la boite de nuit. Malgré toute sa volonté, la brune ne pouvait l’en blâmer. Son seul problème résidait dans ses choix si toutefois Aisling lui avait bel et bien posé un lapin. Abandonner ou insister. Perdue dans ses pensées et ses raisonnements logiques, le regard de Camber fut attiré par une silhouette qui se dessina au coin de son oeil. Quelques secondes lui suffirent pour reconnaître le corps de la jeune femme qui se tenait à quelques mètres de la terrasse. Elle était venue.

Ayant l’impression que la danseuse tardait à venir ou semblait hésiter, Camber lui fit un signe de main et sourit de nouveau, bien que pas certaine qu’elle puisse être en mesure de voir ce détail de là elle se tenait. Quand bien même, Aisling finit par venir vers elle et s’installa sur la chaise qui lui faisait face, visiblement très gênée. « Je ne pensais pas que tu m’attendrais vraiment. » Etonnée, Camber écarquilla les yeux avant de répliquer aussi tôt. « Saches que je tiens toujours mes engagements. » Evidemment, l’idée qu’une jeune femme aussi perdue qu’elle puisse avoir enchainé les promesses non tenues au cours de sa vie lui passait bien au-dessus de la tête. Camber avait parfois tendance à oublier que tout le monde ne partageait pas ses valeurs. « Je sais pas trop ce que je fous là. Et toi, tu le sais ? Je veux dire, tu sais pourquoi t’es venue jusqu'ici, et pourquoi t’es restée ? » Un léger silence s’installa à la table. La question qu’elle venait de lui poser ne cessait de résonner dans son esprit, cherchant inlassablement une réponse valable à lui donner. La vérité était qu’il n’y en avait pas. De bonne réponse. Car elle non plus n’en avait pas la moindre idée. « J’aimerais te répondre, mais je crois que je s’en sais rien non plus Aisling. » finit-elle par répondre dans un léger rire. « J’ai juste l’impression que c’est ici que je dois être, avec toi. » Son regard noisette se planta dans celui de la jeune femme, ponctuant de sincérité les mots qu’elle lui avait adressés. Sans ajouter quoi que ce soit, ses mains vinrent prendre possession du menu qui se trouvait toujours la table pour le tendre à son interlocutrice. « Tiens, choisis ce que tu veux manger. J’ai déjà pris des frites mais je crois que je vais t’accompagner pour autre chose, je ne suis plus à ça près » En plus de cette gourmandise qu’elle ne voulait contenir, quelque chose lui disait qu’Aisling aurait plus de faciliter à commander et manger si elle l’accompagnait. Elle n’avait pas la moindre idée de quand son dernier vrai repas remontait, cependant elle avait la désagréable impression que son alimentation n’était pas particulièrement régulière ou saine. Peut-être n’était-ce qu’un préjugé maintenant qu’elle connaissait son mode de vie, néanmoins l’inquiétude était bel et bien présente. « Prends tout ce que tu veux, ne te retiens pas. » ajouta-t-elle avant de prendre un autre menu qui se trouvait sur la table d’à côté pour le regarder également. Après avoir parcouru le tout, la brune opta pour le burger de la maison, curieuse de connaître le gout de cette fameuse sauce secrète. Lorsque le serveur eut terminé de prendre leur commande et qu’il s’en alla, Camber fixa de nouveau son regard sur Aisling. « Bon, alors. Tu veux bien me raconter comment tu as atterri ici ? » lui demanda-t-elle d’un ton impliqué.



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PETIT PLUS : Née en Irlande du Nord dans une famille très catholique, parle avec un accent gaélique prononcé. A troqué les rues pluvieuses de Belfast pour le soleil de Brisbane, mais son existence est toujours aussi grise. Se croit bonne à rien, si ce n’est à jeter son corps en pâture aux caméras. Faut bien payer le loyer et la dope destinée à anesthésier sa honte. Aisling se réfugie dans les morceaux de rock qui ouvrent son coeur à sa place. Parfois, elle couche sur le papier le tumulte de ses sentiments et se prends à les chanter timidement. Mal, elle trouve. Végétarienne, elle adore les animaux.
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MessageSujet: Re: happiness can be found, even in the darkest of times (aisling)   Lun 24 Juil - 20:46




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Aisling ne sait pas trop ce qu’elle attendait de cette réponse. Ni si elle attendait quelque chose. Ses doigts dessinent des petits cercles sur la table tandis qu’elle écoute Camber lui avouer ne pas vraiment savoir ce qu’elle fait ici, tout en étant convaincue que c’est ce qu’elle doit faire. Moi je le sais. T’as envie de me sauver. T’as envie de me sauver parce que contrairement à d’autres personnes, c’est évident que j’ai une vie de merde. Mais comme tous ceux qui ont essayé avant toi, tu vas échouer. Et tu seras triste, et énervée. Tu partiras sans réaliser que c’est toi, avant tout, que tu devrais sauver. Qu’il y a en toi un truc qui appelle à l’aide aussi fort que moi, mais qui se cache tellement mieux que t’en as peut-être même pas conscience. Si Aisling avait plus de courage, c’est probablement ce qu’elle lui dirait. Et puis elle la remercierait, et elle partirait. Mais y’a un truc qui lui colle le derrière à la chaise. La douceur mêlée de fermeté qui émane de la trentenaire. La sincérité de son regard noisette tout plein de tendresse et de force à la fois. Camber dégage quelque chose de maternel et de rassurant qui semble répondre aux peurs les plus profondes d’Aisling et les envelopper d’un voile presque aussi délicieux que le rush que peuvent lui apporter ses drogues. Alors ses lèvres se scellent et elle se contente d’hocher faiblement la tête et d’attraper le menu que sa protectrice lui tend. Aisling n’a pas très faim. Sa gorge est nouée par l’émotion et par ses pensées qui lui disent qu’elle grossira à la moindre bouchée. Mais devant l’insistance de Camber, l’Irlandaise accepte de se laisser tenter.

- Je vais prendre le burger végétarien. Mais c’est possible d’avoir une salade à la place des frites ? Et un coca zéro s’il vous plait… merci.

Elle espère que c’est un bon choix. Que le burger ne sera pas trop calorique mais assez gros pour convaincre Camber qu’elle n’a pas à s’inquiéter. Que la verdure dans son assiette donnera l’impression qu’elle mange assez équilibré. Et puis le coca, c’est stratégique aussi. Les bulles, ça coupe la faim, et le goût sucré semble lui donner une sorte d’énergie. L’ensemble, ça fait fille qui sait s’alimenter, non ? Elle n’a pas le temps de se poser davantage de questions – qui n’auraient apporté que des regrets de toutes les façons – que Camber fixe son regard sur elle et, ne perdant pas de vue son objectif, lui demande à nouveau comment elle s’est retrouvée dans cette situation. Aisling se remplit un verre d’eau et prend quelques gorgées pour se donner une sorte de contenance.

- J’étais à la rue, et j’avais besoin d’argent.

Elle répond simplement, les yeux résolument fixés sur le bois de la table. Elle attend quelques secondes une réaction de la part de Camber qui tarde à venir. N’y tenant plus, Aisling finit par jeter un coup d’œil en biais à son interlocutrice. Elle croise son regard noisette, toujours plein d’empathie, de compassion et d’interrogations inquiètes. Et ça lui fait comme un coup de poing dans le ventre lorsqu’elle réalise qu’avant cet instant, personne ne lui a jamais laissé l’occasion de parler de toutes ces erreurs qui l’ont amenée ici. Y’a ceux qui veulent rien savoir, et ceux qui pensent que c’est pas bon de remuer le passé, que ça fait trop mal et qu’on peut rien y faire de toutes les façons. Aisling, elle fait partie de ces derniers. Mais elle sent bien que Camber ne se contentera pas de cette simple réponse.

- J'sais pas trop quoi te dire, ni par où commencer...

Elle hésite. Et puis les mots et les émotions bouillent tellement fort à l’intérieur qu’elle n’a plus d’autres choix que de les laisser s’échapper.

- Fallait que je quitte Belfast. J’aurais jamais pu être heureuse là-bas. A tous les croisements j’avais des souvenirs de fusillade et de bombes et d’incendies et de gens qui souffrent. Y'a tout plein de tristesse et de colère et c'est imprégné dans les lieux et dans les regards que tu croises. A cause du conflit entre les Loyalistes et les Républicains, tout ça. Elle explique évasivement, parce que Camber lui apparaît comme une personne cultivée qui en a forcément entendu parler à l’école ou dans son travail. J'ai rencontré une famille qui m’a aidée à quitter l'Irlande du Nord pour aller à Dublin, mais j’arrivais toujours pas à mettre le passé derrière. Alors quand j’ai eu 18 piges, j’ai répondu à une annonce dans un journal qui recherchait des serveuses et des danseuses à Sydney. Ils payaient le voyage, le logement, promettaient une belle vie au soleil et tout. J’aurais dû savoir qu'c’était trop beau pour être vrai, mais j'suis trop conne ou trop naïve, j'sais pas, alors j’ai appelé, et quelques jours après j’étais dans l’avion.

Elle a marqué une pause le temps de prendre quelques inspirations, parce que sa voix tremblait et qu’elle n’avait aucune envie d’affronter les souvenirs qui se bousculaient devant ses yeux hantés.

- Quand j'suis arrivée, ils m’ont pris mon passeport, et ils m’ont enfermée avec d’autres filles qui venaient de partout. Et les filles qui étaient là depuis plus longtemps, elles nous ont dit qu’on irait plus nulle part, que notre corps, il nous appartenait plus. Fallait voir leur regard Camber. C’est comme si elles étaient morte à l’intérieur. J'pourrai jamais oublier ça.  

Aisling a détourné les yeux et ses doigts se sont remis à tracer de longues marques rougeâtres sur la peau laiteuse de ses avant bras tandis qu’elle poursuivait son récit, les yeux cachés par son épaisse frange ébène.

- J’étais vierge, j'suppose que ça faisait de moi une sorte de produit de luxe parce que j’ai pas fini avec les autres… On m’a organisé un rendez-vous avec un champion de boxe du genre hyper connu et qu'était censé s’amuser avec moi. Sauf qu’en fait il en avait pas trop envie, et puis il a rapidement compris que quelque chose tournait pas rond et il m’a sortie de là. Lui et sœur, ils m’ont soutenue le temps que je retombe sur mes pattes. Je leur doit tellement !

Du coin de l’œil, Aisling repère le serveur qui s’approche avec les plats et ses lèvres se scellent instantanément. Elle le remercie d’un sourire timide et ses yeux se posent sur le burger dans son assiette. Le manger lui paraît désormais une mission impossible tant sa gorge est serrée et tant ses tripes semblent danser le tango.

- C'était y'a cinq ans. J'suis restée quelques mois chez Robin, et puis après j'suis partie parce que j'pouvais pas tenir un job et c'était pas correct de la laisser tout payer tout le temps. J'ai atterrit dans un squat et j'ai rencontré une fille un peu paumée comme moi et elle m’a donné des… médicaments pour pas que je broie du noir et que je gère mes émotions plutôt que de les laisser me gérer. Sauf que ça coûte super cher, et rapidement j’en ai eu besoin tout le temps. Alors elle m’a présentée à son boss qui m’a proposé de faire des photos érotiques, des danses, des trucs comme ça. En échange ils me logeaient et y’avait des types qui me protégeaient. J'avais pas trop d'autres choix, et puis c'était plutôt un bon deal alors j’ai accepté. J'suis restée avec eux quelques années, et puis après y'a eu des complications alors j'ai dû m'en aller. J'ai essayé de trouver un autre job. J'suis serveuse quelques soirs par semaines. Mais c'est clair que ça rapporte pas autant que les photos et les danses. Et moi, j'ai besoin d'argent, et y'a pas grand chose que j'sais faire à part montrer mes nichons, tu vois ? Alors j'ai continué. Et la suite... tu la connais.  

Elle se garde bien de dire que ça lui donne envie de crever. Que plus elle donne de la place à Ivana face à l'objectif, plus Aisling a besoin de s'assommer de substances pour oublier sa vie quelques heures et échapper à ses regrets et à sa honte. Peut-être que si elle ne dit rien de tout ça, Camber se dira que ce n'est pas si terrible. Peut-être qu'elle la laissera tranquille. Mais dans le fond, Aisling n'est même pas certaine que ce soit ce qu'elle veuille : être tranquille.

- Tu sais, j'avais jamais raconté tout ça avant. Que des bribes par-ci par-là. Ça fait bizarre.

Elle avoue d'une petite voix. Sonnée par le poids de ses souvenirs et l'angoisse des crasses que l'avenir peut bien encore lui réserver.


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Oh I love the taste of cyanide, oh how I love to feel it burn Inside. I'm on the hour and I've been there for a long time but somehow I feel like I'm fading out of line. •• Crashdïet
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MessageSujet: Re: happiness can be found, even in the darkest of times (aisling)   Jeu 3 Aoû - 22:48


Happiness can be found, even in the darkest of times, if one only remembers to turn on the light.
Aisling & Camber

Toute aussi perdue psychologiquement ou tout simplement dans sa vie qu’Aisling était, la jeune femme était probablement loin d’être idiote. La générosité de Camber était réelle, tout comme son désir de prendre soin d’elle le peu d’instant qu’elle le pouvait ce soir, mais elle ne pouvait nier son intérêt pour son histoire. Elles pouvaient avoir toutes les discussions du monde, c’était celle-ci que la notaire attendait. La sienne, celle de l’âme égarée dont elle avait croisé le chemin des mois plus tôt. La commande d’Aisling venait seulement d’être passée lorsqu’elle l’interrogea, aussi directement qu’elle le pouvait. Il était devenu inutile de tourner autour du pot. « J’étais à la rue, et j’avais besoin d’argent. » Un silence s’installa alors, tandis que son interlocutrice la fixait dans l’attente. Camber l’observa à son tour, fronçant les sourcils d’incompréhension. Pensant alors qu’elle pouvait ressentir le besoin d’être encouragée à se confier, la trentenaire lui fit signe de la tête de continuer. « J'sais pas trop quoi te dire, ni par où commencer... Fallait que je quitte Belfast. J’aurais jamais pu être heureuse là-bas. A tous les croisements j’avais des souvenirs de fusillade et de bombes et d’incendies et de gens qui souffrent. Y'a tout plein de tristesse et de colère et c'est imprégné dans les lieux et dans les regards que tu croises. A cause du conflit entre les Loyalistes et les Républicains, tout ça. J'ai rencontré une famille qui m’a aidée à quitter l'Irlande du Nord pour aller à Dublin, mais j’arrivais toujours pas à mettre le passé derrière. Alors quand j’ai eu 18 piges, j’ai répondu à une annonce dans un journal qui recherchait des serveuses et des danseuses à Sydney. Ils payaient le voyage, le logement, promettaient une belle vie au soleil et tout. J’aurais dû savoir qu'c’était trop beau pour être vrai, mais j'suis trop conne ou trop naïve, j'sais pas, alors j’ai appelé, et quelques jours après j’étais dans l’avion. Quand j'suis arrivée, ils m’ont pris mon passeport, et ils m’ont enfermée avec d’autres filles qui venaient de partout. Et les filles qui étaient là depuis plus longtemps, elles nous ont dit qu’on irait plus nulle part, que notre corps, il nous appartenait plus. Fallait voir leur regard Camber. C’est comme si elles étaient morte à l’intérieur. J'pourrai jamais oublier ça. J’étais vierge, j'suppose que ça faisait de moi une sorte de produit de luxe parce que j’ai pas fini avec les autres… On m’a organisé un rendez-vous avec un champion de boxe du genre hyper connu et qu'était censé s’amuser avec moi. Sauf qu’en fait il en avait pas trop envie, et puis il a rapidement compris que quelque chose tournait pas rond et il m’a sortie de là. Lui et sœur, ils m’ont soutenue le temps que je retombe sur mes pattes. Je leur doit tellement ! » L’arrivée du serveur coupa la brune dans son état d’horreur. Les yeux encore rivés sur son interlocutrice, Camber ne put remercier le serveur ou même simplement le regarder. Son cœur était si serré au sein de sa poitrine, qu’une envie soudain de vomir s’empara d’elle. Sa salive s’écoula lentement le long de sa gorge, tandis qu’elle reprenait calmement son souffle. L’expression sur le visage d’Aisling lui fit comprendre que la situation n’était pas seulement difficile pour elle, pourtant elle sembla encline à continuer son récit. A cet instant précis, la notaire n’était plus entièrement certaine d’en avoir encore le désir, la curiosité. Sa vie avait été parsemée d’horreur, de malchance et elle avait la désagréable impression que cela n’était pas encore fini. L’évocation du boxeur et de sa sœur, pourtant positive, ne lui resta pas bien longtemps à l’esprit. Ses pensées n’étaient que hantées par le nuage noir généré par le reste de son récit. Elle avait pu voir le regard mort de ces jeunes filles, elle avait pu ressentir la peur d’Aisling, la douleur. « C'était y'a cinq ans. J'suis restée quelques mois chez Robin, et puis après j'suis partie parce que j'pouvais pas tenir un job et c'était pas correct de la laisser tout payer tout le temps. J'ai atterrit dans un squat et j'ai rencontré une fille un peu paumée comme moi et elle m’a donné des… médicaments pour pas que je broie du noir et que je gère mes émotions plutôt que de les laisser me gérer. Sauf que ça coûte super cher, et rapidement j’en ai eu besoin tout le temps. Alors elle m’a présentée à son boss qui m’a proposé de faire des photos érotiques, des danses, des trucs comme ça. En échange ils me logeaient et y’avait des types qui me protégeaient. J'avais pas trop d'autres choix, et puis c'était plutôt un bon deal alors j’ai accepté. J'suis restée avec eux quelques années, et puis après y'a eu des complications alors j'ai dû m'en aller. J'ai essayé de trouver un autre job. J'suis serveuse quelques soirs par semaines. Mais c'est clair que ça rapporte pas autant que les photos et les danses. Et moi, j'ai besoin d'argent, et y'a pas grand-chose que j'sais faire à part montrer mes nichons, tu vois ? Alors j'ai continué. Et la suite... tu la connais. »

Sans qu’elle ne le réalise, la trentenaire avait coupé sa respiration le temps de son dernier monologue. Ne plus respirer lui semblait être la meilleure solution pour ne pas laisser les émotions la submerger. C’était trop d’un coup, beaucoup trop. Elle aurait aimé montré un visage rassurant à la jeune fille, néanmoins elle ne pouvait rien garantir au moment présent. Son expression ne pouvait que refléter l’épouvante qui la consumait encore. « Tu sais, j'avais jamais raconté tout ça avant. Que des bribes par-ci par-là. Ça fait bizarre. » Dans un raclement de gorge discret, Camber tenta de reprendre le contrôle de ses émotions, avec l’envie de réussir à répondre quelque chose à tout ce monologue déchirant. « Je crois que c’est la preuve que tu avais besoin d’en parler et vider ton sac. C'est jamais bon de tout garder pour sois » furent les seuls mots qu’elle parvint à prononcer dans un premier temps. Il allait lui falloir encore un peu de secondes et de recul supplémentaire si elle voulait réagir à tout ce qu’elle avait entendu. Un nouveau silence apparut, durant lequel elle jeta un coup d’œil furtif vers l’assiette qu’on lui avait amenée. Etrangement, l’envie de manger lui était bien passée. Boire, à l’inverse. Quelques gorgées descendues, la trentenaire reporta son attention sur Aisling, qui elle non plus n’avait pas touché à son assiette. « Bois au moins ton coca, ça ne peut pas te faire de mal » glissa-t-elle en désignant le verre en face d’elle. Comment pouvait-elle la blâmer de ne pas se nourrir après tout cela. « Tu sais, j’ai appris une chose dans la vie. On ne naît pas tous égaux, avec les même possibilités, les même chances de réussite » commença-t-elle, rebondissant pour la première fois sur son histoire. « Mais on a tous une opportunité de s’en sortir un jour, si on le veut. Je dirige un groupe de parole depuis que j’ai une vingtaine d’années. Des histoires j’en ai entendues, des gens brisés, j’en ai rencontrés. J’ai remarqué une chose Aisling, les gens qui ne veulent pas avancer, qui ne veulent pas être aidés, ils resteront bloqués dans leur misère toute leur vie. » Elle marqua une pause, buvant une nouvelle gorgée de vin. « Je dis pas que c’est simple de résoudre tout ça et d’oublier ce que t’as vécu, j’oserais jamais. Mais ce que je veux dire c’est qu’il faut te poser qu’une seule question : est-ce que tu veux vraiment t’en sortir ? » Tout en exposant son interrogation, elle avait planté son regard noisette dans le sien. « Ou est-ce que tu préfères choisir la facilité et te complaire dans cette situation ? Même si tu refuses d’admettre qu’en ne faisant rien c’est accepter ce qui t’arrive, c’est la vérité. Ton avenir repose d’abord sur ton choix. » Un nouveau soupir coupa ses paroles. « Tu n’as qu’à me dire que tu veux mettre tout ça derrière toi et je pourrai t’accompagner. Je peux t’aider à trouver un travail, à avoir un toit, à soigner tes addictions. Mais pour ça, il faut que tu acceptes que ça sera difficile et que ça implique des sacrifices. Je n’ai pas peur de tous ces gens qui se sont servis de toi, j’ai étudié le droit, je serais te défendre. L’unique chose à craindre dans tout ça, c’est toi. Toi et tes doutes. »


cause everybody dies but not everybody lives
“i fly with the stars in the skies. i am no longer trying to survive, i believe that life is a prize but to live doesn't mean you're alive.”



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happiness can be found, even in the darkest of times (aisling)

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