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 joamie + life worth living

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le sextoy de joanne
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ÂGE : 36 ans (05/06/81)
SURNOM : Jay
STATUT : So done.
MÉTIER : Nouveau rédacteur en chef @ GQ Australia. Philanthrope, président de la fondation Oliver Keynes pour jeunes en détresse. Ambassadeur WWF et SANE. Papa d'un petit bonhomme nommé Daniel, âgé de 1 an, qu'il ne voit qu'un weekend sur deux. Occupé, très occupé.
LOGEMENT : a récemment emménagé au #98 Bayside après cinq ans passés à Logan City

POSTS : 15361 POINTS : 1240

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Anglais, né à Londres. Fils de Lord, et l'est lui-même. ≈ A recueilli deux chiens abandonnés: Ben, un golden retriever, et Milo, un teckel. ≈ Végétarien. ≈ N'aime pas le surplus de technologie ≈ Grand passionné d'art. Il est peintre et mécène. ≈ Sanguin, ses poings dépassent parfois sa pensée ≈ Sait cuisiner et adore ça. ≈ Diagnostiqué borderline il y a un an, sous traitement à la demande du juge suite à sa condamnation pour violences domestiques (nov.2016) ≈ S'est fait tatouer la date de naissance de son fils sur l'omoplate gauche.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Joamie #113 - Joamie (v.a) #3 -
Arianne - Jodie #1 - Jodie #2 - Jonathan - #teamdrama - Irene #3 - [9/6]


JOAMIE ► Who says truth is beauty after all? And who says love should break us when we fall? But if we're strong enough to let it in, we're strong enough to let it go.


JADIE ► Call me a lover, believer, and all the names you wanna give. Sister and brother, all the way together, and all the lives we’ll ever live forever and ever.
RPs TERMINÉS : Beaucoup trop.


PSEUDO : loonywaltz
AVATAR : luke evans
CRÉDITS : loonywaltz
DC : lou aberline & benjamin brody
INSCRIT LE : 27/03/2015
http://www.30yearsstillyoung.com/t1188-jamie-elle-m-a-fait-la-bise-langoureusement http://www.30yearsstillyoung.com/t11382-love-who-loves-you-back http://www.30yearsstillyoung.com/t1525-jamie-keynes http://www.30yearsstillyoung.com/t2243-jamie-keynes

MessageSujet: Re: joamie + life worth living   Mar 30 Mai - 0:18



─ life worth living
And my highs when you're gone Give me a golden guarded soul But when I'm crazy and I'm lost You calm me down.

Jamais n'aurait-il pensé qu’Alicia, qui avait bien plus la carrure d'une petite soeur ou d'une cousine pour lui, puisse espérer bien plus que cela de sa part, et ce depuis il ne savait combien de temps. Il ne parvenait même pas à se l'imaginer. Cole se sentait idiot et aveugle, mais surtout infiniment coupable à nouveau. Voilà qu'il faisait fuir une autre femme, encore une fois. Il aurait aimé savoir, s'en être rendu compte, et ainsi avoir eu plus de respect et de considération pour les sentiments de la jeune femme. Il aurait aimé, à vrai dire, qu'elle ne soit pas intéressée par lui et se trouve quelqu'un de son âge, de son monde, et de sa trempe. Car d'après Cole, il n’existait pas la moindre possibilité qu'ils puissent se rendre heureux. Il ne se sentait même pas capable d'aimer qui que ce soit. Un peu désorienté, le brun laissa partir Constance sans rien dire. Elle retourna auprès de Peter, et celui-ci atteignait clairement son but en avançant pas à pas. Quiconque les verrait pendant la soirée constaterait qu'il y avait peu de manières que cela se termine, et que le mariage que tout le monde planifiait devenait une option de plus en plus plausible. Quant à Cole, il rejoignit la cadette Keynes pour sceller un peu plus son célibat et sa solitude. “Alicia… Je ne sais pas quoi dire.” La jeune femme était boudeuse dans l’escalier du hall. Elle s’était mise à la vue de tous afin de s'assurer qu'au moins une âme charitable viendrait la consoler, et ainsi elle pourrait pester et s'épancher sur ses malheurs durant de longues minutes. Cole n’était pas vraiment l'option qu'elle préférait. “Il n’y a rien à dire. Vous ne ressentez pas la même chose, le sujet est clos.” Elle ne lui adressait pas un regard et jouait avec le tissu rose de sa robe. Elle était adorable, mais pas autant que Constance, pas autant qu'Eleanor, elle le savait bien. Elles avaient quelque chose que la jeune Keynes n’avait pas, mais elle ne pouvait le nommer. “Je suis sincèrement désolé de vous avoir fait de la peine.” Elle gardait les bras croisés et le menton bas. “Vous trouverez quelqu'un qui saura vous aimer, Alicia…” “Je ne veux pas de quelqu'un d'autre.” Seigneur, les enfants de cette famille n’avaient-ils donc jamais grandi ? Profondément désolé, Cole se permit uniquement de déposer une main sur l'épaule de la jeune femme. “Vous aurez toujours un ami avec moi si vous le souhaitez.” Mais elle s'en fichait, cela n'avait plus d'importance, pas la moindre. Elle n’avait pas besoin d'un ami comme lui, elle en avait plein d'autres. Elle avait besoin d'être celle qui faisait sourire un homme, celle qui le rendait fort, celle qui inspirait de l'amour, celle qu'on chérissait comme une princesse. Elle voulait être vue comme un trésor, touchée comme du cristal. Tout ceci lui sembla tellement hors de portée. Si Elwood ne pouvait pas l'aimer, qui le pourrait ? “Dites-moi honnêtement Cole, est-ce que vous avez des sentiments pour Constance ?” demanda-t-elle, lassée et froide. L’homme se sonda un instant, il revit leurs moments passés ensemble, il chercha à qualifier ce qu'il ressentait durant ceux-ci, il mesura l’affection qu'il avait pour elle. Il n'était pas indifférent. Il devait l'admettre. “Je pense que si les circonstances étaient différentes, cela se pourrait. Mais les choses sont comme elles sont…” Elwood haussa les épaules. Rien n’allait dans le sens d'une romance entre eux. Rien du tout. Ils avaient la chance d'être amis. Les étoiles n’étaient pas alignées pour plus que cela. “Peut-être dans une autre vie.” ajouta-t-il avec un sourire résigné. Alicia força également un sourire, mais particulièrement désagréable. Était-elle supposée être désolée pour lui ? Sûrement pas. Il avait brisé son coeur, alors le sien n’avait plus d'importance. Cole comprit qu'il n'y avait plus rien à tirer de cette conversation. Il l'a quitta et rejoignit la table pour dîner, constatant avec ce même sourire que Constance était installée à côté de Peter et qu'ils semblaient s'entendre de plus en plus. Peut-être était-il vraiment épris, peut-être apprendrait-elle à l'aimer elle aussi. Il ne souhaitait que son bien, et il savait que c’était ainsi que les choses devaient être. Avant de s'asseoir, Alicia passa près de son frère et se pencha à son oreille ; “Tu as intérêt à l'épouser.”

À la fin du dîner, Augustine se pencha à l'oreille de Cole et réclama un peu de calme, la fatigue commençant à la gagner face à toute cette agitation. Ils quittèrent les convives pour faire une courte balade plus loin dans le domaine, de là où ils ne pouvaient que deviner la musique, mais où les discussions n'étaient plus qu'un murmure. Ils marchèrent jusqu'à ce que la Lady se sente juste assez d’attaque pour faire un dernier tour des invités afin de leur dire au revoir. Elle les salua tous, un par un, même ceux dont elle ne se souvenait pas et ceux qu'elle n’avait jamais connu. Elle les remercia pour leur venue, et s’excusa de ne pas pouvoir être des leurs plus longtemps. Elle présenta une nouvelle fois ses félicitations aux mariés, même si elle n'avait aucune idée de leurs prénoms, puis embrassa ses enfants avant que le médecin l’accompagne jusqu'à sa chambre. Là, comme tous les soirs, une domestique prenait le relais pour la préparer pour la nuit. Augustine s’endormait peu après la bougie éteinte. Cole retourna dans le jardin. Quelques calèches avaient emporté les autres couche-tôt, mais en dehors de cela, la fête battait son plein. Il demeura sur le pas de la baie vitrée un instant, s’alluma une cigarette, et observa tous ces êtres vivants là-bas. Les doigts agiles des musiciens sur leurs instruments, les pieds chaussés sur les dalles de la cour qui connaissent les danses par coeur, les sourires sur les lèvres, l'éclat doré du champagne dans toutes les mains, le tout sous un ciel s’obscursissant de plus en plus. Les domestiques s’activaient pour allumer les bougies, créant ainsi une superbe atmosphère. Elwood se dit alors qu’Eleanor aurait plein de merveilleux souvenirs de son mariage à conserver précieusement dans un coin de sa mémoire.
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ÂGE : 31 ans (11/04/1986)
SURNOM : Jo, mais peu de personnes la nomme ainsi.
STATUT : Bien trop compliqué.
MÉTIER : Maman d'un petit garçon d'un an et demi. Conservatrice au QAGOMA, dans la galerie d'art historique international depuis juin 2017.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : a deux bergers suisses : un blanc (Nunki) et un noir (Sirius) ▽ a toujours beaucoup de difficultés à faire des choix, à cause d'une famille surprotectrice ▽ antécédents de fausse-couches ▽ amatrice de vin et de champagne ▽ passionnée d'art et d'histoire (surtout la Renaissance italienne) ▽ n'aime pas parler de ses problèmes, reste très réservée par moment ▽ très émotive ▽ a récemment repris des cours de danse en couple ▽ très impressionnable, naïve, elle prend presque tout au 1er degré ▽ adore se promener ▽ on lit en elle comme dans un livre ouvert ▽ ne sait pas mentir
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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MessageSujet: Re: joamie + life worth living   Mar 30 Mai - 2:21



life worth living
give me your love and physical affection, give me the worst of you to hold

Alicia s'était approché de Peter pour lui chuchoter quelques mots à l'oreil qui le firent sourire. Il acquiesça d'un signe avant que sa soeur ne s'éclipse pour rejoindre sa propre place. Constance ne le questionna pas. A vrai dire, ça ne l'intéressait pas et elle préférait se concentrer sur ce qu'il se trouvait sur son assiette. Le jeune Keynes parlait tout de même beaucoup, mettant en avant ses connaissances et ses divers exploits. Une méthode vieille comme le monde, que de vouloir impressionner une prétendante afin de la conquérir. Mais ce n'était pas la méthode la plus efficace à employer avec la jeune Dashwood. Bien qu'à l'écoute et réceptive à ses attentions, elle restait un peu sur la défensive. Et même s'il se montrait tout à fait charmant avec lui, elle ne ressentait rien à ce que les livres pouvaient décrire, ni de ce que Cole pouvait raconter. Pas de chute libre, pas de papillons dans le ventre, le sourire qu'elle arborait n'était nullement apporté par la simple présence de Peter auprès d'elle. Elle le trouvait aimable et galant, voilà tout. Quelqu'un que l'on pouvait épouser, oui. Mais elle n'en était pas amoureuse. Le père de chaque famille avait observé ce rapprochement et Christian avait déjà de hautes espérances à ce sujet. Peter Dashwood attendait de se faire un avis sur cet éventuel gendre. Christian lui dit alors qu'il y avait beaucoup à discuter dès le lendemain. Le dîner touchait à sa fin, et Constance avait vu Cole sortir avec Augustine. Il était facile de deviner que cette dernière commençait à s'épuiser. Le médecin devait également apprécier un moment de calme à l'extérieur. Peter avait ensuite demandé à Constance si elle se plaisait au domaine. Lorsqu'il comprit qu'elle ne s'y trouvait pas tout à fait à l'aise, il lui assura qu'il pouvait demander à faire des changements afin qu'elle s'y sente, prêt à remuer ciel et terre pour cela. Elle lui assura que ce n'était pas nécessaire. Il l'invita à nouveau à danser, ce qu'elle accepta volontiers. Au bout de plusieurs danses, elle s'excusa auprès de lui, désireuse de prendre un peu l'air, seule. Elle lui assura qu'elle le retrouverait plus tard. Comme convenu avec son part, elle remplissait sa part du marché en ne refusant pas de passer du temps avec lui. Constance espérait que son part respecte la sienne et que tout n'était effectivement pas décidé d'avance. Prendre un grand bol d'air frais fit le plus grand bien à la jeune femme. Le ciel avait déjà bien changé de couleurs depuis. Elle avait hâte qu'il fasse totalement nuit. Elle était bien plus complice avec la lune et les étoiles qu'avec le soleil. "Je me doutais bien que je vous retrouverai à l'extérieur." dit-elle doucement en s'approchant alors de Cole, qui fumait tranquillement sa cigarette. "Le dîner était excellent." Constance se sentait un peu plus serrée dans son corset, mais elle avait l'habitude. "Peter a amplement profiter de sa longueur pour me parler, beaucoup. Comme ça, il n'a pas l'air foncièrement mauvais. C'en est même assez déroutant à quel point il se montre... gentil, et attentionné. Il m'a demandée un peu plus tôt si je me sentais à l'aise ici et semblait prêt à faire n'importe quoi pour que ce soit un peu plus à ma convenance." Elle haussa les épaules. Le prétendant parfait, pour beaucoup. "Je suppose qu'il a tout pour être le gendre idéal aux yeux de mon père." Constance se mit à sourire tristement. "Mais il n'y a pas... L'étincelle. Cette petite chose en plus qui rend le tout particulièrement magique. Je suppose que lui doit l'avoir." La jeune femme regardait Peter à travers la fenêtre. "Depuis tout à l'heure, j'ai cette étrange sensation que... qu'importe la discussion que j'ai pu avoir avec mon père, l'issue sera toujours la même. Tout me semble déjà bien amorcé, et voilà qu'au dernier moment, il m'assure qu'il veuille avoir mon point de vue ? Je trouve cela absurde. L'on ne laisse pas autant de pouvoir pour des décisions aussi cruciales. Refuser quoi que ce soit à ce stade, cela ruinerait ce que mon père a pu construire avec les Keynes. Cela n'aurait aucun sens qu'il m'écoute et se plie à ma volonté. Cela ferait de moi... une fille horriblement capricieuse, ne pensez-vous pas ?" A vrai dire, Constance s'y était résignée depuis le début de la cérémonie. "Durant la messe, j'avais l'impression que c'était moi, que l'on mariait. Il 'y avait plus qu'à changer la couleur de ma robe." Elle avait songé à tout ceci pendant que Peter parlait, pendant que Christan les observait avec intérêt. La jeune femme se retourna pour être dos à la baie vitrée, pouvant ainsi admirer le reste du domaine. "Je suppose que cela fait... partie de mes responsabilités. Je suppose que c'était évident pour tout le monde depuis un moment, sauf pour moi." dit-elle, tristement amusée. "Je n'ai jamais été très douée, pour deviner ce genre de choses." Bien que Peter semblait sympathique, cela n'empêchait pas Constance d'être particulièrement triste, à cette idée. Elle avait la sensation d'avoir été dupée. Les yeux baissés, elle restait longuement silencieuse, songeuse. "Je crois que je ne reverrai jamais Boston." La ville dans laquelle elle était née et où elle avait grandi. Constance tentait de se faire à l'idée de s'habituer à cet endroit. Cole l'avait dit quelques jours plus tôt, celui lui permettrait d'être auprès de sa soeur, c'était une sorte de garantie. "Cela ne se fait pas, d'être triste au mariage de sa propre soeur." souffla-t-elle en essuyant l'unique larme qui avait réussi à couler sur sa joue. Elle était toujours apeurée, à se demander constamment de quoi sera fait demain. "Allons nous promenez, voulez-vous ?"

La promenade fut courte, elle avait duré environ une demi-heure. Il n'y avait pas beaucoup d'échanges, peut-être qu'ils n'en avaient pas besoin, que la simple présence de l'autre suffisait. Et puis, Cole connaissait déjà l'origine des tourments de son ami et elle pensait connaître les siens également, mais elle ignorait également bien des choses concernant son ami. Ils se rapprochèrent à  nouveau du domaine, et, à peine arrivés dans la salle, Peter se manifesta devant sa prétendante. "Tout va bien ?" Il défia alors du regard le médecin, appréciant peu qu'il ait pu s'approprier sa dulcinée même pour un temps relativement court. "Oui, oui, je vous assure." Mais la réponse ne semblait pas convenir au jeune aristocrate. "Je ne me sentais pas très bien, avec toute cette chaleur, vous savez... Et le Dr. Elwood m'a suggérée de faire quelques pas dans le jardin et voulait s'assurer qu'il ne m'arrive rien en m'accompagnant." C'était un demi-mensonge. Il était vrai que Constance ne se sentait pas bien, mais ce n'était certainement pas à cause de la chaleur de la salle. Elle espérait que cette petite déformation de la réalité ne dérange par Cole – cela ne pouvait que lui sauver la peau. Un peu plus tard, il était temps pour les jeunes mariés, et pour Brentford d'exercer son devoir conjugal. Ils partirent sous une nouvelle pluie d'applaudissement. Eleanor était parfaitement sereine quant à la suite des événements. Un bon groupe d'hommes, dont les pères Dashwood et Keynes, ainsi que Peter, s'isolèrent dans un salon annexe afin de boire du whisky d'un grand âge et de fumer le cigare. Ce fut à ce moment là que Peter Dashwood eut une longue conversation avec son potentiel genre, au comportement irréprochable. Avec l'heure tardive, Constance commençait à fatiguer. "J'aimerais bien danser encore une fois..." soupira-t-elle avec une certaine lassitude. [color=#006699]"Accepteriez-vous d'être mon cavalier pour cette dernière danse, Dr. Elwood ?"
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MessageSujet: Re: joamie + life worth living   Mar 30 Mai - 13:30



─ life worth living
And my highs when you're gone Give me a golden guarded soul But when I'm crazy and I'm lost You calm me down.

Cela concernait parfaitement à Elwood de terminer la soirée ici. Il aimait l’ambiance crée par les bougies, la musique devenue douce, et la nuit qui s'installait. Il avait le nez levé vers les premières étoiles et le croissant de lune qui se dessinait peu à peu. Pourquoi irait il ailleurs alors que tout était si paisible ici ? Cole pensait beaucoup, trop, comme toujours. Il prenait le monde comme une boule à neige entre ses mains qu'il tournait et secouait. Cela aurait peut-être du sens s'il ne remuait pas toujours les mêmes questions, si son esprit ne retournait pas constamment aux mêmes événements. Il n’y pouvait rien. Il songeait à sa conversation avec Alicia, à l'alliée qu'il avait perdu ce soir, et inévitablement il remontait le temps pour retraverser tout ce qui l’avait mené à ce moment précis. Tout ce qui expliquait son incapacité à répondre aux sentiments de la jeune femme. Pas qu'il en aurait eu s'il l’avait pu. Mais Constance… Elle apparut près de lui, sachant toujours où et quand le trouver. "Prévisible, hm ?" souffla-t-il avec un petit sourire amusé. Cela ne faisait pas tant de temps que cela qu'ils se connaissaient, et pourtant, ils se cernaient déjà bien. Il lui semblait que cela faisait tellement plus que deux semaines. Plutôt deux ans, deux siècles. Sa présence était devenue évidente. Il ne se l'expliquait pas. Continuant de fumer, Cole écoutait la petite blonde lui raconter la manière dont Peter gagnait du terrain en se montrant absolument charmant avec elle. Elle n’était pas dupe, trop peu pour son propre bien. "C'est sûrement mieux que rien. Il vaut mieux un homme qui veut votre bien et qui soit capable de vous aimer, plutôt que l'inverse et d'être quand même obligée de l'épouser.” Constance n’était pas la moins bien lotie. Certes la situation était injuste, certes elle souhaiterait autre chose. Mais si Peter n’était que la moitié de ce qu'il montrait afin de la conquérir, alors la jeune femme pourrait même être assez heureuse pour trouver le courage de se lever le matin. "En vérité, je pense que votre père a été pris de court autant que vous." Jamais le médecin n'oserait qualifier Constance de capricieuse, et jamais ne remettrait-il en question le jugement de son père. Le concours de circonstances était en leur défaveur. Elwood aurait aimé donner tort à la jeune femme et lui assurer que rien n’était joué, mais toute cette soirée leur avait prouvé le contraire à tous les deux. La seule chose que Mr Dashwood puisse encore faire était de négocier des termes avantageux, faire faire des promesses, avoir des assurances afin que la colère de sa fille à son égard soit moindre. Il n’imaginait pas Constance se rebeller. Elle était comme lui, ils avaient tendance à se laisser malmener. Ils étaient souples et solides à la fois; c’étaient les qualités nécessaires pour s’adapter à toutes les situations et s’en sortir sans être trop amoché. Ils étaient intègres malgré tout. Les Keynes pouvaient bien croire qu’ils absorbaient les Dashwood, Cole avait le sentiment qu’elles ne se laisseraient pas complètement assimiler par eux. Le mariage, le nom, le titre n’étaient qu’une couche de vernis. "Vous ne voulez pas vous marier en bleu ? Le blanc est surfait." dit Cole en haussant les épaules, espérant faire un peu sourire la petite blonde, même s’il n’était définitivement pas doué pour ça. Non, elle ne reverrait sûrement pas sa ville natale, ou peut-être dans quelques longues années, si des affaires l’y mènent avec son épux, sa famille, ou s’ils l’autorisent à s’y rendre pour soigner le mal du pays. "Vous aurez tout le temps de découvrir l'Angleterre alors." Et il y avait aussi beaucoup à voir, de beaux paysages, un autre genre de population et d’art de vivre. Cole n’avait jamais mis le pied en Amérique, son pays natal lui suffisait bien, et pour cause, il n’en avait pas fait le tour. Lui aussi, il avait encore des choses à découvrir. Cela ne parut pas être d’un grand réconfort pour Constance. Il la vit essuyer une larme le coeur serré. Il n’y avait sûrement rien de plus à en dire, c’est pourquoi leur promenade fut silencieuse. Elwood se contentait d’offrir son bras à la jeune femme, et de serrer sa main de temps en temps avec un léger sourire. Il ne se formalisa absolument pas de l’excès de jalousie de Peter et lui rendit sa presque fiancée avec une certaine lassitude. Il retourna dehors, là où il faisait désormais frais. Il fuma en compagnie de quelques gentlemen qui préféraient également l’air du soir au fumoir à l’intérieur. Les mariés étaient partis pour leur nuit de noces. D'autres calèches quittaient le domaine. Cole était rarement invité à fumer le cigare avec les autres hommes, et de toute manière, cela ne l’intéressait pas. Il s’accordait encore une coupe de champagne, même si ses idées n’étaient déjà plus très claires. Cela ne le rendait pas plus bavard, mais il mettait cela sur le compte de la fatigue qui pointait le bout de son nez. Constance revint pour réclamer une dernière danse afin de conclure cette soirée. Le médecin s’excusa auprès des autres hommes et rejoignit la petite blonde sur la piste où il n’y avait plus qu’eux deux. Le monde était déjà flou derrière les bulles de champagne, et en tournoyant, il n’y avait de net que les prunelles bleues de Constance. il n’avait plus peur de la faire tourner sur elle-même ou de la porter. Il ne craignait qu’une seule chose; que le vertige qu’il ressentit à la fin de la danse, face à elle, soit lié à autre chose qu’un mélange d’alcool et de fatigue. Oui, ce moment-là, ce flottement, était étrange et un peu effrayant. Délicatement, il saisit le visage de la jeune femme entre ses mains. Son coeur battait encore le rythme de la mélodie alors que la musique avait cessé. Il approcha pour déposer un baiser sur son front. "Tout ira bien." murmura-t-il. Il avait promis qu’il serait toujours présent. Il se promettait qu’il veillerait sur elle.


Ils se séparèrent en se souhaitant bonne nuit. Cole ne comptait pas veiller plus longtemps, mais avant de rejoindre sa chambre, il fit demander Christian à l’extérieur du fumoir, dans le couloir. A peine eut-il fermé la porte derrière lui qu’Elwood planta son regard dans le sien avec détermination. "Je veux un jour de congé." Le Lord arqua un sourcil mais ne parut pas complètement opposé à cette idée dans un premier temps. "Quand ça ?" "Demain." "Vous ne pouvez pas être sérieux." Il ricana comme si le médecin venait de faire une bonne blague, pour changer. Celui-ci demeurait stoïque. "Pourquoi faire ?" demanda finalement l’aîné, voyant que le brun ne réagissait pas. "Christian, je vous demande uniquement par courtoisie, ayez-en conscience. J'ai besoin d'un jour de congé et je le prendrai que vous le voulez ou non. Pour le bien d'Augustine, je dois me reposer. Je suis fatigué, et cela peut devenir dangereux pour elle. Si cela vous déplaît, congédiez-moi, et je vous souhaiterai bien du courage pour prendre soin de votre mère sans l'aide de votre petit garde-malade privé pour lequel vous me prenez. Ce que je supporte de la part de vous tous grâce à mon affection pour Augustine et mon respect pour ce que votre famille à fait pour la mienne. Mais ça ne durera pas plus longtemps si vous me poussez à bout. Je veux ce jour de congé. J'en veux deux, même." Lassé par la petite tirade du médecin, le Lord balaya cette contrariété d’un geste de la main, comme s’il n’était qu’une mouche volant trop près de lui, un moustique agaçant ses oreilles. Il avait déjà la main sur la poignée de la porte et un pied à l’intérieur du fumoir, il ne comptait pas se laisser perdre du temps par le coup de sang passager d’Elwood. "D'accord, d'accord, prenez le weekend." "Je pars ce soir." Christian n’en avait cure.

Les affaires de Cole tenaient dans un seul grand sac. Il n’avertit que Charlotte de son départ et l’autorisa à dire à Constance, et à elle seule, uniquement si elle posait la question, qu’il comptait passer ces deux jours dans sa maison à Canterbury. Les autres ne devaient pas savoir où le trouver, sans quoi ce congé n’en serait pas un. Il serait bien vite sollicité pour des brouilles et il en était hors de question. Il sauta ensuite dans une calèche qui fit un rapide aller-retour pour le déposer devant sa maison. En deux ans, les draps sur les meubles avaient accumulé une belle quantité de poussière. Il les retira tous et les laissa sur le sol pour cette nuit-là. Sur le sol, dans les escaliers, les empreintes de ses pas marquaient le parquet. Il voulut retrouver son lit, mais dans la chambre, il tomba sur le dernier vestige de la vie de famille qu’il n’avait eu le temps que de frôler; la silhouette du berceau vide de sa fille, près de la fenêtre. Sa main trouva instantanément le chemin de sa bouche et se plaqua dessus pour étouffer un sanglot qui le tétanisa un instant. Il referma immédiatement la porte sans pouvoir mettre un pied dans cette pièce. Il dormirait dans le salon, fantôme parmi les fantômes.
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MÉTIER : Maman d'un petit garçon d'un an et demi. Conservatrice au QAGOMA, dans la galerie d'art historique international depuis juin 2017.
LOGEMENT : 37, toowong (maison)

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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : a deux bergers suisses : un blanc (Nunki) et un noir (Sirius) ▽ a toujours beaucoup de difficultés à faire des choix, à cause d'une famille surprotectrice ▽ antécédents de fausse-couches ▽ amatrice de vin et de champagne ▽ passionnée d'art et d'histoire (surtout la Renaissance italienne) ▽ n'aime pas parler de ses problèmes, reste très réservée par moment ▽ très émotive ▽ a récemment repris des cours de danse en couple ▽ très impressionnable, naïve, elle prend presque tout au 1er degré ▽ adore se promener ▽ on lit en elle comme dans un livre ouvert ▽ ne sait pas mentir
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : joamie #113 + joamie v.a.#3 + hassan #12 + irene #2 +ginny +
jodie + abel + jonathan + joamie (fb #1) + joassan (fb #1)

joamie
our love were just to strong
that it even teared us apart



joassan
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beside all the feelings we still have for one another



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MessageSujet: Re: joamie + life worth living   Mar 30 Mai - 14:54



life worth living
give me your love and physical affection, give me the worst of you to hold

Cole était comme un ami de toujours, bien qu'il ne se connaissait que depuis très peu de temps. Mais une relation de confiance s'était rapidement installée entre eux, ce qui était un fait particulièrement rare pour l'époque. Savoir que l'on pouvait compter sur quelqu'un. Le médecin avait rapidement pris beaucoup d'importance dans la vie de la jeune femme et elle se disait désormais qu'elle ne pouvait plus que compter sur lui. Le voir sourire lui faisait plaisir. "Je pense que je commence à vous connaître." Constance se doutait qu'elle ignorait encore énormément de choses sur lui, mais pour le peu qu'elle savait, cela lui plaisait. Ils avaient aussi déjà bon nombre de points communs. La petite blonde se remit à parler de Peter et de son comportement quasi exemplaire. Elwood cherchait une nouvelle fois à lui faire voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide, se disant que les sentiments du Keynes étaient peut-être réels, dans le fond. "Et si tout ceci n'est qu'une façade ? Que si tout se concrétise, il change du tout au tout lorsque j'aurai la bague au doigt ?" C'était ce qu'elle craignait le plus. Que ce que Peter était actuellement ne soit qu'un vulgaire tissu de mensonge juste pour posséder l'objet de sa convoitise. Peut-être qu'elle n'était que cela à ses yeux, un objet. Une poupée qu'il avait vu et voilà qu'il était prête à tout faire pour l'avoir. "Je ne sais que croire." conclut-elle la gorge bien serrée. Cole pensait que Peter Dashwood ne s'attendait pas non plus à cette possible union. Mais il n'y avait aucun doute qu'il trouverait un moyen d'en tirer un fort avantage, que de confier ses deux filles à une seule et même famille. Il était exigent, et particulièrement minutieux, il ne se laisserait pas berner par n'importe qui. Même si cela était à contre-coeur, il était évident que Constance allait se plier aux demandes – plutôt aux obligations – de son père, même s'il y avait un fort risque que leur relation se dégrade considérablement. Le médecin tentait une petite pointe d'humour dans tout ceci, et ce fut malheureusement bien inefficace. Encore une fois, il voulait voir pour elle le bon côté des choses, essayant de lui donner un peu envie de visiter davantage l'Angleterre, à défaut de pouvoir retourner dans son pays natal. Constance avait noté l'effort et la seule chose qu'elle pouvait lui rendre, avant d'avoir eu envie de se promener, était un sourire profondément triste. Bien plus tard dans la soirée, bien que fatiguée, la jeune femme avait envie d'une dernière danse. Elle invita Cole à être son cavalier, ce qu'il accepta volontiers. Les effluves d'alcool rendaient la scène bien plus féériques qu'elle n'aurait jamais su l'imaginer. Il y avait ce moment de flottement et de légéreté à la lueur d'une multitude de bougies. Il n'y avait qu'eux, le reste ne comptait absolument plus. Cole avait bien plus confiance en lui et fut même enclin à effectuer quelques portées et de la faire tournoyer une multitude de fois. C'était ainsi qu'il parvint à la faire sourire. A la fin de la musique, il s'approcha d'elle, prit même son visage entre ses mains. Constance sentait son coeur battre à folle allure – elle misait sur l'épuisement–, puis, il y avait cet étrange vertige – elle pensait que c'était du à l'alcool et au fait d'avoir beaucoup tourné sur elle-même –. Ce qu'elle ne parvint pas à expliquer, c'était la raison pour laquelle elle appréciait qu'il y ait si peu de proximité entre eux. Ses lèvres semblaient être plus chaudes, avec un léger picotement loin d'être désagréable. Elle avait même l'impression d'avoir envie de l'embrasser. Le médecin déposa doux baiser sur son front, un geste on ne peut plus affectueux. Il lui aussure que tout allait bien se passer. Il n'avait pas utilisé le conditionnel pour cette phrase. Non, c'était du futur. Il était si sûr de lui.

Au réveil, le lendemain matin, Constance venait à se demander si cet instant n'était au final qu'un beau rêve. Elle n'arrivait pas à déterminer le vrai du faux. N'ayant aucunement la volonté de se lever, elle restait au fond de son lit aussi longtemps que cela lui était permis. La jeune femme finit par se lever alors que le soleil était déjà bien haut dans le ciel, et, une fois habillée, le seul réflexe était d'aller chercher le médecin. Mais Augustine se trouvait avec les autres dames du domaine sans la présence de Cole. Alors elle le cherchait partout où il pouvait être. Le dernier endroit où elle se rendait était sa chambre. Elle toqua plusieurs fois à la porte, mais il ne semblait y avoir personne. "Il n'est pas là, Miss Dashwood." dit doucement Charlotte, qui passait par là avec une pile de draps propres dans les bras. Elle s'approcha de Constance pour lui en dire plus. "Il a demandé un congé de deux jours. Il voulait se retirer un petit peu, il est à Canterbury, dans sa maison." La petite blonde se dit alors qu'il avait bien besoin de se retirer un petit peu et que c'était un repos amplement mérité. Mais d'un autre côté, cette absence l'attrista davantage. "Cela lui fera le plus grand bien, j'en suis certaine." souffla Constance tout bas, la gorge bien serrée. Charlotte la regardait d'un air désolé et ne sut que dire lorsque la petite blonde s'éclipsa afin de s'isoler dans sa chambre. C'était comme si elle attendait son trépas. Elle savait qu'à un moment donné, son père allait venir la voir et lui annoncer les fiançailles, peut-être même une date pour le mariage. Eleanor était venue la voir, plus radieuse que jamais. A croire que la nuit de noces lui avait été bénéfique malgré tout. "Peter espérait passer un peu de temps avec toi, aujourd'hui." lui dit-elle en s'installant sur un fauteuil à côté de celui où était assise Constance. "Je... J'ai envie d'être un petit peu seule." Elle n'en dit pas plus, malgré le regard inquiet de sa soeur. Elle respecta cette envie et laissait Constance dans ses appartements, allant expliquer à Peter qu'elle avait besoin de repos après avoir veillé si tard la veille. La jeune femme ne se présenta qu'au dîner. Encore placée à côté de Peter, et Cole n'était pas là. Il lui manquait cruellement, elle n'avait personne vers qui se tourner. Le lendemain, Constance avait passé une partie de l'après-midi installée seule sur un banc dans le jardin. Elle avait un livre entre ses mains, mais n'avait pas le coeur à bouquinder. Le père Dashwood s'était approchée d'elle. "Constance..." souffla-t-il tout bas. Il s'asseya à côté d'elle. "Je te cherchais." Il s'éclaircit la gorge. "J'ai... discuté longuement avec Lord Keynes." La jeune femme lui adressa pas un seul un regard. Elle sentait sa gorge se serrer. "Tu... Tu épouseras Peter Keynes. Nous annoncerons officiellement vos fiançailles ce soir." Il ne valait peut-être pas mieux d'y aller par quatre chemins, cela aurait été bien plus douloureux. "Je peux t'assurer que les conditions, les termes ont été longuement discuté et convenu. C'est une opportunité que nous ne pouvons manquer, et une garantie pour notre avenir.  Et puis, Peter a l'air de bien se comporter avec toi." La petite blonde resta muette, retenant au mieux ses larmes. Sa peine n'était pas mesurable. Elle souffrait terriblement et avait l'impression d'être condamnée. Ce qui en soit, était le cas. La voilà véritablement prisonnière, n'ayant plus le pouvoir sur quoi que ce soit dans l'espoir de changer les choses. Peter continuait d'argumenter, dans l'espoir de faire comprendre tous les avantages de ce mariage, mettant aussi en avant les sentiments de Peter envers la jeune femme. "Dis quelque chose, je t'en prie." souffla-t-il tout bas à la fin de sa tirade, désespéré de voir Constance si refermée sur elle-même. Lorsqu'il tenta d'avoir un contact physique avec elle, alors que ce n'était qu'un geste affectueux, Constance se leva se retira sans dire mot afin d'aller s'isoler dans sa chambre pour y sangloter longuement. Eleanor avait vu cette dernière scène et s'était entretenue avec son père afin d'avoir les détails de la situation, bien qu'elle avait compris ce dont il s'agissait. Peter était venu voir Constance en début de soirée, afin de lui offrir un immense bouquet de gardénias. Il disait que ce n'était que le début d'une longue de présents qu'il comptait lui offrir tout au long de leur vie de couple. Le soir-même, comme convenu, l'annonce d'un nouveau mariage fut fait et largement célébré par la suite. Alicia en était plus que ravie, bien que les noces ne soient pas imminentes et qu'il fallait à nouveau du temps afin de planifier de nouvelles célébrations. Constance n'adressa pas un seul regard à son père, ni à sa soeur.
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MessageSujet: Re: joamie + life worth living   Mar 30 Mai - 19:33



─ life worth living
And my highs when you're gone Give me a golden guarded soul But when I'm crazy and I'm lost You calm me down.

À la fin du weekend, la maison était impeccable. Chaque centimètre carré avait été débarrassé de sa poussière et de ses mauvais souvenirs. Il en était terminé du règne des fantômes et des araignées. Toutes les fenêtres étaient ouvertes, accueillant un vent nouveau. Cole avait les articulations usées par les heures passées à genoux à tenter de rendre sa couleur au parquet devenu gris. Ses mains étaient asséchées par l'eau et le savon. Il s'était cogné tous les orteils sur tous les coins de tous les meubles, il avait manqué de tomber du tabouret qui lui permettait d'atteindre les hauteurs des étagères plus d'une fois également, et il avait pour ainsi dire passé quarante-huit heures à éternuer, le nez chatouillé par les particules dans l'air. Sur les pavés devant la maison, il avait entassé les vieilles chaises de la salle à manger, cadeau de mariage de la mère de Laura, des vases qu'il ne pouvait plus voir, des assiettes qu'il avait toujours détesté, des toiles dont il était lassé, des draps dans lesquels ils avaient partagé des nuits, des tapis irrécupérables, et des babioles cassées. Il avait remis l'espace qui lui servait de cabinet quasiment à neuf. Le salon avait retrouvé toute sa lumière. Même le jardin de derrière avait à nouveau une allure décente. Du réveil au coucher, Elwood n'avait rien fait d'autre que ce très, très grand rangement. Au moins n'avait-il pensé à strictement rien d'autre, et se sentait-il un peu plus soulagé à chaque heure qui passait. Il avait gardé le berceau pour la fin. Le tout dernier moment. Il s'était dit qu'une fois la maison remise en état, il saurait quoi en faire. Mais il se trouvait devant cette belle pièce d'ébénisterie, où traînait encore une vieille couverture, et il ne pouvait se résoudre à le jeter. Il s'était assis sur le bord du lit, partagé entre les souvenirs de ces moments qu'ils passaient à regarder leur petite fille dormir comme un ange, et ceux où ils se déchiraient devant le berceau vide à se rejeter la faute de sa mort. Finalement, après avoir essuyé une larme furtive de sa joue, il décida d'entreposer le meuble dans le placard sous l'escalier. Alors seulement pouvait-il considérer qu'il avait terminé. Dehors, il jaugea le temps d'un coup d'oeil aux nuages, et il se dit qu'il pourrait parfaitement marcher jusqu'à Chilham. Il arrangeait son manteau sur ses épaules, son chapeau sur sa tête, lorsqu'une ancienne voisine le salua, intriguée et amusée par le souk qui trônait dehors. "Vous nous revenez enfin, Dr Elwood ?" "J'aimerais beaucoup, mais non, pas encore. Je retourne au manoir Keynes." À contrecœur, mais le médecin n'avait pas terminé son devoir là-bas. Tant qu'il restait Augustine, il ne pouvait pas partir. Après, il aviserait. "Vous nous manquez." ajouta la femme avec un sourire. Et cela lui fit incroyablement chaud au coeur. Ces trois mots le touchèrent tant qu'il perdit presque le courage de rentrer à Chilham. Qui l'attendait, qui voulait de lui, là-bas ? Il soupira. "À moi aussi..."

Elwood marcha deux heures jusqu'au manoir. Le plus fatiguant fut de porter son sac à bouts de bras bien plus que la marche en soi. Heureusement pour lui, les nuages avaient pris place au dessus de sa tête afin de le protéger d'un soleil corrosif. Le domaine lui sembla bien silencieux et calme lorsqu'il pénétra dans le hall ; Thomas était là pour l'accueillir et le débarrasser, puis il lui indiqua que tous étaient réunis dans la grande salle à manger pour dîner. Par politesse, Cole tint à s'y présenter afin de saluer les Keynes et signaler son retour. Alicia, l'oeil vif, nota immédiatement le mouvement de la porte et le reconnut ; elle saura sur ses jambes avec un large sourire. “Dr Elwood, juste à temps pour la grande nouvelle !” À vrai dire, il était le dernier dans la pièce à ne pas être au courant, et cela le mit mal à l'aise. Car autant de Keynes affichant une mine aussi ravie ne pouvait absolument pas présager quelque chose de bon. “Quelle nouvelle ?” demanda-t-il après avoir hésité entre cette option et l'autre consistant à faire comprendre qu'il n’en avait pas cure. “Constance et Peter vont se marier !” Ses yeux s'agrandirent. Il s'en doutait pourtant, une partie de lui l'avait su dès qu'il était entré dans cette pièce. Mais cette réalité le frappa bien plus une fois articulée par la jeune femme. Son regard se posa sur Constance. Il imaginait sa détresse, mais elle était impassible. “Venez prendre du dessert avec nous !” “C’est très aimable, mais je n’ai pas faim.” Et il n’y avait rien à célébrer à ses yeux. Rien de joyeux. Néanmoins, il fit bonne figure et adressa un léger sourires aux désormais fiancés ; “Toutes mes félicitations.” Puis il s’excusa et quitta la salle afin de rejoindre sa chambre, sonné comme s'il avait pris un coup sur le coin du crâne.

En observant la nuit s'installer dans le ciel, Cole fumait près de la fenêtre. Il attendait que le manoir dorme, ou du moins, que la famille soit dispersée dans les trop nombreuses pièces de l'édifice afin de ne pas risquer d'en croiser un. L’on voudrait savoir ce qu'il avait fait de ses congés, et il ne voulait ni dire la vérité, que personne ne comprendrait, ni mentir. Ou sinon, on lui reprocherait son absence à demi-mot, et là encore, il n'était pas question qu'il se sente coupable d'avoir fait ce qu'il avait à faire pour son propre bien. Lorsqu'il fut assez tard, Cole quitta l'aile dans laquelle il vivait et rejoignit celle où il pourrait trouver la cadette Dashwood, à l'étage du dessous. Il savait qu'il l’y trouverait, dans sa chambre. Il le savait, tout simplement. Il frappa à la porte et attendit patiemment d'être invité à entrer. Il lui suffit d'un coup d'oeil pour tomber sur les fleurs et deviner de qui elles étaient le présent. Cole ne comptait pas mentionner les fiançailles, bien au contraire ; il ne souhaitait pas faire plus de peine à la jeune femme et n’allait pas articuler le moindre mot à ce sujet, faisant comme si de rien n'était. Comme si elle était toujours un oiseau libre comme l'air. “Est-ce que vous m’accompagnerez toujours à Londres demain ?” Ils en avaient convenu ainsi, mais peut-être avait-elle oublié. Peut-être avait-elle d'autres obligations désormais. “Il me faudra voir Wendy et Kathy, mais ensuite je pourrais vous montrer des quartiers plus plaisants. Nous pourrons tarder un peu, et si nous arrivons tard au manoir, nous prétexterons que nous avons raté le train pour rentrer.” ajouta-t-il en haussant malicieusement les épaules. “D’ailleurs, je pense que nous devrions procéder ainsi. Nous devrions déjeuner ensemble à Londres, vous et moi, et ne rentrer à Chilham qu’après. Qu’est-ce que vous en dites ?” Cela ferait le plus grand bien à Constance, songeait-il. Sûrement un dernier moment de tranquillité avant d'être à son tour au coeur de toutes des préoccupations, au centre des préparatifs du mariage.
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MessageSujet: Re: joamie + life worth living   Mar 30 Mai - 20:52



life worth living
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C'était bien le clou du spectacle, l'arrivée de Cole durant le dîner. Voilà qu'il apprenait les fiançailles deux jours à peine après le mariage de l'aînée Dashwood. Constance ne lui adressa pas un regard. Elle se sentait honteuse, coupable. Elle ignorait de quoi, ni pourquoi, mais cela faisait partie de cette énorme vague d'émotions négatives qui la submergeait. La jeune femme n'avait même pas touché à son dessert, bien que la tarte préparée avec soin semblait particulièrement succulente. Eteinte, Constance peinait à ne pas baisser les yeux et à faire comme si de rien n'était. Peter, lui, à côté, semblait particulièrement fière de sa nouvelle acquisition et semblait avoir déjà tout planifié en avance. Elle avait même des haut-le-coeurs en l'entendant parler, aussi sympathique pouvait-il paraître. "Toutes ces émotions m'ont quelque peu coupées l'appétit." dit-elle en guise d'excuse, avec un léger sourire. Mais elle ne s'éternisa pas davantage à table et s'en allait s'isoler dans sa chambre. L'air lui semblait être irrespirable et tout ce qu'elle désirait, c'était de fuir loin d'ici. Trouver un endroit où elle pourrait à nouveau respirer, remplir ses poumons qui suffoquaient de plus en plus chaque minute. A un tel point où elle fit appel à sa domestique attitrée pour qu'elle lui retire son corset. Elle avait alors enfilé sa chemise de nuit et une robe de chambre pour le reste de la soirée. Assise au bord de la fenêtre, Constance tentait de s'échapper comme elle le pouvait en admirant le coucher du soleil. Il n'y avait plus aucun éclat dans son regard, ses yeux ne brillaient que par cette profonde tristesse. Elle se sentait si malheureuse. Son père espérait pouvoir échanger quelques mots avec elle après coup, après lui avoir permis de passer un peu de temps toute seule. Mais rien n'y fit : pas un mot, pas un regard, au grand désarroi de Mr. Dashwood. S'en suivit Eleanor, qui espérait peut-être faire un peu mieux, mais le résultat fut exactement le même. Tout ce que son père lui avait garanti quelques jours plus tôt, ce n'était qu'un tissu de mensonges. Constance se sentait tout aussi piégée par les Keynes que par sa propre famille. C'était comme s'ils l'avaient trahi et elle ne voulait pas leur pardonner. Elle leur en voulait énormément. Parfois, Constance ne sentait même plus les larmes couler le long de ses joues. Ses pleurs s'arrêtaient spontanément, et à ces moments là, elle ne semblait être qu'une coquille vide. Elle ne s'attendait certainement pas à ce que l'on vienne toquer à la porte. Elle se disait que la personne qui se trouvait derrière allait à nouveau la narguer, peut-être Alicia. Ou peut-être Peter, qui prétendait s'inquiéter pour elle – à moins qu'il ne soit véritablement sincère ? Constance n'en savait rien. Cependant elle ne pouvait pas faire la sourde oreille. C'était sans réelle motivation qu'elle se dirigea vers la porte de sa chambre et l'ouvrit, constatant avec surprise que c'était le médecin qui était venu la voir. Elle avait totalement oublié que le lendemain était un lundi, le lundi où ils avaient initialement prévu de se rendre à Londres ensemble. Elwood lui avait garanti qu'il comptait bien lui faire visiter de beaux quartiers et il semblait vouloir tenir parole. Il proposait bien plus que cela. A croire qu'il comptait prolonger cet instant de répit à la jeune femme en lui proposant même de déjeuner avec lui, faisant croire ensuite aux familles qu'ils avaient manquer le train. Constance était particulièrement touchée par une aussi belle attention. "J'adorerai, oui." souffla-t-elle tout bas, même incapable d'esquisser le moindre sourire bien qu'elle était soulagée d'avoir un moment loin d'ici le lendemain. "Ce serait merveilleux." ajouta-t-elle même après quelques secondes de réflexion. La jeune femme se demandait si c'était volontaire de la part de Cole de ne pas évoquer les fiançailles. Si ça l'était, elle en était touchée. Elle en avait et allait suffisamment en discuter. "Ce sera demain, à la même heure que la dernière fois ?" lui demanda-t-elle. Constance prit ensuite délicatement sa main pour le faire entre dans la chambre et elle ferma la porte derrière eux. Sur le moment, elle ne savait pas trop quoi dire, elle voulait juste qu'il reste un petit peu. Elle jouait nerveusement avec l'une de ses mèches de cheveux et son regard restait étrangement bas. "Votre weekend vous a-t-il fait du bien ?" finit-elle par demander. "Je suppose que cela a du vous faire le plus grand bien, de rester loin d'ici pendant deux jours entiers." Enfin, un léger rictus s'afficha très discrètement sur son visage. "Ca se voit, sur votre visage, je trouve." Ses traits semblaient moins crispés qu'avant, comme s'il allait mieux. Constance se demandait  ce qu'il avait bien pu faire mais elle savait que ce n'était pas vraiment ses affaires.  

Cole ne s'éternisa pas longtemps. Il faisait déjà bien nuit et le réveil du lendemain allait être bien matinal. C'était grâce à cette journée prévue à Londres que Constance put dormir paisiblement, pour les quelques heures qui lui restaient à se reposer. Comme pour la fois précédente, elle était prête un peu trop en avance. Elle était tout de même allée prévenir son père de sa sortie, ce à quoi il n'opposa aucune objection. Constance ne s'adressa pas à lui davantage, juste le strict minimum de la politesse afin de ne pas se montrer mal élevée. La jeune femme patientait à l'extérieur, avec une hâte certaine de partir loin d'ici. Ca n'allait pas être pour deux jours, mais juste pour une petit journée, ce qui en soit, lui était déjà largement suffisant. Lorsqu'elle vit le médecin arriver, elle fut prise d'une soudaine envie de l'enlacer, de se blottir contre lui. Mais il y avait des yeux partout par ici, et même vis-à-vis du médecin, elle ne savait pas s'il accepterait un tel geste de sa part, qu'elle soit fiancée ou non. En revanche, elle souriait tout naturellement en le voyant s'approcher d'elle. "Bonjour." lui dit-elle en faisant également quelques pas vers lui. "Je n'attends pas ici depuis longtemps, pas vraiment. Ne vous en faites pas." Ce n'était qu'un demi-mensonge, étant donné qu'elle était prête depuis une bonne vingtaine de minutes. "J'ai juste... hâte de visiter Londres." Constance se rattrapait, se disant que les murs avaient aussi des oreilles. Mais il fallait comprendre par là qu'elle avait hâte de partir loin d'ici pour quelques heures. Sur ces mots, ils grimpèrent tous les deux dans la calèche, en direction de la gare.
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MessageSujet: Re: joamie + life worth living   Mer 31 Mai - 0:45



─ life worth living
And my highs when you're gone Give me a golden guarded soul But when I'm crazy and I'm lost You calm me down.

Un coup d'oeil suffisait pour voir à quel point Constance était malheureuse à cet instant. Cole aurait aimé l’apaiser, la consoler, la rassurer, mais il ne savait pas y faire ; de plus, il s’était juré de ne pas évoquer le mariage à venir avec la jeune femme, et il s’y tenait fermement. C'était sa manière à lui, la meilleure qu'il ait trouvée, pour faire preuve de soutien ce soir-là. Il n’occultait pas la réalité, il la mettait de côté un instant. Certains pourraient dire que ne pas en parler était une preuve qu'il s'en fichait, mais sa démarche était complètement inverse ; c'était bien parce qu'il connaissait la petite blonde et qu'il savait le mal que cette annonce lui faisait qu'il n’abordait pas le sujet. Il préférait lui faire penser à autre chose un court instant, lui proposer ce qui ressemblait le plus à une évasion. C'était ce qu'il avait de mieux. Il espérait que cela suffirait, au moins pour quelques heures. Il faisait au mieux, comme un ami le ferait, comme il estimait qu'elle en avait besoin. Le programme du lendemain parut lui plaire, malgré le sourire qu'il ne parvint pas à lui arracher. Ce n’était pas grave, il comprenait. L'important était qu'elle accepte de venir​ et de lui donner une chance de lui changer les idées, d’oublier cet endroit, ses habitants et tout ce qui l'attendait rien qu'une journée. “Oui, comme lundi dernier.” répondit-il. Il fallait être matinal et attraper le premier train. Cela ne parut pas poser problème à nouveau. Docilement, Cole entra dans la chambre de la jeune femme qui l’y invitait. Il ne comptait pas s'y attarder longtemps. “Eh bien, j’ai littéralement fait un grand ménage”, dit-il au sujet de son weekend de congé arraché aux Keynes. Il n’en aurait pas parlé à qui que ce soit d'autre. Elle seule pouvait éventuellement saisir, pensait-il. “Ce n’était pas de tout repos mais… oui, cela m’a fait du bien. Je crois que j'en avais besoin pour… je ne sais pas, me remettre les idées en place, y voir plus clair.” Comme on vide des tiroirs et des étagères afin de mieux en ranger le contenu ensuite. La seule chose à laquelle il n’avait pas songé était que l'annonce des fiançailles de Constance et Peter puisse être aussi rapide. “Et quand mon travail ici sera terminé, je n’aurais pas une ruine pour maison.” ajouta-t-il avec un petit sourire. Son nid l'attendrait, expié de tout ce qui en faisait un lieu de mélancolie, presque un mausolée. Cole quitta Constance en lui souhaitant une bonne nuit de sommeil, ce dont elle avait bien besoin après pareille journée et avant celle qui s'annonçait.

Le réveil fut difficile et le rituel plus difficile que d'habitude à appliquer. Le brun se sentait vaporeux, maladroit, et se fichait bien d'enfiler ses chaussettes à l'envers. Il avait bu une grande tasse de thé afin de s'aider à émerger et avait pioché parmi les restes des desserts de la veille pour un petit-déjeuner sucré et gourmand. Il s'en léchait les doigts comme un garnement. Cela le changeait de ses habitudes, et ce n’était pas plus mal. La jeune Dashwood était déjà prête lorsqu'ils se rejoignirent dehors. La calèche, comme toujours, était prête à partir. “En route alors.” dit-il en invitant la jeune femme à monter en voiture sans attendre. Il ne fallait pas perdre de temps pour mettre de la distance entre eux et le manoir, et enfin prendre de grandes bouffées d'un air frais et non empoisonné. Tandis que la calèche se balançait sur les cailloux du chemin en forêt, Cole fouillait dans sa malette afin d'y trouver le livre qu'il prenait à chaque fois pour s'occuper dans le train. “J’ai pris de la lecture pour le trajet.” Il présenta à Constance l'ouvrage qu'elle lui avait offert et dont ils avaient entamé le récit ensemble. Ils avaient quasiment quatre heures de train à meubler, cela était une occasion rêvée d'avancer dans l'histoire sans risquer de voir un Keynes apparaître pour ruiner le moment. Ils n’étaient que tous les deux, et même si la cabine du train ne serait pas aussi confortable et paisible que la bibliothèque, ils y trouveront sûrement leur compte. “C'est à mon tour de lire d'ailleurs.” précisa-t-il, puisque la petite blonde s'en était chargé la première fois. Il lui parut tout naturel qu'ils se partagent cette tâche, ce plaisir. Cole avait bien entendu hâte de connaître la suite du livre et ce qui attendait les deux amants en Italie, et c'était aussi ce qui l'avait motivé à proposer cette lecture. Après cette journée, ils ne pouvaient pas prévoir quand serait le prochain moment qu'ils pourraient partager de cette manière. Mais ils n’étaient pas encore à la gare d’Ashford, et le médecin souhaitait profiter de l'intimité prodiguée par la voiture pour donner quelque chose de spécial à son amie. “Et… J’ai quelque chose pour vous.” Un cadeau. Sorti d'une poche de sa veste, il déposa le paquet de cartes de tarot dans les mains de Constance ; elles étaient légèrement usées, ayant appartenu à Elwood avant de changer de propriétaire à cet instant, mais il utilisait désormais et depuis un certain temps celles qu'il avait achetées dans une boutique à Londres -celles que la jeune femme avait pu voir la semaine précédente. Elle possédait donc les siennes maintenant, pour les moments de doutes et les grandes questions. “Ce n’est vraiment pas grand chose, mais j’ai cru comprendre que nous avons beaucoup de similitudes, alors je me suis dit que cela peut vous aider autant que moi.”
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SURNOM : Jo, mais peu de personnes la nomme ainsi.
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MÉTIER : Maman d'un petit garçon d'un an et demi. Conservatrice au QAGOMA, dans la galerie d'art historique international depuis juin 2017.
LOGEMENT : 37, toowong (maison)

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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : a deux bergers suisses : un blanc (Nunki) et un noir (Sirius) ▽ a toujours beaucoup de difficultés à faire des choix, à cause d'une famille surprotectrice ▽ antécédents de fausse-couches ▽ amatrice de vin et de champagne ▽ passionnée d'art et d'histoire (surtout la Renaissance italienne) ▽ n'aime pas parler de ses problèmes, reste très réservée par moment ▽ très émotive ▽ a récemment repris des cours de danse en couple ▽ très impressionnable, naïve, elle prend presque tout au 1er degré ▽ adore se promener ▽ on lit en elle comme dans un livre ouvert ▽ ne sait pas mentir
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MessageSujet: Re: joamie + life worth living   Mer 31 Mai - 2:49



life worth living
give me your love and physical affection, give me the worst of you to hold

Ainsi, Constance apprenait que son ami avait fait du ménage chez lui. Il ne devait pas se rendre régulièrement dans sa maison à Canterbury depuis qu'il s'occupait d'Augustine. Elle savait qu'il passait ses jours de congés à Londres, il n'aurait jamais le temps de faire le tour en une seule petite matinée. Le ton de Cole laissait deviner que sa demeure n'avait pas été nettoyé depuis très longtemps. Des mois, peut-être des années, difficile d'évaluer. Il reconnaissait que cette remise à neuf lui avait beaucoup apporté. Que lorsque l'on a l'esprit embrouillé, on reporte son attention sur quelque chose à faire. Un puzzle, un peu de rangement, toute activité permettant de remettre en ordre quelque chose qui ne l'était pas. Etrangement, le même processus s'activait dans l'esprit pour remettre de l'ordre dans ses idées. Un phénomène bien étrange et ô combien efficace. Si la jeune femme était déjà bien triste, elle ne le fut que davantage lorsque Cole parlait de son départ une fois qu'Augustine aurait quitté ce monde. Il allait aisément se trouver une nouvelle patientèle. Constance se disait alors qu'il ne trouverait plus le temps de se rendre au domaine afin de passer un peu de temps avec elle. L'état mental de la vieille dame semblait s'aggraver de jour en jour et elle ne se souvenait plus de beaucoup de prénoms désormais, pour ne pas dire aucun. Le départ de Cole semblait alors quasi imminent. Peut-être même avant le mariage de Constance. Difficile pour elle d'être un tant soit peu optimiste dans toute cette histoire, elle se disait que le départ du médecin ne serait que la suite logique et indéniable des événements à venir. Néanmoins, cela la rendait encore plus triste, si cela était encore possible. Elle ne voyait aucune issue, aucune lueur. Il n'y avait plus rien. Mais le médecin était prêt à lui accorder une parenthèse en voyageant le lendemain à Londres. Ils devaient se douter tous les deux qu'ils n'auraient certainement plus l'occasion de faire de telles choses une fois que la petite blonde aura changé de nom de famille.

C'était sans attendre qu'ils montaient dans la calèche afin de s'éloigner le plus vite possible du domaine. La calèche n'avait fait que quelques dizaines de mètre et Cole s'en allait chercher au fond de sa mallette quelque chose. D'abord, Constance n'y prêtait pas attention, observant le paysage qui défilait sous ses yeux, avec l'impression d'être temporairement déchaînée de cet endroit. Le beau brun lui montra le livre qu'il avait amené avec lui et Constance le reconnut sans mal. Encore une fois, elle n'avait pas songé à la manière d'occuper son temps durant le trajet. Il avait du deviner qu'il n'y penserait pas. Elle lui sourit, touchée qu'il veuille partager la moindre minute avec elle. La jeune femme fut particulièrement surprise qu'il ait eu également un présent à lui offrir. Il extirpa de sa veste un jeu de cartes quelque peu usé. Un jeu de tarot. Ce n'était pourtant pas les mêmes cartes que celles utilisées la semaine passée. Elle regardait quelques unes d'entre elles. "Cole, je... Ce jeu de cartes est à vous." souffla-t-elle, touchée par ce présent que d'autres pourraient juger bien simples. Elle se demandait la raison de lui offrir quelque chose, même s'il disait que c'était par rapport à leurs nombreuses ressemblance. Cela voudrait-il dire que lui ne serait plus là pour l'aiguiller lorsqu'elle serait dans le besoin ? Constance était d'abord plus encline à refuser ce cadeau qui lui était particulièrement précieux. Mais l'expression de Cole laissait deviner qu'elle ne pouvait pas le lui refuser. "Merci infiniment." lui souffla-t-elle, la gorge serrée par l'émotion. "J'espère que cela m'aidera." Bien qu'elle n'avait plus vraiment de questions à se poser, étant donné que tout avait déjà été décidé pour elle. Constance s'approcha de lui et lui déposa un doux baiser sur sa joue. Elle prit ensuite sa main et l'embrassa à son tour avant de la serrer précieusement avec les siennes. "Je les garderai toujours précieusement auprès de moi." lui dit-elle dans un souffle, peu de temps avant qu'ils n'arrivent à la gare. Ils descendirent de la calèche afin de rejoindre un wagon, et pénétrèrent dans une cabine dans laquelle ils eurent la chance de pouvoir rester seuls. Le train n'avait même pas démarré que Cole avait déjà sorti le livre pour reprendre la lecture où ils s'en étaient arrêtés. La petite blonde était installée juste à côté de lui. Elle aimait tant écouter sa voix. Il y avait cette douceur qu'elle ne parvenait à décrire avec précision. Son bras s'était glissa sous le sien et au bout d'un moment, elle avait fini par poser sa tête sur son épaule, suivant toujours avec attention la lecture. L'histoire était fascinante, elle la trouvait particulièrement belle. La princesse tombait enceinte d'un garçon, l'accouchement fut apparemment particulièrement difficile. Mais elle survit, et le petit prince aussi. Il y avait cet amour inconditionnel entre eux, malgré certaines tensions. Ils avaient tous les deux de très forts caractères et maintenaient leur position quoi qu'ils arrivent. C'était aussi pour cela qu'ils s'aimaient, cela dit. Puis, peu à peu, certaines choses semblaient dégénérer. Un déclin inattendu. Le jugement du vice-roi, l'inquiétude et la solitude de son épouse, le futur incertain de leur descendance. Alors qu'ils approchaient de la fin, Constance posa sa main sur le livre afin qu'il s'arrête de lire un petit moment. La jeune femme n'avait jamais aimé les histoires qui se terminaient si tragiquement. Mais il finit par reprendre sa lecture. Au fur et à mesure des lignes, les larmes montaient aux yeux de Constance.  "C'est injuste." souffla-t-elle tout bas, une fois remise de ses émotions, la tête toujours sur son épaule. "Ils s'aimaient tellement, ils avaient tout et..." Et voilà comment cela se terminait. Puis elle se redressa pour pouvoir regarder Cole. "Bien que leur fin fut tragique, je les envie un peu. D'avoir pu aimer avec autant de démesure et d'avoir pu se marier avec son âme-soeur." Constance ne faisait pas nécessairement allusion à son propre mariage. A vrai dire, elle n'y pensait même pas. Constance aimait beaucoup le fait d'avoir pu partager cette si précieuse histoire avec Cole, lui qui convoitait l'ouvrage depuis tant de temps. "Tout ce qui est décrit, tout ce qu'ils disent ressentir... Est-ce ainsi que l'on se sent, lorsque l'on est éperdument amoureux de quelqu'un ?" lui demanda-t-elle. Alors la jeune femme se rappelait de la dernière danse qu'ils eurent tous les deux à la fin du mariage. Ce moment de flottement, cette volonté de rester auprès de lui parce qu'elle s'y sentait bien, et comme cette envie de l'embrasser. Elle se demandait si tout ceci était effectivement du à l'alcool consommé durant la soirée ou non.
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MessageSujet: Re: joamie + life worth living   Mer 31 Mai - 12:38



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Cole avait assuré à la jeune femme qu'il serait là pour elle. Il s'était promis de veiller sur elle. Une promesse qu'il comptait tenir même lorsqu'il ne le pourrait pas physiquement. Parce que les cartes ne pouvaient pas dire de quoi serait fait chaque lendemain, ni lui ni elle ne pouvaient être sûrs d'être l’un auprès de l'autre jour après jour. À travers ce cadeau, aussi modeste soit-il pour une demoiselle comme Constance, l’anglais voulait qu'elle sache qu'il était là. Il ne savait pas conseiller, ni guider, et ses compétences en matière de consolation étaient tout aussi limitées. Les cartes étaient un peu ainsi. Mais elles étaient présentes dès que l’on en avait besoin. “J’en possède un autre, ne vous en faites pas.” assura-t-il à la petite blonde qui s'inquiétait qu'il lui offre son propre bien. C'était le cas, mais il le faisait de bon coeur. Et il savait que Constance saurait apprécier ce tas de bouts de cartons peints un peu magique. Elle l’embrassa sur la joue, puis la main ; ses pommettes virèrent au rose, il se pinça nerveusement les lèvres, bien gêné par ces marques d'affection. Il tenta de reprendre contenance rapidement. “N’oubliez pas que ça ne dit pas l’avenir. Cela répond aux questions. Le futur qu'elles vous décrivent dépend de chaque choix que vous ferez. Et pour cela, elles peuvent vous aider.” dit-il, une main sur le paquet de cartes. Constance devait aussi garder à l'esprit qu'il était nécessaire de garder une certaine distance vis-à-vis du tarot, ne pas les laisser prendre trop d'importance ou y croire dur comme fer, mais garder un œil critique et ne jamais perdre la réalité de vue.

Dans le train, ils ne perdirent pas de temps ; à peine installés dans leur cabine, Cole prit le livre et la jeune Dashwood écouta. Il reprit une ou deux pages avant l’endroit précis où ils s'étaient arrêtés la première fois, pour rafraîchir leur mémoire sur les derniers événements. Puis il poursuivit jusqu'à la fin de l'ouvrage, parfois amusé, ému, ou décontenancé, choqué et attristé par ces lignes, cette histoire qui tournait au désastre, au gâchis. Il avait fait une courte pause avant les derniers chapitres ; ceux-ci lui glissèrent entre les doigts presque trop vite, une chute précipitée et impossible à empêcher, une fatalité qui prenait à la gorge. Il eut un frisson en imaginant la chaleur oppressante et dévorante des flammes qui dévoraient la peau du personnage qu'il avait appris à apprécier au fil des pages. Il avait l'impression qu'il leur était arraché, à eux aussi, lecteurs qui n’avaient pas la moindre idée du chagrin de l'épouse et du fils. Cole arriva à la dernière ligne presque trop vite à son goût, et pourtant, pas assez pour abréger la douleur de chacun d'un côté du papier comme de l'autre. Il y eut un silence, tandis que Constance et lui faisaient le deuil de cette histoire et de ses personnages. Il remarqua alors sa tête blonde sur son épaule, son bras enroulé autour du sien, et son coeur fila soudain aussi vite qu'une flèche décochée d'un arc. Il n’osa plus bouger, plus respirer, jusqu'à ce que la jeune femme se redresse. “Leur fin est… terrible​. Mais l’auteur leur a donné une belle vie malgré tout.” dit-il la gorge un peu serrée par la nervosité. Il leur avait donné un amour presque trop puissant pour être contenu par la couverture d'un livre. “Je suppose, oui.” répondit-il à la jeune femme pleine de questions sur ce sentiment si fort. Son regard s'égara sur sa bouche. Il ne reconnut pas ses propres pensées. “L’amour est souvent plus complexe que cela… ce n’est pas toujours une telle évidence. Je crois qu'il existe des amours tendres, et des amours passionnés. Et des amours silencieux.” Pour ceux dont les chemins étaient parallèles, mais ne se rejoignaient jamais ; ceux qui passaient à côté d’une âme soeur, parfois bien malgré eux. “Eux, brûlaient d'une flamme très spéciale.” reprit-il pour en revenir au livre. Il pensait que la fin du roi était une métaphore, qu’il avait été trop passionné toute sa vie, et que s’il avait poursuivi sur cette voie, cela l’aurait consumé. Il voyait là une illustration de ce que la passion a de destructeur, comme Roméo et Juliette agonisants dans Vérone. “Nous sommes arrivés.” Le train entra en gare. Cole rangeait le précieux ouvrage, il prévoyait déjà de le lire à nouveau plus tard. “Ne soyez pas aussi triste pour des personnages de fiction. Si vous reprenez le livre du début, ils vivent à nouveau.” lança-t-il avec un petit sourire avant de quitter la rame et descendre sur le quai.

Ils prirent un fiacre jusqu’à White Chapel, sauvegardant leur endurance pour leur marche après la visite du médecin à ses deux patientes de ce quartier fort triste. De jour comme de nuit, qu’importe le temps dans le reste de Londres, il y avait constamment un léger brouillard dans le coeur de la ville, et une forte odeur provenant de la Tamise. Cole proposa à Constance de rester dans le fiacre si elle le souhaitait, à moins qu’elle ne souhaite prendre des nouvelles suite aux événements de la dernière fois. Il entra dans le bâtiment décrépi qui paraissait plus grignoté par l’humidité que la semaine précédente. Il croisa la jeune mère dans l’escalier, visiblement pressée. “Wendy, comment allez vous ?” l’interpella Cole malgré tout, ne prenant que quelques secondes de son temps. “On survit. J'ai un client qui m'attend, désolé de ne pas pouvoir rester.” Il acquiesça d’un signe de tête et reprit son ascension jusqu’au quatrième étage. Il n’avait aucun jugement pour le gagne pain de ces femmes, et même s’il avait une opinion sur la question, elles n’en auraient cure. Elles faisaient ce qu’elles avaient à faire, rien de moins. Le petit Harry était toujours dans son lit, assis cette fois. Il semblait aller bien, mais cela n’était qu’une apparence. Elwood l’osculta, laissa l’argent et les médicaments sur la table, un chocolat dans la main du petit, et se rendit dans la chambre d’à côté. “Dr Elwood !” Étonnement, Kathy était fraîche comme un gardon. Pâle, fatiguée, parfois triste, mais elle parvenait à sourire et ses joues arboraient un peu de rose. “J’aime beaucoup.” ajouta-t-elle en indiquant le haut du crâne du médecin. “Merci. Rien à signaler ?” Elle signa négativement de la tête, mais Cole s’en assura lui-même. “Pas de fièvre, pas d’infection… vous êtes un petit miracle, Kathy.” A voir ses conditions de vie, il n’exagérait même pas. Bien entendu, il aurait préféré que le bébé soit aussi miraculé qu’elle. “Je l’ai appelée Felicia.” murmura-t-elle en s’enfonçant dans son lit. “Wendy l’a mise dans une boîte, et elle l’a amenée à l'église. On s’est dit qu'ils sauraient quoi faire là-bas.” Faute de trouver de bons mots à prononcer, Elwood posa une main compatissante sur l’épaule de Kathy et garda le silence quelques secondes. Puis il fut l’heure de partir, il ne souhaitait pas s’attarder plus que nécessaire. “Continuez de marcher de temps en temps. Je reviens la semaine prochaine.” dit-il en lui laissant également un chocolat sur la table de chevet. “Vous pensez que j'ai quatre ans ?” “Si vous n’en voulez pas…” Mais elle donna une tape à la main qui comptait récupérer la précieuse récompense avec un petit rire, et le goba tout entier. Sur ce, il sortit, et une fois devant le bâtiment Cole alluma une cigarette, ajoutant une participation à son échelle au brouillard ambiant.
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Il était fort probable que Constance finisse par attacher beaucoup trop d'importance aux cartes que le médecin venait de lui donner. C'était un autre moyen de se réfugier, dans cet univers enchanteur qu'elle se plaisait à construire depuis son enfance. Cela ne présageait rien de bon, pour le suite. Il serait logique qu'elle se renferme davantage et qu'entendre le son de sa voix devienne un phénomène particulièrement, tant elle se cacherait dans ses rêves. Parce que la réalité lui semblerait plus difficile et qu'elle avait besoin d'être dans son propre monde pour survivre sur Terre. Une bien triste existence qui s'annonçait, au travers de ce jeu de cartes. Bien sûr qu'elle se doutait que c'était un moyen pour le médecin de montrer sa présence, même lorsqu'il ne pourra pas être là. Constance sentait ce pincement au coeur, comme si ce jeu de cartes annonçait une séparation du moins physique des deux amis, alors qu'elle n'avait plus que lui sur lequel elle pouvait véritablement compter. L'on pouvait même parler de confiance aveugle, décuplé par la naïveté de la jeune femme, quoi que Cole n'en abuserait certainement pas. Il jugea bon de lui rappeler qu'au fond, ce n'était que des cartes, et qu'elles ne prédisaient pas l'avenir. Elles pouvaient guider, aiguiller, aider, mais rien de plus. On pouvait facilement s'y perdre et s'engouffrer dans ce cercle où l'on ne cessait de croire en ces cartes. La petite blonde acquiesça d'un simple signe de tête, afin de lui montrer qu'elle avait bien entendu. Mais elle ne put rien. Elle ne saurait l'expliquer pourquoi, mais cela la rendait un peu plus triste, bien qu'elle fut touchée d'une si délicate attention. La lecture reprenait alors son cours dès qu'ils furent installés dans le train. "J'aime et je n'aime pas à la fois ce genre d'histoires. J'adore le fait qu'elle nous prend vivement, l'attachement que l'on porte aux personnages. Mais avec un fin aussi tragique..." Ca la rendait triste, une nouvelle fois. "Pensez-vous que cette histoire puisse être réelle ? Que ses personnages aient pu exister, même si c'était avec d'autres prénoms, d'autres physiques ?" demanda-t-elle alors, afin d'avoir son avis sur la question. "De telles romances, on ne les sort pas de son imagination je suppose, on l'a vu, ou on l'a vécu d'une quelconque façon, pour être capable de décrire tant de détails." Pour elle, il y avait une part de vérité. En réalité, elle espérait qu'elle soit vraie, même si la fin fut particulièrement horrible. Elle avait envie de croire qu'un tel amour pouvait exister. Selon Cole, il y en avait plusieurs sortes. "Je suppose que chaque... type d'amour est tout aussi fort l'un que l'autre, n'est-ce pas ? Que la façon de l'exprimer dépend bien des personnalité et de bien d'autres choses." Constance sourit, satisfaite à l'idée d'en savoir un petit peu plus. Elle avait noté que le médecin ne la regardait pas vraiment dans les yeux lorsqu'il lui parlait, il regardait autre chose mais elle ne savait pas quoi. Elle finit même par se demander si elle n'avait pas quelque chose sur son visage, une tâche, ou un insecte. Si c'était le cas, Cole le lui aurait dit. "Je trouve que la fin a une certaine beauté, tout de même. Qu'elle se laisse partir loin de ce monde se trouvant comme but de le retrouver lui. Bien que cette manière de penser soit particulièrement exclusive pour l'époque. Mais je trouve ça beau qu'elle se dise que... Du moins qu'à ses yeux, leur amour ne s'éteint pas en même temps qu'eux, qu'il perdure au fil des âges." A vrai dire, Constance aimait énormément cette idée. Elle n'y avait jamais songé de cette manière. Une fois arrivé en gare, le médecin lui demandait de ne pas être triste pour eux. "Je suppose qu'une relecture est de rigueur. Maintenant que nous en connaissons l'issue, peut-être qu'il y aura certains détails qui prendront tout leur sens."

Comme prévu, Cole devait aller voir ses patients dans cet endroit peu recommandable de Londres. Constance restait bien silencieuse durant le trajet jusqu'à cette destination. Rien que la façade de l'immeuble lui rappelait d'affreux souvenirs qu'elle préférerait oublier aussi vite que possible. Tous ses sens se souvenaient de chaque détail. L'odeur de l'immeuble et du sang frais dans la chambre de Kathy, les hurlements de douleur de cette dernière, la froideur de la peau du bébé inanimé que Constance tenait dans ses bras. Impossible pour elle d'imaginer un accouchement autrement étant donné que c'était le seul auquel elle avait assisté. Ca la glaçait jusqu'au sang l'idée que ce serait peut-être bientôt son tour. Il était évident que les Keynes voulaient faire perdurer leur nom autant que possible, et pour cela, il fallait compter sur les femmes et leur capacité à tomber enceinte. S'ils pouvaient choisir et le savoir d'avance, la fertilité serait sûrement un critère de choix pour les prétendants de leur famille. La jeune femme, bien que terrifiée à l'idée même de pénétrer dans l'immeuble, décidait tout de même d'accompagner le Dr. Elwood voir ses patientes. Elle ne savait pas à quoi s'attendre. La petite blonde se fit alors aussi petite que possible, suivant de près le médecin qui demandait d'abord des nouvelles à Wendy, vraisemblablement occupée. Constance n'avait pas véritablement d'avis face à ce métier. Elle supposait que tout le monde devait avoir ses raisons de donner ce service, et d'autres d'en profiter. Difficile pour elle d'évaluer tout ceci étant donné qu'elle n'avait pas encore été touché de cette façon là par un homme. Puis ils rendirent visite à Kathy. Bien qu'il n'y en avait plus, Constance avait l'impression de voir encore du sang par terre. La patiente de Cole semblait allait plutôt bien, au vu des circonstances. Elle avait même donné à son enfant mort-né. Constance supposait que cela devait aider à en faire le deuil, en quelque sorte. Elle n'en savait trop rien, à vrai dire. Elle observait sans dire quoi que ce soit, bien trop mal à l'aise. Rien que de sortir du bâtiment lui fit beaucoup de bien. Cole prit le temps d'allumer une cigarette. La jeune femme n'avait malheureusement pas grand chose à dire bien qu'elle aurait adoré conversé avec lui. Cet endroit la rendait particulièrement nerveuse. "Je ne pensais pas qu'elle survivrait." souffla-t-elle tout bas après de longues minutes de silence, décidée à partager ce qui lui pesait. "Avec tout ce sang... Et les conditions précaires dans lesquelles elle vit, cela me semblait presque impossible. Elle a une santé de fer." Elle avait de la chance, malgré tout, il fallait le dire. Cole l'avait déjà pourtant rassuré plus d'une fois, que la petite blonde ne vivrait pas un accouchement dans de telles conditions. Que son rang lui permettait d'avoir les meilleurs soins possibles et qu'il n'y avait apparemment pas de raisons pour que cela se passe mal. Elle laissait Cole terminer tranquillement sa cigarette avant de lui demander de partir d'ici. Ils pénétrèrent alors tous deux dans le fiacre et s'éloignèrent enfin de White Chapel, pour le plus grand soulagement de la petite Dashwood. Ils se rapprochèrent un peu du centre de la ville. Ils aimaient tous les deux se promener et ne comptaient pas abuser du fiacre. Tant qu'il ne pleuvait pas, tous les temps convenaient à Constance pour une promenade. Alors qu'ils marchaient, ses yeux bleus curieux scrutaient les moindre détails qu'elle se permit d'observer. "Y a-t-il des endroits ou des monuments que je devrais absolument voir, à Londres ?" lui demanda-t-elle alors, retrouvant peu à peu le sourire. "J'ai lu dans un journal que la cathédrale Saint-Paul était somptueuse, l'avez-vous déjà visité ?" Parce que tout ce que Constance pouvait majoritairement savoir, elle le savait grâce aux livres et aux journaux qu'elles lisait. Quoi que son père était un homme particulièrement cultivé et qu'il était bien rare qu'il n'ait pas de réponses aux questions que ses filles pouvaient lui poser. Si c'était le cas, il faisait des recherches de son côté, par curiosité mais aussi par frustration de ne pas avoir su quoi répondre à ce moment donné.
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STATUT : So done.
MÉTIER : Nouveau rédacteur en chef @ GQ Australia. Philanthrope, président de la fondation Oliver Keynes pour jeunes en détresse. Ambassadeur WWF et SANE. Papa d'un petit bonhomme nommé Daniel, âgé de 1 an, qu'il ne voit qu'un weekend sur deux. Occupé, très occupé.
LOGEMENT : a récemment emménagé au #98 Bayside après cinq ans passés à Logan City

POSTS : 15361 POINTS : 1240

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Anglais, né à Londres. Fils de Lord, et l'est lui-même. ≈ A recueilli deux chiens abandonnés: Ben, un golden retriever, et Milo, un teckel. ≈ Végétarien. ≈ N'aime pas le surplus de technologie ≈ Grand passionné d'art. Il est peintre et mécène. ≈ Sanguin, ses poings dépassent parfois sa pensée ≈ Sait cuisiner et adore ça. ≈ Diagnostiqué borderline il y a un an, sous traitement à la demande du juge suite à sa condamnation pour violences domestiques (nov.2016) ≈ S'est fait tatouer la date de naissance de son fils sur l'omoplate gauche.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Joamie #113 - Joamie (v.a) #3 -
Arianne - Jodie #1 - Jodie #2 - Jonathan - #teamdrama - Irene #3 - [9/6]


JOAMIE ► Who says truth is beauty after all? And who says love should break us when we fall? But if we're strong enough to let it in, we're strong enough to let it go.


JADIE ► Call me a lover, believer, and all the names you wanna give. Sister and brother, all the way together, and all the lives we’ll ever live forever and ever.
RPs TERMINÉS : Beaucoup trop.


PSEUDO : loonywaltz
AVATAR : luke evans
CRÉDITS : loonywaltz
DC : lou aberline & benjamin brody
INSCRIT LE : 27/03/2015
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MessageSujet: Re: joamie + life worth living   Mer 31 Mai - 19:35



─ life worth living
And my highs when you're gone Give me a golden guarded soul But when I'm crazy and I'm lost You calm me down.

Whitechapel n'avait rien d'un quartier plaisant. De ses habitants - pauvres, miséreux, repus de la société condamnés à gratter le trottoir avec leurs ongles sales afin de se payer le prix d'un toit décent au-dessus de leur tête en bière et en gnôle - en passant par ses bâtiments - hauts, gris, lugubres et décrépis, baignant jusqu'au seuil de leur entrée dans les défections des fiacres qui passaient là pour cracher sur les pavés les clients honteux des prostituées - toute l'atmosphère de cet endroit était malsaine, et il suffisait d’en respirer l'air trop longtemps pour avoir l'impression que tous les miasmes, les maladies et la grisaille de ces rues s'infiltraient dans votre corps, vos poumons, afin de vous dévorer de l'intérieur comme un cancer ou un démon. Si des curieux souhaitaient un aperçu du premier cercle de l’enfer, ils pouvaient bien marcher jusqu'ici et arpenter les avenues une dizaine de minutes et repartir avec une belle détermination à faire essuyer leur ardoise de péchés. Oui, Whitechapel était un trou puant, mais Cole n’était jamais pressé d'en partir. Il prenait le temps de fumer une cigarette avant de remonter dans le fiacre. Il sentait Constance bien moins à son aise. La petite blonde regardait autour d'elle avec l'inquiétude qu'on toutes les jeunes femmes dans un lieu où ses semblables ne paraissaient pas en sécurité. Ce n’était le cas quasiment nulle part s'il fallait être honnête, mais ici, il la part sauvage de la nature humaine semblait décuplée, et le danger aussi. Sa petite voix ne portait pas beaucoup entre les sabots des chevaux sur les pavés et les cris des femmes qui hélaient les clients d'un trottoir à l'autre comme l’on vend du poisson sur un marché. “Honnêtement, je n’y croyais pas non plus. J'étais persuadé qu'en arrivant, Wendy me dirait qu'elle avait fait emporter le corps de Kathy à la morgue et qu'à cet instant de futurs chirurgiens s'exerçaient dessus. Mais c’est un soulagement de voir qu’elle se porte bien.” Elle vivrait aux crochets de son Lord tant que celui-ci croirait le bébé en vie. Si elle faisait preuve d'intelligence, elle mettrait de côté afin de s'acheter un billet pour un bateau rentrant chez elle. “Une vrai irlandaise, dure à cuire.” ajouta Cole en écrasant sa cigarette sous sa chaussure. Puis ils reprirent leur route.

Le chauffeur les déposa plus loin, dans une de ces parties civilisées de la ville qui alimentaient les rêves de ceux qui venaient s'y échouer avec l'espoir de s'y bâtir un empire -ou au moins, une vie et une famille. Les déçus étaient à Whitechapel, les chanceux étaient ici. Les demeures, belles et blanches, leurs fenêtres fleuries, inspiraient en effet une sorte d'espoir dans le coeur de celui qui marchait le long de ces rues, un sentiment rassurant. Il n'était pas acquis que les personnages derrière ces façades soient plus respectables et respectueux que ceux des mauvais quartiers, mais Cole et Constance n’avaient pas l'intention de se mêler à eux. Ils étaient de passage. “Je crois que la meilleure partie de Londres, ce sont ses parcs. Et il faut en profiter, je pense que ce sont nos derniers jours de soleil. Vous devez voir Buckingham Palace bien évidemment.” Aucune balade touristique de la ville ne pouvait être amputée d'un détour par le palais de la reine Victoria. Mais la cadette Dashwood évoqua un autre lieu tout d'abord ; la cathédrale Saint Paul, non loin d'où ils se trouvaient. “Non, jamais. Souhaitez-vous que nous nous y rendions ?” Sans attendre, ils tournèrent dans une rue puis l'autre et tombèrent devant le monument. Du dôme aux clochers, tout était impressionnant de prestance. Ils entrèrent dans le plus grand silence dans l'édifice qui paraissait accueillir plus de lumière en son sein qu'il n’y en avait à l'extérieur. Le moindre rayon de soleil à travers les nuages se répercutait sur les murs blancs et les fresques colorées. L’on s’y sentait minuscule, et pourtant, chaque murmure, chaque pas décuplé par l'écho vous faisait passer pour un éléphant dans une boutique de porcelaines. Cole n’osa rien dire. Il suivait Constance dans ses déambulations, ils avaient le temps. Il alluma un cierge avant de partir. Puis ils partirent en direction du Tower Bridge en construction dont la silhouette au loin ne laissait pas deviner toute la complexité et la main d'oeuvre mise en exécution afin de sortir de terre ce monument. “Quand l’automne se sera installé, ou l’hiver, nous devrions aller au Museum d'histoire naturelle. Ils ont une collection impressionnante, des centaines d'espèces différentes, des palettes entières de papillons le long des murs, et même des fossiles.” dit le médecin durant leur marche. Il avait un ami qui y travaillait et qui lui envoyait constamment un télégramme dès qu'une nouvelle espèce digne d'intérêt, pour Cole ou pour lui-même, intégrait le musée. C’était un puits de science capable de déblatérer pendant des heures avec une passion palpable. Il était maître de conférence à ses heures, et qu'importe le sujet, il remportait toujours un franc succès. Au bout de plusieurs minutes, ils arrivèrent assez près des constructions. Les deux tours, une sur chaque rive, prenaient forme depuis le début de leur érection au début de l'année. Une petite merveille d'ingéniosité. Finalement, ils appelèrent un nouveau fiacre afin d'aller à l’ouest de la ville, où se trouvaient des beaux parcs. Cole emmena Constance dans un restaurant qui servaient sous une belle verrière débordante de plantes. Une adresse d'un bon standing, à la hauteur de son invitée, pensait le médecin. Il suffisait de voir le pain sur la table pour en juger. Ils furent installés près de la baie vitrée. Le petit chien d'une cliente slalomait entre les pieds des tables, des chaises et des serveurs, couinant et semant des sourire attendris à son passage. Ils venaient de passer commande et s'étaient fait servir du vin blanc. “Quel est votre plus grand rêve ?” demanda Cole en faisant tournoyer le liquide dans son verre à pied en le faisant glisser en ronds sur la table à la nappe blanche. “Vous devez bien en avoir un. Quelque chose que vous voulez absolument faire, quelque chose de spécial, un voyage que vous voudriez faire, quelqu'un que vous voudriez rencontrer…” Et il était curieux de savoir, dans cette tête blonde si pleine de pensées et de songes, lequel de ces rêves était au-dessus de tous les autres.
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MessageSujet: Re: joamie + life worth living   Mer 31 Mai - 21:10



life worth living
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Londres avaient de nombreux visages. C'était la première constatation de Constance, dès qu'ils s'éloignère de White Chapel pour atteindre des quartiers bien plus aisés. On pourrait même croire que l'on se trouvait dans une autre ville tant la différence était frappante. Ici, pas de rues lugubres ni d'immeubles prêts à tomber en ruines. Pas de prostituées déambulant dans les rues, ni d'ivrognes à l'haleine écoeurante et aux paroles tout à fait incompréhensibles. Là, elle se sentait bien plus en sécurité. A vrai dire, tant que Cole était auprès d'elle, elle se sentait saine et sauve. Les fleurs qui bordaient chaque petit balcon et chaque terrasse étaient magnifiques. Mais rien n'était comparable au jardin du domaine des Keynes. Il fallait reconnaître que les Londoniens auraient été certainement bien envieux de voir un tel manoir et un tel terrain. Constance avait grandi et vécu dans une maison de Boston. C'était un quartier plutôt résidentiel, où les bâtisses étaient plus grandes qu'au centre. Le dépaysement avait été total lorsqu'elle avait franchi l'Atlantique, mais elle retrouvait dans Londres quelques petites similitudes. Le médecin semblait avoir une certaine attache la nature, parce que ce qu'il semblait préférer à Londres était les parcs. Constance serait ravi d'en voir quelques uns dans le temps qui leur était imparti, surtout que les derniers jours d'été approchaient. Elle avait entendu parlé de la cathédrale Saint Paul et Cole reconnaissait qu'il ne l'avait jamais visité. Alors, sans attendre, ils bifurquèrent dans une rue pour tomber nez-à-nez dessus. Elle avait toujours admiré les prouesses architecturales. Elle en admirait les détails avec un oeil curieux, sans dire mot. Ils finirent par y pénétrer, découvrant ainsi les décorations particulièrement riches du lieu de culte. Certaines oeuvres, certaines scènes représentées l'interpellaient parfois et elle restait alors de longues minutes devant pour tenter d'en déceler quelques secrets. Il n'y avait que les pas des visiteurs qui résonnaient dans la cathédrale. Il y avait aussi une très légère odeur d'encens dans l'air qui était plus frais qu'à l'extérieur. Ils y restèrent un petit moment. Le médecin avait même allumé un cierge avant de quitter l'édifice. Sans attendre davantage, ils poursuivirent leur promenade. Le bel homme parlait ensuite d'un autre endroit à visiter, lorsque le temps se fera plus maussade. "J'adorerai visiter ce musée." dit-elle avec un certain enthousiasme, espérant qu'à ce moment là, son futur mari l'autorisera toujours à faire quelques sorties avec Cole. "A défaut de faire un tour du monde, je pourrai aller voir à quoi ressemble certains animaux là-bas." dit-elle avec un large sourire. Ils s'approchèrent alors des rives de la Tamise. Un pont était alors en construction. Bien que le résultat allait certainement être à couper le souffle, Constance était impressionnée par l'ampleur des travaux. Elle espérait encore être là lorsque le chantier sera terminé. Il était pour le moment difficile pour elle d'imaginer son avenir. Elle savait quel nom elle allait porter d'ici là, mais elle ne parvenait pas à prévoir quoi que ce soit d'autre pour le moment. La matinée passait à folle allure avec cette longue promenade, à la découverte de Londres. La faim commençait à se faire sentir et Elwood les emmena alors dans un restaurant qui convenait tout à fait à Constance. L'ambiance y était calme, tout le monde parlait pratiquement à voix basse. Une fois servis en vain, Cole prit la parole, posant une question plus compliquée qu'il n'y paraissait. Elle restait longuement silencieuse, ayant d'abord peur d'être particulièrement ridicule. "J'avoue que les grands voyages, les tours du monde, ne m'intéressent pas plus que cela." dit-elle alors, après s'être éclairci la gorge. "Les livres me font déjà voyager bien au-delà des frontières connues à ce jour." Elle souriait, en prononçant cette phrase. "Pendant longtemps, ce dont je rêvais le plus, c'était de... d'épouser l'homme dont je serais tombée amoureuse. Comme mon père qui a épousé la femme qu'il aimait." Un fin sourire s'afficha sur son visage. "Je n'ai pas de rêves démesurés, je n'ai pas forcément envie de gloire, ou de rencontrer une personne illustre. J'ai toujours voulu une vie... simple, disons. Une vie de famille. Tomber amoureuse. Etre heureuse." Elle trempa ses lèvres dans le vin blanc. "S'il fallait parfaire le tableau, ça aurait été dans une maison de campagne, ou un petit village. Un endroit où il y aurait toujours une certaine insouciance, une certaine légèreté." Ce qu'elle appréciait au domaine, c'était le fait d'être un peu en dehors de tout. Elle ne voulait pas être non plus trop isolée. "Ca reste un rêve." dit-elle avec un sourire, afin que son ami ne s'inquiète outre mesure, après avoir constaté que l'annonce de ces fiançailles avait brisé bien plus d'une chose. Constance n'osait pas véritablement lui retourner la question. Il l'avait certainement vécu son propre rêve, avec sa petite fille, avec son ex-femme. Il était plus difficile d'éviter les sujets sensibles que Constance n'aurait pu le penser. Ses yeux se rivèrent sur une horloge accrochée au loin sur l'un des murs des restaurants. "Je crois que nous venons de manquer notre train." lui lança-t-elle avec un regard malicieux et pétillant. "Comment appelle-t-on cela, déjà ? Un acte manque réussi ?" Elle riait doucement. Le serveur arrivait prendre commande auprès du médecin et de son amie et il en profita pour remplir à nouveau leur verre de vin. Constance regardait furtivement ses mains sur ses genoux. Elle avait envie de tenir celle de Cole, ou du moins, d'avoir un contact physique avec lui. Comme dans le train, comme lorsqu'elle était à son bras lorsqu'ils se promenaient ensemble. Mais ce n'était pas raisonnable, encore moins dans un restaurant. Il fallait bien se tenir, il y avait des regards qui scrutaient ce genre de détails. Constance ne comprenait pas quelle l'avait piqué, depuis quelques temps. Jamais elle n'avait ressenti le besoin d'une telle proximité avec un homme. Juste avec lui. Au début, elle pensait que c'était parce qu'il était la seule personne vraie et intègre de ce manoir, mais elle ne savait plus trop. Il y avait quelques phénomènes qu'elle ne parvenait pas à s'expliquer, à force de côtoyer Cole. Il y avait quelque chose, c'était certain, mais elle ne parvenait pas à mettre un mot sur tout ceci. Elle n'arrivait tout simplement à réaliser qu'elle était attirée par lui. "Vous comptez... vous rendre plus régulièrement chez vous, si vous aviez eu envie de tout nettoyer ?" finit-elle par demander, cherchant à savoir s'il avait eu un autre objectif en tête, en plus de ce besoin de tout ranger chez lui. Le service fut particulièrement rapide, parce que les premiers plats étaient déjà arrivés dans les mains du serveur qui se présenta à eux. Les assiettes étaient merveilleusement bien présentées et ouvraient véritablement l'appétit de la jeune femme.
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MessageSujet: Re: joamie + life worth living   Jeu 1 Juin - 14:10



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Il y avait quelque chose de reposant dans ce jardin d’hiver, sous cette cloche de verre. Cette impression d’avoir trouvé une bulle à la frontière de la ville et de sa réalité provenait sûrement du fait qu'ici, il n'y avait pas ce léger brouillard ambiant qui avait envahi tout Londres depuis que les usines avaient commencé à s'installer. Le bruit ne passait pas les portes de l'établissement. Derrière les larges feuilles des plantes, Cole et Constance pouvaient presque se croire seuls. Ils pouvaient parler librement, ou ne rien dire. Ici, les murs n’avaient pas d'oreilles. Mais il n'était toujours pas question d'aborder le sujet délicat, épineux, des fiançailles de la jeune femme avec Peter Keynes. Si le médecin lui montrait la capitale anglaise, le but était bien de lui offrir un moment de répits. Londres n’était sûrement pas comme elle l'imaginait, ces images rêvées étaient souvent déçues. Néanmoins, ils avaient un petit coin de paradis pour le temps du déjeuner. Elwood s'était habitué à rarement tenir une conversation durant un repas. Au manoir, cette transparence était son moyen de survivre. Cela n’était pas utile en compagnie de la cadette Dashwood. Il lui proposa de lui parler d'un rêve, son rêve, celui qu'elle avait depuis toujours au fond de son coeur et qui l’avait motivée à travers les mauvais jours. Il y avait aucune réponse qui puisse être ridicule à ses yeux, Cole était un homme capable de quasiment tout entendre et ne pas paraître choqué ou surpris. Comme si rien ne sortait de l'ordinaire. De nombreuses personnes souffraient d'un sentiment d'exclusion, croyant que tout ce qui formait leur individualité était une faiblesse, et le brun était attristé par cette injustice. Personne ne méritait d'être regardé de travers pour avoir pris le risque de dévoiler sa nature. Il se contenta d'un sourire aux explications de Constance, ne se permettant pas un commentaire au sujet de ce qui lui tenait tant à cœur et qui était désormais condamné à demeurer un rêve. Il y avait un risque à se rêver une vie, d'en idéaliser une. C’était de ne plus parvenir à voir ce que vous aviez, ce qui vous était offert, tout ce qui n’entrait pas dans le cadre que vous imaginiez. Et l’on a rarement ce que l'on souhaite. La plupart des rêves restent des rêves. Cole nota que la question ne lui était pas retournée. Il supposa que la réponse n’intéressait pas Constance. Encore une fois, il était habitué à ce que ses pensées et ses opinions soient sans importance, que l’on ne cherche pas à gratter la surface. Ses peines étaient un répulsif efficace, et parfois il lui semblait être défini par la perte de sa femme et le décès de sa fille. De peur de mal faire, plus personne ne faisait quoi que ce soit. Et qu’importe s’il avait besoin de soutien, de parler, d’aide, de banalité, tant que les autres profitaient de conversations plus confortables. Il fut un peu peiné que la jeune femme soit de ceux-là, mais il ne perdit pas son fin sourire passe-partout. Il regarda l’heure par dessus son épaule ; leur train était parti depuis quelques minutes désormais, et ils étaient encore là, à siroter du vin. “Quel malheur.” dit Cole en prenant une gorgée. Il haussa les épaules. Après le déjeuner, ils iraient faire un tour dans le parc, passeraient devant Buckingham, puis prendraient le chemin du retour. Il se souciait peu des réprimandes qui leur seront faites au manoir tant que la journée en valait la peine. Et désormais, s’il voulait s’éloigner des Keynes pendant une nuit, il avait à nouveau un endroit à aller depuis que sa maison était redevenue habitable. Un refuge dont l’existence était rassurante. “J’ai tout remis en état parce que j’en avais besoin.” répondit-il. “Je n’ai pas songé à ce que je ferais après. J’aimerais pouvoir dormir à nouveau chez moi, dans mon lit, dans ma maison, c'est certain, mais je ne serais pas tranquille à l'idée de ne pas être disponible pour Augustine de jour comme de nuit. Il lui arrive d'avoir de terribles terreurs nocturnes par exemple, ou d'être agressive le matin, d'être prise de panique, entre autres crises… et je ne peux pas gérer ces situations si je suis à deux heures à pied d'elle. Tant qu'elle a besoin de moi, je préfère être à Chilham. Et si les Keynes me laissent repartir, je retrouverai ma maison une fois qu'elle ne sera plus des nôtres.” Cole n’était pas pressé. Il serait là pour la Lady tant qu’elle en avait besoin, et il était à ses côtés avec plaisir, même si la voir se détériorer jour après jour l’attristait profondément. Il accompagnait cette dame pour laquelle il avait tant de respect dans la fin de sa vie, et il avait conscience, humblement, que sans sa présence, Augustine partirait avec l’âme bien plus lourde. C’était une gratification personnelle en soi. Une preuve qu’il demeurait capable de faire de bonnes choses. Le genre de sentiment dont il avait bien besoin en ce moment. “Ne vous en faites pas. Même si je retourne à Canterbury, je ne serais pas loin.” assura-t-il à Constance. Il n’avait pas promis qu’elle pouvait compter sur lui pour rien, ou pour une courte durée. Le village n’était pas si éloigné que cela du manoir. Deux heures à pied, bien moins en calèche, et du temps où il y vivait, sa porte n’était jamais fermée. Mais il lui semblait remonter à loin, le temps où il faisait partie intégrante de cette communauté, où il avait véritablement sa place quelque part. D’une certaine manière, désormais, sa seule place était auprès d’Augustine et de Constance. Il s’en contentait.

Ils trouvèrent de quoi discuter durant le repas qui était des plus délicieux. Leur promenade digestive fut bien plus silencieuse, et une minute suivant l’autre, le poids de l’appréhension commençait à leur plomber l’estomac. Il fallait y retourner. On les déposa à King’s Cross, où le train pour Ashford était à quai. Alors qu’ils s’avançaient vers la voiture notée sur leurs billets, Cole se stoppa et arrêta également la jeune Dashwood, poussé par une soudaine prise de conscience qu’il ne pouvait réprimer. “Vous ne devriez pas y retourner, Constance.” dit-il. Pourtant, c’était là le genre de prise de position audacieuse dont il n’avait pas l’habitude. Il avait ce pressentiment, oppressant, cette boule à l’estomac qui lui disait de la jeter dans un autre train afin qu’elle s’en aille. “Vous pouvez tout simplement prendre un billet pour… n'importe où. Vous pouvez vous enfuir et même rentrer à Boston. Je ne vous retiendrai pas. Je ne dirai pas aux Keynes où vous allez, vous n’avez même pas besoin de me le dire. Quoi qu'il en soit… Si vous voulez partir, c'est le moment.”
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MessageSujet: Re: joamie + life worth living   Jeu 1 Juin - 14:53



life worth living
give me your love and physical affection, give me the worst of you to hold

Parler de rêves laissait une légère amertume dans la bouche de Constance. Certains diraient que les rêves existaient pour qu'ils soient réalisés, d'autres qu'ils existaient pour ne rester que des rêves, et rien de plus. Une vision idéaliste de ce que l'on espérait vivre. Parfois, l'imagination allait encore plus loin, au-delà des frontières du réel. Tout était bon à prendre pour se créer un échappatoire et espérer, l'espace de quelques instants. Une chimère méthodiquement construiste, avec des détails parfois surprenants tant ils sont précis. Le seul monde que l'on pouvait construire à son image. La jeune femme avait bien conscience que c'était la seule chose qui lui restait désormais et que l'on ne pourrait jamais le lui voler. Du moins, c'était ce qu'elle espérait. Elle se demandait pourquoi Cole se montrait si curieux à ce sujet. Constance n'osait pas lui poser la même question, elle craignait de le blesser ou de lui rappeler des souvenirs trop douloureux pour lui. Au lieu de s'éterniser sur ce sujet qui pourrait s'avérer être blessant pour l'un comme pour l'autre, Constance avait remarqué l'heure. Ils venaient de manquer le train qu'ils auraient du prendre pour rejoindre le manoir. Suite à quoi, elle se risquait tout de même à demander s'il y avait une véritable raison pour que son ami ait tant ressenti le besoin de nettoyer toute sa maison. Il avoua que c'était avant tout un besoin. Son propre toit semblait véritablement lui manquer, mais la quasi dévotion qu'il avait pour Augustine, ainsi que sa conscience professionnelle, l'empêchaient d'y retourner pour y passer ses nuits. Il savait qu'il ne pourrait le faire qu'une fois que la vieille dame sera décédée. Il ne semblait pas non plus particulièrement impatient à rejoindre son chez-lui, mais il n'en était pas moins envieux. Constance l'enviait secrètement. Lui, sa maison se trouvait à peine à deux heures de marche du domaine. Elle, elle devait traverser l'Atlantique pour retrouver ce sentiment de plénitude que l'on ressent dès que l'on était chez soi. Le domaine allait devenir sa nouvelle maison, mais elle ne s'y sentait pas bien, malgré la bibliothèque richement fournie dans laquelle elle aimant tant aller. Elle en conclut alors qu'elle n'avait plus de maison, qu'elle n'était au final qu'une étrangère dans un nid de serpent. L'Américaine, rien de plus. Cole la sortit de ses songes bien tristes en lui rappelant qu'elle pouvait malgré tout compter sur lui. Elle lui rendit un maigre sourire, à la fois rassurée et angoissée, si bien qu'elle posa quelques minutes sa fourchette, l'appétit momentanément coupé.

Dès qu'ils étaient sortis du restaurant, Constance ne put s'empêcher de penser à l'heure qui avançait, et ce devoir indéniable de retourner au manoir et reprendre la vie là-bas. Quelle vie, se demanda alors alors la jeune femme, pendant qu'elle marchait aux côtés du médecin. Lui se montrait tout aussi silencieux. Elle ressentit une vive oppression thoracique dès qu'ils furent devant la gare londonienne, et il n'y avait plus rien qui pouvait la faire sourire. Mais elle était bien obligée de rentrer, de trouver le bon quai, le bon train, le bon wagon. Ils s'y retrouvèrent sans mal d'ailleurs. Peu avant de monter dans le train, Cole la stoppa net et se mit face à elle, comme pour barrer son chemin. Elle était d'autant plus déroutée par son attitude que par les mots qu'il venait de prononcer. Ses yeux bleus scrutèrent son visage pour savoir s'il était véritablement sérieux ou non. Il l'était. Elle sentait son coeur s'accélérer, pris d'un mouvement de panique. Il fallait admettre que l'idée était particulièrement séduisante. Mais elle fut très vite rattrapée par la réalité. "Pour aller où ? Pour faire quoi ?" lui demanda-t-elle d'un ton particulièrement triste et résigné. "Je ne suis rien, Cole. Il y a mon nom, la banque de mon père, ma famille, qui me permettent de me définir. Et sans cela, je ne suis rien. Juste une femme destinée à être mariée et à enfanter, rien de plus. Je n'ai absolument rien sur moi pour subvenir à mes besoins, et lorsque j'en aurai pleinement conscience, il sera trop tard pour absolument tout." Et il n'y avait pas mille et une façons pour une femme de subvenir à ses besoins durant cette époque. Constance en avait vu un parfait exemple en faisant la connaissance de Wendy et Kathy. Ses yeux se bordèrent de larmes, elle sentait sa gorge serrée. Sa voix tremblait. "Et si je dois être honnête envers moi-même, je... je me dois d'admettre que je n'ai pas envie de m'éloigner de vous." C'était les seuls mots qui lui venaient à l'esprit, et cela représentait relativement bien le cours de ses pensées. Elle n'avait pas envie de partir, de le laisser là tout seul sur le quai. Il y avait cette force qui l'incitait à rester à ses côtés également, une force qu'elle ne parvenait pas à définir. Bien sûr, son devoir et ses obligations avaient vite déterminé son choix, mais il y avait aussi Cole, qui comptait énormément dans la balance. "C'est la meilleure solution. Et la seule, aussi." dit-elle après un petit moment de silence, avec un sourire bien triste. Elle déposa alors un baiser sur sa joue. "Ce n'est qu'un rêve, Cole." Cette évasion, cette fuite à l'autre bout du monde. Ce n'était qu'une autre chimère, rien de plus. "J'apprécie votre attention, vraiment. Mais... Je n'ai pas suffisamment de courage pour me lancer dans de telles aventures toute seule." ajouta-t-elle avec un vague. Cette force dont il ne cessait de lui parler, elle n'en avait pas. Du moins, c'était ce qu'elle pensait. Le chef de garde utilisait incessamment son siffle pour signaler aux derniers passagers de grimper au plus vite dans le train car le départ était imminent. "Nous devons y aller." Il y avait eu cette petite minute de flottement entre eux, cet échange de regards avant que Constance ne se retourne pour entrer dans leur voiture et trouver leur place. Par chance, ils étaient à nouveau seuls dans la cabine qu'ils s'étaient trouvés. Cela tombait relativement bien, étant donné que Constance ne voulait être qu'avec lui pour ces dernières heures de trajet. La présence d'autres passagers à leurs côtés lui aurait fortement déplu.
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MessageSujet: Re: joamie + life worth living   Jeu 1 Juin - 19:26



─ life worth living
And my highs when you're gone Give me a golden guarded soul But when I'm crazy and I'm lost You calm me down.

Soudainement, c'était une priorité absolue. Constance devait partir. Pas par ce train, par un autre, n'importe quel, qu'importe la destination, qu'importe si elle y serait en première ou en seconde classe. Pourquoi s'en soucier quand la liberté était tout simplement à portée de main ? La liberté, comme s'ils étaient deux forçats emprisonnés dans une cage dorée, les fers aux pied et aux mains. Comme si le bagne les attendait là-bas, et qu'ils n'étaient pas certains d'en sortir vivants un jour. S'ils n’allaient pas y sacrifier leurs corps, joliment parés dans de beaux habits chers, ils savaient l’un comme l'autre que le manoir et ses habitants vous tuaient à petit feu en vous retirant peu à peu votre identité. Il n’était pas étonnant qu'Augustine ait la mémoire qui flanche, sûrement même n’avait-elle le pas envie de se souvenir d'eux, et sûrement lui avaient-ils tout pris. Constance pouvait s’enfuir, s'échapper. Elle pouvait rentrer chez elle, ou s’en construire un nouveau. Changer de vie si elle en avait envie, prendre un nom si cela l'amusait. Elle pouvait tout recommencer et espérer à nouveau réaliser son rêve le plus cher. Elle trouverait quelqu'un qui l’aimera, quelqu'un à aimer, là, n'importe où. C’était sa chance. Peut-être la seule qu'elle aurait avant d'être enchaînée par un mariage, un enfant. Mais elle n’en voulait pas, n’avait pas le courage. Elle demeurait devant lui, désemparée et résignée, comme s'il ne restait que la fatalité. Cole l’implorait du regard de partir, de sauter dans n'importe quel autre train, mais la jeune femme ne bougeait pas. Lorsqu'elle le fit apparaitre sur la liste des raisons de rester, il pensa qu'il n’y avait pas plus absurde. « De moi ? Mais je ne suis d’aucune importance, Constance, c’est vous qui importez, c’est votre bonheur. » Rien à faire. Elle retournera au manoir, elle retrouvera son fiancé, elle laissera les jours l’approcher d'un mariage dont elle ne voulait pas Elle tirera une croix sur son droit à la parole et aux opinions, sur son nom et son identité. Elle préférait tout jeter au feu plutôt que de tout risquer. Cole comprenait ; face à pareil dilemme, sûrement aurait-il pris la même décision. Il aurait voulu partir avec elle. À deux, ils n’auraient pas été démunis dans la nature. Ils auraient été là l'un pour l'autre. Mais sa conscience professionnelle prenait constamment le pas sur tout le reste. Il ne pouvait pas partir, pas tant qu'Augustine avait besoin de lui. Lui aussi laissait passer cette opportunité, cette chance, pour quelqu'un qui finirait par ne plus se souvenir de lui. Constance monta dans le train au départ. Le médecin ne tarda pas à la suivre. Il la laissa poser sa tête sur son épaule durant tout le trajet, tandis qu'il observait le paysage si familier défiler devant sous regard las.

« ELWOOD. » Brentford avait vu le fiacre approcher de loin, depuis son cabinet. Son sang n’avait fait qu'un tour, ses joues étaient encore rouges, et ses sourcils se fronçaient pour ne former qu'un. Il dévalait les marches du manoir à toute allure et dévoila dehors des que Cole et Constance mirent le pied dans le domaine. Le brun s'attendait à pareil comité d'accueil, aussi demeurait-il impassible en aidant la jeune femme à descendre de voiture pendant que le jeune Lord fulminait. « Est-ce qu’on peut savoir où vous étiez passé ? Qu’est-ce qui vous est passé par la tête ?! » Les cris de Brentford avaient attiré Alicia et Peter dans le hall. Christian et Mr Dashwood ne tardèrent pas à apparaître à leur tour, s'interrogeant tout bas des mêmes questions que Brentford posait tout haut. C'était beaucoup de bruit pour peu de choses estimait Cole. « Miss Dashwood et moi nous sommes retrouvés coincés à Londres après avoir raté notre train, j’en suis désolé. » Le médecin ne comptait nullement défier le Keynes. Il le laissa l’assasiner du regard, l’insulter de tous les noms à travers ce regard vert qu'ils avaient en commun. Il se serait laissé secouer comme un prunier si cela aurait permis au jeune homme de retrouver son calme. « Hors de ma vue. » se contenta-t-il de siffler entre ses dents. Elwood le salua donc poliment avant de prendre congé, sans accorder la moindre attention au public de cette scène.

Le médecin eut le réflexe de se rendre immédiatement auprès de sa patiente. On lui indiqua que celle-ci était dans la cour, profitant des dernières heures des beaux jours dehors, à l'ombre. Qu'elle n’avait pas bougé de la journée, ni vécut de crise de quelque sorte. Mais les domestiques ne paraissaient pas enthousiasmés par le calme de la doyenne de la famille. Il ne lui en fallait pas plus pour savoir que quelque chose n'allait pas. Il traversa donc le manoir afin de sortir de l'autre côté et arriver sur le petit parvis. Il approcha de la Lady et posa une main sur son épaule. Ce geste, sans qu'il ait jamais compris pourquoi, permettait aux souvenirs le concernant de remonter à la surface. « Bonjour Augustine. Pardonnez-moi pour ce retard, j’ai été retenu. Comment vous portez-vous aujourd’hui ? » fit-il, comme si de rien n'était, alors qu'il avait parfaitement deviné le regard vide de la vieille femme, et cette apparente atonie qui lui donnait l'allure d'un cadavre. Sa tête se tourna lentement vers lui. Ses yeux l’observèrent longuement, l'analysait de haut en bas. « Qui êtes-vous ? » demanda-t-elle finalement, l'air méfiante et prête à mordre. L'homme se mit alors face à elle et s'accroupit, pendant que de plus près, elle reconnaîtrait les traits de son visage. « C’est Cole. Cole Elwood. Votre médecin. » Elle fronça les sourcils. Pourquoi aurait-elle besoin d'un médecin, pour l'amour du ciel ? « Je m’occupe de vous au manoir depuis deux ans. » Toujours aucune réaction encourageante. Augustine demeurait sur la défensive. Elle avait dégagé la main d’Elwood depuis longtemps et refusait qu'il la touche. À vrai dire, elle se retenait de lui dire de la laisser tranquille, avec ses bobards qui n'avaient aucun sens. « Ma mère était votre gouvernante. Violet ? » tenta une nouvelle fois le médecin, creusant vers des souvenirs plus lointains que lui, peut-être plus marquants aussi. Mais même ce nom, celui de son amie, sa confidente, ne la fit pas revenir à elle. Démuni, Cole abandonna. Cette fois-là, Augustine avait perdu tout souvenir de lui. Aujourd'hui, il était comme tous les autres personnes dont elle ne reconnaissait pas le visage. Un inconnu, étrange et inquiétant. Touché, le médecin n’osa pas se demander si cet état était définitif, ayant bien trop peur de la réponse. Il se sentit disparaître un peu plus, gommé dans l'air, transparent pour une paire d'yeux supplémentaires. « Ce n’est rien… » murmura-t-il en pensant rassurer une Augustine qui n’avait que faire de ne pas se souvenir de cet homme devant elle, mais sûrement essayait-il de se rassurer lui-même.
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