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 jamissan + evil eye

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le sextoy de joanne
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ÂGE : 36 ans (05/06/81)
SURNOM : Jay
STATUT : So done.
MÉTIER : Nouveau rédacteur en chef @ GQ Australia. Philanthrope, président de la fondation Oliver Keynes pour jeunes en détresse. Ambassadeur WWF et SANE. Papa d'un petit bonhomme nommé Daniel, âgé de 1 an, qu'il ne voit qu'un weekend sur deux. Occupé, très occupé.
LOGEMENT : a récemment emménagé au #98 Bayside après cinq ans passés à Logan City

POSTS : 15124 POINTS : 1675

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Anglais, né à Londres. Fils de Lord, et l'est lui-même. ≈ A recueilli deux chiens abandonnés: Ben, un golden retriever, et Milo, un teckel. ≈ Végétarien. ≈ N'aime pas le surplus de technologie ≈ Grand passionné d'art. Il est peintre et mécène. ≈ Sanguin, ses poings dépassent parfois sa pensée ≈ Sait cuisiner et adore ça. ≈ Diagnostiqué borderline il y a un an, sous traitement à la demande du juge suite à sa condamnation pour violences domestiques (nov.2016) ≈ S'est fait tatouer la date de naissance de son fils sur l'omoplate gauche.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Joamie #113 - Joamie (v.a) #3 - Joamie FB - Ginny - Hassan - Arianne - Jodie #1 - Jodie #2 - Jonathan - #teamdrama - [9/6]


JOAMIE ► Who says truth is beauty after all? And who says love should break us when we fall? But if we're strong enough to let it in, we're strong enough to let it go.


JADIE ► Call me a lover, believer, and all the names you wanna give. Sister and brother, all the way together, and all the lives we’ll ever live forever and ever.
RPs TERMINÉS : Beaucoup trop.


PSEUDO : loonywaltz
AVATAR : luke evans
CRÉDITS : loonywaltz
DC : lou aberline & benjamin brody
INSCRIT LE : 27/03/2015
http://www.30yearsstillyoung.com/t1188-jamie-elle-m-a-fait-la-bise-langoureusement http://www.30yearsstillyoung.com/t11382-love-who-loves-you-back http://www.30yearsstillyoung.com/t1525-jamie-keynes http://www.30yearsstillyoung.com/t2243-jamie-keynes

MessageSujet: jamissan + evil eye   Dim 19 Mar - 12:49



─ evil eye
some people get a freak out of me Some people can see that I can see Some people want to see what I see Some people put an evil eye on me

Je ne me souviens pas de la date à laquelle remonte la dernière fois que j'ai mis les pieds dans une université. Je n'ai jamais participé aux réunions d'anciens élèves de Cambridge, et depuis quelques années, la distance avec l'Angleterre a rendu les visites à mon ancien campus sensiblement plus compliquées. Quoi que je ne m'y rendais pas lorsque j'habitais encore à Londres, et ce n'est pas l'éloignement ni le mal du pays qui m'inspirerai une soudaine envie de me plonger dans le bon vieux temps. Même si les études n'étaient pas les pires années de ma vie, je n'en garde pas le même souvenir que bon nombre d'étudiants qui aiment raconter leurs soirées du jeudi comme si elles étaient les meilleures qu'ils auront de leur vie. Je me mêlais rarement à ces sauteries j'étais celui qui préférait rester dans sa chambre et potasser, quitte à subir les moqueries de ceux se croyant bien plus malins de réussir leurs examens sur le fil du rasoir en lisant les livres en diagonale une semaine avant le moment fatidique. Qui sait où ils sont, eux, aujourd'hui. Cela importe peu à vrai dire. Si eux se montraient laxistes, moi, fils à papa, fils à maman, frère de, héritier de, je n'avais aucun droit d'être moins qu'excellent. Alors l'Université fut pour moi synonyme d'une exigence exacerbée. Arraché à Madison, à Irene, mes repères qui gardaient mes pieds sur terre, je jonglais entre cette vie d'étudiant, ma liaison avec Kelya, et les devoirs aristocratiques. C'était James qui m'attirait hors de la bibliothèque le plus souvent. Il prenait une bière tandis que j'accompagnais avec… tout ce qui n'était pas alcoolisé. Ces soirées-là étaient agréables, et trop rares. Ce sont tous ces souvenirs qui nouent mon estomac lorsque je passe le portail du campus de Brisbane, quand j'en parcours les couloirs, laisse mon regard glisser sur les annonces accrochées aux grands panneaux en liège, ou quand je me plonge dans le brouhaha assourdissant de la cafétéria. Logé à la même enseigne que les autres. Je me suis trouvé une table moins en retrait que je ne l'aurais voulu, simplement là où il y avait de la place. Une énorme compilation de nouvelles de Stefan Zweig trône à côté de mon plateau qui comporte à peu près tout ce que l'établissement peut proposer de végétarien. J'alterne entre ma lecture et une bouchée de salade, parvenant presque à oublier le vacarme en bruit de fond. Si bien que la voix de la jeune femme qui apparaît soudainement face à moi m'arrache un sursaut. « Est-ce que je peux m'asseoir ? » demande-t-elle, le plateau déjà quasiment posé sur la table. « En fait je... » Mon regard cherche rapidement une autre place où la demoiselle pourrait s'installer, en vain, ne me laissant aucun autre choix que d'accepter d'avoir de la compagnie -ce que la petite blonde ne m'aurais pas permis de refuser. « Bien sûr. Allez-y. » je cède donc avec un sourire. Claire, de son prénom, ne me laissera pas non plus replonger dans mon livre. Ni elle, ni ses amies venus la rejoindre qui envahirent l'espace vital qui m'est si cher. Et tous se mirent à me faire la conversation, ou plutôt, à me faire passer un véritable interrogatoire au sujet de mon travail, de mes derniers déboires, d'Hannah, de mon fils, et d'un tas de sujets que je déboute aussi poliment que possible, avec un sourire complaisant, et en m'efforçant d'ignorer les battements de cils des demoiselles. Sauvé par le gong, une sonnerie indiquant treize heures retentit. « Je crois que c'est l'heure. » dis-je en rangeant mes affaires et en me frayant un passage entre les paires de jambes. Personne d'autre ne bouge. « Vous n'allez pas en cours ? » Ils se regardent les uns les autres et ricanent. « Nous allons à votre masterclass, alors nous ne sommes pas en retard tant que vous êtes là. » Soudainement, je suis partagé entre l'envie de rire de l'ironie de la situation, ou de pleurer à l'idée d'être scruté de cette même manière intense pendant trois heures de conférence. Une scène du premier film Indiana Jones me revient en mémoire, et je me vois à la place de l'enseignant suant de gêne face aux avances d'une élève, peintes sur ses paupières. Ce n'est pas vraiment cet aspect de la vie du héros que j'enviais quand j'étais enfant. « Ou alors nous sommes tous en retard. Indiquez-moi l'amphi, hm ? » Ravies, les jeunes femmes jettent leurs plateaux à leur tour, mettent leurs sacs sur leurs épaules, et partent devant.

J'étais nerveux à l'idée de participer à ces cessions de masterclass que l'Université organise pour sa filière journalistique. Je n'ai Ô grand jamais donné cours auparavant, et même s'il m'est arrivé de participer à des séminaires et autres rencontres interprofessionnelles, jamais n'ai-je été seul devant des rangées pleines d'élèves. Cela peut paraître ridicule qu'un homme qui a basé sa carrière sur la radio puisse se sentir mal à l'aise dans ce cas de figure. Il a parlé à des centaines de milliers de personnes à travers un micro et devrait avoir une aisance parfaite. J'ai également parlé devant des centaines de personnes à l'occasion de soirées, de galas, de cocktails, j'ai été face aux investisseurs de la BBC, puis d'ABC, je suis intervenu pour WWF, l'UNICEF, la fondation Keynes et les Amis du Brisbane Museum. Néanmoins, malgré toutes ces expériences, donner cours me paraît bien plus effrayant. Parce que dans les cas cités, soit vous êtes à peine écouté, soit personne ne souhaite être à votre place derrière le pupitre et tous compatissent et se montrent tolérants à la moindre erreur, au moindre saut de voix. Et devant des pairs, des journalistes, des mécènes, des personnalités, des membres d'une classe aisée, je suis dans mon élément, celui dans lequel je baigne depuis toujours. A l'Université, je saute dans l'inconnu. Le regard des étudiants est exigent. Ils attendent beaucoup d'un professeur et le montrent. Leur scolarité, leur avenir dépend de ce que vous enseignez, et de votre manière de l'enseigner. Il n'est pas question de le prendre à la légère. Mais je ne suis même pas ici pour leur faire la leçon ; je ne fais que partager mes expériences, donner des conseils, des exemples, et répondre aux questions. Il me faut une poignée de minutes avant de me rendre compte que personne ici n'a l'intention de me clouer au piloris, et donc, d'être plus relaxé. En réponse aux questions, donc, j'évoque mes études, ma participation régulière à une radio de Cambridge sur mon temps libre. J'avoue de manière décomplexée la manière dont ma mère, présentatrice télévisée dont le nom ne dit rien ici en Australie, m'a obtenu mon premier poste à la BBC -et l'importance des relations, des connexions afin d'avancer dans un métier à la concurrence rude et sans pitié. Je raconte le temps passé à Gaza, les longues journées sur le terrain, et ce tout premier jour où, en sortant du studio mis à disposition pour que nous puissions émettre, les soldats nous accompagnant Jodie et moi furent forcés d'abattre un enfant, un jeune adolescent, armé d'un fusil presque aussi grand et lourd que lui. Il le pointait droit sur nous. Je reviens sur des détails dont je ne pensais pas me souvenir moi-même avant de fouiller ma mémoire de cette manière à cet instant. Puis je m'arrête, un peu soudainement, pris d'un vif vertige et d'une bouffée de chaleur. Je surprend cette sueur froide perler sur ma tempe. Le mal passe aussi vite qu'il est apparu, me laissant pâli. « Prenons une pause. » dis-je avec un petit sourire. La moitié de l'amphithéâtre est déserté par ceux qui répondent à l'appel de la cigarette. Pour ma part, je quitte la salle pour me rendre aux toilettes, plus loin dans le couloir, et passer de l'eau sur mon visage. Joanne et moi avons rendez-vous chez le juge dans quelques jours, concernant la garde de Daniel, et c'est certainement ce qui m'alimente en stress. J'ai tant hâte que tout ceci soit derrière moi. En quittant la pièce, à coté de la porte de l’amphithéâtre, je tombe nez à nez avec l'ex-mari. « Vous prenez des notes pour enfin améliorer vos apparitions chez ABC ? »
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MÉTIER : professeur de géographie politique @ university of Queensland ~ consultant géopolitique/Moyen-Orient @ ABC studios
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : un berger allemand, Spike ☆ fin 2013 on lui a diagnostiqué une leucémie, en rémission depuis mai 2015 ☆ 4 tatouages ☆ donne des cours de soutien dans un lycée, et fait la lecture aux enfants malade à l'hôpital ☆ d'origine iranienne, a vécu 9 mois à Téhéran en 2000-2001 ☆ en couple pendant 9 ans et marié pendant 3 ans à Joanne, a demandé le divorce en apprenant sa leucémie sans lui en parler ☆ parle farsi (persan) et a un bon niveau d'arabe ☆ diagnostiqué dépressif, il a fait une tentative de suicide en avril 2016 ☆ ne boit pas d'alcool, par conviction ☆ grand fan de rugby
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MessageSujet: Re: jamissan + evil eye   Sam 8 Avr - 16:49


« Quelle heure il est ? » Etrangement la question avait provoqué un étirement successif des quatre professeurs assis en ronds autour des restes de leur pique-nique improvisé « Presque deux heures. » avait renseigné Hassan en jetant un bref coup d’œil à sa montre « Faut que je bouge, je vais être en retard sinon. Qui m’accompagne ? » Chacun époussetant ses vêtements pour en retirer les éventuels brins d’herbe et ramassant ses déchets, le professeur d’économie avait décliné en secouant la tête « J’ai pas cours cet après-midi. » - « J’te suis, j’ai cours à trois heures. Hassan ? » Réajustant ses lunettes de soleil le brun avait acquiescé à son tour « Je viens, je dois passer récupérer un truc dans mon bureau. » Abandonnant leur collègue qui partait dans la direction opposée, tous les trois avaient pris le chemin de l’université, boudant le métro plus rapide pour profiter du soleil et du temps encore clément malgré l’automne bien installé. Bien qu’il n’y ait normalement pas besoin d’une raison en particulier pour décider de pique-niquer à l’air libre pendant leur pause – même si bon nombre d’élèves avaient un peu de mal à envisager que leurs professeurs puissent avoir une vie en dehors de l’université, et un éventuel besoin de se détendre un peu pendant leur coupure de midi – tous les quatre ne s’étaient ce jour-là pas réunis sans raison et tentaient non sans difficultés de mettre sur pieds un voyage de quelques jours à Bangkok pour visiter l’ESCAP et assister à certaines de leurs conférences, durant les congés d’hiver. « On essaye de se trouver un créneau la semaine prochaine pour faire le point tous les quatre ? » Coordonner quatre emplois du temps à la fois n’était en effet pas une mince affaire « D’ici là on devrait avoir eu des réponses à nos contacts, oui. On se tient au jus ? » Le trio avait atteint le hall du bâtiment principal de l’université « Si je survis à ce trois-six avec mes premières années, c’est déjà pratiquement le week-end dans leur tête … et dans la mienne aussi. » Laissant échapper un rire entendu tous les trois s’étaient finalement séparés, Hassan prenant la direction de l’ascenseur pour rejoindre le quatrième étage où se trouvait son bureau. Il y avait entreposé un paquet de copies en cours de correction pour ne pas avoir à le trimballer toute la journée avec lui, et n’avait pas pris le temps de remonter le chercher avant de sortir déjeuner. Arrivé devant ma porte il avait fouillé l’intérieur de sa besace sans parvenir à mettre la main sur son trousseau de clef, soupiré un instant fait les poches de son jean, vérifié à nouveau sa besace … et s’était finalement vu avec une clarté déconcertante poser le trousseau sur le bureau de l’amphithéâtre avant son second cours de la matinée. Ce dont il se rappelait, surtout, c’était de ne pas l’avoir récupéré en partant, presque aussi pressé que ses élèves de sortir s’aérer un peu.

Rebroussant chemin, il avait boudé l’escalier et préféré emprunter les escaliers pour redescendre, traversant la cafétéria pour rejoindre l’amphithéâtre qu’il occupait le matin même avec l’une de ses classes. Il avait horreur d’interrompre le cours d’un collègue pour quelque raison que ce soit, mais dieu sait à quelle heure celui qui se tenait terminerait ou prendrait une pause, et Hassan n’avait pas envie de prendre racine en attendant une éventuelle pause du professeur. Un coup d’œil jeté à travers le hublot de la porte battante lui avait néanmoins permis de constater que son timing était parfait, puisque professeur il n’y avait pas ; Simplement quelques affaires abandonnées sur le bureau, et ça et là quelques élèves bavardant pendant ce qui devait être l’intercours. « Re-bonjour. » avait-il alors simplement lancé à la cantonade en reconnaissant un petit groupe des élèves à qui il avait justement fait cours le matin. « Dernier cours de la semaine ? » En même temps qu’il parlait le brun avait inspecté le bureau des yeux, à la recherche de son trousseau de clefs « Non, on a encore deux heures de politiques publiques après la masterclass. » avait soupiré l’une des élèves d’un ton un peu boudeur. La masterclass. Peut-être par pur déni, son esprit avait totalement occulté cet événement. Il en avait pris connaissance en amont pourtant, on lui avait donné la feuille d’inscriptions à faire passer à ses élèves pendant l’un de ses cours, et c’était objectivement le genre d’initiatives qu’Hassan avait tendance à encourager : les élèves avaient besoin d’avoir de temps à autre une approche moins scolaire et des exemples de ce qui les attendrait une fois leur diplôme en poche. Il aurait simplement souhaité ne plus entendre parler de cette masterclass , ne pas oublier ses clefs dans l’amphithéâtre le midi, et continuer à occulter la présence de Jamie dans les parages jusqu’à avoir définitivement quitté le campus pour la journée. « Ah ! » Le sortant de ses pensées, la trouvaille de ses clefs dans le tiroir du bureau avait mis fin à sa nécessité de squatter l’amphithéâtre. Avant pourtant un dernier fait lui était revenu à l’esprit, et fouillant dans sa besace il avait fait passer une feuille jusqu’à l’une des élèves qu’il estimait « de confiance » « Tant que je vous tiens pour une partie, vous pourriez faire passer ça au groupe ? Sans perturber la classe, de préférence. » qu’il s’agisse d’une classe animée par quelqu’un qu’Hassan désavouait totalement ne changeait rien à ses réflexes professoraux « Je l’ai récupérée au secrétariat tout à l’heure, c’est la fiche d’inscription à la conférence du mois prochain. Montez-là dans mon bureau après le cours, comme ça je pourrais la faire passer aux élèves de l’autre groupe lundi matin. » - « Bureau 421, c’est ça ? » - « C’est ça. Merci. Allez, bientôt le week-end. » avait-il finalement commenté avec un fin sourire, glissant les clefs dans la poche de son jean « Bon courage. »

Quittant la salle sans se faire prier, il avait vérifié l’heure une énième fois et s’apprêtait à reprendre le chemin de son bureau, mais en décidant visiblement autrement le karma avait décidé de coller sur son chemin celui qu’il espérait bien ne pas avoir le déplaisir de croiser. Ou d’entendre, et pourtant « Vous prenez des notes pour enfin améliorer vos apparitions chez ABC ? » La remarque était tellement gratuite qu’elle avait arraché à Hassan un vague roulement des yeux. Mais soit, rien qui ne l’étonne véritablement de la part de quelqu’un qui maniait la remarque raciste à la perfection. « Je me passerai des conseils de quelqu’un que l’on n’a plus entendu à l’antenne depuis des mois, mais merci. » Probablement que c’était pour éviter ce genre d’échanges d’amabilités que le cerveau d’Hassan avait décidé d’occulter cette histoire de masterclass. « Et je ne sais pas comment vous fonctionnez à la radio, mais ici on évite de dénigrer ses collègues, surtout en plein couloir. Alors même si vous n’êtes là que pour quelques heures faites au moins l’effort de vous pliez aux règles de l’université. » Et dieu sait que cela l’agaçait déjà assez de devoir le considérer comme tel durant les quelques heures en question. Interrompant sans le savoir la discussion avant qu'elle ne devienne trop acide, le directeur du département de sciences politiques - affublé d'un noeud papillon qu'il ne quittait jamais, été comme hiver, et qui le rendait si reconnaissable - avait fait son apparition dans le couloir et interpelé les deux hommes avec bonhomie « Professeur Jaafari. Je vois que vous avez fait la connaissance de Monsieur Keynes ? » Arrivé à leur hauteur l'homme avait tendu une main pour la serrer tour à tour à ses deux interlocuteurs « Quoi que, cela m'était sorti de la tête, mais vous vous connaissez déjà il me semble. » Instinctivement Hassan avait glissé une oeillade suspecte vers Jamie, se demandant bien quel venin il avait encore craché « Les locaux d'ABC ne sont pas si grands, vous avez déjà du tomber l'un sur l'autre. » Oh, il ne s'agissait que de cela. Acquiesçant par politesse plus que par véritable volonté d'entretenir cette conversation Hassan s'était contenté d'un « Si l'on veut, oui. » volontairement neutre, espérant presque se soustraire à cette discussion lorsque l'homme avait reporté son attention sur Jamie « La classe se passe bien ? Faire face à une flopée d'elèves s'apparente parfois à un exercice d'équilibrisme lorsqu'on n'en a pas l'habitude. N'ai-je pas raison ? » Vraiment, avait-il à ce point besoin de continuer à l'impliquer dans cette conversation ? « Oh, hm, oui. C'est une question d'expérience, je suppose. »



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MessageSujet: Re: jamissan + evil eye   Lun 22 Mai - 8:27



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La pique était gratuite, mais désagréable uniquement pour celui qui la recevait. Pour moi, elle s'apparente à un petit carré de sucre que l’on s'offre sans raison et que l’on laisse fondre sur la langue. Même la manière qu'a Hassan de rouler des yeux aux ciel comme si ses globes occulaires pourraient faire trois fois le tour de leurs orbites ne peut pas faire de l'ombre sur le petit pétillement mutin dans mon regard. Il fait bien que je l'agace, et que je lui rende ainsi la pareille de la manière dont sa très simple existence dans ma vie, dans cette ville, sur cette planète, m’irrite moi-même. C’est bien pour cette raison que le destin nous met constamment sur le chemin de l'autre, non ? Parce que l’on a tous besoin d'un Némésis. De quelqu'un vers qui envoyer des piques aussi gratuites de délicieuses pour rendre le jour plus ensoleillé. N’est-ce pas amusant, dans le fond ? Il rapplique et le petit jeu commence. Un jeu dans lequel le professeur s’est montré plus surprenant que je ne l'aurais pensé, sa repartie étant plus amère qu'acide, mais pas moins efficace. Pour ma part, mon regard ne rencontre pas le plafond à sa réponse. Un rictus amusé se faufile au coin de ma bouche. Je croise les bras, unique rempart, bouclier, dans ce type de joute. Dans d'autres temps, nous aurions réglé nos différents sur des chevaux lancés à toute vitesse l'un vers l'autre et armés de lances en bois ; il y a trop de deux chevaliers servants pour une princesse. Heureusement pour lui, cette époque est révolue. Avec l'air le plus innocent du monde, je hausse les épaules. “Allons, pas besoin de vous vexer, vos interventions ne sont pas si mauvaises que ça, je me proposais juste de vous aider. Vous êtes prof, je pensais que vous saviez qu’on ne cesse jamais d'apprendre. Je vous assure que mon absence en studio ne me rend pas complètement incompétent, et il reste des places dans le fond de l'amphithéâtre.” Je ne m’attarde pas sur l’absence de cohérence voulant que mon renvoi des ondes de ces derniers mois puisse occulter toute une carrière derrière un micro, je compte sur l’intelligence de mon interlocuteur pour s'en rendre compte de lui-même -ou bien est-ce sous-estimer la manière dont son aversion pour moi lui ôte toute logique dans ses propos ? J’attends la suite, paré, comme une mise en jambe pour le reste de la masterclass dont je m'étais esquivé faiblard. L'arrivée du doyen met fin aux festivités. Faux espoir pour ma proie de se glisse hors de mes pattes. Vaguement mis au courant concernant la fâcheuse tendance que nous avons, Hassan et moi, à travailler dans les mêmes locaux -en ayant développé un curieux mais remarquable talent pour ne jamais nous croiser, ou presque. Il s’inquiéta notamment du déroulé du cours, me sachant en terrain inconnu. Le professeur n’en profita pas pour se mettre en avant. Pas de sous-entendu bien senti, pas de subtilité, aucun rebond. Sûrement trop bien pour ça, respectueux du règlement, pas devant le doyen, bla bla bla. Ennuyeux. Pour le peu de fois où nous avons échangé, Hassan s’est révélé sans saveur et sans relief entre autres qualités. Et même si j’imagine qu’il peut se trouver un ersatz de personnalité derrière ce regard de carlin, qui se réveille timidement lorsqu’il est question de la petite blonde que nous avons en commun, jamais rien de sa part ne m’a donné envie de me pencher sur sa personne ni de lui donner le bénéfice du doute. La réflexion que j’ai tirée de notre entretien dans l’ascenseur chez ABC n’est qu’une exception qui confirme la règle. “Mais tout se passe très bien. C'était assez intimidant au début, oui, mais je pense avoir réussi à capter leur attention, ce sont des élèves très agréables.” dis-je alors sur le même ton si consensuel. La jeune Claire revenant de sa pause cigarette passe près de nous, postés à côté de la porte de l’amphithéâtre, et en profite pour me glisser un mot. “Monsieur Keynes, vous vous sentez mieux ?” demande-t-elle l’air presque trop inquiète pour si peu. Une délicate intention qui se révèle un brin dérangeante dans un moment pareil. “En pleine forme. Nous allons reprendre dans une minute.” je réponds néanmoins en lui rendant un sourire. Satisfaite, elle trottine jusqu’à sa place. L’amphithéâtre s’emplissant de plus en plus, signe qu’il est temps pour moi de retourner à mon devoir du jour, je jette un coup d’œil à mes deux interlocuteurs et échafaude rapidement un dernier moyen de faire souffrir Hassan de ma présence tout en retardant son week-end. “Je proposais à Hassan -pardon, au Professeur Jaafari- de prendre le temps d’assister à quelques minutes de la masterclass. Vous savez, histoire de s’enrichir de l’expertise l'un de l'autre.” En somme, lui apprendre à être moins transparent et insignifiant, puis ne pas écouter ce qu’il pourrait avoir à redire sur mon intervention –car il n’y a rien à apprendre d’un homme dans son genre, si ce n’est sa merveilleuse aptitude à me mettre hors de moi par sa simple présence. “Est-ce que vous souhaitez venir aussi ?” je demande au doyen, sachant parfaitement que, par politesse ou par réel intérêt, celui-ci ne refuserait pas, quitte à ne faire acte de présence qu’une dizaine de minutes afin, d’une part, me faire plaisir, et deux, se montrer auprès des étudiants et indiquer par quelques hochements de tête que ma présence mérite leur attention. “Je suis certain que cela peut-être très intéressant, avec plaisir. Allons trouver des places, nous n'allons pas vous retarder plus longtemps.” L’autre carpette ne pouvant guère jouer les filles de l’air face à son supérieur au risque de paraître impoli, il lui emboîte le pas avec ce rictus résigné qui fait éclater un petit feu d’artifice dans mon regard. Je bondis sur l’estrade, ayant visiblement regagné tout mon entrain, prêt à reprendre. Il n’y a jamais de silence complet dans un amphithéâtre, et le moindre chuchotement glisse le long des escaliers jusqu’en bas de la salle, ainsi je prends la parole alors que les derniers étudiants retrouvent leur siège. Une dernière poignée de minutes de parlotte sur l’état des lieux de la profession que je dresse, de l’intérieur et du point de vue de mon poste, quelques petites remarques visant à créer une petite pression positive, et nous passons à un question-réponses qui promet de faire des frustrés d’ici la fin de l’heure en comparant le nombre de mains levées face au temps restant. Sans compter sur le temps que je me permets de perdre pour taquiner Hassan ; “Oui, Monsieur Jaafari ?” De nombreuses paires d’yeux se tournent vers le professeur qui, non, n’a certainement pas levé la main, mais personne ne peut en être certain. “Vous avez une question ? Ne soyez pas timide.”
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MessageSujet: Re: jamissan + evil eye   Ven 21 Juil - 16:15


Il n’y avait pas de hasard. Le hasard n'existait pas, Hassan avait suffisamment fait état de cette théorie et de son opinion à ce sujet par le passé, mais pour autant ce qui se dressait en travers de sa route n’avait à ses yeux que l’utilité qu’il était prêt à lui donner. Et les apparitions inopportunes de Jamie Keynes sur son chemin avaient une utilité comparable à celles des mauvaises herbes sur le bord d’une route : désagréables pour la vue, mais ne méritant ni salive ni énergie superflues. Le britannique, de son côté, semblait au contraire se complaire un peu trop dans la stérilité d’une opposition qui, si elle titillait un ego un peu trop mal placé, leur faisait perdre un temps qu’Hassan n’avait pas à lui consacrer. Et c’était probablement l'ego qui parlait encore, tandis qu’il proposait narquois « Allons, pas besoin de vous vexer, vos interventions ne sont pas si mauvaises que ça, je me proposais juste de vous aider. Vous êtes prof, je pensais que vous saviez qu’on ne cesse jamais d’apprendre. Je vous assure que mon absence en studios ne me rend pas complètement incompétent, et il reste des places au fond de l’amphithéâtre. » avec l’apparente certitude que ce qu’il avait à transmettre ne pouvait être entendu nulle part ailleurs. À se demander comment la tête du bonhomme arrivait encore à passer les portes. « Vous ne me ferez pas jouer à qui pisse le plus loin avec vous, Monsieur Keynes. Ne vous en déplaise. » Espérant que l’échange en resterait là, le brun avait vu ses plans malgré tout contrecarrés par l’arrivée du responsable de département dont il dépendait directement, obligé alors de donner le change en poursuivant l’échange, visiblement initié avec l’impression de faire une fleur aux deux hommes en leur trouvant des points communs dont ils se passeraient volontiers.

Laissant à la grenouille le plaisir de se faire plus grosse que le bœuf en n’écoutant que d’une oreille, son regard glissant à nouveau vers le journaliste lorsqu’une des élèves s’était renseignée sur son état, écornant ainsi l’apparente volonté de l’intéressé à faire croire que tout était sous contrôle, le brun avait senti la crispation le gagner un instant lorsque son prénom était sorti de la bouche du britannique. « Je proposais à Hassan – pardon, au professeur Jaafari – de prendre le temps d’assister à quelques minutes de la masterclass. Vous savez, histoire de s’enrichir de l’expertise l’un de l’autre. Est-ce que vous souhaitez venir aussi ? » Cette même expertise sur laquelle il avait craché avec acidité au début cet échange. Cocasse. Gentleman, l’universitaire n’avait pas semblé hésiter avant d’acquiescer « Je suis certain que cela peut-être très intéressant, avec plaisir. Allons trouver des places, nous n’allons pas vous retarder plus longtemps. » et de conclure par la même occasion que la réponse du professeur serait elle aussi forcément positive. Et elle l’était, par défaut, et probablement pour le plaisir malsain de celui qui s’apprêtait à reprendre place sur l’estrade de l’amphithéâtre. Hassan était dans une position qui ne lui permettait actuellement pas de froisser son supérieur, après un an et demi de congé sans solde et le fiasco de son échange à Téhéran il avait à cœur de se faire tout petit, de laisser de l’eau couler sous les ponts. Allons. Se laissant guider avec résignation jusqu’au fond de l’amphithéâtre le brun y avait pris place pour ce qui lui avait semblé être une éternité, l’intérêt qu’aurait pu avoir le discours qui leur était servi bien trop souvent gâché par l’impression que Keynes s’écoutait parler bien plus qu’il n’avait à cœur de transmettre son message.

Le regard glissant à intervalles réguliers vers sa montre, la voix du journaliste à cet instant aussi agréable à son oreille qu’une craie contre un tableau et faisant passer le temps avec une lenteur démesurée, il se laissait une marge raisonnable de dix minutes avant de prendre congé de son voisin de siège et de quitter l’amphithéâtre sans avoir à écouter ou modifier son programme pour la fin de l’après-midi. « Oui, Monsieur Jaafari ? » Instinctivement le brun avait levé la tête « Vous avez une question ? Ne soyez pas timide. » Bien sûr qu’il n’avait pas de question. Lui en revanche, avait suffisamment de temps à perdre pour le passer à tenter d’obtenir son attention au lieu de faire avec sérieux ce pourquoi l’université l’avait probablement grassement payé. « Je n’en avais pas non. » Son regard fixant celui de son interlocuteur avec insistance quelques secondes de plus qu’il n’aurait été nécessaire, il avait laissé un sourire teinté de fausses bonnes intentions se dessiner sur ses lèvres « J’allais simplement suggérer que vous vous intéressiez un peu plus aux mains levées dans le fond de l’amphithéâtre, pour les prochaines questions. On se laisse facilement happer par les premiers rangs, quand on n’a pas l’habitude. » Mais qu’il n’y voit là aucune mauvaise intention, il ne faisait que lui faire part de son expertise pour l’enrichir, pas vrai. Profitant néanmoins de ce que le flot de questions ait été momentanément interrompu, Hassan s’était finalement levé « Je ne peux pas rester plus longtemps, mais vous semblez avoir suffisamment capté l’attention de vos élèves pour avoir de quoi faire. » Le doyen s’était levé à son tour, probablement avec l’intention de retourner lui aussi vaquer à ses occupations. « J’ai fait circuler une feuille parmi les élèves pendant votre pause, vous ne verrez pas d’inconvénient à prendre cinq minutes de votre temps pour la déposer dans la boite aux lettres de mon bureau ? Le 421. » Cinq minutes de son temps libre, ce n’était pas cher payé pour avoir assumé sans lui laisser le choix qu’il n’avait rien de mieux à faire que de l’écouter faire son numéro. Un dernier « Bonne fin de journée. » adressé aux élèves plus qu’autre chose et Hassan avait quitté l’amphithéâtre, échangeant quelques dernières banalités avec son supérieur avant qu’ils ne se séparent pour rejoindre leurs bureaux respectifs, où le brun comptait bien récupérer ses copies et refermer à clefs avant que Keynes ne soit à nouveau mis sur son chemin.



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