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 a lonely place where inspiration goes to die (cynthia)

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ÂGE : 25 ans. (20/02/92)
SURNOM : le solitaire.
STATUT : seul.
MÉTIER : développeur informatique pour la ISCB, société d'assistance et services informatiques.
LOGEMENT : #21 Logan City, toujours chez ses parents avec sa soeur.

POSTS : 1207 POINTS : 175

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : atteint du syndrome d'Asperger ≈ rencontre de grandes difficultés sociales, ce trouble affecte notamment son empathie envers les autres ≈ incapable de décrypter les signaux trop subtils des émotions et des sentiments chez quelqu'un ≈ très solitaire, s'est peu à peu enfermé dans une bulle de protection pour fuir le monde et les gens qu'il ne parvient pas à comprendre ≈ souffre également d'hémophilie ≈ passionné d'Astronomie, de Sciences et d'Histoire ≈ vit toujours chez ses parents ≈ est parvenu à décrocher un emploi dans l'informatique, mais son insertion professionnelle n'a pas été simple.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : #1 CYNTHIA › #1 LYDIA › #1 VIOLET › #1 JOANNE › #1 NINA › #1 HASSAN › #1 ARSENE › #1 ANGELINA › #1 BILLY


~ I knew all the rules but the rules did not know me

PSEUDO : ladyfame (clémence)
AVATAR : avan jogia
CRÉDITS : (c) cha, tumblr
DC : nope
INSCRIT LE : 28/07/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t10690-cu-parenti-e-amizia-si-vince-ancu-a-justizia-vidal http://www.30yearsstillyoung.com/t10840-vidal-e-fune-longhe-diventanu-serpi

MessageSujet: a lonely place where inspiration goes to die (cynthia)   Jeu 23 Mar - 10:09



RESCUE THE BEAUTY THAT'S LEFT. RESTORE THE CHARACTER THAT'S LONG SINCE GONE. BECAUSE THESE COLORS MUST NEVER FADE. THIS BEAT MUST CARRY ON.


Plus qu'une simple habitude, c'était devenu un rituel pour lui. Au même titre que son lundi après-demi était consacré à ses visites au musée, il passait toujours au moins une heure à l'université le mercredi après son travail. Généralement ce jour-là entre dix-huit et vingt heures on avait toutes les chances d'y trouver Ilhan, et plus précisément dans la bibliothèque, que ce soit entrain de lire ou devant un ordinateur puisque un coin informatique y attirait celles et ceux désirant accéder à l'internet. Le plus souvent - et c'était plutôt normal, dans une université - on y rencontrait des étudiants venus faire des recherches pour un exposé ou bucher sur leur mémoire de fin d'études. Ilhan, lui, en avait fini avec les études et occupait plutôt un ordinateur pour poursuivre ce qu'il n'avait pas fini à son travail. Comme tout le monde il avait un certain nombre d'heures à effectuer et pas davantage, son patron ne voulait pas qu'il fasse d'heures supplémentaires. Alors quand il ne pouvait pas terminer ce qu'il avait commencé, il s'arrangeait pour pouvoir finir soit chez lui, soit dans cette salle informatique. Mais d'une façon ou d'une autre Ilhan terminait toujours ce qu'il commençait, toujours. Il ne pouvait pas laisser une tâche inachevée en se disant qu'il y reviendrait plus tard, c'était susceptible de fortement le perturber et puis il ne voulait pas prendre le risque d'accumuler du retard dans ses dossiers. Il faisait souvent la même rencontre ici, celle d'une jeune fille dont il savait qu'elle s’appelait Cynthia, mais qui était avant tout pour lui la fille qui recherchait son père. Car lors de leur toute première rencontre Ilhan avait appris qu'elle était à la recherche de son géniteur, dont elle ne savait pourtant rien, en surprenant les maigres résultats de sa quête sur son ordinateur alors qu'elle s'en était éloignée quelques minutes. Ilhan était un garçon curieux, il n'avait pas pu s'empêcher d'y jeter un œil lui qui n'avait jamais intégré la notion de "vie privée". Ça ne le regardait évidemment pas, mais pour lui il n'y avait rien de mal à regarder sur l'ordinateur d'un autre tant qu'on ne détruisait rien de son travail. Et ce soir comme beaucoup d'autres soirs la jeune fille était présente devant un ordinateur, souvent le même remarqua-t-il d'ailleurs. S'approchant d'elle en silence, il posa les yeux sur l'écran devant elle pour faire le même constat qu'à chaque fois : elle était encore sur ses recherches, le fait de retrouver son père semblait nourrir une obsession chez elle. « Bonsoir ? » laissa-t-il entendre d'une voix légèrement hésitante. En fait, il ne savait jamais à partir de quelle heure il était plus approprié de dire bonsoir plutôt que bonjour. Sans doute lorsque la nuit était sur le point de tomber, mais en fonction des saisons l'heure n'était pas la même pour ça. C'était le genre de questions qu'il se posait souvent, des questions d'ordre social. Ilhan posa sa veste sur le dossier de la chaise voisine, et prit place avant de reprendre « Tes recherches avancent-elles ? » il l'interrogea tout en évitant soigneusement le regard de celle qu'il semblait décidément voué à rencontrer dans cet endroit, et nulle part ailleurs. C'est alors qu'une pensée lui traversa l'esprit, lui donnant très vite une nouvelle occasion d'interagir avec Cynthia. Lui qui n'était pourtant pas un grand bavard d'ordinaire, pouvait s’avérer étonnamment causeur quand il pouvait intervenir sur un sujet qu'il maitrisait ou qui suscitait son intérêt. Ici, il risquait surtout de donner l'impression de vouloir étaler sa science, alors que ça n'était pas du tout son intention. « L'autre jour je crois que mes estimations n'étaient pas tout à fait exactes. En tenant compte du ratio hommes-femmes connu en Australie dans la tranche d'âge supposée de ton père, soit autour de 4 800 000 d'hommes pour 4 600 000 de femmes, et du nombre d'habitants à Brisbane, plus de deux millions avec probablement une majorité d'hommes là aussi, tes chances de le retrouver aujourd'hui sans connaitre ni son nom ni sa dernière adresse ni même son métier doivent être de... 6% environ. Et pas 8% comme j'ai pu te le dire. » Ilhan ne réalisait pas qu'il risquait - une nouvelle fois - de porter un sévère coup au moral de la jeune fille, car alors qu'il avait un souci de précision et souhaitait rectifier ses dires de l'autre fois, Cynthia de son côté avait encore une fois droit à un déplaisant retour à la réalité. Ça devait être la dernière chose qu'elle avait besoin d'entendre en ce moment, mais ça bien sûr il ne le réalisait pas. « Je m'excuse, je n'aime pas manquer de précision. » reprit-il, trouvant plus approprié de s'excuser pour cela, plutôt que par exemple pour la portée de ses propos. Il savait qu'elle recherchait son père et que c'était important pour elle, mais il ne comprenait pas qu'il pouvait la blesser en brisant ses illusions ou en lui faisant savoir que pour lui elle avait très peu de chances de parvenir à son but. Il ne voulait pas faire de mal, il ne se rendait simplement pas compte.


    ~ Fade To Nothing
    How many times can we put ourselves through this world Like all the lovers that been here before. How many times can we watch this fade into nothing. No nothing, no nothing at all.

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ÂGE : 20 ans (25/06/1997).
STATUT : célibataire, le plus souvent.
MÉTIER : étudiante en journalisme, stagiaire chez ABC News 24.
LOGEMENT : #119 Bayside, chez les Keller.

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : elle est originaire d'Adélaïde où elle a vécu jusqu'à ses dix-neuf ans ≈ elle a été élevée par une mère célibataire portée sur la boisson et les aventures sans lendemain, et n'a jamais connu son père, parti avant sa naissance ≈ elle a fini par découvrir que son père avait cherché à la rencontrer pendant des années et que sa mère le lui avait délibérément caché, ce qui brisa leur lien ≈ elle a rejoint Brisbane en juin 2016 et séjourne chez les Keller, qui ont accepté de l'aider à prendre un nouveau départ ≈ elle recherche aujourd'hui activement son père, dont elle espère découvrir l'identité.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : I'm not looking for somebody with some superhuman gifts. Some superhero, some fairytale bliss. Just something I can turn to. Somebody I can kiss. I want something just like this.


RPs EN ATTENTE : eden ≈ hassan
RPs TERMINÉS : ninoterrencelydiafinnley
PSEUDO : mischief insane, charlotte.
AVATAR : natalia dyer.
CRÉDITS : (c) selfmade, tumblr, loonywaltz.
DC : saul masterson, marius warren.
INSCRIT LE : 23/12/2016
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MessageSujet: Re: a lonely place where inspiration goes to die (cynthia)   Dim 2 Avr - 18:45


A une heure comme celle-ci, où la plupart des étudiants avaient déjà déserté le campus pour échanger leurs livres de cours contre un cocktail au bar du coin ou un plateau télé devant leur série fétiche, il n'était pourtant pas rare de trouver un certain nombre d'acharnés bouquinant encore et toujours entre les allées de la bibliothèque ou avançant certains de leurs travaux sur leur ordinateur. Et Cynthia, comme souvent, comptait ce soir encore parmi les retardataires qui avaient plaisir à s'éterniser dans cet endroit plusieurs heures après la fin des cours, comme si l'ambiance un peu singulière qui régnait par ici une fois le campus partiellement vidé était finalement celle qu'elle préférait. Moins de passage, moins d'étudiants qu'on voyait faire d’innombrables allers-retours entre leur chaise et les étagères … oui, c'était définitivement cette atmosphère-ci qui lui réussissait le mieux, et plus encore lorsque ce qui l’amenait entre ces murs n'était ni un devoir ni un besoin de lecture. Non, comme bien souvent depuis qu'elle avait intégré l'université, c'était dans le cadre de ses recherches au sujet de son père qu'elle avait poussé la porte de la bibliothèque, écrémant toujours plus de pistes, suivant toujours plus d'intentions jusqu'à avoir ne serait-ce que l'impression d'y voir un tout petit peu plus clair, enfin. C'était un travail de fourmi, méticuleux et parfois presque décourageant, et ce malgré l'aide qu'elle avait récemment reçue de cette jeune femme employée à la Mairie ou du soutien sans faille de Jeremy, d'Elianna ou de la bande. Mais ça en valait la peine. Oui, chaque heure passée à écumer des sites, des réseaux sociaux ou des archives en ligne en valaient la peine. Parce qu'au milieu de tous ces efforts qui parfois lui semblaient bien vains, il y avait toujours l'once d'un espoir, celui d'être un jour face à l'homme qu'elle avait attendu toute sa vie. Et cette perspective, bien qu'encore hypothétique et un brin trop abstraite à son goût, valait largement qu'elle dépense autant de temps et d'énergie à mettre un maximum de chances de son coté. Alors, aujourd'hui comme presque chaque fois que ses pas la conduisaient jusqu'à cette même bibliothèque, c'est à la même place et face au même ordinateur que la jeune fille avait pris place, reprenant ses recherches là où elles les avaient laissé, sous l’œil parfois intrigué de curieux qu'un rien pouvait distraire. Mais bien qu'habituée à ce que ses petites habitudes ne passent pas nécessairement inaperçues dans cette fac où tout se savait très vite, il y avait néanmoins une présence qui savait toujours mieux que les autres la déstabiliser. Une présence qui non seulement s'étonnait de son manège mais ne partageait pas non plus son optimisme quant à ses recherches et leur chance d'aboutir … Autrement dit, une présence dont la jeune fille se passerait volontiers dans les moments où elle était pleinement investie dans sa quête de la vérité. Et cette présence, c'était celle d'Ilhan, un garçon que Cynthia ne connaissait que dans le cadre particulier de la bibliothèque mais dont elle avait déjà cerné la tendance à dire les choses sans jamais s'encombrer de diplomatie, ce qui par le passé l'avait déjà partagée entre l'envie de lui voler dans les plumes et celle de s'interroger sur son cas. Un cas qui ne lui paraissait pas banal, et qu'elle se serait certainement déjà efforcée de comprendre si toutefois leur dernière entrevue n'avait pas donné lieu à un discours d'une extrême maladresse de la part du brun, qui n'avait alors pas été accueilli avec beaucoup de bienveillance par une Cynthia légèrement agacée. C'est la raison pour laquelle une partie d'elle redoutait toujours de le recroiser, dans ce même espace, et de se retrouver face à ce même mur de franchise qu'elle ne savait jamais tellement comment contrer. Un mur auquel il lui faudrait pourtant se confronter, aujourd'hui encore, tandis que la voix du jeune homme lui parvint justement, à pas plus d'un mètre de l'endroit où elle s'était installée. « Bonsoir. » La jeune fille répondit alors, en relevant les yeux vers Ilhan jusqu'à le dévisager, l'espace d'un instant, toujours habitée par autant d'interroations que de craintes à son sujet. Pourtant, la question bientôt formulée par le jeune homme la força un instant à considérer l'idée qu'elle ait peut être pu tirer des conclusions un brin hâtives à son sujet, lorsque l'autre jour ses paroles lui avaient fait l'effet d'un coup de pelle en plein visage. Etait-il mieux intentionné qu'elle l'avait cru ? « Oh, plus ou moins. » Elle souffla en tout cas, visiblement déstabilisée qu'il semble aujourd'hui s'inquiéter de l'avancement de ses recherches, quand l'autre jour c'était plutôt leur difficulté qui semblait l'intéresser. « On m'a fait promettre de ne pas en parler, mais … j'ai peut être une piste. Ce n'est pas encore sûr, mais si ça marche j'obtiendrai peut être bientôt de précieuses informations sur l'identité de mon père. » C'était tout ce qu'elle pouvait lui dire sans trahir Lydia et leur collaboration, mais c'était suffisant pour que Cynthia ait enfin l'impression de tenir quelque chose, rien qu'en disant ces mots tout haut et en envisageant l'idée que cette fois, peut être, ce n'était pas face à une impasse qu'elle se dirigeait. Mais alors que la jeune fille s'était un instant persuadée des bonnes intentions dont était peut être habité Ilhan, la façon dont il reprit bientôt la parole suffit à lui faire perdre le sourire qui avait gagné ses lèvres, quand elle comprit que non, bien sûr, il était encore et toujours question de balayer ses espoirs d'un revers de la main, en se payant même le luxe de ne rien montrer de sa satisfaction. Qu'elle avait été bête de croire que cet échange-ci se passerait mieux. « Ilhan ... » Cynthia soupira, presque incrédule face au monologue débité par le brun, dont le ton était presque aussi monotone qu'il était en soi cruel, à ses yeux. « Ilhan ! Ça suffit. » Elle haussa alors le ton, la gorge à présent serrée par la frustration de se voir de nouveau confrontée à un discours qu'aucune personne dans sa situation ne voudrait certainement entendre. Parce qu'il était dur, insoutenable même lorsque comme elle on ne voulait entendre parler ni de statistiques ni de probabilités quand seule comptait l'idée qu'un jour, peut être, on retrouvait la personne qui nous avait manqué toute notre vie. « Je te l'ai déjà dit la dernière fois, tu ne peux pas simplement me sortir ce genre de choses et penser que ça ne me blessera pas. Tu te rends compte que ce que tu me dis est cruel ? Et de ce que ça peut me faire de t'entendre balayer mes espoirs comme si ça n'avait aucune importance ? » L'espace d'un instant, Cynthia s'était demandée s'il avait seulement conscience que ses paroles avaient toutes les chances de la blesser. Ne serait-ce pas préférable au fait qu'il lui débite consciemment ce genre de choses, dans l'espoir inavoué de la peiner ? « Ça en a pour moi, alors garde tes statistiques pour toi la prochaine fois, s'il te plaît. Je ne peux pas t'empêcher de te mêler de mes affaires mais je ne te laisserai pas me décourager gratuitement. » La jeune fille quitta finalement son ordinateur pour aligner quelques pas, songeant peut être un instant à s'éloigner d'Ilhan et de cet échange qui ne lui paraissait guère mieux engagé que le précédent. Pourtant, la jeune fille fit bientôt volte face, et reprit. « Sérieusement, je ne sais pas quel est ton problème, si tu t'ennuies ou si tout ça t'amuse ... mais je ne t'ai rien demandé. Et certainement pas que tu me prouves par A+B que ce que je fais ne sert à rien. » Parce qu'il connaissait peut être ses rapports et ses chiffres sur le bout des doigts, mais qu'en plus d'être insensées, ses tentatives pour la démotiver étaient vaines.



i'll just say that I don't
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i am lost trying to get found, in an ocean of people. please don't ask me any questions, there won't be a valid answer.



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MessageSujet: Re: a lonely place where inspiration goes to die (cynthia)   Lun 10 Avr - 17:55




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Les années d'université lui semblaient bien loin aujourd'hui, mais il s'en souvenait encore parfaitement. Celles-ci s'étaient bien mieux passées que les années lycée, au moins ici il n'avait pas subi les brimades des autres étudiants. Ilhan avait pu se concentrer entièrement sur ses études supérieures sans avoir eu l'impression que son trouble dérangeait, et surtout sans s'être senti comme une bête de foire dont on se moquait à longueur de journée. Lui qui avait bien failli tout arrêter après le lycée tant les études l'avaient jusque là fatigué et démotivé, il avait au final bien fait de poursuivre en licence d'informatique. C'est aussi ce qu'en pensaient ses proches, sa mère surtout qui avait eu très peur de le voir tout abandonner et faire une croix sur son avenir professionnel. Dans la famille on ne pensait pas que la réussite était possible sans diplôme d'enseignement supérieur, mais sachant les difficultés rencontrées par Ilhan durant toute sa scolarité ses parents n'avaient pas mis sur lui la même pression que sur leurs autres enfants. Il n'irait toutefois pas jusqu'à dire de l'université que c'était "le bon temps", ça restait un lieu beaucoup trop fréquenté pour lui. Alors il y revenait toujours le soir, lorsque les étudiants s'y faisaient beaucoup moins nombreux. De toute façon ce n'était pas un secret, Ilhan s'arrangeait toujours pour croiser le moins de monde possible, c'était valable dans cette université comme n'importe où ailleurs. Plus calmes étaient les lieux, plus serein il se sentait. Les étudiants ou visiteurs que l'on voyait encore dans l'université à une heure pareille se faisaient donc rares, mais il y en avait quand même. C'était par exemple le cas de cette fille qu'Ilhan voyait de temps en temps ici, celle qui semblait consacrer beaucoup de son temps et de son énergie aux recherches pour retrouver son père. Même s'il ne pouvait pas comprendre l'importance que cette quête avait pour Cynthia, Ilhan s'intéressait quand même à ses recherches. D'ailleurs, celle-ci avait apparemment une bonne piste pour obtenir des informations sur son géniteur. « Tu sembles prête à tout pour le retrouver. » commenta-t-il, percevant ce qui semblait être de la détermination chez elle. Il supposait que ce devait être vraiment important pour elle, vu le temps qu'elle passait dessus. Un peu comme lui lorsqu'il passait ses soirées sur un problème informatique, c'était important pour lui de le régler. Enfin, pour lui c'était comparable parce qu'il ne faisait aucunement la différence mais évidemment, ça ne l'était pas. « J'espère qu'il désire aussi revoir sa fille. » il reprit, sans se rendre compte de la maladresse de ses propos. Ilhan ne savait pas si son père avait déjà tenté d'entrer en contact avec elle dans le passé, il ne connaissait pas les détails de cette histoire. Tout ce à quoi il pensait, lui, c'était que ce serait dommage qu'elle se donne autant dans ses recherches pour un homme qui au final ne voudrait pas la revoir, ou qui aurait oublié jusqu'à son existence. Suite à quoi sa (trop grande) honnêteté refit surface. Il ne fallut pas bien longtemps à Ilhan pour retomber dans ses statistiques et ses probabilités, parfois il semblait incapable de s'exprimer autrement qu'en chiffres et données. Il désirait en fait rectifier ce qu'il avait dit l'autre jour, en effet il avait mal calculé le pourcentage de chance qu'avait Cynthia de retrouver son père et il ne voulait surtout pas demeurer dans l'inexactitude. Il était important, même primordial pour Ilhan de ne jamais manquer de précision. Et rien qu'en ayant rectifié ses dires il se sentait mieux. Cynthia, elle, semblait plus qu'irritée par son monologue mais évidemment Ilhan ne s'en rendait pas compte lui. Il savait qu'il pouvait blesser les gens, mais il ne savait jamais quand c'était le cas. Présentement il aurait été bien incapable de dire si Cynthia était contrariée ou non, car il ne savait pas décrypter le langage qui n'était pas verbal. C'était aussi bien le cas pour les expressions du visage ou les intonations de voix, il ne faisait pas la différence entre un visage témoignant la colère et un visage témoignant la tristesse. Avec le « ça suffit » employé par la jeune femme, en revanche, il pouvait déjà plus se dire que peut-être il avait été trop loin dans ses propos. Et puis, elle parlait plus fort que d'habitude aussi, ça ne lui avait pas échappé non plus. « Oh. Tu cries... tu n'es pas contente alors, tu dois même être en colère... » souffla-t-il en baissant la tête comme un enfant qui aurait fait une bêtise et qu'on viendrait de gronder. Les cris et les situations bruyantes, Ilhan n'aimait pas ça. Il était un grand adepte du calme et du silence, le bruit avait le don d'animer en lui un flot de pensées, une vraie pagaille dans sa tête. « Je suis cruel... » Il s'agissait des mots de la jeune fille, elle était vraisemblablement blessée et lui en voulait. Donc pour elle il l'était, il faisait preuve de cruauté, comme une mauvaise personne. « Est-ce que tu es... vraiment offensée par ce que je t'ai dit ? Je... je ne saurais pas dire ce qui a pu te blesser dans mes paroles, je n'ai pas la notion de ces choses-là. » Et c'était typiquement le genre de situations qui lui donnaient envie de s'enfouir sous terre, c'était tellement frustrant de ne pas être capable de percevoir de telles choses. Ilhan passait pour quelqu'un de méchant et il détestait cela. La prochaine fois, disait-elle, il ferait mieux de lui épargner ses statistiques. Autrement dit elle ne voudrait sans doute plus lui adresser la parole à l'avenir, Ilhan avait en effet le sentiment de s'être mis Cynthia à dos ce soir. « Je ne viendrai plus t'embêter alors. Je ne voulais pas te froisser, Cynthia. » Une chose était certaine, Ilhan ne prenait vraiment aucun plaisir à lui faire du mal. C'était inconscient chez lui, il ne se rendait pas compte de la portée de ses paroles. « Non ce n'est pas un jeu pour moi. Pas du tout. » reprit-il dans un fin murmure. Il n'était pas certain d'être encore autorisé à parler, peut-être était-il plus approprié de se taire à présent. Mais puisque Cynthia se demandait quel pouvait être le problème d'un garçon comme lui, Ilhan allait lui répondre. « Un trouble envahissant du développement... Asperger, c'est lui mon problème. » Et ce n'était pas un petit problème, ce trouble perturbait énormément de choses chez lui. Sa vie sociale, son attitude, sa perception des choses, tout ou presque y passait. Il n'allait pas sortir à Cynthia des termes plus poussés et de longues explications sur ce trouble du spectre autistique qui le rendait si particulier, il préférait ne pas entrer dans les détails car elle n'avait sûrement plus trop envie de l'entendre aujourd'hui. « Je ne suis pas un méchant garçon. Je suis juste... différent. » Ilhan ne se cherchait pas d'excuses, il ne voulait pas non plus de pitié ou de compassion de la part de qui que ce soit. Mais autant que les choses soient dites entre eux, qu'elle se rende au moins compte qu'il ne faisait pas exprès et que ce trouble le dépassait totalement parfois. Il aurait préféré qu'elle l’apprenne d'une autre façon, et il se demandait ce qu'elle pouvait bien penser de lui maintenant. Peut-être que comme beaucoup d'autres personnes avant elle, Cynthia allait le ranger dans la case fêlé, psychopathe... Il en avait entendu de toutes sortes, il n'était plus vraiment à une insulte près.


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MessageSujet: Re: a lonely place where inspiration goes to die (cynthia)   Mer 24 Mai - 2:43



Cynthia le savait, son tempérament affirmé lui avait longtemps fait défaut et lui avait plus d'une fois compliqué la vie vis à vis des autres, de ceux qu'elle avait souvent jugé un peu vite, catégorisé ou diabolisé lorsqu'elle était encore loin de vouloir dompter sa nature et se laisser une chance de se faire apprécier de ses semblables. A Adélaïde, dans le quartier qui l'avait vu naître, la jeune fille avait été contrainte de se fabriquer une carapace pour ne pas se montrer trop vulnérable face à ceux qui auraient décelé ses faiblesses pour les utiliser contre elle, si bien qu'elle avait fini par devenir cette gamine en colère, braquée, susceptible. Jusqu'à son arrivée à Brisbane. Car ici, elle le sentait, elle n'était plus animée de ce ressentiment permanent qui l'avait autrefois placé dans bien des pétrins. Au contact des Keller, de Jeremy et des quelques personnes qui avaient sur elle une influence bénéfique, la jeune fille guérissait peu à peu des mauvaises habitudes prises pendant son adolescence. L'acceptation de l'autre et l'ouverture d'esprit comptaient ainsi parmi les valeurs qu'elle avait tâché d'adopter, alors elle évitait généralement de se faire trop vite une première opinion de quelqu'un, qu'importe la façon dont sa route pouvait croiser la sienne. Oui mais voilà, avec Ilhan c'avait été un peu différent. Parce que ce jeune homme, quand bien même il n'était peut être pas mal intentionné au départ, avait d’emblée touché un point sensible en tournant en ridicule sa détermination à vouloir retrouver son père. Peut être avait-elle dramatisé ses paroles sur le coup, peut être aussi leur avait-elle donné trop d'importance, mais le fait est que Cynthia, elle, ne plaisantait pas à ce sujet. Parce que sa quête de vérité était bien trop importante, bien trop symbolique, pour qu'elle laisse le premier venu piétiner ses espoirs comme s'ils ne valaient rien. Ilhan avait été maladroit, un brin cruel aussi, en pointant du doigt l'idée que ses recherches soient probablement vaines. Car si c'était vraiment ce qu'il pensait, Cynthia n'avait pas compris qu'il ressente le besoin de le lui faire savoir. Comme si ça changeait quelque chose. Comme si c'était trop tentant de la blesser à grand renfort de statistiques. C'est pourquoi, aujourd'hui, la jeune fille ressentait une vive appréhension à l'idée de se confronter à nouveau au jeune homme. Parce qu'il pourrait l'honorer d'une de ses autres réflexions, oui, mais aussi et surtout parce qu'elle n'était pas certaine de pouvoir garder son calme cette fois. Et péter un plomb, qui plus est ici et alors qu'elle avait fait un tel travail sur elle-même, Cynthia ne se le pardonnerait pas. C'est ainsi avec réserve qu'elle le salua, osant d'abord à peine le dévisager, avant toutefois d'être agréablement surprise par la question que le brun formula. Celui-ci s'informa en effet sur ses recherches, et la jeune fille ne vit pour le coup aucune raison de ne pas lui répondre sincèrement. Mais Ilhan formula deux autres remarques, et la seconde lui parut cette fois un peu plus maladroite. Volontairement ?  « Eh bien, tu dois te douter que j'aurais laissé tomber depuis longtemps si je n'étais pas persuadée qu'il y a au moins une petite chance pour qu'il en ait envie. » La petite brune répondit alors, un peu perplexe face au ton dont il avait fait preuve, mais ne souhaitant pas pour autant se mettre en tête qu'elle avait eu droit à une nouvelle tentative de sa part pour la déstabiliser. Un sentiment qu'elle retrouva pourtant par la suite, à son plus grand dam, lorsqu'Ilhan parla de rectifier ses propos de l'autre jour, et ces fameux statistiques tombés comme un cheveu sur la soupe. Là, la jeune fille comprit qu'il était soit d'une maladresse désespérante, soit bel et bien déterminé à la heurter par tous les moyens. Une chose était en toute cas certaine, elle ne le laisserait pas rire de sa situation sans lui dire deux-trois vérités au passage. Elle répondit alors sans détour, l'interrompant même au beau milieu de son petit monologue, le cœur serré et le regard vibrant de contrariété. Ses mots, eux, s'échappèrent de ses lèvres comme un flot incontrôlable. Elle en avait gros sur le cœur, car si lui n'avait pas jugé bon de faire attention à la portée de ses paroles, elle non plus ne s'encombrerait pas de diplomatie. Une fois son sac vidé, elle se sentit alors un peu mieux, mais redouta d'avoir droit à une nouvelle réflexion de la part du brun. Pourtant, les quelques mots qu'il finit par souffler lui valurent de se stopper net, un peu décontenancée par cette réplique inattendue. « Si je suis … en colère ? » Elle l'interrogea, pas certaine de comprendre le sens de sa répartie. S'agissait-il d'une nouvelle tentative d'ironie ou tout ça devenait-il un peu plus compliqué, tout à coup ? Ilhan reprit, et elle l'écouta attentivement tandis qu'un millier de questions se bousculaient dans son esprit. Pourquoi semblait-il d'un coup si perdu ? Comment pouvait-il ne pas voir qu'elle était un peu contrariée ? « Non, enfin je ... je ne comprends juste pas comment tu peux penser que ce genre de choses ne me blesseront pas. Tu dois bien te douter qu'il y a des choses à ne pas dire, même quand on les pense ... » Elle laissa un instant sa phrase en suspend, plissant doucement les yeux. « … Non ? » Subitement, Cynthia venait à douter. Voyait-il où elle voulait en venir ? Comprenait-il exactement la teneur de cet échange ? A la façon dont le jeune homme reprit bientôt la parole, sa confusion se fit plus grande encore et c'est une Cynthia un peu déboussolée qui souffla. « Je ne comprends pas, Ilhan. » Non, cet échange avait brusquement basculé dans quelque chose d'assez étrange. Elle se retrouvait subitement face à ce jeune homme en proie au doute et à des dizaines d'interrogations qui lui paraissaient invraisemblables. Face à Ilhan, qu'elle imaginait vouloir lui causer du tort, mais qui subitement semblait plus inoffensif qu'un chiot. Le silence reprit alors ses droits tout autour d'eux, tandis qu'Ilhan ajoutait ici et là des mots que Cynthia tentait de remettre dans l'ordre, comme pour déchiffrer ce qu'elle imaginait être un revirement de comportement. Et lorsque le jeune homme livra finalement l'explication qui levait le mystère sur cette situation, la jeune fille comprit qu'elle avait fait erreur, depuis le début. Que le garçon qu'elle croyait cruel était en fait simplement atteint d'un trouble dont elle ignorait tout, ou presque. Ses yeux s'écarquillèrent sous le coup de la surprise, et elle se sentit brusquement bien bête. De n'avoir rien décelé, mais aussi et surtout d'avoir réagi au quart de tour face à ce jeune homme qui en fait n'était pas plus responsable qu'elle. « Oh, donc tu es … ? » Les mots mirent un moment à sortir, et la jeune fille ne put même pas terminer sa phrase, posant à présent sur Ilhan un regard bien différent. Plus empathique. « Je ... je ne savais pas. Je veux dire, je n'en avais jamais rencontré, alors je n'aurais jamais imaginé que tout ça puisse être le fruit … d'un trouble. Mais à présent je crois que je comprends mieux. » Qu'il l'ait blessée l'autre jour sans même avoir semblé prendre conscience du sens de ses mots, puis soit revenu aujourd'hui comme pour enfoncer le clou. En vérité, et Cynthia le comprenait enfin, Ilhan n'avait été maladroit que parce qu'il n'avait pas été en mesure de comprendre sa situation. « Et je crois surtout que de nous deux, c'est finalement à moi de m'excuser. Alors je te demande pardon, si j'avais su … bien sûr, j'aurais réagi différemment. » La jeune fille finit par reprendre, dans l'esquisse d'un plus fin sourire, toujours en proie à diverses questions lorsqu'elle pensait à tout ce que le trouble d'Ilhan devait impliquer. « Asperger, c'est comme … être autiste ? » Elle se risqua alors à demander, ne pouvant pas prétendre être particulièrement calée sur la question. « C'est pour ça que tu es toujours un peu dans ton monde et à l'écart des autres, lorsque tu viens ici ? C'est parce que tu ne les comprends pas ? » Certainement, du moins il ne devait pas analyser les choses avec la même sensibilité que les autres et sans doute cela contribuait-il à l'isoler. « J'espère qu'au moins tu ne tombes pas que sur des gens comme moi … Je veux dire, des gens susceptibles. Qui se vexent facilement. » Instinctivement, elle avait d'elle-même développé le fond de sa pensée, comme si elle craignait maintenant qu'Ilhan ne saisisse pas tout le sens de ses propos. La vérité, c'est qu'il y avait déjà eu bien assez de malentendus entre ce garçon et elle pour qu'elle ne tente pas de lui faciliter la tâche.



i'll just say that I don't
know my name.
i am lost trying to get found, in an ocean of people. please don't ask me any questions, there won't be a valid answer.



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MessageSujet: Re: a lonely place where inspiration goes to die (cynthia)   Lun 19 Juin - 23:31



RESCUE THE BEAUTY THAT'S LEFT. RESTORE THE CHARACTER THAT'S LONG SINCE GONE. BECAUSE THESE COLORS MUST NEVER FADE. THIS BEAT MUST CARRY ON.


Chacune de ses rencontres avec Cynthia avait lieu dans cette bibliothèque, l'occasion à chaque fois pour Ilhan de constater à quel point la jeune fille s'investissait dans la recherche de son paternel. Cela semblait beaucoup compter pour elle, elle faisait preuve d'une détermination que même les remarques maladroites d'Ilhan ne semblaient pas pouvoir ébranler. Son extrême franchise le desservait souvent, il ne se rendait pas compte que certains de ses propos pouvaient blesser, il n'avait pas la notion de garder certaines choses pour lui. L'idée reçue selon laquelle l'honnêteté payait toujours était fausse, parfois exprimer clairement le fond de sa pensée pouvait se retourner contre soi. Et c'était d'autant plus vrai pour quelqu'un comme Ilhan qui n'avait aucun filtre. Il n'était jamais malintentionné, il manquait simplement de tact et n'avait aucun frein social. Bien souvent lorsqu'il trouvait de l'intérêt pour quelque chose et ressentait l'envie de s'exprimer dessus, il poursuivait à ne plus pouvoir s'arrêter et donnait d’innombrables détails. C'était en totale opposition avec le fait qu'il n'était en temps normal pas en mesure de mener une véritable conversation avec quelqu'un sans rencontrer de grandes difficultés de compréhension et d'expression. Les recherches de Cynthia suscitaient chez lui un réel intérêt, après avoir dans un premier temps éveillé sa curiosité. Mais inévitablement, il n'avait pas pu se retenir de commenter le fait qu'à ses yeux elle avait de très minces chances de retrouver celui qu'elle cherchait. Et cela, tout simplement parce qu'elle disposait de très peu d'informations sur son père et que les statistiques ne jouaient pas en sa faveur. Pour Ilhan, tout était un peu une question de chiffres. Il avait toujours une vision très scientifique, très rationnelle des choses. Par exemple il ne prenait absolument pas en compte le facteur chance dans cette histoire. Il avait mené des calculs à partir de données démographiques précises, desquels était ressorti un pourcentage qu'il avait même tenu à rectifier auprès de l'intéressée, pensant qu'elle aurait peut-être le même souci de précision que lui. Et non, à ce moment-là il ne s'était pas dit que balancer tout ça à Cynthia était inapproprié, et pourrait la heurter. Si seulement il en avait eu conscience... Et à présent Ilhan craignait de l'avoir mise en colère. Après tout, elle avait haussé la voix comme faisait sa sœur Amal lorsqu'elle était contrariée. Et elle lui avait bien fait comprendre qu'une fois de plus il avait raté une occasion de se taire. Avant tout elle ne comprenait pas, disait-elle. L'incompréhension, un sentiment si familier pour Ilhan. « Mais pourquoi ne pas les dire si on les pense ? » il l'interrogea car encore une fois, il faisait face à une notion qui lui échappait. Celle de dissimuler ses pensées, de ne pas exprimer clairement ce que l'on pensait. Comme il ne pouvait pas gérer la portée de ses paroles, il ne lui restait que ça. Et pour lui il s'agissait de l'art de se faire comprendre, mais aussi de l'honnêteté pure et simple. S'il avait quelque chose en tête l'idée de la garder pour lui ne lui viendrait pas à l'esprit. Face à l'incompréhension de Cynthia, Ilhan finit par révéler l'existence de son trouble. Il n'y avait pas beaucoup de personnes informées, il évitait d'en parler quand il n'en était pas obligé parce qu'il savait que c'était susceptible de changer l'opinion des gens le concernant. Il ne voulait pas être simplement réduit à son asperger, et n'être plus perçu que comme un garçon perturbé et différent. Mais Cynthia avait de toute évidence été blessée par ses propos, et elle manifestait le besoin de comprendre. Il ne voyait plus aucune raison de ne rien dire maintenant. La jeune fille n'en avait jamais rencontré disait-elle, et elle n'aurait jamais pensé non plus que le comportement d'Ilhan pouvait être la conséquence d'un tel trouble. À présent elle disait mieux comprendre. « Je ne suis pas certain que tu comprennes tout ce que ça implique réellement. » laissa-t-il entendre, tout en baissant la tête. C'était un trouble très méconnu, les gens avaient beaucoup d'idées fausses dessus et ils n'avaient pas idée de ce qu'était la vie d'une personne atteinte du syndrome Asperger. Eux ne voyaient que les difficultés sociales, tout ce qui était à peu près visible quand on savait mais ils ignoraient tout ce qui pouvait passer par la tête d'un aspie, en permanence. Après quoi elle lui demanda pardon, ce qui ne manqua pas de surprendre Ilhan. « Je ne saisis pas pourquoi tu t'excuses. C'est pour le fait d'avoir crié ? » Les excuses, en général, c'était lorsqu'on avait quelque chose à se reprocher d'après ce qu'il en savait. Mais là, Cynthia avait-elle réellement mal agi avec lui ? Si oui, à quel moment ? Il était bien incapable de le dire, tout comme il était incapable d'apprécier ses excuses. Ilhan hocha alors légèrement la tête. « C'est une forme d'autisme. » Un autisme de haut niveau, plus exactement. Mais c'était une précision qu'Ilhan exprimait rarement, car il avait l'impression que souvent les gens se mettaient en tête que les aspies étaient forcément des génies, des surdoués. Ce n'était pas le cas. Ilhan par exemple était un garçon dont l'intelligence avait été reconnue, dont les intérêts étaient très intellectuels, mais il ne faisait pas partie de ces quelques individus qui parlaient sept ou huit langues par exemple. « Oui. C'est exactement ça. Je ne vous comprends pas. Tout me semble toujours si... complexe. Je ne saisis pas vos codes, vos règles, toutes les subtilités de votre monde ou de votre langage. Alors j'ai créé mon propre monde à moi. » Ilhan avait longtemps tenté de se conformer aux autres, aux normes sociales imposées par la société. Se fondre dans la masse il l'avait fait pendant des années, ça n'avait jamais amélioré son cas et son image aux yeux des autres. Il avait mis du temps à "accepter" sa différence. Tout le travail mis en place avec la psychologue n'aurait pas été possible s'il n'y avait pas eu au préalable cette longue phase d'acceptation de soi. On ne guérissait pas d'un tel trouble, évidemment. Mais il y avait malgré tout un gros travail à faire au niveau de la compréhension des gens et des choses, un travail qui était en cours et qui prenait du temps. « Ma perception du monde est différente. Mais bon, Asperger a apparemment aussi ses bons côtés. J'ai une excellente mémoire, et beaucoup d'imagination. Et il y a des choses que je fais très vite, comme lire ou apprendre quelque chose. Le médecin compare souvent l'intérieur de ma tête à celui d'un ordinateur, il dit que mon cerveau est un puissant disque dur. » Ce qui n'était en soi pas trop déplaisant, Ilhan aimait bien cette idée. Sur les ordinateurs il en connaissait un rayon, et l'informatique était apparemment un domaine de prédilection de bon nombre d'aspies. « Tu n'es pas la première à me reprocher ma franchise. Beaucoup de personnes avant toi ont eu un problème avec ça. » reprit-il, avant de lui souffler « Tu ne pouvais pas deviner que j'avais ce trouble. » Ce n'était pas écrit sur son front et puis, il fallait quand même être assez informé sur le sujet pour ne serait-ce qu'envisager un tel trouble chez quelqu'un. Asperger n'était pas vraiment ce dont on entendait le plus parler au quotidien, alors il était normal de ne pas y penser. « Je crois que la plupart des gens me voient comme un grand malade mental. » Personne ne lui avait clairement dit « tu es fou mon pauvre garçon », et il était également incapable de décrypter un regard ou l'expression d'un visage, mais parfois les gens agissaient d'une telle façon avec lui qu'il ne pouvait que se sentir psychologiquement dérangé. Lorsque la voisine s'adressait à sa mère plutôt qu'à lui lorsqu'ils se rencontraient par exemple, ou bien lorsque la boulangère lui parlait comme à un gosse de cinq ans lorsqu'il trouvait le courage d'aller chercher son pain tout seul. Heureusement la plupart du temps Ilhan ne s'en rendait pas compte lui-même directement, en fait il avait surtout beaucoup de fois entendu sa mère et sa sœur en parler et s'en désoler. La façon dont Ilhan était parfois traité les blessait, mais ces comportements, souvent trop subtils pour lui, avaient au moins l'avantage de ne pas pouvoir atteindre le principal intéressé.


    ~ Fade To Nothing
    How many times can we put ourselves through this world Like all the lovers that been here before. How many times can we watch this fade into nothing. No nothing, no nothing at all.

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a lonely place where inspiration goes to die (cynthia)

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