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 Ashes of the innocent ♡ The Phoenix

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ÂGE : 23 ans.
SURNOM : Ash, Leen ou Lily par ses amis. Mais pour le reste du monde elle est Ivanna Rose.
STATUT : Elle fuit ce à quoi elle aspire.
MÉTIER : Suicide Girl (modèle érotique), serveuse & danseuse burlesque
LOGEMENT : Appartement #353 à Redcliffe

POSTS : 180 POINTS : 45

PETIT PLUS : Née en Irlande du Nord dans une famille très catholique, parle avec un accent gaélique prononcé. A troqué les rues pluvieuses de Belfast pour le soleil de Brisbane, mais son existence est toujours aussi grise. Se croit bonne à rien, si ce n’est à jeter son corps en pâture aux caméras. Faut bien payer le loyer et la dope destinée à anesthésier sa honte. Aisling se réfugie dans les morceaux de rock qui ouvrent son coeur à sa place. Parfois, elle couche sur le papier le tumulte de ses sentiments et se prends à les chanter timidement. Mal, elle trouve. Végétarienne, elle adore les animaux.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : CamberPhoenixSid [3]Mitchell
RPs EN ATTENTE : Robin ♡ Nissrin ♡ Debra
PSEUDO : Whitefalls/Whitewolf
AVATAR : Mellisa Clarke
CRÉDITS : MØRPHINE, Neon Demon & tumblr
DC : Jameson la louve & Kyte le vieux type louche
INSCRIT LE : 07/09/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t11388-aisling-run-away-try-to-find-that-safe-place-you-can-hide http://www.30yearsstillyoung.com/t11572-aisling-hayes-would-you-love-a-creature-like-me http://www.30yearsstillyoung.com/t12436-aisling-hayes

MessageSujet: Ashes of the innocent ♡ The Phoenix   Dim 26 Mar - 21:35




Ashes of the innocent
Ashes of the innocent, The end for you and me. Darkness, screams of agony are begging set me free. Come set me free! Mourning all your loved ones, As their bodies turn to stone. Violence, hate and agony Are what we've grown to know. •• Bullet For My Valentine

Dans la voiture, Aisling tremble de tout son corps. Ses yeux apeurés regardent les rues de Sydney défiler. Les croisements, les immeubles, les panneaux publicitaires. Les visages de ces inconnus qu’elle peine à accrocher et qui sourient, insouciants. Peut-être même heureux. Comment en suis-je arrivée là ?. La question lui donne la nausée, car sa vie semble alors lui échapper aussi surement que ces visions éphémères.  

Alors Aisling essaie de s’ancrer dans le passé. Elle se revoit dans ce bar à Londres, où elle travaillait encore une semaine plus tôt. Elle peut presque sentir l’odeur du bois imbibé de bière et entendre racler les dernières chaises qu’elle arrangeait sur les tables en chantonnant tristement. Ces vœux d’anniversaire qu’elle s’était adressé avant de noyer sa solitude dans une gorgée d’alcool. « Happy birthday. Eighteen years of survival in this world, not bad innit! » Une boule se forme dans sa gorge alors qu’elle souvient du verre de trop. Du toucher du papier journal sous ses doigts et du crissement du feutre rose lorsqu’elle avait entouré cette petite annonce en caractère gras. « WANTED: attractive and experimented waitresses with singing and/or dancing skills for VERY WELL PAID job in Sydney, Australia. +18 only. » Le bruit sec de son téléphone lorsqu’elle l’avait fait tomber, manquant de le briser. Et puis cette voix rauque qui avait répondu au bout de quelques sonneries, scellant son destin.

Voilà trois jours qu’elle est arrivée. Trois jour qu’on lui a retiré son passeport et qu’on l’a enfermée dans une auberge minable à la sortie de la ville, avec les autres « serveuses jolies et expérimentées ». En d’autres termes, les autres prostituées. Trois jours qu’on lui a refusé d’exister en tant qu’humaine et que sa chaire n’est plus considérée comme un produit. Oh, un produit de luxe, car il semblerait que son manque d’expérience soit une denrée rare dans le milieu. Mais un produit quand même, qu'on conserve précieusement pour une occasion spéciale... comme ce soir. L’estomac de l’Irlandaise se contracte et elle prend de profondes inspirations pour lutter contre la crise de panique. Elle maudit toutes les décisions qui l’ont menée jusqu’en Australie, entre les mains de pernicieux dépravés prêts à vendre son corps pour quelques billets. Belfast, Dublin, Londres. Tout lui semble mieux que la situation dans laquelle elle se trouve actuellement, et de laquelle rien ni personne ne semble pouvoir l’arracher.  

La voiture ralentit sur un parking sombre, puis s’arrête. Aisling retient son souffle, et les battements erratiques de son cœur cognent contre sa poitrine. Bientôt, la porte s’ouvre. L’œil grivois, un homme à la mâchoire trop carrée lui fait signe de descendre. Ses talons hauts cognent sur l’asphalte. Un vent frais remonte le long de ses jambes nues et agitent les pans de la robe de soirée avec laquelle on l’a affublée. Le type l’attrape brutalement par le bras et se penche vers son oreille. « You go in there and do exactly as you’re told, you hear me? If I hear any complain from The Phoenix, you’re dead. Is that clear? » C’est tellement limpide qu’Aisling perd le peu de couleur qu’il lui restait et hoche frénétiquement la tête.

- Cristal clear.

Elle parvint à articuler au prix d’un effort qui lui paraît surhumain. Avec un rire sadique, le proxénète lui colle une claque sur les fesses pour la forcer à avancer. « You better be on top of your game tonight little girl, because pro boxers certainly aren’t the softest clients, or the most patient. Especially a champion like this one. But hey, good news is that'll break you in for sure. » Cette remarque glace le sang d’Aisling, mais par un étrange hasard, ses jambes parviennent à la mèner jusqu’à la porte arrière de l’hôtel où un agent de la sécurité l’attend pour l’escorter en enfer. « A gift for The Phoenix. » Annonce son accompagnateur. « Arranged and already paid for. » L’agent de la sécurité la dévisage étrangement et pendant un instant, Aisling croit qu’il va lui refuser l’entrée. « She doesn’t look eighteen man. » Le mac laisse échapper un grognement irrité puis fini par sortir son passeport pour le mettre sous le nez du géant. Aisling n’aurait qu’à tendre le bras pour l’attraper, mais que ferait-elle après ? Impossible de courir avec ces chaussures, même si elle essayait. Et puis le moment passe, la pièce d’identité disparaît et l’agent de la sécurité finit par hocher la tête, balayant son dernier espoir. Ses talons claquent dans les couloirs de l’hôtel et ce bruit la maintient malgré elle dans la réalité. Elle aurait voulu s’évader, réciter une prière, si tant est que Dieu pourrait encore la sauver, mais les mots s’embrouillent dans sa tête et dans sa gorge. Bientôt - trop tôt - l’agent s’arrête devant la porte d'une suite au dernier étage et frappe trois coups secs et puissants. La porte s’ouvre, mais Aisling n’ose pas regarder dans les yeux de l’homme à qui on l’offre. Elle essaie de se concentrer sur sa mission : obéir et ne pas fuir. Parce que ce serait stupide, et surtout dangereux. « Special delivery for you. » Grogne l’agent de la sécurité avec une note de dédain dans la voix, et Aisling ne sait pas si c’est adressé à elle ou au boxeur. « Already paid for. »      


black pumpkin & whitefalls


Oh I love the taste of cyanide, oh how I love to feel it burn Inside. I'm on the hour and I've been there for a long time but somehow I feel like I'm fading out of line. •• Crashdïet
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ÂGE : 34 ans.
STATUT : Veuf.
MÉTIER : Ancien boxeur professionnel, 9 fois champion mondial. Aujourd'hui technicien de surface dans un petit club de boxe.
LOGEMENT : Avec ma fille, Leila, dans un studio de merde à Redcliff.

POSTS : 338 POINTS : 60

PETIT PLUS : Je suis né à Bristol ≈ Pourriture héréditaire, j’ai la violence dans le sang ≈ Ma came c’est rouler, tracer la route avec mes frères jusqu’à ce que l’horizon nous avale, être affranchi de toute contrainte et ne plus faire qu'un avec le vent ≈ LH&R : Loyauté, Honneur, Respect ≈ Je la mérite pas mais ma fille est tout pour moi ≈ Je suis un mordu de littérature ≈ Mes années de cogne m'ont laissé des séquelles bien balaises niveau mémoire à court terme ≈ Depuis le décès de Paige j’ai du mal à rester sobre.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : JAMESON « nous rêvions juste de liberté » | ROBIN « that's why they call me bad company » | AISLING « ashes of the innocent » | ANGELINA #2 « le charme des causes perdues d'avance »

ROBIN - Blood makes you related but loyalty makes you family


JAIMIE - Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté


BRYAN - No one gets left behind, we stand and fight together


ANGIE - I don't know what to do, haunted by the ghost of you


There's an old saying - that which doesn't kill you makes you stronger, I don't believe that. I think the things that try to kill you make you angry and sad. Strength comes from the good things, your family, your friends, the satisfaction of hard work. Those are the things that will keep you whole, those are the things to hold onto when you're broken.


RPs EN ATTENTE : ROBIN #2 | BRYAN #2 | KYTE | NATHAN #2
AVATAR : Charlie Hunnam.
CRÉDITS : shiya, endlesslove.
INSCRIT LE : 22/03/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t7942-phoenix-ellsworth-you-don-t-run-not-when-you-re-with-us-you-stand-your-ground-and-fight#283931 http://www.30yearsstillyoung.com/t8138-phoenix-signed-and-sealed-in-blood-i-would-die-for-you

MessageSujet: Re: Ashes of the innocent ♡ The Phoenix   Jeu 13 Avr - 19:25


ashes of the innocent
screams of agony are begging set me free
Phoenix ✧ Aisling
Les yeux rivés sur la bouteille d’eau et le comprimé de BCAA qui allaient me servir de diner, je me suis fait la réflexion qu’il fallait quand même être sacrément con pour s’infliger un traitement pareil. Des mois à s’entrainer du matin jusqu’au soir comme un enragé, à bouffer des putains de feuilles cuites à la vapeur et des comprimés aux noms à la con, à virer tout ce qui ressemble de près ou de loin à de la matière grasse de son alimentation, à calculer tout ce qui rentre dans le gosier pour surtout rester dans la bonne catégorie de poids, à passer à côté de sa famille et de sa foutue vie... boxeur professionnel, quel putain quel métier à la con.

- How are you holding up baby, you’re ok?

La voix de Paige à l'autre bout du fils m’a tiré de mes pensées irascibles. J’ai pas pu réprimer un ricanement crispé de vieux con frustré et j’espérais qu’elle l'avait pas discerné.

- Yeah I’m good. Just really craving a massive chocolate cake right now…

Je l’ai entendu rigoler et ça m’a fait sourire. Elle avait un rire des plus sincères et communicatifs, je pouvais presque la visualiser, avec sa bouche grande ouverte, son nez froncé et ses yeux plissés de malice.

- I’ll bake one when you get home, just for you! One more night and you’re free, baby.

J’ai regardé la chambre d’hôtel ridiculement trop grande et pompeuse autour moi et j’ai hoché la tête dans le vide. Putain demain pouvait pas arriver assez tôt. Une dernière journée à la con, avec la pesée, les médocs, les feuilles à la vapeur, et puis enfin, le combat. J’avais même pas la pression à ce stade, j’étais trop en rogne pour ça. Ça allait pas m’empêcher de me pisser dessus avant de monter sur le ring à 23 Heure, comme à chaque fois, mais aujourd’hui, je pouvais penser qu’à ma famille qui était loin de moi depuis déjà trop longtemps.

- I wish you were here...

- Me too. Leila’s in bed but she wanted me to tell you she got a A+ in history today and she made you a beautiful man-butterfly drawing this afternoon! She misses you.

J’ai eu la gorge un peu sèche d’un coup alors j’en ai profité pour engloutir ce foutu comprimé avec une gorgée d’eau avec. Ça me crevait le cœur de pas pouvoir être avec elle, la féliciter, lui parler… être un putain de père, en somme. Mais après je me souvenais du rire de Leila quand elle sautait dans le trampoline géant qu’on avait dans le jardin, et je voyais son visage rayonnant quand elle allait dans son école de théâtre prestigieuse, et je sentais la respiration paisible de Paige parce qu’on avait pas besoin de compter, qu’elle pouvait rester à la maison pour s’occuper de notre fille et qu’elle avait tout ce dont elle avait toujours rêvé, et alors ça me rappelait pourquoi je faisais tout ce que je faisais. Parce que leur bonheur, à toutes les deux, ça valait mille fois toute cette merde. Je voulais leur offrir la vie qu’elles méritaient, et c’est tout ce qui m’importait.

- Did you take your BCAA?
- Yep.
- Don’t forget your magnesium tomorrow.
- Nope.
- You’re going to do amazing baby.
- I know.

Elle a encore rigolé et je me suis demandé si elle pensait que je plaisantais.

- Alright I’m going to bed. I’ll be watching you tomorrow night. It’ll be like I’m right there with you. I love you.

Le pire c’est qu’elle y croyait surement. Sauf que non, ce serait pas pareil, parce qu’une fois sur le ring, quand je me retournais pour voir son visage m’encourager, je verrais juste une chaise vide.

- I love you.

J’ai balancé mon téléphone sur le lit beaucoup trop grand pour une seule personne et je me suis laissé tomber en arrière à côté. J’ai jeté un coup d’œil à l’heure sur la télé : 20 Heure. Putain, j’étais sensé dormir dans l’heure qui suivait et je pouvais pas être plus réveillé. Je me suis passé une main sur le visage, j’ai ouvert la table de nuit, j’ai vu la bible, je l’ai refermé. Ensuite j’ai été me chercher un bouquin que j’avais emmené dans ma valise et j’étais en train de me réinstaller quand quelqu’un a frappé à la porte. Je me suis demandé un moment si c’était Robin qui était revenue du spa, mais la connaissant, elle allait probablement y rester jusqu’à la fermeture. Sourcils froncés, je me suis extirpé du lit de trois kilomètres pour aller ouvrir la porte.

- Special delivery for you, a lâché un type en costard, already paid for.

J’allais lui dire que j’avais rien commandé – d’autant que j’avais pas le droit de bouffer quoi que ce soit – mais ensuite j’ai remarqué qu’il avait rien dans les mains et qu’il était donc probablement pas un serveur mais un agent de sécurité. Du coup je me suis demandé à quoi il jouait. Et c’est là que je l’ai vu. Avec ses cheveux noirs, sa peau d’albinos, son visage d’enfant, son regard fuyant et sa robe moulante dans laquelle elle était visiblement pas à l’aise. Je lui aurais pas donné plus de 18 ans, et on avait tous les deux l’air de se demander ce qu’elle faisait là. Ensuite j’ai compris et j’étais tellement sur le cul que je suis resté sans voix.

- Jesus Christ… J’ai lâché après un moment en secouant la tête avec la mâchoire vachement crispé. What the fuck is this man? Je me suis tourné vers la petite brune. Go home kid, take the night off.

J’allais refermer la porte mais l’agent l’a bloqué avec son bras. J’ai vu rouge. J’étais à deux doigts de lui enfoncer mon poing dans sa gueule d’effronté suicidaire quand il a lâché à mi-voix :

- Something’s off, sir. I’m afraid if I send her back to her boss she might get in serious trouble.

Je l’ai regardé comme un con plein de silence tellement j’en revenais pas, mon regard passant de lui à la gamine. Je sais pas pourquoi il s’imaginait que c’était mon problème à gérer, mais il m’avait l’air d’être un bon incapable dans le genre. Je savais pas quoi faire. J’ai hésité à refermer la porte malgré tout, sauf que ça me posait un problème moral. J’ai pris une grande inspiration, je me suis massé les sinus et j’ai rouvert la porte.

- Get in.

© Starseed




    IT'S WHERE MY DEMONS HIDE
    i wanna hide the truth, i wanna shelter you but with the beast inside there's nowhere we can hide. no matter what we breed we still are made of greed. this is my kingdom come. when you feel my heat, look into my eyes, it's where my demons hide. don't get too close, it's dark inside, it's where my demons hide.
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PETIT PLUS : Née en Irlande du Nord dans une famille très catholique, parle avec un accent gaélique prononcé. A troqué les rues pluvieuses de Belfast pour le soleil de Brisbane, mais son existence est toujours aussi grise. Se croit bonne à rien, si ce n’est à jeter son corps en pâture aux caméras. Faut bien payer le loyer et la dope destinée à anesthésier sa honte. Aisling se réfugie dans les morceaux de rock qui ouvrent son coeur à sa place. Parfois, elle couche sur le papier le tumulte de ses sentiments et se prends à les chanter timidement. Mal, elle trouve. Végétarienne, elle adore les animaux.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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MessageSujet: Re: Ashes of the innocent ♡ The Phoenix   Mar 25 Avr - 19:23




Ashes of the innocent
Ashes of the innocent, The end for you and me. Darkness, screams of agony are begging set me free. Come set me free! Mourning all your loved ones, As their bodies turn to stone. Violence, hate and agony Are what we've grown to know. •• Bullet For My Valentine

Le silence retombe sur le couloir et Aisling n’ose toujours pas relever les yeux vers l’homme qu’elle est censée satisfaire ce soir. Alors elle fixe ses baskets blanches, mais même cette vision lui paraît trop réelle. Et puis le boxeur lâche un juron d’une voix rauque où résonne la colère. Pétrifiée, Aisling lui jette un coup d’œil en biais pour jauger ses expressions, mais loin de la rassurer, cette rapide évaluation lui confirme que quelque chose ne tourne pas rond. Le boxeur s’énerve et décide finalement de la renvoyer. Et le soulagement tarde à se faire ressentir. Cachées sous sa robe, ses jambes se mettent à trembler. Lorsqu’elle a appris à qui on la réservait ce soir-là, l’irlandaise a tourné plein de scénarios dans sa tête, du pire au moins horrible. Mais se faire mettre à la porte, elle n’aurait pu l’imaginer. La face du proxénète lui revient à l’esprit, avec ses petits yeux tous chargés de haine et sa bouche tordue de rage quand il a promis de la tuer si jamais Le Phoenix se plaignait de sa performance. Aisling ne sait pas s’il est capable de mettre cette menace à exécution, mais elle a vu la peur dans les yeux des autres filles, leurs couinements terrifiés et leurs mouvements de recul lorsqu’il hausse trop la voix. Et elle n’a aucune envie de découvrir ce dont il est réellement capable.

- I… I can’t… go home.

Sa voix n’est qu’un murmure imperceptible, qui se brise dans un souffle. La réalité lui donne l’impression de se noyer, et Aisling sent qu’elle est au bord d’une nouvelle crise d’angoisse. Elle ne peut pas rentrer bredouille auprès de son boss. Mais surtout, elle ne peut pas rentrer à la maison. Retrouver sa mère, ses frères et ses sœurs. Même si on lui rendait son passeport, même si elle trouvait l’argent de se payer un billet d’avion, elle n’oserait jamais affronter la déception et le dégoût dans le regard de son père. Mais le boxeur ne semble rien remarquer à la vague de désespoir qui s’abat sur elle. Il secoue la tête, s’apprête à refermer la porte, et Aisling sait bien qu’elle devrait essayer de plaider un peu sa cause, mais elle en est incapable. Heureusement pour elle, l’agent de la sécurité est non seulement subtile mais aussi plus courageux qu’elle, parce qu’il bloque la porte de son bras et murmure un truc à voix basse au boxeur qui laisse entendre qu’il a plutôt bien cerné sa situation. Aisling le dévisage de ses gros yeux implorants. Elle lutte contre l’envie de se jeter dans les bras de ce grand bloc de glace, de le supplier de la protéger, de l’amener loin du proxénète pervers et du boxeur colérique. Mais comme à chaque fois, elle n’ose pas, et le moment passe. La porte s’ouvre à nouveau toute grande et la voix du Phoenix claque à nouveau, lui ordonnant de rentrer. Alors Aisling, c’est ce qu’elle fait.

La gorge serrée, la tête baissée, elle se faufile dans l’immense suite et sursaute lorsque la porte se referme derrière elle. Elle sait qu’elle devrait se retourner vers son hôte. Lui offrir son plus beau sourire. Lui caresser les bras et lui murmurer des paroles sensuelles. Être désirable, ou quelque chose comme ça. C’est ce que lui ont dit les autres filles avant la soirée. Les filles gentilles, celles qui essayaient de la rassurer. Elles disaient toutes que les hommes n’étaient pas si compliqués, qu’une fois qu’on trouve comment ils fonctionnent, leur donner du plaisir est un jeu d'enfant, et que parfois même alors, on en prend aussi. Mais Aisling ne parvient pas à le concevoir. Son éducation catholique stricte fait comme un voile sur ces choses qui semblent si naturelles aux autres. Alors elle décide de gagner du temps en regardant autour d’elle. Ses yeux se promènent sur le mobilier de luxe, la baie vitrée qui donne sur la grande ville animée et toutes ses couleurs, la lumière douce qui provient de la salle de bain. De toute sa vie, elle n’a jamais rien vu d’aussi magnifique, d’aussi classe et immaculé. Alors l’espace d’une toute petite seconde, ça lui donne l’impression d’être une sorte de princesse. Et puis ses yeux se baissent vers le lit immense sur lequel le boxeur vient de s’assoir. Et elle regarde ses draps soyeux qui qui ne sont pas encore défaits… pour l’instant. N’y penses pas, n’y penses pas. N’y penses pas ! Aisling sait bien que la panique la submergerait et la paralyserait de nouveau. Alors elle jette un coup d’œil inquisiteur au grand blond, et, comme il n’a pas encore trop l’air de vouloir la balancer sur le matelas ou lui arracher sa robe, ses lèvres parviennent à esquisser un petit sourire.

- Beautiful place yer got ‘ere dat is!

Empreinte de fascination, sa voix claire s’élève dans le silence de la pièce, la surprenant probablement autant que son hôte. Aisling porte une main à ses lèvres et étouffe un petit rire nerveux, puis elle fait un pas vers le boxeur pour l’observer un peu plus posément. Indéniablement, il est plutôt beau, avec ses traits droits et ses longs cheveux blonds. Et même si ses yeux un peu enfoncés auraient gagné à être plus chaleureux, la call-girl d’appoint s’était clairement attendue à pire. Aisling sait qu’elle devrait s’estimer chanceuse, mais étrangement ça ne rend pas sa présence ici plus agréable ou sa tâche plus aisée. Elle se dandine d’un pied sur l’autre, attendant qu’il lui réponde ou lui donne un truc à faire. Un ordre. Une suggestion. N’importe quoi, pourvu qu’elle puisse déconnecter et se mettre machinalement à l'œuvre et en finir le plus rapidement possible. Mais ça ne vient pas. « Ça arrive parfois, de tomber sur des types un peu timorés qui osent rien. » Lui avait dit Suzie. « Ceux-là c’est mes préférés parce que tu peux leur faire tout ce que tu veux. Carte blanche ! » Bizarrement, Aisling trouve cette perspective plus intimidante qu’autre chose. Elle essaie alors de se souvenir des conseils de Sue : les mettre à l’aise, faire travailler leur imagination et y aller doucement pour qu’ils se décoincent. Et elle se dit que cette technique, c’est aussi bien à elle-même qu’il faudrait l’appliquer. Ses yeux dissimulés sous son épaisse frange, elle déglutit et attrape maladroitement les bretelles de sa robe pour feindre de jouer avec et les faire glisser sur ses épaules. Et puis elle laisse ses doigts caresser la peau de son décolleté en espérant avoir l’air moins ridicule que ce qu’elle ressent. Elle s’approche encore du boxeur et tend une main vers son épaule.      

- Yer seem a wee bit tensed, maybe yer nade a massage?

Elle propose en essayant de mettre un peu de conviction et d’assurance dans cette entrée en matière piquée à Suzie, mot pour mot en dehors de quelques idiomatismes. C’est raté. Loin d’être sensuelle, la voix pourrait appartenir à une souris angoissée. Quant au ton, il ressemble davantage à une supplication perplexe. Aisling espère que Le Phoenix mettra ça sur le compte de son fort accent irlandais et croira à une sorte d’exotisme européen. Mais vu l’expression qu’il affiche, elle n’est pas assurée de la réussite de son opération.      


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MessageSujet: Re: Ashes of the innocent ♡ The Phoenix   Mar 25 Avr - 21:07


ashes of the innocent
screams of agony are begging set me free
Phoenix ✧ Aisling
Elle est rentrée dans la chambre en chancelant sur ses talons comme Bambi sur la glace et je pouvais pas m’empêcher de flipper pour ses chevilles à chaque pas qu’elle prenait. Elle avait l’air tellement frêle ma parole j’avais l’impression qu’elle allait se casser en deux à la première occasion. J’ai refermé la porte au nez de l’incapable en secouant la tête et j’ai été m’affaler sur le lit en me demandant ce que j’étais sensé faire avec le faon dans les pattes. Lui filer des chips et la mettre devant un Disney pendant que j’allais botter le cul de son foutu boss pour avoir enfin la paix ? Elle a complimenté la piaule avec un accent vachement chantant et j’ai vaguement haussé les sourcils sans relever les yeux parce que tant mieux si ça lui plaisait, ça faisait un de nous. J’ai attrapé mon téléphone et j’ai entrepris d’écrire à Haps, mon allumé de pote qui me servait aussi éventuellement de garde du corps. J’étais en train de lui demander d’aller vérifier à quoi rimait tout ce merdier quand soudain j’ai senti la main de la micro biche se poser sur mon épaule. Interloqué, j’ai relevé les yeux vers elle pour la voir me proposer un massage avec une voix chevrotante parce que j’avais l’air « un peu stressé ». Je sais pas combien de temps je suis resté là à la fixer comme un con, elle et ses bretelles abaissées, tellement j’étais sur le cul. A quoi elle jouait bon sang ? C’était une de ces nanas plus ou mignonnes qui s’incrustaient dans la chambre de gens plus ou moins connus, forçaient le contact et puis portaient plainte pour viol histoire d’amasser de la thune ? C’était ça qu’il entendait par « louche », l’autre incapable ? Et c’était qui en plus, ce bouffon ? C’est lui qui était louche, putain !
                                                                                     
I’m not stressed out, I’m pissed off.
 
Au moment où j’ai aboyé ça, j’ai réalisé à quel point elle était terrifiée et à quel point j’étais un gros con. C’était juste une gamine paumée dans une affaire foireuse, elle était clairement apeurée et loin de son pays et elle avait clairement aucune envie d’être ici. Et moi, je pensais qu’à ma gueule qui était déjà bien enfoncée dans mon cul et je faisais rien pour arranger les choses. Je me suis passé les mains sur le visage pour essayer de me rassembler et accessoirement d’être aussi un peu moins con :
                                                             
- I’m sorry. Look you don’t have to do… any of this. It’s not going to happen, ok?
                                                                                                                                                                                      
J’ai hésité à remonter les bretelles de sa robe mais j’osais même pas la toucher. Je me suis pincé les lèvres en regardant par la fenêtre comme si ça allait me donner l’inspiration soudaine et me sortir d’affaire. Assez incroyablement, ça n’a pas été le cas. J’ai reporté mon intention sur la gamine et je l’ai regardé un moment. Elle avait l’air tellement perdue sous sa grosse frange et sa couche de maquillage et j’ai senti mon cœur se serrer. J’ai fait un mouvement de tête dans sa direction en essayant de pas avoir l’air trop abrupt :
 
- You alright? What’s your name sweetheart?
 
© Starseed




    IT'S WHERE MY DEMONS HIDE
    i wanna hide the truth, i wanna shelter you but with the beast inside there's nowhere we can hide. no matter what we breed we still are made of greed. this is my kingdom come. when you feel my heat, look into my eyes, it's where my demons hide. don't get too close, it's dark inside, it's where my demons hide.
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ÂGE : 23 ans.
SURNOM : Ash, Leen ou Lily par ses amis. Mais pour le reste du monde elle est Ivanna Rose.
STATUT : Elle fuit ce à quoi elle aspire.
MÉTIER : Suicide Girl (modèle érotique), serveuse & danseuse burlesque
LOGEMENT : Appartement #353 à Redcliffe

POSTS : 180 POINTS : 45

PETIT PLUS : Née en Irlande du Nord dans une famille très catholique, parle avec un accent gaélique prononcé. A troqué les rues pluvieuses de Belfast pour le soleil de Brisbane, mais son existence est toujours aussi grise. Se croit bonne à rien, si ce n’est à jeter son corps en pâture aux caméras. Faut bien payer le loyer et la dope destinée à anesthésier sa honte. Aisling se réfugie dans les morceaux de rock qui ouvrent son coeur à sa place. Parfois, elle couche sur le papier le tumulte de ses sentiments et se prends à les chanter timidement. Mal, elle trouve. Végétarienne, elle adore les animaux.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : CamberPhoenixSid [3]Mitchell
RPs EN ATTENTE : Robin ♡ Nissrin ♡ Debra
PSEUDO : Whitefalls/Whitewolf
AVATAR : Mellisa Clarke
CRÉDITS : MØRPHINE, Neon Demon & tumblr
DC : Jameson la louve & Kyte le vieux type louche
INSCRIT LE : 07/09/2016
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MessageSujet: Re: Ashes of the innocent ♡ The Phoenix   Jeu 25 Mai - 22:25




Ashes of the innocent
Ashes of the innocent, The end for you and me. Darkness, screams of agony are begging set me free. Come set me free! Mourning all your loved ones, As their bodies turn to stone. Violence, hate and agony Are what we've grown to know. •• Bullet For My Valentine

Les secondes s’étirent comme le silence entre eux, et Aisling commence à se demander si elle a bien dit la phrase à Suzie comme il fallait. Peut-être que c’est son accent qu’il n’a pas compris ? En tout cas, ça expliquerait un peu son expression ahurie et le regard fixe qui lui glace le sang depuis tout à l’heure. Il la dévisage avec tellement d’intensité et de colère qu’elle n’ose même pas imaginer le genre de pensées qui défilent derrière ses yeux froids. Alors elle baisse les siens vers la moquette immaculée, mais bizarrement ça ne fait pas fuir sa sensation de malaise. Il faut peut-être que je répète, s’il n’a pas compris. Elle se dit qu’avec un accent plus anglais, ça passerait peut-être mieux, comme il lui a semblé reconnaître quelques intonations britanniques dans ses courtes phrases. Elle se concentre et ouvre la bouche, mais le boxeur est plus rapide. Il lui crache qu’il n’est pas stressé mais plutôt énervé, et Aisling se prend à noter qu’elle n’a désormais plus aucun doute sur ses origines tellement son accent coupe chacun de ses mots comme une lame aiguisée. Ça lui rappelle des mauvais souvenirs, d’ailleurs.

- Sorry. I’m really sorry.

Elle couine et recule lentement contre le mur, pour mettre le plus de distance possible entre elle et Le Phoenix. Hélas, ses mains entrent presque aussitôt en contact avec la peinture blanche et Aisling est bien obligée de s’immobiliser. Elle n’ose pas se risquer à relever les yeux vers le blond féroce, mais ses autres sens guettent le moindre de ses gestes, de ses soupirs. Comme pour se tenir prête à fuir, ou à se recroqueviller sur elle-même contre le meuble de la télévision pour encaisser ses coups éventuels. « I’m sorry ». Sa voix basse vibre dans le silence de la chambre, et ça pour le coup elle ne s’y attendait pas du tout. Ses sourcils froncés d’incompréhension, Aisling l’observe à la dérobée lui expliquer qu’elle n’a pas à faire quoi que ce soit, parce que ça n'ira nulle part. Mais qu’est-ce qui ne fonctionne pas chez lui ? C’est pourtant un homme, de cela elle est certaine. Et toutes les filles lui ont dit que même ceux qui feignent de résister, il suffit de les chauffer un peu pour qu’ils envoient balader leurs réticences et leurs principes avec. Alors c’est surement elle qui est pas assez bonne. Pas assez désirable. En même temps qui voudrait d’une pauvre fille comme toi ? Si t’avais plus d’assurance et des seins plus gros, il aurait peut-être envie de te toucher ! Mais ça, peut-être que son « client » sent qu’elle n’en a pas du tout envie, justement, et que ça ne l’excite pas vraiment non plus. Mais c’est un mec !, elle se répète encore une fois. Depuis quand ils font preuve de subtilité ? Son regard est presque furieux lorsqu’il se pose à nouveau sur Le Phoenix, qui regarde tranquillement par la fenêtre en se frottant la barbe. Elle a envie de s’offusquer, de le détester, mais il braque alors ses pupilles sur elle et Aisling se sent à nouveau comme une souris furtive qui essaie d’échapper à un rapace. Pourtant, il n’a plus vraiment l’air d’avoir envie de la démolir. Et lorsqu’il lui adresse à nouveau la parole, il semble presque… gentil ?

- Aisling. Elle répond d’une petite voix butée. Name’s Aisling.

Et elle réalise que c’est la première fois depuis son arrivée en Australie que quelqu’un se soucie de savoir si elle va bien ou comment on l’appelle. Ça lui fait tellement bizarre qu’elle se demande un instant s’il en a réellement quelque chose à faire ou si ça fait juste partie d’un jeu étrange dont il serait le seul à connaître les règles. Les filles l’ont prévenue que certains types ont des vices bizarres, dans le genre. Mais là ça semble tellement tiré par les cheveux qu’Aisling refuse d’y voir une quelconque magouille. Non, Le Phoenix a tout simplement décidé qu’il n’a pas envie d’elle, et ça crève les yeux qu’il veut juste la mettre à la porte pour être tranquille. Et dans le fond, Aisling ne demande pas mieux. Mais les petits yeux mauvais de son « employeur » s’imposent encore à son esprit, et ses menaces pareil. Un éclair de panique traverse son regard et l’irlandaise fait un pas en avant, parce que finalement le boxeur lui fait moins peur que le dépravé qui l’attends en bas dans sa camionnette.

- ‘bout what yer said earlier, you’re wrong. I do nade to do all av dis. Or else he’ll get mad at me and… ‘urt me.  

Les mots s’échappent de ses lèvres sans qu’Aisling puisse les retenir, sans qu’elle ait le temps d’y réfléchir. Et bientôt c’est comme une cascade de syllabes paniqués et de supplications qui s’écoulent en rafale pour venir s’écraser sur le type toujours assis en face d’elle et qui a l’air de plus en plus dépassé par les évènements.

- Me boss, ‘e's got me passeport an' ‘e’ won't let me leave 'til I pay ‘im a big fee. But I’ve no money, no kin out 'ere. So will yer please tell 'im dat ye’ve 'ad a craic wi’ me? Dat I serviced yer well? Please?

Elle retient sa respiration et ses gros yeux gros étudient précautionneusement le sportif comme pour mesurer l’impact de ses aveux. Aisling ignore ce qui l’a poussée à s’ouvrir de cette façon. C’est peut-être la fatigue et la peur, le poids insupportable de cette situation que ses maigres épaules sont incapable de porter plus longtemps. Et alors il suffisait d’une parole agréable, d’un petit surnom affectif, pour ouvrir les vannes et déverser l’odieuse vérité derrière sa présence dans ce pays, dans cette ville, et dans cette pièce. Et il fallait que ça tombe sur un boxeur colérique.  

- I'm sorry for bargin' in, askin' yer all of dis. I know ye'd rather be alone. But I’m good as dead if yer send me back now wi’ nothin’ that’s happened. ‘tis what ‘e’s said.

Elle conclut d’un ton plus posé, parce qu’au point où elle en est, autant dire toute la vérité, et rien que la vérité. Et peut-être qu'alors il aura pitié d’elle et la gardera encore quelques heures, juste le temps que le proxénète s’imagine qu’elle a bien rempli sa mission. Puis qu’avec l’argent de cette soirée, elle pourra acheter sa liberté dès demain, et fuir le plus loin possible de cette ville, et des fous furieux qui la composent.    


black pumpkin & whitefalls


Oh I love the taste of cyanide, oh how I love to feel it burn Inside. I'm on the hour and I've been there for a long time but somehow I feel like I'm fading out of line. •• Crashdïet
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Ashes of the innocent ♡ The Phoenix

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