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 things are never quite as scary when you've got a best friend. (matteo&carlisle)

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le manque de veine
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ÂGE : trente-neuf ans.
STATUT : fiancé depuis trois ans, en couple depuis dix, et cocu depuis deux. commence à penser qu'il y a quelque chose de pas très net qui se trame.
MÉTIER : incertain. pilote de ligne (vols internationaux majoritairement) chez Cathay Pacific, mais est destiné à prendre les rênes de l'entreprise familiale.
LOGEMENT : #03 (loft) ≈ pine rivers.

POSTS : 202 POINTS : 90

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : foncièrement gentil ≈ il est fiancé depuis trois ans, en couple depuis dix, mais n'a jamais franchi les étapes suivantes ≈ il est doublement diplômé de l'université de Berkeley en physique nucléaire et en management ≈ joue au tennis deux fois par semaine, avec son collègue, depuis cinq ans maintenant ≈ surdoué, il a eu son baccalauréat à quinze ans ≈ sa mère est morte dans ses bras il y a presque vingt-cinq ans ≈ il fume plus que de raison ≈ il a fait son service militaire en Australie, puis a poursuivi dans cette voie et a été formé pour être pilote d'avion de chasse
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : matteo ; angelina ; andrina (2) ; noa (2)
RPs TERMINÉS : ren ; nina ; gretel ; theo ; noa ;andrina ; noa ;
AVATAR : matthias schoenarts le magnifique.
CRÉDITS : ava : .sparkle ; matthias schoenaerts network.
DC : emre erdogan.
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MessageSujet: things are never quite as scary when you've got a best friend. (matteo&carlisle)   Sam 15 Avr - 22:15


Après un énième coup d'oeil sur sa gauche puis sur sa droite, le pilote prit un virage serré sur la gauche. Il venait de compléter sa mission, et son réservoir presque vide le forçait impérativement à rentrer au bercail. Sa main gauche glissa des commandes, et s'empara de la radio. Celle-ci grésillait incessamment, et ne s'arrêtait de crachoter que lorsque un membre de l'équipe, soit dans le ciel soit resté à la base, souhaitait transmettre une information. « Ici B. 83 F/A-18 Hornet. Mission de survol terminée. Rien à signaler. Retour à la base. Terminé. » Le pilote, pour la première fois depuis qu'il avait décollé, s'autorisa un sourire de satisfaction. La mission n'avait, en apparence, rien eu de dangereux : il s'agissait juste du survol d'une zone, supposément contrôlée par un groupe dissident, qui commençait à faire du bruit. Un repérage classique, pour s'assurer que rien ne dégénérait sur place. Que personne n'avait soudainement décidé de déclencher les hostilités. En plein milieu du désert, un mégot mal éteint pouvait embraser les alentours sur des kilomètres. Avec les populations, l'équation n'était pas différente. Contrairement à ce qu'on pouvait penser, Carlisle comprenait les revendications des populations locales. Elles étaient souvent pauvres, souvent innocentes, souvent prises entre deux feux. Acculées par une guerre qui les dépassait, et qui n'en finissait pas. Et comme si tout cela ne suffisait pas, des soldats étrangers débarquaient dans des bases tenues secrètes, surveillaient les environs à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, qui ne comprenaient pas leur culture et qui ne parlaient pas leur langue, mais qui s'autorisaient des actions parfois violentes et meurtrières au nom de la paix. Drôle de façon de raisonner, quand on y pensait : réduire au silence, écraser, et parfois même tuer, pour promouvoir la paix et le bien de l'humanité. L'héritier Bishop avait toujours eu du mal avec cette façon de penser, mais il l'acceptait. Égoïstement, sa passion passait au dessus de sa moralité. Voler dans les airs, planer au dessus des nuages ; voilà ce qui rendait Carlisle heureux. Serein. Épanoui. Libre.

Il posa son appareil. Les moteurs se calmèrent tout doucement, pendant que Carlisle effectuait son petit rituel. Vérifier que la radio était bien en place, déposer les lunettes dans le boîtier prévu à cet effet, et ouvrir l'appareil pour en descendre. Les techniciens, qu'il salua poliment d'un signe de main, comblèrent la distance qui les séparait de l'avion de chasse. Si la mission du pilote venait de s'achever, celle des techniciens commençait tout juste. Ils devaient vérifier l'ensemble de l'appareil, et le remettre en état si nécessaire. On ne badinait pas avec la sécurité – surtout celle de ses pilotes d'élite. L'héritier Bishop se dirigea vers son lieu de vie, et alla immédiatement prendre une douche. Il n'avait pas eu de mal à s'adapter au climat désertique – chaud et sec. Mais chacune de ses missions le laissait moite et poisseux ; l'air était particulièrement lourd, dans le cockpit.

Après sa douche, le militaire retourna à son lit. Il s'empara de son ordinateur, et consulta ses mails. Son père, comme souvent, le tenait au courant des affaires de l'entreprise. Tout était organisé, pensé, clinique presque. Aucun sentiment, juste une froideur que Carlisle trouvait de plus en plus mal placée. Comment le père et le fils pouvaient être aussi différents ? Aussi opposés ? Ils n'étaient jamais parvenu à lier une relation au-delà de celle que les conventions familiales imposaient. Leur relation était polie et cordiale, mais elle s'arrêtait là. La seule chose qui redonna le sourire à Carlisle, ce fut le mot – court mais efficace – laissé par son ami. Matteo voulait le voir, quand il aurait deux minutes. Le fils Bishop referma son ordinateur, et se partit à la recherche de son ami. Le soleil se couchait, laissant place au crépuscule. Les températures commençaient à se rafraîchir, et Carlisle tomba finalement sur Matteo, assis à quelques mètres du camp. « Je te cherche depuis cinq bonnes minutes. Tu te caches ? » Demanda Carlisle, les sourcils froncés. Il se laissa tomber à ses côtés, et fouilla dans la poche arrière de son treillis pour en ressortir un paquet de cigarettes. « T'en veux une ? » Lui-même en porta une à ses lèvres, qu'il alluma rapidement. Accro à la nicotine ? C'était bien là l'un de ses défauts.



Hello darkness, my old friend, I've come to talk with you again, Because a vision softly creeping, Left its seeds while I was sleeping, And the vision that was planted in my brain, Still remains, Within the sound of silence. In restless dreams I walked alone, Narrow streets of cobblestone, ‘Neath the halo of a streetlamp, I turned my collar to the cold and damp, When my eyes were stabbed by the flash of a neon light, That split the night, And touched the sound of silence.
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ÂGE : trente-deux ans
SURNOM : matt
STATUT : célibataire
MÉTIER : ancien militaire, il travaille aujourd'hui au garage mecanor

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : ancien militaire, il a été déclaré mort pendant un an et demi suite à l'explosion de son campement ≈ après avoir passé un an dans le coma, il s'est réveillé sans aucun souvenir ≈ près d'un an après son retour il n'a toujours pas recouvré toute sa mémoire ≈ il est revenu pour découvrir que sa fiancée était aujourd'hui avec son meilleur ami et qu'il avait une fille
RPs EN COURS : hassancarlisleeliomilena #2heidi

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MessageSujet: Re: things are never quite as scary when you've got a best friend. (matteo&carlisle)   Ven 21 Avr - 21:01


La matinée devait être tranquille, une mission de reconnaissance avec son unité. Rien de dangereux, la routine comme depuis plusieurs semaines. Il avait déjà entendu des coups de feu, des détonations, mais n'avait jamais pris part à un assaut. S'il s'était préparé à cela, il n'avait pas pour autant hâte que cela arrive, et aujourd'hui ne semblait pas échapper à la règle. Les soldats marchent sans un bruit, avec cette discipline qui les caractérise si bien, sous un soleil de plomb qui lui ferait presque tourner la tête s'il n'avait pas son casque bien vissé sur son crâne. Soudain autour de lui il entend qu'on s'agite, des voix s'élever, avant qu'un coup de feu ne retentisse.  Et il n'a pas le temps de réfléchir, pas le temps de paniquer, dans son esprit reviennent tout ce qu'il a appris pendant toutes ces années. Il charge son fusil d'assaut, pendant que certains courent, pendant que d'autres coups de feu retentissent. Devant eux se trouvent leurs assaillants, les coups fusent, il se met à tirer à son tour. Il voit les corps tomber, le sang couler, ceux de leurs ennemis trop peu nombreux pour résister bien longtemps, sans pouvoir savoir qui a porté le coup fatal. Devant lui il voit un nouveau corps tomber, mais cette fois-ci celui d'un de ses compagnons. Il reste pétrifié quelques secondes avant que les bruits ne cessent. Après une nouvelle vérification du périmètre, plus aucune personne ne semble être aux alentours. Il voit le colonel porter le corps de Clay sans rien dire. Ils restent tous silencieux, mais cette fois-ci dans un silence pesant, lourd jusqu'à leur retour au camp. On ne parle pas, on ne parle pas de ce qui vient de se passer.
Matteo attrape sa serviette pour aller prendre sa douche, se disant que l'eau lavera cette image qui le hantera probablement encore longtemps. Il s'y était préparé, mais le vivre était autre chose que de l'avoir imaginé. Et la douche froide qu'il prend pour enlever la sueur qui perle son corps n'y changera rien. Cette image elle reste ancrée dans un coin de son esprit, et c'est la seule chose à laquelle il peut penser, comme probablement tous ceux qui effectuent leur première mission. Certains n'ont pas l'air ébranlés par ce qui vient de se passer, alors il imagine, presque naïvement, qu'il finira par s'y faire, que c'est ce pourquoi il a signé. Abattre des inconnus, voir ses compagnons d'armes tomber devant lui. Il a l'impression que ce q­ui vient de se passer est presque tabou, tout le monde semble faire comme si rien ne s'était passé. Alors Matteo il n'a pas le courage de faire part de ses états d'âme à toutes ces soldats qui semblent plus fort mentalement. Il est humain après tout, c'est ce qu'il se dit, ce qu'il se répète. Mais il a besoin d'en parler, de sortir de ce silence qui règne depuis ce matin. Il a envie de parler à Heidi, de lui raconter ce qu'il vient de voir, mais le retour vers son lit lui rappelle inlassablement qu'il est à l'autre bout du monde et qu'il ne peut la contacter. Sans plus réfléchir il se dirige vers le lit de Carlisle, qu'il espère trouver, mais en son absence il laisse une note pour lui demander de le retrouver.
C'est finalement à quelques mètres du camp qu'il trouve refuge, sans son casque, sans son fusil, pour se sentir comme un civil pendant quelques minutes. Il ne regrette pas son choix, lui qui est si fier de servir son pays, mais il aimerait savoir comment gérer toutes ces émotions qui arrivent sans qu'il ne sache quoi en faire. Lui, le petit soldat d'à peine vingt-deux ans a du mal à se départir de la peine qui est en train d'arriver. Il ne connaissait Clay que depuis quelques semaines, depuis qu'ils étaient arrivés ici, mais il pense à sa famille. Sa famille qui allait bientôt apprendre sa mort, il pense au chagrin que sa mort allait apporter, à ces vies qui ne seraient plus jamais les mêmes. Pourtant il ne pense pas aux familles des ennemis tués. Non on lui a appris à penser comme un soldat. Et c'est finalement un léger sourire qui vient se dessiner sur son visage lorsqu'il voit la silhouette de Carlisle se dessiner devant lui. « Un peu. » Oui il se cache, de peur qu'on lui parle de Clay, qu'on lui essaie de lui parler de choses insignifiantes quand quelqu'un vient de mourir. Ce n'est pourtant pas le premier à mourir depuis qu'il est arrivé, mais jamais il n'avait eu à assister à la mort de qui que ce soit. « Pourquoi pas. » répond-il lorsque Carlisle lui demande s'il veut une cigarette. Il ne fume pas, il a déjà essayé au lycée, presque comme tout adolescent, mais ça n'a jamais été régulier. Pourtant ce soir l'idée de fumer lui semble presque libératrice. « On a perdu un soldat aujourd'hui. » finit-il par dire. A lui, il lui en parle sans trop de difficulté, sans peur de son jugement, parce que c'est plus facile. Il a l'expérience que lui n'a pas, et il n'a jamais senti un quelconque jugement dans son regard. « Comment tu fais ? » Pour oublier, pour passer à autre, pour ne pas penser à ses proches, pour ne pas penser qu'on pourrait être le prochain.



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MessageSujet: Re: things are never quite as scary when you've got a best friend. (matteo&carlisle)   Lun 1 Mai - 19:30


« Pourquoi ? Qu'est-ce qui t'arrives ? » Demanda Carlisle en fronçant les sourcils, après s'être laissé choir à côté de son ami. L'Australien s'autorisait enfin une pause bien méritée, loin des contrariétés imposées par son job, ou par son père. Il était un peu surpris de voir que Matteo l'avait entraîné à l'extérieur du camp – ce n'était pas dans leurs habitudes. Les soldats avaient plutôt tendance à rester tous ensemble, groupés. Par esprit fraternel, mais aussi au cas où une urgence arriverait. Le pilote porta une cigarette à ses lèvres, et en proposa une à son ami. « Tiens. » Dit-il en lui tendant le paquet de cigarettes, avant de lui prêter son briquet. Il récupéra le tout quelques instants plus tard, et le rangea dans la poche de son treillis. « Tu dois vraiment toucher le fond pour accepter cette saloperie. » Fit remarquer l'Australien. Conscient que son ami n'était pas au meilleur de sa forme, Carlisle tenta, en vain, de détendre l'atmosphère. Il comprit bien vite les raisons de ce manque d'entrain, et sa bonne humeur s'essouffla aussitôt. « Vraiment ? » Demanda l'Australien d'une voix grave, attristé par la nouvelle. C'était toujours comme ça, sur le camp : chacun se sentait concerné par les malheurs qui survenaient. Ce n'était guère surprenant ; ils étaient tous dans le même bateau. Ils vivaient tous ensemble, partageaient les mêmes galères, souffraient des mêmes problèmes. Ils étaient perdus dans un campement au milieu du désert, dont les coordonnées géographiques précises n'étaient connues que par une poignée de haut fonctionnaires importants, et par quelques généraux restés en Australie. En quelque sorte, ils étaient livrés à eux-mêmes. Et s'ils voulaient en réchapper, ils avaient tout intérêt à se serrer les coudes et à se soutenir dans les moments difficiles. « Que s'est-il passé ? » Demanda Carlisle, tapotant doucement l'épaule de Matteo. Le geste était maladroit, mais l'esprit de franche camaraderie était sincère. Carlisle était juste dépassé par les événements. Mis devant le fait accompli, il n'avait pas eu le temps de se renseigner sur les tenants et les aboutissants avant d'aller à la rencontre de son ami. Sur le camp, personne n'avait mentionné cette perte. Carlisle n'avait pas senti que l'atmosphère était plus lourde, plus pesante que d'habitude. Avait-il été trop focalisé sur ses propres petits problèmes, qui lui semblaient désormais bien insignifiants ? Avait-il sous-estimé la peine de ses camarades ? L'Australien arrêta momentanément de se flageller, et se concentra sur son ami. Il avait besoin de lui. Besoin de soutien. Besoin de parler. « Comment je fais pour quoi ? » Demanda Carlisle en fronçant les sourcils. Il ne voyait pas vraiment où il voulait en venir – ou plus exactement, il avait peur de bien comprendre sa question. Était-il en train de lui demander des conseils pour accepter plus facilement une situation inacceptable ? Carlisle secoua la tête, et reprit : « Tu penses que l'expérience fait que j'accepte mieux ces situations dramatiques ? » Il soupira. Une partie de lui aurait aimé qu'il réagisse ainsi, qu'il banalise les douleurs liées aux pertes. Mais après des années de service, il n'avait pas atteint ce stade. Et il ne l'atteindrait probablement jamais. « Parce que ce n'est pas le cas. C'est toujours douloureux de voir un de nous tomber au combat. C'est douloureux de se rendre compte que la mission que l'on nous a confiée avance avec lenteur, et que les choses ne bougent pas rapidement. Et c'est encore plus douloureux de se réveiller le lendemain d'un drame, et de devoir poursuivre comme si rien ne s'était passé. » Avoua-t-il du bout des lèvres. À ce moment, quelques visages familiers, partis trop tôt, lui revinrent en mémoire. Il y pensait parfois. Il se demandait si ses frères d'arme étaient en paix. Ce qu'ils diraient, s'ils étaient toujours là. Ce qu'ils penseraient de la situation. « Mais on laisse la peine de côté, et on poursuit. Parce que la mission est noble, et parce qu'on rêve tous de vivre en paix. » Murmura-t-il, tandis qu'il espérait un avenir plus radieux pour tous. Il rêvait de fonder une famille, et voulait lui assurer le maximum de stabilité. « Qu'est-ce qui te fait avancer, toi ? Qu'est-ce qui demain sera ton moteur pour te lever, et pour retourner sur le terrain ? »



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MessageSujet: Re: things are never quite as scary when you've got a best friend. (matteo&carlisle)   Dim 14 Mai - 1:22


Matteo s’est éloigné du camp, ce n’est pas dans ses habitudes, mais il en a besoin. Paradoxalement ce n’est pas du bruit dont il a besoin de s’éloigner, mais du silence, de tous ces visages aux regards fermés. A ce moment-là il lui semble qu’il n’y a qu’à Carlisle qu’il peut confier ce qui se passe dans sa tête, parce qu’il a l’expérience, qu’ils ne font pas partie de la même unité et qu’il est aussi son ami. Il hausse simplement les épaules lorsque celui-ci lui demande ce qu’il se passe, regardant ses chaussures avant de reporter son regard sur lui. Il y viendra dans quelques secondes, il a simplement besoin de quelques secondes de plus, quelques minutes. Il accepte même la cigarette qu’il lui offre sans trop réfléchir, parce qu’il lui faut se vider l’esprit, oublier un peu. « Eh c’est toi qui me l’a proposé je te signale. » lui répond-il dans un léger sourire, portant la cigarette à sa bouche. Mais ce sourire il disparaît bien vite lorsqu’il lui explique enfin pourquoi il est ici, pourquoi il lui a demandé de le rejoindre. Il avait été pourtant été préparé, mais tous les entraînements du monde n’auraient pu le préparer à cette image, celle d’un corps qui tombe à terre, sans vie. Les pensées qui accompagnent ces images, cette peur qui finit par s’installer sinueusement dans son esprit. C’est la réalité du combat qui le frappe en pleine figure.  « On était simplement parti en mission de reconnaissance quand on a entendu des coups de feu. Ils n’étaient pas assez nombreux pour résister longtemps. » Mais ils avaient réussi à tuer l’un des leurs. Matteo pense peu à leurs ennemis, ceux qu’ils ont tué de leurs balles, parce qu’on lui a appris à ne pas le faire. Mais son esprit est focalisé sur ce corps inanimé, ce néant qu’il a vu passer devant ses yeux. Il a besoin de savoir comment fait Carlisle, mais sa question est vague comme il le lui fait remarquer. Et c’est bien ça le problème, c’est qu’il ne sait pas tellement ce qu’il a envie de lui demander. Comment il fait pour voir ces corps tomber, pour vivre avec la culpabilité, la peine, la peur. Alors il hausse les épaules une nouvelle fois, tirant sur sa cigarette, le regard encore rempli de peine. Etre ici c’est ce qu’il a toujours voulu, et il n’a pas envie de reculer, il ne regrette rien, mais il a besoin de faire le vide dans son esprit, de se rappeler pourquoi il est là, que tous ces soldats ne sont pas morts en vain. « Oh non, mais je me dis simplement que tu as peut-être un moyen pour les gérer. Pour faire en sorte de les laisser dans un coin de son esprit. » Pour gérer ces situations, elles ne sont pas plus faciles à encaisser, ça il veut bien l’imaginer, mais il a besoin que quelqu’un lui dise comment gérer ces images, comment les oublier, comment aller de l’avant. Il écoute Carlisle avec attention, tout en sachant qu’il a raison, il s’est préparé à l’idée que cela ne deviendrait pas plus facile. Ce qui est sans doute le plus difficile pour lui c’est d’imaginer sa famille, cette famille qui vivait déjà dans la peur, et qui allait douloureusement apprendre qu’ils venaient de perdre un fils, un frère. Alors il hoche la tête, parce que si ce n’est pas forcément ce qu’il aurait aimé entendre, il comprend, et il essaie de faire de son mieux pour rester digne. « Je crois que c’est ça le plus difficile, faire comme si rien ne s’était passé. » Sur le camp personne n’en parle, on peut éventuellement lire une certaine peine dans le regard de certains soldats, mais rien qui ne sera dit à voix haute. Mais il écoute sagement son ami, il a raison, la mission est noble. « Tu t’es jamais demandé pour c’était eux et pas toi ? » C’est sans doute une question un peu stupide, un peu dérisoire, tant il ne sert à rien de se demander pourquoi certains sont morts plutôt que d’autres, mais c’est une des premières questions qui lui est passée par la tête lors de leur retour jusqu’au camp. « Faire ce qui est juste, honorer la mémoire de mon père, ma sœur, ma mère. » Voilà toutes les raisons qui le poussaient à se lever le matin, à aller de l’avant, à poursuivre cette voie, à revêtir cet uniforme qu’il avait toujours eu envie de porter. Il a toujours eu envie de servir son pays, d’aider à rétablir la paix quelque part, mais il imagine qu’il n’a pas besoin de le préciser. « Qu’est-ce qui te fait avancer toi ? » Il est curieux de savoir, d’en apprendre plus sur son ami, et il a aussi envie de parler d’autre chose pendant quelques minutes.



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MessageSujet: Re: things are never quite as scary when you've got a best friend. (matteo&carlisle)   Dim 21 Mai - 0:20


« Tu sais très bien que je suis un cas désespéré. » Commenta Carlisle en haussant les épaules. Le pilote était accro à la cigarette depuis de nombreuses années, et ne comptait pas y remédier prochainement. Son père lui avait fait la morale pendant des années, usant et abusant des remarques plus ou moins pertinentes. Tout y était passé – sa santé qui risquait d'en prendre un coup, les effets secondaires, la probable désapprobation de sa mère si elle avait toujours été là. Carlisle était resté sourd ; ne lui avait-on pas dit qu'il devait vivre sa vie à cent pour cent, sans se soucier du lendemain ? Néanmoins, voir son ami avec une cigarette à ses lèvres lui fit réaliser qu'il n'était pas obligé d'entraîner ses amis dans ses conneries. Une cigarette, ce n'était pas ce dont Matteo avait besoin. Le pilote écouta attentivement l'histoire de son ami, et perdit aussitôt son sourire. Un des leurs était tombé au combat, et l'ambiance n'était pas à la fête. « C'était donc une mission suicide. » Fit remarquer Carlisle en secouant légèrement la tête. Il soupira, et passa une main dans ses cheveux ébouriffés. Ces attaques atypiques s'étaient rarefiées, au cours des dernières semaines. Affaiblis, les talibans préféraient rester entre eux plutôt que de tenter de décimer des troupes étrangères – jusqu'à nouvel ordre, bien sûr. « Ce n'est pas de bonne augure. » Déclara-t-il, plus pour lui-même que pour faire la conversation. Peut-être qu'ils avaient réussi à mieux s'organiser, et qu'ils se sentaient plus fort. Carlisle se promit d'être plus attentif, une fois de retour sur le camp : il savait qu'en laissant traîner une oreille attentive, il en apprendrait davantage. « Tu sais ce qu'en disent tes supérieurs ? » Questionna le pilote en fronçant les sourcils. Les gradés essayaient de rester discrets, mais quand on se retrouve perdu au milieu du désert, les cartes sont quelque peu redistribuées. « Navré. Je ne te serai d'aucune aide ; il n'y a pas de solution miracle. » Murmura Carlisle, peiné. Un deuil restait un processus long, lent et compliqué ; de plus, tous ne réagissaient pas de la même manière. Certains soldats étaient faussement distants, faussement indifférents aux pertes ; d'autres, en revanche, laissaient éclater leur colère et leur haine à qui voulait bien l'entendre. « Tu ne peux pas faire comme si rien ne s'était passé. Ton unité a perdu un soldat, et toi, tu as perdu un ami, un frère d'arme. Il vous manque un membre. Votre équipe doit rester soudée, mais ne pas oublier. » Parce que l'oubli, c'était l'assurance de voir un incident se reproduire. Prétendre que rien ne s'était passé et opter pour la politique de l'autruche ? Ça ne marcherait qu'un temps. Tôt ou tard, les conséquences se feraient ressentir. L'effet pouvait être bien plus fort, bien pire s'il arrivait en différé. « Cet événement tragique doit vous aider à resserrer vos rangs. À tout niveau. » En tout cas, s'il était leur supérieur, c'est ce qu'il leur dirait. Il les rassemblerait tous, les ferait parler, crever l'abcès. Carlisle croyait dur comme fer en l'entre-aide. Il savait que leur survie dans le désert passait par cette solidarité. L'héritier Bishop soupira lorsque Matteo lui demanda s'il lui arrivait de se demander pourquoi d'autres tombaient au combat, tandis que lui-même y survivait. Il écrasa son mégot dans le sable, et le fit disparaître en l'enterrant. « Pas exactement. » Avoua-t-il du bout des lèvres, un peu mal à l'aise. « Je suis pilote. Du coup, d'une certaine façon, je prends moins de risques que les patrouilles au sol. » Expliqua-t-il en déglutissant. Contrairement à Matteo, qui évoluait en compagnie d'autres soldats au sol, lui prenait des risques en solo. Il n'y avait pas de sentiment de culpabilité, et moins peur de faire une erreur – et si jamais il en faisait une, il serait le seul à en subir les conséquences. « Mais je me suis déjà demandé pourquoi certains étaient partis, et pas moi. » Déclara-t-il, répondant indirectement à la question de son ami. Carlisle avait perdu sa mère, des années plus tôt. La souffrance l'avait rongé de l'intérieur. Toujours un peu plus, toujours un peu plus profondément. Jusqu'à commettre l'irréparable. Il n'en parlait jamais ; ou du moins, pas directement. « Honnêtement...Ces derniers temps, je me pose la question. » Avoua-t-il, la voix légèrement tremblante. Il était perdu. Plus le temps passait, et moins sa mission n'avait de sens. Il aspirait à autre chose, sans encore oser se l'avouer.



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MessageSujet: Re: things are never quite as scary when you've got a best friend. (matteo&carlisle)   Dim 9 Juil - 15:40


Il affiche un léger sourire lorsque Carlisle lui dit être un cas désespéré. C’est un sourire fugace, qui disparaît bien vite pour laisser place à de la peine. Parce qu’il lui explique ce qu’il s’est passé, ce qu’il vient de voir. La mort sous ses yeux. Il a déjà vu le corps inanimé de son père, mais c’est différent, il ne l’a pas vu mourir. Il n’a pas vu la lumière s’éteindre devant lui. Et c’est difficile. Difficile à encaisser, difficile d’avancer. Pourtant il sait qu’il le devra, il sait que c’est pourquoi il a signé. Mais tous les entraînements du monde ne seront jamais suffisants pour les préparer aux horreurs des champs de bataille, à voir la mort en face. « Non, ils essayaient de faire en sorte que personne n’entende. Mais ça ne présage rien de bon. » Il a lu la colère, la détermination s’afficher sur les visages de ses supérieurs, et il a bien peur qu’ils passent bientôt à l’offensive. Il y est pourtant préparé, mais pour le moment il a besoin de l’aide de Carlisle. Il aurait aimé qu’il lui dise comment faire. Comment faire pour passer à autre chose, mais comme il s’en doutait déjà le temps ne guérit pas les maux. Et il pourra fermer les yeux autant qu’il le veut, prétendre que tout cela n’est pas arrivé, jamais cela n’effacera les images et la douleur. « Je n’ai pas envie d’oublier, mais j’ai l’impression que personne ne souhaite en parler. » Matteo il vient d’arriver, c’est sa première mission et il a encore besoin qu’on le guide. Il a besoin des conseils des plus expérimentés comme Carlisle, qui peu à peu est aussi devenu son ami. Les bleus comme lui semblent tout aussi désorientés, et ils ont simplement d’être guidés par leurs supérieurs. Chose qui sera peut-être faite, plus tard, pour le moment, tout le monde avait semble-t-il besoin d’un peu de calme. « Malgré tous nos entraînements, on n’est jamais réellement préparé à de tels événements. » C’est ce qu’il constate, la dure réalité. Et inévitablement vient se poser cette question. Pourquoi lui, et pas un autre. Pourquoi Matteo n’était pas mort criblé sous les balles à sa place. Pourquoi se tenait-il encore debout sans aucune égratignure. Le destin est parfois étrange, et il se demande comment il fonctionne. Comment il peut être encore en vie quand il semble n’avoir jamais été si proche de la mort. « Tu crois que c’est le destin ou le hasard ? » Dans un sens s’il prend moins de risques, la question a déjà émergée dans son esprit sous une autre forme. Matteo il ne sait pas s’il doit placer sa foi en quelque chose, en quelqu’un. S’il y a quelque chose qui est écrit à l’avance, quelqu’un qui veille sur nous, ou si tout arrive au hasard. Et aujourd’hui il se le demande encore plus. Pourtant, Carlisle a raison il doit se rappeler pourquoi il est ici. Il a toujours eu voulu être là, et loin de lui l’idée de vouloir reculer, mais il réagit sans doute un peu plus mal que ce qu’il n’aurait imaginé. Mais il pense aux valeurs qu’il défend, à son pays, il pense à Heidi, à leur mère qui attendent son retour, à tous ses amis. C’est pour tout ça qu’il a envie de se battre. « Tu songes à te reconvertir ? » Carlisle approche de la trentaine, ce n’est pas rare pour les soldats de prendre leur retraite de l’armée à cet âge-là, et si plus rien ne le pousse à continuer, il ne voit pas pourquoi il resterait.



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MessageSujet: Re: things are never quite as scary when you've got a best friend. (matteo&carlisle)   Lun 17 Juil - 15:48


« Ce n'est probablement pas qu'une impression. » Rectifia le pilote en haussant les épaules. Il savait que dans l'armée, la loi du silence était souvent privilégiée. Les soldats ne dialoguaient pas, ou peu : chacun gardait sa peine pour lui. Chacun faisait avec ses maux, avec ses sentiments, avec ses ressentis. Chacun composait avec sa propre personnalité, encaissant plus ou moins bien la douleur de l'absence, la douleur d'une perte, et la peur directement liée à tous ces sentiments. « Pour beaucoup ici, s'épancher et se confier, c'est synonyme de faiblesse. » Expliqua-t-il. Carlisle savait d'ailleurs que le silence ne menait qu'au repli sur soi-même. C'était un premier pas vers une impasse. Un premier pas dangereux, qui pouvait mener sur une route sinueuse et semée d'embûches. Combien de soldats repartaient chez eux en étant complètement désorientés ? Combien de soldats se comportaient étrangement, une fois rentrés chez eux ? Combien de soldats cédaient à des tentations malsaines – alcool, drogues, sexe, violence – au retour d'une mission ? Combien de soldats dépérissaient, frappés de plein fouet par la dépression ? Sans doute beaucoup trop pour que les chiffres soient publiés par leur ministère. « Tu peux faire appel à la psychologue. » Suggéra le pilote. Il se demandait si les supérieurs de Matteo avaient évoqué cette possibilité. C'était pourtant un droit que les soldats étaient en mesure de réclamer, mais qu'ils avaient tendance à facilement oublier. « Une consultation ne peut pas faire de mal. » Ajouta-t-il, comme pour le convaincre d'entreprendre cette démarche. Et s'il ne se sentait pas de le faire pour le moment, au moins, Carlisle aurait fait son devoir en mentionnant cette éventualité. Tôt ou tard, Matteo repenserait à cette conversation, et prendrait la meilleure des décisions. Mais pour l'instant, le lieutenant endossait cette responsabilité. À l'écart du camp, la situation était propice aux confidences. Il écouta donc attentivement les propos de Matteo, acquiesçant de temps à autre. Il laissa échapper un rire désabusé, alors qu'il formulait à voix haute une réalité que personne, ici, ne souhaitait entendre. « C'est vrai. » Approuva-t-il. Non, ils n'étaient pas préparés au pire. Les hauts gradés parlaient stratégie. Ils supposaient. Ils imaginaient. Ils créaient des situations potentielles, desquelles les soldats devaient s'extirper en ayant le moins de pertes possibles. « On ne sait jamais comment l'ennemi va réagir. » Parce que l'ennemi n'est pas une machine. Il n'est pas programmé, il n'agit pas par automatisme. L'ennemi est humain, et par conséquent, imprévisible. Certains battent en retraite quand ils sentent que la situation tourne à leur désavantage. Certains se jettent volontairement dans la gueule du loup, espérant faire le plus de victimes possible. Certains capitulent, espérant que le camp adverse sera clément avec eux. Certains sont même prêts à retourner leur veste, afin d'échapper à un massacre certain. « Je crois que c'est le destin. » Répondit Carlisle après quelques instants de silence. Sur le sujet, il avait des croyances très particulières. Croyances sur lesquelles il ne s'épanchait jamais – à la fois par peur d'être jugé, mais aussi par pudeur. « Je pense que quand ton heure est arrivée, quelque chose fera que tu ne pourras pas y échapper. » La guerre, dans le cas de l'homme aujourd'hui tombé au combat. La maladie, en ce qui concernait la mère du pilote. La morale, pour ceux qui ont mal agi. Le manque de veine, pour celui qui se croit trop invincible. « Et toi ? T'en penses quoi ? » Demanda Carlisle, curieux d'entendre la réponse de son ami. Ce dernier évoqua d'ailleurs sa possible reconversion, et le pilote n'eut pas le cœur à mentir. « Ça pourrait arriver, oui. » Avoua Carlisle, en restant évasif. Jusqu'à maintenant, il ne l'avait jamais dit à voix haute. Il ne s'était pas encore réellement positionné. Il n'avait pas pris une décision définitive. Mais il se surprenait à penser à un avenir loin du corps militaire et ce, de plus en plus souvent. Et cela n'était forcément pas anodin. « J'ai quelques missions de repérage. Je bosse sur le camp et auprès des populations depuis quelques années maintenant. Et tu sais ce qui me frappe ? Rien n'a changé. C'est un éternel recommencement. Un éternel travail à accomplir, encore et encore. La misère augmente, la paix semble s'éloigner de jour en jour. » A son tour, il vidait son sac. Mettait des mots sur ce qu'il vivait et voyait, inlassablement, jour après jour. « Je suis las de tout cela. » Admit-il, la gorge nouée.



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MessageSujet: Re: things are never quite as scary when you've got a best friend. (matteo&carlisle)   Mar 29 Aoû - 22:32


Cette mort, tous semble l'occulter. Personne n'en parle comme si rien ne s'était jamais passé. Matteo ne sait pas si lui aussi doit garder le silence, s'il doit continuer en essayant de sortir cette image de son esprit. Lorsque Carlisle lui dit que c'est un signe de faiblesse que de montrer une quelconque émotion, un quelconque sentiment de tristesse, ça lui tire une légère moue. Il n'est pourtant pas du genre à trop s'épancher justement, mais il n'est pas habitué, la mort s'il l'a déjà côtoyé il ne l'a jamais vu de si près, elle n'a jamais semblé peser aussi près de lui. Il peut faire appel à un psychologue s'il le veut. Il ne sait pas trop, il hésite longuement avant de lui répondre, parce qu'il vient d'arriver. C'est sa toute première mission, il se demande ce que l'on va penser de lui si à la première difficulté il part consulter. Mais il a envie d'être fort, de penser que ce n'est pas nécessairement un signe de faiblesse que de reconnaître que l'on a besoin d'aide. Carlisle a raison, ça ne peut pas faire de mal. Le mal il a déjà été fait, et Matteo a envie de l'éradiquer. S'il sait que ce ne sera certainement pas tout à fait possible, il a envie d'essayer de l'atténuer, de faire en sorte qu'il ne soit pas omniprésent. Pas tout à fait, pas encore. « Je vais y réfléchir, t'as pas tort. Merci du conseil. » Carlisle est plus expérimenté que lui, s'il s'est tourné vers lui pour avoir des conseils ce n'est pas anodin. Ces quelques conseils ils lui sont précieux, ils lui permettront d'avancer. Parce que malgré tous les entraînements qu'ils ont fait, malgré tout ce qu'on a pu leur dire ils ne sont pas réellement prêts. Jamais ils ne sauront comment l'ennemi réagira, jamais ils ne sauront réagir face à une mort. Ce sont des choses qui arrivent malheureusement mais auxquelles Matteo pensait être bien mieux préparé que cela. Alors il se questionne. Il se demande si tout est prévu à l'avance, par une espèce de force divine, ou si tout arrive au hasard sans qu'on ne puisse jamais s'y attendre. « C'est pas très optimiste. » répond-il dans un léger rire. Lui n'est pas certain que chacun ait une mort programmée, tellement de choses se passent différemment de ce qu'on attendait qu'il a du mal à croire que tout soit écrit. « Je crois qu'on est seul face au monde, qu'il n'y a pas de destin mais simplement du hasard. » Il a du mal à croire que quelque chose les pousse vers leur destinée, mais qu'en sait-il après tout ? Lui qui vient à peine de dépasser la vingtaine, dont les idéologies sont encore en train de se construire dans son esprit. Lui, le jeune soldat, qui a encore tout à découvrir de la vie. C'est différent pour Carlisle, il est plus expérimenté, que ce soit au niveau de l'armée ou de la vie, et c'est pour cela qu'il s'est tourné vers lui en période de doute. Mais il semble las, vouloir une autre vie que celle que peut lui offrir l'armée. Lui vient d'arriver, alors une telle pensée ne lui a pas encore traversé l'esprit mais il peut aussi comprendre pourquoi il a envie d'arrêter, de faire autre chose de sa vie. Il hoche doucement la tête lorsqu'il évoque les raisons qui le poussent à envisager une reconversion, il peut comprendre. « C'est peut-être le signe que t'as fait ton temps dans l'armée. Je pense que c'est un métier de passion, si tu l'as perdu, ça ne sert plus à rien de continuer. » C'est ce qu'il pense. L'armée, personne n'est obligé de s'y engager, si on a perdu la flamme, l'envie, mieux vaut se retirer avant qu'il en soit dégoûté. « T'as déjà pensé à ce que tu voulais faire après ? »



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MessageSujet: Re: things are never quite as scary when you've got a best friend. (matteo&carlisle)   Mar 7 Nov - 20:42


« Je n’ai jamais été très optimiste. » Avoua Carlisle, alors qu’un mince sourire s’échappait de ses lèvres. Derrière son apparence froide et distante, le pilote cachait des secrets douloureux. Une famille déchirée, qui n’avait plus eu lieu d’être après la mort de sa mère. Agé d’une petite dizaine d’années, Carlisle n’avait jamais su composer avec cette perte. S’il avait été moins jeune, il aurait pu se rendre compte de l’évidence : chaque jour qui passait laissait sa mère plus faible que la veille. Elle avait souffert, il l’avait compris en grandissant : son corps s’était décharné petit à petit, jusqu’à ce qu’il ne puisse plus la porter. Les métastases avaient grignoté ses organes vitaux les uns après les autres – le foie d’abord, avant de migrer vers les poumons et d’envahir les os. Elle n’avait pas survécu longtemps ; la maladie avait été décelée trop tardivement pour espérer une quelconque guérison. Mais ça, Carlisle n’en parlait jamais. Le sujet n’était pas tabou ; il était simplement trop douloureux pour être évoqué. Il accepta néanmoins de dévoiler sa vision, quelque peu particulière, du destin. Il avait confiance en Matteo, et savait que ce dernier ne le jugerait pas – contrairement à d’autres, présents sur le camp. « Le résultat n’est pas différent : au final, nous n’avons aucun contrôle. » Et donc, clairement, sa vision des choses n’avait rien d’optimiste non plus. Que tout soit écrit à l’avance ou que le hasard fasse son œuvre, l’homme restait toujours dans sa position de victime. Le militaire préféra ne pas s’étendre sur le sujet ; hors de question d’attirer le mauvais œil. Perdus au milieu du désert, loin de leurs proches et de leurs habitudes, les militaires choisissaient souvent d’être rationnels. C’était presque une nécessité : il fallait survivre, et éviter de provoquer tout être supposément supérieur – Dieu, ou l’idée que chaque homme s’en faisait. Tout débordement était mal vu, et laissait supposer une faiblesse impossible à contenir. La confiance s’étiolait, et inquiétait les frères d’armes : peut-on faire confiance à quelqu’un qui semble être à bout ? Non. « C’est ce que je me dis. Que peut-être, il est temps pour moi de rentrer et de faire autre chose. » Avoua le pilote en haussant les épaules. L’armée était un métier de passion, Matteo avait raison. Carlisle ne l’avait pas perdue, la passion – contrairement à ce que son positionnement laissait penser – seulement, il s’était fait une raison. Les mêmes missions, sans cesse. L’impression de ne pas avancer, voire même de reculer. L’impossibilité d’agir, parfois. Souvent, les missions de terrain étaient compliquées et frustrantes.  Le pilote réfléchit quelques instants à la question de son collègue, s’interrogeant pour la première fois sur « l’après ». Jusqu’à aujourd’hui, le militaire ne se l’était jamais réellement autorisé ; mais maintenant qu’il était mis devant le fait accompli… « Je continuerai dans l’aviation, je pense. » Il savait qu’il n’avait pas trop de souci à se faire pour sa carrière ; son statut de pilote lui assurait un avenir certain. Il n’était pas rare que d’anciens militaires pilotes d’avion soient embauchés par les entreprises privées. « Mais je vais prendre le temps nécessaire avant de passer un entretien d’embauche. J’ai besoin de repos, de penser un peu à moi, et de me ré-adapter à la société civile. » Ce dernier point n’était d’ailleurs pas toujours facile ; souvent, les militaires qui rentraient chez eux avaient des difficultés à renouer avec une vie « normale ». Carlisle n’était pas traumatisé – pas comme d’autres pouvaient l’être. Il était évident que cette mission allait laisser des traces, qu’il n’oublierait jamais, mais cela ne l’empêcherait pas de vivre pleinement. Et il s’en estimait heureux. « Et toi, si tu n’étais pas là, qu’est-ce que tu ferais ? » Demanda le pilote.



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