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 sinking in the ocean of faces | hellington siblings

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PETIT PLUS : Fût un temps, j'étais fiancée à un homme parfait, que j'ai lâchement quitté pour aller vivre mon rêve de mon côté △ J'ai un berger blanc suisse nommé Lago, cadeau de ce fiancé △ Je suis passionnée de mode depuis mon plus jeune âge △ Née et ayant grandi à Brisbane, je ne jure que par cette ville et le surf
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You are both the quiet and the confusion of my heartHeilio#9Heilio#10
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That feeling that never goes awayMatteidi#2
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She makes you laugh a little louder and smile a little bigger.Cora#5
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MessageSujet: sinking in the ocean of faces | hellington siblings   Mar 9 Mai - 1:47





sinking in the ocean of faces
It can't be possible that rain can fall only when it's over our heads. The sun is shining everyday, but it's far away over the world it's said. They've got all the right friends in all the right places. So yeah we're going down. We got all the right moves in all the right places. △
hellington siblings
Deux gobelets de carton dans les mains, je traversais la route qui menait à l’appartement de Matteo. C’était notre rendez-vous habituel du samedi midi, un café que nous partagions tous les deux, afin d’être certains de se voir au moins une fois par semaine malgré nos emplois du temps de ministres qui ne nous laissaient que peu d’occasion de respirer. S’il était évident que j’étais d’un naturel proactif, très peu enclin à rester dans l’inactivité, c’était avant tout pour ma part une stratégie d’évitement. Si l’ouverture de ma maison de couture en début d’année ne m’avait pas simplifié la tâche pour alléger mon emploi du temps, je n’avais rien fait pour arranger ça. Pire, je faisais toujours en sorte d’avoir à courir de partout pour ne pas penser, stratégie d’évitement ayant fait ses preuves depuis des lustres. Car, à moins d’être dotée du don d’ubiquité, en étant surbookée, je m’assurais de ne pas pouvoir penser à ce qui me perturbait réellement. Pourtant, il fallait dire que des choses qui avaient de quoi me perturber, j’en avais à la pelle, je les collectionnais même sur une liste à rallonge. Et au centre numéro une de mes préoccupations se trouvait un certain jeune homme prénommé Elio qui avait su me faire tourner la tête alors que je n’étais qu’une jeune femme et qui avait réussi à réitérer son exploit alors que j’étais aujourd’hui devenue une véritable femme. C’était d’ailleurs, déterminée à évoquer ce sujet avec mon grand-frère que je frappais à la porte de l’appartement qu’il partageait avec Hassan Jaafari, que j’avais rencontré au hasard de mes visites pour voir Matteo. D’ailleurs, rapidement ce dernier pointait le bout de son nez pour apparaitre dans l’entrebâillement de la porte. « Livraison de café express ! » m’exclamais-je aussitôt, avec un large sourire en brandissant fièrement les gobelets fumants que je venais tout juste d’aller chercher. « Et du café de qualité s’il te plait ! Rien à voir avec ce jus de chaussette servi au Starbucks. Il vient tout droit de chez Matt. » Matt McGrath, un jeune homme qui avait l’âge de Matteo et qui avait été ma première véritable histoire, à l’insu de tous. Il était lui aussi, la source de mon tourment actuel, ne m’aidant ne rien à y voir plus clair dans les troubles de mes attentes et de mes volontés pour le futur. Pourtant, les choses n’avaient rien de compliquées avec lui, contrairement à mon histoire avec Elio. D’ailleurs, pour sûr, si je n’avais pas été si confuse à son arrivée, à cause de mes problèmes avec l’Harrington, je n’étais pas certaine que Matt ait pu venir me brouiller les idées. Mais indécise, entre deux eaux, comme je l’étais, il ne m’en fallait pas beaucoup pour me perdre et choisir plutôt la fuite à l’affrontement. Néanmoins, outre le fait que Matt savait me perturber un peu plus que je ne l’étais déjà, il était surtout capable d’acheter et de faire du très bon café, lancé dans la rénovation d’un ancien café dont il souhaitait faire un coffee shop. Et pour les amateurs de café, il n’y avait pas mieux que le sien, dommage qu’il ne soit pas encore ouvert au public, réservant ses douceurs pour les quelques initiés dont je faisais heureusement partie. Je passais la porte d’entrée, plaquant un baiser sur la joue de mon frère avec toute l’affection que je lui portais, pour me diriger droit vers la cuisine où je déposais les gobelets, rapidement rejointe par Matteo. « Comment tu vas toi ? » lui demandais-je alors. Parce que si ma vie amoureuse était quelque peu tourmentée ces derniers temps, il n’en était rien comparé au chantier qu’était celle de mon frère. Situation étrangement ironique quand on songeait au fait que j’avais cru Matteo casé à tout jamais aux bras de Cléo, avant que cette dernière ne profite de son absence prolongée pour se tourner vers Soren. Tirant une chaise pour m’installer dessus, je prenais place à la table de la cuisine, imitée par Matteo avant de nous saisir respectivement de nos cafés. Alors que j’écoutais Matteo me dire comment il allait, question à laquelle il était toujours confronté lorsque nous nous retrouvions puisque je m’inquiétais sans cesse de l’évolution de ses problèmes de mémoire et des séquelles physiques l’explosion de son campement en Irak avait causé. « Et comment va Cami ? » enchaînais-je aussitôt. Depuis que j’avais appris l’existence de ma nièce, bien avant le retour de Matteo parmi les vivants, je m’étais efforcée de passer du temps en sa compagnie, pour apprendre à la connaître et avoir la chance de faire partie de sa vie. Ca n’avait pas été chose facile, notamment avant le retour de Matteo, compte tenu de mes rapports tendus avec Cléo depuis que j’avais appris sa relation avec Soren. Mais j’avais fait beaucoup de travail sur moi-même afin de tenir ma langue, au moins face à ma nièce. Au-delà cependant de prendre des nouvelles du clan Hellington, je voulais une entrée en matière en douceur avant d’attaquer les sujets sensibles dont je voulais absolument lui parler : son amitié avec Elio et son absence de discussion avec Soren. Je savais par avance que les choses ne seraient pas aisées à partir du moment où le prénom d’Elio serait prononcé, mais il était grand temps que leur guerre froide trouve un terme.
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Dernière édition par Heidi Hellington le Lun 12 Juin - 11:13, édité 2 fois
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PETIT PLUS : ancien militaire, il a été déclaré mort pendant un an et demi suite à l'explosion de son campement ≈ après avoir passé un an dans le coma, il s'est réveillé sans aucun souvenir ≈ près d'un an après son retour il n'a toujours pas recouvré toute sa mémoire ≈ il est revenu pour découvrir que sa fiancée était aujourd'hui avec son meilleur ami et qu'il avait une fille
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MessageSujet: Re: sinking in the ocean of faces | hellington siblings   Dim 11 Juin - 19:12



Levé aux aurores comme tous les matins, Matteo est debout quand le reste de la ville semble endormi. Une quiétude qui le rassure presque autant qu’elle l’inquiète, mais elle lui laisse le temps de faire son jogging matinal sans être dérangé par la foule qui se précipite dans le parc dès que les premiers rayons de soleil pointent le bout de leur nez. Il court jusqu’à ce que son corps lui dise d’arrêter, lorsqu’il sent qu’il commence à fatiguer. Il est encore tôt lorsqu’il rentre, croisant au détour des rues des personnes qui semblent à peine trouver le chemin de leur maison après une soirée qui vient de se terminer. Ce qui lui laisse largement le temps de se préparer avant que sa sœur n’arrive pour leur rendez-vous hebdomadaire. Rapidement il trouve le chemin de la douche, se délectant de l’eau froide qui coule sur son corps. Il trouve même le temps de passer au supermarché du coin, pour faire les courses qui lui manquent, sachant qu’Heidi n’arrivera pas avant midi. C’est un rituel, une habitude qu’ils ont prise depuis qu’il est revenu, même s’il est persuadé que celle-ci a au départ été instaurée par sa cadette. Pour autant il ne va pas s’en plaindre, la présence de sa sœur suffit à lui coller un sourire sur le visage pour le reste de la journée. Elle est la seule constante dans sa vie, une des seules présences rassurantes qu’il a trouvée en revenant d’Irak. Lorsque la sonnette retentit, il s’empresse de se diriger vers l’entrée avant que la porte ne s’ouvre sur le visage de sa sœur. Il l’accueille d’un grand sourire, avant qu’une légère grimace ne vienne s’afficher sur son visage lorsqu’elle lui parle de Matt. Cette même grimace qu’il a à chaque fois que l’on évoque n’importe quel homme qui gravite autour de sa sœur. Une grimace presque obligée, qu’il ne contrôle pas, parce que parfois il oublie que sa sœur approche de la trentaine et qu’elle n’est plus une adolescente. « Il a intérêt à être bon alors. »  lui répond-il dans un sourire avant de se décaler pour la laisser entrer dans cette maison qui n’est pas la sienne. Il la suit jusqu’à la cuisine, affichant un léger sourire lorsqu’elle vient lui coller un baiser sur la joue, avant qu’il ne vienne lui ébouriffer légèrement les cheveux. S’asseyant face à Heidi, il n’a pas le temps de parler qu’elle lui demande déjà comment il va. C’est une question qui le fait sourire, une question qu’il a l’habitude d’entendre de la bouche de sa sœur. Si cela pourrait passer pour une banalité, il sait que ce n’en est pas une. Elle semble toujours plus inquiète que lui ne l’est. Il la comprend, parce qu’elle l’a cru mort pendant près de deux ans. Mais il n’a pas envie qu’elle s’inquiète pour lui, plus maintenant, elle l’a déjà trop fait et le plus dur est derrière eux.  « Je vais bien, ne t’en fais pas. C’est le médecin qui me l’a dit, si ça peut te rassurer. Il y a encore quelques détails dont je n’arrive pas à me souvenir mais il est confiant pour dire que tout va finir par revenir. »  Il y a encore quelques détails de sa vie qui manquent à l’appel, mais rien de nouveau depuis la semaine passée, rien que le médecin n’ait pu faire, lui qui se montre confiant pour la suite des événements. Pour le reste il ne sait pas où se situer. Si son corps semble le laisser tranquille, c’est tout le reste qui semble se faire la malle. Mais c’est plus facile maintenant, ça l’est un peu plus parce qu’il a appris à se faire à l’idée, à se faire une raison. Au départ il avait un peu l’impression que le monde s’écroulait sous ses pieds. Les maigres souvenirs qui le faisaient tenir en Irak s’étaient avérées n’être presque qu’une illusion quand il avait appris tout ce qui s’était passé pendant son absence. Mais aujourd’hui, un an avait passé. Une année pendant laquelle il avait pu prendre du recul, et s’il aspirait toujours à récupérer sa vie d’avant, dans une moindre mesure, la tristesse et la colère avaient fini par s’estomper. En partie grâce à Heidi, grâce à Cami aussi. Elle qui avait été un rayon de soleil parmi l’océan de nuages que semblait être sa vie. « Elle va bien, très bien même. »  Un large sourire vient barrer son visage lorsqu’il pense à sa fille, heureux qu’elle soit entrée dans sa vie, même si Cleo ne semblait plus en faire partie. Ou du moins, plus comme avant. « Elles hm ... Elles sont reparties vivre dans notre appartement. Avec Soren. J’imagine que ce sera mieux pour elle. »  Il lève les yeux vers Heidi, ne sachant pas si elle est déjà au courant. Pour lui cet appartement c’est encore le sien. Le sien et celui de Cleo. Un appartement qu’occupe désormais Soren, fait qu’il ne peut occulter de son esprit. Et ce n’est pas sa présence qui lui fait dire que retourner dans cet appartement est une bonne chose pour sa fille, c’est plutôt le fait que c’est là-bas qu’elle a grandi, là-bas qu’elle a ses repères. Pour le reste il ne va pas s’étendre dessus, parce que Heidi sait déjà ce qu’il en pense. « Et toi, comment tu vas ? Tout se passe bien à l’atelier ? »  Il est heureux de la voir s’épanouir dans son travail, fier qu’elle ait ouvert son propre atelier, parce qu’il sait qu’elle a travaillé dur pour en arriver là. Le reste, il ne va pas lui en parler, il n’en a pas nécessairement envie. Prononcer le nom d’Elio devant sa sœur, lui semble désormais être chose interdite, et il n’a pas envie de mettre de l’huile sur le feu. Pourtant il sait qu’il ne va pas pouvoir l’éviter éternellement.



your time has come to shine. all your dreams are on their way. see how they shine. if you need a friend, I'm sailing right behind. like a bridge over troubled water I will ease your mind.


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MessageSujet: Re: sinking in the ocean of faces | hellington siblings   Lun 12 Juin - 14:23





sinking in the ocean of faces
It can't be possible that rain can fall only when it's over our heads. The sun is shining everyday, but it's far away over the world it's said. They've got all the right friends in all the right places. So yeah we're going down. We got all the right moves in all the right places. △
hellington siblings
J’avais remarqué la mimique contrariée de Matteo à l’évocation de Matt. Et une part de moi songeait qu’il ignorait pourtant tout de mon histoire avec le jeune homme de quatre ans mon aîné alors que j’étais encore une adolescente. Mais j’étais habituée à voir ce regard dans les yeux de Matteo lorsque j’évoquais un autre homme. C’était son rôle de grand frère protecteur et ses réactions étaient mon lot de petite sœur. C’était une marque d’amour, je le savais, bien que cela me pesait parfois beaucoup, comme c’était le cas en ce moment concernant ma relation compliquée avec Elio. « Il a intérêt à être bon alors. » répliquait-il, me tirant un petit rire. « Le meilleur de toute la ville, tu m’en diras des nouvelles » affirmais-je, avec un petit sourire en coin. Pour sûr, Matt serait content de savoir que je faisais la promotion de ses talents de barista lorsqu’il n’était pas là. Je m’installais chez Matteo, à mon aise, ayant pris l’habitude de le retrouver dans la maison qu’il partageait avec Hassan que je ne connaissais que trop peu, bien que je l’aie déjà harcelé pour être tenue au courant du moindre soucis qui concernerait Matteo (il n’y avait pas que Matteo qui pouvait être étouffant). A peine installée que je lui demandais comment il allait, question lourde de sens pour moi le concernant. De toute façon, mon grand-frère avait vite compris qu’un petit ça va ne me suffisait pas comme réponse. J’étais sa sœur, je l’avais cru mort pendant presque deux ans, j’étais capable de tout encaisser maintenant et je tenais à ce qu’il y ait une totale transparence entre nous. « Je vais bien, ne t’en fais pas. » qu’il lâchait alors que je lui lançais un regard dubitatif. « C’est le médecin qui me l’a dit, si ça peut te rassurer. Il y a encore quelques détails dont je n’arrive pas à me souvenir mais il est confiant pour dire que tout va finir par revenir. » ajoutait-il, pour me rassurer. Un petit soupir de soulagement m’échappait avant que je ne lui sourie. « C’est une merveilleuse nouvelle. » Par-dessus la table, ma main venait se poser sur la sienne, la serrant doucement puis je la retirais pour me saisir de mon gobelet et porter ce dernier à mes lèvres pour aspirer un peu de liquide chaud.  Au-delà des séquelles physiques que l’explosion et le coma avaient engendrés, c’était surtout les soucis de mémoire de Matteo qui m’inquiétaient, allant parfois jusqu’à m’empêcher de dormir. Heureusement, les choses allaient progressivement en s’améliorant, pour mon plus grand soulagement. Bien sûr, la situation de Matteo était encore loin d’être idéale, à mon grand regret, notamment sa relation avec Cléo, Soren et Cami qui était grandement entachée par la trahison de son meilleur ami et de la femme de sa fille. « Elle va bien, très bien même. » répondait mon frère lorsque je lui demandais des nouvelles de sa fille, me tirant un sourire en écho au sien. C’était un petit-être parfait, à la hauteur de la beauté de ses parents et absolument adorable. J’avais fondu instantanément en la découvrant pour la première fois quelques mois plus tôt. « Elles hm ... Elles sont reparties vivre dans notre appartement. Avec Soren. J’imagine que ce sera mieux pour elle. » Mon cœur chavirait, comme à chaque fois que je songeais à la relation qu’entretenaient Soren et Cléo. Et si avant le retour de Matteo s’était davantage la colère qui avait primé, c’était aujourd’hui la tristesse qui me prenait lorsque je songeais à la vie que Cléo et Soren partageaient, laissant Matteo sur le carreau alors qu’il ne méritait pas ça. J’en voulais toujours beaucoup à Cléo et Soren de poursuivre cette relation, malgré le retour de Matteo mais je n’avais pas l’autorité nécessaire pour les faire arrêter quoi que ce soit. Et je n’avais plus l’énergie de me battre contre eux, tout ce que je désirais c’était le bonheur de Matteo et de Cami, le reste c’était optionnel. De toute façon avec le retour de Matteo dans le monde des vivants, ma relation avec Cléo avait pris un sérieux coup dans l’aile. Si avant le retour de mon frère, j’avais fait des efforts vis-à-vis de la jeune femme pour avoir le plaisir de connaître ma nièce, je me contentais désormais de la voir lorsqu’elle était avec son père, m’évitant au maximum tout contact avec Cléo. Matteo relevait le regard vers moi, sondant ma réaction et je lui rendais son regard avec une petite moue. « Ce n’était vraiment pas comme ça que j’avais rêvé ton retour. » lui soufflais-je en pinçant les lèvres un instant. Le courage et la dignité de Matteo face à cette situation m’impressionnait une fois de plus. Savoir que Soren continuait de vivre dans l’appartement que Cléo et Matteo avaient partagés avant la disparition de ce dernier était difficile à encaisser pour moi. « Et toi, comment tu vas ? Tout se passe bien à l’atelier ? » Matteo changeait de sujet et je souriais un peu, enchaînant à mon tour. « Tout va plus ou moins comme sur des roulettes. Les délais pour sortir la prochaine collection sont vraiment très courts. Du coup, on n’a pas vraiment le temps de souffler, mais tu sais que c’est ce que j’adore » J’étais un peu hyperactive sur les bords, toujours en activité. Il était assez rare de me voir inactive plus d’une soirée à la suite et Matteo était bien placé pour le savoir, ayant dû supporter mes excès d’énergie toute notre enfance. « En plus, on a eu quelques soucis de fournitures, mais tout va rentrer dans l’ordre, comme toujours. » Je lui adressais un sourire avant de boire une autre gorgée de café. « Sinon tout va bien, je t’avoue qu’en dehors du boulot, j’ai un peu de mal à faire grand-chose en dehors. » Ma vie se résumait presque exclusivement à mon travail, en dehors de quelques entrevues avec mes amis. « D’ailleurs, j’ai croisé Elio l’autre jour. » Je savais que je me lançais sur une pente savonneuse. La relation que Matteo entretenait avec Elio avait grandement souffert de la révélation de mes aventures avec ce dernier. Et si pendant ces dernières semaines j’avais évité le sujet avec mon grand frère, moi-même en froid avec Elio, les choses avaient récemment changé. « Il est venu me trouver pour s’excuser tu sais ? » Je jouais nerveusement avec une mèche de mes cheveux, ne regardant pas vraiment Matteo dans les yeux. Mais lui comme moi savait très bien ce que cela coûtait à Elio d’admettre ses torts. J’espérais quelque part que Matteo décide d’accorder une chance à celui qui avait longtemps été son meilleur ami.
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MessageSujet: Re: sinking in the ocean of faces | hellington siblings   Mar 11 Juil - 20:34



Il grimace à l’évocation de Matt. Cette même grimace qui prend place sur son visage lorsqu’Heidi évoque un prénom masculin. Il n’y en avait qu’un seul auquel il avait fini par s’habituer au fil des années, mais il semblait avoir définitivement disparu du paysage. Alors il s’inquiète, regarde d’un mauvais œil toutes les relations qu’elle peut entretenir, comme le grand frère protecteur qu’il sait si bien être. Mais il ne s’attarde pas plus longtemps sur le sujet, et suit Heidi jusqu’à la cuisine. S’asseyant face à elle il fait rapidement l’état des lieux concernant son état de santé. Parfois il aimerait qu’elle s’inquiète moins pour lui. Elle s’est déjà trop fait de souci lorsqu’elle pensait qu’il n’était plus de ce monde, il est temps pour elle qu’elle vive sa vie sans avoir à se soucier de lui. Il va bien et il sait que la réponse est nécessaire, obligatoire, et que s’il n’apporte pas de précisions mais qu’il se contente d’un simple ‘je vais bien’, ce ne sera pas suffisant. Ce ne sera pas suffisant parce qu’elle a besoin de plus de détails pour savoir que tout va bien. Autant physiquement, que mentalement. Physiquement il va bien, son audition et sa mémoire ne reviendront certainement jamais dans leur intégralité, mais ce n’est pas grave, il a appris à faire avec, à se faire une raison. Moralement c’est parfois plus difficile, mais il s’accroche, en témoigne le sourire qu’il accorde à sa sœur lorsqu’elle vient lui prendre la main. Elle sait lui redonner le sourire, comme elle a toujours su le faire, et comme sait maintenant le faire Cami. Son sourire s’agrandit lorsqu’Heidi évoque sa fille. Il se demande où il en serait aujourd’hui si elles n’avaient pas fait partie de sa vie à son retour d’Irak, toutes les deux. Les seules sur qui il avait pu compter, d’un soutien indéfectible, et sans lequel il aurait eu du mal à garder la tête haute, à tenir debout. Il rapporte à sa sœur les paroles de Cleo qu’il a vu la semaine passée. Ca lui fait mal au cœur, bien plus qu’il ne l’avouera à voix haute, pourtant il sait que sa sœur a compris et qu’il n’a pas besoin de mettre des mots sur la peine qu’il ressent. C’est difficile de revenir pour voir que quelqu’un d’autre semble mener la vie qui vous était promise. Mais il s’y était résigné, s’il n’avait pas encore perdu tout espoir, il ne sait pas encore de quoi sa vie sera faite. « Moi non plus. » répond-il à Heidi dans un léger sourire. Mais il n’a pas envie de s’apitoyer sur son sort, pas envie de se plaindre quand il sait toute la chance qu’il a d’être encore en vie. Alors il préfère changer de sujet simplement, s’intéresser à sa sœur pour laquelle il se fait toujours du souci même si elle est plus proche de la trentaine que ce qu’il n’a envie de croire. Il a envie de savoir comment elle va, et comment marche son atelier récemment ouvert. Matteo sourit lorsque sa sœur évoque le fait de ne pas avoir le temps de faire grand-chose en dehors de son travail. Ca le fait sourire gentiment, parce qu’il connait son tempérament, il sait comment elle est, et ça ne le surprend pas le moins du monde. « Je sais que ça va bien se passer et que tout sera parfait comme d’habitude. » Malgré les soucis de fourniture qu’évoque Heidi, il ne doute pas, et elle non plus. « Mais tu devrais essayer de prendre un peu plus de temps pour toi en dehors. » Il sait que c’est plus facile à dire qu’à faire, et même s’il sait qu’elle adore ce qu’elle fait, il n’a pas envie qu’elle ne vive plus qu’exclusivement pour l’atelier. Il espère qu’une fois qu’elle sera mieux installée et qu’elle aura réussi à relâcher la pression, elle trouvera un peu plus de temps pour elle. Lui il ne souhaite que son bonheur et la voir la plus épanouie possible, c’est ce qu’il a toujours souhaité pour elle, et rien d’autre. La voir heureuse suffit à son propre bonheur. Pourtant son sourire vient se ternir lorsqu’il l’entend prononcer le nom d’Elio. Ce n’est pas la même grimace que lorsqu’elle lui avait parlé de Matt qui prend désormais place sur son visage, mais une expression plus dure, plus fermée. Son visage s’assombrit parc qu’ils n’ont plus parlé de celui qui était un jour son meilleur ami depuis des mois. Matteo refuse d’en parler, fait la sourde oreille lorsqu’il entend son nom, préférant faire comme s’il n’avait jamais existé. C’est plus simple, plus simple que d’admettre le fait qu’il ait pu se passer quelque chose avec Heidi, sa si douce et innocente petite sœur. Il préfère ne rien dire, parce qu’il espère que face à son silence sa cadette ne reviendra pas à la charge. Il est venu s’excuser. Il hausse les épaules, essayant de trouver le regard de sa sœur qui semble le fuir. « Et il pense que de simples excuses vont suffire ? » Pour lui ce ne sont que de simples paroles en l’air, même s’il l’a rarement entendu prononcer des excuses de toute sa vie. Il s’en moque, ne veut rien entendre, parce qu’il est encore blessé. Et ça va au-delà du fait de son rôle de grand frère protecteur qu’il prend trop à cœur. Il a l’impression qu’il a trahi sa confiance, qu’il l’a prise pour lui marcher dessus. « Je sais pas si j’ai envie de lui pardonner Heidi. Il sait très bien ce que tu représentes pour moi. » Et elle doit aussi savoir qu’il lui avait demandé de ne jamais, ô grand jamais s’approcher d’elle, sa petite sœur, la plus précieuse à ses yeux, celle pour qui il serait prêt à tout. Mais dans cette histoire, depuis qu’il a surpris cet échange, cette tentative de baiser, il n’a jamais demandé à Heidi ce qu’elle ressentait pour Elio. Pas parce que ça n’a pas d’importance à ses yeux, mais parce qu’il sait. Il sait, il croit savoir au plus profond de lui que c’est de la faute du jeune homme et que jamais sa sœur ne voudrait construire quelque chose avec lui. « Je croyais que vous ne vous parliez plus ? » Il l’avait deviné, sans que pour autant il ne lui pose la question. Peut-être un peu trop naïvement il avait pensé qu’Heidi avait préféré s’éloigner de lui après qu’il ait essayé de l’embrasser, parce qu’elle n’en avait pas envie, mais jamais il n’avait jamais cherché à voir plus loin. Sans doute par peur de découvrir la vérité, et refusant de croire que sa petite sœur n’était plus si innocente qu’il se plaisait à le penser depuis toutes ces années. « Je sais que t’as plus seize ans Heidi, et que j’ai pas besoin de te dire qui tu dois fréquenter ou pas. Mais Elio c’est vraiment pas la personne avec qui je te vois. Et c’est pas seulement ça. Je pensais que je pouvais lui faire confiance, et j’avais besoin de lui faire confiance. » Il veut aussi qu’il comprenne que sa fierté en a pris un coup, l’honneur sacré sur lequel il jure tant a été piétiné. Il tient tout de même à expliquer une nouvelle fois à sa sœur la raison de sa rancœur, de cette colère qui ne passe, de ces images qu’il ne digère pas. « T’en penses quoi toi Heidi de tout ça ? Tu voudrais que je fasse quoi ? » Ils n’en ont jamais parlé, tacitement Matteo avait décidé que le sujet était tabou, et jamais il n’avait pris le temps d’écouter la version de sa sœur, de savoir ce qu’elle en pensait, estimant avoir déjà tout compris de cette scène de quelques secondes qui s’était déroulée sous ses yeux.



your time has come to shine. all your dreams are on their way. see how they shine. if you need a friend, I'm sailing right behind. like a bridge over troubled water I will ease your mind.


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PETIT PLUS : Fût un temps, j'étais fiancée à un homme parfait, que j'ai lâchement quitté pour aller vivre mon rêve de mon côté △ J'ai un berger blanc suisse nommé Lago, cadeau de ce fiancé △ Je suis passionnée de mode depuis mon plus jeune âge △ Née et ayant grandi à Brisbane, je ne jure que par cette ville et le surf
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : It always seems impossible until it's doneMatteo#1
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You are both the quiet and the confusion of my heartHeilio#9Heilio#10
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When I first met you, I honestly didn't know you were gonna be this important to meBeneidi#2
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That feeling that never goes awayMatteidi#2
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You are chaos to my thoughts and I am poison to your heart △ Heidean
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She makes you laugh a little louder and smile a little bigger.Cora#5
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Vittorio#2Edward#1
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MessageSujet: Re: sinking in the ocean of faces | hellington siblings   Ven 4 Aoû - 3:07




sinking in the ocean of faces
It can't be possible that rain can fall only when it's over our heads. The sun is shining everyday, but it's far away over the world it's said. They've got all the right friends in all the right places. So yeah we're going down. We got all the right moves in all the right places. △
hellington siblings
« Je sais que ça va bien se passer et que tout sera parfait comme d’habitude. Mais tu devrais essayer de prendre un peu plus de temps pour toi en dehors. » tentait de me rassurer et de me raisonner Matteo. Ses recommandations me tiraient un petit sourire attendri, en même temps qu’elles me faisaient lever les yeux au ciel. « Du temps pour moi si j’en voulais, il aurait fallu que j’y songe à deux fois avant de décider de lancer ma propre maison de couture » répliquais-je aussitôt avec une petite moue. « Mais ne t’en fais pas, je m’épanoui comme jamais. » lui assurais-je avec un regard appuyé, pour donner plus de poids à mes paroles. C’était la stricte vérité, quand on omettait le véritable chantier qu’était ma vie sentimentale mais ce n’était de toute façon pas avec Matteo que je pouvais aborder ce sujet qui était un véritable terrain miné. Il suffisait de voir la façon dont il se crispait, rien qu’à l’évocation d’un prénom masculin de ma part ou encore la facilité avec laquelle il avait mis fin à presque trente ans d’amitié avec Elio suite au tragique et déplorable incident de la soirée organisée en son honneur. Saisissait d’ailleurs la perche qu’il me tendait bien malgré lui, j’en profitais pour mettre le sujet Elio sur la table, abordant l’histoire d’un tout nouvel angle, espérant apaiser les tensions en faisant mention des excuses que le jeune homme était venu me présenter quelques jours plus tôt. Là où je m’étais attendue à une réaction bien plus vive de la part de mon grand frère, j’étais presque étonnée de le voir garder son calme alors qu’il répondait : « Et il pense que de simples excuses vont suffire ? » Les choses ne promettaient pas d’être simples, bien au contraire, mais il semblait que la colère de l’instant était passée et qu’il était désormais disposé à en discuter calmement. C’était du moins ce que j’espérais, aspirant à pouvoir lui faire part de ma vision des événements. « Ce n’est pas ce que j’ai dit » le reprenais-je en soupirant un petit peu devant sa mauvaise foi. « Mais c’est déjà un bon départ, tu ne penses pas ? » insistais-je avec un petit sourire en coin, consciente que l’humeur de mon frère était amenée à changer d’un instant à l’autre dès que j’aurai été trop loin dans ma volonté de réconcilier les deux anciens amis. « Je sais pas si j’ai envie de lui pardonner Heidi. » De nouveau, je levais les yeux au ciel, de façon plus ostentatoire cette fois-ci, bien que toujours amusée par sa mauvaise foi « C’est ton meilleur ami depuis que tu as l’âge de t’en souvenir. Tu ne vas pas me faire croire que tu n’es pas triste d’en être arrivé à ce stade avec lui. » Elio était plus que son meilleur ami ou mon premier émoi d’adolescente. Il faisait partie de la famille, tout comme Kaecy faisait partie de la famille. Nous avions tous vécu tellement d’aventures ensemble, traversé des épreuves que peu pouvaient imaginer. Et malgré ce que voulait bien croire Matteo, certains liens ne se défaisaient pas comme ça. « Il sait très bien ce que tu représentes pour moi. » enchaînait-il alors, espérant me clouer le bec avec cet ultime argument. Bien sûr, l’amour fraternel que nous nous portions avec Matteo ne pouvait échapper à qui que ce soit. Nous avions toujours été particulièrement proches, parvenant, malgré notre différence d’âge, à partager des amis. Bien sûr, nous avions nos désaccords, nos disputes mais nous n’avions jamais réussi à nous faire la tête, à vivre véritablement séparés l’un de l’autre bien longtemps. C’était justement ce qui avait rendu son départ pour l’armée si difficile pour moi et ça avait été si peu en comparaison de ces longs mois où j’avais cru que plus jamais je ne pourrais lui parler. Encore aujourd’hui, rien que de songer à sa disparition, mon estomac se tordait de douleur, j’en avais le vertige. Pour sûr, je n’étais pas faite pour vivre épanouie dans un monde où mon grand frère n’était plus. Alors il n’y avait pas mieux placé qu’Elio pour savoir ce que je représentais pour Matteo. C’était d’ailleurs là, la base de notre désaccord avec le jeune homme qui avait toujours refusé d’assumer notre relation au grand jour, au nom de cette amitié avec mon frère. « Il le sait très bien en effet » acquiesçais-je avant de poursuivre : « Mais peut-être que j’étais suffisamment importante à ses yeux pour qu’il prenne le risque ou qu’il puisse espérer que tu changes d’avis à notre propos ? » Ce n’était pas une affirmation, parce que je ne pouvais rien affirmer à la place d’Elio. Plus que jamais mes sentiments et mon avenir avec le bellâtre étaient confus. Je ne savais pas à quel point je comptais pour Elio, si je valais réellement le coup à ses yeux qu’il risque son amitié avec Matteo pour tenter quelque chose avec moi. Mais je voulais juste permettre à Matteo de comprendre que tout ceci n’était peut-être pas qu’une question d’attirance physique, pas qu’une histoire d’un soir, une nouvelle lubie ou un défi que c’était lancé Elio en son absence. Car si il y avait quelque chose dont j’étais certaine, c’était qu’il y avait des sentiments entre Elio et moi, c’était ce qui était venu tout gâcher, tout compliquer mais tout renforcer également. « Je croyais que vous ne vous parliez plus ? » relevait finalement Matteo, arquant un sourcil inquisiteur à mon attention et je lui adressais un petit sourire amusé. « Tu sais bien que de nous deux, j’ai toujours été la moins douée lorsqu’il s’agissait de bouder. » Ce que je taisais à Matteo, en revanche, c’était cette impression que j’avais que je ne pourrais jamais me passer d’Elio dans ma vie, que j’en avais besoin à mes côtés, d’une façon ou d’une autre. Et que si aujourd’hui mon cœur n’était pas capable de savoir dans quelle direction il souhaitait aller, j’étais certaine d’une chose : Elio ferait partie de ma vie encore longtemps. C’était du moins un de mes vœux les plus chers. « Je sais que t’as plus seize ans Heidi, et que j’ai pas besoin de te dire qui tu dois fréquenter ou pas. » avait repris Matteo et je l’avais aussitôt interrompu pour lâcher un petit : « Encore heureux ! » Si cette conversation me tenait à cœur, je ne parvenais pas à avoir l’air aussi grave que Matteo. Je ne voulais pas que la conversation instaure un froid entre nous, je voulais simplement une discussion entre deux adultes, aptes à écouter l’autre. « Mais Elio c’est vraiment pas la personne avec qui je te vois. Et c’est pas seulement ça. Je pensais que je pouvais lui faire confiance, et j’avais besoin de lui faire confiance. » Je lâchais un petit soupir. « Un seul homme trouverait-il un jour grâce à tes yeux me concernant ? » Jusqu’ici, jamais un homme ne semblait convenir, même Dean avait toujours dû faire ses preuves face à un Matteo plus que dubitatif. « Mais je comprends cette histoire de confiance. Laisse-lui au moins le bénéfice du doute, le temps d’une conversation ? Peut-être t’apprendra-t-il des choses que tu ignores et qui pourraient te faire voir la situation sous un tout autre angle. » C’était surtout ça, le silence de mort qui s’était établi entre les deux amis, que je déplorais. Il n’y avait rien de pire que le manque de communication, ma relation avec Elio en avait déjà fait les frais, je n’avais pas envie que d’autres en pâtissent. « T’en penses quoi toi Heidi de tout ça ? Tu voudrais que je fasse quoi ? » me demandait-il finalement pour la première fois de ma vie. J’étais presque étonnée de le voir se tourner vers moi de cette façon, visiblement réellement intéressé par mon point de vue sur la situation. Alors je restais silencieuse un moment, le temps de sélectionner les informations que j’étais prête à partager avec lui, tout en occultant les passages qui ne joueraient pas nécessairement en faveur d’Elio. C’était particulièrement étrange de me confier à mon frère sur ma vie sentimentale qui avait toujours été un tabou entre nous. « Je pense qu’Elio et moi, c’est compliqué. Que ça l’a toujours été et que ça le sera sûrement toujours. Mais que ce n’est pas foncièrement quelque chose de mal en soi. Je sais que tu imagines que c’est Elio qui m’a influencée, qui m’a attiré dans ses filets mais ce n’est pas comme ça que ça s’est passé. J’étais parfaitement consciente de ce qu’il se passait et j’ai même joué un grand rôle dans notre rapprochement. Pour être totalement honnête… » commençais-je, sentant déjà mes joues s’empourprer rien qu’à l’idée de parler de tout ceci avec Matteo. « Il a souvent essayé de me repousser, au nom de cette foutue amitié avec toi. Disons que j’ai lourdement insisté, ça n’a donc pas grand-chose de surprenant de l’avoir vu céder. » C’était gênant de parler de mes relations amoureuses avec Matteo, même aujourd’hui, même alors que j’approchais de la trentaine et que je n’étais plus une petite fille. « Tu veux bien, pour moi, accorder à Elio une seule conversation ? L’écouter au moins une fois te donner sa version de l’histoire ? » le suppliais-je presque, avec une petite moue boudeuse.
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