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 He's my best f*cking friend ! | Auden Wells

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ÂGE : 36.
SURNOM : Gio.
STATUT : Célibataire.
MÉTIER : Barmaid en boite de nuit.
LOGEMENT : Recherche appartement ou maison ;)
I'm Italesbian.
POSTS : 108 POINTS : 0

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS : ◊Robin-Hope Berry ◊Thalia Vasilis ◊Auden Wells
◊Caroline Bauer
RPs TERMINÉS : ◊Lene Adams
PSEUDO : San
AVATAR : Kate Moennig
CRÉDITS : Gif (c) Giphy.com
DC : Non.
INSCRIT LE : 22/01/2017
http://www.30yearsstillyoung.com/t13393-i-don-t-give-a-sht#495353 http://www.30yearsstillyoung.com/t13471-gio-one-day-we-shall-die-but-all-the-other-days-we-shall-be-alive

MessageSujet: He's my best f*cking friend ! | Auden Wells   Mer 17 Mai - 14:11





He's my best f*cking friend !


Giovanna Salvaggi ? Auden Wells


“Surround yourself with
people who push you,
who challenge you,
who make you laugh,
who make you better,
who make you happy.”


La première heure après le réveil était la plus dure de la journée, quand on avait le train de vie de Gio. Fêtarde, pas matinale, et une fâcheuse tendance à repousser les limites du corps en dépit des signes évidents d’une fatigue persistante. Tant qu’elle n’avait pas bu son café du matin – jamais avant onze heures –, son cerveau était proche de l’état de mort clinique. Et plus particulièrement ce jour-là, après une soirée de débauche où alcool, clopes et sexe s’étaient mélangés en un cocktail explosif.

Un mal de crâne était venu à bout de sa volonté de prolonger sa grasse matinée. Une fois le mode zombie activé, elle avait pris une douche et s’était enfin préparée pour se rendre au Pearl Cafe. Bien que l’hôtel proposât un service de restauration le matin, Gio préférait la cordialité d’un bar-café. Et surtout, elle pouvait se lever à l’heure qu’elle voulait sans la contrainte de respecter les horaires d’une cantine.

Bordel, la douche lui avait fait un bien fou. Sa migraine n’était presque plus qu’un mauvais souvenir, et elle se sentait physiquement fraîche et détendue. Seul son esprit, encore touché par les excès de la veille, restait embrumé. Mais pour y remédier, il n’y avait qu’une solution, et le gérant du café qu’elle commençait à bien connaître la devança en la voyant entrer dans son commerce :

— Un café allongé, c’est ça ?

Gio s’approcha du comptoir en acquiesçant silencieusement, avec la sale impression que deux poids tiraient ses paupières inférieures vers le bas. Elle aurait presque juré avoir le même regard pathétique et maladif d’un basset.

— En fait, t’es matino-daltonienne, c’est ça ? continua le barman.

L’androgyne lui jeta un regard de travers, provoquant le rire du gérant. Il avait l’air de très bonne humeur.

— Comment ça ?
— Ben tu sais que le matin existe, mais t’en vois jamais la couleur !
— Oh putain...

Malgré sa fatigue, elle était obligée de rire face à une blague d’aussi piètre qualité. Le pire, c’est qu’il l’avait sans doute entendue à la radio et avait cherché la meilleure occasion pour la replacer.

Elle déposa un billet une fois le café servi et jeta un regard par-dessus son épaule pour visualiser les endroits de la terrasse les plus exposés au soleil. Elle se figea soudain en y découvrant un homme installé à une table, apparemment concentré sur son smartphone.

— Oh merde... Auden ?

Dire qu’elle était forcément passée devant lui et qu’elle ne l’avait pas remarqué. En même temps, qui aurait pu croire qu’elle retrouverait ce gars ici ?

Avec un sourire enjoué, elle s’empara de son gobelet en carton et regagna la terrasse.

— Auden Wells ? souligna-t-elle en arrivant sur le côté, pour attirer l’attention de l’homme.

par humdrum sur ninetofive





ITALESBIAN

« Sexuality is fluid, whether you're gay or you're straight or you're bisexual, you just go with the flow. » ©️ anaëlle.




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ÂGE : Toi, ça fait bien trente-neuf ans que tu montres ton cul à qui veut le voir. (25/10/1978)
SURNOM : "L'alien", selon les titres racoleurs. Le "Gainsbourg du troisième art" pour Giovanna, c'est avec ce genre de déclarations lambda qu'on t'apprivoise .Pas des plus glorieux dans la bouche de certain(es), tu resteras Auden pour les intimes. Auden et quelques noms d'oiseaux dissimulés de ça et là.
STATUT : Girouette accomplie, marié à ses pinceaux. Géniteur d'une hippie de dix-huit ans qui vient d'apparaître dans sa vie.
MÉTIER : Basquiat des temps modernes.
LOGEMENT : #112, Pine Rivers

POSTS : 351 POINTS : 0

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Personnalité misanthrope. ≈ Le genre de trentenaire n'ayant jamais raccroché sa crise de l'adolescence ≈ Vrai goujat avec les filles ≈ Ne se prive pas de dire tout haut ce que beaucoup penseront tout bas, pas forcément en accord avec les idées mais par plaisir de faire chier son monde ≈Consommateur de stupéfiants en tout genre. ≈ Noctambule sur les bords. ≈ Esprit lunaire. ≈ Amoureux des voyages, son appartement est un petit musée qu'il prend soin de compléter ≈ Narcissique, qu'ils diront. ≈ Tatoué maladif ≈ Fêtard "Jackass"≈ Excentrique perfectionniste. ≈ Superviseur détesté, artiste admiré.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Ginny Gio Violet Nina

RPs EN ATTENTE : Ariane; Lloyd; Edward; Matt; Nissrin; Cole;
RPs TERMINÉS :
in coming.
PSEUDO : blue.v; solène.
AVATAR : James Edward Franco.
CRÉDITS : mine
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INSCRIT LE : 23/04/2017
http://www.30yearsstillyoung.com/t14834-auden-tout-est-plus-glamour-quand-vous-le-faites-sur-votre-lit-meme-peler-des-pommes-de-terre http://www.30yearsstillyoung.com/t14853-auden-the-high-life http://www.30yearsstillyoung.com/t14857-auden-wells

MessageSujet: Re: He's my best f*cking friend ! | Auden Wells   Ven 19 Mai - 3:47



He's my best f*cking friend - Gio
EXORDIUM.
Tu aurais pu faire le choix de ne pas laisser Morphée et ses tentacules t'emporter dans le néant le plus complet. Non, en fait, tu aurais dû. Ces murs nacres, la recharge d'ylang ylang posée sur la table de chevet, empoisonnant ta cloison nasale, te réveillant à la hâte aussi. Tes paupières se referment après quelques secondes de contemplations des alentours. Tout, sauf l'envers du décor et le portrait de celle qui te prend au piège dans ses draps bien lisses. Bordel, où est-ce que tu es tombé ? Après quelques longue secondes de réflexions  et de plaintes indénombrables sur ton état physique actuel, tu attrapes non sans mal ton téléphone posé sur la pile de fringues entassée au bord du divan.DIX HEURES TRENTE QUATRE et un quota de sommeil pourtant inachevé. Quelques appels en absences de ceux t'ayant embrigadé là-dedans, des messages  sibyllins digne des plus gros traîtres. " Amuses toi bien, vieux ! " Et ça se dit vieux potes de lycées en te laissant à la merci d'une.. d'une... mais merde, qu'est-ce que tu en sais ? Tu tiens pas à savoir, déjà mal à l'aise avec l'idée du rôle inversé. En espérant que Marley ait eu l'idée de nourrir ton chat. Tu te décides enfin à te lever, précipitamment et sans te retourner, t'habillant aussi furtivement que tu fais l'inventaire de toutes les choses à ne pas laisser ici. Tout est tellement blanc, angélique, pure autour de toi, à tel point que l'idée même d'y gâcher une cigarette te traverse l'esprit. T'as à peine le temps de l'allumer que tu es déjà sorti de l'immeuble, errant jusqu'au premier café qui croise ta route. Bon, tu connais l'endroit, c'est déjà un bon début, non ? Petit rappel Wells : La prochaine fois que tu songes à jouer au brave chevalier servant, laisse ton instinct guider tes choix aux plus pratiques.

" Installez vous en terrasse je vous prie, nous vous apportons tout ça dans quelques petites minutes." . Tu ne sais pas si ton allure rend responsable l'état presque épeuré de la serveuse, mais elle s'empresse de s’éclipser quand toi, tu t'empares de ta dose de caféine déjà posée au comptoir, en attendant le miracle du bagel au saumon en édition limité que ta sale pâteuse ne pouvait éviter. Lunettes sur le nez, tu te languis de voir ton plateau arriver, plongeant ta tête dans les actualités en guise de passe-temps. Du moins, jusqu'à ce que ton téléphone ne se suicide de sa batterie à son tour. Vivement ton retour à l'appartement, et vite. "Auden Wells ?" Non. Là, vraiment, tout de suite, maintenant, non. " Non, dégagez, j'fais pas de selfie." Parce que ton nom complet, on le retrouve chez les admirateurs ou dans le bureau des cowboy australiens, à la limite. T'entends pas les pas s'éloigner, non, juste une silhouette immobile qui te fait de l'ombre et pour une fois, l'expression n'est pas péjorative. Les bains de soleil, c'est loin d'être ton truc à toi. Intrigué, tu lèves la tête, prêt à surenchérir pour autant mais ton élan n'aboutit pas quand tu reconnais la personne qui vient te déranger dans ta tranquillité de piètre qualité. Reconnaître étant un bien grand mot, il te faudra quand même quelques secondes avant de poser un nom sur le personnage. Grande et frêle, androgyne assumée, le genre à doser tes cocktails à l'excès pour mieux t'apprivoiser ensuite, enfin, seulement si tu possèdes les attributs féminins qui lui vont si bien. " Bordel... Gio, dis-moi que tu es mon ange gardien.". Oui, sûrement, à chaque problème sa résolution. Peut-être que tu es mort, elle aussi, tu ne vois pas d'autre explication à croiser ton acolyte californienne à l'autre bout du monde, dans cette ville que tu chéris pourtant tant. Et quand ton alléchante collation vient à apparaître synchroniquement, tu ne vois pas d'autre explications à une tel poussée de réflexion, autre que la remontée acide. Tu lâches un rire on ne peut plus nerveux, poussé par ton état actuel et le pathétisme qui en résulte. " Je peux comprendre que mon supposé accent ait envoûté la ricaine que tu incarnes, mais de là à venir me fliquer, tu m'épates. " . Tu caches tout de même ta surprise avec grande difficulté. Bonne surprise, puisque la jeune femme fait partie des privilégiées à bénéficier d'un sincère sourire de ta part, surtout, SURTOUT, au vu des circonstances.







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MessageSujet: Re: He's my best f*cking friend ! | Auden Wells   Lun 22 Mai - 3:00





He's my best f*cking friend !


Giovanna Salvaggi ? Auden Wells


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En voilà un qui n’avait pas changé depuis tout ce temps ! Bourru, et du genre à ne pas aimer être importuné. Un comble de la part de quelqu’un ayant choisi la voie du crayon, et donc le monde de paillettes qui en découlait quand le succès pointait son nez là-dedans. Un monde souvent qualifié d’impitoyable et de prison dorée par les artistes eux-mêmes. Si une majorité faisait bonne figure en affichant leur sourire Colgate dès qu’ils faisaient un pas en-dehors de leur appartement privé ou de leur suite royale à l’hôtel, d’autres ne cachaient pas le revers de la médaille, malgré un discours à la saveur aigre-douce. Ce genre de discours interminable qui ressemblait plus ou moins à cela : « Oui, il faut comprendre que ce milieu n’est pas tendre. L’hypocrisie entre les artistes n’est plus à prouver... Et n’oublions pas la contrainte des vernissages, qui nous amène parfois à passer plus de temps dans l’avion et à l’étranger que chez nous, entourés de nos proches... Il y a aussi les séances de dédicaces. C’est toujours un plaisir de rencontrer nos admirateurs, mais avec le train de vie que nous menons, il est parfois difficile d’apprécier ces moments. Sans compter que nous sommes invités à des expositions qui, parfois, présentent des œuvres qui ne nous font pas vibrer, dont on ne se sent pas proche. Mais il est bien évidemment déconseillé de décliner les invitations de nos confrères et consœurs. » Enfin, tout le blabla geignard des artistes qui trouvaient encore le moyen de se plaindre de manger des toasts au foie gras et au caviar. Bref, le genre de blabla que Gio avait tendance à écourter d’un « Beh, chiudi la bocca e vai a lavorare nella ristorazione ». Une réplique pouvant se traduire par... euh, pas très important de le savoir, tout compte fait.

Et parmi tous ces artistes qui lui avait été donné de rencontrer, il y avait eu Auden. Le mec qui s’était de suite démarqué des autres. Un extraterrestre du milieu, et clairement pas de la même espèce que ces snobs incapables de se rendre compte de la futilité de leurs soucis.

Oh, il lui était arrivé, au bout de quelques verres bien dosés, d’envoyer chier le monde entier pour le refaire à sa façon, avec toute la clairvoyance et le rationalisme que l’on peut attendre d’un type quelque peu embrumé par l’alcool. Mais jamais il n’avait eu ce ton doucereux et larmoyant, si insupportable pour le commun des mortels.

Auden. Le mec qui n’aimait pas s’emmerder avec les convenances et qui provoquait les scandales tant par ses œuvres que par son comportement anticonformiste.

Auden, ou « le Gainsbourg du troisième art ».

Un surnom justement attribué quelques années plus tôt par Giovanna Salvaggi elle-même, alors jeune serveuse anonyme au cœur de L.A., produit exporté et lesbienne assumée. Et en lui léguant ce titre, elle avait également cerné le Gainsbarre qui sommeillait en cet homme libre et résolument tête à claques. Les soirées de beuverie où les deux comparses avaient parfois joué avec le même gibier ne se comptaient plus ! De leur rencontre fortuite, il avait résulté une amitié étrange, fortement marquée par l’indépendance des deux sujets, mais également par l’entièreté de leurs caractères étonnamment semblables et compatibles. Un miracle quand on savait de quelle manière Auden traitait les femmes en général. Mais à bien y réfléchir, qu’y avait-il de féminin chez Gio ? Pas grand-chose entre son comportement masculin et son corps ambigu...

L’androgyne sourit de toutes ses dents face au moment de flottement de son vieil ami. Puis lorsqu’il s’exclama sans chercher à masquer sa surprise, elle éclata d’un rire sincère. Posant son café, elle lui serra la main avant de l’attirer vers elle pour une franche accolade.

— Faut bien quelqu’un pour te surveiller ! rétorqua-t-elle. Tu me crois si je te dis que je suis venue ici sur un coup de tête, sans me souvenir que c’était ton fief ?

Elle récupéra son café et, toujours debout tant qu’elle ne serait pas invitée à s’assoir, Gio apprécia une première gorgée du liquide noir et brûlant.

— Alors, qu’est-ce qui t’arrive ? s’enquit-elle avec une expression un peu plus douce. Désolée de te le dire, mais t’as l’air ravagé.

Elle pouvait parler, elle devait pas avoir meilleur mine, à tel point qu’elle hésitait presque à remettre ses lunettes de soleil pour cacher la misère de ses yeux rougis par le manque de sommeil.

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MessageSujet: Re: He's my best f*cking friend ! | Auden Wells   Ven 26 Mai - 19:44



He's my best f*cking friend - Gio
EXORDIUM.
Giovanna. Une grande décharnée, les cheveux corbeau en bataille. Giovanna, la barmaid qui avait bien fait de te prévenir que ton guide du petit routard avait un train de retard sur les bars du West Hollywood à visiter unanimement. Un verre de pitié, un second verre d’invraisemblance, un troisième verre absurde. Elle était devenu Gio, la menthe religieuse en service, le sujet d'un véritable bouquin dont les mots se griffonnent, se tracent en spirales, couches épaisses, sombres, notoires. Oui, elle t'a convaincu de quitter ton motel de Compton pour aller voir la beauté, du moins aux yeux du monde, là où tu ne la retrouverait pas de ton point de vue on ne peut plus subjectif. Tu avais passé la première semaine dans le sud de la ville à contempler l'envers du décor, côtoyer la beauté dans la misère comme les autres tendent à la qualifier et tu pensais d'ailleurs que cela allait te suffire. Il t'a fallu une fois, une seule fois, l'exception, la trahison, l'appel des basses et du peuple angelin, l'appel du Sunset Boulevard à la tombée de la nuit, seul mais plus pour très longtemps, tu le savais. Et l'avantage avec tout ça, c'est que le bénéfique, tu le retrouveras dans les cocktails de camionneur d'une partenaire de taille, loin du chien australien qui court ordinairement à l'affût de son os. Pudique, Wells ? Non, juste animé de l'énième caprice interne d'un artiste inspiré. De cette soirée résultera une guide poudrée et un tableau vendu à quelques dix-milles dollars australiens, rien que ça pour t'autoproclamer grand gagnant. Pourquoi vivre en ligne droite quand on sait que la Terre est ronde ?

" Bien-sûr " Souffles-tu en désignant d'un mouvement de tête la chaise d'en face. Tu te redresses en lui faisant face; elle n'avait vraiment pas changé. " J'admire ton côté spontané mais tu ne vas pas trouver ton harem ici." Quoi que. Après tout, qu'est-ce que tu fais là toi ? " Parle pour toi ! " Tes muscles se détendent peu à peu, t'ose même lâcher un rire quand elle constate que les lunettes ne suffisent plus à cacher l'âme vagabonde qui sommeille en toi. " La nuit fut courte. T'as rien qui traîne dans les poches ? " Aspirine, fin de joint, ce genre de choses ? Quelque fois, vous oubliez souvent votre âge. Adepte de l'adage du "qui ne compte pas", jusqu'à finir un jour au summum de ce sans-limite, attirer la foudre et majorer le casier. Tant qu'on ne voit pas le danger, il n'existe pas, n'est-ce pas ? L'organisation, que du radotage quand le destin t'amène à croiser le chemin de centaines de vilains petits canards aux quatre coins du globe. Tu restes pourtant convaincu que la beauté de ces rencontres s'observe à leur éphémérité. " Tu vas comprendre ce que ça fait que de tomber sur un guide barge, navré pour toi. " La vengeance est un plat qui se mange froid. Givre qu'elle apprécieras si tu lui rends la monnaie de sa pièce. Du moins, si la trentenaire cerne cette arrière pensée irréfléchie.









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MessageSujet: Re: He's my best f*cking friend ! | Auden Wells   Ven 2 Juin - 10:48





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Gio prit place sur la chaise proposée et remua sa cuiller en plastique dans son gobelet d’un geste mécanique. Elle avait du mal à aligner deux pensées cohérentes. La fatigue, évidemment. Accoudée sur la table pour soutenir sa tête trop lourde, elle jeta un regard cerné à Auden et lui glissa ce sourire aussi franc qu’énigmatique, qui faisait sa signature. Ne pas trouver son harem à Brisbane ? Pourtant, depuis son arrivée, elle n’avait pas beaucoup connu de nuits en solitaire. Ce qui lui avait d’ailleurs permis de vite quitter cette chambre d’hôtel un peu trop impersonnelle à son goût, qui l’avait dépannée au tout début de l’aventure.

Mais bon, il n’était pas très utile de dire à Auden qu’elle avait déjà fait honneur à sa réputation de collectionneuse. Déjà parce que ça ne l’intéressait pas plus que ça, tant que Gio n’était pas dans la merde. Eh oui, Auden, aussi excentrique, atypique et égocentrique était-il, avait su se montrer présent dans les moments les moins glorieux de la jeune femme. En l’occurrence, quand la cavaleuse italienne s’était retrouvée dans une position dangereuse, où un Mexicain jaloux d’avoir surpris sa femme avec une lesbienne avait décidé de la prendre en chasse pour lui régler son compte, l’artiste avait su décrocher son portable à l’appel de Gio et arriver à temps.

Ce jour-là, Gio s’en était sortie avec une blessure à la lèvre et un œil au beurre noir. Et ce sauvetage avait suffi à l’androgyne pour mieux comprendre Auden, et sa façon particulière de percevoir l’amitié.

— Rien du tout... j’essaie de plus trop tremper là-dedans depuis que j’ai failli me retrouver en taule, répondit-elle en fouillant malgré tout ses poches.

Heureusement que les flics avaient été conciliants ce jour-là, surtout quelques semaines avant son départ pour l’Australie. Même si un casier judiciaire non vierge n’était pas forcément un signe de refus pour se tirer de l’autre côté du globe, cela aurait pu s’avérer compromettant.

— Mais ouais, ça manque un peu, je dirai pas non à un truc qui... ah, attends deux secondes.

Elle extirpa de sa porte une boîte de Motrin, un médicament à base d’ibuprophène, en vente libre aux Etats-Unis. Du moins les éditions à faible dosage.

— Je peux même t’en faire cadeau ! lui lança-t-elle avec un rictus amusé. Visiblement, t’en as plus besoin que moi...

Elle apprécia une autre gorgée de son café. Le liquide encore chaud était assez fort pour camoufler sa fatigue, et elle se sentait déjà reprendre ses esprits et sa concentration. Après un regard circonspect à l’attention d’Auden, elle sourit et murmura de sa voix feutrée :

— C’est un reproche à peine voilé, ou je me trompe ?

Heureusement pour Auden, Gio avait la mémoire courte, et surtout très sélective. Et elle ne se souvenait pas avoir failli à son rôle de guide à l’époque où elle lui avait fait visiter L.A. Enfin... En réalité, elle n’avait que peu de souvenirs de cette courte période où les abus s’étaient accumulés, entre alcool, sexe et drogue. Mais si l’artiste avait conservé tous ses souvenirs, il avait certainement de lourds dossiers au sujet de Gio. Oh, elle n’avait jamais été défoncée au point de se balader à poil dans les rues. Par contre, il devait se souvenir de ce moment épique après quelques verres, un joint et le visionnage d’un film bien pourri dans une salle de cinéma, où Gio, s’était mesurée contre un total inconnu dans une course à plat ventre pour descendre les marches depuis le haut de la salle jusque tout en bas.

Mais le plus étonnant dans tout ça, c’était sans doute d’avoir trouvé un mec qui avait accepté le défi. Quelques secondes de rampement pour dévaler les escaliers et une victoire plus tard, Gio n’avait plus gardé aucun souvenir de cette compétition absurde. Seuls ses bleus et une vidéo qu’Auden avait dû conserver précieusement avaient constitué la preuve de son absurdité passagère.

— D’un côté, visiter le pays avec un vrai guide touristique, ce serait monstrueusement ennuyeux, affirma-t-elle avec un clin d’œil.

Après tout, l’androgyne n’était pas le genre de femme à rêver d’une vie bien rangée. Le goût de l’aventure, peu importe l’âge, avait toujours ce goût exquis.

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MessageSujet: Re: He's my best f*cking friend ! | Auden Wells   Dim 4 Juin - 17:16


He's my best f*cking friend - Gio
EXORDIUM.
Tu oses lâcher un petit rire inopportun à la première remarque de la brune. Oui, c'est sûr, il ne fallait pas tomber sur un modèle universel de respect des mœurs et autre soucis conventionnels. Giovanna est aux antipodes de la sainte Nitouche mais semble dotée d'une facilité à l'attirer dans ses filets. Filet ouvert, troué, vieil outil qui lui vaudrait quelques tracas, en témoigne ce soir où tu as du venir à son secours. Une aide dont tu te serais bien passé tant le mot te répugne. Adepte du "chacun sa merde", personne n'est venu à ton secours quand ton père t'a foutu à la rue fut un temps révolu. Il faut dire que l'orgueil et l'autonomie, le silence, rien de tout cela ne s'allie à l'âme charitable du passant bosseur, aveuglé. L'homme se découvre constamment. Ce soir-là, tu en as fait l’expérience, te sentant presque obligé de foncer tête blessé, le taureau dans le corridor, blessé dans son estime, touché par l'appel d'une sœur, l'instinct animal. Il faut aussi avouer que tu n'en gardes pas un grand souvenir, probablement sous l'emprise d'un psychotrope qui avait dès lors fait ressortir le Bruce Wayne enfoui en toi le temps d'une soirée. Tout de suite moins héroïque n'est-ce pas ? " Ouais.. ou à la morgue. " Parce que tu es le genre de connard pour lequel il faut toujours se sentir redevable, même sans la moindre raison. Avec Gio, c'est un peu plus différent, tu te surprends même à lâcher la bombe sur un ton humoristique, acerbe et franc-jeu qui ferait pâlir les prudes gens. Son manque de tact t'avais tout de suite séduit, en tant qu'artiste, en tant qu'homme, la concurrence bien vite évaporée au profit d'une admiration sans-limite pour les lesbiennes de Californie. Oui, tu préfères cibler car c'est dejà un miracle de te faire rire sur la futilité de ce monde.
Quand elle te sort le Saint-Graal, tu soupires de soulagement, trop las pour espérer rentrer chez toi encore en vie ou en liberté. C'est donc tout naturellement que tu cries sur le premier serveur que tes yeux croisent, pris en otage par les retraités de la table d'à côté. " Hey toi là, fais ton putain de job ! Ça fait dix minutes que je gueule pour un verre d'eau. Un café, un verre d'eau, le calcul est simple non ? "
Pauvre môme sûrement à l'essai, s’exécutant de ton mensonge à la va-vite en s'excusant quand tu en rajoutes une couche sur le service déplorable. On sait comment tu obtiens tout ce que tu veux, Gio te connait aussi sur tes airs de show man invétéré. Tu ouvres la boîte, prends deux, trois, peut-être quatre cachetons tout en écoutant les dires de la jeune femme. " T'appelles ça un reproche ? Tu savais que ta  copine rouquine possédait un chybre et tu m'as pourtant laissé la draguer ! " Et bien que tu restes un gay-friendly, tu sais que tu en resteras là, même avec des grammes d'alcool dans le sang. " Quoi qu'il en soit, je n'ai rien de prévu aujourd'hui. Donc si tu veux découvrir une mine d'or, je t'invite à rentrer avec moi. " A ton tour de lui lancer un clin d’œil, imperceptible puisque caché sous tes lunettes. L'esprit ailleurs, le besoin de t'éclater de nouveau, tu es bien content d'avoir de nouveau croiser la route de la demoiselle, pour le pire, le meilleur, les deux en même temps, affaire à suivre.









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MessageSujet: Re: He's my best f*cking friend ! | Auden Wells   Ven 23 Juin - 0:47





He's my best f*cking friend !


Giovanna Salvaggi ? Auden Wells


“Surround yourself with
people who push you,
who challenge you,
who make you laugh,
who make you better,
who make you happy.”


Gio secoua la tête, un sourire à peine voilé face à la réplique cinglante de son partenaire de débauche. Comprendre parfaitement Auden était impossible, et elle se gardait bien de prétendre le connaître par cœur. Toutefois, elle avait toujours accepté le tempérament versatile de l’homme, et finalement, les deux énergumènes s’arrangeaient très bien comme ça. Comme certains proches de Gio l’avaient souligné, deux caractères opposés, mais étonnamment complémentaires.

Alors que ses papilles atteignaient l’orgasme durant cette quatrième gorgée de café et qu’elle observait le paysage offert depuis la terrasse de l’établissement, elle ne put que surprendre Auden dans toute sa splendeur : gueulard, vindicatif, et d’une abominable mauvaise foi. Elle contempla le pauvre gosse qui filait vers le comptoir pour rapporter la commande, les fesses aussi serrées que deux décapotables sur un parking au moment des soldes. Désabusée, elle se tourna vers Auden avec un large sourire, contenant difficilement le rire qui menaçait de franchir ses lèvres. En secouant un peu la tête, elle lui lança le plus naturellement du monde :

— Mec, tu m’aurais parlé comme ça pendant mon service quand je t’ai rencontré, je t’aurais jeté ton verre d’eau à la tête...

Mais le gamin n’oserait certainement pas remettre à sa place l’artiste et lui faire ravaler son humeur massacrante. Une chose était certaine, Gio en aurait été parfaitement capable le jour de leur rencontre, même sous le regard affolé d’un patron soucieux de la satisfaction de sa clientèle.

L’Italienne expatriée contemplait le pauvre débutant, sans pour autant cesser d’écouter son ami. Soudain, un rire au fond de sa gorge secoua ses épaules. Ainsi, Auden se souvenait de « Mitzi ». Un puissant avocat le jour, et une femme libre la nuit. Le bon plan pour porter des robes à longueur de temps !

— Tu lui manques, d’ailleurs, souligna-t-elle, autant par sincérité que pour le plaisir de remuer le couteau dans la plaie.

Eh oui, qu’il l’eût souhaité ou non, Auden avait fait sensation auprès de Mitzi, ce soir-là. Et c’était souvent que l’homme de loi, en passe de faire de son rêve transidentitaire une réalité, demandait des nouvelles de celui qui avait fait chavirer son cœur d’artichaut le temps d’une soirée. Celui qui, d’ailleurs, avait pris ses jambes à son cou en découvrant la vraie nature du travesti.

Visiblement, Auden n’en voulait pas plus que cela à Gio... De toute façon, à traîner dans les rues de L.A. avec une lesbienne, difficile de ne pas être confronté au monde de la nuit, et à ses étranges créatures, parfois compliquées à cerner, souvent difficiles à appréhender. Elle ne l’avait pas mis en garde à l’époque, mais l’artiste n’étant pas né de la dernière pluie, elle avait estimé qu’il était en mesure de s’attendre à tout et n’importe quoi dans la ville la plus déjantée de tous les États-Unis.

— T’es vache de ressortir de vieux dossiers comme ça, alors qu’il est même pas encore onze heures du matin, souligna-t-elle en reposant sa tasse vide.

Elle leva le nez quand il lui proposa un peu de son temps, puis cligna des yeux un instant avant de répondre, un brin amusé :

— Il ne doit pas y avoir beaucoup de filles ayant entendu ces mots sortir de ta bouche, alors autant profiter du privilège. Et puis ma présence t’évitera l’ennui mortel qui régit ta vie.

Petit coup de cynisme alors que la vie d’Auden ne ressemblait clairement pas à un long fleuve tranquille. Mais c’était comme ça qu’ils s’adoraient : des piques en public, de la complicité dans l’intimité.

Bon, c’était pas le tout... À présent que le café était bu, la suite logique dans le bon déroulement de cette belle matinée donnait à la clope du matin une certaine priorité. Bien qu’elle n’avait pas envie de bouger dans l’immédiat, elle ne souhaitait pas non plus importuner les éventuels consommateurs susceptibles de choisir la terrasse.

— Et sinon, quoi de neuf ? Une Madame Wells, peut-être ?

Bien que l'on pouvait aisément prendre en pitié une hypothétique épouse Wells, Gio ne perdait pas espoir de voir l'oiseau libre se poser sur une branche, et peut-être y faire son nid.

Mais au vu de l'énergumène, cela semblait compromis...

par humdrum sur ninetofive





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STATUT : Girouette accomplie, marié à ses pinceaux. Géniteur d'une hippie de dix-huit ans qui vient d'apparaître dans sa vie.
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PETIT PLUS : Personnalité misanthrope. ≈ Le genre de trentenaire n'ayant jamais raccroché sa crise de l'adolescence ≈ Vrai goujat avec les filles ≈ Ne se prive pas de dire tout haut ce que beaucoup penseront tout bas, pas forcément en accord avec les idées mais par plaisir de faire chier son monde ≈Consommateur de stupéfiants en tout genre. ≈ Noctambule sur les bords. ≈ Esprit lunaire. ≈ Amoureux des voyages, son appartement est un petit musée qu'il prend soin de compléter ≈ Narcissique, qu'ils diront. ≈ Tatoué maladif ≈ Fêtard "Jackass"≈ Excentrique perfectionniste. ≈ Superviseur détesté, artiste admiré.
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MessageSujet: Re: He's my best f*cking friend ! | Auden Wells   Jeu 20 Juil - 0:04



He's my best f*cking friend - Gio
EXORDIUM.
C'est le récit d'une étrange bête qui se perd à apprécier le monde qui l'entoure et la population qui en résulte, cette fascinante mixité urbaine qui se contemple d'un œil sage et lointain, à l'instar d'une oeuvre mise sous clé, celle que l'on se prohibe d'effleurer du bout des doigts. C'est sûrement la raison qui te pousse à être l'homme au pinceau, l'anatomiste d'une inaction que d'autre iront accuser par ses teintes sombres et ses contours abstraits, évasifs. Seulement, le tableau ne peut tuer, il ne peut polluer, ne peut violenter, les plus prudes peut-être, mais les têtes se tournent. Tu as un pied dans la réalité, celui qui te sauve d'une possible folie, celui que tu ne gères pas comme tu l'aimerais, celui que tu sembles subir. Et c'est peut-être là ta plus grande interrogation, de savoir sur quel pied danser, au final. Les relations sociales n'ont jamais été ton fort, et l'androgyne ne manque pas de te le faire rappeler, ce qui te fait décrocher à ton tour un modeste sourire approbateur.   "Je sais. " C'est bien pour ça que tu lui parles actuellement autour d'un café. Un poil doloriste sûrement, tu as besoin de te prouver à toi-même que l'humain est faible en prouvant ton appartenance à la grande secte. Alors tu t'entoures de ceux qui égaieront tes journées, des âmes en perditions, des boules de nerfs, les rares à posséder toute ton attention, à détenir les fragments de clés d'un coffre blindé et enchaîné. Tu sembles te nourrir de la confiance d'autrui pour alimenter la tienne un peu plus, avec modération. Tu n'es pas encore assez fêlé pour penser que ton apprentissage s'est achevé, car l'Homme est aussi une machine qui carbure au savoir. Giovanna fait partie de ces personnes aussi ouverte que bardée, une complexité que tu tends à vouloir décortiquer parfois, admiratif. Elle trouve les bons mots pour t'amadouer, et quelque fois, tu remercierais presque le ciel d'avoir un jour posé le regard sur la barman. Parce que ce sont des personnes à son image qui te font sentir plus vivant que jamais, des personnes en marge, dans un monde irascible, carré, tatillon, celui qui peine à s'affirmer. Et ces personnes te font vivre des misères, te font ressentir l'agacement, la joie, loin d'une neutralité imposé par des dictas qu'on envoie valser dans la plus grande hypocrisie. Pourquoi vouloir se destituer de son humanité, après tout ?
Mauvaise idée de replonger dans les souvenirs de cet escapade étasunienne et par conséquent, dans celui d'une soirée en compagnie de la charmante Mitzi. Y repenser relance un peu trop brusquement les élans de soulèvements matinaux, quand tu ne t'attendais pas à mieux concernant la réaction de ta partenaire de table, que tu n'oses à peine regarder, bien trop occupé à guetter l'arrivée de ton verre d'eau minérale, posé en vitesse sur ta table, le sot serveur s’éclipsant sans même te laisser le temps de le remercier; un visionnaire. " Je ne suis jamais à court de propositions pour la rendre plus croustillante. Je te préviens de suite, je connais dejà tout les Mitzi de Brisbane pour te laisser me duper une nouvelle fois. " C'est une façon de la mettre en garde comme une autre, quand tu sais que tu n'es jamais à court d'idées bouillonnantes et peut-être peu conventionnelles. Quoi, pourquoi tu le précises donc ? Les cachetons commencent à faire leur effet, ciblant ton mal de crâne pour le diminuer davantage. Pas que ce soit encore la grande forme, mais tu peux désormais espérer tenir une conversation naturelle. Gio allume sa cancérette, flattant tes narines quand tes bronches te pressent de temporiser un peu. Tu parles. La dernière réplique de la brune manque de faire recracher la gorgée que tu venais de prendre. " Ouais, elle m'invite ce weekend pour le soixante dixième anniversaire de sa sœur aînée. Happy hour, si t'aime les bas de contentions, je t'invite. " Ouais, la seule madame Wells de ton entourage, c'est ta mère, toujours escortée par ta vieille peau de tantine que tu n'as jamais ô grand jamais vraiment porté dans ton cœur. " J'ai l'impression de parler à ma mère, c'est vraiment malsain, tu sais ?" A vrai dire, tu ne comptes pas y aller, mais l'idée de venir accompagné de Gio et de sa singularité dans la demeure familiale ne te déplaît pas, étrangement. Tu ne penses pas leur en ramener une un jour, du moins, une qui n’accélérera pas la sentence de leur nuit éternel. Tu te suffis déjà toi-même, de toute façon.  " J'ose même pas te retourner la question. Même si tu venais de le faire indirectement. Mais à force de butiner, qui sait dans quelle ruche elle va finir. Tu poses un billet sur la table, appelant le zozo pour venir le récupérer, lui conseillant de garder la monnaie, accomplissant ainsi ta bonne action du mois. " Mission deux, les transports. " Parce qu'elle n'est pas censée savoir non plus que tu n'as plus de points sur ton permis de conduire et que le carrosse attend son propriétaire à la fourrière. Pas classe, l'australien. Mais il faut bien lui donner un petit aperçu de celui qu'elle aura connu bien trop sûr de lui à Los Angeles pour ne pas se mélanger à la foule californienne. Ici, rares sont ceux à ne pas le reconnaître comme un outsider.









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