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 snap out of it (carlisle)

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ÂGE : 20 ans (19.11.1996)
SURNOM : Elle s'appelle en réalité Andrina, mais famille et proches l'appellent Nina.
STATUT : Officiellement en couple, elle se considère néanmoins libre comme l'air.
MÉTIER : Étudiante en management, pour passer le temps.
LOGEMENT : #209, Pine Rivers.
POSTS : 281 POINTS : 680

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : On s'arrête souvent à ses airs de peste, de petite princesse hautaine semblable à l'antagoniste d'un film pour ados cliché mais elle pourrait bien vous surprendre.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS :
RPs EN ATTENTE : keandra ≈ zachariah ≈ lene
AVATAR : Dua Lipa.
CRÉDITS : baelaclava (avatar).
DC : none.
INSCRIT LE : 17/05/2017
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MessageSujet: snap out of it (carlisle)   Mar 23 Mai - 15:53




≈ ≈ ≈
{ we attract what we're ready for, it's something i can't ignore }
carlisle ✰ andrina

« Wo hěn gāo xìng rèn shì nín. », déclare-t-elle face à l’homme d’affaire  qui se courbe légèrement, après lui avoir fait un grand sourire. Il lui répond par un compliment sur la soirée et Andrina sourit, imite sa gestuelle c'est-à-dire, penche sa tête en signe de respect à son tour, avant de le remercier. « Xie xie. » Elle devra répéter l’opération avec toute la lignée d’individus grisonnants, en costume noir, aux sourires polis et commerciaux qui suit. Tout ça, sous les flashs des photographes qui immortaliseront cette soirée, donnée en l’honneur des investisseurs étrangers - notamment Hongkongais - de Cathay Pacific. Elle ne sait pas pourquoi on l'a invité ce soir - mise à part pour représenter son grand père - la rencontre semble très professionnelle, bien loin des galas ou des vraies fêtes que la compagnie a déjà organisé. Au programme : célébration de l’acquisition d’un nouvel appareil pour agrandir la flotte, beaucoup de photos aux mises-en-scènes un peu exagérées (avec les pilotes et le personnel navigant en costume) et tout un cérémonial de discours de remerciements avec des chiffres, des statistiques, encore plus de remerciements puis des blablas sur l'avenir radieux de la compagnie qui mettra tout le monde de bonne humeur. - Nina, arrête de lever les yeux au ciel, c’est grossier, elle entend murmurer, à côté d’elle. « Personne ne leur dit que c’est grossier de ne mater que mes seins ? » Touché coulé, elle se dit, quand elle n’entend pas de réponse. Elle est particulièrement blasée de tous ces regards qui se détournent du sien pour se plonger dans son décolleté, surtout qu'elle était loin d’arborer un bonnet D. Quelques heures plus tôt, elle avait décidé d'ignorer robes provocantes, trop courtes ou brillantes pour cet événement leur préférant un costume noir, très sobre mais contrairement aux pilotes, elle ne portait pas de chemise sous sa veste et dévoilait, sans gêne, la peau de sa région sternale. Il y avait déjà eu beaucoup plus affriolant mais elle reconnaissait que le choix restait aguicheur. Seulement, même Brandon en fin de soirée et après une vingtaine de shots parvenait à la regarder dans les yeux... d’où son agacement. Est-ce qu’ils se pensaient discrets ou est-ce qu’ils adoptaient ouvertement un comportement primitif ? Elle donne sa dernière poignée de main avant de redresser la tête et tourner les talons, sans même s’excuser, pour abandonner sa tâche. Il ne restait plus que trois pauvres types et son estomac criait famine, elle avait hâte de passer au dîner. Elle rejoint alors les autres invités dans la grande salle de réception où s’amoncellent des dizaines de tables où trônent vaisselle fine et scintillante, bougies et autres décorations. C'est très pompeux peut-être même trop, juste à la limite de la surcharge. Malgré tout, tout le monde semble s'en accommoder voire même apprécier ou du moins, ils le prétendent. Ce qui ne serait pas surprenant vu le pedigree des personnes présentes.

Elle est parfaitement dans les temps, se dit-elle, en remarquant que la plupart des personnes s'activent pour rejoindre leur place pour dîner. Elle observe aussi les pingouins qui circulent d’un pas pressé et sérieux entre les tables, entre la cuisine et les tables ou qui commencent déjà à servir champagne et petits fours. Elle allait sûrement s’enfiler cinquante amuse-bouche puisqu'ils allaient devoir attendre longtemps avant le plat principal. Elle flairait déjà les successions de discours habituels avant, pendant et après le dîner. On vient vers elle elle reconnaît l'assistant d'une des associés, arrivé à sa hauteur, il tient un carton dans sa main et lui désigne de l’index une table à l'autre bout de la pièce. - Nina, on t’a changé de place, tu verras ton nom, tu t’installes là-bas, à la place de Tammy Hastings. Elle est absente et il y a des investisseurs à la table, hongkongais, mais ils parlent parfaitement anglais. Tu seras tranquille. Assure-toi juste qu’ils passent un bon moment. Nina prend un air entendu et prend congé. Le pauvre garçon détale aussi tôt, fonce sûrement vers une autre personne pour une autre mission tandis qu’elle traverse la salle pour gagner sa nouvelle place. Elle lance des petits sourires aux personnes qu'elle reconnaît sur le chemin et, avant de s'asseoir près de ses compagnons de table, elle se présente. « Bonsoir, Andrina Farrell. » On fait le rapprochement avec son grand-père, bien évidemment, et la conversation est lancée. Elle n’est qu’à moitié absorbée par l'échange, résiste tant bien que mal à l’envie de sortir son téléphone et s’efforce de paraître intéressée. Jusque-là, elle avait été assez concentrée pour ne pas faire attention aux noms joliment calligraphiés sur les autres cartons, elle ignorait donc qui allait s’installer aux places vacantes. Elle aurait peut-être dû être plus attentive, cela lui aurait permis de se tenir prête, une grimace presque imperceptible fane son visage quand elle le voit.
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le manque de veine
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ÂGE : trente-huit ans.
STATUT : fiancé depuis trois ans, en couple depuis dix, et cocu depuis deux. commence à penser qu'il y a quelque chose de pas très net qui se trame.
MÉTIER : incertain. pilote de ligne (vols internationaux majoritairement) chez Cathay Pacific, mais est destiné à prendre les rênes de l'entreprise familiale.
LOGEMENT : #03 (loft) ≈ pine rivers.

POSTS : 169 POINTS : 105

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : foncièrement gentil ≈ il est fiancé depuis trois ans, en couple depuis dix, mais n'a jamais franchi les étapes suivantes ≈ il est doublement diplômé de l'université de Berkeley en physique nucléaire et en management ≈ joue au tennis deux fois par semaine, avec son collègue, depuis cinq ans maintenant ≈ surdoué, il a eu son baccalauréat à quinze ans ≈ sa mère est morte dans ses bras il y a presque vingt-cinq ans ≈ il fume plus que de raison ≈ il a fait son service militaire en Australie, puis a poursuivi dans cette voie et a été formé pour être pilote d'avion de chasse
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : matteo ; nina
RPs TERMINÉS : ren ; nina ; gretel ; theo ;
AVATAR : matthias schoenarts le magnifique.
CRÉDITS : ava : .sparkle ; matthias schoenaerts network.
DC : emre erdogan.
INSCRIT LE : 05/06/2016

MessageSujet: Re: snap out of it (carlisle)   Ven 26 Mai - 0:55



« Cara, tu sais très bien que c'est important. » Murmura Carlisle, essayant vainement de convaincre sa compagne. Malheureusement, cette dernière restait sourde à tous ses appels, à toutes ses supplications. Il baissa les yeux, secoua la tête et finit par soupirer : rien n'y faisait. Cara était obstinée et déterminée ; il perdait inutilement de l'énergie à essayer de la convaincre. Mieux valait rendre les armes immédiatement, plutôt que de perdre un temps monstrueux. « Je ne te comprends pas. » Souffla-t-il du bout des lèvres, alors qu'un poids désagréable venait chuter lourdement au plus profond de son être. Cette sensation ne lui était pas familière, et Carlisle avait beaucoup de mal à l'accepter. Et pour cause : jusqu'à maintenant, le pilote et sa fiancée avaient toujours été sur la même longueur d'onde. Tous deux avaient toujours été d'accord sur un point : leur carrière était importante, voire même essentielle. Ils avaient besoin de s'accomplir dans le travail pour être heureux. « Tu as toujours aimé ces soirées mondaines. Tu m'y as traîné pendant des années, et l'une des seules fois où ta présence est presque impérativement requise, tu me fais faux-bond. » Constata-t-il, amer. Pourquoi ? Soit disant parce qu'elle croulait sous le travail, justement. Carlisle ne niait pas – il savait que sa fiancée était très occupée, et que certaines dates fatidiques approchaient à grands pas. Mais jamais elle n'avait annulé sa présence à une soirée telle que celle qui se tiendrait ce soir. Jamais elle n'avait refusé l'occasion de se pavaner à son bras, parée de ses plus beaux bijoux et vêtue de la dernière création Balmain ou Vuitton. Il écouta vaguement Cara se confondre en excuse, puis décida de mettre fin à cette mascarade. « Je dois te laisser, Cara. Nous en reparlerons ce soir. » Ou plutôt, demain. Parce que ce soir, l'Australien risquait de rentrer tard et de ne pas avoir franchement envie de s'expliquer. Il alla s'habiller pour la soirée, et patienta de longues minutes dans le salon. Comme si, inconsciemment, il espérait voir Cara débouler à toute vitesse. Mais rien de tout cela n'arriva ; l'héritier Bishop, avant de partir, prit soin d'abandonner son téléphone portable dans l'entrée. Il avait besoin de se vider l'esprit.

Carlisle, venu en solitaire, n'avait pas fait de zèle : convoqué à vingt heures pour le dîner, il était arrivé dix petites minutes avant le début des festivités. Le temps pour lui d'ajuster son costume de pilote – dress code oblige – et de déposer son casque sur le comptoir de l'accueil. L'hôtesse l'avait rangé, et lui avait remis un petit carton joliment calligraphié pour qu'il puisse récupérer son bien au moment de partir. Il passa une main dans ses cheveux, inspira profondément, et entra dans l'arène. Investisseurs, pilotes, hôtesses de l'air – l'horizon de Cathay Pacific était représenté, et facilement identifiable. Il salua poliment quelques têtes qui lui étaient familières, et se dirigea directement vers la salle de réception. S'y pressaient déjà la plupart de l'assemblée, à laquelle Carlisle ne se mêla pas. Une hôtesse lui désigna d'une main tendue la table où il était placé ; ni une, ni deux, il alla à la rencontre des personnes qui allaient partager sa soirée. Une belle brochette d'investisseurs, deux pilotes qu'il salua d'une poignée de main, et croisa un regard qui lui sembla familier. Il mit une seconde avant de faire le point, et de réaliser à qui il avait à faire.  « Mademoiselle Farrell. » Salua poliment Carlisle, baissant légèrement la tête devant l'héritière de la compagnie. Le pilote saisit avec douceur la main qu'elle lui tendait et, en grand gentleman qu'il était, la porta à ses lèvres pour y déposer un léger baiser. Aussitôt fait, il libéra la fine main de l'héritière, et fit le tour de la table jusqu'à trouver sa place. Une fois installé, ses doigt glissèrent sur la table et attrapèrent l'écriteau qui désignait la place de sa compagne. Il le fit disparaître au creux de son poing et, devant l'air surpris de son voisin, se justifia : « Ma fiancée ne pourra malheureusement pas être présente ce soir. Elle est souffrante. » Mensonge, évidemment. L'investisseur hocha poliment la tête, et balança une formule de politesse discrète, que Carlisle savait sincère. Ce simple geste d'empathie le rendit encore plus mal à l'aise qu'il ne l'était déjà ; Carlisle n'aimait pas mentir, surtout sur des choses aussi futiles. Mais il savait aussi que les investisseurs n'auraient pas compris l'absence de sa future épouse, alors qu'un gros contrat venait d'être signé. Le pilote releva la tête en entendant les premiers mots d'un discours sans doute interminable qu'un PDG de Cathay Pacific commençait à prononcer ; soudainement sorti de sa léthargie, il lutta pour ne pas laisser ses pensées dévier. La liste des chiffres et des bilans positifs de la compagnie était exposée, et semblait réjouir les investisseurs. La fin du discours arriva plus rapidement qu'il n'avait osé l'espérer, et comme d'un seul homme, l'assemblée se leva pour applaudir le PDG. Ce dernier profita de son moment de gloire, et annonça le début du dîner. « Vous devez être fière de la réussite de votre grand-père, Mademoiselle Farrell. » Commenta l'un des investisseurs se trouvant autour de la table.



he keeps on fighting against his worst nightmare: himself.

When the leaves turn brown I watched it burn Across the sun and above the clouds The sirens clear I'm ready to fall and find a lover that was meant for me When the wolves run wild I see myself But you won't take this road I go down The nights grow cold The flame goes out Living forever in a ghost town. (carlisle)
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MessageSujet: Re: snap out of it (carlisle)   Ven 2 Juin - 16:41


Carlisle.
Elle était certaine de le voir ce soir. Elle voulait le voir ce soir. Dès son arrivée elle l'avait cherché parmi les visages présents puis entre ses obligations auprès des invités, elle avait discrètement demandé à l'hôtesse d'accueil de l'avertir quand il se présenterait. Elle n'eût aucune nouvelle jusqu'à l'heure du dîner et voilà qu'il surgissait de nulle part alors que tout le monde était déjà attablé. Nina s'était demandé s'il était malade, s'imaginant déjà utiliser ce prétexte pour prendre de ses nouvelles voire même lui rendre visite mais un regard sur lui suffit pour constater qu'il avait l'air en parfaite santé. Quoiqu'un peu gêné d'être au centre de l'attention lors des salutations peut-être. Elle le suit des yeux jusqu'à ce que son tour vienne et qu'il se place près d'elle. Nina ne sait pas vraiment si c'est son statut d'héritière ou leur première rencontre qui lui permet de bénéficier de tant d'égards mais elle est ravie de ses manières de gentleman. Ses lèvres dessinent un sourire étrange alors qu'elle cherche à accrocher leurs regards. Elle répond, comme un écho, mais son ton est légèrement différent, il y a beaucoup de sous-entendus derrière son "Ravie de vous revoir... M. Bishop." Nina ne lui a jamais caché ses intentions, mais malgré tout, elle a hésité. Son prénom lui a brûlé les lèvres mais elle jugea qu'il ne fallait pas se montrer aussi familière, elle allait le braquer or, il était déjà assez réservé de nature. De toute façon, elle ne se faisait pas d'illusion et s'attend à le voir rester indifférent. Elle se souvient bien de leur dernière conversation et ne l'oubliera pas de sitôt ; la preuve, elle terminait mentalement une stratégie d'approche pour qu'il tombe sous son charme et qu'il réalise enfin qu'on ne pouvait pas résister à Andrina Farrell. Elle est tout de même obligée de détourner son attention de lui quand on lui adresse la parole, pour une banalité mais l'observe, du coin de l'oeil, et le voit prendre le carton à côté de lui. Grâce au peu de la conversation entre Carlisle et son voisin qu'elle perçoit et à ce qu'elle lit vaguement sur ses lèvres, Nina pense comprendre la raison de sa venue tardive : il était sûrement au chevet de sa fiancée 'souffrante'. Le terme lui semble fort, cela ne lui ressemblait pas d'aller s'amuser alors que sa compagne était malade mais elle ne s'attarde pas plus sur ce point, elle pourra toujours le questionner plus tard. Déjà, des applaudissements retentissent annonçant l’inauguration de la succession de discours. Elle lance un sourire à l'investisseur près d'elle. Puis, son regard reste planté sur le pilote, pendant tout ce temps, à la manière d’un prédateur observant sa proie, capable de bondir dans le prochain battement de cil. Elle se demande encore s'il a remarqué son manège et se délectera s'il montre une quelconque expression de gêne ou de malaise, signifiant qu'il est tout sauf indifférent. Ainsi, elle ne suit pas tout ce qui est dit sur la compagnie et qui semble intéresser tous les invités ni ce qui a suscité de si forts applaudissements au final. Elle s'est levée, avec les autres, pour se mêler aux démonstrations de joie et de fierté concernant tous les succès de la compagnie et remarque que certains regards sont tournés vers elle. Autour de la table, on lui glisse même un mot concernant son grand-père. Habituée, elle garde son sourire de convenance et se rassoit, lorsqu'on annonce le dîner, avant de répondre. « Oui, extrêmement fière. » Sa réponse n'a pas le temps d'être développée, elle est interrompue car on sert les entrées. Elle ne s'en formalise pas et commence à manger dès que tout le monde est servi et que les bruits de couverts se font entendre parmi le joyeux brouhaha. « Mon grand-père était un homme extraordinaire, doté d'une détermination sans faille et il a cru en ses rêves. Je l'admirerais toujours, avant tout pour ça. Que la compagnie soit devenue une telle réussite, c'est aussi grâce au travail de gens comme vous. » Elle fait allusion aux investisseurs mais aussi à toutes les personnes s'engageant à faire de Cathay Pacific, une compagnie aérienne de qualité, d’où son regard balayant tous les visages autour de la table. Un visage en particulier, bien évidemment. Ainsi, elle passe tout le dîner à honorer son nom de famille, en vantant les bons chiffres de l’entreprise comme en écoutant attentivement les anecdotes de chacun. D’où elle est, elle ne peut pas vraiment tenir une conversation avec Carlisle alors Nina se contente de lui lancer des coups d’œil, à intervalle régulier, parfois accompagnés d’un sourire. Le temps lui semble interminablement long.

Dès la fin du dîner, elle n’a qu’une idée en tête : aller lui parler et, bien sûr, mettre en place la première partie de son plan. Il donne l’impression d’être prêt à s’en aller pour saluer d’autres gens ou même pour quitter la soirée. Elle ne saurait le dire, à son expression. Se débarrassant avec courtoisie et politesse du grand bavard dont elle connaissait déjà toute la vie, elle se glisse discrètement auprès de Carlisle. D’un toussotement, elle lui fait signifier sa présence. « M. Bishop. Est-ce que vous vous amusez ? » Elle attend sa réponse. « Vous ne devez sûrement pas avoir le cœur à la fête avec votre femme, enfin je veux dire fiancée, souffrante mais j’espère que la soirée vous plaît. » Elle attrape deux coupes de champagne sur un plateau porté par une serveuse passant près d’eux et en tends une à Carlisle. « Restez encore un peu. » Nina espère que ses yeux de chien battu suffiront, un peu plus, et elle battrait des cils même si cela n’avait pas eu d’effets sur lui la dernière fois. « Ils ont organisé une sorte de tombola, avec un voyage à gagner en premier prix, ça vaut le coup, non ? Allons acheter des tickets. »
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MessageSujet: Re: snap out of it (carlisle)   Mar 6 Juin - 21:22



Il est là, mais son esprit est perdu dans les embrumes. Quelque part ailleurs, loin de cette foule qu'il ne connait pas et qu'il n'a surtout pas envie de connaître. Son esprit vogue, se disperse, et plie finalement sous le poids des questions et des incertitudes qui commencent à l'envahir. Pourquoi ? Pourquoi est-il là ce soir ? Pourquoi Cara n'a-t-elle pas tout fait pour se libérer ? Pourquoi se retrouve-t-il à la table de l'héritière de la compagnie ? Pourquoi sent-il que quelque chose d'anormal est en train de se dérouler, sans pour autant être en mesure de mettre le doigt dessus ? Pourquoi s'inflige-t-il cette soirée mondaine, alors qu'il ne rêve que de paix et de repos ? Ce soir, Carlisle se contente de faire acte de présence pour faire perdurer la (bonne) réputation de Cathay Pacific. Il assure son poste, il assure ses arrières, et il attend patiemment que les aiguilles de sa montre hors de prix arrivent sur des chiffres suffisamment descends pour qu'il puisse s'éclipser sans que cela ne se remarque. Par chance, le discours d'un des dirigeants de la compagnie ne s'éternise pas. Quelques rappels de chiffres et autres récompenses obtenues cette année, puis place au repas. Les mets, succulents, se succèdent tout en laissant le temps aux convives d'échanger. Carlisle, comme à son habitude, répond poliment aux questions qui lui sont posées mais ne lance pas la conversation. Il observe, écoute, acquiesce ; toutes ces convenances lui semblent légères, presque obsolètes.

« Toujours. » Répondit-il poliment, inclinant légèrement la tête pour appuyer ses propos. L'Australien, bien évidemment, mentait. Sa place n'avait jamais été dans ce genre de festivités ; discret et réservé, la vie mondaine ne lui convenait aucunement. Il préférait infiniment sortir boire un verre avec un ami au bar, inviter Cara à aller dîner au restaurant, ou regarder un match de foot avachi dans son canapé. « Et vous ? » Demanda-t-il, alors que l'héritière Farrell profitait de la présence d'un serveur pour s'emparer de deux coupes de champagne. Elle lui en tendit une, qu'il hésita à accepter. « Je ne suis pas certain que ce soit raisonnable ; j'ai de la route à faire, et je ne compte pas m'éterniser. » Se justifia le pilote. Il prit néanmoins la coupe que l'héritière lui tendait, afin de la débarrasser. Il arqua un sourcil en entendant Andrina lui parler de l'absence de sa compagne, et ne put s'empêcher de rectifier ses propos. Il avait déjà suffisamment menti pour ce soir. « Ma fiancée n'est pas souffrante ; elle a simplement été dans l'incapacité de venir ce soir. Elle a tendance à crouler sous le travail, ces derniers temps. » En tout cas, c'est ce qu'elle ne cessait de lui répéter. Carlisle, même s'il regrettait souvent son absence, comprenait. Ils avaient toujours été d'accord sur ce point : leur carrière professionnelle tenait une place importante dans leur vie. Ils avaient envie de réussir, d'exceller, de se surpasser. Ils s'étaient mutuellement soutenus, et avaient fait chacun fait quelques sacrifices pour parvenir à leurs fils. Néanmoins, ces derniers temps, Carlisle avait l'impression que l'emploi du temps de Cara était plus serré que jamais. Elle s'absentait souvent, et longtemps. Ils se croisaient à peine, échangeaient quelques banalités sans grand intérêt, et retournaient à leurs postes respectifs. « Mais j'apprécie votre sollicitude. » Concéda l'héritier Bishop, en souriant légèrement. Il se demanda dans quelle mesure Andrina avait fait preuve de sincérité, puis balaya ses doutes d'un revers de main. Qu'importe, après tout : elle n'avait rien fait de mal. « Ne me dites pas que vous avez peur de vous retrouver seule parmi cette foule. » Déclara Carlisle en arquant un sourcil, surpris d'entendre la requête de l'héritière Farrell. En quoi sa présence pouvait-elle lui être nécessaire ? « Je ne vous croirais pas, de toute façon. Votre réputation vous précède. » Ajouta le pilote, quelque peu amusé par la situation. Il ne connaissait pas Andrina personnellement, mais il n'était pas sans savoir qu'elle était de toutes les mondanités et autres galas. Elle aimait briller, être au centre de l'attention, attirer tous les regards et autres convoitises. Pour cela, Carlisle ne la blâmait pas : elle était jeune, et avait été éduquée pour répondre aux attentes du monde des affaires. Il céda finalement, et porta le liquide pétillant jusqu'à ses lèvres. Il ne prenait pas beaucoup de risque ; c'était la première goutte d'alcool qu'il buvait de la soirée. Il s'était abstenu de boire au cours du repas, voulant faire bonne impression auprès des investisseurs. « Mademoiselle Farrell, permettez-moi de vous rappeler que je suis pilote de ligne. » Dit-il, s'autorisant un petit sourire amusé. Son statut au sein de la compagnie lui offrait des avantages non-négligeables ; outre le fait qu'il puisse profiter de ses escales et temps de récupération pour visiter les endroits où il atterrissait, il obtenait aussi des tarifs très avantageux, pour ne pas dire dérisoires, sur les billets d'avion. « Vous ne pensez pas que ce jeu a plutôt été conçu pour nos chers investisseurs ? » Suggéra Carlisle, en jetant un coup d’œil derrière lui pour voir qui étaient les personnes qui participaient à cette tombola. Il devait y avoir du vrai dans ce qu'il avait deviné ; les investisseurs Asiatiques se pliaient volontiers au jeu, et semblaient ravis de ce dénouement inattendu.  



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MessageSujet: Re: snap out of it (carlisle)   Lun 19 Juin - 10:23


Ils étaient maintenant côte à côte. Le pilote était toujours avenant et poli. Il ne le serait sûrement pas autant s'il savait tout ce qu’elle tramait derrière son dos, comment elle avait cherché des informations sur lui et connaissait presque par cœur les grandes lignes de sa vie. Mine de rien, ces recherches lui avaient donné l’impression d’être plus familière avec le personnage mais il fallait continuer à jouer les ingénues. Si jamais elle venait à se trahir, elle ne doutait pas qu’il se serait assez intelligent pour comprendre qu’elle avait fouillé sa vie à travers les différents documents qu’elle avait trouvé. Pour l’instant, il n’était pas encore au stade des conversations pour apprendre à se connaître ; elle avait déjà du mal rien qu’à le retenir de partir. Le petit sourire qu’elle gardait en sa présence s’étira suite à sa réponse. Pour sa part, elle restait évasive quand il lui renvoya la question, ce n’était pas important. « J’ai connu pires soirées que celle-ci. » Elle attaqua premièrement, en lui glissant une coupe dans la main puis deuxièmement, en mentionnant sa fiancée. Elle fronça légèrement les sourcils en l’entendant décliner mais se radoucit quand il prit tout de même le verre. Elle cacha son étonnement quand il la rectifia, peut-être qu’elle avait mal compris pendant le dîner à table, elle s’était sûrement trompé. Puis quand elle fit attention à ce qu’il venait de dire, elle eût envie de rire. Le travail… Cara… Elle se retint de lui demander s’il savait vraiment quel genre de travail elle faisait quand il n’était pas là. Nina hocha juste la tête d’un air entendu, elle n’était pas là pour parler de Cara. La remarque que Carlisle glissa sur elle la contraria, même s’il l’avait dit sur un ton blagueur, un peu moqueur (peut-être qu’il se permettait ça parce qu’il était plus à l’aise avec elle ?), elle se demanda ce qu’il avait entendu sur elle. Elle s’accommodait et assumait sa réputation, pour preuve, elle l’avait bâtie de toute pièce mais ce n’était pas l’image qu’elle voulait qu’il ait d’elle, pas tout à fait en tous cas. « Je ne pensais que vous étiez du genre à écouter les ‘on-dit’. » Il devait sûrement pouvoir voir, à son expression, qu’elle était légèrement irritée (elle l'était toujours quand les choses n'allaient pas parfaitement dans son sens). « C’est simplement mon devoir, en tant que représentante de mon grand-père et de Cathay Pacific, de faire en sorte qu’il y ait de l’animation et que la soirée se déroule bien pour tout le monde. » Elle insista sur les derniers mots, jeta un regard vers sa direction avant de porter le verre à ses lèvres et de siroter une gorgée. En un rien de temps, elle l’avait quand même entraîné vers le jeu même s’il n’était pas plus emballé que ça. Elle s’arrêta tout de même net pour lui répondre, résultat, ils se retrouvèrent assez proches pour qu’elle puisse poser un doigt sur son menton, pendant que l’autre tenait encore son poignet. « Permettez-moi de vous demander à quand remonte la dernière fois où vous avez pris des vacances avec votre fiancée ? Vous m’avez dit qu’elle était surchargée de travail et j’imagine que vous aussi. Et lors des escales, vous devez sûrement être épuisé et ensuite, visiter même le lieu le plus paradisiaque sur Terre tout seul, cela me semble bien triste. Alors pilote ou non, je ne connais personne qui refuserai une semaine au Vanuatu. » D’un geste de la main, elle épousseta son épaulette sur son costume de pilote, un grand sourire sur le visage avant de faire volteface pour atteindre le stand, pour le dissuader de répliquer et lui laisser le temps de méditer. Elle ignora royalement sa question, pensant qu’il trouverait toujours un moyen de se défiler et de lui échapper. Elle piocha un carnet avant de revenir vers lui et de le feuilleter devant ses yeux. « On va voir si vous êtes chanceux aujourd’hui, prenez ce que vous voulez. » Elle le fixait. « Si vous gagnez et que votre fiancée a un emploi du temps très chargé, sachez que ce n’est pas mon cas. » Autre coup d’œil, peut-être un peu aguicheur car elle sait que sa proposition a été directe mais elle blaguait, évidemment. Elle était curieuse de voir sa réaction quand suite à sa suggestion, il allait s’imaginer seul avec elle sur une île de rêve. Puis finalement, ils se retrouvèrent tous les deux, face à face sans plus rien à se dire car à part ce tirage au sort, rien ne pourrait le retenir plus longtemps s’il n’avait pas envie de rester. « Vous voulez partir, n'est-ce pas ? » Elle se demanda s’il allait rentrer chez lui, si sa fiancée serait là ou bien si elle serait déjà ‘au travail’. Avait-elle le culot de tromper Carlisle sous son propre toit ? Est-ce qu’il serait un énième conjoint à prendre l’autre moitié de son couple en plein délit d’adultère ? Cette histoire était très courante. Au plus profond d’elle-même, elle se disait qu’il ne méritait pas ça. Elle le fixait encore et elle ressentit une certaine tristesse rien qu’en le voyant (sans qu’elle ne le sache, c’était de l’empathie). « Pour la tombola, je peux prendre soin de vos tickets et vous dire personnellement s’ils étaient gagnants. » Elle espérait qu’il comprendrait que c’était une invitation à échanger leurs numéros de téléphone mais comme elle ne croyait pas aux miracles, elle s’attendait déjà à un refus.


Dernière édition par Nina Farrell le Jeu 22 Juin - 22:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: snap out of it (carlisle)   Jeu 22 Juin - 22:20



Carlisle eut un petit sourire désabusé, et hocha la tête. Lui aussi avait connu pire ; traîné dans des lieux improbables par Cara, où il s'était ennuyé à mourir au milieu d'un public qui n'avait strictement rien en commun avec lui. « J'imagine. » Pour le moment, tout se déroulait pour le mieux. Chacun vaquait à ses occupations, allant d'un convive à un autre, échangeant quelques banalités avec des personnalités en vue de la compagnie aérienne. Carlisle espérait que la fin de la soirée serait tout aussi positive ; pour le bien de Cathay Pacific, mais aussi pour l'héritière Farrell, qui risquait gros à chacun de ces événements. Il attrapa la coupe de champagne que son interlocutrice lui tendait, oubliant ses principes. « Je ne suis pas très loquace. » Commença le pilote, justifiant sa connaissance, même partielle, des agissements de l'héritière Farrell. Il n'en était pas particulièrement fier – il n'avait jamais ressenti le besoin de connaître la vie privée des gens, surtout à leur insu. Mais il avait écouté et, logiquement, appris. « Par conséquent, j'écoute beaucoup. » Et si lui préférait être discret, voire même effacé, d'autres se chargeaient volontiers d'occuper le centre de la scène. Et pour être sûr d'être écouté, quoi de mieux que de véhiculer des idées reçues et disserter sur le comportement et les agissements de personnalités en vogue ? Il posa son regard sur l'un de ses collègues, qui riait à gorge déployée. Beaucoup de bruit, beaucoup d'agitation.. Pour pas grand chose, au final. « Vous voyez ce que je veux dire. » Suggéra le pilote, désignant son collègue d'un léger signe de tête, indiquant en même temps à l'héritière qui avait pour habitude de colporter ses frasques. L'Australien était surpris de constater l'air quelque peu chiffonné d'Andrina ; cette dernière ne devait pas beaucoup avoir l'habitude d'être prise de court. Il tenta donc d'éteindre le feu qu'il avait involontairement allumé. « Ne le prenez pas mal. Chacun s'occupe comme il le peut. » Déclara Carlisle en haussant les épaules. L'héritière enchaîna, visiblement peu atteinte par les mots du pilote. Son besoin de se justifier et de se montrer irréprochable impressionna l'héritier qu'il était, malgré lui. Il voyait que cette tâche lui tenait à cœur, qu'elle prenait plaisir à l'ouvrage – là où lui traînait des pieds, et rechignait à la tâche. « Vous pouvez être rassurée. Tout semble se dérouler à merveille. » Commenta Carlisle, après avoir pris soin de regarder autour de lui. Les différents investisseurs présents ce soir semblaient satisfaits. Ils souriaient largement, portaient volontiers des toasts, et se laissaient transporter par les bulles magiques qui remontaient le long des coupes de champagne. Il se laissa aller à quelques maigres confidences sur sa vie, et s'amusa de l'entrain clairement affiché de son interlocutrice. « Vous marquez un point. » Concéda le pilote. En réalité, Andrina avait raison en tout point. Il n'avait pas pris de vacances « officielles » depuis des lustres, passait du temps à se remettre des différents décalages horaires, et restait seul. Désespérément seul. « Je suis rarement chanceux. » Avoua-t-il en haussant les épaules. Mais il se laissa tenter par le jeu que l'héritière lui proposait. « Je vais prendre le 3. J'ai toujours eu un faible inexplicable pour ce chiffre. » Déclara-t-il en déchirant soigneusement le billet de tombola. Il le glissa dans la poche intérieure de sa veste, et s'empara en même temps de son porte-feuille. Il en extirpa un billet de cinq dollars, qu'il tendit à l'héritière. Il arqua un sourcil, surpris d'entendre une telle proposition. Elle venait de lui faire un rentre-dedans monstrueux, là, non ? Il balaya ses doutes d'un revers de main, préférant ne pas s’appesantir trop longtemps sur la question. « Je ne pense pas que ce serait vu d'un très bon œil. » Fit remarquer le pilote, souriant légèrement. Il imaginait la tête déconfite de ses collègues, s'il annonçait son départ en vacances avec l'héritière de la compagnie. Il était certain qu'ils subiraient tous deux des commentaires acerbes – allant de la promotion canapé, en passant par une histoire d'avantages en nature. Et il ne parlait même pas de la réaction de Cara. « Je n'ai pas besoin d'une promotion canapé pour obtenir ce que je désire. » Compléta-t-il, amusé. C'était vrai : il avait toujours obtenu ce qu'il avait désiré à la force du poignet. Il était talentueux et motivé. Rien ne pouvait lui résister, lorsqu'il s'affranchissait des multiples barrières qu'il avait l'habitude de dresser entre lui et le reste du monde. Le silence laissa place à l'évidence, et Andrina Farrell admit sa défaite. « N'en soyez pas vexée, Mademoiselle Farrell. » Répondit l'Australien, lui offrant un pauvre sourire en guise d'excuse. Sa place n'était pas parmi eux. Il aurait fait bonne figure si Cara avait été là, mais actuellement, il n'en avait même pas la force. « Et vous avez bien mieux à faire qu'à tenir compagnie à quelqu'un déjà acquis à votre cause. » Commenta l'héritier. Comme elle l'avait elle-même reconnu précédemment, sa présence ici était requise ; elle n'avait d'autre choix que d'être là, et de jouer le jeu. Il laissa échapper un petit rire lorsqu'elle lui proposa de prendre soin de ses tickets de tombola. « Si cela ne vous dérange pas, ce serait parfait. Passez à l'aéroport à l'occasion, si jamais j'ai eu de la chance. » Proposa-t-il. Ce serait peut-être d'ailleurs la façon la plus simple de le croiser, puisqu'il passait le plus clair de son temps entre deux avions et deux destinations paradisiaques.



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MessageSujet: Re: snap out of it (carlisle)   Sam 24 Juin - 17:37



Andrina sait qu’elle a une certaine réputation, elle l’a elle-même bâtie. A ses yeux pourtant, elle n’est pas si mauvaise car souvent, il se révélait que les personnes qui ne l’enviaient pas ou qu’elle ne charmait pas, la craignaient. Ses plus fervents détracteurs se rangeaient, quand on creusait bien, aussi dans cette dernière catégorie. Elle a l’habitude qu’on parle d’elle, en bien, en mal, en feignant l’indifférence, ça lui importe peu quand ça vient à ses oreilles parce qu’elle sait qu’ils aiment parler d’elle. Tout comme ils parleront quelques jours après d’une autre greluche. Alors pour ne pas être oubliée (jamais !), elle se dévoile un peu, attire la lumière mais s'applique à toujours faire planer mille et un mystères autour d’elle. Même détestée, jamais cela ne lui a porté préjudices, hormis les différentes personnes qui essayaient de lui mettre des bâtons dans les roues (il y en aura toujours), parce que dotée de son aisance naturelle pour charmer les personnes et leur dire exactement ce qu’elles voulaient entendre, elle parvenait toujours à se les mettre dans la poche et parvenir à ses fins. Mais Carlisle, il était bien loin d’être comme les autres. Elle n’arrivait pas à l’impressionner et son intérêt pour elle pouvait se réduire à être synonyme de politesse. Il la traitait comme si elle était sa collègue et ne semblait pas voir qu’elle ne réservait pas autant d’égards aux autres invités qu’à lui. Elle se radoucit. En suivant son regard, elle comprit et ses craintes s’envolèrent. Ses paroles signifiaient bien qu’il avait entendu des choses sur elle mais qu’il ne les considérait comme rien de plus que des bavardages sans importance. Elle lui fit un petit sourire complice et un signe de tête entendu. En lui disant ça, elle se disait qu’il venait d’ouvrir une porte. Il lui permettait de lui montrer qui elle lui ferait croire qu’elle était, elle allait ruser, prendre un autre visage pour lui plaire. Elle voulait le surprendre, elle voulait qu’il n’ait plus que son nom sur ses lèvres, elle voulait l’obséder, elle voulait que ce soit douloureux quand elle allait lui annoncer qu’elle n’avait fait que de se jouer de lui. Elle voulait lui faire regretter d’avoir eu l’audace de refuser ses avances une première fois. En somme, elle ne voulait qu’une chose : le briser.

Elle failli éclater de rire quand il lui annonça son manque de chance. S’il savait ce qui l’attendait avec elle… Mais elle garda son sourire satisfait à la place. Tout en acceptant son billet, elle commenta son choix. « Les chinois aiment le chiffre trois, contrairement au quatre, c’est un bon chiffre pour eux car sa prononciation ressemble à celle du caractère correspondant à ‘vivant’. On verra bien ce qu’il vous réserve. » Que ce soit le destin, le hasard, la chance ou la providence qui l’avait mis sur sa route, elle se dit qu’il était loin d’être au bout de ses surprises mais il fallait faire fort… et vite, on allait sûrement la rappeler à d’autres obligations bientôt. Malgré la candeur enfantine de son ton, quand elle joue les ingénues pour s’inviter dans un voyage auprès de lui, ses intentions sont loin d’être innocentes. Il l’a sûrement compris quand il évoque une promotion canapé. Dare-dare, elle rétorque, espiègle. « Il n’y a pas que le travail dans la vie Mr. Bishop mais aussi les plaisirs. » Puis, il ne lui avait jamais fait part du désir d’être promu nulle part sinon elle aurait usé de chantage bien plus tôt. Non vraiment, avec lui elle partait de rien, elle ne connaissait pas encore ses désirs, ses points faibles, elle était certaine qu’il avait une faille, il ne restait plus qu’à la trouver pour le frapper en plein cœur. Elle appuya sa réponse d’un petit sourire malicieux. « Je le conçois bien et vous avez tout mon respect pour ça. Mais je suis curieuse, parfois, même nos efforts personnels ne suffisent pas à obtenir ce que l’on souhaite, on peut avoir besoin des autres. Dites-moi ce qu’un homme comme vous peut bien désirer, Mr. Bishop ? » Un homme intelligent et plein de talent, avec du charme, comme on en voyait de plus en plus rarement. Il avait tout du gendre parfait et semblait avoir une vie de rêve. Jeune pilote surdoué et respecté, fiancé à un mannequin à la carrière internationale, situation aisée, malgré ce tableau de sa vie, il ne lui faisait pas l’effet de quelqu’un de comblé et heureux. Au contraire. C’était peut-être une piste à creuser, trouver les raisons de sa tourmente. Peut-être un autre jour vu la tournure que prenait la soirée. « Je ne le prends pas personnellement, cette fois. Je préciserai aussi que je ne m’éternise jamais avec quelqu’un dont je n’apprécie pas la compagnie, Mr. Bishop. C’est donc à mon grand regret que je vous vois nous quitter. » Elle pencha la tête légèrement, comme une petite révérence. Son sourire s’étira. Elle n’avait pas obtenu son numéro de téléphone mais avait tout de même eu une invitation à le rencontrer sur son lieu de travail. Elle hocha ensuite la tête. « Je suis sûre que nous nous reverrons très vite. » Elle le salua et le regarda partir, puis se dirigea vers d’autres cadres de Cathay Pacific, dans une pièce à l’écart de la soirée afin de prendre une pause, loin des invités.

Elle ne sût pas combien de temps s’était écoulé depuis son départ ; elle n’avait fait que d’échanger quelques mots avec Jean avant que le visage de Carlisle ne lui revienne en mémoire quand il claironna sa joie d’avoir pu obtenir une photo au milieu de pilotes. Il devait être loin déjà mais il était aussi fort probable que quelqu’un l’ait intercepté et le retienne un peu. Est-ce que… ? Non, ce serait de la folie et cela ne mènerait à rien. Comment allait-il réagir s’il apprenait ce qu’elle avait fait ce soir-là ? Quitter la soirée, ses responsabilités pour le filer, le suivre jusqu’à chez lui ?

Elle se demanda : quelles étaient les chances pour qu’il le sache de toute manière ?
En vitesse, elle fila récupérer son manteau, tout en pressant le jeune homme à l’entrée de lui dire si l’homme qu’elle lui décrivait était parti depuis longtemps. Elle s’osa même à lui demander si le nom de Carlisle ne lui disait rien mais il resta sur ses positions, seuls un groupe d’investisseurs asiatiques et deux cadres étaient partis pour l’instant. Alors il se trouvait encore dans la salle de réception ? Elle s’était refusée à y jeter un dernier coup d’œil avant de partir, de peur de perdre de précieuses minutes. La situation était parfaite, elle pouvait mettre à bien le petit plan qu’elle venait d’élaborer. Elle fit claquer ses talons dans les escaliers en marbre de la villa quand elle sortit pour retrouver sa voiture, des petits clacs rapides sur le sol, témoignant de ses pas hâtifs. A partir de là, elle se dit qu’il était impossible qu’elle ne le voie pas quitter la soirée mais restait tout de même sur ses gardes, elle n’avait pas encore trouvé d’excuses pour expliquer son comportement étrange. En tant qu’héritière, elle n’aurait pas à se justifier de son départ précipité de la soirée mais son père n’allait sûrement pas apprécier. Elle fit démarrer la voiture et descendit la longue allée pour s’éloigner de la villa. La nuit était noire mais elle ne percevait pas d’étoiles. Elle planifiait de se mettre sur le bord de la route, non loin du portail de la villa où se tenait la fête pour pouvoir le survivre quand elle verrait une moto passer (si d’après ses collègues, il se déplaçait bien exclusivement en deux-roues) et cherchait maintenant l’endroit parfait pour faire le guet. Ses pneus crissèrent quand en face d’elle, l’autre conducteur roulait plein phares. Les yeux d’Andrina, s’étant habitués à l’obscurité de la soirée, la lancèrent violemment et elle fut obligée de détourner les yeux. Ce ne fut pas sa dernière péripétie car tout juste quand elle se remit de cette agression, elle ne vit pas la bestiole passant sur la route et dans élan de panique, donna un brusque coup de volant et se retrouva sur le bas-côté.
Elle était sauve, plus de peur que de mal.
On ne pouvait pas en dire autant de sa voiture.
Un coup d’œil devant elle lui suffit pour voir que le grand bout de plastique sur le milieu de la route devait sûrement être un bout de pare-choc.
Merde.




    ✰  you're gonna wish you never had met me
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MessageSujet: Re: snap out of it (carlisle)   Dim 25 Juin - 23:23



« Vous parlez chinois couramment ? » Demanda Carlisle, sans dissimuler sa surprise. Il se doutait bien que l'héritière Farrell avait bénéficié de la meilleure éducation possible – notamment d'un point de vue scolaire – mais de là à maîtriser une des langues les plus parlées et les plus compliquées dans le monde... Carlisle était impressionné. Sa vague connaissance du russe et du français lui semblait désormais dérisoire. « Je trouve cela assez... Ironique. Quand on sait que je risque ma vie et celle de passagers de manière régulière... » Commenta Carlisle. La mort l'entourait presque quotidiennement. Elle l'avait toujours entouré, enveloppé de ses bras maigres et noueux. Ça avait commencé avec sa mère, partie bien trop vite, bien trop tôt à son goût. Il avait poursuivi son destin, jouant une fois de plus avec sa meilleure amie ; les déserts d'Afghanistan avaient été son terrain de jeu, et il avait flirté chaque jour avec la grande faucheuse. Et quand la lassitude s'était emparée de lui, il s'était orienté vers une carrière à haut risque – une carrière qui le faisait rêver, voyager, s'envoyer en l'air, toujours en prenant des risques inconsidérés. Il rit doucement lorsqu'Andrina lui fit remarquer que le travail n'était pas tout. « Vous m'en direz tant... » Plaisanta-t-il, amusé par la situation. Vu le ton sur lequel elle s'adressait à lui, il supposa qu'elle en connaissait un rayon sur la chose. « Seriez-vous une véritable épicurienne, Mademoiselle Farrell ? » Demanda-t-il en arquant un sourcil, s'amusant déjà de cette conversation légère, sans pression. Le pilote commençait à se détendre, à se montrer plus accessible et moins renfermé. Déridé, il pouvait se révéler être plus agréable, plus avenant aussi. Andrina profita d'ailleurs de cette ouverture pour s'engouffrer dans la brèche, et le questionner sur des sujets plus personnels. « C'est une bonne question. » Fit-il remarquer, gardant une seconde de silence pour réfléchir. Ce qu'il désirait ? Il avait mille idées, mais toutes lui semblaient dérisoires. Il décida néanmoins d'en faire part à l'héritière ; peut-être qu'elle aurait la maturité suffisante pour le comprendre. Après tout, elle l'avait déjà surpris précédemment. Il n'était pas à l'abri de l'être à nouveau. « Poursuivre ma carrière de pilote, sans encombre, sans contrepartie. Avoir un enfant, aussi. Je crois que c'est quelque chose qui me plairait. » Il flirtait avec la quarantaine, et estimait que le temps était peut-être venu. Cara et lui avaient mis leurs projets personnels entre parenthèses depuis des années, afin de s'épanouir dans leurs carrières professionnelles. Mais aujourd'hui, Carlisle était prêt à faire un pas en avant. Prêt à aller plus loin. « J'aimerais aussi revoir ma mère. » Avoua-t-il finalement, tout en sachant pertinemment que ce souhait n'était aucunement réalisable. Il pourrait y mettre la meilleure volonté du monde que ça ne suffirait pas. « Et vous ? » Finit-il par demander. « Que désire l'héritière Farrell ? » Il était curieux d'entendre sa réponse. À ses yeux, elle avait tout – la fortune, la beauté, la jeunesse. Elle semblait heureuse et épanouie. Mais, comme tout à chacun, elle devait avoir des envies et des rêves plus ou moins avouables. Leur conversation légère se termina, et Carlisle ne chercha aucune excuse pour se dérober. L'héritière n'était, de toute façon, pas naïve : elle semblait avoir percé à jour son manque d'entrain pour ce genre de cérémonie. « Vous me flattez, Mademoiselle. » Dit le fils Bishop en souriant, tout en sentant une légère pointe de chaleur venir teinter ses joues. Elle le libéra officiellement de ses obligations, et il la salua poliment. « Prenez soin de vous, Andrina. » Il s'était permis une dose de familiarité inédite, qui pourrait sembler déplacée par rapport aux relations professionnelles qu'ils entretenaient. Mais ce soir, vu la conversation qu'ils avaient eu, Carlisle s'était senti dans son bon droit. Il s'éloigna finalement, et quitta la seule de réception.

Sur le chemin menant vers la sortie, il s'arrêta auprès de l'un de ses confrères qui venait de l'interpeller. Il échangea volontiers quelques mots avec pilotes et investisseurs, puis s'affranchit de leur compagnie en prétextant un appel urgent. Il s'avança sur le palier, et se plaça volontairement en retrait. Ses doigts évitèrent le téléphone qui se trouvait dans sa poche – il savait pertinemment que Cara ne lui avait donné aucune nouvelle. À la place, il ouvrit son paquet de cigarettes. Il en sortit une qu'il se grilla aussitôt, et s'en fit une deuxième dans la foulée. Cette sale addiction aurait sans doute sa peau tôt ou tard, mais Carlisle s'en fichait. Ses moments cigarettes étaient salutaires. Il retourna ensuite à l'intérieur, réclama son casque de moto, et se dirigea vers sa bécane sans plus attendre. Une fois installé, il baissa sa visière et démarra. Le trajet qui le séparait de sa maison n'était pas long – un quart d'heure, tout au plus. Il accéléra rapidement, oubliant les règles et autres limites fixées par les lois. Il roulait vite, très vite, trop vite. À croire que la compagnie de la grande faucheuse, invisible mais bien réelle, lui était définitivement nécessaire. Au détour d'un virage, cependant, il ralentit brusquement en voyant quelques lumières fixes, mais orientées étrangement. Grand bien lui prit – au milieu de la route, un bout de pare-choc traînait, menaçant. Il arrêta sa moto, et retira son casque pour aller à la rencontre du conducteur du véhicule. Il était apte à porter les premiers secours si cela s'avérait nécessaire. Il fronça les sourcils en s'approchant de la toile froissée noire, se demandant dans quel état se trouvait l'occupant – ou les occupants – du véhicule. Une tête reposait sur l'air-bag, sortit en catastrophe pour protéger le conducteur. Carlisle combla la distance qui le séparait du véhicule, et jura en s'apercevant que les traits de l'accidenté lui étaient familiers. Andrina Farrell avait les yeux ouverts, mais semblait sonnée. Le pilote ouvrit la porte, et porta aussitôt deux doigts à la gorge de l'héritière. Il soupira de soulagement en constatant qu'elle respirait encore, et consentit finalement à lui adresser la parole. « Mademoiselle Farrell ? Vous m'entendez ? » Un hochement de tête. « Je vais vous aider à sortir de là. » Dit le pilote en posant une main sur son bras. « Vous pouvez bouger ? »




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