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 first second chance (heidi)

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le tatoué impudique
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ÂGE : 31 ans (24/01/86)
SURNOM : vitto par à peu près tout le monde, totti par ses frères
STATUT : incertain professionnel, batifoleur (à moitié) assumé
MÉTIER : assistant de cora ~ envisage de reprendre la fac' de droit pour obtenir une équivalence à son diplôme italien
LOGEMENT : #234 logan city, en colocation avec bobo

POSTS : 903 POINTS : 630

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : à brisbane depuis septembre 2016 ☆ 2 demi-frères et une demi-soeur, du moins à sa connaissance ☆ ceinture noire de full-contact ☆ parle italien & napolitain, accent à couper au couteau ☆ bénévole dans un centre pour SDF ☆ très mauvais sens de l'orientation ☆ se déplace à vélo ☆ SDF pendant quelques semaines au début de ses études ☆ ancien procuratore sostituto au barreau de Rome ☆ honte de ses origines ☆ (trop) carriériste ☆ frère aîné en prison, cadet qui en sort à peine ☆ tient un journal intime ☆ ne réprime pas toujours ses manières de voyou
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : gaïarossinazzettifinnleybob #2heidi #2eliosofiakaecy (fb)ariane (fb)#teamrescue (au)
RPs EN ATTENTE : kane ☆ cora #2 ☆ nino #3 ☆ liviana #2 ☆ kaecy #2 ☆ malo
RPs TERMINÉS : nino #2#teamburgerliviana #1nino #1kaecy #1heidi #1cora #1bob #1chelsea
PSEUDO : yumita (élodie)
AVATAR : andré hamann
CRÉDITS : avatar@kidd & sign@tumblr & userbar@loonywaltz
DC : hassan & tommy & anwar
INSCRIT LE : 04/10/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t11778-piuttosto-can-vivo-che-leone-morto-vittorio http://www.30yearsstillyoung.com/t11831-nuje-vulimme-na-speranz-vittorio http://www.30yearsstillyoung.com/t11891-vittorio-giovinazzo http://madebyumita.tumblr.com

MessageSujet: first second chance (heidi)   Mar 30 Mai - 0:43




heidi & vittorio
#burgerteam ~ first second chance



Pose pas de questions dont tu saurais pas digérer la réponse. C’était un truc que sa mère répétait souvent, à lui, à ses frères également, c’était elle qui leur avait appris à ne pas poser de questions qui fâchaient, et en définitive à ne pas poser de questions tout court. Leur génitrice n’avait que rarement de bonnes idées – pour ne pas dire jamais – lorsqu’il s’agissait de l’éducation de ses rejetons, mais celle-ci était probablement l’exception qui confirmait la règle, et preuve en était que trente et un ans plus tard et à l’autre bout du monde Vittorio entendait encore sa voix âpre dans un coin de sa tête. Pourquoi t’es encore là, Vitto ? Qu’est-ce qui cloche chez toi, hein ? Voilà le genre de questions qui le taraudaient et même le tenaient éveillé la nuit, en ce moment. Pour Kaecy ? Foutaises, ses retrouvailles avec la jeune femme lui avaient fait l’effet d’un pétard mouillé, et elle n’avait aux dernières nouvelles toujours pas levé le petit doigt pour tenter de le recontacter. Pour Liviana ? Quelle belle ânerie, celle-là aussi. Le reste ? Son boulot avec Cora lui plaisait un peu plus qu’il ne l’aurait avoué mais ne le transcendait pas non plus, sans doute parce qu’il connaissait ses compétences et ses aspirations et qu’assistant d’une starlette sur le retour n’était pas la position idéale pour les faire valoir, quant à sa colocation avec Bob elle se passait bien sans pour autant que Vittorio ne l’imagine dévasté s’il venait à lui rendre ses clefs un beau matin pour sauter dans un avion direction l’Europe. Même la mort lui faisait des pieds de nez jusqu’ici aussi, ne se contentant plus des menaces de morts régulièrement retrouvées dans sa boîte aux lettres ou à son bureau – métier à risque, que celui de représenter la justice et le respect des lois – mais s’invitant aussi au beau milieu de ses tentatives fugaces pour tenter d’avoir l’air d’un vacancier comme les autres.

Il n’était pas né de la dernière pluie, Vittorio, il savait parfaitement que cette soirée maritime macabre lui et les autres passagers n’avaient pas encore fini d’en entendre parler. La police, la justice et même les médias, tout le monde aurait des questions à leur soumettre pour tenter d’élucider chaque parcelle encore sombre de cette histoire rocambolesque. Mais même ça, même l’idée d’être à nouveau interrogé ou importuné ne l’avait pas persuadé d’acheter un billet de retour pour Rome, et lui-même ne comprenait pas ce qu’il attendait ou espérait encore. Il était simplement toujours là, toujours la même cohabitation avec Bob et toujours le même boulot pour la belle de ce dernier. Toujours cette invitation à dîner auprès de la meilleure amie de cette dernière, aussi, qui se faisait attendre et que les récents événements avaient encore repoussé à plus tard. Aujourd’hui plus que la veille pourtant l’italien s’était senti l’envie subite de réparer cet accroc, et c’est ainsi qu’en l’espace de quelques messages échangés il avait convenu d’un rendez-vous avec Heidi, se fiant aveuglément à l’avis de Bob qui lui avait conseillé le Burrow, à Fortitude Valley, lorsque l’italien avait quémandé une adresse qui ne fasse ni cantine qui repère à gros portefeuilles. C’était le juste milieu parfait, ou en tout cas c’était ce que lui avait promis son colocataire.

Vingt heures vingt-cinq, levant parfois les yeux vers le ciel d’un air dubitatif en observant les nuages qui d’abord gris clair s’assombrissaient maintenant de plus en plus, l’italien attendait donc Heidi le pied ferme, et avec malgré tout une pointe d’appréhension tandis qu’il repensait au fait que la dernière fois qu’il l’avait vu, c’était sur ce bateau. En été sa blessure à la main aurait peut-être été plus difficile à camoufler, mais l’hiver approchant le bandage qui entourait encore sa paume gauche se fondait totalement dans la continuité de ses chemises et de son blouson, une satisfaction aussi stupide que minime mais qui semblait suffire à contenter notre italien. Vingt heures vingt-huit, et un peu plus loin sur le trottoir Vittorio avait reconnu la silhouette d’Heidi, son regard détaillant un court instant sa tenue avec un intérêt presque scientifique ; Elle était styliste, lui avait-elle dit, et dès lors il ne pouvait s’empêcher de se demander si cela impliquait que chacune de ses tenues était choisie et composée avec soin, s’adaptant aux circonstances et à ce que la jeune femme souhaitait faire transparaitre auprès des yeux amenés à se poser sur elle. « Pile à l’heure et juste à temps pour éviter l’averse, c’est ce que j’appelle un timing parfait. » Bien que sachant que la chose n’était pas aussi répandue sur ce continent que chez lui, Vittorio avait claqué une bise à la jeune femme sans prendre le temps de l’hésitation, et alors que les premières gouttes de pluie s’abattaient eux avaient rejoint sans tarder l’intérieur du restaurant. « Thomas. Bob Thomas. » avait-il annoncé lorsque lui avait été demandé le nom de la réservation, et croisant le regard suspicieux d’Heidi l’italien avait attendu que tous les deux aient été conduits à leur table et laissés seuls pour justifier « J’ai entendu dire que les touristes se faisaient refouler plus facilement lors des réservations de dernière minute … et parait-il que mon accent me trahit un peu. (si peu) Alors j’ai laissé mon coloc’ réserver à ma place. Il me devait bien cette faveur, il a interrompu une soirée que je passais en charmante compagnie, récemment. » Sourire amusé de sa part tandis que tous les deux prenaient place.








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le flou artistique
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ÂGE : 29 ans, c'est déjà beaucoup trop (27 avril 1988)
STATUT : L'amour c'est so overrated
MÉTIER : Propriétaire et styliste de mon propre atelier de couture
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Fût un temps, j'étais fiancée à un homme parfait, que j'ai lâchement quitté pour aller vivre mon rêve de mon côté △ J'ai un berger blanc suisse nommé Lago, cadeau de ce fiancé △ Je suis passionnée de mode depuis mon plus jeune âge △ Née et ayant grandi à Brisbane, je ne jure que par cette ville et le surf △ Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué est la phrase qui résume certainement le mieux ma vie aujourd'hui
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : It always seems impossible until it's doneMatteo#1
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You are both the quiet and the confusion of my heartHeilio#9Heilio#10
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When I first met you, I honestly didn't know you were gonna be this important to meBeneidi#2
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That feeling that never goes awayMatteidi#2Matteidi#3 w/Ginny
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You are chaos to my thoughts and I am poison to your heartHeidean#1
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She makes you laugh a little louder and smile a little bigger.Cora#6
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Vittorio#2Edward#1
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http://www.30yearsstillyoung.com/t3949-heidi-i-will-always-be-by-your-side http://www.30yearsstillyoung.com/t3974-heidi-we-accept-the-love-we-think-we-deserve http://www.30yearsstillyoung.com/t3985-heidi-hellington http://www.30yearsstillyoung.com/t5807-heidi-hellington#200459

MessageSujet: Re: first second chance (heidi)   Jeu 1 Juin - 12:09




first second chance
Can we start over, be strangers again ? Let me introduce myself. We can laugh and talk and relearn what we already know. And come up with new inside jokes and create new memories. △
vittorio & heidi
La vie avait finalement repris son cours. C’était impressionnant, presque vertigineux, cette façon dont la vie reprenait toujours ses droits, malgré les événements et tragédies qui venaient perturber nos existences. Une journée portant placée sous le signe de la détente et de bons moments passés entre amis ou famille, c’était rapidement transformée en cauchemar. J’étais toujours capable de ressentir la peur qui m’avait saisi lorsque j’avais compris le danger auquel nous avions fait face. Parfois, avant que je ne m’endorme, des images terribles et sanguinolentes s’imprimaient sur mes paupières closes pour me tourmenter. Je m’en étais pourtant sortie indemne, sans la moindre égratignure. J’avais également eu la chance de n’avoir à déplorer la mort d’un quelconque proche, quand bien même je m’étais retrouvée avec bien plus de proches sur ce bateau que je ne l’aurai cru. Elio avait visiblement été épargné, même si lui-même subissait les conséquences de ce qu’il avait découvert sur le bateau, quant à Edward, il était aujourd’hui en train de se remettre de son coup de couteau. Vittorio lui s’en était sorti avec seulement une entaille dans la main, ce qui était bien peu quand on songeait aux risques énormes qu’il avait pris plus d’une fois au cours de cette soirée. Pour affronter le contre coup de ces événements morbides, j’avais choisi une technique que je ne maîtrisais que trop bien : l’évitement. J’avais rangé ces événements dans une toute petite boîte que j’avais enfoui en moi, refusant bien souvent de parler de ce qu’il s’était passé sur ce bateau, même lorsqu’on me posait la question. Et pour m’empêcher d’y penser, je m’étais jetée à corps perdu dans mon travail, passant encore plus de temps (tenté que cela soit encore possible) dans l’atelier à dessiner les prochaines collections de la marque de couture. Le travail avait sur moi une vertu curative. J’occupais mon esprit avec autre chose, n’ayant pas le temps de songer à quel point j’étais passée à côté d’une catastrophe qui aurait pu changer ma vie à tout jamais, et me permettant de m’épuiser suffisamment que lorsque le temps d’aller me coucher était venu, je ne tardais pas à sombrer dans les bras de Morphée, reléguant à mon inconscient la tâche ingrate de gérer ces images d’horreur que j’avais gardé en mémoire. Une part de moi savait parfaitement que ce n’était pas la solution, que tout du moins, ça n’avait rien d’une solution viable sur le long terme et que tôt ou tard, les choses finiraient par me rattraper. C’était pourtant comme si je n’apprenais pas de mes propres erreurs, rétablissant à chaque fois le même schéma qui me conduisait à l’échec. Mais je ne savais pas faire autrement. J’étais pourtant satisfaite à l’idée de pouvoir me poser de temps à autre, débrancher mon cerveau pour profiter d’une soirée agréable sans pour autant être assaillie de pensées sur ce bateau de malheur. C’était une des raisons qui m’avait poussé à accepter la proposition de Vittorio de manger avec lui au Burrow. Malgré le fait qu’il m’avait fait faux bond lors de notre premier rendez-vous, j’étais totalement disposée à lui laisser une seconde chance. Peut-être était-ce son côté italien qui avait eu raison de moi, ou tout simplement ce feeling non négligeable que j’avais aussitôt senti entre nous, mais j’étais certaine de passer une bonne soirée en sa compagnie et c’était tout ce que je demandais. Je m’étais fait violence pour arriver à l’heure à notre point de rendez-vous et comme à chaque fois que j’en avais l’occasion, j’en avais profité pour revêtir les pièces de la dernière collection, afin de me faire un peu d’autopromotion mais surtout parce que c’était des vêtements qui me correspondaient parfaitement. Pour l’occasion, j’avais opté pour une robe à la coupe assez sombre, m’arrivant mi-cuisse mais d’un rouge vif, que je portais sous un trench noir. Pour sûr, Vittorio n’aurait aucune difficulté à me retrouver dans la rue. C’était d’ailleurs assez rapidement que mes yeux se posaient sur sa silhouette qui m’attendait sur le trottoir à côté de l’établissement. « Pile à l’heure et juste à temps pour éviter l’averse, c’est ce que j’appelle un timing parfait. » soulignait-il et je lui adressais un petit sourire avant de le laisser me faire la bise, me pliant à ses habitudes sans rechigner. « Je me suis dit qu’il serait dommage que je sois une fois de plus en retard. Pas que tu penses que c’est une maladie chez moi » répondis-je avec un petit sourire avant de laisser l’italien m’entraîner avec lui à l’intérieur du restaurant, laissant derrière nous les premières gouttes de pluie de la soirée. Aussitôt, un serveur s’avançait vers nous et Vittorio lui disait alors : « Thomas. Bob Thomas. » Un petit rire m’échappait alors que je lui lançais un regard plein d’interrogation. Auquel il ne daignait répondre qu’une fois installé à table, face à moi. « C’est décidément une maladie chez toi n’est-ce pas ? Est-ce que Vittorio est au moins ton véritable prénom ou une de tes nombreuses identités secrètes ? » lui lançais-je aussitôt, l’air taquin en faisait une référence directe à notre première entrevue. Car si j’étais bien certaine d’une chose, c’était que l’homme face à moi n’était pas Bob Thomas. « J’ai entendu dire que les touristes se faisaient refouler plus facilement lors des réservations de dernière minute … et parait-il que mon accent me trahit un peu. Alors j’ai laissé mon coloc’ réserver à ma place. Il me devait bien cette faveur, il a interrompu une soirée que je passais en charmante compagnie, récemment. » s’expliquait-il alors, me tirant un petit sourire satisfait. C’était définitivement un beau parleur et ce n’était pas lui qui changerait le cliché dont souffraient (ou pas) les italiens à ce niveau. Mais au-delà du compliment lâché innocemment, c’était tout autre chose qui avait attiré mon attention dans sa réponse. « C’est donc Bob, ton colocataire troubleur de fête ? » J’arquais un sourcil en souriant, réellement étonnée. Car il n’y avait pas plus différents au monde que Vittorio et le réalisateur de cinéma. Je n’avais que très peu parlé à Bob depuis son retour à Brisbane mais je l’avais autrefois côtoyé suffisamment pour me faire une idée assez précise du personnage et Vittorio était à des kilomètres de lui ressembler. Là où Bob était encore un adolescent coincé dans un corps de jeune adulte, passionné de cinéma et clairement dans son monde, Vittorio semblait avoir bien plus les pieds sur terre, sans parler de son comportement, surtout en présence féminine, qui laissait présager d’une certaine confiance en lui. « Décidément, tu es cerné par les proches de Cora. Si je ne te connaissais pas, je pourrais presque croire que c’est une machination de ta part pour tenter de faire bonne impression auprès de ta patronne. ». Le serveur venait rapidement nous trouver pour nous apporter les menus et nous demander ce que nous souhaitions boire. « Je prendrais bien un verre de vin, un blanc plutôt sec si vous avez » demandais-je alors, avant reporter mon attention sur l’italien, remarquant seulement le bandage qu’il portait à la main. Sans trop réfléchir, une fois le serveur reparti avec nos commandes, mes doigts se glissaient vers la bande qui couvrait la plaie sur sa paume. « Et c’est donc Bob qui a été de corvée de vaisselle toute la semaine. Tu sais pour combien de temps tu en as encore ? » demandais-je finalement, curieuse et concernée par la réponse. Mine de rien, le geste de Vittorio avait peut-être épargné plusieurs vies. Mes yeux s’étaient finalement égarés sur la chemise du jeune homme, qui avait promis de mettre sa plus belle. D’un œil expert, j’en observais d’un coup d’œil les détails et je ne pouvais m’empêcher de lui indiquer que : « Si tu venais à l’atelier, tu auras une bien plus belle chemise que celle-ci à sortir pour les grandes occasions. Ajustée et sur-mesure en prime. » C’était en effet le propre de notre atelier, les pièces étaient ajustées avant d’être vendues, pour permettre à chaque client d’avoir une tenue parfaitement adapté à sa morphologie, et une pièce plus ou moins unique en son genre à chaque fois.
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MessageSujet: Re: first second chance (heidi)   Sam 3 Juin - 22:48



Vittorio l’avait presque oublié, ce retard dont avait fait preuve Heidi lors de leur première rencontre, et à vrai dire même s’il s’en était souvenu de lui-même et non pas parce que la jeune femme venait de faire remarquer « Je me suis dit qu’il serait dommage que je sois une fois de plus en retard. Pas que tu penses que c’est une maladie chez moi. » d’une voix légère, il ne lui en aurait pas tenu rigueur. La raison à cela était relativement simple : il avait connu lui aussi les horaires extensibles, le « dernier truc à terminer » et les journées de vingt-quatre heures qui n’étaient pas suffisamment longues pour faire tout ce qui était prévu en arrivant au bureau le matin. Parfois cela lui manquait, et parfois au contraire – mais rarement – il se disait que ce brusque virage dans sa vie professionnelle et personnelle avait été un mal pour un bien. Reste que cinq pauvres minutes de retard n’aurait rien changé à ses yeux, et sans plus tarder l’un et l’autre avaient pénétré dans le restaurant, évitant la pluie de justesse. « C’est décidément une maladie chez toi n’est-ce pas ? Est-ce que Vittorio est au moins ton véritable prénom ou une de tes nombreuses identités secrètes ? » Laissant échapper un léger rire tandis que le serveur conduisaient Heidi et « Bob Thomas » à leur table, l’italien s’était penché vers la jeune femme sur le ton de la confidence « C’est Bruce Wayne, en réalité. Mais chut, je suis en mission secrète. » avant de la laisser s’installer et d’en faire de même à son tour. Lui expliquant malgré tout la véritable raison cachée derrière cet usage de pseudonyme qui semblait sortir de nulle part, il en avait presque oublié que si Heidi connaissait Cora, par extension elle connaissait forcément Bob également. « C’est donc Bob, ton colocataire troubleur de fête ? » Le pauvre Bob, qui en plus ne méritait même pas spécialement cette réputation puisqu’il était certainement un colocataire bien plus discret et bien moins fauteur de trouble que le bruyant et expansif Vittorio. « Décidément, tu es cerné par les proches de Cora. Si je ne te connaissais pas, je pourrais presque croire que c’est une machination de ta part pour tenter de faire une bonne impression auprès de ta patronne. » Bonne impression ? Les choses lui semblaient un peu trop tard pour cela. Quoi que si l’impression avait été si mauvaise la rouquine ne l’aurait sans doute pas engagé, pour commencer … A moins qu’il y ait une intention cachée, derrière tout ça. « Et tu n’as encore rien vu. » avait-il néanmoins rétorqué d’un ton presque provocateur, tandis qu’on venait leur porter la carte et se renseigner sur leur choix de boisson « Je prendrai bien un verre de vin, un blanc plutôt sec si vous avez. » - « La même chose pour moi, merci. » Les laissant au choix de la suite de leur repas, le serveur s’était éloigné et le barbu en avait profité pour reprendre, avec un peu plus de sérieux. « C’est Bob qui m’a présenté Cora, en fait. Enfin, en quelques sortes, j’ai joué au facteur entre l’un et l’autre après la tempête en octobre, quand ils ne pouvaient pas se déplacer. » Et dire que les brochures de voyages continuaient de vendre l’Australie comme un pays au climat paradisiaque, quelle arnaque. « D’ailleurs, je ne sais pas si je devrais poser cette question, mais … c’est quoi au juste, l’histoire entre ces deux-là ? » Si son colocataire était là, probablement lui jetterait-il un coussin du canapé en lui faisant les gros yeux, pour tenter de lui faire regretter d’avoir posé cette question. Mais Bob n’était pas là, et Vittorio lui était curieux. Quant à Heidi, elle aurait probablement le point de vue de Cora, et c’était justement le point de vue qu’il manquait à l’équation de Vittorio. « Et c’est donc Bob qui a été de corvée de vaisselle toute la semaine. Tu sais pour combien de temps tu en as encore ? » Machinalement Vittorio avait fait aller les doigts de sa main bandée, l’annuaire encore un peu à la traîne « Je retire les sutures après-demain, et Bob m’a filé le numéro de son kiné pour après … Mais ça devrait aller, je suppose que je devrai bientôt renouer avec la vaisselle. » Il avait soupiré d’un air faussement désespéré, bien qu’en réalité outre le fait d’être privé de vaisselle il était aussi privé d’entrainement, et s’il n’avait pas spécialement hâte de réenfiler les gants en caoutchouc, ses gants de boxe, eux, lui manquaient beaucoup plus. « Et comment va Edward ? » s’était finalement décidé à demander Vitto, d’un ton plus précautionneux « C’est un de tes amis ? » Au moins une de ses connaissances en tout cas, et qu’Heidi se soit inquiétée de son sort en faisait soit une amie inquiète soit simplement une humaine dotée d’empathie, ce qui serait une explication toute aussi valable et plausible. Ouvrant finalement son menu, l’italien avait commencé à le parcourir d’un œil à moitié concentré, reportant son attention sur Heidi lorsqu’au bout de quelques minutes elle avait fait remarquer « Si tu venais à l’atelier, tu aurais une bien plus belle chemise que celle-ci à sortir pour les grandes occasions. Ajustée et sur-mesure en prime. » Plissant les yeux en prenant un air faussement suspicieux, il avait remercié d’un signe de tête la serveuse venue leur apporter leurs verres de vin, et attendu que celle-ci se soit éloignée pour répondre « J’hésite entre trouver la proposition alléchante, et l’intention un peu insultante … Qu’est-ce que tu lui reproches à cette pauvre chemise ? » S’il avait voulu faire preuve d’une totale honnêteté, Vittorio aurait probablement dû préciser que par « plus belle chemise » il sous-entendait l’une des trois seules qu’il possédait dans sa valise. Il avait beau être résident australien depuis neuf mois désormais, il avait toujours le comportement du type qui ne voulait pas trop s’alourdir pour le retour, et se contentait donc en grande partie de ce qui se trouvait dans sa valise à son arrivée à Brisbane. « Mais c’est donc une invitation ? Parce que je peux être très premier degré, quand je veux, tu risquerais de me voir débarquer à ton atelier un beau jour, sans m’être annoncé avant … Je suis sûr que je n’aurai même pas besoin de soudoyer Cora pour réussir à trouver l’adresse. » Même tout seul, il était à peu près certain de pouvoir y arriver. Il n’avait peut-être pas un très bon sens de l’orientation, mais en revanche une aiguille dans une botte de foin ne lui faisait pas peur. « On trinque ? » avait-il finalement proposé en se saisissant de son verre « Je te laisse choisir à quoi. » La balle était dans son camp. Et la curiosité de Vittorio était totale.








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MessageSujet: Re: first second chance (heidi)   Dim 4 Juin - 14:46




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vittorio & heidi
Et voilà qu’une fois de plus, Vittorio se faisait passer pour quelqu’un d’autre et je décidais aussitôt de lui demander si c’était compulsif chez lui ou lié à sa profession d’agent secret. « C’est Bruce Wayne, en réalité. Mais chut, je suis en mission secrète. » murmurait-il me faisant aussitôt rire. « Motus et bouche cousue » confirmais-je avec un petit sourire en coin, venant m’installer à table, face à lui. C’était alors que l’italien révélait la raison pour laquelle il se faisait passer pour Bob Thomas, me permettant ainsi d’apprendre que ce dernier était son colocataire, levant le jour sur un duo que je n’aurais jamais cru capable de fonctionner. Le serveur interrompait notre conversation pour venir s’inquiéter de nos boissons et une fois reparti, Vittorio reprenait ses explications : « C’est Bob qui m’a présenté Cora, en fait. Enfin, en quelques sortes, j’ai joué au facteur entre l’un et l’autre après la tempête en octobre, quand ils ne pouvaient pas se déplacer. » J’hochais la tête, comprenant mieux comment cela se faisait-il qu’il gravite autant autour de ma meilleure amie par pure coïncidence. « Et comment tu as connu Bob, sans indiscrétion ? » lui demandais-je, poussée par la curiosité. « D’ailleurs, je ne sais pas si je devrais poser cette question, mais … c’est quoi au juste, l’histoire entre ces deux-là ? » La question de Vittorio me tirait un nouveau rire. C’était la question à un million, celle à laquelle il était quasiment impossible de répondre. « Je dirais que l’histoire entre ces deux-là, c’est avant tout qu’il n’y en a pas. Ils se connaissent depuis des années et sont amis. Sauf qu’ils pourraient être bien plus... Je pense qu’ils sont plus ou moins faits l’un pour l’autre. Mais les circonstances de l’époque ont fait qu’ils n’ont jamais eu l’occasion de se donner une réelle chance et qu’ils se voilaient tous les deux un peu la face, surtout Cora je pense et Bob n’est pas très… » Mais Vittorio voyait très bien ce que je sous-entendais, ayant eu plus d’une fois l’occasion de découvrir le trait de caractère un peu rêveur et fuyant de son colocataire. « La plupart du temps, ils n’étaient jamais célibataires en même temps et se sont toujours plus ou moins complu dans leur amitié. » lui expliquais-je. L’histoire de Bob et Cora, c’était exclusivement des occasions manquées et un manque cruel de communication. Et avec l’arrivée de Priam en ville, je n’étais pas certaine qu’ils aient un jour l’occasion de se donner une chance tous les deux. « Je crois qu’ils sont un peu bloqués dans la friendzone. » plaisantais-je. Voilà longtemps que je n’avais pas trop embêté Cora avec Bob, ayant bien compris qu’ils n’étaient pas encore prêt à franchir le pas, mais voir Vittorio aussi intrigué par leur relation, je me disais que c’était peut-être un tort de ma part. « C’est Bob qui t’as parlé de sa relation avec Cora ? » lui demandais-je curieuse. « Parce que si c’est lui qui t’en as parlé, tu devrais peut-être le conseiller de se jeter à l’eau une bonne fois pour toute. Il serait bête qu’il passe à côté une fois de plus. » J’avais ensuite posé une question à l’italien sur sa blessure à la main, datant de cette maudite croisière. « Je retire les sutures après-demain, et Bob m’a filé le numéro de son kiné pour après … Mais ça devrait aller, je suppose que je devrai bientôt renouer avec la vaisselle. » soupirait-il et je souriais, soulagée de savoir qu’il n’y avait pas eu davantage de complications suite à son coup de couteau. « Et comment va Edward ? C’est un de tes amis ? » rebondissait-il. « Bien mieux. Je suis allée le voir à l’hôpital l’autre jour et il était sur la voie du rétablissement. Et parler d’ami c’est peut-être un terme un peu fort. C’est avant tout client fidèle, avec qui j’ai appris à sympathiser au fil des séances d’essayage. » lui avouais-je alors. Edward était bien trop présomptueux et sûr de lui pour devenir un de mes amis les plus proches, néanmoins j’avais appris à l’apprécier au-delà de ses défauts. Suffisamment pour m’inquiéter de son état suite à ce qu’il lui était arrivé. Et en parlant de ma maison de couture, je ne pouvais m’empêcher de taquiner un peu Vittorio quant à sa chemise dont il avait vanté les mérites par texto la veille. « J’hésite entre trouver la proposition alléchante, et l’intention un peu insultante … Qu’est-ce que tu lui reproches à cette pauvre chemise ? » feignait-il de s’offusquer et je lui lançais un regard malicieux, amusée. « Eh bien… Le tissu est d’assez bonne qualité… » Le terme assez prenant néanmoins tout son sens dans cette phrase, laissant supposer que ce n’était pas non plus ce qui se faisait de mieux sur le marché actuel. « Mais certaines finitions témoignent d’une qualité un peu en deçà d’une chemise de haut standing. La coupe est bien faite et flatte plutôt bien ta silhouette, même si en étant plus ajustée elle pourrait mettre certains atouts davantage en valeur. » Malgré mon ton très professionnel, je savais pertinemment que je cherchais un peu Vittorio en lui faisant quelques compliments dissimulés sur son physique. « Mais c’est donc une invitation ? Parce que je peux être très premier degré, quand je veux, tu risquerais de me voir débarquer à ton atelier un beau jour, sans m’être annoncé avant … Je suis sûr que je n’aurai même pas besoin de soudoyer Cora pour réussir à trouver l’adresse. » me taquinait-il en retour, me faisait pouffer de rire. « C’est bien plus qu’une invitation. Je serais véritablement vexée d’apprendre de la bouche de ma meilleure amie que tu vas t’habiller ailleurs que chez moi. » répondis-je, du tac au tac avant d’enchaîner. « D’ailleurs, en parlant du loup, si tu as des doutes quant à mes talents de styliste, tu n’as qu’à demander à Cora ce qu’elle pense de mes collections. » Là-dessus, je pouvais parfaitement compter sur Cora qui avait fait le choix de me faire une confiance aveugle pour ses tenues aux événements médiatiques. J’avais depuis l’ouverture de ma maison de couture, la lourde responsabilité d’habiller ma meilleure amie pour chaque apparition dans les médias. C’était l’une de mes plus ferventes admiratrice et celle qui comptait le plus à mes yeux. « On trinque ? Je te laisse choisir à quoi. » proposait-il, verre à la main. J’hochais la tête, attrapant mon verre pour le lever un peu, plantant mes yeux noisette dans ceux de Vittorio. « A mon premier rendez-vous avec Bruce Wayne, puisse le sort nous être favorable cette fois-ci. » lançais-je malicieuse. Il fallait dire que jusqu’ici nos entrevues ne s’étaient jamais déroulées comme prévu mais j’avais un bon pressentiment pour celui-ci. « Pardonne-moi la question, mais j’ai du mal à t’imaginer assistant de starlettes du grand écran depuis toujours. C’est vraiment ta convocation de base ou une exception faite pour Cora ? » lui demandais-je. A le voir si à l’aise, avec cette attitude un peu d’italien caricaturé, j’avais du mal à l’imaginer assistant depuis toujours et pour toujours. Je l’imaginais davantage menant lui-même sa propre barque, menant une carrière de façon passionnée, sans parvenir à savoir dans quel domaine je l’imaginais. Pour sûr, j’avais du mal à le voir comme un physicien nucléaire dans le domaine de la recherche, mais il pouvait être plein de surprise.
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le tatoué impudique
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MessageSujet: Re: first second chance (heidi)   Dim 6 Aoû - 10:55



Le temps passait à une vitesse folle, et si l’expiration de son premier visa n’était pas venue lui rappeler le tic-tac du temps qui filait l’italien aurait eu de la peine à réaliser qu’il était déjà là depuis si longtemps. Si longtemps et ne se sentant toujours pas plus en phase avec ce pays et sa manière de fonctionner, ses habitudes et sa mentalité de latin beaucoup trop imprimées dans son ADN. « Et comment tu as connu Bob, sans indiscrétion ? » Que questionnait quant à elle Heidi, tandis que Vittorio expliquait en quelques mots ce qui l’avait mis sur le chemin de Cora en premier lieu. « Il cherchait un colocataire, il avait passé une annonce dans le journal. Et j’en avais assez de l’hôtel sans wifi et aux murs fins comme du papier à cigarette dans lequel j’étais. » Seul hôtel qui soit dans ses prix en partant du postulat qu’il ne savait pas combien de temps il resterait ni à quel point cela grignoterait ses économies. Mais puisqu’ils avaient entamé le sujet Bob, et ayant en face de lui quelqu’un qui connaissait tout aussi bien – non, mieux – Cora, Vitto n’avait pas résisté bien longtemps à l’envie de savoir quel était l’avis d’Heidi au sujet de la relation qui liait le réalisateur et l’actrice, et quelle était au juste cette relation, justement. Essayer de tirer les vers du nez des principaux intéressés s’était jusque-là révélé particulièrement infructueux. « Je dirais que l’histoire entre ces deux-là, c’est avant tout qu’il n’y en a pas. Ils se connaissent depuis des années et sont amis. Sauf qu’ils pourraient être bien plus … Je pense qu’ils sont plus ou moins faits l’un pour l’autre. Mais les circonstances de l’époque ont fait qu’ils n’ont jamais eu l’occasion de se donner une réelle chance et qu’ils se voilaient tous les deux un peu la face … » Se retenant de faire remarquer que ce dernier point ne semblait pas avoir beaucoup changé depuis, il l’avait laissée continuer « Surtout Cora je pense, et Bob n’est pas très … » Dégourdi ? Au fait des signaux féminins pourtant reconnaissables ? Éveillé à autre chose que son travail ? Oui, Vitto voyait très bien. « La plupart du temps, ils n’étaient jamais célibataires en même temps et se sont toujours plus ou moins complus dans leur amitié. Je crois qu’ils sont un peu bloqués dans la friendzone. » Ça, c’était peu que de le dire. « C’est Bob qui t’a parlé de sa relation avec Cora ? Parce que si c’est lui qui t’en a parlé, tu devrais peut-être le conseiller de se jeter à l’eau une bonne fois pour toutes. Il serait bête qu’il passe à côté une fois de plus. » Haussant les épaules d’un air impuissant, l’italien avait avoué avec un brin de désolation « Ah mais tu crois que j’ai pas essayé ? Ce gars est plus têtu qu’une mule. Toujours à marmonner que si ça n’a pas fonctionné avec sa Bianca ça ne fonctionnera pas mieux avec une autre. » Malgré lui Vitto avait roulé des yeux. « J'ai du mal à imaginer à quoi ressemblait ce mariage, si je dois être honnête … » Peut-être parce qu’il n'avait que le point de vue de Bob, peut-être parce que cette Bianca n’était que la femme qui avait mis le feu aux affaires de Bob et que ce dernier qualifiait maintenant d'erreur de jeunesse.

Difficile malgré cela de garder bien longtemps loin de leur esprit cette croisière aux allures de cauchemar, dont le terme « attentat » relayé par la police et les médias pour en parler faisait presque aussi froid dans le dos que le souvenir de la soirée en elle-même. Assurant que sa propre blessure n’était pas aussi grave qu’elle en avait eu l’air et serait bientôt à ranger dans la case vieux souvenirs, l’italien s’était renseigné sur l’état à l’époque beaucoup plus préoccupant d’Edward, dont Heidi semblait être une connaissance. « Bien mieux, je suis allé le voir à l’hôpital l’autre jour et il était sur la voie du rétablissement. Et parler d’ami c’est peut-être un terme un peu fort. C'est avant tout un client fidèle, avec qui j’ai appris à sympathiser au fil des séances d'essayage. » Une connaissance plus qu’un ami, donc. Mais qui témoignait d'un certain altruisme chez la jeune femme ; Dieu sait que Vittorio ne se serait pas déplacé jusqu’à l’hôpital pour une simple connaissance. Jadis trop occupé à s’inquiéter pour la sécurité et l’intégrité physique de ses amis sans avoir à ajouter à la liste celle de ses connaissances. Chacun son fardeau. « Tant mieux s’il est tiré d’affaire. » Se contentant d’un sourire et se gardant bien d’admettre qu’au fil de la fameuse soirée il en était venu à ne plus donner cher de la peau du concerné, il avait laissé là le sujet pour tiquer sur le jugement d’Heidi concernant sa tenue vestimentaire « Eh bien … le tissu est d’assez bonne qualité … » Mais ? « Mais certaines finitions témoignent d’une qualité un peu en deçà d’une chemise de haut standing. La coupe est bien faite et flatte plutôt bien ta silhouette, même si en étant plus ajustée elle pourrait mettre certains atouts davantage en valeur. » Sourire narquois en prime, Vitto avait délibérément joué à l’innocent au moment de faire remarquer « Oh, parce que tu as analysé ma silhouette et repéré mes atouts. Je pensais qu’on attendrait au moins le troisième rendez-vous pour ça. » avant d’improviser une moue dépitée « Mais je doute que le salaire de ton Edward et mon salaire d'assistant jouent dans la même catégorie, d’où mon espoir que tu intervienne en ma faveur auprès de Cora. » et d’en revenir ainsi au sujet qui, en premier lieu, les avait amené à posséder une excuse pour se rencontrer. Et puisqu’il était question de Cora la styliste n’avait d’ailleurs pas manqué de faire remarquer « C'est bien plus qu’une invitation, je serais véritablement vexée d'apprendre de la bouche de ma meilleure amie que tu cas t’habiller ailleurs que chez moi. D’ailleurs, en parlant du loup, si tu as des doutes concernant mes talents de styliste, tu n'as qu’à demander à Cora ce qu’elle pense de mes collections. » Laissant échapper un léger rire il avait secoué la tête « Tah-tah, bien essayé, mais je ne tomberai pas dans ce piège. Lancer Cora sur le sujet des vêtements ? Elle n’en sera pas encore à la moitié de sa thèse-antithèse-synthèse que j’aurai presque atteint l’âge de la retraite. » Bien que totalement conscient que Cora se résumait à bien autre chose qu’une écervelée qui ne savait parler que chiffons et maquillage, son machisme latent le persuader plus que de raison de plaisanter à ce sujet. Quoi qu’il s’en garde bien plus face à la concernée, pas suicidaire non plus.

Interrompus par le retour du serveur et de leurs verres, Vittorio avait attendu son départ pour questionner les motifs que tous les deux auraient à trinquer. Divers et variés, sérieux ou plus légers, l’italien laissait en tout cas le choix final à la jeune femme. « À mon premier rendez-vous avec Bruce Wayne, puisse le sort nous être favorable cette fois-ci. » Sourire amusé à l’appui, l’italien avait fait tinter son verre de vin contre celui de la jeune femme avant de le porter à ses lèvres. « Pardonne-moi la question, mais j’ai du mal à t’imaginer assistant de starlettes du grand écran depuis toujours. C’est vraiment ta vocation de base ou une exception faite pour Cora ? » La lueur qui s’était allumée dans le regard du jeune homme suffisait à traduire la satisfaction que lui procurait l’idée qu’il n’ait pas besoin de préciser qu’il pensait valoir mieux que cela pour que la chose se remarque. « Non, tu as raison. Ce n’est ni ma vocation, ni mon ambition à long terme … Mais j’avais besoin d’un boulot, et Cora m’a proposé celui-là. En ne manquant pas de me faire remarquer que sinon je pouvais toujours aller postuler chez McDo. » Ou pire, chez Hungry Jack. Reprenant un tant soit peu de sérieux il s’était tout de même senti obligé de préciser « Non mais, on est d’accord que quand je me moque je plaisante, et que j’suis reconnaissant envers Cora de m’avoir filé un boulot. Je voudrais pas que tu me prennes pour un ingrat. » Il avait totalement conscience que sans cette proposition il serait effectivement en train de préparer du faux café chez Starbucks ou de servir des frites dans un fast-food, et si assistant n’était pas sa vocation le fast-food l’était encore moins. « J’ai fait du droit, je travaillais pour un procureur dans mon pays … Mais mon diplôme n’a aucune valeur, chez vous. » Et pour cause, puisque le système juridique n’avait absolument rien de comparable. « Je ne te retourne pas la question, je suppose que tu as ce genre de métier que l’on ne peut faire que par vocation. Ça fait longtemps que tu connais Cora ? » Reposant son verre sur la table après en avoir bu quelques gorgées, il s’était saisi à nouveau du menu pour parcourir la carte et tenter de décider ce qui ferait son repas. Relevant d’ailleurs un air faussement suspicieux vers Heidi, il avait fait remarquer « Si tu me fais l’affront de prendre une pizza, je ne suis pas certain que la chute dans mon estime sera un jour rattrapable, tu es prévenue. » Quand même, y’avait des choses avec lesquelles il ne fallait pas déconner.








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