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 we’re born to be higher, we’re paperlight (ginny)

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le retour du boomerang
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ÂGE : 38 ans (10/03/1979).
STATUT : récemment divorcé, de nouveau célibataire, il réapprend à vivre seul et se consacre à ses trois enfants qu'il voit une semaine sur deux.
MÉTIER : auteur, metteur en scène et producteur de théâtre et de comédies musicales au sein de la Northlight Theater Company, qu'il a co-fondée.
LOGEMENT : anciennement au #24 Logan City, séjournant de nouveau à l'hôtel, il compte se mettre en quête d'un cocon où rebâtir sa vie.

POSTS : 9063 POINTS : 845

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : il est le père de trois enfants : Caleb, Elliot et Lexie, nés d'un mariage qu'il a mis en péril en ayant entretenu une liaison extra-conjugale ≈ il a la double nationalité australo-péruvienne ≈ passionné de théâtre, il est à la tête d'une compagnie depuis 2011 ≈ sa mère est atteinte de la maladie d'Alzheimer et son père est décédé dans la tempête qui a frappé Brisbane en octobre 2016 ≈ il joue de la guitare à un très bon niveau ≈ il songe à combler le récent vide de son existence par la religion.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :

ginny #2
have no fear for giving in, have no fear for giving over. you'd better know that in the end, it's better to say too much than never to say what you need to say again.


camber #2
through the years you've never let me down, you turned my life around. the sweetest days i've found, i've found with you.


sofia #1
put your faith in a miracle, and it's non-denominational. join the choir we will be singing, in the church of wishful thinking.


☆ elsie ☆
now that i've lost you, it kills me to say i've tried to hold on as you've slowly slipped away.


☆ meg ☆
it is not clear why we choose the fire pathway. where we end is not the way that we had planned.


RPs EN ATTENTE : maxyn ≈ hassan #2
RPs TERMINÉS : hannah #1lene #1lexis #1tommy #1nathan #1vidal #1joanne #1hannah #2halloween eventdeepika #1joanne #2enzo #1elsie #1hannah #3hassancamber #1hannah #4margaret #1scarlett #1hannah #5jamie #1ginny #1 (fb)hannah #6hannah #7nathan & myrddinjoanne #3hannah #8tommy #2
PSEUDO : mischief insane, charlotte.
AVATAR : oscar isaac.
CRÉDITS : (c) alaska, tumblr, loonywaltz.
DC : cynthia dorman, marius warren.
INSCRIT LE : 10/07/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t10373-you-have-trust-issues-not-to-mention-saul http://www.30yearsstillyoung.com/t10410-saul-truth-never-lies-they-will-fall-apart http://www.30yearsstillyoung.com/t10748-saul-masterson http://www.30yearsstillyoung.com/t10827-saul-masterson http://justoscarisaac.tumblr.com

MessageSujet: we’re born to be higher, we’re paperlight (ginny)   Ven 2 Juin 2017 - 18:41




you're flashing bright in my eyes, you're all i've done, all my life. and things aren't now what they seem, we're kings and queens of my dreams.



« Vingt minutes. » Saul lissa le tissu de sa veste et resserra sa cravate, le regard impatient. Il n'avait jamais à trop élever la voix pour se faire entendre, et ce, même dans l'effervescence qui animait généralement les coulisses du théâtre avant chaque représentation. Une main pressant légèrement l'épaule d'un des éclairagistes en charge de préparer la scène dans cette dernière ligne droite, c'est à l'ensemble des techniciens et artistes qui s'affairaient tout autour de lui qu'il adressa finalement un sourire, bienveillant, encourageant, mais semblant surtout abriter de nombreux sentiments qu'il garderait pour lui. Saul ne les avait jamais traités en employés ou en intermittents du spectacle et avait très tôt franchi la ligne qui séparait habituellement les échanges entre un metteur en scène et ses artistes et ceux entre des amis de longue date, pour autant il y avait une chose, une seule qu'il n'avait jamais consenti à partager avec ses troupes : ses appréhensions. Avec les événements des derniers mois, l'attitude de Patty à son égard, les rumeurs et l'intérêt de la presse pour ses tumultes amoureux et son divorce à venir, bien des doutes habitaient celui qui aujourd'hui savait avec une triste certitude que chaque existence était comme un château de cartes pouvant s'écrouler au premier impair, comme un vase qu'une seule goutte pouvait faire déborder. Il l'avait appris à ses dépends et à ceux de personnes à qui il tenait, l'avait payé cher et le paierait encore sans doute pendant un certain nombre d'années, si bien que l'insouciance qui avait pu longtemps l'envahir à l'approche d'une représentation avait laissé place à un sentiment plus sage, plus avisé : le théâtre l'avait souvent sauvé mais ne serait peut être pas éternellement son rempart. En ça, il profitait de chaque soirée comme si c'était la dernière. Une habilleuse passa alors près de lui et le bruit de son portant à costumes le tira de ses réflexions. L'heure avançait, les dernières retouches étaient effectuées sur les comédiens qui répétaient une dernière fois leur texte, et l'on entendait d'ici discuter les spectateurs qui peu à peu remplissaient la salle. Celle-ci serait certainement pleine, les tickets s'étant bien vendus et ayant conforté Saul dans ce qu'il se disait déjà depuis plusieurs semaines : n'en déplaise à Patty et aux sceptiques qui l'avaient condamné dès le premier article ayant retracé son parcours d'homme volage, la compagnie n'était pas devenue le sanctuaire maudit d'un homme boudé par la profession. Certaines choses avaient changé, ça Saul le mesurait chaque fois qu'il s'aventurait dans un de ces dîners où les ragots étaient nombreux et les sourires trompeurs, mais ce pour quoi il se battait depuis des années n'avait pas encore pâti de ses erreurs, et c'était bien tout ce qui lui importait. Finalement, quelques minutes les séparaient maintenant du début du spectacle, moment que le brun choisit pour s'éclipser et gagner discrètement la salle. La plupart des fauteuils étaient déjà occupés, assiégés par un public tantôt plongé dans la lecture du programme du théâtre, tantôt occupé à surfer sur son téléphone. Mais une seule de ces frimousses l'intéressait, et c'est un sourire ravi que Saul esquissa au moment où ses yeux captèrent l'arrivée d'une silhouette familière entre les murs du théâtre. « Ginny! Pssst, par ici. » Le brun souffla à son amie, lui faisant signe de le rejoindre au pied des quelques marches qui donnaient accès à la scène mais aussi aux coulisses. La brune arrivant à sa hauteur, il embrassa chaleureusement ses deux joues, soufflant d'une voix basse. « Tu es superbe. Le spectacle ne va pas tarder à commencer, Eli a du filer en coulisses pour se préparer mais il a promis de venir te dire bonsoir pendant l'entracte. » Cette précision n'était pas anodine, alors qu'il savait que Ginny attendait tout comme lui de pouvoir profiter de l'aura si lumineuse du jeune homme, devenu en peu de temps un acolyte dont ni elle ni lui ne se voyait plus se passer. Son amitié avec Ginny était déjà l'une des plus belles qu'il ait jamais pu nouer, mais Saul reconnaissait à Eli le don de fédérer plus encore ceux qui s'étaient déjà trouvés. Aujourd'hui, c'était aussi à trois qu'ils fonctionnaient. A trois qu'ils vibraient et se complétaient les uns les autres. « Il a aussi proposé de nous payer le restaurant tout à l'heure. J'ai fait semblant d'accepter sur le moment mais on sait toi et moi qu'il n'est pas question qu'on le laisse faire, hein ? » Il lui lança un regard entendu, un peu rieur. Ginny savait comme lui qu'Eli ne venait pas du même monde qu'eux, qu'il n'avait pas eu à traverser les mêmes épreuves, les mêmes obstacles. Et si Saul était prêt à parier tout ce qu'il avait que la rançon du succès rattraperait bientôt le comédien, il aimait autant qu'il garde son porte-feuille rempli pour d'autres choses que leurs sorties à trois. « Regarde, tu as une place au premier rang, au plus près de la scène. » Saul désigna cette fois la première rangée de sièges, puis reporta toute son attention sur Ginny. « Tu sais qu'on demande généralement aux spectateurs d'éteindre leur portable en s'asseyant, mais je sais que tu seras plus sereine si tu peux rester joignable, alors n'en tiens pas compte d'accord ? » Et déposant une main sur son bras tout en se penchant pour lui souffler quelques mots à l'oreille, Saul ajouta. « Et si quelqu'un te fait une remarque, tu me l'envoies et on réglera ça à la sortie du théâtre, là où je règle leur compte aux spectateurs dissipés et à mes concurrents les plus dangereux. » Cette fois, c'est un sourire faussement obscur qui gagna ses lèvres. Dur de l'imaginer retrousser ses manches pour se livrer à un combat acharné, quand n'importe qui – à commencer par Ginny – savait qu'il préférait les duels lorsqu'ils avaient lieu à la lumière des projecteurs et sur une vaste scène, seul endroit où les drames dont il était l'auteur ne menaçaient pas de lui retomber dessus.


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ÂGE : 27 ans (05/03)
SURNOM : Virginia Mary Elisabeth, pour un max de confusion.
STATUT : en procédure de divorce - le coeur qui flirte entre le passé, le présent, et tout ce qui se trouve à travers.
MÉTIER : peintre et photographe, l'atelier se transforme les week-ends en workshop du dimanche ouvert au public.
LOGEMENT : jongle entre la chambre 214 au St Vincent's Hospital, l'appartement #18 à Pine Rivers et son petit atelier isolé à Logan City.

POSTS : 2824 POINTS : 680

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Maman de Noah, un petit ange de 7 ans qui lutte contre une maladie le gardant hospitalisé depuis les trois dernières années. ▲ Mariée de force pour faire bonne figure. ▲ Ne s’autorise pas à tomber amoureuse. ▲ Accro au café. ▲ N’a que quelques bons amis qu’elle compte sur les doigts d’une main. ▲ Née à Brisbane, expatriée à Londres, revenue depuis 2 ans. ▲ Geek dans l’âme, elle adore les BDs et les jeux vidéos. ▲ Végétarienne, yogi aguerrie et adepte de méditation. ▲ A un humour douteux, discret, mais bien sarcastique.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :

EZNNY #5EZNNY #4 (réalité alternative)
I wake up alone, in an other life the world was beneath us. Tonight comes, mistaken for a vision. Something of my own creation.


BENNY #4
Unconscious mind, wanna feel one last time. Anywhere, whenever. Apart, but still together. I know I'm not alone.


SAUNNY #2
Hearts that break the night in two, arms that can't hold you too. Let's take this night from black to blue, I'm just glad you want it at all.


EDWINNY EDWINNY #2 (fb) EDWINNY #3
We're paralyzed, we apologize, our hell is a good life. My hands will shake, my eyes will burn. My throat will ache, watching you turn.


CORA (fb)
If there's no one beside you when your soul embarks, then I'll follow you into the dark. Just our hearts clasped so tight, waiting for the hint of a spark.


TAD
I'll sit out on the front sofa while your hands, they talk to me. All of this fooling around is as fun as it used to be.

elio #TeamMalaise #1 hassan joanne #TeamDrama Auden #2 coram


RPs EN ATTENTE : tad #2 + saul #3 + jamie #2 + debra + rose #3 + eda


PSEUDO : hub
AVATAR : Daisy Ridley
CRÉDITS : shiya
DC : Matt le p'tit con - et le grand frère & Ariane l'incandescente
INSCRIT LE : 18/10/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t12335-ginny-sit-still-look-pretty http://www.30yearsstillyoung.com/t12359-ginny-she-smelled-of-daisies-she-drives-me-crazy http://www.30yearsstillyoung.com/t12358-ginny-mcgrath http://www.30yearsstillyoung.com/t12357-ginny-mcgrath

MessageSujet: Re: we’re born to be higher, we’re paperlight (ginny)   Mer 7 Juin 2017 - 3:14



we’re born to be higher, we’re paperlight
Saul & Ginny
I’ve seen you there, looking all pretty when you brushed your hair. I like it, when you smile. Won't you stay with me just for a little while? Can I take you home? We can go anywhere you wanna go. Can I take you high, to the mountain sky? Sitting here now beneath them stars, makes me wanna take them wings to my arms. We’ve got this way, wrapping her little heart around mine.

Je m’étais faite belle pour l’occasion. Rares étaient les moments où je me souriais dans le miroir, déjà parce que je trouvais la scène particulièrement ridicule et pédante, surtout parce que les journées se suivent et se ressemblent, s’additionnant de visites à l’hôpital, d’ateliers cachés couverts d’aquarelle et de café en milieu de nuit, attrapés au stand du coin. Cachée, isolée, seule et assumée, j’avais toutefois cédé au plan que m’avait proposé Saul, fidèle ami, loyal coeur solide qui m’avait intimé de passer au théâtre, de m’y réfugier pour y vivre son art en douceur, pour assister à cette comédie qu’il avait si bien su me faire connaître, aimer, espérer depuis des années déjà. Une âme et deux êtres, Saul était de ceux qui s'accrochaient à ma vie malgré mes sauvageries, qui ne faisait fi de mes longs moments de silence au profit de ceux, courts, où je lui ouvrais toujours un peu plus mon coeur. Alors oui, j’avais voulu lui faire plaisir, et me combler de même, lorsque je m’étais engouffrée dans le taxi qui me mènerait à la salle. La ville et ses lumières qui défilent sous mes yeux, je m’amuse à tenter de toucher les étincelles du bout des doigts, fenêtre qui bloque, avant de réaliser que je vais un peu mieux. Les derniers jours et la folie, Noah et sa rechute, Edward et l’hôpital, Ezra et les révélations, c’en était trop, et j’avais bien besoin d’une pause de ma vie, d’un arrêt sur image, d’une présence rassurante qui panserait mes blessures invisibles. Je m’étais fait violence pour ne pas envoyer un message à Benjamin, jugeant que la proposition qu’il me faisait d’aller rire, beignets en main, des marathoniens parcourant la côte de Bayside ce soir pour je ne sais plus quel organisme, n’était pas des plus bénéfiques pour mon karma. Et surtout, Saul me manquait. Saul et Eli et cette lumière, et cette dynamique, et ce talent brut qu’ils créaient ensemble. Je n’aurais manqué cela pour rien au monde. Entre la voiture et la salle, il n’y a que quelques pas, et je me réfugie à l’intérieur du grand théâtre les yeux pleins d’étoiles, l’histoire et l’imposante stature du bâtiment se chargeant du reste. Les murs, les parquets, les toiles et leurs non-dits, je m’y perds pour au moins de longues minutes, ignorant le premier rappel puis le deuxième, et ce n’est qu’au beau milieu d’un couloir, entièrement perdue et ravie, qu’on m’escorte jusqu’à la scène, l’oeil rieur. Mon ami les avait probablement prévenu qu’une jeune brunette l’air bien hésitante se ferait un plaisir de sillonner les allées dès qu’elle aurait posé pied ici. La voix du metteur en scène m’arrache une immense sourire alors que je me presse pour être à ses côtés, son compliment colorant mes pommettes d’un rose aussi gêné que ravi. Il a remarqué.  « Après m’avoir vu avec les pires vêtements du monde, cheveux ébouriffés en prime, tu me trouverais jolie dans n’importe quoi! » je rigole de bon coeur, avant de sentir la chaleur de son visage caresser ma joue. « J’ai tellement hâte de voir ce que vous avez créé ensemble. » je souffle maintenant, la mention d’Eli chauffant mon coeur d’une fierté sans nom. Ce gamin l’avait eue tellement difficile, que depuis son entrée dans notre vie nous tentions de toutes nos forces de faire de son quotidien une douce histoire pleine de couleur, et d’amour. Comme deux parents, nous étions à même de veiller sur Eli et sur tout ce qu’il représentait, bombe de talent et d’intelligence que je voyais déjà prendre d’assaut Broadway et que dis-je, le monde. Ce trio que nous étions s’était assemblé de la manière la plus naturelle du monde, aimantée, logique, et c’était bien en un tout que nous avions transformé la dynamique. Je laisse mon regard balayer la salle, constatant à quel point elle se remplit rapidement, avant de reporter mon attention sur mon ami et sur l’horaire de la soirée. « S’il insiste, on jouera aux anorexiques. Ça le rendra dingue. » un rire de plus, et la certitude que ce moment avec mes hommes risque d’être aussi parfait qu’il s’annonce. « Et j’ai quelques bribes d'une collation de Noah dans mon sac. Je t’en ferai cadeau quand il aura le regard ailleurs. » malicieuse, j’agite mon sac sous les yeux de Saul, gamine préparant un mauvais coup. On s’active autour de nous, on place les gens, on bouge, on parle, et je sens l’accalmie que j’ai ressentie plus tôt, la fébrilité, la tension être palpable. Pourquoi est-ce que j’avais attendu aussi longtemps avant de venir ici, de revenir surtout? « Merci tellement Saul, pour tout. » j’esquisse un signe vers le siège qu’il m’a indiqué, vers la scène, vers l’audience et vers sa générosité qui m’a bercé à tous les instants où j’en ai eu besoin. « Donc, vous allez pouvoir voir mes yeux bouffis depuis les premières loges, de ce que je comprends? » la présence d’Eli à même la pièce risquait de m’arracher une larme ou deux, l’émotion qui me serre la gorge si facilement ces jours-ci. Puis, vient la fameuse mention sous-entendue, le bonhomme qui peut me téléphoner à tous moments, le petit coeur, petit ange qui sommeille à l’autre bout de la ville, chambre 214. Ce que je pourrais donner pour qu’il soit ici, à mes côtés, pour qu’il assiste à ce que son parrain avait créé de beau, de parfait, d’humain. Encore une fois. « Il t’a fait ceci aussi. J’ai juré de te le donner en arrivant. » emplie de gratitude, je ravale mes restes de nostalgie alors que je farfouille dans ma besace, finissant par exhiber un dessin d’aquarelle que Noah m’avait fait remettre en éclaireur. De sa main maladroite, mon fils y avait gribouillé un “J’aime Saul, j’aime le théâtre, j’aime Eli!” d’un côté, de grands draps rouges et un projecteur illuminant le reste. Puis au bas, on pouvait lire “Ps J’aime aussi les zombies.” offrant enfin son cadeau à mon ami, j’éclate de nouveau d’un rire sincère, en voyant sa réaction. « Il te demande subtilement de lui inventer une pièce de morts-vivants avec Jazz, au passage. » Amusée, je lorgne maintenant par-dessus mon épaule, alors qu’il me met en garde conte les vilains colosses qui risqueraient de m’empêcher de rester en contact avec le fameux bambin, auteur de cette ridicule illustration. « Toujours prêt à te battre, n’est-ce pas? Je croyais que les poings dans les allées, tu avais déjà donné? » un sourire fin, triste, ironiquement douloureux vient se dessiner sur mes lèvres alors que je touche du bout du doigt la joue qui avait absorbé, plus que couverte d'ecchymoses, dans un passé pas si lointain que ça. « Personne ne dira rien. Je leur ferai croire que je suis agente d’artistes venant d’Angleterre, et que j’en suis à booker Eli pour une tournée mondiale. » tout ira bien, tout ira mieux et je trouve en ses iris la confirmation, et plus encore. « Parlant de lui! » je pointe du menton les rideaux qui s’activent, les lumières de la salle se tamisant doucement. « Va l’embrasser pour moi. » et j’en profite pour joindre le geste à la parole, offrant une dernière étreinte à ce Saul qui m’a tellement manqué, que j’aime de tout mon coeur. « Merde. » que je lui souffle à l’oreille, regagnant bien vite ma place, le coeur serré par la fierté.  

Made by Neon Demon


    Don't go wasting your time, don't be scared of what you don't already know. Everyday, trying just to figure it out. No hope, no harm, no other false alarm. She was falling, and you didn't look the other way.





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MessageSujet: Re: we’re born to be higher, we’re paperlight (ginny)   Mar 20 Juin 2017 - 1:19



Difficile de dire depuis combien de temps il rêvait à cette soirée. D'un simple moment passé avec Ginny, Eli, dans l'ombre d'une salle de spectacle, à la table d'un restaurant où les amitiés se célébraient autour d'un verre, ou n'importe où ailleurs pourvu qu'ils soient juste ensemble, tous les trois, à profiter d'une soirée sucrée, entre douceur et euphorie, partage et intimisme. Les derniers mois avaient été riches de challenges pour chacun d'eux. Ginny avait été éprouvée par la rechute de Noah, prenant encore un peu plus l'habitude de l'hôpital, de l'attente et de l'incertitude qui y régnaient en despotes et du sentiment d'impuissance qui accablerait toute mère dont on testerait inlassablement les limites, et la foi. Eli, lui, avait travaillé dur et fourni d'incroyables efforts pour relever un défi monumental, qui en avait appelé à sa persévérance chaque fois qu'il lui avait fallu prouver pourquoi il était là. Pourquoi il méritait qu'on lui fasse confiance. Pourquoi lui et pas un autre. Saul, de son coté, sentait depuis plusieurs semaines l'étau de son divorce se resserrer autour de son cou, et la main d'Elsie s'y presser sans qu'il n'ait ni la force ni la volonté de lui résister. Il frissonnait à chaque coup de téléphone, craignant que son avocat lui dépeigne un tableau toujours plus noir, se figeait chaque fois qu'on faisait mention de son épouse et de cette épilogue que beaucoup imaginaient être une passade propre à n'importe quel couple à l'approche de la quarantaine, et retenait son souffle dès qu'il sonnait à son ancienne adresse. Une brusque transition entre sa vie d'avant et celle qu'il tentait de reconstruire, mais qui l'aidait à ne jamais oublier ce qu'il avait fait et qui il était devenu. Tous les trois avaient alors grand besoin qu'on les arrache le temps d'un soir à cette réalité truffée de pièges et d'obstacles. De la magie, voilà ce qu'il leur fallait. Et quel endroit mieux qu'une salle de spectacle transformerait habilement l'ordinaire en extraordinaire ? L'impossible en réel ? Eli serait alors l'acteur de cette courte féerie, Saul en serait le chef d'orchestre et Ginny, l'imperturbable observatrice. Leurs trois esprits, avides de la même évasion et sensibles aux mêmes subtilités, communieraient ainsi dans le plus grand secret, se riant de tous ces autres qui n'imagineraient pas un seul instant combien ils voyageraient. Oui, Saul était maintenant à peu près certain d'attendre cette soirée depuis qu'il les connaissait, tous les deux, et qu'il était en mesure de savoir qu'ils ne se quitteraient plus. Alors lorsque Ginny apparut entre les rangées de sièges et s'approcha sans l'once d'une hésitation, Saul sentit son cœur s'exalter. Un compliment trahit bien vite l'impression qu'il avait eu quelques instants plus tôt de revenir plusieurs années en arrière, lorsque leurs routes s'étaient croisées au détour d'un gala pompeux que rien n'aurait prétendument pu sauver. C'est alors un sourire teinté d'amusement qu'il esquissa à la remarque de la jolie brune. « Pourtant, tu portes les sweaters et les leggings comme personne. » Une façon un brin taquine de lui assurer qu'il la trouverait jolie même emmitouflée dans un rideau de douche, mais que ce soir l'homme qu'il était serait d'autant plus fier de se montrer en sa compagnie. Après une étreinte chaleureuse, vint un sujet qu'il choisit d'effleurer avec autant de malice que de dérision. « Justement, le thème de ce soir a été spécialement pensé pour combler toutes tes attentes. Au programme : de l'expérimental, une ambiance intimiste sur fond d’hypnose et, bien sûr, de la nudité à revendre. » Le brun tenta de rester parfaitement sérieux, réprimant le rire qu'il fut tenté de lâcher en imaginant Ginny face à ce genre de spectacles. Avec un tel cocktail, pas de doute que les clubs les plus sulfureux de Fortitude Valley n'auraient qu'à bien se tenir. « Entre nous, je suis sûr que tu ne verras plus jamais Eli de la même manière après ça. » Il glissa finalement, à la dérobée, l'air de la mettre en garde. Si Ginny ne le connaissait pas parfaitement, dieu sait quelles images elle aurait sûrement à l'esprit. Celles d'un Eli en tenu d'Adam répétant sous la houlette d'un Saul blasé et parfaitement imperturbable à force d'avoir son anatomie sous les yeux ? Sans doute. Une chose était en tout cas certaine, il éviterait de partager cette anecdote avec le principal intéressé, lui qui d'ailleurs ne leur faciliterait certainement pas la tâche lorsque viendrait le moment de dîner et que se poserait la question de l'addition. Ginny et Saul le connaissaient par cœur, Eli était assez altruiste et désintéressé pour donner sans jamais attendre de recevoir. Et c'était bien pour cette raison qu'il était hors de question de le laisser en plus les inviter au restaurant, ni ce soir ni tant qu'ils pourraient l'éviter. Il n'était pas seulement question d'argent, c'était aussi sans doute la moindre des choses qu'ils puissent faire pour quelqu'un comme Eli. La remarque de la brune le fit alors sourire avec une profonde tendresse. Elle aussi avait le cœur sur la main. De quoi amener Saul à s'interroger, furtivement. Avait-il vraiment mérité des amis comme eux ? « Ou bien, tu te chargeras de le distraire devant l'entrée du restaurant pendant que je m'occuperai d'aller régler la note à l'avance. Et une fois à l'addition, on prétendra qu'ils nous ont fait une fleur parce que le grand Eli Jazz siégeait à notre table. » De quoi dessiner le plus beau des sourires sur le visage d'Eli, Saul en était certain. Mais parce que ce serait jouer avec ses sentiments, jouer avec son cœur, il n'était évidemment pas question de mettre cette idée en pratique. « De toute façon, on sait tous les deux que c'est qu'une question de temps avant que ça se passe réellement comme ça. Je te parie même que d'ici peu, on devra prendre rendez-vous pour manger un morceau avec lui. » Il rit cette fois de bon cœur, ému à la simple idée que pour Eli, un jour, la consécration récompense enfin tous les efforts qu'il avait accompli. Lui qui donnait sans compter, qui s'acharnait sans sourciller, et dont on ne pouvait toujours attendre que la meilleure version de lui-même. Un jour Eli deviendrait quelqu'un qui compte, quelqu'un qui pèse, et l'étoile timide qu'ils auraient vu briller sur cette scène scintillerait de toute sa beauté et de tout son talent. La scène, justement, Ginny la verrait de près ce soir. « Eh, il ne peut pas y avoir que des avantages au fait d'être dans les petits papiers du propriétaire ! Et puis, on sait tous les deux que même bouffis, tes yeux seront tout ce qu'il aura besoin de voir une fois là-haut. » Saul souffla, couvant Ginny d'un regard bienveillant, avant de passer un bras autour de ses épaules. Il savait qu'elle serait émue, probablement plus que n'importe qui d'autre dans l'assemblée, tout comme lui se féliciterait sans doute de rester dans l'ombre rassurante des coulisses quand viendrait l'heure où leur ami jaillirait sous la lumière. Mais Eli, lui, avancerait sans parachute ni filet de sécurité. Il n'aurait rien, si ce n'est la preuve que quelqu'un croyait en lui. Ginny serait cette preuve, comme Saul l'avait été tout au long de leurs répétitions. Mais à cet instant, le brun se souciait surtout du fait que Ginny puisse passer cette soirée avec l'esprit aussi léger et tranquille que possible. C'est pour ça qu'il la rassura, lui faisant comprendre que rien ni personne ne l'empêcherait ce soir de préserver sa connexion avec son  fils. Mais lorsque la brune sortit de sa besace une feuille de papier manifestement dessinée de la main de Noah, Saul sentit sa gorge se serrer sous le coup de la surprise. Et d'une implacable émotion. « C'est ... oh, si je m'attendais à ça. » Il se mit à rire, peut être pour ne pas montrer que le sensible qu'il était sentait déjà les larmes lui monter aux yeux. Ces mêmes yeux qui s'attardèrent sur l'adorable dessin bientôt traduit de la bouche de Ginny. A nouveau, il rit, de bon cœur cette fois. « Je l'adore ce dessin. » Son regard retrouva celui de la brune, alors qu'il parlait avec son cœur d'ami, de parrain, mais aussi de père. « Tu lui diras merci pour moi, et aussi que je me pencherai sur sa pièce dès ce week-end. Oh, et que je passerai lui montrer un premier jet dès que je serai content de moi. Avec Eli, qui viendra dans son costume de mort-vivant pour lui donner la réplique. » A l’hôpital, pensa-t-il, le cœur subitement lourd de sentir la réalité les rattraper. Mais il visualisa aussitôt la scène, imaginant Noah avec un sourire jusqu'aux oreilles, face à un Eli excité comme une puce – mais secrètement mort de trouille à l'idée de décevoir le jeune garçon. « Noah est vraiment un bon gamin. Tu sais que je l'aime comme si c'était le mien, et que je ferais n'importe quoi pour lui. Pour vous. » Son sourire se fit plus tendre, et tandis qu'une de ses mains s'empara du dessin, l'autre vint trouver celle de Ginny. Elle était une mère courage, le genre de mère dont tout le monde aurait beaucoup à apprendre. Lui le premier, sans doute. La suite lui valut de rire cette fois avec un brin de mélancolie. Ginny n'avait pas oublié. Ni l'altercation qui avait précipité la fin de tout ou presque pour lui, ni sa joue tuméfiée lorsqu'il était rentré du gala du Nouvel An. « Oh mais, depuis, Caleb m'a montré comment terrasser des ennemis redoutables sur la console de son oncle. Tu serais étonnée de savoir tout ce qu'on peut faire avec un simple câble électrique. » Il s'amusa, sous le regard pourtant toujours inquiet de Ginny. C'était le mieux à faire, sans doute. Parce qu'il s'était assez morfondu, qu'il s'en était assez voulu d'avoir laisser tout ça arriver. L'épisode de sa mauvaise rencontre avec Tommy resterait fermement ancrée dans son inconscient, mais il lui fallait maintenant avancer. Qu'au moins cette droite ait servi à quelque chose. Finalement, après un nouveau sourire aux paroles de Ginny, les lumières de la salle de spectacle laissèrent place à une légère pénombre, qui les enveloppa à mesure que s'annonçait le début de la représentation. « J'y cours. Profite bien. » Et déposant un nouveau baiser sur sa joue, Saul prit congé de la brune, disparaissait dans les coulisses à nouveau. Déjà, les rideaux avaient laissé place à une scène vide, ornée d'un modeste décor. Quelques secondes passèrent, plus un bruit ne se fit entendre à travers la salle, quand enfin entrèrent plusieurs personnages, vêtus comme au début du siècle dernier. Cette pièce, ça n'avait rien du spectacle expérimental dont il avait parlé plus tôt, sur ce point Ginny serait vite rassurée. C'était un huit clos, mystérieux, obscur, qui dépeignait des personnages tantôt ambigus, tantôt improbables. On y parlait de crimes, de ces péchés qui incombaient aux hommes et qu'il avait toujours plaisir à mêler à ses créations. C'était sombre, parfois à la limite du navrant, bien loin de l'optimisme qui baignait ses échanges avec Ginny et Eli. Mais c'était un registre où il savait que son ami pourrait briller, fasciner, convaincre. Combien de fois l'avait-il laissé admiratif en répétitions, au point qu'il s'était parfois demandé s'il avait bien fait de ne pas lui céder d'office le rôle titre ? Saul ne voulait pas le noyer d'entrée de jeu, ni lui donner la fausse impression qu'il devait sa place sur scène à la complicité qui les unissait aujourd'hui. Mais surtout, il savait qu'Eli saurait capter l'attention, peu importe la distribution, peu importe ses lignes de texte. La place qui ne lui était pas acquise, il la prendrait le plus naturellement du monde. Ainsi, lorsque vint le moment de son premier passage, le brun retint son souffle. Il était bon, bien meilleur que de nombreux acteurs à l'aube de leur carrière. Son débit, sa prestance, son allure. Il avait déjà tout. Toutes les armes pour réussir, et bien plus encore. Eli et ses quelques phrases, d'une justesse implacable, plongèrent la salle dans une sorte de contemplation collective. De là où il était, Saul pouvait presque voir l'admiration dans les yeux de Ginny, cette lueur qui brillait pour Eli et pour personne d'autre ce soir. Comme ils étaient fiers de lui. Comme ils le trouvaient à sa place, enfin. Eli quitta la scène, peut être conscient de ce qu'il avait provoqué chez eux. Peut être pas. La scène se poursuivit, quelques instants, avant que les rideaux ne se ferment à nouveau. Fin du premier acte.

A peine la courte entracte débutée, Saul s'enfonça dans les coulisses, impatient de retrouver Eli. Il était là, regardant tout autour de lui comme s'il se demandait où il avait atterri, si tout ça était bien réel. S'approchant lentement, de peur peut être de gâcher son moment, Saul déposa bientôt une main fébrile sur l'épaule du comédien. Eli lui fit face, tout sourire. « Co...comment est-ce que j'ai été ? » La question qui revenait le plus souvent lorsque comme lui on dirigeait de jeunes acteurs depuis plusieurs années. La réponse pouvait alors différer. Il y avait ceux qui avaient besoin qu'on les pousse, qu'on souligne leurs atouts. Ceux dont il ne fallait pas gonfler la confiance et dont on s'assurait qu'ils gardent les pieds sur terre. Et puis, il y avait ceux comme Eli avec qui le plus simple était encore de livrer ce qu'on avait exactement sur le cœur, parce qu'ils ne risquaient pas de donner à vos mots plus d'importance ou de gravité qu'ils en avaient. « Grandiose, comme aux répétitions. Ça ne m'a pas surpris, mais ça m'a épaté, de bout en bout. Mais viens, je connais quelqu'un qui te dira ça mieux que moi. » Et le tirant par le bras le long des coulisses, ils empruntèrent le même petit escalier que Saul un peu plus tôt. Dans la salle, au premier rang, Ginny les attendait. Elle aussi ne pourrait certainement pas cacher son admiration. « Eh, regarde un peu qui j'ai croisé à la sortie de scène. T'as pas l'impression de l'avoir déjà vu quelque part ? Parce que moi si. » Un sourire bienveillant accroché aux lèvres, Saul laissa ses deux amis se tomber dans les bras, toujours reconnaissant que deux personnes qui comptent autant pour lui comptent également autant l'une pour l'autre. « Ma Ginny, eh, c'est super que tu sois là ! J'espère que Saul n'a pas trop insisté pour que tu viennes à la représentation, j'aurais été ravi de dîner avec vous deux même si tu avais eu mieux à faire. » Saul grimaça, balayant cette hypothèse tout à fait farfelue d'un vaste geste de la main. « T’exagères, je l'ai à peine soudoyée. J'ai juste laissé entendre que tu lui dédierais entièrement ta réussite pendant le rappel. Tu vois, rien d'énorme. » Et prenant un air innocent, Saul échangea un regard complice avec la jolie brune. Si Eli s'imaginait qu'il ait pu avoir à convaincre Ginny de le voir sur scène ou que la brune ait pu songer à rater ça pour quoi que ce soit au monde, c'est sans doute qu'il ne la connaissait pas encore aussi bien que lui.


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STATUT : en procédure de divorce - le coeur qui flirte entre le passé, le présent, et tout ce qui se trouve à travers.
MÉTIER : peintre et photographe, l'atelier se transforme les week-ends en workshop du dimanche ouvert au public.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Maman de Noah, un petit ange de 7 ans qui lutte contre une maladie le gardant hospitalisé depuis les trois dernières années. ▲ Mariée de force pour faire bonne figure. ▲ Ne s’autorise pas à tomber amoureuse. ▲ Accro au café. ▲ N’a que quelques bons amis qu’elle compte sur les doigts d’une main. ▲ Née à Brisbane, expatriée à Londres, revenue depuis 2 ans. ▲ Geek dans l’âme, elle adore les BDs et les jeux vidéos. ▲ Végétarienne, yogi aguerrie et adepte de méditation. ▲ A un humour douteux, discret, mais bien sarcastique.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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EZNNY #5EZNNY #4 (réalité alternative)
I wake up alone, in an other life the world was beneath us. Tonight comes, mistaken for a vision. Something of my own creation.


BENNY #4
Unconscious mind, wanna feel one last time. Anywhere, whenever. Apart, but still together. I know I'm not alone.


SAUNNY #2
Hearts that break the night in two, arms that can't hold you too. Let's take this night from black to blue, I'm just glad you want it at all.


EDWINNY EDWINNY #2 (fb) EDWINNY #3
We're paralyzed, we apologize, our hell is a good life. My hands will shake, my eyes will burn. My throat will ache, watching you turn.


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If there's no one beside you when your soul embarks, then I'll follow you into the dark. Just our hearts clasped so tight, waiting for the hint of a spark.


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MessageSujet: Re: we’re born to be higher, we’re paperlight (ginny)   Jeu 13 Juil 2017 - 5:09



we’re born to be higher, we’re paperlight
Saul & Ginny
I’ve seen you there, looking all pretty when you brushed your hair. I like it, when you smile. Won't you stay with me just for a little while? Can I take you home? We can go anywhere you wanna go. Can I take you high, to the mountain sky? Sitting here now beneath them stars, makes me wanna take them wings to my arms. We’ve got this way, wrapping her little heart around mine.

Je n’étais pas du genre amical, de base. Pas sauvage, pas secrète, pas ermite, simplement seule et heureuse de l’être. C’était devenu une habitude, à force. Le lycée et l’isolation qui venait avec, les intérêts, les passions, les valeurs qui diffèrent de celles de mon frère, de ma sœur. Je ne tâtais pas la pitié, je n’en voulais absolument pas, mais les faits étaient là. Jamais si bien servie que par soi-même disait l’adage. J’avais la fierté de m’occuper de moi seule, même si on tentait de s’immiscer dans ma vie et dans mes choix, je reprenais les rennes de ma liberté un peu plus chaque jour. Et je n’avais pas besoin de m’encombrer, de faux-dits, de futilités. Je voulais du vrai, du beau, du simple, de l’essentiel. Ça, Saul l’avait compris. Il l’avait compris en douceur, sans rien imposer, en analysant, en apprivoisant un peu la personne que j’étais. Que je devenais aussi, au fil des années. Je n’aurais jamais pensé ajouter un ami comme lui à ma vie, je n’aurais jamais pensé qu’une personne dans son genre puisse s’intéresser à ce que j’avais à offrir surtout, à apporter. Force était d’admettre qu’on s’était bien trouvés, et qu’au fil du temps, on avait appris à fonctionner à deux, équipe, plutôt que l’un dépendant de l’autre. Il était mon égal, il comprenait sans même le moindre mot, il agissait en conséquence aussi. Et il y était allé avec parcimonie, respectueux, lorsqu’Eli était entré en capharnaüm dans sa vie, et qu’il avait pris la mienne d’existence d’assaut. Une personnalité qui éclate, qui crie, qui embaume et qui enjolive, et mon petit cœur qui avait sauté un bond puis un autre lorsqu’il avait imaginé une place plus que temporaire entre nous deux, avec nous deux. Drôle de dynamique à laquelle je m’étais greffée, adaptée, intéressée. À tâtons toujours, incertaine au départ, et tranquillement, avec réserve, un peu plus confiante, plus à l’aise. C’était un trio maintenant, un ensemble dépareillé, une amitié étrange et inconcevable qu’on menait de front depuis presque 1 an. Et à laquelle je tenais énormément, plus encore que je ne pourrais l’admettre à voix haute. « S’il me force à réciter l’acte 4 d’Ophélie encore une fois pendant que tu seras parti, je vais devenir folle par contre, je te dis de suite. » j’éclate de rire, entre le sarcasme fin et l’hilarité complète. Eli était attaché à cette pièce plus encore que moi, et découvrir que j’avais étudié le tout au lycée à en connaître les scènes presque par cœur avait suffit à le voir me relancer encore et toujours, dès que l’occasion se présente. Saul partage mon regard complice puis se justifie, et je ne peux qu’acquiescer de la tête. S’il y avait une certitude, c’était que notre ami était voué à faire de grandes choses, à accomplir beaucoup. J’y croyais depuis la première ligne qu’il avait lu en répétition et que Saul m'avait récitée. J’y croyais encore plus aujourd’hui.  Pensive, je laisse mon regard dériver vers la scène, les rideaux, ces décors qu’on devine à peine. Il y sera beau, brillant, notre Eli. Je le sais déjà. « Allez viens, on fouille sa loge à l’entracte et on y pique quelques vêtements et mouchoirs. Ça devrait le faire pour nous assurer une retraite confortable ! » l’argent n’avait jamais vraiment été un problème pour moi, et je m’en comptais plus que chanceuse. Néanmoins, je réalisais depuis mon arrivée à Brisbane que ce n’était pas ma plus grande priorité. Noah bien sûr, au centre de tout, et les dollars qui s’accumulent dans le compte conjoint ne me faisant ni chaud ni froid. J’avais besoin de peu, mais la blague était trop douce pour que je la laisse passer. L’émotion qui rattrape, la conversation qui s’affine, et je me moque de moi-même, affirmant haut et fort que je serai émotive. Il ne pourra pas dire que je ne l’ai pas averti. Saul avait déjà vu des larmes couler sur mes joues, plus souvent qu’autrement générées par l’art, par une pièce, par une scène, par une toile, et je me félicitais d’avoir su garder celles plus personnelles, plus douloureuses loin de lui aussi longtemps. Il n’avait pas à voir ça, et je me doutais qu’il détesterait, surtout. Un sourire fin qui s’esquisse au bout de mes lèvres, une fierté renouvelée. Je serais là pour toi Eli, mon ami, ma muse. Si tu cherches dans la noirceur, tu nous verras, on sera là, toujours. À Saul maintenant d’être le moindrement ému, et je m’amuse à lui confier ce dessin que Noah a fait en son honneur, lui qui adore le Masterson comme il le mérite. Je le laisse regarder le tout, détailler les couleurs, y dénoter la blague, rire un peu. Évidemment, qu’il l’adore le dessin. Mon fils l’a fait de sa patte, celle-là même qui fait sourire, rigoler et rêver quiconque reçoit un croquis de lui. Une petite parcelle du bonhomme le plus courageux que je connaisse, de mon héros en somme. « Si tu veux, tu pourras le lui dire toi-même. Il a un petit congé de tests pour le reste de la semaine, ils ont décidé de le ménager un peu. » ça avait été difficile pour lui les derniers jours. Une prise de sang, une baisse de pression, plusieurs évanouissements et nous avions eu une horrible frousse à la clé. « Pas besoin d’avoir de costume ou même de maquillage. Juste vous voir vous deux, ça lui fera plaisir tu sais. Et il a tellement d’imagination, il fermera les yeux et vous verra direct en mort-vivant, sans besoin de rien d’autre. » j’hausse les épaules, faisant passer les émotions contradictoires qui me colorent maintenant derrière un regard brillant d’espoir, d’amusement. Saul qui me confirme ses sentiments que je connais par cœur pour Noah, pour notre famille, et c’est naturellement que ses doigts viennent trouver les miens. « On est honorés, de t'avoir. » rien de déplacé ici, rien de sous-entendus. Saul était important, Saul était vital, et c’était suffisant ainsi. Les vestiges d’un Nouvel An chargé en rebondissements viennent sur le sujet, et si la pique me semble des plus amusantes, j’en comprends que ce n’est pas le plus bel accomplissement de 2016 de mon ami. Sans blague. « J’aime mieux quand tu es en mode peace & love, tu sais. » loin, loin de la violence s’il te plaît. Et le monde ne s’en portera que mieux. On se presse autour, on s’agite, et bientôt, le contact entre nous se rompt puisqu’il est attendu plus loin. Je me réjouis de la suite, accompagnant son départ d’un signe de la main, et d’une révérence ridicule en bonne et due forme. Je prends place, je tente même de survoler rapidement le feuillet accompagnant mon siège, mais bien vite, la salle est plongée dans une pénombre quasi-complète qui m’empêche de lire quoi que ce soit. Et je laisse la trame me submerger, je laisse les sons, raques, les voix brûlantes, et les parcelles de lumière faire le reste. C’est calme, c’est posé, et je ne m’attends à rien de plus qu’à être surprise, sachant mes amis au summum de leur art avec cette pièce sur laquelle ils ont travaillé si dur depuis des semaines. Attentive, muette, interdite, je ne fais qu’apprécier chaque ligne, ne me retenant absolument par de scotcher mes prunelles à la silhouette d’Eli qui bien vite monte sur scène. Il dégage, il ouvre, il fascine, et ses répliques dénotent de celles des autres par ce talent brut, cette blessure qui le caractérise, qui le rend si beau, si fort. Je perds l’entière notion du temps lorsque je réalise qu’Eli, que la troupe, viennent de quitter le piédestal pour l’entracte, et je sens une vague de déception me balayer, ramasser tout sur son passage. Déjà ?! Je suis dans un coton confortable, dans une ouate de laquelle je refuse de sortir, tellement l’ambiance feutrée, le confort, la pesanteur de la pièce et l’allégresse que je ressens sont en plein conflit, complémentaires. Puis je les vois, je les retrouve, je les reconnais. Et je me lève d’un bond, incapable d’en faire autrement.  Saul se veut blagueur, et j’aurais presque rigolé, maligne, si mon cœur n’était pas tout retourné de voir enfin le fruit de leur labeur prendre vie sous mes yeux. « Je… Eli… » comme prévu, comme annoncé, je sens deux belles larmes bien lourdes, bien humides, se casser sur mes joues alors que je retrouve les deux garçons, et que Jazz en profite pour m’attirer tout contre lui. Je suis stupide et j’en rigole, je suis gênée et il s’en amuse, essuyant le tout de son index en s’affairant à parler, à badiner sur des banalités, à changer la note. « Dis pas de folies comme ça ! » je secoue la tête de la négative, presqu’outrée qu’il puisse penser ainsi réellement. C’est Saul qui parle à ma place, le temps que je me remette de mes esprits et que j’inspire un bon coup. Tout va mieux. « Et j’attends un discours grandiloquent qui me fera monter sur scène pour la peine. Un truc bien long, en alexandrins. » rien de moins vrai, mais ça m'amuse. Voilà qui calme un peu mon émotion, et qui me permet d’arrêter de jouer les sentimentales alors qu’il n’a besoin que d’amour et de sourires. « Je suis tellement contente d’assister à ça, les gars. Merci. » ma voix, mon expression, tout transmet ma fierté, ma gratitude de pouvoir être là, première rangée, à l’affût, présente. « C’est complètement autre chose que ce sur quoi vous travaillez habituellement, c’est tellement plus difficile, plus lourd et… » je m’emporte et j’en perds mes mots et Eli ressert sa poigne, m’arrachant un rire de plus. « Et c’est exactement ce que tu sais faire, ce pourquoi tu es là, et pas ailleurs. » je pointe la scène du menton, lui confirmant ce qu’il a sûrement déjà demandé à Saul dans les coulisses, une fois blotti derrière la loge. « T’es doué Eli, plus encore que tu le sais. Regarde, j’ai même des preuves ! » gamine, je lui pointe fièrement les derniers vestiges de larmes qui mouillent mes joues, et la chair de poule qui couronne mes bras. « Ça, c’est parce que personne t’as offert de veste ou de couverture. Goujats ! » et il s’horripile, usant de ses paumes pour réchauffer mes bras qui ne sont pas gelés non, mais loquaces. « Tu as pas à dire tout ça Ginny, je sais que le budget de Saul va vite s’épuiser si tu continues ainsi. » et un clin d’œil de plus en direction du metteur en scène. « Il se sentait généreux ce soir, avec les enveloppes brunes sans adresse de retour. » je me presse un peu plus contre Eli, profitant des minutes qui filent avant sa prochaine apparition sur scène. « Tout ça pour dire que je suis fan, entièrement. Et qu’il me tarde de voir la suite. » la soirée me semblait filer à une vitesse folle, et je m’en voudrais de ne pas en bénéficier à son maximum.

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ÂGE : 38 ans (10/03/1979).
STATUT : récemment divorcé, de nouveau célibataire, il réapprend à vivre seul et se consacre à ses trois enfants qu'il voit une semaine sur deux.
MÉTIER : auteur, metteur en scène et producteur de théâtre et de comédies musicales au sein de la Northlight Theater Company, qu'il a co-fondée.
LOGEMENT : anciennement au #24 Logan City, séjournant de nouveau à l'hôtel, il compte se mettre en quête d'un cocon où rebâtir sa vie.

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : il est le père de trois enfants : Caleb, Elliot et Lexie, nés d'un mariage qu'il a mis en péril en ayant entretenu une liaison extra-conjugale ≈ il a la double nationalité australo-péruvienne ≈ passionné de théâtre, il est à la tête d'une compagnie depuis 2011 ≈ sa mère est atteinte de la maladie d'Alzheimer et son père est décédé dans la tempête qui a frappé Brisbane en octobre 2016 ≈ il joue de la guitare à un très bon niveau ≈ il songe à combler le récent vide de son existence par la religion.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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have no fear for giving in, have no fear for giving over. you'd better know that in the end, it's better to say too much than never to say what you need to say again.


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sofia #1
put your faith in a miracle, and it's non-denominational. join the choir we will be singing, in the church of wishful thinking.


☆ elsie ☆
now that i've lost you, it kills me to say i've tried to hold on as you've slowly slipped away.


☆ meg ☆
it is not clear why we choose the fire pathway. where we end is not the way that we had planned.


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RPs TERMINÉS : hannah #1lene #1lexis #1tommy #1nathan #1vidal #1joanne #1hannah #2halloween eventdeepika #1joanne #2enzo #1elsie #1hannah #3hassancamber #1hannah #4margaret #1scarlett #1hannah #5jamie #1ginny #1 (fb)hannah #6hannah #7nathan & myrddinjoanne #3hannah #8tommy #2
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MessageSujet: Re: we’re born to be higher, we’re paperlight (ginny)   Mer 2 Aoû 2017 - 4:08



Saul le savait, peut être même avec une plus grande certitude encore depuis les six derniers mois : il avait toujours compté des êtres formidables dans son proche entourage. Ses collègues et amis de travail – Maxyn et Vance en tête – qu'il n'avait plus quitté depuis les bancs de la fac et qui s'étaient fiés à son instinct pour monter ce qui deviendrait le temple de leur créativité, de leurs rêves et de leur folie, parfois. Elsie, à qui il n'avait pas su rendre jusqu'au bout tout l'amour et la confiance qu'elle lui avait offert, et qui ne saurait peut être jamais quel homme heureux elle avait fait de lui. Ses parents, que même avec leurs défauts, même avec leurs erreurs, il n'aurait pas échangé contre tout l'or d'un empire. Son demi-frère, tête de mule professionnelle mais cœur attachant malgré tout. Meg, aussi, qui l'avait aimé en dépit de tout bon sens, en ne l'ayant pourtant connu qu'en homme lâche et infidèle. Hannah qui avait excusé, accepté ses erreurs de parcours pour tenter de le guérir de ses propres démons, jusqu'à s'y perdre peut être. Rita qu'il n'avait jamais oubliée et dont le bracelet avait trôné à son poignet durant deux décennies, comme un rappel à ses origines, et à ce qui aurait été – peut être – si ses choix avaient été différents. Ses enfants, prunelles de ses yeux, joyaux qu'il chérirait et protégerait éternellement, comme l'ultime combat d'une existence loin d'être exemplaire. Tant de rencontres, de destins croisés qui l'avaient en somme façonné sous des aspects plus ou moins positifs, mais tous authentiques. A l'image du jour qui avait mis Eli et Ginny sur sa route, et avait tracé face à eux trois lignes destinées à s'entrecroiser, à s'étreindre, à s'épouser aussi longtemps que leurs trois cœurs battraient au son d'un seul. Saul repensait souvent à l'instant où il avait su, rien qu'en les voyant, qu'ils étaient entrés dans sa vie pour y rester. Ginny un soir de gala comme les autres, dans un Londres du passé où tout semblait encore possible, où la nuit leur tendait les bras et tant d'autres choses encore. Eli le jour où il s'était présenté à lui, armé de rien d'autre que d'une passion intacte et d'un charisme étourdissant, et où l'évidence l'avait frappé là aussi. Plus que des meilleurs amis, plus que des âmes sœurs, ce qui les liait ne s'encombrait d'aucune définition et n'avait pas son pareil. Ni dans cette vie, ni dans aucune autre. Ils fonctionnaient à trois, vibraient, ressentaient, s'aimaient à trois. Jusqu'ici sans fausse note, sans virage. Et bien souvent, bien plus qu'il n'osait se l'avouer, il n'y avait que leurs rires pour combler le vide qu'il avait creusé dans son cœur. Comme ce soir. « C'est parce qu'il lui arrive encore d'espérer qu'on finira par te contaminer et par te faire monter sur une scène à ton tour. » Il plaisanta, de bon cœur, à l'idée sans doute pas complètement saugrenue selon laquelle Eli pouvait s'armer d'espoir concernant le cas Ginny et cette passion pour la scène qu'il espérait sans doute la voir développer à force de le voir s’époumoner sous la houlette d'un Saul peut être inconsciemment complice. « J'ai toujours pensé qu'il devait regretter que ce ne soit pas toi qui lui donne la réplique. Ça, et peut être le fait que tu tiennes un peu plus d'Ophélie que d'Hamlet. » Rien qu'un peu. Saul lui adressa cette fois un clin d’œil, riche de sens quand comme eux on avait eu que trop d'occasions d'observer Eli à l’œuvre avec quelques uns des plus beaux danseurs et comédiens du théâtre. Comme un oiseau attaché à sa liberté qui peut être secrètement espérait que l'amour le piquerait au gré d'une de ces douces rencontres. Eli vivait tout ce qu'il avait à vivre, profitait de sa jeunesse comme peut être Ginny et lui n'en avaient pas eu pleinement l'occasion. Mariés jeune, puis parents, le tout dans un milieu qui imposait de suivre certains codes, de faire d'une certaine manière. Ils n'avaient pas eu exactement les mêmes libertés que leur ami, n'avaient pas forcément écrit leur histoire comme ils l'auraient entendus au départ, et c'était sans doute en ça qu'ils aimaient tant le voir profiter. Lui aussi finirait par se faire emporter dans une machine trop grande, trop forte pour lui. Quand le succès lui tomberait dessus d'un seul coup, bouleverserait sa vie et l'entraînerait peut être plus loin qu'il n'avait jamais osé l'imaginer. Mais ce serait une belle aventure, et une aventure que personne ne méritait plus de vivre que lui. « Ça tombe bien, il a une veste que j'ai toujours voulu lui piquer. Celle-là, je me la garderai pour le jour où il sera trop connu pour remarquer que c'est la sienne. » Saul prit un air faussement sérieux, puis retrouva une mine mutine. Ce qu'il ne disait pas, ce qui avec Ginny était comme un accord silencieux, c'est qu'ils passeraient sans doute plus de temps à remplir la garde robe de leur Eli qu'à la piller. C'est finalement dans un doux rire qu'il accueillit l'idée que la brune puisse laisser l'émotion l'envahir une fois face à leur ami, sur scène, pour son premier rôle devant un public. Et parlant d'émotion, celle de Saul ne fut pas moins vraie, fulgurante, lorsque Ginny lui tendit le dessin que Noah avait réalisé pour lui. Un dessin qu'il dévora des yeux, dont il imprima les moindres détails et qu'il grava dans son cœur. Ginny savait combien Noah comptait pour le parrain qu'il était, combien tous les deux avaient une place de choix dans sa vie, comme une prolongation de sa propre famille, une prolongation de lui-même. Elle savait aussi que pour rien au monde il n'irait leur faire de promesse qu'il ne serait pas capable de tenir, c'est pourquoi il souffla. « Je passerai. Et Eli aussi, j'y veillerai. » Après tout si quelqu'un pouvait bien s'assurer qu'il n'ait pas une répétition pour l'empêcher de faire escale à l'hôpital, c'était bien lui. « Si je le dis aux garçons, ils risquent de vouloir lui dessiner quelque chose eux aussi. J'espère juste que Noah n'a rien contre les dinosaures à deux têtes, parce qu'en ce moment Caleb est dans sa période expérimentale. » Le brun lâcha un rire, tendre, alors que c'est aussitôt un pincement au cœur qu'il ressentit à l'idée que Noah n'ait que trop peu d'occasions de voir les garçons, et plus généralement de jouer et grandir avec des enfants de son âge. Vie injuste qui parfois – trop souvent – lui faisait horreur. « De toute façon, Eli ferait un monstre convaincant même dans une grenouillère Winnie L'Ourson, c'est là toute l'étendue de son talent. Quant à moi, il doit bien me rester quelques traces de mes cours de théâtre à l'université. » Et dans un regard entendu, il lui confirma qu'ils feraient au plus simple, pour Noah. Et puis il y eut ces quelques mots soufflés par Ginny qui firent tressauter son cœur. Ce grand sensible. S'ils étaient honorés, que devrait-il dire, lui, alors que même en pleine tempête il avait toujours pu compter sur les sourires et la bonne humeur de Noah et de sa maman. « Tu sais ... » Saul souffla alors, plus bas, cherchant subitement ses mots comme s'ils s'étaient égarés quelque part au fond de lui. Il pouvait faire simple, pourtant, là aussi. Juste lui dire les choses, telles qu'il les ressentait. Juste faire ça. « J'ai conscience que les événements de ces derniers mois peuvent mettre en doute beaucoup de choses, à commencer par ma capacité à protéger ceux que j'aime ... Mais vous deux, quoi qu'il se passe, vous pourrez toujours compter sur moi. » C'était là encore une promesse qu'il tiendrait, parce qu'il n'était plus question de sa vie sentimentale tumultueuse, de son cœur qui battait toujours trop vite et trop fort et finissait par se perdre dans des histoires dont il ne savait plus vraiment où était le début et où était la fin. Là, il était question de l'évidence même, et de deux êtres qu'il ne décevrait pas. « Ça n'est ni réversible, ni négociable. » Il ajouta même, plein d'une fausse assurance qui le trahissait de bout en bout, et le regard brillant. Une assurance dont il s'arma aussi par la suite, au moment où fut brièvement évoqué l'incident du soir du Nouvel An, celui qui lui avait valu de se retrouver avec une joue tuméfiée devant une Ginny déconfite. « Je sais bien, mais j'ai été tellement irréprochable ces dernières années que je me dis dit, allez, une petite entorse à nos principes ne tuera personne. » Elle noterait sans mal qu'il riait ici de lui-même en se jetant des tomates. Parce qu'après mille complaintes, mille regrets, il fallait songer à changer un peu de registre. A regarder droit devant et à sourire de soi-même plutôt que de se filer des baffes à la moindre occasion. A la longue c'était certainement un peu plus supportable. « C'est mieux d'en rire, je t'assure. » Et posant une main sur son bras, il n'eut pas le temps de lui promettre d'éviter à l'avenir toute situation qui pourrait mettre son intégrité physique en danger, car déjà on le réclamait en coulisses pour le lancement du spectacle. Il disparut alors, retrouvant Eli et les autres, jusqu'à se faire tout petit et retrouver sa place d'homme de l'ombre qui se contentait fort bien de n'être qu'un soutien, qu'un pédagogue, pour ces jeunes talents qu'il voyait enflammer la scène tous les soirs. Des talents qu'il ne quittait jamais des yeux, comme maintenant, car bien trop fier. Mais son admiration et ses encouragements, c'est à Eli qu'il les offrit tout particulièrement, alors que le comédien brillait par sa spontanéité et son professionnalisme. Une métamorphose, quand on repensait à la première fois qu'il s'était présenté devant lui, déjà précis, déjà habité, mais loin d'avoir pris conscience de tout son potentiel. Finalement il était là, et il s'en servait ce soir pour convaincre le public comme il l'avait convaincu lui. Saul pensa alors à Ginny, et à l'émotion qu'ils devaient partager, quand déjà l'entracte leur octroya une pause bien méritée au milieu de ce flot intense. L'occasion pour tous les trois de se retrouver, et pour les deux hommes de constater que Ginny était incontestablement la plus émotionnée ce soir. La magie de l'instant était pour elle à son plus pur niveau, et ça les touchait plus qu'ils ne voulurent sans doute le montrer. « T'entends ça Eli ? T'as du pain sur la planche si tu veux pas tendre la main dans le vide à la fin du spectacle. » Saul plaisanta, après un léger coup d'épaule à l'attention du comédie, le taquinant comme pour faire retomber la pression et lui faire oublier que ce qu'il avait fait, accompli, traversé, il le referait d'ici une poignée de minutes. Ginny se fit reconnaissante, et il sourit plus tendrement, en chœur avec Eli. « Et nous que tu nous soutiennes, cette fois encore. Si cette soirée est ce qu'elle est, c'est en grande partie parce que tu es là pour la partager avec nous. » Et ça n'était certainement pas le comédien, qui acquiesçait déjà à ses propos, qui irait prétendre le contraire. Pas après lui avoir répété combien il avait hâte de jouer devant elle et de lui prouver tout ce qu'il valait. Les compliments de Ginny flattèrent les deux hommes, alors qu'Eli usait de l'humour qui le caractérisait si bien. Le tout sous le regard rieur de Saul, qui les laissa pleinement se retrouver avant de lancer, lui aussi plein de malice. « Ne vous inquiétez pas pour le budget, on se refera une santé financière en vendant des mugs à l'effigie d'Eli et en proposant des selfies avec lui à la fin du spectacle. » Eli n'était évidemment pas dupe, sachant bien qu'il n'était peut être pas encore assez aventureux pour se lancer dans ce genre de business – ou en tout cas pour prendre ses amis au dépourvu. Pourtant, le comédien joua le jeu. « Eh, je sais pas de quoi j'aurai l'air moi après avoir joué pendant deux heures ! Ce serait plus sûr que Ginny pose aussi. » Les deux hommes vrillèrent simultanément leurs regards vers la brune, feignant de tomber d'accord. « En plus elle s'est faite toute belle pour nous, 'faut absolument immortaliser ça ! » Un fait que Saul n'irait pas contredire, Eli le savait bien, d'autant plus que des deux il était celui que de tels efforts avaient le moins de chance de laisser insensible. « D'accord, on vous mettra tous les deux à l'entrée. Vous serez chacun tellement émus que ça pourra nous faire qu'une super publicité. » Adjugé, vendu. Saul s'arma alors de son air le plus sérieux pour solenniser l'instant, avant que Ginny ne témoigne son impatience quant au reste du spectacle. Moment fort bien choisi puisqu'autour d'eux reprenait justement un ballet énergique, en prévision de la fin de l'entracte. « En parlant de suite, tu devrais filer en coulisses pour changer de costume. » Et posant une main rassurante contre le dos d'Eli, Saul l'encouragea à se sauver avant de s'attirer les foudres d'une Patty déjà à cran ce soir. « T'as raison. Pleurez pas trop en mon absence, gardez des larmes pour tout à l'heure ! » Ginny et Saul échangèrent un regard, amusé et fier, tandis qu'Eli s'éloignait pour regagner les coulisses et préparer son prochain passage. Saul, lui, profita de quelques derniers instants en compagnie de la brune, à qui il finit par souffler. « Bon, je vais filer lui donner un coup de main. Je sens qu'il est assez nerveux pour se perdre en coulisses. » Ou pour se prendre les pieds dans un câble qui traîne, ce qu'il aimait autant lui éviter. « Je serai pas loin, comme tout à l'heure. » Et embrassant sa joue, il regagna lui-même la face cachée du théâtre, non sans bouillir d'impatience à l'idée que Ginny découvre bientôt la deuxième partie de ce qu'ils avaient préparé. La scène se ranima bientôt, l'histoire suivit son court, et chacun donna une fois encore le meilleur de lui-même. Jusqu'à Eli, de nouveau excellent, de nouveau impeccable. Même plus encore que tout à l'heure. Comme si leur petite réunion pendant l'entracte lui avait fait le plus grand bien. Ses scènes s’enchaînèrent à une vitesse folle, redonnant une envolée rafraîchissante à l'ensemble, et une fin toute en poésie et optimisme. Il l'avait fait. Autour d'eux les applaudissements pleuvaient, alors que le public semblait l'avoir déjà adopté. Saul, lui, quitta doucement les coulisses pour le voir tout entier, revenir sur la scène en compagnie du reste des comédiens. Il l'eut bientôt pleinement dans son champ de vision, et n'attendit pas pour se faufiler tout près d'une Ginny déjà debout et semblant toute retournée. « Même sa révérence est parfaite, tu trouves pas ? » Clin d’œil, riche de sens, tandis que sous leurs yeux Eli récoltait le fruit de son dur labeur. De longues semaines à répéter, de longues soirées à dompter sa peur. C'était son moment. « Si tu n'as pas droit à ton discours maintenant, je suis sûr que tu l'auras plus tard. Eli est plus pudique qu'il en a l'air. » Une plaisanterie, toute en douceur, alors qu'ils savaient tous les deux qu'Eli ne manquerait pas de se répandre en gentillesses durant le dîner qui les attendait. C'était Eli, un cœur énorme et une tchatche sans pareil. Leur Eli.


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ÂGE : 27 ans (05/03)
SURNOM : Virginia Mary Elisabeth, pour un max de confusion.
STATUT : en procédure de divorce - le coeur qui flirte entre le passé, le présent, et tout ce qui se trouve à travers.
MÉTIER : peintre et photographe, l'atelier se transforme les week-ends en workshop du dimanche ouvert au public.
LOGEMENT : jongle entre la chambre 214 au St Vincent's Hospital, l'appartement #18 à Pine Rivers et son petit atelier isolé à Logan City.

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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Maman de Noah, un petit ange de 7 ans qui lutte contre une maladie le gardant hospitalisé depuis les trois dernières années. ▲ Mariée de force pour faire bonne figure. ▲ Ne s’autorise pas à tomber amoureuse. ▲ Accro au café. ▲ N’a que quelques bons amis qu’elle compte sur les doigts d’une main. ▲ Née à Brisbane, expatriée à Londres, revenue depuis 2 ans. ▲ Geek dans l’âme, elle adore les BDs et les jeux vidéos. ▲ Végétarienne, yogi aguerrie et adepte de méditation. ▲ A un humour douteux, discret, mais bien sarcastique.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :

EZNNY #5EZNNY #4 (réalité alternative)
I wake up alone, in an other life the world was beneath us. Tonight comes, mistaken for a vision. Something of my own creation.


BENNY #4
Unconscious mind, wanna feel one last time. Anywhere, whenever. Apart, but still together. I know I'm not alone.


SAUNNY #2
Hearts that break the night in two, arms that can't hold you too. Let's take this night from black to blue, I'm just glad you want it at all.


EDWINNY EDWINNY #2 (fb) EDWINNY #3
We're paralyzed, we apologize, our hell is a good life. My hands will shake, my eyes will burn. My throat will ache, watching you turn.


CORA (fb)
If there's no one beside you when your soul embarks, then I'll follow you into the dark. Just our hearts clasped so tight, waiting for the hint of a spark.


TAD
I'll sit out on the front sofa while your hands, they talk to me. All of this fooling around is as fun as it used to be.

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INSCRIT LE : 18/10/2016
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MessageSujet: Re: we’re born to be higher, we’re paperlight (ginny)   Sam 19 Aoû 2017 - 0:49



we’re born to be higher, we’re paperlight
Saul & Ginny
I’ve seen you there, looking all pretty when you brushed your hair. I like it, when you smile. Won't you stay with me just for a little while? Can I take you home? We can go anywhere you wanna go. Can I take you high, to the mountain sky? Sitting here now beneath them stars, makes me wanna take them wings to my arms. We’ve got this way, wrapping her little heart around mine.

« C’est pas pareil sans toi qui pleure comme une madeleine à la première rangée, et tu le sais. » il est mauvais Eli, et il m’arrache un énième éclat de rire maintenant que j’essaie d’essuyer les preuves de mes quelques soubresauts sentimentaux datant du premier acte du revers de la main. « Arrête! » que je rigole de plus belle, effaçant pitoyablement les dernières larmes restantes sous l’air rieur des deux autres. Oh qu’ils s’amusent de mon malheur, oh qu’ils s’esclaffent de voir que malgré toutes les pièces auxquelles j’ai assistées, malgré toutes les répétitions où ils m’ont collée en arrière-scène, je reste toujours la petite boule d’émotion du trio, et entre un éternel romantique et un extraverti à fleur de peau, ce n’est pas rien. « Non j’te jure, les yeux de raton laveur c’est tendance! » Eli en ajoute une couche supplémentaire, mesquin au possible, avant de me tendre un mouchoir tout propre, héros de la soirée, sauveur invétéré. Si je les laisse divaguer le temps de réparer les dégâts, ce n’est pas sans écarquiller les yeux que je comprends que leur prochain plan, leurs prochaines folies, me met directement de l’avant. Je secoue vigoureusement la tête, entre l’hilarité de les voir s’encourager l’un l’autre, et la crainte qu’ils mettent le tout à bien – ce dont ils seraient amplement capables. « Je contrôlerai les fans hystériques en les faisant payer un coût d’entrée à la loge, plutôt. » que j’interviens, trop posée, trop sérieuse, trop timide pour me voir apparaître aux premières loges. C’était leur truc à eux, les projecteurs, les honneurs, le public. Si je blaguais plus qu’il n’y fallait sur le sujet, restait-il encore que lorsqu’on me mettait devant le fait accompli je devenais la larve, la loque humaine qu’on me connaissait si bien. Moi et l’attention qu’on dirige avidement dans ma direction, aussi… Et même si je leur voue une confiance aveugle, même si je pouvais remettre ma vie et celle de mon gamin entre leurs mains sans aucun doute possible, voilà que les étincelles malignes dans leurs prunelles, les rires partagés et les quelques chuchotements supplémentaires ont raison de la contenance qui me reste. « Vous allez finir par me tuer… à très, très petit feu. » osciller entre la blague et la réalité avec eux, c’était partie commune. Ils avaient mon bien à cœur, ils ne me mettraient jamais dans une situation dangereuse, ça non, mais… mais je savais qu’ils n’en étaient pas à leur première, ni à leur dernière tentative de casser un peu plus mon cocon, ma coquille. Grand bien leur en fasse, mais qu’ils y aillent doucement quand même, à mon rythme. Eli qui sonne le départ pour son cas, et Saul qui finit par lui-même se préparer à retourner en coulisses. Presque médisante, presque mesquine, j’accompagne leur départ d’un « Faites donc. Et de mon côté, je vais penser sérieusement à aller me démaquiller. » qu’Eli recevra en riant de bon cœur, un baiser soufflé en aparté. Le metteur en scène s’assure tout de même que je ne manque de rien avant de me laisser à son tour, regard bienveillant et vague de chaleur au bout de ma joue. Malgré tout ce que je pouvais dire, malgré tout ce que je pouvais faire, il y avait toujours ce voile qu’il avait, en me regardant. Comme si j’allais craquer, comme si j’étais fragile, comme si je n’étais pas aussi solide que je le pouvais, que je le devrais. Il fallait dire que Saul m’avait vu vivre d’énormes chapitres, des épreuves plus douloureuses les unes que les autres, et même si j’étais trop fière, trop pudique pour lui en montrer plus qu’il n’en faut, les années avaient dû lui démontrer que je n’étais jamais vraiment à l’abri, aussi forte je me croyais. La récente rechute de Noah n’aidant pas, justifiant sûrement cet air qu’il garde toujours de secours, prêt à réagir au quart de tour si je dois partir, ou si je me retrouve dans une situation pour laquelle j’aurais besoin d’un support immédiat. Saul et sa manière bien discrète, bien respectueuse de me voir encore comme une gamine… « À tout de suite. » que je le rassure presque, inversant bizarrement les rôles, le ton calme, l’air apaisé. La vie m’avait appris à laisser des chances, à croire à un meilleur, et pour le moment tout était stable dans la chambre 214. Pourquoi s’emporter de trop de craintes, de trop de remords, alors que tout semblait doucement rentrer dans l’ordre – ou presque? La silhouette du Masterson s’engouffrant à son tour vers la noirceur, je retrouve rapidement ma place, non sans échanger un sourire et quelques mots avec ma voisine de siège. J’apprends qu’elle est fiancée à l’un des acteurs qui est censé entrer en scène durant ce deuxième acte, et qu’elle n’en peut plus de l’entendre répéter les mêmes cinq lignes depuis des semaines. J’ai presque le temps de résonner à ses propos, lui disant que la situation serait encore pire si elle côtoyait de proche l’auteur et l’un des principaux, avant que les lumières ne se tamisent et qu’on voit enfin la troupe reprendre possession de la salle. Avide d’Eli, avide de son jeu impeccable, avide de ses expressions que j’arrive à lire pour l’avoir vu les répéter encore et encore devant la glace, je me surprends à plusieurs reprises à jeter un coup d’œil vers la jeune femme à mes côtés, retrouvant ces mêmes larmes familières que j’arborais plus tôt. Elle est adorable et amoureuse, elle est pendue aux lèvres de son homme comme s’il n’y avait que lui, et encore une fois, je suis touchée de voir à quel point la salle répond à la pièce, à l’histoire, à ce qu’on y retrouve, ce qu’on y ressent. Trop vite pour mon cœur qui manque quelques battements alors que l’intrigue est finalement dévoilée, je me redresse au ralenti lorsqu’on annonce finalement le dernier mot, conclusion qui laisse une vague d’applaudissements et de soupirs ravis foudroyer la salle des plus silencieuses jusqu’à quelques secondes plus tôt. « Il nous trouverait ridicules s’il nous entendait quand il n’est pas là… deux vrais parents. » que je chuchote à l’oreille de Saul, un peu après avoir assisté à son approche. La fierté qui se lisait sur nos visages pour une énième fois ce soir nous trahi de nouveau – et notre attitude protectrice envers le gamin qui avait tant à vivre devant lui. Saul blague et rigole, plaisanterie à laquelle je ne réponds même plus, alors qu’Eli s’avance d'un pas de plus sur la scène, et nous attrape de son regard amusé, complice. « Je ne m’en plaindrai pas s’il garde ça pour plus tard. » j’articule à la perfection, espérant que le jeune homme verra mes mots et se retiendra dans son élan, si telle était son idée… et doucement mes épaules retombent lorsque je le vois retourner sagement, avec les autres. Souffle soulagé, je l’échappe plus que belle et Saul ne le verra que trop bien, maintenant que je lui renvois le regard le plus détendu qui soit. Les acclamations se poursuivent durant de longues minutes, chaque corps impliqué dans la pièce tenant à passer sur les planches pour remercier ce public des plus chaleureux. Même Saul est appelé à remonter, et c’est en attrapant mes doigts, espiègle, qu’il retourne au pas de course saluer une dernière fois, me laissant tout de même côté jardin après m’avoir fait vivre la plus grosse frousse de toute la soirée. Doucement, finement, les spectateurs remballent leurs affaires, s’enthousiasment une dernière fois, et prennent en cortège la direction des sorties. C’est mon moment favori, et les garçons le savent très bien. Là où je peux observer les visages derrière les rideaux, où je peux y lire les réactions, les discussions, les éloges, les émois qui ont été vécus durant les dernières heures. C’est l’index d’Eli que je sens délicatement tapoter mon épaule, un instant plus tard. « Hey, les adultes! On trinque à l’arrière, vous venez ou bien vous venez?! » Saul a repris sa place à mes côtés et l’offre de notre ami tient toujours en suspens avant qu’il n’implore, bambin jusqu’au possible. « Promis, un verre et on se barre. » battement de cil, il essaie de nous acheter, et je ne peux retenir un coup d'oeil entendu vers le Masterson, qui comprend tout de suite où je veux en venir. « Il a dit ça la dernière fois… » je prends presque le ton que j’utilise lorsque Noah a fait un mauvais coup, et c’est à mon tour de les terroriser, à ma façon, aussi pitoyable soit-elle. Comme si j’avais une seule once d’autorité… « Et l’autre d’avant. » je retiens un rire, faussant la mine autoritaire un peu plus, avant d’éclater sous l’expression piteuse d’Eli. La réservation attendra, c’était beaucoup plus pour la blague qu’autre chose – et pour souligner qu’il était maintenant devenu une habitude que notre trio passe de longues heures à discuter avec l’équipe une fois le rideau tombé. Même lorsque j’ai promis de rentrer tout de suite après, même lorsqu’Eli doit être sur les planches beaucoup trop tôt le lendemain matin, même si Saul essaie de jouer à la personne responsable en voulant boucler la salle sans heurts. Nous voilà tout de même à suivre une nouvelle fois les pas d’Eli vers les loges, où les échanges des autres membres de la troupe sont plus qu’audibles, et où les gobelets circulent déjà. J’entrevois du coin de l’œil qu’on mélange dans les verres ce qui semble être le fond d’un peu toutes les bouteilles qui traînent par ici, et même si on me confirme qu’il s’agit là d’une tradition à ne pas bafouer du tout, je sens déjà mon estomac se nouer face à la concoction. Attendant que l’acteur se soit engouffré vers ses collègues le temps de trinquer à cette soirée, je m’approche furtivement de Saul avec espoir. « Tu le bois avec moi? Je me sens encore plus comme la maman, là. » j’éclate de rire, haussant les épaules par dépit. S’il y avait bien quelqu’un ici qui était beige et ordinaire, c’était moi – et je ne m’en plaignais pas du tout. Qu’on me lance sur une série de blagues idiotes et je serais la reine de la soirée, mais lorsqu’on en venait à l’alcool, j’étais très rarement en état de boire plus qu’un cocktail et encore. Il fallait se satisfaire de Ginny en mode naturelle, aussi mal à l’aise et décalée puisse-t-elle être. « Je n’ai pas pu te le dire personnellement, encore une fois c’est toujours Eli qui a tous les honneurs, mais… » moqueuse, l'instant est d’autant plus rigolo, voyant justement notre ami recevoir au loin les bons mots et les encouragements des autres, tous heureux de lui faire une place tellement méritée dans la cours des grands. « T’as fait un boulot incroyable, Saul. Et ça fait un petit moment, déjà, que je te suis, alors je sais de quoi je parle. » j’insiste, attrapant ses iris au passage, sachant qu’il détournera bien vite le regard probablement par gêne. « Ce soir, c’était toi, vraiment. Eli aussi évidemment, mais... totalement toi. » les derniers mois n’avaient pas été faciles pour mon ami, et il avait dû lutter bien souvent contre ses vagues de déprime et d'autre tristesse en entrant au théâtre. Il aurait bien pu reléguer toute sa douleur sur les pages du script, néanmoins il avait su toucher juste, et ne pas trop s’embourber dans la mélodramatique qui rythmait sa vie actuelle. « Tu as déjà pensé à faire sortir cette pièce de Brisbane? » l’idée proposée de nulle part, ou presque, alors que je le vois bien partir en tournée avec ce petit bijou qu’il avait livré plus tôt dans la soirée. « Je sais qu’elle débute à peine et que ça doit être des tas de complications et d’arrangements, mais, il me semble que ça aurait sa place sur d'autres scènes. » qu’on me qualifie de trop optimiste, qu’on me voit comme celle qui croit beaucoup et peut-être à tort, mais sur le moment, j’imaginais bien l’affiche sillonner l’Australie, et qui sait, peut-être même au-delà. « Et après, tu diras que c’est parce que je ne suis pas objective. » j’appréhende, roulant des yeux, buvant même une gorgée du cocktail ignoble avant de frissonner de dégoût. Le genre de truc qu’on utilise pour désinfecter les blessures? Ça a exactement ce goût-là. La conversation coulant déjà un peu plus, j’en viens à m’ouvrir sur un autre sujet sensible, sur quelque chose qui moi-même, me met dans une zone d’inconfort certaine. Autant le lui confier, qu’on soit tous deux à réfléchir plus sérieusement à l’avenir.  « J’ai recommencé à peindre, pour vrai… ça fait quelques semaines. Avant, je faisais que barbouiller le papier, sans plus. Et là, je réfléchis un peu à ce que ça pourrait être, si j’exposais telle œuvre, ou si je signais tel tableau. »

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    Don't go wasting your time, don't be scared of what you don't already know. Everyday, trying just to figure it out. No hope, no harm, no other false alarm. She was falling, and you didn't look the other way.





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