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 Is this an over-reaching arm or is this compassion? • Joey #3

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ÂGE : 28 ans (26.07.1989)
SURNOM : Nath, Nathou
STATUT : célibataire et s'y plait bien malgré tout
MÉTIER : Vient de quitter son poste de webmaster chez ABC pour se concentrer totalement sur sa rééducation et compte reprendre les étude en septembre prochain
LOGEMENT : Dans un appartement qu'il trouve un peu trop grand maintenant qu'il habite de nouveau seul.

POSTS : 4779 POINTS : 1145

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Originaire de Cambridge (U.K) il a débarqué à Brisbane il y a 1 ans exactement • Paraplégique depuis 3 ans, mais totalement indépendant, il a quitté sa ville natale pour se prouver à lui-même qu'il était capable de se débrouiller seul • Son père est mort dans l'incendie qui est à l'origine de son handicap, il a fait une tentative de suicide l'année dernière • Naïf mais adorable, un peu trop gentil, Nathan a beaucoup de mal à faire confiance à quelqu'un. La seule personne a qui il fait aveuglement confiance c'est Myrddin • sa plsu grande peur: l'abandon. Ce qui est à l'origine de bien de problè
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS : Orion #2
Azur
Lene (futur)
Loyd

PSEUDO : sundae
AVATAR : Logan Lerman
CRÉDITS : Avatar @heart attack ; Gif trouvé sur rebloggy ; Sign @Lizzou
DC : Thomas & Martin
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http://www.30yearsstillyoung.com/t2409-nathan-you-have-the-emotional-range-of-a-teaspoon http://www.30yearsstillyoung.com/t11396-i-know-the-voices-in-my-head-aren-t-real-but-damn-they-have-some-great-ideas http://www.30yearsstillyoung.com/t4202-nathan-potter

MessageSujet: Is this an over-reaching arm or is this compassion? • Joey #3   Lun 5 Juin - 14:42


Une semaine. Voilà le temps qui est passé depuis que j'ai viré Joey de mon appartement et, par conséquence, aussi de ma vie. Et en une semaine, la douleur de ce départ n'a que fait de me bouffer de l'intérieur encore et encore. Malgré la longue discussion que j'ai eu avec Myrddin juste après que Joey soit sorti de chez moi, je n'ai que très peu dormi. J'ai perdu toute motivation et je serais vraiment bien resté à la maison, mais j'ai la rééducation que je suis obligé de suivre si je ne veux pas perdre l'assurance. Mais je n'arrive à rien. Je suis déconcentré, je perds en force, je régresse, ça m'emmerde, je m'énerve, je me déconcentre et j'entre dans un cercle vicieux qui me désespère. Tellement que j'ai accepté de sortir avec des amis aujourd'hui.

Des amis qui n'en sont pas vraiment, qui ont payé coup sur coup, qui m'ont forcé la main et qui ont profité du fait que je n'avais pas le courage de dire non. Et lorsque le 5e shot de tequila qui a suivi les deux bières, fait son effet sur moi, ils m'ont lâché. L'un est parti avec une femme, l'autre avec une autre et le troisième a eu un appel d'urgence. Ils avaient promis de me ramener chez moi pourtant !

Je m'en veux, je m'énerve contre moi-même alors que j’erre dans les rues que je ne connais pas. Du quartier mal famé où j'aurais pu me faire agresser à chaque coins de rue, je passe au quartier plus chic. Et au final, c'est là que ça dégénère. Je pensais que ce serait plus safe, mais en fait non. Des gens, des jeunes adolescents sans doute, ce sont sûrement dit qu'abuser d'un handicapé qui n'a pas l'air des plus frais serait une chose marrante. Ils se sont un peu trompé. Dans un éclaire de lucidité j'arrive à riposter et fuit le plus vite possible.

Je parviens à les semer et me retrouve devant un bâtiment qui me semble relativement familier. Joey. C'est la première chose qui me vient à l'esprit. Je regarde autour de moi et mon regard tombe le nom de la rue. C'est celle qu'il m'avait donner. Le numéro est le même aussi. J'hésite, mais un cris décide pour moi. Un cris et des bruits de pas. Je pousse sur mes roues, mais je n'ai pas le temps de contourner les escaliers. Alors, dans un mouvement de panique, je me lève, monte les marches, fait quelques pas vers la porte et m'appuie dessus en actionnant comme une furie le bouton de l'appartement de Joey et cognant contre la porte. J'ignore s'il est réveillé ou non, mais je prie pour qu'il le soit. Les secondes semblent durer des minutes et lorsque je vois les jeunes arriver en courant l'espoir que Joey soit chez lui me quitte brusquement.

Mais un bip se fait entendre, la porte s'ouvre et, étant appuyé contre la vitre, je ne parviens pas me rééquilibre et chute au sol. Je rampe en arrière et retiens ma respiration jusqu'à ce que la porte ne se referme au nez des 4 hommes. Je les fixe, apeuré et tremblant comme une feuille et retiens ma respiration. Ce n'est que lorsque j'entends des bruit de pas arriver derrière moi et que je vois les hommes partir en courant que je m'autorise à nouveau à respirer, retenant avec difficulté des larmes de panique.


We are far from perfect
...but perfect as we are. We are bruised, we are broken, but we are goddamn works of art. But before we could be part of this mosaic we had to break apart like glass we're falling faster than stars






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MessageSujet: Re: Is this an over-reaching arm or is this compassion? • Joey #3   Mer 14 Juin - 11:40


Dans un angle pas forcément confortable, il s'était enfin endormi.
Les bouteilles vides pour la plupart faisaient office de décoration. Elles avaient élu domicile un peu partout dans la pièce principale. Sur les commodes, à côté de la télévision, sur la table de salon, surtout à même le sol. Des couchés, des renversés, des verticales. Y’avait pas à dire, ça avait de la gueule. Un vrai taudis grandeur nature. Putain si son mentor voyait ça, il l’aurait viré sec de son appartement. Comment ? Il aurait sauté dans un premier avion, où aurait demandé à un de ces grands amis de toujours de venir le botter le cul. Tant mieux, ça animerait sa petite vie et ça l’obligerait à refoutre ses pieds en Amérique.

Pourquoi il restait ici d’ailleurs ? Des connaissances s’éparpillaient à Brisbane, ce n’était rien de douloureux à quitter. L’alcool lui permettait d’y voir plus clair, sa vie était vouée à finir mal, alors autant y aller à fond et pas se priver. Y’aurait que ses parents qui chialeraient, son manager peut être aussi mais il finirait par être d’aplomb au bout d’un mois ou deux. Y’avait des gens comme ça vous savaient, qui ont l’air un peu froid et qui font rapidement le deuil. Il les enviait ceux-là. Il n’avait jamais réussi à faire l’deuil de sa relation avec son ex petite amie, ni de la relation qu’il avait même pas entamé avec l’imbécile qui l’avait jeté dehors. Après tout ce que l’estropié lui avait dit sur sa vie de galère, il avait ressenti de la tristesse, mais c’était plus le cas maintenant. Il était en colère, en ébullition constante. Fallait bien qu’il s’énerve contre quelque chose en rentrant chez lui alors, il avait un peu tout retourner.

Il avait arrêté de penser à ces bouffes misères dès l’instant où il avait été suffisamment hors circuit. Il était peut-être en train de faire un coma éthylique. Mais vu la violence avec laquelle la sonnerie lui explosa les oreilles et le cerveau, il semblait que non, il soit encore en vie. Et de véritable coup de marteau était occasionné contre sa sonnette tellement elle sonnait en continue et aigu. Il sentait que la paroi de son crâne allait être percé et que son cerveau allait proprement se déverser sur le tapis. Putain, c’qui l’enculé qui s’amuse à torturer ma sonnette. J’vais l’démollir. Il manqua de se casser la gueule du canapé en se précipitant trop vite vers le couloir, il appuya sur le bouton pour ouvrir la porte et se retrouva dans le couloir en deux minutes. Il manqua de se tuer en descendant un peu trop vite ses escaliers qui avaient tendance à s’amuser à changer de position, puis se retrouva face à une scène qu’il qualifia d’irréaliste.

Je rêve. Qu'est-ce que tu fous ici ? Oui, lui, Nathan, n’avait aucune putain de raison d’être là. Et si le trouble s’empara de lui, son expression redevint aussi dur que lorsqu’il était sorti comme une furie de son appartement.
Joey n’essayait pas de comprendre. Un mélange de colère et de fatigue ne faisait jamais bon ménage chez lui. Même dans de bonnes conditions d’ailleurs, il pouvait être mauvais. C'est quoi le problème ? Pourquoi t'as des sales jeunes au cul ? Il était par terre ? Le visage trempé de sueur ? Le regard emplit de panique ? Dans d'autres situations, il aurait sûrement eu un peu plus de compassion. Il aurait été distant mais il n'aurait peut être pas été aussi cassant. Une part de lui avait envie de se rapprocher de Nathan, d'essayer d'effacer cette peur de son regard et de le ramener en sécurité. Et peut être même qu'il aurait couru après ces adolescents pour leur refaire le portrait quitte à se prendre des coups. Mais Joey était salement rancunier, et il avait quelques grammes d'alcool dans chaque oeil.

Il remarqua à peine en posant sa question que des gens avaient tout à coup disparut de l’autre coté de la vitre. Son regard fut attiré rien qu’une seconde par ce moment, lui permettant par la même occasion de voir le fauteuil devant les escaliers de l’immeuble. Après un profond soupire, il ravala sa colère à moitié, poussa la porte d'entrée qu'il ne prit même pas la peine de caler, alla chopper le fauteuil pour le rapporter. La porte de verre manqua de se refermer sur lui, mais son pied la poussa suffisamment violemment pour qu'elle se rouvre sur son passage. Il mit le frein sur le fauteuil, appela l'ascenseur mais n'aida pas Nathan à se redresser. Il aura une bonne raison de le détester comme ça tiens.

Joey s'efforça de ne pas le regarder davantage et précisa : Monte, j'vais appeler un taxi avec la ligne fixe. Ouais parce que de portable, il n'en avait plus.
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MessageSujet: Re: Is this an over-reaching arm or is this compassion? • Joey #3   Mer 14 Juin - 16:17



Joey. C'est Joey qui débarque en courant. Et sa voix est glaciale, tranchante. Je remarque sans problème la rage qui l'anime. Ce que je fous là ? Quel est le problème ? Pourquoi j'ai des jeunes qui me collent au cul ? Je ne sais pas. J'aimerais lui dire que je n'ai aucune idée de ce qui les a poussé à me courser, pourquoi ils voulaient s'en prendre à moi, mais aucun son ne sort de ma bouche. Je ne sais pas quoi dire, je ne sais pas s'il veut vraiment avoir une réponse. Et puis, je crois que le choc est encore un peu trop présent. J'observe Joey qui court vers la porte, suis les jeunes du regard puis sort. Je me redresse vivement  «JOEY ! Arrête, tu- » il ne va quand même pas les poursuivre ? Non. Non, il n'est pas malade à ce point. S'il est sorti c'est juste pour récupérer mon fauteuil roulant qui est resté dehors. Je l'observe monter les escaliers mais lorsqu'il rentre je baisse directement le regard. Je fais tout pour ne pas croiser son regard et le laisse poser le fauteuil à mes côtés.  « Merci» soufflais-je, presque inaudible.

Je le laisse s'avancer, l'observe s'avancer vers l'ascenseur et me tourne lorsqu'il me dit de monter, qu'il appellera un taxi. Je déglutis puis hoche la tête et me déplace vers mon fauteuil. Je me place de manière à me faciliter la tache, plie mes jambes et appuie dessus pour me hisser sur l'assise du fauteuil. Je pose mes pieds sur le repose-pieds puis défait les freins du fauteuil et pousse sur mes roues vers l'ascenseur. Sans regarder Joey, je le suis à l'intérieur et laisse les portes se refermer derrière nous.

C'est là, enfermé dans ce petit espace, je remarque l'odeur. La fumé qui se mélange à l'alcool. Je genre d'odeur qui te donne des hauts le cœurs et que j'évite en général. J'ose un coup d’œil vers Joey et pince les lèvres. Malgré les cernes, malgré son air fatigué, ses vêtements trop large, fripés au possible, il ne perd pas de son charme. Ses cheveux en bataille, un peu plus long que la dernière fois, un laissé allé qui pourrait presque être sexy. Merde, s'il n'y avait pas de cette odeur immonde j'aurais envie de l'embrasser. Je dévie vivement le regard lorsque je vois qu'il dirige le sien vers moi et reporte mon attention sur mes genoux.

Lorsque les portes s'ouvrent, je laisse Joey sortir puis fait une marche arrière et le suis vers son appartement. Je le laisse ouvrir la porte et entre derrière lui. Je traverse le couloir dans son ombre et me gare quelque part dans le salon. Joey me laisse là, le temps de chercher le téléphone. J'en profite pour observer discrètement l'appartement. Et l'odeur du jeune homme ne m'étonne donc guère quand je vois ce qu'il y a ici. Des cadavres de bouteilles, un bordel pas possible, des mégots qui trainent un peu partout. J'ai déjà eu la même vision chez Daniel. Mais en plus des bouteilles y avait le matos pour l'héroïne et la cocaïne.

Je frissonne et détourne le regard, le posant sur un point devant moi, alors que Joey revient avec le téléphone.  «Attends, je vais le faire. C'est b-... » dis-je en le voyant composer un numéro sur le téléphone. Je me tais au manque de réaction de sa part et me rétracte un peu en déglutissant, jouant nerveusement avec mes doigts. Je le laisse parler lui-même au taxi et lutte contre les larmes. Pinçant les lèvre, je tourne mon regard vers la baie vitré qui donne sur la rue et renifle en me passant une main sur le visage. J'ai pas le droit de craquer. Que pensera-t-il, sérieusement ?

Je me tourne vers le jeune homme lorsque j'entends le téléphone tomber sur la table basse. Joey, lui-même, se laisse nonchalamment tomber sur le canapé et inconsciemment je dois repenser au moment où je l'ai inviter chez moi. Si je n'avais pas tout gâcher, si je n'avais pas fait ces putains de recherches à la con, nous n'en serions pas là, je pense. Non, en vrai je suis persuadé que aurions pu vivre quelque chose de merveilleux. Mais maintenant c'est impossible. Je déglutis et prends une profonde inspiration  «Ce … c'est donc ici que tu habites » brisais-je finalement le silence d'une petite voix  «C'est … pas mal » commentais-je  «J'veux dire, t'as une belle vue de là » dis-je en désignant la baie vitré d'un coup de tête. Je devrais peut-être plutôt me taire que de dire ce genre de conneries.


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MessageSujet: Re: Is this an over-reaching arm or is this compassion? • Joey #3   Lun 26 Juin - 21:49


La colère était envahissante, il avait toujours du mal à s'en défaire. Lorsqu'il avait vu le visage du gamin, elle s'était renforcée sans qu'il ne puisse rien contrôler. Se contenir, enfermer ses émotions négatives, ce genre d'actions n'étaient pas pour lui. Il était froid avec le jeune homme et il ne perçut même pas l'appel de Nathan lorsqu'il se jeta à l'extérieur. Peut être avait-il cru qu'il se mettrait à poursuivre les minables qui s'en prenaient aux plus faibles. Joey aurait certainement agis comme tel dans d'autres situations, si des émotions aussi contradictoires ne l'avaient pas animés. L'ascenseur était monté étonnamment lentement et il avait fait de son mieux pour regarder ailleurs. Il avait laissé le brun se débrouiller pour monter sur le fauteuil, avec une indifférence qui ne lui ressemblait pas. Une part de lui était en train de lui demander ce qu'il était en train de foutre, s'il était vraiment aussi sombre pour agir de la sorte. L'autre part de lui appréciait la vengeance. Car c'était là son moteur, de se venger du rejet qu'il lui avait affligé. Il s'était senti tellement blessé, meurtri dans son âme, lorsqu'il l'avait jeté dehors. Un homme plus compréhensif que Joey aurait sûrement vu là une faiblesse supplémentaire chez l'infirme, il aurait surement remarqué ce petit éclat troublant dans le regard du plus jeune. Y avait-il des Hommes qui comprenaient tous des autres réellement ? Qui ne se laissait jamais submerger par des émotions contraires, violentes, accablantes même ?  

Joey poussa un soupire avant de donner un coup d'épaule dans la porte de son appartement qu'il avait laissé entrouverte. Il avait laissé le gamin faire comme il le désirait, il fallait qu'il ignore sa présence, qu'il fasse de son mieux pour oublier qu'il était vraiment chez lui après tout ce temps, après tous ces mots brûlants jetés à la figure. L'ancien mannequin et l'indifférence. Il savait pertinemment qu'il jouait sur la mauvaise corde et qu'il risquait de perdre gros... Enfin... Soyons franc, il avait déjà perdu le peu qu'il avait, et il y a peu, sa dernière envie de rester sur Brisbane. Car chaque moment avec Nathan avait été plus qu'intense, c'était bien pour ces belles raisons qu'il avait pris racine dans cet appartement qu'il était en train de dévaster pas vrai ?

En s'attaquant au combiné et en appelant un taxi au hasard, il essaya de se concentrer sur cette unique tâche les mains tremblantes. Il pensa même pas à ranger pour cacher ce carnage, il allait voir qu'il avait craqué, il allait peut être se demander s'il s'était drogué aussi. Pourquoi ça lui faisait peur qu'il pense ça tiens ? Son coeur battait la chamade.
Il savait plus où se mettre au final. Après quelques minutes, il réussit à avoir quelqu'un au bout du fil et à commander un taxi. Il vient dans une heure vingt. Pas besoin de donner des explications comme quoi le taxi avait des réservations pendant cette plage horaire. Il avait posé non sans aucune délicatesse le fixe sur la table, ne sachant pas vraiment qu'elle attitude adopter. Rien de correcte, c'était certain. Il n'arrivait pas à se tourner vers lui et à lui sourire, le regarder droit dans les yeux, le rassurer. C'est ce qu'il aurait dû faire s'il avait été humain. Il ne ressemblait à rien de tout ça depuis bien longtemps. Même lorsqu'il était sorti de désintoxe, il n'avait rien retrouver de ce qu'il était avant.

Il essaya d'échapper à ses pensées lorsqu'il tourna finalement un regard surpris vers le cadet. Il ne remarqua pas la brillance dans son regard, caractéristiques des larmes qui ne manqueraient pas d'arriver. Les lèvres pincées, il regarda dehors comme si c'était la première fois depuis longtemps. Détournant les yeux sur le visage de Nathan, il détourna rapidement les yeux pour fixer sa télévision :

J'habite pas vraiment là. C'est pas chez moi. Ça m'appartient pas. Và bien falloir que je me casse d'ici. Et c'est sûrement pour bientôt. D'ailleurs, c'te genre d'appartement c'est hors de prix pour moi. J'ai plus une tune.

C'était tout ce qu'il trouvait à dire sur l'instant. Pas comment tu vas depuis la dernière fois où tu m'as jeté dehors ? Même si sa langue fourchue ne manquait pas de vouloir le dire. Devant son champ de vision, il repéra enfin toutes ces bouteilles éparpillées. Cette vision le plongea dans un nouveau mutisme insupportable. La lourdeur de l'atmosphère ne faisait rien pour arranger le tout. Pourtant, la présence à ses cotés au fond n'avait rien de désagréable. La rancune il l'avait tenace, et deux voix lointaines se battaient dans son esprit. La mauvaise remporta encore la partie. Elle était moins coupante, moins cinglante, mais il avait besoin de savoir. Il tourna la tête vers Nathan, un regard entre une légère peine et une grande colère.

Pourquoi t'es venu ici spécifiquement ? Pourquoi pas l'immeuble d'à coté hein ? Pourquoi après m'avoir jeter dehors ? Comment t'arrives à me parler comme si tout allait bien et que tu m'avais jamais dit de dégager de ta vie hein ? Dis-moi !

Dieu, il arriverait jamais à rester assis, à le regarder, plonger son regard dans le sien, sans avoir envie de tout balancer. Les gens étaient tous pareil au final, ils brisaient toujours ce qui leur était le plus cher. Les mots difficiles sont toujours plus simples à prononcer à ceux qu'on aime qu'à nos ennemis... Enfin, pour Joey, il rangeait un peu tout le monde dans le même sac, il était aussi cinglant avec ceux qu'il aimait et ceux qu'il détestait. Il n'y avait qu'à voir comment il avait agi dès le départ... Les poings serrés il finit par se lever sans réellement attendre une réponse. Avait-il vraiment envie de l'écouter ?

N'importe quoi. C'est pire qu'une pièce de théâtre. C'est un scénario bidon qui se passe là. N'importe quoi... J'vois pas comment tu fais pour me regarder droit dans les yeux comme ça. Vraiment pas.

C'était vers le frigo qu'il s'était dirigé pour tirer quelques bières fraiches qu'il jeta sur le canapé pour s'y asseoir aussi. Plus que une heure quinze.

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MessageSujet: Re: Is this an over-reaching arm or is this compassion? • Joey #3   Mer 5 Juil - 15:11



C'est vrai ça. Pourquoi ici ? Pourquoi cet appartement là et pas un autre ? Pourquoi ne pas avoir continuer mon chemin ? Je regarde Joey, pince les lèvres et déglutis, mal à l'aise face à son ton accusateur. Lorsqu'il me dit, énervé, qu'il ne comprend pas pourquoi je suis venu ici et encore moins comment je peux le regarder dans les yeux après ce que je lui ai fais, je baisse le regard. Preuve évidente que, non, je ne peux pas le regarder dans les yeux. J'ai beaucoup trop honte de ce que j'ai fait, cela va de soit. Mais à quoi bon ? Je ne peu rien changer, malheureusement.

 « Instinct de survie» finissais-je par répondre sur un ton un peu plus sec que je ne l'aurais voulu.  «Ce bâtiment était plus proche, si j'avais continuer je ne serais pas là entrain de te parler, mais quelque part dans un caniveau entrain d'agoniser » dis-je, déglutissant doucement  «Ce n'était pas voulu, je n'avais pas envie spécifiquement que ça tombe sur toi, vraiment » dis-je avec sincérité  « Mais ...voilà. C'est comme ça» je pince les lèvres et secoue la tête  « Que ça te plaise ou non. On n'est pas non plus obligé de parler, tu sais. Je peux très bien attendre en bas dans le hall ou dans le couloir» dis-je en désignant la porte. Je pince les lèvres puis soupire et reporte mon attention sur Joey.

Je l'observe, lui et ses cernes, lui et ses cheveux. Lui et ses yeux bleus, un peu trop ternes, qui ont perdu de leur éclat. Est-ce de ma faute ? Si oui, existe-t-il un moyen pour que je puisse leur redonner cette brillance que je leur connaissais ? J'en doute fortement.  «Je suis désolé Joey » dis-je finalement  «Je sais que mes excuses n'ont sans doute aucune valeurs, mais je suis vraiment sincèrement désolé pour ce que je t'ai dis la dernière fois » dis-je, me forçant à regarder le jeune homme  « Tu n'y peux rien. Tout ça, ce n'est pas ta faute. Tu ne devrais pas être celui qui pâti de mon ancienne relation, tu n'es pas responsable de ma tentative de suicide. Tu es peut-être responsable de ce que tu t'es infligé toi-même, mais je … ce n'est pas moi qui devrais te juger. Ce n'est pas à moi de te dire ça, je sais à quel point ça à dû être dur pour toi et ... » je fini par baisser le regard  «Désolé Joey....» soufflais-je finalement. Ça ne changera sans doute rien à ce qu'il pense de moi, mais au moins j'aurais dis ce que je penses.


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Is this an over-reaching arm or is this compassion? • Joey #3

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