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 EDWINNY ▲ dark necessities

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l'étoile presque bleue
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ÂGE : 28 ans (05/03)
SURNOM : Virginia Mary Elisabeth, pour un max de confusion.
STATUT : divorcée, en réhabilitation sociale.
MÉTIER : peintre et photographe, partage son atelier aux artistes dans le besoin, et le transforme les week-ends en workshop ouvert au public.
LOGEMENT : #11 Logan City - une vieille maison à rénover, qui prend doucement des airs de nid confortable.

POSTS : 4276 POINTS : 995

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Maman de Noah, un petit ange de 7 ans qui se remet doucement d'une grave maladie l'ayant gardé hospitalisé depuis les trois dernières années. ▲ Ne parle plus à ses parents ni à son frère après avoir appris qu'ils ont manipulé sa vie. ▲ Accro au café. ▲ N’a que quelques bons amis qu’elle compte sur les doigts d’une main. ▲ Née à Brisbane, expatriée à Londres, revenue depuis 3 ans. ▲ Geek dans l’âme, elle adore les BDs et les jeux vidéos. ▲ Végétarienne, yogi aguerrie et adepte de méditation. ▲ A un humour douteux, discret, mais bien sarcastique.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS :

ZOMBENNYBENNY #8
Unconscious mind, wanna feel one last time. Anywhere, whenever. Apart, but still together. I know I'm not alone.


EDWINNY #2 (fb) EDWINNY #5 EDWINNY #6
I need more than myself this time, and I do believe that we rely on. All my life to sacrifice, now listen to what I say. When will I know that I really can't go?


EZNNY #8EZNNY #4 (au)
I wake up alone, in an other life the world was beneath us. Tonight comes, mistaken for a vision. Something of my own creation.


CONNY (fb)
If there's no one beside you when your soul embarks, then I'll follow you into the dark. Just our hearts clasped so tight, waiting for the hint of a spark.


TADDY #3
I'll sit out on the front sofa while your hands, they talk to me. All of this fooling around is as fun as it used to be.

ryleighjamie #3wesleytadassannyisaac #2james #2


RPs EN ATTENTE : Cora #4 + Heidi #3



PSEUDO : hub
AVATAR : Daisy Ridley
CRÉDITS : wcsted
DC : Matt le p'tit con, Ariane l'incandescente et Jack le sensible
INSCRIT LE : 18/10/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t12335-ginny-sit-still-look-pretty http://www.30yearsstillyoung.com/t17242-good-things-to-come http://www.30yearsstillyoung.com/t12358-ginny-mcgrath http://www.30yearsstillyoung.com/t12357-ginny-mcgrath

MessageSujet: EDWINNY ▲ dark necessities   Lun 5 Juin - 21:21



dark necessities
Edwinny
Coming out to the light of day, We got many moons than a deeper place. So I keep an eye on the shadow's smile To see what it has to say. You and I both know everything must go away. Ah, what do you say? Spinning off, head is on my heart, it's like a bit of light and a touch of dark. You got sneak attacked, but I see your eyes spark. Keep the breeze, blow by blow and go away.

Première coupe de champagne, première sortie officielle, premières paroles lancées, la voix enrouée, les idées ailleurs. Noah était né il y a un peu moins de deux semaines et déjà, mes parents se faisaient une joie d’exhiber leur fille à tous vents lorsque l’occasion s’y prêtait. Si j’avais pu me faire discrète durant les événements caritatifs où ils étaient invités à toutes les semaines, ce matin avait fait exception à ma règle et j’avais bien dû suivre le cortège McGrath jusqu’au Ritz, vue sur la ville. J’avais à peine pris le temps de découvrir Londres depuis notre arrivée il y avait moins d’un an, et je ne m’en plaignais pas particulièrement. Entre les insomnies et l’anxiété qui me guettaient, je n’avais plus envie de grand chose sauf peut-être de calme, de tranquillité, de silence. De paix. Paix qui semblait difficile à trouver dans une salle bondée de hiérarchie des plus hypocrites, complimentant les actions de l’un et les achats de l’autre. C’est là où je m’excuse, où je trouve un alibi bidon et où je file me cacher dans le couloir adjacent, un peu plus vide, beaucoup mieux. Matt avait filé avec la fille du sénateur il y avait plus d’une heure, et j’entendais les rires explosifs de Jill faire écho sur les murs mitoyens, mais voilà, un peu de solitude, une isolation volontaire, me calmait déjà les nerfs et l’esprit. Jusqu’à entendre des balbutiements, paroles échangées à la va vite, deux corps qui s’enlacent sous le chandelier de verre, et qui ignorent jusqu’à ma présence, discrète, en retrait. J’entends la demoiselle s’impressionner, la voix rauque et assurée de son interlocuteur la faire frémir et geindre. En pleine séance de drague, entre le ridicule et le charnel, je préfère tourner le coin et me réfugier dans cette aile où on a exposé plusieurs toiles d’époque, portraits de grands hommes et de leurs femmes, typique tradition anglaise empreinte de nostalgie qui me garde d’assister à la séance de charme dans la pièce d’à-côté. Une porte plus loin, une fenêtre après, et même une entrée qui semble pointer vers l’escalier de secours me tente un peu trop, issue ironique, où je pourrais simplement me volatiliser sans que personne ne le réalise, retournant à mes quartiers, ou me perdant avec aise dans les jardins qui longeaient le grand hôtel. « On pense à s’enfuir ? » qu’on lance derrière moi, espiègle, voix que je reconnais pour l’avoir entendue plus tôt flirter avec sa conquête. « Pourquoi pas ? » je laisse glisser, faisant volte-face, sourcil haussé. Qu’il retourne à ses amours, je retournerai à mon plan infaillible. « Votre père vous cherche. » et ses mots sonnent comme une énième sentence. Si papa venait à savoir que j’avais filé, ce serait remontrance par-dessus culpabilité à la maison. « Je connais une meilleure issue, deux allées vers la droite. » alors que je m’apprêtais à le quitter, sa suggestion m’arrache un sourire. « Je peux lui dire que je vous ai vu errer dans les couloirs, ça devrait vous donner le temps de quitter l’immeuble sans que rien ne paraisse. » sa gentillesse me paraît illogique, intéressée, mais je ne dis rien, l’idée me plaisant beaucoup trop. « Je… merci. » il hausse les épaules, pointant la bonne direction du menton, avant qu’on nous arrête dans nos magouilles. « Ah Ginny ! Je vois que tu as déjà rencontré Edward. » le paternel.  


Il avait voulu conclure. Quelques éclats de rire partagés, un regard enjôleur plus tard et il avait implicitement proposé sa chambre au penthouse pour s’y évader une fois les regards d’adulte ailleurs que dans notre direction. Si j’avais dû être dégoûtée sur le moment, il avait tout de même réussi à garder mon attention alors que je refusais poliment, avec raison. « Si tu arrives à me faire rire, à me mettre en confiance et à ne pas me décevoir, si tu attends plusieurs années, que tu fais les choses bien et que tu veux vraiment, pas juste pour faire joli, mais avec tout ton cœur, là on en discutera. » que je lui avais dit, et le souvenir de mes propres mots emplis d’une confiance que je ne me reconnaissais pas – plus – me fait sourire. Il avait rebondi sur ma demande, il avait laissé son assurance parler et s’il s’était maigrement excusé pour avoir voulu aller trop vite, sa relance n’avait été que de plus respectueuse, posée, détachée. Puis mon père s’en était mêlé, nous invitant à un vernissage qu’il savait m’intéresser, qui m’allumait depuis son annonce et auquel je rêvais d’assister. Edward détenait les billets et donc le coût de mon entrée, et si je désirais m’y joindre je devais me plier à ce rendez-vous organisé par les bons soins de papa, mais qui, étrangement, me laissait curieuse. J’évite de penser au reste, à celui qui ne m’attend plus à l’autre bout du monde, à celui qui n’a même pas vu mon départ, qui n’a pas accusé réception d’adieux que je n’ai jamais pu lui livrer, lorsque je glisse un pied puis l’autre dans ces souliers, talons, que Jill m’a forcés à mettre ce soir. La fermeture éclair de ma robe glisse trop facilement vers le haut, silhouette dramatique qui ne s’adapte pas à ma vie de nouvelle maman, et je passe une main à travers mes boucles lâches lorsque la sonnette de la maison résonne à travers le hall. Il est là. J’ignore ce que ça donnera, j’ignore si un jour je le reverrai, j’ignore jusqu’où j’ai pu céder, accepter, vouloir, et je finis par sortir de ma chambre et entamer la descente d’escaliers qui me semble aussi clichée que dans les films. J’ai droit à un jeune homme de dos, contemplant les fioritures aux murs, et je me fais toute petite, discrète, lorsque j’arrive finalement à sa hauteur sur le palier. « J’ai fait un effort, j’ai évité de regarder sur le plan du musée où se trouvent les sorties de secours. » une touche d’humour, de sarcasme, qui m’avait beaucoup manquée.    


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    And I know, times like these, you just take it slow. Fall asleep in the pillows, got my head in a chokehold. And there it goes, heart that pounds like a stereo. You take me round and round like the merry-go. One more ride, baby, here we go.







Dernière édition par Ginny McGrath le Dim 24 Déc - 3:25, édité 1 fois
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le bon chic mauvais genre
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ÂGE : Trente-six ans (04/01/1982)
SURNOM : Ed et si vous êtes assez proche de lui vous pouvez aussi essayer de l'appeler Eddy, mais c'est à vos risques et périls.
STATUT : Divorcé, le second couteau s'est finalement bien planté dans son coeur.
MÉTIER : PDG de Masterson Company
LOGEMENT : #16 (Bayside) dans une luxueuse villa à l'abri du bruit.

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
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Edora 3
I wanna follow her where She goes, I think about her and She knows it. I wanna let it take control, 'cause everytime that She gets closer She pulls me in enough to keep me guessing and maybe I should stop and start confessing.

I don't know what it is but I got that feeling. Waking up in this bed next to you, swear the room it got no ceiling. If we lay, let the day just pass us by. I might get to too much talking, I might have to tell you something. Damn, I like me better when I'm with you.


Edwara 1
Friendship is born at that moment when one person says to another: « What! You too? I thought I was the only one.”



◘ Fitzgerald Family ◘
Victoria 1
Success is not the key to happiness. Happiness is the key to success. If you love what you are doing, you will be successful


Edjamin 1 / Arya 1 / Ariward 1 / [09/10]

RPs EN ATTENTE : Heller 1 / Priam 1 / Matt 2
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#TeamBruger / Aaron / Edora 1 / Edwinny 1 / Edwinny 3 / Halloween 2017 / #TeamMalaise / Coramwinny / Mattward 1 (Fb) / Nouvel An 2017 / Edora 2 / Edwinny 4 / McGerald

Abandonnés :
Victoria 1 / Loyd / Saul 1 / Heidi 1 /
PSEUDO : Pti’ Biscuit aka KD
AVATAR : Chris Pine
CRÉDITS : Avatar : TAG; Signature: crack in time; Gif signature: hawkwoman ; Crackship : Pti' Biscuit ; UB : loonywaltz
DC : h.abraham
INSCRIT LE : 13/04/2017
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MessageSujet: Re: EDWINNY ▲ dark necessities   Sam 10 Juin - 17:51



dark necessities
Edwinny
It is not necessary to give again life to our love affairs. It is necessary to leave it where they are: in the comfortable darkness of our memories. Where designed promises, forgotten, imagined caresses, nostalgia of skins, smells, where the buried dreams improve and write the nicest of stories.

Les rayons du soleil commencent à s’infiltrer à travers les volets, illuminant la pièce petit à petit. Réveil pour le moins tranquille, j’essaie de me redresser, prenant appuie avec une main tandis que l’autre frôle mon cou, ressentant une légère douleur. Sentant le poids d’une autre personne dans mon lit, je décide d’ouvrir un œil et de tourner la tête afin d’observer ce qui pouvait bien se trouver à côté de moi et visiblement j’ai passé une fois de plus une nuit agitée, une nuit comme je peux les apprécier. Puis j’entends la sonnerie de la porte retentir, me tenant maintenant le front avant de passer ma main dans mes cheveux, j’arrive finalement à me lever sans grande volonté. Je vais de surprise en surprise, après la bouteille de Château Margaux à moitié vide sur ma table de chevet, je peux maintenant observer le bordel qu’il y a dans mon salon ainsi que la présence d’une dizaine de personnes gisant sur le sol ou le canapé C’est à ce moment que je commence à me demander ce que j’ai bien pu faire hier Ouvrant la porte, je ne peux que regretter de m’être levé, la seule personne que je ne voulais pas voir à mon loft ce matin est là devant moi, ma mère. « Tu vas laisser ta vieille mère sur le seuil de la porte ? » Encore l’esprit confus et embrouillé, je ne réagis pas immédiatement aux paroles de ma mère, je veux seulement qu’elle rebrousse chemin pour éviter de la faire entrer et qu’elle voit encore les frasques réalisées pas son fils « Ça ne te dérange pas de repasser ? Je ne me sens pas très bien et… » Je n’ai pas eu le temps de finir ma phrase que ma mère entre d’elle-même, forçant la porte. Elle fait un rapide tour de cette immense pièce, avant de revenir vers moi ne m’adressant aucun mot, rien, mis à part un regard méprisant avant de dénier m’adresser la parole. « N’oublie pas que nous avons un brunch, tu te dois d’être présent. Il faudrait que tu commences à assumer ton rang. » Fermant la porte, j’ai totalement oublié cette histoire d’invitation. Plus qu’agacé je décide de renvoyer chez elles, toutes les personnes toujours présentes chez moi et qui sont à la limite du coma. Je commence alors à me préparer, espérant que j’aurai la force de tenir le coup.

Alors que je me dirige vers ma limousine, des paparazzis commencent à s’approcher de moi, il y a peu de temps une mauvaise rumeur a frappé l’empire Fitzgerald, fondée sur rien, il n’empêche qu’ils en sont friands. « Je n’ai rien à vous dire là-dessus, mais au moins prenez mon meilleur profil. » Mon chauffeur s’arrête devant ce magnifique bâtiment, sortant de la voiture c’est une autre vague d’appareils photos qui s’acharnent sur moi, les flashs m’explosant les yeux, je ne peux qu’afficher ce sourire forcé que mes parents m’ont bien enseigné. Le tapis rouge déployé quelques heures plus tôt et me voilà en route pour un brunch qui ne me fait en aucun cas envie. Une fois à l’intérieur j’y retrouve ma mère discutant avec un couple de vieux bourgeois comme je les déteste, ironie car je commence de plus en plus à être comme eux. « Tu arrives pile à l’heure. Edward, je te présente M. et Mme. McGrath. Nous sommes en pleine négociation pour des affaires. » Forcé de leur serrer la main, j’approche la mienne sans grande conviction, l’esprit ailleurs, les yeux déjà posés sur une femme qui me dévore du regard depuis que j’ai passé la porte. « Enchanté, j’espère que vous arriverez à vous entendre sur le sujet. Je vous prie de m’excuser. » Souriant, je tourne les talons pour me diriger vers cette fameuse femme, qui semble s’amuser à me fuir avant de m’attendre dans un couloir. S’ensuit alors un plan drague plus que saoulant pour moi, une fois de plus je me retrouve en compagnie d’une femme superficielle. Tournant la tête sur le côté, mon regard croise celui d’une femme qui me parait moins stupide, moins facile. Visiblement dérangée par nos petits échangent, elle tourne les talons à son tour pour fuir la scène. Voulant mettre fin à notre échange plus qu’ennuyeux, je prétexte de vouloir un verre de champagne, je quitte sa compagnie pour rejoindre cette femme qui m’a intrigué quelques instants plus tôt. À croire que tout se met sur mon chemin pour ne pas la rejoindre, voici maintenant M. McGrath qui s’approche de moi. « N’auriez-vous pas vu ma chère fille ? » Me décrivant sa tenue, sa coiffure, son teint de peau, j’ai tout de suite fait le rapprochement. « Je suis désolé, ça ne me dit rien. Excusez-moi. » Une fois de plus je m’excuse de lui fausser compagnie pour la deuxième fois, mais je n’ai vraiment pas le désir de parler avec lui. J’ai finalement réussi à retrouver sa trace. « On pense à s’enfuir ? » Affichant un sourire qui en ferait fondre plus d’une, je ne peux que constater avec déception que celui-ci n’a aucun effet sur elle, tout du moins elle ne le montre pas. « Pourquoi pas ? » Me répondit-elle. Hésitant dans un premier temps à lui dire que son père est à sa recherche, je décide finalement de le faire. « Votre père vous cherche. Je connais une meilleure issue, deux allées vers la droite. Je peux lui dire que je vous ai vu errer dans les couloirs, ça devrait vous donner le temps de quitter l’immeuble sans que rien ne paraisse. » Si elle n’est pas en présence de sa famille, c’est qu’elle ne doit sûrement pas désirer être ici, qu’elle est dans le même cas que moi. « Je… merci. » Je lui montre alors sa prochaine destination, espérant qu’elle arrive à s’en sortir, elle me paraît un peu chétive. Mais c’était sans compter l’approche imminente de son père. « Ah Ginny ! Je vois que tu as déjà rencontré Edward. » Voici donc le prénom de cette jolie et intrigante créature. Malheureusement pour elle son père a réussi à l’attraper avant qu’elle ne puisse s’enfuir. « C’est donc elle votre charmante fille ? J’ai comme l’impression que nous nous sommes déjà rencontré quelque part… » Plissant les yeux, la regardant, l’admirant de tout mon regard, j’ai ce sentiment, comme si nous allons nous revoir plus de fois que nous ne pouvons le penser. « Enchanté Ginny. Edward, Edward Fitzgerald. » Prenant sa main pour y déposer un baiser tout en faisant ma révérence, action qui a pour seul but de me moquer de la haute société.



C’est bizarre, elle me paraissait trop calme, trop frêle et pourtant je me suis tout de même trouvé l’envie d’essayer d’aller plus loin que des simples présentations. Refus quasi immédiat, sa réaction m’arracha un léger sourire, d’amusement ? de frustration ? Je n’ai pas l’habitude qu’une femme refuse une invitation de ce genre venant de moi. Je me souviens même encore très bien sa phrase, elle paraissait vraiment trop sûre d’elle : « Si tu arrives à me faire rire, à me mettre en confiance et à ne pas me décevoir, si tu attends plusieurs années, que tu fais les choses bien et que tu veux vraiment, pas juste pour faire joli, mais avec tout ton cœur, là on en discutera. » Je l’ai pris comme un défi, je ne sais pas si elle le voyait de ce point de vue également, mais elle a réussi à titiller ce côté joueur que je possède, qui est même un peu trop présent. Je ne voulais pas forcer, ce n’était pas vraiment mon genre, mais je restais confiant, je savais qu’un jour j’arriverai à lui ressortir ce petit discours qu’elle m’a fait. Puis son père me recontacta, me donnant deux billets pour un vernissage, je n’ai pas vraiment compris pourquoi il me les avait donnés. Si elle voulait y aller, pourquoi étais-je obligé d’y aller aussi ? J’étais perplexe, mais finalement c’était peut-être le moment opportun pour rebondir sur l’échec de ma propre invitation à venir dans ma chambre. Finalement désireux de participer à ce vernissage j’ai accepté les billets.

Me préparant pour l’occasion, je sors mon plus beau costume pour l’occasion, demandant à une femme qui traîne une fois de plus dans mon lit ce qui conviendrait le mieux entre une cravate et un nœud papillon. J’opte finalement pour le nœud papillon, choix que je fais quasiment toujours. Appelant mon chauffeur pour ne pas avoir à attendre devant l’immeuble, je me dirige vers mon ascenseur personnel pour rejoindre le rez-de-chaussée. Le chauffeur est bien là, à l’heure m’ouvrant la portière de la limousine avant de la refermer derrière moi. Je jette un rapide coup d’œil à mon portable, faisant attention à l’heure, je déteste attendre alors ce n’est que logique de ne pas faire attendre les autres. Une fois devant le manoir McGrath, je ne peux que contempler le domaine qu’ils possèdent, si le nôtre est tout aussi impressionnant à San Francisco, ici à Londres je ne possède qu’un loft même s’il fait lui aussi des envieux. M’approchant de la porte, je me décide de sonner après quelques secondes de réflexions. C’est une charmante jeune femme qui vient m’accueillir, sûrement une sœur à Ginny, elle m’invite à entrer avant de me faire patienter dans une grande pièce magnifiquement bien décorée donnant également accès à un escalier pour monter à un étage. J’admirais la décoration de cette magnifique pièce, mais sa voix me ramène à moi, me retournant, je contemple alors sa beauté, je ne regrette visiblement pas d’avoir accepté les billets. « J’ai fait un effort, j’ai évité de regarder sur le plan du musée où se trouvent les sorties de secours. » Elle réussit à m’arracher un léger sourire, baissant les yeux, pour qu’ils reviennent mieux se poser sur la jeune femme, je lui prends une fois de plus sa main, comme à ce brunch auquel nous nous sommes rencontrés. « Tu m’en vois ravi. Je l’aurais peut-être mal pris que tu me fausses compagnie de cette façon. » Lui dis-je avec un large sourire. Prenant sa main, nous nous dirigeons vers la limousine avant de donner notre destination au chauffeur. « Alors, qu’attends-tu de ce vernissage ? » La regardant avec mon regard le plus sexy, je suis bien décidé à jouer le défi qu’elle m’a lancé.


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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Maman de Noah, un petit ange de 7 ans qui se remet doucement d'une grave maladie l'ayant gardé hospitalisé depuis les trois dernières années. ▲ Ne parle plus à ses parents ni à son frère après avoir appris qu'ils ont manipulé sa vie. ▲ Accro au café. ▲ N’a que quelques bons amis qu’elle compte sur les doigts d’une main. ▲ Née à Brisbane, expatriée à Londres, revenue depuis 3 ans. ▲ Geek dans l’âme, elle adore les BDs et les jeux vidéos. ▲ Végétarienne, yogi aguerrie et adepte de méditation. ▲ A un humour douteux, discret, mais bien sarcastique.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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EDWINNY #2 (fb) EDWINNY #5 EDWINNY #6
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INSCRIT LE : 18/10/2016
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MessageSujet: Re: EDWINNY ▲ dark necessities   Lun 12 Juin - 19:01



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Coming out to the light of day, We got many moons than a deeper place. So I keep an eye on the shadow's smile To see what it has to say. You and I both know everything must go away. Ah, what do you say? Spinning off, head is on my heart, it's like a bit of light and a touch of dark. You got sneak attacked, but I see your eyes spark. Keep the breeze, blow by blow and go away.

J’avais pas du tout à être ici, au final. Je faisais amende honorable, je souriais, je me posais, je parlais peu, mais je faisais acte de présence. Les dictas de la société dans laquelle mes parents espéraient tant me voir évoluer ne me rejoignaient pas, et si j’avais pu juste me barrer par la sortie de secours - et comment - ni vu ni connu, le reste de la journée n’en aurait été que meilleure. Bon, au final, j’aurais dû user de Matt et de ses millions de ressources pour qu’il fasse office d’alibi et justifie pour moi à mes parents que oui, oui, Ginny était bien avec moi alors que je lui montrais l’aile des tableaux post-renaissance. L’idéal était si prêt, si facile à toucher du doigt, une poignée et puis s’en vont lorsqu’une voix derrière m’arrête, preuve prise sur le fait. Je me mords la lèvre d’avoir été si lente, si dissipée, avant de faire volte-face et de reconnaître celui qui me semblait être bien occupé la minute d’avant. De où, de quand, de comment avait-il finit par suivre ma trace? Et qu’avait-il fait de sa pupille qui déjà semblait si conquise par ses belles paroles et ses yeux de braise? Si son intervention me semble tout à fait illégitime - et tellement pas nécessaire - c’est soulagée que je réalise qu’il veut simplement m’aider. Me donner une longueur d’avance, m’empêcher de rester prise ici, me rendre service, probablement tout sauf sans motif, mais tout de même, la main tendue me semble être une bonne alliée pour le moment. Si elle venait avec une attache, je trouverais bien façon de m’en défaire sans grands éloges plus tard. If only I knew. Dans mon sillage, sourire plein de gratitude en prime, j’avais toutefois négligé la partie la plus importante. Celle où, dans un monde où on s’appliquait à m’inclure de force, des yeux seraient toujours là, en retrait, pour surveiller le moindre de mes gestes. « Papa… » j’essaie du plus fort que je peux de chasser ce voile de déception de ma voix, mais il est déjà trop tard. Le voilà bien droit à nos côtés, alternant entre l’inconnu et sa fille surprise dans ses manigances. Il ne semble pourtant pas faire le lien entre la proximité de ma sortie salvatrice et mon isolement calculé. Edward? Et voilà que lui-même semble me connaître, et je que me fais violence pour ne pas rouler des yeux. Il a encore la trace de rouge à lèvres de sa concubine sur le collet de sa chemise, il ne faut pas non plus y aller trop fort, trop vite. « Je ne crois pas, non. » s’être déjà vus? Il faudrait d’abord et avant tout que j’ai fais acte de présence ici ou ailleurs, ce qui me semblait bien impossible si on se souvenait que de base, j’étais arrivée à Londres enceinte et candidate à être enfermée à double tour façon moyen-âge. L’accouchement ayant eu lieu à peine 14 jours plus tôt, s’il n’était pas du genre stalker il y avait peu de chance que mon chemin ait croisé le sien, beaucoup plus bourgeois et apte à ce genre d’événements en société que je ne pourrais jamais l’être. Et c’était tant mieux. Je ne suis pourtant pas condescendante lorsque mon regard suit le mouvement qu’il engage, bien que je me crispe au contact de ses lèvres sur ma peau. Sa poigne m’empêche de retirer ma main, et les pupilles entendues de mon père complètent le tout. « Enchantée aussi. Je, j’allais… » ma faible tentative de fuite est rattrapée par le bras de mon père qui encercle mes épaules, vil initiative pour me garder clouée auprès d’eux. « Je disais justement à votre mère à quel point j’étais heureux que vous soyez emménagés ici. Quel bon timing! Ginny, tu savais que nous connaissons les Fitzgerald depuis l’université?  » non, je ne savais pas. Je n’avais même encore jamais entendu leur patronyme, si vous vous demandiez. « Allez, allons nous installer à table. Edward, je compte sur toi pour bien t’occuper de Ginny! Nous vous avons assis côte à côte, ce sera bien moins ennuyant qu’entendre parler de ce que nous, pauvres vieux, avons à nous raconter. » il engage le mouvement alors que je baisse le regard, sentant le piège à 100 à l’heure. J’ignore à quoi tout cela rime, j’ignore à comment l’idée de nous coller l’un à l’autre leur sera bénéfique, entre le playboy et la sauvage, entre le gosse de riche et la maman pudique. Mais voilà. Plus vite que je ne le sais, Edward partage la même carafe d’eau que moi, et ses prunelles détaillent la moindre de mes réactions.


À croire que je ne l’avais peut-être jamais vu d’avant, mais que je serais amenée à le voir maintenant. L’exposition n’étant qu’un prétexte, je me sens tout sauf à l’aise lorsque je réalise dans quoi j’ai accepté de me plier, laissant glisser les escaliers sous mes escarpins. Complètement faux et impossible, j’aurais pensé à Ezra du début à la fin de ma descente, si je n’avais pas au préalable épuisé toutes les larmes de mon corps à sa simple mention. Autant mieux me plier, sachant que mes parents ne démordraient pas de peu importe leur plan de base si je m’esquivais encore et toujours. Au moins, ils avaient fait l’effort de choisir une exposition qui m’intéressait, et qui rendrait cette soirée un peu plus facile, un peu plus douce. Non, je n’étais pas méchante ni blasée, juste, je voyais encore très peu de similitudes entre le jeune Fitzgerald qui se tenait au bas du hall et moi, et il me tardait de comprendre ce qu’il voulait vraiment obtenir à traîner à mes côtés. Mon statut n’était absolument pas enviable à comparer au sien - Jill avait fait quelques recherches sur le bonhomme, et apparemment sa famille était l’une des plus prospères de San Francisco - et encore, il n’avait pas entendu pleurer le bébé qui somnolait à l’étage, dans les bras de Matt qui s’était porté fervent gardien de mon secret pour la soirée. « On m’a appris à être polie, tout de même. » que j’hausse les épaules, contente qu’il rebondisse sur mon sens de l’humour, et que ce duo dysfonctionnel que nous formions ne soit pas gage de soirée ratée. Si au moins il riait et répondait, voilà quelque chose qui nous garderait de s'enliser dans la bêtise qu’avait pu traverser l’esprit de nos parents à nous croire venus du même monde. « Et puis entre toi et moi, ça rend le truc plus amusant. Comme ça, tu ne sauras jamais si suis à même de filer à l’anglaise. » ce qui aurait très bien pu être possible, demandez au Beauregard pour voir. Trêve d’ironie, je le laisse guider la marche hors de la maison, surprise de ne pas avoir croisé papa ou maman, curieux, voulant assister aux débuts de leur fille dans la haute société. À d’autres, fort heureusement. La brise est fraîche et on sent encore des bribes de la pluie qui a arrosé les jardins un peu plus tôt cet après-midi là, laissant Londres encore bien reluisante sur trame de soleil couchant. « À des tableaux, déjà, ce serait bien. » j’éclate de rire, sachant que je ne lui rends pas du tout la tâche facile alors qu'il tente une première discussion. Loin de moins l’idée d’être désagréable, et je me rattrape de suite, confuse dans mon malaise. « Je suis désolée Edward, je… » et voilà la Ginny qu’on connaît, celle qui lutte contre son vocabulaire fuyant. « Je ne sais pas du tout pourquoi ils ont insisté autant pour que je t’accompagne, tu sais. » je souris, me souvenant de ses paroles un peu trop entreprenantes à mon goût que j’avais essuyées d’un refus empli d’assurance. Il devait bien regretter de voir sa soirée gâchée par la présence d’une sainte de glace comme je pouvais l’être. « Mais si tu as envie de me déposer en chemin, et d’aller vaquer à un truc plus amusant pour toi, y’a pas de mal. Je dirai que tu as adoré le Chagall à l’entrée de la galerie, and we’ll call it a night. » le moteur du véhicule tourne toujours derrière nous, et j’attends tout de même sa réponse avant de m’engouffrer dans l’habitacle. Il mérite que je lui offre une possibilité de fuite, comme il l’avait fait pour moi quelques jours plus tôt.  


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MessageSujet: Re: EDWINNY ▲ dark necessities   Lun 18 Déc - 21:24


dark necessities
Edwinny
Coming out to the light of day, We got many moons than a deeper place. So I keep an eye on the shadow's smile To see what it has to say. You and I both know everything must go away. Ah, what do you say? Spinning off, head is on my heart, it's like a bit of light and a touch of dark. You got sneak attacked, but I see your eyes spark. Keep the breeze, blow by blow and go away.

Je n’avais pas spécialement envie de me retrouver à ce genre d’évènement, d'autant plus que la plupart du temps ce n’était que pour faire acte de présence. Mais pour une fois je faisais face à ce même genre d’envie, une envie de s’échapper et je l’ai trouvé en sa personne. Si nous partagions ce même désire il n’en reste pas moins que beaucoup de choses nous ont différencié, si de mon côté je m’amuse de ce genre de situation, je peux très clairement voir en elle qu’il n’y a de la place que pour le malaise et l’inconfort. Je voulais simplement détendre l’atmosphère, l’aider à ne pas se sentir mal, mais c’est tout le contraire de l’effet escompté qui est arrivé quand la voix de son père se fit entendre derrière nous. Il m’empoigna l’épaule avec vigueur avant de s’adresser à sa fille qui n’était décidément pas des plus heureuses à la voir. « Papa… » Cette intonation, cette déception qui s’entendait dans sa voix, j’avais peut-être plus de points communs avec cette jeune femme que je ne le pensais. Je me revoyais moi-même m’adresser à mon père de cette même façon, seulement j’ai eu cette chance de pouvoir m’en défaire ce qui n’est visiblement pas son cas. J’essayais de détendre l’atmosphère comme je le pouvais, mais ce fut une tentative qui a lamentablement échoué quand sa réponse se fit des plus froides. « Je ne crois pas, non. » J’en étais arrivé à un point où je ne savais même plus ou me mettre, commençant à regretter le fait de m’être mêlé de ce qui ne me regardait pas. Je ne sais même pas pourquoi ça m’étonna à l’époque sachant que j’arrivais toujours à me mettre dans les plus mauvais coups qui puissent exister, le karma devait vraiment avoir une sale dent contre moi. Je me suis alors fait violence pour ne pas essayer de m’enfuir de cette situation à mon tour, me présentant à la jeune femme après que son père l’ait fait pour elle. « Enchantée aussi. Je, j’allais… » Elle n’a même pas eu le temps de finir sa phrase que son père l’encercla à son tour de son large bras. Je n’ai pas trop l’habitude de me sentir mal à l’aise, mais je dois avouer que cette situation me mettait dans une position que je n’appréciais pas trop. « Je disais justement à votre mère à quel point j’étais heureux que vous soyez emménagés ici. Quel bon timing! Ginny, tu savais que nous connaissons les Fitzgerald depuis l’université? » Ce fut un malheur de plus, nos parents se connaissaient… Je ne veux pas faire le connard envers les siens, mais les connaissances des miens n’ont jamais été des personnes très recommandables ou sympathiques. « Je vais vous laisser apprécier vos retrouvailles, ne voulant pas vous gêner je pense que je vais continuer dans cette direction en compagnie de votre fille si vous me le permett… » « Allez, allons nous installer à table. Edward, je compte sur toi pour bien t’occuper de Ginny! Nous vous avons assis côte à côte, ce sera bien moins ennuyant qu’entendre parler de ce que nous, pauvres vieux, avons à nous raconter. » Il me coupa à mon tour avant de nous entraîner vers une table, s’il voulait que je fasse connaissance avec sa fille je pouvais tout aussi bien le faire seul de mon côté non ?

Tout est allé si vite et avant même que je m’en rende compte, je me retrouve assis à côté d’une femme avec qui je n’ai échangé que deux mots ainsi qu’une famille qui m’est tout aussi inconnue et sans oublier ma mère qui avait un trop gros sourire pour que ce soit naturel. « Et du coup, que faisons-nous maintenant ? » M’adressant à la jeune femme assise à mes côtés. « Ce n’est vraiment pas contre toi, mais je ne comprends pas vraiment ce qu’il se passe ici. » Bavarde comme elle est, ou pas, je sens que ce petit repas va être très long, mais ce qui m’inquiète le plus est le fait que ma mère ait accepté cette invitation à venir s’asseoir à cette table, ce n’est pas dans ses habitudes et ça ne laisse rien présager de bon. « N’hésite pas à m’en faire part si jamais tu remarques une ouverture pour s’éclipser. »


Tout ceci est bizarre, comme si tout était programmé à l’avance et que le futur le sera également pour nous. Tout est trop beau, trop surréaliste pour que ce ne soit pas seulement le destin qui se charge de se rapprochement, si on peut parler de ça tel quel et pourtant je marche, je cours, je m’engouffre en plein dedans sans me poser de question, sans chercher à comprendre ce qui se trame sous nos yeux. Peut-être que tout aurait pu être évité si on avait été moins aveugle. Toujours est-il que j’avais accepté d’aller à cette soirée, ce vernissage en compagnie de cette jeune femme que je venais tout juste de rencontrer. S’il y a bien un défi que je vais essayer de relever ce soir, ce sera de lui faire passer une soirée comme une autre, lui faisant oublier le pourquoi du comment, car jusqu’à maintenant ça n’a pas été la grande éclate entre nous deux, ce qui est en soit tout à fait compréhensible quand on se souvient de la manière dont on s’est rencontré. Une fois descendue des escaliers, la conversation se fait d’elle-même, nous ne ressentons pas de la rancœur l’un envers l’autre pour cette soirée une fois de plus organisée à notre insu, enfin c’est ce que j’espère. « On m’a appris à être polie, tout de même et puis entre toi et moi, ça rend le truc plus amusant. Comme ça, tu ne sauras jamais si je suis à même de filer à l’anglaise. » Un sourire en coin de bouche, je constate que cette soirée ne sera pas sous le signe du silence, enfin pas pour le moment en tout cas. « Je ne veux pas te faire peur, mais ce n’est pas déjà moi la première fois qui avait grillé ta tentative la première fois où l’on s’est rencontré ? » Je ne sais pas si c’est vraiment la bonne solution d’être taquin de cette façon pour garder cette bonne humeur, mais c’est moi, je n’y peux pas grand-chose. En nous dirigeant vers la limousine, je cherche à faire la conversation, comme vous pouvez le remarquer ce n’est pas vraiment mon genre. « À des tableaux, déjà, ce serait bien. » Les premiers éclats de rire retentissent dans ce luxurieux jardin, Ginny 1 – Edward 0, si ça continue comme ça je vais plus me faire passer pour un débile qu’autre chose. « Je suis désolée Edward, je… Je ne sais pas du tout pourquoi ils ont insisté autant pour que je t’accompagne, tu sais. » Voilà le sujet que je voulais éviter, nous assurant à coup sûr une discussion qui serait loin d’être joyeuse, mais d’un côté on ne peut pas nier les origines de cette soirée. « Je dois dire que je ne comprends pas vraiment non plus, mais tout ce que je sais c’est qu’on me permet de passer une bonne soirée en compagnie d’une charmante jeune femme alors j’aurais vraiment été bête de refuser cette invitation. » Lui dis-je en me voulant rassurant. Je sais que je peux être très lourd, un peu trop entreprenant, mais je reste tout de même quelqu’un qui respecte la décision d’autrui. « Si tu as envie de me déposer en chemin, et d’aller vaquer à un truc plus amusant pour toi, y’a pas de mal. Je dirai que tu as adoré le Chagall à l’entrée de la galerie, and we’ll call it a night. » Baissant mon regard quelques secondes, je ne peux retenir un petit rire. « Qui serais-je pour faire ce genre de chose ? Si j’ai accepté ce n’est pas pour rien. Je n’ai peut-être pas donné une très bonne image de moi pour le moment, mais je tiens à rectifier le tir. » J’ouvre alors la porte de notre moyen de locomotion avant de lui poser à mon tour la question. « Mais si tu préfères passer cette soirée avec une autre personne, je n’ai qu’un mot à dire au chauffeur pour changer la destination. Je ne veux pas que tu passes une mauvaise soirée par ma faute. » Après avoir fini ma phrase, je glisse les fameuses invitations au vernissage dans son mini sac à main lui laissant le choix de faire ce qu’elle en veut. « Tu n’as pas à t’inquiéter pour moi, je peux très bien comprendre que ce genre de situation ne soit pas des plus agréable. »  


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MessageSujet: Re: EDWINNY ▲ dark necessities   Dim 24 Déc - 4:28



dark necessities
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Edward s’installe à mes côtés sous le regard insistant de mon père. S’il avait toujours été ambiant à mon égard depuis notre arrivée à Londres, c’est devant l’incompréhension la plus totale que j’assiste à son intérêt décuplé pour le jeune homme, et à son engouement pour notre rencontre. Something’s fishy, et je ne suis pas la seule à le comprendre, à le réaliser, si je me fie aux paroles du brun. S’il n’avait pas sauvé mes arrières plus tôt, je serais probablement aux prises avec pire situation à gérer qu'un cavalier imposé, et c’est probablement pourquoi je me prête au jeu un peu plus facilement que je n’en aurais envie. « Oh, en fait c’est tout simple. » mes doigts jouent avec la flûte de mimosa, j'ai le ton qui s'amuse, qui ironise. Mon regard dérive ailleurs, à la table d’en face, d’abord, où le paternel vient tout juste d'atterrir, tout en gestes et en discussion animée, la voix qui porte. « Papa vient tout juste de faire l’acquisition d’une grande part d’actions pour sa boîte, alors il zigzag entre les tables pour l’étaler au mieux. » monde d’apparences, monde superficiel, et il confirme mes mots en dégainant ses cartes d’affaires, la poignée de main facile et le rendez-vous avec un investisseur potentiel déjà à l’agenda. « Maman a appris tout récemment que sa copine de bridge sort de cure de désintox - c’est son nouveau cheval de bataille pour gagner la place de mérite au prochain gala de je-sais-plus-quelle-organisation. » et je poursuis, vrillant mes prunelles sur elle, maintenant qu’elle éclate de rire devant une remarque que son voisin de table lui a murmurée à l’oreille. Elle entretient tout un flirt avec la gente masculine, charmante, charismatique, tout ce que Jill a pu récolter de sa part. Mais pour le moment, ses manigances se concentrent sur la fameuse Janie, qui a laissé l’alcool et les drogues lui embrumer le cerveau, fort probablement parce qu’elle tout comme moi, tout comme une poignée d’autres, n’en peut plus de devoir se plier à leurs diktats, trop faux, trop beaux, trop propres. « Ta mère, elle, semble avoir des intentions que je ne saisis pas encore. Laisse-moi l’observer 15 minutes et je te dis. » s’il voit bien que j'évite le fond de sa question, que je suis toute autant clueless face aux raisons qui motivent notre rencontre, c’est maintenant à son tour d’y mettre son grain de sel, de faire comme si de rien n'était, et je suggère tout de même une piste de réflexion, profitant d’un coup d’oeil échangé avec la dame en question pour répondre discrètement à son sourire. Quelques minutes à peine et je me découvre un semblant de sociabilité, chose que je n’ai pas montré à son intention depuis qu’il m’a interpellée dans le couloir un peu plus tôt ce matin. Ça peut être étonnant, inquiétant même, lorsqu’on connaît ma timidité, lorsqu’on me sait renfermée, effacée. Mais, mais voilà. « Je ne suis pas toujours aussi loquace. Seulement, je me dis que plus je te parle, plus ils vont nous laisser tranquilles et ne pas revenir rôder autour de cette table. » et il le sait autant que moi. À la seconde où on semblera trop silencieux, ou pire, où on aura l'air de s’ignorer, ce sera le retour des parents et de leurs insinuations forcées. Autant jouer au mieux à leur propre partie d'échecs, en espérant qu’ils choisissent de nouveaux pions d’ici la fin du brunch. (novembre 2011)


L’air est frais dehors, la nuit est jeune. Les étoiles reflètent sur la carrosserie fraîchement lavée de la voiture qui chauffe à l’entrée, nos pas traînant jusqu’à elle. Il est tout aussi incertain que moi face à la finalité de cette soirée, devant le potentiel arrangé de la chose, organisé au centimètre près. Comme si chaque geste anticipait le prochain, comme si on sentait le piège à des kilomètres à la ronde. Je mentirais si je disais que je ne l’avais pas entendu, cette petite voix me disant que tout ceci n’était pas du tout net, qu’on me cachait quelque chose. Et ce serait tout aussi valide de dire que j’espérais, fort, que ce ne soit pas un véritable mauvais présage, que les idées noires que je m’inventais n’avaient pas lieu d’être. « Oula, c’est pas un peu tôt pour déjà dire tout ça? Parce que sinon, ça nous met bien vite la pression pour le reste de la soirée. » et il est tout en charme Edward, il est langoureux, il sait user de ses mots lorsqu’on le teste. Seulement, il est bien mal tombé s’il croit que ce genre de compliments feront sur moi l’effet escompté. Au contraire, la simple idée qu’il croit que la soirée est déjà gagnée, que ce sera un moment de séduction et d’autres vices et déjà, j’ai la panique facile. Je peux prévoir une dizaine de gaffes que j'empilerai d'ici à la voiture, d'ici à la galerie, d'ici à ce qu'il me raccompagne, penaud. Je le cache plutôt bien ceci étant dit, en partie parce que je sens le regard de Jill sur nous, du haut de la fenêtre de l’étage, à travers les rideaux. Mais surtout parce que je n’ai plus aucun référent en matière de flirt, de drague et autres synonymes depuis… depuis lui. Néanmoins, le Fitzgerald ne semble pas être en mal d’arguments, et son sourire rassurant additionné de ses quelques mots et intentions honorables suffisent à ce que je lui renvoie la balle, la mine amusée. « Je demande qu’à voir. » il se repend, presque, sachant qu’il est allé un peu fort lors de notre première rencontre. C’est que j’aime bien y croire, aux deuxièmes chances, à la seconde impression. C’est que j’aime bien l’idée qu’il ait envie d’y aller en douceur, de ne pas s’imposer, de laisser à mes parents et aux siens le capital de l’intensité, tout en ne brusquant rien d’autre. Il me tend les invitations, se dégage de toute responsabilité, me laisse libre de quitter avec qui que ce soit d’autre, et un frisson parcourt bien sûr mon échine. « Il n’y a personne. Ici. Ou ailleurs. » trop vite, trop précipité, trop abrupte. Je me pince les lèvres devant mon empressement, sachant bien sûr que je n’ai pas été le moindrement subtile, qu’il saura sans grand effort que quelque chose se trame, que je ne suis pas aussi blanche que mes parents ont su me dépeindre. Il faut savoir que je ne croyais pas du tout me retrouver à cet endroit, accompagnée, aujourd’hui, n’importe quand. Dire adieu à l’amour de sa vie, dire adieu à tout ce qu’on a pu planifier, désirer, vivre avec lui, entendre de la bouche de son frère ce qu’il a pu dire à mon sujet, ce qu’il a refusé sans jamais pouvoir s’expliquer. L’espérer, à chaque heure, à chaque jour, à chaque nuit, ne jamais le trouver. Voilà qu’il s’immisce à nouveau dans ma tête et que je le balaie du revers, laissant l’invitation d’Edward faire le chemin inverse, la pliant distraitement avant de la poser dans la poche intérieure de sa veste. « Tiens, il me semble que ton nom est écrit dessus de toute façon. Retour à l'envoyeur. » un dernier regard à la dérobée avant de m’engouffrer dans la voiture, de m’installer sur le siège, pupilles vissées sur la cours intérieure que nous quittons une poignée de secondes après. Le trajet se fera sans heurts, la musique ambiante remplissant l’habitacle. À quelques reprises, je tourne la tête vers lui, il observe souvent les lumières nous bordant, les rues animées, les décorations qui s’étalent. « Et tu aimes, Londres? » je comprends bien vite qu’il est en Angleterre depuis peu, peut-être même depuis moins de temps que moi, sans plus. J’insiste sûrement trop sur son parcours, ayant bien évidemmenet peur qu’il en fasse de même à mon sujet. Précautions et réserve, je n'ai pas particulièrement envie d’aborder de suite les raisons qui ont fait que j’ai dû poser mes valises ici à prime abord. Et nous voilà finalement sur le parking de la galerie, où déjà de nombreuses voitures sont garées. Une longue inspiration plus tard, je le suis vers l'entrée du bâtiment. (décembre 2011)


C’est le froid qui m’effraie le plus. Le froid qui gèle mes os, qui accuse les tremblements, qui rend la veste sur mes épaules, l’écharpe additionnelle, le manteau trop grand et les lainages presque superflus. La nuit encore et toujours, à croire que j’y avais élu domicile, que j’y vivais à tâtons, indécise, incertaine, insomniaque. Devant moi se dresse la porte d’un appartement que je n’ai visité qu’une seule fois auparavant, des mois déjà derrière, un peu après l’annonce de mes parents, un peu après leurs secrets et leurs réponses, du moins, ce qu'ils avaient daigné nous partager. Ils avaient décidé que j’allais l’épouser, ils avaient décidé que nous allions former une famille, tricotée de toutes pièces. Que nous serions un mariage heureux, que notre union règlerait tous leurs problèmes, et fort heureusement les nôtres. Ma voix se casse sur le bois, gratte chaque petite parcelle de force restante. « Edward? » j’ignore s’il est là, j’ignore si j’ai le droit de me présenter ainsi, à son adresse, le coeur tremblant, les yeux vitreux. On avait conseillé de me garder à l’hôpital des jours encore même si ma date de sortie était passée, on avait insisté sur la fragilité de mes nerfs, sur mes faiblesses face à la vie normale, ma sensibilité qui me jouerait des tours. On avait prétexté que la condition de ma soeur était peut-être plus proche de la mienne qu’on pouvait le croire, on avait parlé en long et en large de moi, de ma tentative, de ce moment tout noir où j’avais perdu pied, où j’avais voulu tout abandonner, où j’étais partie, où j’avais quitté mon corps et ma vie, l’espace de quelques secondes. M’ignorer alors que j'étais bien là, assise, dans l'attente, dans une pièce remplie de professionnels, de mes parents, de Matt, de leurs regards accusateurs, leur culpabilité, la mienne. « Je… je savais pas où aller. » mes murmures me justifient alors qu’il finit par ouvrir la porte dans la pénombre, que je distingue à peine ses traits, que je regrette de l’avoir dérangé surtout. Mouvement de recul que je n’ai même plus la force de faire, comme pour tenter de le garder loin de moi, comme à contre-courant. Pourquoi étais-je venue ici, plutôt qu’ailleurs? Pourquoi est-ce que j’avais quitté ma chambre sans leur dire, sans leur expliquer, sans le mentionner, simplement pour parcourir la ville en sens inverse à la recherche d’un endroit, un seul, où je pouvais me poser, oublier, nier, me cacher? Mes prunelles fatiguées finissent par s’accrocher aux siennes, par l’implorer en silence de ne rien leur dire. Jamais il ne m’avait vue dans un tel état et je ne le réalise même pas, complètement démunie, désespérée. Tout, sauf eux. Tout, sauf retourner dans leur prison de verre, à respecter leurs engagements, à les laisser contrôler tout le reste. Si le plancher n’était pas sous mes pieds, si je ne sentais pas le bois vernis soutenir mes jambes ballantes, ce ne serait que pour mieux m’y effondrer, pitoyablement. « Est-ce que je… peux entrer? » et t’imposer mes tourments, et te forcer à n’avoir que ma carcasse ridicule, vide, à détailler au petit matin? (avril 2012)  

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I don't know what it is but I got that feeling. Waking up in this bed next to you, swear the room it got no ceiling. If we lay, let the day just pass us by. I might get to too much talking, I might have to tell you something. Damn, I like me better when I'm with you.


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MessageSujet: Re: EDWINNY ▲ dark necessities   Sam 6 Jan - 1:24



dark necessities
Edwinny
Coming out to the light of day, We got many moons than a deeper place. So I keep an eye on the shadow's smile To see what it has to say. You and I both know everything must go away. Ah, what do you say? Spinning off, head is on my heart, it's like a bit of light and a touch of dark. You got sneak attacked, but I see your eyes spark. Keep the breeze, blow by blow and go away.

Si je suis si méfiant c’est que je connais mes parents, je sais de quoi ils sont capables, surtout mon père. J’aimerais dire que j’ai une confiance aveugle en ma mère, qui a toujours pris ma défense quand je faisais un peu trop le rebelle, mais le fait qu’elle me suive jusqu’à Londres ne m’inspire rien de bon et ce n’est pas son large sourire que l’on peut voir à l’autre table qui va balayer mes doutes. Je me vois déjà enchaîné, marié, père de deux enfants, ça serait ironique n’est-ce pas ? Ça serait tellement drôle, enfin je me comprends. Je ne sais pas vraiment quel rôle je dois jouer à cette table, si je viens à ce genre de " réunion " c’est simplement pour faire acte de présence, je m’attarde rarement  à rejoindre une table et discuter de la pluie et du beau temps ou affaires. « Oh, en fait c’est tout simple. » Je sens que je vais assister à une petite précision sur ce qui se joue devant nous. J’attrape alors mon verre de champagne et je suis du regard la direction indiquée par la jeune femme qui n’est d’autre que celle de ses parents. « Papa vient tout juste de faire l’acquisition d’une grande part d’actions pour sa boîte, alors il zigzag entre les tables pour l’étaler au mieux. Maman a appris tout récemment que sa copine de bridge sort de cure de désintox - c’est son nouveau cheval de bataille pour gagner la place de mérite au prochain gala de je-sais-plus-quelle-organisation. » J’écoute, je suis attentif, puis j’en rigole, je constate que les gens de la haute société sont tous les mêmes débiles à ne jurer que par l’argent et les apparences. Alors oui, j’ai un costume Yves St Laurent, je roule en voiture de collection, je possède une montre qui doit sûrement valoir un an de salaire d’un ménage, mais ce n’est pas pour autant que j’arrive à m’identifier à eux, ils se boufferaient pour de l’argent alors que je ne fais que profiter de ce que j’ai. « Ta mère, elle, semble avoir des intentions que je ne saisis pas encore. Laisse-moi l’observer 15 minutes et je te dis. » Un autre sourire et je me retourne vers elle, m’approchant de son oreille pour lui glisser un mot. « Petit conseil, ne lui fait jamais confiance. Si elle semble si intéressée par tes parents c’est que mon père à quelque chose à voir là-dessous également et je peux te dire que le tient ce n’est rien comparé à papa Fitzgerald. » Alors que jusqu’à maintenant je trouvais tout ceci plutôt amusant, je commence à me poser des questions plus sérieuses, car c’est en lui répondant que je me dis qu’il serait bien capable de faire un sale coup foireux. J’espère seulement que ma mère saura le résonner comme elle sait si bien le faire. « Enfin, je ne veux pas te faire peur, mais ce n’est pas pour rien que j’essaie de le fuir. De ce que je peux constater, c’est un peu le même combat de ton côté. » Il ne m’a pas fallu attendre bien longtemps pour comprendre toute l’animosité dont elle fait preuve à l’égard de ses parents. Finalement, on n’est peut-être pas si différent que ça. « Je ne suis pas toujours aussi loquace. Seulement, je me dis que plus je te parle, plus ils vont nous laisser tranquilles et ne pas revenir rôder autour de cette table. » Elle se retourne finalement vers moi, ayant sûrement fini sa petite analyse de la situation qui a été plutôt amusante à entendre. Je pensais que le silence régnerait à notre table, mais je lui découvre un intérêt pour la discussion. « C’est plutôt une bonne idée et moi qui pensais que tu n’étais pas douée pour faire la discussion, je me suis trompé et je te demande pardon. » On pourrait croire que je pense le contraire, mais je suis bel et bien sincère, je m’étais même demandé si elle savait finir ses phrases pendant un moment. « Dis-moi, je vois très bien que tu n’es pas à ton aise ici et ce n’est pas ta tentative d’évasion qui va me dire le contraire. » Merci captain obvious. « Je veux dire, comment en es-tu arrivée à détester tes parents et ce mode de vie ? » Je suis peut-être trop curieux, mais il n’est pas bien difficile de voir que ce n’est pas qu’une petite histoire de famille qui se cache derrière tout ça. « Enfin, si tu ne veux pas m’en parler je le comprendrai très bien, après tout tu peux bien me garder ça pour les prochains rendez-vous. » Je ne sais pas s’il y aura de prochain rendez-vous, mais sa réaction à elle seule me suffit pour que cette idée me plaise. (novembre 2011)


Je commence à en avoir plutôt marre de me poser des questions à chaque fois que mes parents s’imbriquent dans ce qui ne les regardent pas. J’aimerais enfin pouvoir être libre de mes mouvements, ne plus être espionné à chaque fois que je me déplace quelque part. Oui, ça serait vraiment un pur bonheur que ce doux rêve soit enfin réalité, mais malheureusement ça n’est pas pour tout de suite et cette nuit d’hiver ne fait que de me le confirmer. Qu’est-ce qu’il nous reste donc d’autre à faire mise à part de jouer le jeu ? Enfin, au moins essayer. « Oula, c’est pas un peu tôt pour déjà dire tout ça? Parce que sinon, ça nous met bien vite la pression pour le reste de la soirée. » Je ne suis pas spécialement drôle, voire pas du tout sauf quand je me ridiculise tout seul, bizarrement là ça fait rire, mais s’il y a bien quelque chose pour laquelle je suis doué c’est de lancer des piques, déranger, jouer, c’est d’ailleurs ce dernier trait de caractère qui est stimulé quand je suis en sa présence. Le refus que j’ai essuyé l’a même quelque peu exacerbé, c’est devenu comme un défi pour moi et en soit ça fait toujours mieux passer la pilule quand l’on sait qui est derrière tout ceci. « Ne t’inquiète pas, la pression n’a pas vraiment sa place avec moi et je suis certain que tu ne verras même pas le temps passer. » L’assurance dont je fais preuve pourrait presque me porter préjudice en me faisant passer pour quelqu’un de trop orgueilleux, mais je n’ai jamais réussi à contenir mon ego qui a été habitué très rapidement à être surdimensionné, peut-être même un peu trop. Ginny me paraît plus encline à discuter tranquillement, sans que le nom des marionnettistes derrière ce rendez-vous ne soient évoqués et ça me va parfaitement, j’arriverai peut-être à en apprendre un peu plus sur elle. « Je demande qu’à voir. » Peut-être que l’effet Edward a finalement fait un peu de son effet derrière cette jeune femme entièrement refermée sur elle-même, ça ne serait pas pour me déplaire en tout cas. Mais le froid est là, bien présent pour nous ramener un peu à la réalité des choses et finalement on en vient à se poser des questions, se demander, s’il ne serait pas meilleur de se laisser l’un l’autre en cours de route. Je ne me reconnais pas vraiment, je n’aurais même pas pris la peine de savoir si ça la gênait ou non de venir avec moi, j’aurais seulement profité de cette occasion pour passer une bonne soirée et une bonne nuit avec elle par la même occasion. Pourtant, je suis bien là, devant elle, lui proposant à mon tour une solution pour qu’elle passe cette soirée avec une personne à qui elle doit sûrement plus tenir qu’à moi, un simple étranger rencontré que trop récemment. « Il n’y a personne. Ici. Ou ailleurs. » Sa voix devient fébrile, mais elle ne présente aucun signe d’exagération, seulement une profonde tristesse. Je me doutais bien qu’il se tramait un petit truc derrière tout ça, qu’elle aussi a fui quelque chose ou peut-être quelqu’un, mais je ne souligne rien et ça ne me regarde sûrement pas, seulement, si à un moment elle voulait en parler je l’écouterai avec attention. « Tiens, il me semble que ton nom est écrit dessus de toute façon. Retour à l'envoyeur. » Un léger sourire et je la laisse faire, plaçant l’invitation dans une poche à l’intérieur de mon costume avant de le remettre comme il faut, sans pliure et de me tapoter le torse. « Dans ce cas, c’est avec plaisir que je vais vous accompagner Mme McGrath. Je vous en prie. » Je la laisse monter tranquillement dans la limousine, tenant la porte comme un vrai gentleman avant de la refermer derrière elle et de faire le tour afin d’y monter à mon tour. Nous roulons en plein Londres, la musique faisant le travail de ce silence qui s’est installé, rien de lourd et sans malaise. Je commence par admirer la ville, son architecture, les lumières et les décorations, puis nous échangeons quelques regards, quelques sourires et elle prend finalement la parole. « Et tu aimes, Londres? » C’est qu’elle commencerait à s’intéresser à moi ? Je n’y vois pas d’inconvénient et je ne vais pas la faire trop attendre. « Je ne pense pas pouvoir dire que j’aime cette ville, le climat, le rythme de vie, tout est si différent de San Francisco. » Oui, ce sont deux villes totalement différentes. « Enfin, après je ne suis ici que depuis quelques mois. Je suis arrivé à Londres avec ma mère en début d’année. » Si je lui donne trop de détail, sur moi, sur ma vie, ma famille, elle cherchera assurément la première sortie une fois au vernissage. « Et toi alors, que penses-tu de cette ville ? » Nous nous approchons petit à petit de l’exposition. Alors que le voiturier s’approche afin d’ouvrir la porte, le froid envahi l’habitacle nous sommant de nous dépêcher à rentrer au chaud. Je présente mon bras à Ginny, lui invitant à le saisir avant de nous avancer. « Tu auras peut-être des petits commentaires pour moi sur le message qu’ont voulu transmettre les artistes. » J’ai cru comprendre qu’elle prenait également le pinceau à l’occasion, je suis certain qu’elle a tout un tas de choses à m’apprendre. « J’aime beaucoup l’art, mais je dois avouer que je suis loin d’être un expert et jusqu’à présent je me suis souvent contenté d'admirer les œuvres superficiellement. » (décembre 2011)


Une année de plus que je passe à Londres et en un an il s’en est passé des événements et certains à notre plus grand malheur, car oui, je ne suis plus " tout seul " dans cette histoire. Les magouilles de nos parents ont porté leurs fruits, nous voilà marié, moi et Ginny. Bon, comme prévu ce n’est pas non plus le grand amour et nous nous voyons que très rarement, mais c’est peut-être mieux comme ça. Toujours est-il que je me suis préparé une bonne petite soirée film des années 60’, commençant par Psychose. Le peignoir, le pop-corn, la sélection de film, la pluie qui s’écrase contre les vitres, tout est prêt. Le film a commencé depuis quelques minutes maintenant, mais voilà que j’entends du bruit sur le seuil de ma porte, qui ça peut bien être à une heure aussi tardive ? Me levant par dépit tout en mettant mon film sur pause, je me dirige vers ma porte avant d’entendre une petite voix, à peine discernable, mais je l’ai bien reconnu, comment ne pouvais-je pas la reconnaître après-tout ? « Edward? » Défaisant un peu mon peignoir, je laisse le nœud tomber, laissant apparaître mon caleçon Star Wars et mon torse nu. Je dois dire que je ne m’attendais pas vraiment à la voir ce soir, mais si elle veut se joindre à ma petite soirée film ça sera avec plaisir. « Je… je savais pas où aller. » Ma bonne humeur tomba d’un seul coup, ce n’est pas la voix et les mots d’une personne qui cherche à regarder un film. Je ne me fais plus prier et j’ouvre enfin la porte, qu’elle n’est pas ma stupeur quand je vois une Ginny fatiguée, désemparée, on pourrait croire qu’elle est au bout de sa vie. Je ne perds pas de temps pour lui donner appuie, commençant à la ramener à l’intérieur de l’appartement. Je finis par la prendre dans mes bras, la transportant jusqu’au salon, j’avais l’impression de traîner un poids mort. Ses yeux ne quittèrent pas les miens, c’est bien la première fois que je la vois avec ce regard, je ne peux également m’empêcher d’avoir se regard triste, triste de la voir dans un tel état. « Est-ce que je… peux entrer? » Un sourire nerveux plus tard et je finis par la poser délicatement sur le canapé, qu’est-ce que je dois faire ? Je… Je ne sais pas, c’est bien la première fois que ce genre de chose m’arrive. « Tu es déjà à l’intérieur sotte. » Rien d’agressif, je suis juste trop dans l’inconnu et toutes mes réactions sont nerveuses. Je m’approche de nouveau vers elle, plongeant mon regard dans le sien, essuyant les quelques gouttes d’eau qui perlaient encore sur son visage,elle... elle est gelée. « Mais qu’est-ce qui a bien pu t’arriver ? » Son regard est à la limite d’être livide, son corps peine à se maintenir contre le dossier du canapé, je dois faire quelque chose pour l’aider, je ne peux pas la laisser comme ça. Je décide de commencer par lui débarrasser de son manteau et de tout ce qui va avec. Je me dirige alors vers la salle de bain, commençant à faire couler un bain tout en gardant un œil sur elle. Je traverse de nouveau la pièce afin de retourner la chercher et de la transporter vers la salle de bain. « Aller, viens avec moi. Tu ne peux pas rester comme ça. » Je commence à retirer ses vêtements trempés un à un, détournant le regard quand il le faut, il n’y a aucun sous-entendu dans mon geste, simplement mon instinct qui me dicte ce que je dois faire. « Un tout petit effort et tu verras ça ira mieux. » Je l’aide à se coucher dans le bain d’eau tiède précédemment préparé et je reste là, ses yeux semblant implorer que je reste à ses côtés, pourquoi ? Je ne sais pas, les questions seront pour plus tard, tout ce qui compte pour le moment c’est qu’elle puisse se réchauffer. Je la sors quelques minutes plus tard, l’entourant d’une serviette et de mon peignoir que j’avais précédemment enlevé pour lui mettre sur le dos. Nous retournons dans le salon, je commence alors à l’installer, la couchant dans l’angle du canapé avant de venir me placer derrière elle pour qu’elle puisse prendre appuie sur mon torse, espérant que la chaleur de mon corps puisse également l’aider. « Ça va aller, ça va aller. » Que je lui chuchote tout en l’entourant de mes bras. Si on m’avait dit que ma parfaite petite soirée film se changerait en soirée sauvetage d’une femme, de ma femme, je ne l’aurais jamais cru. (avril 2012)

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Dernière édition par Edward Fitzgerald le Lun 29 Jan - 23:27, édité 1 fois
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SURNOM : Virginia Mary Elisabeth, pour un max de confusion.
STATUT : divorcée, en réhabilitation sociale.
MÉTIER : peintre et photographe, partage son atelier aux artistes dans le besoin, et le transforme les week-ends en workshop ouvert au public.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Maman de Noah, un petit ange de 7 ans qui se remet doucement d'une grave maladie l'ayant gardé hospitalisé depuis les trois dernières années. ▲ Ne parle plus à ses parents ni à son frère après avoir appris qu'ils ont manipulé sa vie. ▲ Accro au café. ▲ N’a que quelques bons amis qu’elle compte sur les doigts d’une main. ▲ Née à Brisbane, expatriée à Londres, revenue depuis 3 ans. ▲ Geek dans l’âme, elle adore les BDs et les jeux vidéos. ▲ Végétarienne, yogi aguerrie et adepte de méditation. ▲ A un humour douteux, discret, mais bien sarcastique.
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RPs EN COURS :

ZOMBENNYBENNY #8
Unconscious mind, wanna feel one last time. Anywhere, whenever. Apart, but still together. I know I'm not alone.


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I need more than myself this time, and I do believe that we rely on. All my life to sacrifice, now listen to what I say. When will I know that I really can't go?


EZNNY #8EZNNY #4 (au)
I wake up alone, in an other life the world was beneath us. Tonight comes, mistaken for a vision. Something of my own creation.


CONNY (fb)
If there's no one beside you when your soul embarks, then I'll follow you into the dark. Just our hearts clasped so tight, waiting for the hint of a spark.


TADDY #3
I'll sit out on the front sofa while your hands, they talk to me. All of this fooling around is as fun as it used to be.

ryleighjamie #3wesleytadassannyisaac #2james #2


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INSCRIT LE : 18/10/2016
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MessageSujet: Re: EDWINNY ▲ dark necessities   Dim 21 Jan - 4:01



dark necessities
Edwinny
Coming out to the light of day, We got many moons than a deeper place. So I keep an eye on the shadow's smile To see what it has to say. You and I both know everything must go away. Ah, what do you say? Spinning off, head is on my heart, it's like a bit of light and a touch of dark. You got sneak attacked, but I see your eyes spark. Keep the breeze, blow by blow and go away.

Le verre des flûtes qui tinte, les voix qui se mélangent et au centre, nous deux. S’il restait un inconnu imposé, sa compagnie ne m’était plus aussi déplacée qu’elle l’était quelques minutes plus tôt. Un énième regard complice envoyé dans sa direction et je m’épanche sur la situation décrivant mes parents, narrant sa mère. Il me manque encore plusieurs pièces au puzzle et je ne le saurai que trop vite, pourtant j’arrive à dresser le portrait familial, et à lui arracher un rire, jaune. Il renchérit, complète les trous, se heurte à des coups d’oeil avisés de mon père à l’autre bout de la pièce qui surveille le moindre fait et geste, comme je l’avais prédis. Mais il ne fait fi, poursuivant la discussion se prêtant au jeu des apparences comme la totalité des gens présents ici, comme moi, malgré tout. Je m’étais pourtant juré de rester loin de toute cette mascarade, de me préserver, sachant très bien qu’il ne serait qu’une question de temps avant que j’éclate devant tant de pression, de non-dits, de règles à suivre ; je suis pourtant toujours là, bien stoïque à table, l’assiette de salade de fruits et d’oeufs cuits au plat se déposant sous mes yeux, la serviette ornant mes genoux. Edward s’excuse d’avoir jugé trop vite, je me fais violence pour ne pas lui dire qu’au fond, il est dans le même bateau que tous les autres. Que la partie ne fait que commencer, que les pions sont placés, et que notre présence ne fait qu’augmenter la somme pariée. « Ça arrive, les premières impressions ratées. » j’hausse des épaules, désabusée, consciente de ma propre feinte, commençant à piquer dans mon assiette sans vraiment le faire. Je n’ai pas d’appétit depuis que nous sommes arrivés ici, depuis la naissance de Noah, depuis le début de cette nouvelle vie que je ne comprends pas moi-même. Le brun poursuit, questionnant maintenant, d’une belle grande voix assurée, rauque, puissante. « Je… je ne les déteste pas. » je peine à garder la contenance dont j’ai fait preuve plus tôt, mais elle s’immisce un peu plus dans mon dialogue une fois le mimosa avalé. Toutes querelles étaient mieux à la maison, dans l’intimité. Néanmoins, je devais raviser le tir, calmer les leurres. « Je ne suis simplement pas du même monde qu’eux. » et que tous les autres, bien humblement. Mes ongles tachés de peinture, mes mèches rebelles, mes vêtements trop grands, jamais justement ajustés. Mon humour difficile, ma timidité récalcitrante, mon malaise constant en public. Bien, bien loin des premières de tables qui saluent comme la reine, des débutantes qui s’ornent de blanc et de perles. Et ça m'allait, d’être imparfaite. Je n’avais plus à plaire à quiconque, de toute façon. « C’est ce qui rend tout ça beaucoup plus difficile, plus douloureux que ça devrait. » un univers auquel je n’appartiens pas, déracinée, là où je n’arrive même pas à faire mes marques, à le vouloir. Syndrome de l’imposteur en puissance. « Sans être trop curieuse, j’ai vaguement l’impression que tu n’es pas plus à l’aise que moi ici. » mes rétines attrapent les siennes, mon sourire y fait écho. Malgré son costume taillé parfaitement, son expression contenue, sa posture avisée, il y a quelque chose qui tique, qui dérange, qui attire mon attention, ma curiosité. « Par contre, ça ne se voit presque pas. » sauf aux initiés, sauf à ceux qui, comme moi, s’accrochent à toutes les bribes, tous les détails, minimes, qui n’ont pas été brimés, bridés par leurs diktats. Faudra qu’il m'enseigne, un jour. Et j'éclate de rire, alors qu’il tente, qu’il s’immisce, qu’il propose, et qu’un nouveau rendez-vous me semble précaire, trop. Ezra est si frais dans ma mémoire, notre débande, mon coeur qui éclate et son silence, son absence alors qu’on quittait le sol australien. Je n’ose pas penser à plus, même s’il me fait sourire, même si peut-être, un jour, il aurait pu être plus. « Excuse-moi si je suis impolie, juste… il n’y en aura pas, de prochains rendez-vous. » non, ça n’arrivera pas. Parce que je n’en ai pas la force, pas la justesse. Ma voix est douce, désolée, et mon regard l’est tout autant. J’aurais aimé pouvoir offrir plus que de simples excuses, mais ce serait trop vite, trop précipité. Un silence supplémentaire et je tente une bouchée puis une autre. Il accuse mon refus, il ne bouge pas non plus, poursuit ce qui nous reste. Et ce n’est que quelques minutes plus tard que, dans un murmure, j’articule ce qui, peut-être, est la recette vers mon coeur, ou une nouvelle excuse que j’ai pu inventer du revers. « Mais... si tu arrives à me faire rire, à me mettre en confiance et à ne pas me décevoir, si tu attends plusieurs années, que tu fais les choses bien et que tu veux vraiment, pas juste pour faire joli, mais avec tout ton cœur, là on en discutera. » (novembre 2011)
 

Mon sourire ne fait que s’agrandir à la mention, alors que je rectifie, l’air malin. « Mademoiselle, tout de même. » aucun anneau à mon doigt, aucune raison de me faire porter ce titre si présomptueux. Les choses sérieuses derrière nous, je finis par passer sur le siège passager non sans inspirer longuement, reprenant mes aises, tentant du moins. Les instants où chacun reste muet se multiplient sans pour autant me déplaire, mais je tente tout de même une approche, simple conversation, question de base. Si cet aller en voiture risque d’être gage de lancer la soirée, autant lui faire honneur. « Oh, alors c’est la Californie. » que je finis par réaliser, acquiesçant par la bande, notant l'information une fois San Francisco mentionné. « Jill avait parié le Texas. Matt, New York. » son accent ne nous avait pas laissé penauds, ni ses quelques références que mon frère et ma soeur avaient notées dans un coin bien précis de leur mémoire. Edward était américain expatrié ici, et même s’il affirmait devoir chaque jour s’y adapter un peu plus, je mentirais si j’avançais qu’il ne semblait pas être un vrai poisson dans l’eau à travers les activités organisées autour de la bourgeoisie à laquelle nos parents respectifs nous collaient. D’ailleurs, il demande et j’accuse, hochement de tête pour la forme, avant de répondre à sa propre interrogation. « J’ai toujours adoré l’Angleterre, j’en rêvais quand j’étais gamine. » la nostalgie dans la voix, quand tout était simple, quand seules les histoires de mes parents suffisaient à me faire aimer ce pays tout au nord. « Je suis née à Brisbane, on a de la famille en Australie, mais mon frère et ma soeur sont nés ici, mes parents aussi. Ils en parlaient avec des étoiles dans les yeux. » la nostalgie d’avoir quitté le pays où ils avaient grandi, d’avoir laissé derrière eux ce que moi-même j’avais renié, le jour où on m’avait installée sans plus de cérémonie dans l’avion vers Londres. « On est là depuis un peu moins d’un an. » le compte est fait, calculé, réglé au quart de tour, mais je me garde de lui énumérer mois et heures qui se sont écoulés depuis l’étampe sur ma boarding pass. « C’est très différent de ce à quoi je m’attendais. Pas en pire, pas en mieux, juste… différent. » le théâtre, la littérature, le cinéma, l’architecture. Tant de valeurs que j’estimais gamine, auxquelles j’ai droit maintenant, et à l’instant, alors que mes iris glissent le long des rues qui bordent la voiture. Mais ce n’est pas comme dans mes rêves, anticipé. Cela vient avec des responsabilités, des chaînes, et une vie que je n’ai pas demandée, acceptée. il en est l'une des preuves. La voiture finit par se garer et Edward me précède maintenant qu’il sort de l'habitacle, désigne la galerie du menton. « Si j’avais su, j’aurais préparé de quoi te faire un aide-mémoire à sortir en cas de crise. » l’air rieur, je passe le bras sous le sien, le suivant vers l’intérieur de l’immeuble, la brise fraîche de décembre me caressant les joues. « Ne te colle pas le nez sur les toiles, et évite de t’exclamer à voix haute devant chaque canevas. Ça devrait le faire. » laissant nos manteaux aux vestiaires,  je l’intime à me suivre vers la salle principale. Les tableaux défilent sous mes yeux, me narguant presque. Tout ce matériel qui restait dans nos boîtes, que je ne dégainais pas depuis trop longtemps, qui prenait la poussière alors que mes regrets remontaient à la surface. « Virginia, quel bonheur de vous voir ici!  » pas le temps de m’enliser dans mon inconfort avant qu’on nous aborde, qu’un grand gaillard clairement notre aîné se poste à nos côtés tout sourire, les cheveux grisonnant, la stature forte, solide. « Votre père n’a pas pu se joindre à vous?  » les yeux rieurs, il m’embrasse avant de détailler Edward à mes côtés, maintenant que j’explique sa présence à mon bras. « Non, mais il a envoyé un noble dignitaire à sa place. » un clin d’oeil supplémentaire et je poursuis les présentations. « Edward Fitzgerald, Alan Arick - l’un des meilleurs amis de papa, et un oeil de lynx en ce qui a trait aux toiles de notre génération. » il éclate de rire et nous fait signe de le suivre à l’intérieur de la première salle d’exposition, le coeur à la fête, la parole facile. (décembre 2011)


Dès qu’il apparaît à la porte, je ravale ma salive, tressaille de tituber, retiens une larme, là, de perler à mon oeil. « Désolée, je... » et plus rien d’autre. Blackout complet, marionnette désarticulée qu’Edward prend en main, qu’il attire près de lui, amène à l’intérieur, pose dans une pièce ou une autre. Vulgaire robot qui compte ses réactions, qui réagit en différé, alors qu’il me parle, et que tout ce que je comprends sont les battements de mon coeur en alterné qui tambourinent à mes tempes. Il se dévoue, il écoute, il a réagit, et je me laisse porter par ses bras sans vraiment perdre pied, assimiler, l’esprit en acouphène d’avoir finalement quitté cet hôpital trop blanc, trop clair, d’être plongée dans la pénombre d’un appartement où je n’étais presque jamais allée, où ma place n’était pas claire, où j’abusais de son hospitalité. Si je reste muette jusqu’à ce qu’il m’entraîne jusqu’à la salle de bain, c’est un long râle, soupir de soulagement, qui quitte mes lèvres au moment où Edward me dépose délicatement dans la baignoire, eau bouillante qui délie mes muscles, relaxe mes os. Je ne réalise que maintenant à quel point je pouvais être frigorifiée, à quel point la pluie battante dehors avait congelée mes os entre le chemin laborieux de ma chambre jusqu’à sa porte. Plusieurs fois je tente de lui parler, d’attirer son attention, d’expliquer ma présence, mais rien de ce que je peux penser ou dire ne me semble logique, véritable, suffisant pour expliquer ma venue, pour la lui imposer. Je préfère m’emmurer dans mon silence, ne laisser aucune bribe frôler mes lèvres alors qu’il s’applique à la tâche, qu’il réchauffe mes membres, me sèche maintenant, me déplace au salon. Comme une enfant perdue, une gamine sans aucun point de repère, je le laisse faire, figure presque paternelle et dans ses bras rien de risque de me blesser, m’atteindre. « Ils ne t’ont pas dit? » que je finis par souffler, posée sur son canapé, emmitouflée dans des vêtements que je ne reconnais pas. Mon ton est tremblant, ma voix toute autant, mais il ne fait aucune remarque. Il attend, patiemment. « J’étais à l’hôpital. » diagnostic qui tombe, et je m’étonne sans vraiment l’être que mes parents ne l’aient pas mis dans la confidence. Qui voudrait savoir que sa propre femme est suicidaire, qui arriverait à avaler le marché convenu entre nos géniteurs si à la clé on lui offrait une mère dépressive? « J’ai fait une connerie, et… et on m’a gardé sous surveillance un temps. » si tout pouvait être résumé ainsi, si les dommages collatéraux d’avoir été cassée par leurs secrets et leurs initiatives ne tenait qu’en une seule phrase. Edward acquiesce autant qu’il le peut, devant la quantité moindre d’informations que je lui donne, épuisée, vidée, affaiblie à un niveau dont je ne me l’avouerai jamais. « Tu peux rester là? » sur le canapé, à mes côtés, son poids appuyé sur mon corps, ma peau encore humide de l’eau bouillante, à vif. « Juste… bouge pas. » que je supplie dans un murmure, posant ma tête sur son épaule, blottie envers et contre tout, me servant de la couverture qu’il a laissée traîner à proximité pour m’entourer, pour me créer un cocon de confort, de ouate, quoi que ce soit qui me garde de réaliser que la vie continue, que tout n’attend que j’y remette le pied. Que j’en suis tout sauf capable.  (avril 2012)

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    And I know, times like these, you just take it slow. Fall asleep in the pillows, got my head in a chokehold. And there it goes, heart that pounds like a stereo. You take me round and round like the merry-go. One more ride, baby, here we go.





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SURNOM : Ed et si vous êtes assez proche de lui vous pouvez aussi essayer de l'appeler Eddy, mais c'est à vos risques et périls.
STATUT : Divorcé, le second couteau s'est finalement bien planté dans son coeur.
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I wanna follow her where She goes, I think about her and She knows it. I wanna let it take control, 'cause everytime that She gets closer She pulls me in enough to keep me guessing and maybe I should stop and start confessing.

I don't know what it is but I got that feeling. Waking up in this bed next to you, swear the room it got no ceiling. If we lay, let the day just pass us by. I might get to too much talking, I might have to tell you something. Damn, I like me better when I'm with you.


Edwara 1
Friendship is born at that moment when one person says to another: « What! You too? I thought I was the only one.”



◘ Fitzgerald Family ◘
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Success is not the key to happiness. Happiness is the key to success. If you love what you are doing, you will be successful


Edjamin 1 / Arya 1 / Ariward 1 / [09/10]

RPs EN ATTENTE : Heller 1 / Priam 1 / Matt 2
RPs TERMINÉS : Terminés :
#TeamBruger / Aaron / Edora 1 / Edwinny 1 / Edwinny 3 / Halloween 2017 / #TeamMalaise / Coramwinny / Mattward 1 (Fb) / Nouvel An 2017 / Edora 2 / Edwinny 4 / McGerald

Abandonnés :
Victoria 1 / Loyd / Saul 1 / Heidi 1 /
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CRÉDITS : Avatar : TAG; Signature: crack in time; Gif signature: hawkwoman ; Crackship : Pti' Biscuit ; UB : loonywaltz
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INSCRIT LE : 13/04/2017
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MessageSujet: Re: EDWINNY ▲ dark necessities   Mar 30 Jan - 12:53


dark necessities
Edwinny
Coming out to the light of day, We got many moons than a deeper place. So I keep an eye on the shadow's smile To see what it has to say. You and I both know everything must go away. Ah, what do you say? Spinning off, head is on my heart, it's like a bit of light and a touch of dark. You got sneak attacked, but I see your eyes spark. Keep the breeze, blow by blow and go away.

Le repas arrive finalement jusqu’à nous, ouvrant mon appétit, c’est une des raisons pour lesquelles j’aime bien venir à ce genre de soirée même si je les trouve ennuyantes, il y a de la bonne nourriture et ça m’évite de me la faire moi-même. J’apporte le premier morceau jusqu’à ma bouche alors que Ginny est toujours présente, là, à côté de moi avec ce joli faux sourire en direction de son père, je pensais qu’elle aurait fui à la première occasion, me laissant seul à cette table, me laissant seul à improviser face à ce qui se trame juste devant nos yeux entre nos deux familles. Je devrais peut-être me sentir honoré d’une telle présence, elle ne doit pas être aussi sociable tous les jours, c’est comme écrit sur son front. Puis j’observe de nouveau ma mère, m’excusant au passage auprès de Ginny, les femmes aiment ça les excuses non ? Je veux bien savoir ce que va encore imaginer ma mère, comme excuses je veux dire, elle sait pertinemment que je déteste tout ce qui me fait sortir de mes habitudes et être là, à cette table contre mon grès, ce n’en fait certainement pas partie. J’essaie de ne rien laisser transparaître, essayant d’apprécier la compagnie de la jeune femme du mieux qu’il m’est possible. « Ça arrive, les premières impressions ratées. » Elle ne m’a pas l’air d’être si reconnaissante que ça pour mes excuses, me voilà déçu alors qu’elle m’a l’air perdu dans ses pensées. J’appelle le premier serveur qui me passe sous la main afin de nous faire amener un nouveau verre de champagne avant de reprendre notre petite discussion. « Je… je ne les déteste pas. Je ne suis simplement pas du même monde qu’eux. C’est ce qui rend tout ça beaucoup plus difficile, plus douloureux que ça devrait. » Je ne sais pas si c’est ma question qui était déplacée ou non, mais elle me donne l’impression d’avoir perdu une grande partie de son assurance de tout à l’heure. Elle aura beau dire ce qu’elle veut, je sais qu’il se passe quelque chose entre elle et ses parents, je veux dire que ça me paraît peu probable que ce ne soit que l’affaire d’un mode de vie différent, pas avec ce regard qu’elle a eu quand elle a croisé son père il y a encore peu de temps. Bien sûr que ça ne m’avait pas échappé, quand je l’ai vu pour la première fois, elle me faisait penser à une petite brebis perdue parmi le troupeau ou alors à celui que l’on nomme le vilain petit canard, elle faisait un peu pitié à voir. Enfin, je vais en rester là sur ce sujet, ce n’est probablement pas quelque chose dont elle désire parler avec un inconnu comme moi, ce que je peux comprendre, si je devais lui faire l’histoire de la famille elle prendrait sûrement la fuite à la première anecdote. « Sans être trop curieuse, j’ai vaguement l’impression que tu n’es pas plus à l’aise que moi ici. Par contre, ça ne se voit presque pas. » Et je souris, m’amusant du fait qu’elle essaie de me discerner moi aussi, qu’elle essaie de lire en moi. Je peux alors lui souhaiter bonne chance ou alors l’aider à mieux me comprendre, qu’elle choix est le plus amusant ? « Je ne vais pas dire que je ne suis pas à l’aise, il y a de la bonne nourriture, des femmes pas trop mal, mais c’est surtout l’hypocrisie de la haute qui me donne envie de vomir. » Alors que j’allais renchérir le serveur vient nous interrompre, nous apportant nos verres. S’il ne s’était pas imposé je n’aurais probablement pas remarqué sa présence, depuis que je suis assis à cette table c’est comme si tout ce qu’il y avait au tour s’était arrêté. « Où en étais-je déjà ? Ah, oui. Je dois t’avouer que pour prendre plus de plaisir je m’amuse à changer de masques. » Et je la vois avec son air interrogateur, se demandant bien ce que je peux pouvoir dire par là. Je bois une gorgée avant de reprendre. « Par exemple là j’ai celui du mec sympa, le sociable de service, mais si j’en ai envie je peux passer à tout autre chose. » je me lève alors d’un seul coup avec une voix plus grave tapant la table de mon poing la faisant sursauter et les tables environnantes se retournant vers nous. Les messes basses commencent déjà à s’entendre alors que je vois le regard de ma mère près à me fusiller du regard et après un clin d’œil dans sa direction je l’aperçois rouler du regard, sûrement désespérer d’avoir un fils comme moi. « Mais, je peux aussi très bien jouer le séducteur, comme ça, de cette manière. » Que je lui chuchote à l’oreille alors que je passe ma main pleine de pudeur dans le creux de son dos. « Ou alors reprendre ce faux sourire pour faire plaisir, c’est probablement celui que j’utilise le plus souvent, mais en ce moment je n’en ai pas besoin car je n’ai pas me forcer, enfin pas pour le moment. » Un clin d’œil à elle aussi alors que je reprends ma place, la libérant de ce probable inconfort et cette fois-ci c’est un rire franc de ma part que je partage avec elle. Si je commence à détester ce genre d’ambiance, de soirée c’est bien par la faute de mes parents et le jour où je vais m’en passer me fera tout de même mal au cœur, ça ne fait jamais du bien de perdre ses habitudes. « Excuse-moi si je suis impolie, juste… il n’y en aura pas, de prochains rendez-vous. » Mon rire se fait un peu plus fort alors que je la laisse continuer, si elle croit vraiment que toute cette histoire entre nos familles va s’en arrêter là, à une simple discussion c’est qu’elle se trompe. Ma mère ne gère pas les affaires de l’empire Fitzgerald, c’est donc impossible que ce soit pour cette raison qu’ils discutent. « Mais... si tu arrives à me faire rire, à me mettre en confiance et à ne pas me décevoir, si tu attends plusieurs années, que tu fais les choses bien et que tu veux vraiment, pas juste pour faire joli, mais avec tout ton cœur, là on en discutera. » Comment tiquer ma curiosité en quelques secondes, c’est moi ou elle vient de me lancer comme un défi ? Je suis un grand friand de ce genre de jeu ou de challenge, tout dépend comment l’on voit la chose, mais ce n’est pas tout, car elle se contredit un peu la petite. « Je croyais qu’il n’y aurait pas d’autres rendez-vous ? » Lui dis-je avec un large sourire. Il faut que je lui dise que la suite des évènements ne risque pas vraiment de lui plaire. « Je ne veux pas te faire peur, ni même l’assurer, moi-même je ne sais pas ce qu’ils sont en train de prévoir, mais ma mère n’est pas là pour parler travail, elle ne fait figure que d’image ici et de surveillante pour le pauvre petit que je suis. » (novembre 2011)


« Mademoiselle, tout de même. » Je ne savais pas qu’il y avait encore des femmes qui désiraient se faire appeler Mademoiselle de nos jours, la dernière fois que j’ai ressorti ce mot, je me suis pris une belle claque sur la tête, putain de féministes. « Rectification, Mademoiselle, je vous en prie. » Le silence était de mise dans l’habitacle, mais la jeune femme a décidé de le briser, de briser ce petit malaise qu’il y avait en se rappelant qui était vraiment derrière cette soirée. Si je ne peux pas lui raconter toute ma vie, je peux au moins lui dire d’où je viens même si elle doit sûrement s’en douter avec cet accent qui doit faire siffler plusieurs oreilles. J’ai l’impression que les Américains ne sont pas très bien vus par ici, peut-être une vieille rengaine datant de l’indépendance, enfin je m’en balance un peu à vrai dire. « Oh, alors c’est la Californie. Jill avait parié le Texas. Matt, New York. » Me dit-elle. Ginny n’était donc pas la seule à essayer d’en savoir plus sur moi ? Je ne peux pas leur en vouloir, j’ai moi-même essayer de faire quelques recherches de mon côté histoire de savoir à qui j’avais affaire. « Tu vois donc qu’il y a bien un réel changement entre les deux continents. » Un sourire franc et je lui pose la question à son tour même si je suis déjà un peu au courant d’où elle vient, une femme aime quand on s’intéresse à elle non ? « J’ai toujours adoré l’Angleterre, j’en rêvais quand j’étais gamine. » Commence-t-elle par me dire alors que sa voix et son regard ont changé. J’ai l’impression de me voir quand je parle de ce futur qui m’a été enlevé après ma blessure, c’est un regard empli de nostalgie. « Je suis née à Brisbane, on a de la famille en Australie, mais mon frère et ma soeur sont nés ici, mes parents aussi. Ils en parlaient avec des étoiles dans les yeux. » Et je rigole, on ne m’avait jamais vendu Londres de cette manière, d’un point de vue historique je ne peux pas nier que cette ville à quelque chose à raconter, mais bordel qu’est-ce que le temps est merdique, je ne vais pas pouvoir tenir ici, ce n’est pas possible. « C’est très différent de ce à quoi je m’attendais. Pas en pire, pas en mieux, juste… différent. » Ma joie s’estompe un peu, comprenant très vite qu’elle a été forcé à venir ici, ça ne fait que confirmer que ce je pense depuis que je l’ai rencontré, elle a vraiment dû subir un sale coup. « Tu m’étonnes, je n’ai connu que la pluie, un vrai temps pour déprimer. » J’essaie de blaguer, de détendre un peu l’atmosphère qui s’est peu à peu alourdi avec tous ces secrets qui ne se révéleront probablement pas tout de suite. « En y réfléchissant un peu mieux, finalement, ce n’est pas si bien que ça Londres. Je préfère largement le charme californien, mais peut-être arriveras-tu à me faire aimer cette ville. » Lui dis-je alors avec un clin d’œil alors que je change de sujet, revenant sur notre activité principale de ce soir, lui avouant par la même occasion que mon œil critique et un peu limité sur ce sujet. La voiture s’arrête et nous voilà en présence d’une petite foule qui commence à entrer alors que Ginny s’empare de mon bras que je lui avais précédemment présenté. « Si j’avais su, j’aurais préparé de quoi te faire un aide-mémoire à sortir en cas de crise. » Elle reprend peu à peu son sourire si particulier, maintenant il s’agit de ne plus le lui faire tomber et me connaissant, ça ne va pas être chose facile, priez pour moi. La chaleur à l’intérieur fait un bien fout, l’adaptation à ce nouveau climat est plus compliquée que prévu visiblement. Après avoir déposé nos mentaux aux vestiaires, Ginny reprend alors là où elle s’était arrêtée. « Ne te colle pas le nez sur les toiles, et évite de t’exclamer à voix haute devant chaque canevas. Ça devrait le faire. » Je ris à mon tour, elle me prend probablement pour un manchot, mais je ne peux pas lui en vouloir, je n’ai qu’à me laisser faire et voir comment ça se passe par la suite. « Je devrais pouvoir en être capable, ne t’en fais pas pour moi. » C’est elle qui guide la marche, choisissant les salles qu’elle désire observer en priorité alors qu’une voix qui m’est totalement inconnu nous stop dans notre lancé. « Virginia, quel bonheur de vous voir ici!  » Elle se retourne en première, visiblement étonné et pas forcément très heureuse de rencontrer cette personne ce soir. « Votre père n’a pas pu se joindre à vous? » S’imposant sans vraiment demander son reste, le voilà qui pose un regard interrogateur sur ma présence à ses côtés, je peux parier qu’il est en train de me juger. C’est en l’entendant parler de son père que je comprends un peu mieux pourquoi elle aurait préféré ne pas le croiser et continuer notre petite visite en toute tranquillité. « Non, mais il a envoyé un noble dignitaire à sa place. Edward Fitzgerald, Alan Arick - l’un des meilleurs amis de papa, et un oeil de lynx en ce qui a trait aux toiles de notre génération. » Je lui tends alors la main en guise de présentation avant qu’il ne s’en saisisse d’une poigne de fer.  Il nous fait signe de le suivre et visiblement Ginny est décidée à accepter l’invitation. Peut-être qu’elle l’apprécie un minimum, après-tout il serait passionné d’art. « J’espère que tu ne te forces pas à le suivre, on s’est promis de faire en sorte que cette soirée soit une réussite, je ne veux pas que tu te sentes mal à l’aise avec sa présence à nos côtés. » Que je lui chuchote à l’oreille. J’aimerais qu’elle garde au moins un bon souvenir d’au moins une soirée avec moi, sinon ça serait un échec cuisant pour ma part. « De toute façon ça ne sera pas bien compliqué de s’échapper ni vu ni connu avec ton talent. » Lui dis-je tout en essayant de ne pas faire trop de bruit en riant comme un vrai gosse, me rappelant l’échec connu lors de notre première rencontre. (décembre 2011)


« Désolée, je... » Elle s’excuse puis plus rien, silence complet. J’ai l’impression de me répéter je ne sais combien de fois cette question dans ma tête, mais qu’est-ce que je dois faire ? Dois-je appeler ses parents ? Peut-être Matt, mais pourquoi se serait-elle enfui alors ? Je me pose vraiment trop de questions. Je vous avais bien dit que je n’aime pas vraiment les situations compliquées et surtout celles dont je n’ai pas l’habitude de faire face, celle-ci en est un parfait exemple. J’ai peur de faire quelque chose de mal, de lui causer encore plus de problèmes qu’elle en a déjà, mais cette façon dont elle a de me regarder, ce regard te suppliant de simplement lui venir en aide, d’être là pour elle me suffit à prendre les choses en mains. Mon instinct se charge du reste, pensant que la première chose à faire était de la débarrasser de ses vêtements trempés et de la réchauffer avec un bon bain. Toujours aucune réaction de sa part, si ce n’est peut-être un petit souffle de soulagement et des yeux emplis de gratitudes. Nous voilà maintenant sur le canapé, essayant de ne pas la casser en deux en la serrant contre moi, elle parait si fragile, si désespérée. Qui aurait cru que la première soirée à passer ensemble serait celle-ci ? Ce n’est pas les galeries d’arts, les soirées mondaines ou même un simple cinéma qui manque par ici, mais non, comme tout depuis le début de notre rencontre il faut que ce soit dans le compliqué, dans l’exception, mais comment puis-je lui en vouloir ? Elle qui ne cherche qu’à trouver un endroit où elle serait en sécurité et le fait qu’elle ait choisi ce loft au lieu de la maison familiale répond déjà à une partie des questions que je peux bien me poser actuellement. « Ils ne t’ont pas dit? » Elle me tire de mes songes avec sa petite voix fébrile, arrivant pour la première fois depuis plusieurs minutes à faire sortir un son de sa bouche. Ne voulant pas lui couper la parole, j’attends qu’elle m’en dise en peu plus, que je sache enfin ce qui s’est passé pour qu’elle soit dans un tel état, aujourd’hui, chez moi. « J’étais à l’hôpital. » Le verdict tombe et j’en perds mes bras. Vous allez sûrement vous foutre de moi après avoir entendu ce que je vais dire, mais je trouve ça quand même incroyable de ne pas avoir été mis au courant, ce mariage a beau avoir été monté de toute pièce ce n’est pas le genre de choses qu’on s’amuse à cacher comme ça, comme si ce n’était qu’un banal petit rhume. « Qu’est-ce qui t’es arrivée ? » Une question simple, mais j’ai bien peur de tomber sur une réponse bien compliqué, bien dur à entendre. Elle reprend son souffle, hésitante, mais elle essaie d’articuler de nouveau. « J’ai fait une connerie, et… et on m’a gardé sous surveillance un temps. » Et c’est là que tout devient un peu plus clair, elle n’a pas besoin de me donner beaucoup de détails pour que je puisse comprendre où elle veut en venir. Je pensais qu’elle était quelqu’un qui arrive à tenir malgré ce qui pouvait bien lui arriver, quelqu’un qui encaisse coup après coup, mais visiblement il y en a eu un peu trop pour qu’elle puisse continuer comme ça. Je fais facilement le lien avec ses parents, ce qu’ils ont fait, puis maintenant me cacher ce qui était arrivé à Ginny, je ne sais même pas comment ils font pour fermer ne serait-ce qu’un œil la nuit. « Ne t’inquiète pas, je suis là maintenant. » Lui dis-je au creux de son oreille. Si jusqu’à maintenant j’ai hésité à contacter sa famille pour leur signaler sa présence ici, maintenant je n’ai plus ne serait-ce que l’envie de les voir, ils n’ont strictement rien à envier à mes parents, tous aussi monstrueux les uns que les autres. « Tu peux rester là? » Comment pourrais-je bien bouger ? Je n’ai qu’un seul désir pour le moment et c’est de la garder contre moi, dans mes bras pour qu’elle puisse se sentir bien, en sécurité. « Juste… bouge pas. » Je m’exécute, la serrant toujours un peu plus fort contre moi, attrapant la télécommande présente juste à côté afin de relancer le film qui était toujours sur pause et qui ne demandait qu’à être remis en marche. « Tu veux que je te prépare quelque chose ? Du café ? Un Chocolat chaud ? De la soupe peut-être ? » Je patiente, attendant sa réponse, elle m’a demandé de ne pas bouger, mais je ne peux m’empêcher de lui proposer quelque chose de chaud à boire sentant qu’elle est toujours beaucoup trop froide. « Tu n’as pas à t’inquiéter, maintenant c’est aussi chez toi ici et je suis là, rien ne peut t’arriver, ok ? » Je me répète et je m’avance peut-être avec ces mots, mais c’est la vérité, je commence à savoir pourquoi maintenant sa présence ne me dérange pas, plus. Pour le moment ce n’est peut-être rien, mais je commence à vraiment tenir à ce petit bout de femme qui se blottit toujours plus contre moi. « Tu n’as plus rien à craindre, vraiment. Si tu as le moindre besoin, fais-le-moi savoir. » Que je lui chuchote espérant qu’elle ne prenne pas peur comme à l’hôpital et qu’elle s’enfuit une nouvelle fois vers une destination inconnue. (avril 2012)

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PETIT PLUS : Maman de Noah, un petit ange de 7 ans qui se remet doucement d'une grave maladie l'ayant gardé hospitalisé depuis les trois dernières années. ▲ Ne parle plus à ses parents ni à son frère après avoir appris qu'ils ont manipulé sa vie. ▲ Accro au café. ▲ N’a que quelques bons amis qu’elle compte sur les doigts d’une main. ▲ Née à Brisbane, expatriée à Londres, revenue depuis 3 ans. ▲ Geek dans l’âme, elle adore les BDs et les jeux vidéos. ▲ Végétarienne, yogi aguerrie et adepte de méditation. ▲ A un humour douteux, discret, mais bien sarcastique.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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I need more than myself this time, and I do believe that we rely on. All my life to sacrifice, now listen to what I say. When will I know that I really can't go?


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I wake up alone, in an other life the world was beneath us. Tonight comes, mistaken for a vision. Something of my own creation.


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If there's no one beside you when your soul embarks, then I'll follow you into the dark. Just our hearts clasped so tight, waiting for the hint of a spark.


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I'll sit out on the front sofa while your hands, they talk to me. All of this fooling around is as fun as it used to be.

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MessageSujet: Re: EDWINNY ▲ dark necessities   Mer 7 Fév - 5:50



dark necessities
Edwinny
Coming out to the light of day, We got many moons than a deeper place. So I keep an eye on the shadow's smile To see what it has to say. You and I both know everything must go away. Ah, what do you say? Spinning off, head is on my heart, it's like a bit of light and a touch of dark. You got sneak attacked, but I see your eyes spark. Keep the breeze, blow by blow and go away.

Son discours sur les masques, ses frasques, ses explications et ce sourire qu’il arbore d’un côté avant de laisser libre court à ses réflexions, et à son poing qui se cogne sur la table, qui me fait sursauter par la bande, laissent une drôle d’impression en moi. Comme si j’en savais plus sur lui que quiconque se trouve dans cette pièce, et comme si je n’avais pas du tout la moindre idée de la personne qui se trouvait devant moi. La dualité qui m’occasionne un énième frisson, et je tente de cacher mon trouble devant ce monde qu’il semble mépriser autant que moi, mais qui a réussi à le casser à ce point, à le teinter autant qu’il en vient à jouer un rôle en permanence - et à s'oublier au passage. « C’est à la fois brillant et totalement horrible. » mon regard le suit maintenant qu’il reprend sa place à mes côtés, qu'il recommence à tenir une conversation avec un ton qui lui ressemble, ou du moins, ce qu’il veut me laisser croire. Ce qui justifie la question qui remonte le long de mes lèvres, qui trouve écho alors que je joue nerveusement avec la flûte de champagne qu’on vient une nouvelle fois de remplir sans que je n’y ai touché qu’une lampée et presque.  « Et avec moi, tu portes quel masque? » l’interrogation est légitime, et je soutiens son regard le temps de cerner ses prunelles, le temps de comprendre ce qui se trame, le temps de tenter d’y trouver un éclat, peu importe ce que cela peut bien être, qui le rattache à autre chose qu’à ça, à autre chose qu’à la bourgeoisie, qu’à leur monde d’apparences qui me donne froid dans le dos à chaque nouvelle mise en scène. C’est probablement un voile qui passe dans son regard, un détail, un doute qu’il n’a pas encore assimilé à ce point qui m’encourage à baisser mes gardes, ce que je n’aurais jamais cru possible, ce qui était encore bien loin de lui déclarer la victoire sur quelque front que ce soit. « J’ai dit qu’on en discuterait. » que j’insiste, non sans heurter son orgueil au passage, sans vraiment m’y attarder. Il n’aurait rien à faire avec moi, au-delà de notre différence d’âge apparente, au-delà de sa facilité à évoluer dans un univers qui le répugne, alors que de mon côté plus je tentais, plus je m’effritais. De longues minutes plus tard et c’est la voix grave, forte, puissante du paternel que je reconnaîtrais d’entre mille qui nous assaille, qui nous trouve, nous interrompt.  « Virginia! Que dirais-tu qu’Edward t’accompagne au vernissage où nous devions aller ensemble, le mois prochain? » papa qui sillonne les quelques places restantes, qui se poste à notre hauteur, l’oeil aguerri, le sourire qui répond, qui manigance. « Je dois malheureusement me désister, un imprévu vient de se déclarer. Et comme vous semblez si bien vous entendre...  » et comme un engrenage, comme les pièces d’un casse-tête qui s'emboîtent, comme le mauvais présage qu’Edward mentionnait plus tôt, que je tentais de ne pas voir, d'ignorer pour le chasser plus vite, le poids du reste qui m’oppresse la poitrine. Et je sais qu'un détail cloche. « Tu as raison ; il y a quelque chose qui se trame. »  mes paumes sont moites, ma voix se cherche, et mes prunelles s’écorchent à la paire de billets que papa a laissée sur la table, qui porte déjà mon prénom, et celui du Fitzgerald. (novembre 2011)


Dès l’instant où je pose le pied dans la galerie, je me sens mieux. La présence d’Edward à mes côtés ne m'indispose pas, et je sais très bien que je n’ai qu’à le lui demander et il disparaîtra pour ne pas laisser une pression tout sauf nécessaire sur mes épaules face à cette soirée organisée derrière notre dos de toutes pièces. Mais c’est au-delà de lui, de nous, de nos parents, de l’Angleterre, de ma vie en miettes. C’est renouer une première fois depuis des semaines avec l’art, c’est toucher du bout des doigts ce qui jadis avait été ma raison de vivre, ma passion. C’est me retrouver exactement à ma place, après des mois à m’être sentie déracinée, tout sauf moi-même dans un monde de grands, de géants, où ma présence qui est tout sauf justifiée. Chaque pas sur le marbre du sol résonne dans ma tête, dans mon corps, dans les différentes pièces ouvertes comme si elles ne l’étaient que pour mon propre plaisir. Chaque coup de pinceau remarqué vient me chercher directement au coeur, chaque tableau trouve intérêt à mes yeux. « Oh, c’est pour moi que je m’en fais. Jamais je ne supporterais de passer la soirée avec un tel impoli. » et si Edward s’adapte un peu mieux à mon humour que ce que j’aurais pu croire - on avait toujours besoin d’une période de test avant de vraiment prendre le pouls de mes blagues au 46e degré - c’est déjà qu’il surfe d’une pique bien placée et qu’il sourit à ma nouvelle vanne. On nous accroche à peine les manteaux retirés, et si Alan est exubérant, s’il prend de la place, s’il parle fort, s’il est tactile et imposant, c’est d’abord et avant tout l’une des personnes les plus vraies que j’ai connues depuis que mes pieds ont frôlé le sol anglais. « C’est un gentil lui. Tu verras. » que je réponds au questionnement d’Edward dans un murmure, assurée. Alan avait beau être très proche de mon père, jamais je n’avais vu en lui une seule once de snobisme, de menace. Il était bon vivant, il aimait les belles choses, et l’art était à ses yeux l’une des plus belles réussites de l’homme. Je dois me faire violence à plusieurs reprises pour inclure Edward dans nos conversations, alors qu’Arick s’emporte sur telle technique et qu’il m’arrache quelques arguments bien ficelés, ou qu’il me questionne sur un artiste en particulier et que je laisse les minutes s’additionner avant de reprendre mon souffle. Le californien arrivera à s’immiscer quelques fois entre nos joutes verbales, mais je réalise bien vite que si je souhaite respecter ma partie de l’entente et lui assurer une bonne soirée à lui aussi, je dois finir par me calmer un brin. Une hôte finit par se poser à nos côtés, nous offrant le premier verre de la soirée. Si je m’occupe de commander trois bourbons au hasard, j’entends à peine Alan qui, prenant Edward à part, chuchote à son intention et à lui seul. « Une perle cette petite. Elle sort d’une grosse peine d’amour, mais elle me semble moins fragile, au fil des jours. Faites lui attention. »  rien de ce qui se dit ne me vient à l’oreille, maintenant que je leur tends leur verre respectif, la nuque arquée, l’intérêt décuplé de les voir possiblement comploter ensemble. « Je dérange? » un sourire complice et Alan finit par nous quitter pour retrouver sa femme qui a enfin réussi à se libérer. J’en profite pour faire amende honorable à Edward, et pour désigner une salle en retrait que j’avais déjà remarquée, à laquelle j’ai envoyé quelques oeillades plus tôt avant de remarquer ce qui attise maintenant ma curiosité. « Si tu as envie je… il y a cette oeuvre que tu apprécierais, je pense. » et il m’emboîte le pas alors que je dirige notre duo vers le canevas en question. Une toile tout de noir et de blanc, profonde, différente. Elle dénote avec les tableaux qui la côtoient, elle a quelque chose de plus droit, de plus sérieux, qui me rappelle la prestance du brun à ma droite. Mais surtout, en y prêtant bien l’oeil, on finit par y déceler quelques lignes, fines, qui la parcourent, qui la rendent un peu plus douce, plus humaine. Fissures sur ses différentes masques, je suppose. « Alors, j’ai tout bon? » lui laissant amplement le temps d’observer, je finis par briser le silence, curieuse. (décembre 2012)  


Chaque mot articulé est un effort surhumain, chaque geste me prend toute l’énergie qui me reste. Je ne sais même plus à quel moment j’ai pu manger quelque chose, boire quelque chose. La faim, la soif, le sommeil, la peur, et tout se confond dans ma tête et dans mon coeur comme s’il s’agissait d’une grande toile recouverte de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel qui s’entrecroisent, se confondent, se confrontent. Edward est patient et me laisse parler, me laisse expliquer par phrases saccadées ce qui peut bien justifier ma présence ici, ce qui peut bien expliquer la façon si peu correcte dont je lui impose ma frêle silhouette. Il ne demande rien d’autre que le strict minimum et insiste à peine sur la suite, ce pour quoi je lui serai probablement éternellement reconnaissante. Tout dans son discours me rassure, de sa voix à son contact, de ses intentions à ses silences, et je préfère me reposer un peu, juste assez, le temps de me poser ici, le temps de reprendre des forces pour affronter peu importe ce qui viendra. C’est un soubresaut de panique qui se dessine sur mon visage lorsqu’il me demande si j’ai besoin de quoi que ce soit, s’il a à se lever pour aller me le chercher. Si je n’avais jamais cru cela possible de dépendre autant de quelqu’un, de quelque chose que maintenant, je sens mes doigts qui s’agrippent mollement aux pans de sa robe de chambre, l'intimant à rester, à ne pas bouger d’un centimètre. Il aurait tous les droits de me rire au nez, de pointer du menton ma réaction de gamine, de ridiculiser mes demandes, mais il ne fait fi, en profitant pour resserrer son étreinte pudique, pour me caler un peu plus contre les coussins, pour replacer la couverture qu’il a apportée sur mes épaules. « Je ne me souviens même pas la dernière fois où je suis venue ici. » mes pupilles commencent doucement à détailler l’endroit, les différentes meubles, la décoration, les couleurs. Tentant d’y trouver quelques repères, de m’ancrer un peu plus, suffisamment pour voir en cet appartement un cocon temporaire, ou au moins un endroit que je pourrai qualifier de safe zone l’instant d’une nuit. Je sais bien que je ne suis pas du tout de bonne compagnie, je sais bien qu’il devait avoir des dizaines d’autres choses à faire au programme, et je m’en veux de le garder à surveiller ma pauvre carcasse comme s’il s’agissait de sa mission, des petits caractères ornant notre contrat de mariage. Le pauvre. « Merci. » ma voix tremble à peine, ma gratitude transparaît autant dans mes mots que dans mon regard. Il n’est pas obligé, et pourtant, il s’en sort à merveille.  « Edward? » que je l’interpelle, un peu plus tard, le silence de coton ayant calmé mes palpitations, adoucit mes respirations. « Tu as dit que si j’avais besoin de quoique ce soit... » et je le sens s’activer ou du moins se redresser sur le canapé, alors que je m’assure de poursuivre rapidement avant de le sentir se dérober à nouveau. « Est-ce que tu pourrais mettre un peu plus de volume? » la voix d’une gamine, les supplications d’une enfant qui depuis peu a vrillé ses rétines à l’écran, et profite des scènes qui y défilent pour aller un peu mieux. « C’est mon Chaplin préféré. » j’avance, comme s’il s’agissait d’une précieuse confession, d’un secret trop bien gardé jusqu’à maintenant. Petit bonheur de courte durée, petit bonheur que j’apprécie à peine alors que la sonnerie de son téléphone crève la bulle que je sentais doucement se dessiner autour de nous depuis mon arrivée, depuis qu’il avait doucement su me calmer. « Ne leur dit pas que je suis ici, s’il-te-plaît. » dans un souffle, dans un soupir. (avril 2012)

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    And I know, times like these, you just take it slow. Fall asleep in the pillows, got my head in a chokehold. And there it goes, heart that pounds like a stereo. You take me round and round like the merry-go. One more ride, baby, here we go.





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SURNOM : Ed et si vous êtes assez proche de lui vous pouvez aussi essayer de l'appeler Eddy, mais c'est à vos risques et périls.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
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I wanna follow her where She goes, I think about her and She knows it. I wanna let it take control, 'cause everytime that She gets closer She pulls me in enough to keep me guessing and maybe I should stop and start confessing.

I don't know what it is but I got that feeling. Waking up in this bed next to you, swear the room it got no ceiling. If we lay, let the day just pass us by. I might get to too much talking, I might have to tell you something. Damn, I like me better when I'm with you.


Edwara 1
Friendship is born at that moment when one person says to another: « What! You too? I thought I was the only one.”



◘ Fitzgerald Family ◘
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Success is not the key to happiness. Happiness is the key to success. If you love what you are doing, you will be successful


Edjamin 1 / Arya 1 / Ariward 1 / [09/10]

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RPs TERMINÉS : Terminés :
#TeamBruger / Aaron / Edora 1 / Edwinny 1 / Edwinny 3 / Halloween 2017 / #TeamMalaise / Coramwinny / Mattward 1 (Fb) / Nouvel An 2017 / Edora 2 / Edwinny 4 / McGerald

Abandonnés :
Victoria 1 / Loyd / Saul 1 / Heidi 1 /
PSEUDO : Pti’ Biscuit aka KD
AVATAR : Chris Pine
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MessageSujet: Re: EDWINNY ▲ dark necessities   Ven 16 Fév - 0:12



dark necessities
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Coming out to the light of day, We got many moons than a deeper place. So I keep an eye on the shadow's smile To see what it has to say. You and I both know everything must go away. Ah, what do you say? Spinning off, head is on my heart, it's like a bit of light and a touch of dark. You got sneak attacked, but I see your eyes spark. Keep the breeze, blow by blow and go away.

Et je fais le malin, je me vante, je joue. Si j’ai su apprécier ce genre de soirée il y a encore peu de temps, j’ai fini par m’en lasser, c’est toujours la même rengaine, mais mon nom m’oblige à faire acte de présence alors j’ai appris à sourire, à faire plaisir. L’argent apporte beaucoup d’avantages, mais celui-ci n’en fait clairement pas partie, si j’avais des amis qui penseraient comme moi ça pourrait le faire, mais même pas, j’ai l’impression d’être le vilain petit canard. « C’est à la fois brillant et totalement horrible. » Je rigole, je n’ai jamais eu à changer et je me suis toujours juré de ne jamais laisser quelqu’un m’obliger à le faire, alors les différents rôles que je joue me servent à palier ce choix que j’ai fait. Le brunch commence à prendre fin et je vois que ça s’active à la table de nos parents, Ginny peut penser ce qu’elle veut, mais je connais mes parents et quand j’ai une mauvaise impression je ne me trompe que très rarement. « Et avec moi, tu portes quel masque? » Je porte de nouveau mon attention vers elle, amusé qu’elle me pose cette question, comme si ça changerait quelque chose que joue un rôle avec elle ou non. « Pourquoi ? Tu voudrais que j’en mette un ? Désolé de te décevoir, mais je ne porte aucun masque pour le moment. Je ne ressens pas le besoin d’être quelqu’un d’autre et ce même si on est très différent, car j’ai l’impression qu’on a également plus de points communs que l’on pourrait le penser. » Nous sommes tous les deux ici à notre insu, alors oui elle n’est peut-être pas aussi motivé que moi à jouer, mais sa compagnie n’est pas aussi mauvaise que j’ai bien pu le penser quand  je l’ai croisé pour la première fois. J’essaie de ne pas paraître pour un gros lourd, mais ce qu’il faut savoir, c’est qu’il ne faut jamais me lancer de défis. Dans ces cas-là je n’abandonne jamais tant qu’il n’y a pas de vainqueur et sans vouloir me vanter, je suis plutôt doué à ce jeu alors j’espère qu’elle a de la suite dans les idées pour arriver à me faire lâcher prise. et pour ça je le souhaite bon courage. « J’ai dit qu’on en discuterait. » Elle va sûrement le regretter, mais les dés sont jetés et c’est trop tard pour revenir en arrière. Je fais semblant de lui dire que j’ai compris le message d’un signe de la tête alors que je réfléchis déjà à la façon dont je vais m’y prendre pour pouvoir la recroiser. Je me retourne alors vers la table de ceux qui nous ont engendrés, mais rien, elle est déserte. La voix du père McGrath ne se fait pas attendre et c’est un léger sursaut que je laisse échapper tout en retirant ma main du dossier de la chaise de sa fille. « Virginia! Que dirais-tu qu’Edward t’accompagne au vernissage où nous devions aller ensemble, le mois prochain? » J’arque un sourcille. C’est moi ou le destin vient tout juste de me donner cette opportunité ? C’est trop beau pour être vrai. « Je dois malheureusement me désister, un imprévu vient de se déclarer. Et comme vous semblez si bien vous entendre...  » Mais j’ai un moment de réflexion, car en dehors du plaisir que j’ai à pouvoir continuer mon petit jeu, c’est une vague de doute sur ce que j’ai précédemment avoué à la jeune femme à côté de moi. J’attrape finalement les billets sans trop grandes convictions, alors que Ginny se rapproche de mon oreille une fois son père en dehors de toute écoute possible. « Tu as raison ; il y a quelque chose qui se trame. » Je souris, sachant pertinemment que tout cette histoire va mal se finir, mais à quoi bon lutter quand toutes les pièces sont déjà mises en place pour nous ? Je me lève à mon tour, prenant la direction de la sortie. « Tu apprendras que j’ai régulièrement raison pour ce genre de chose. On se revoit bientôt. » Lui avouais-je tout en levant les billets.(novembre 2011)


Il est très facile de s’attirer ma méfiance. Je n’accorde que très peu de fois ma confiance à une personne, dites-vous que même pas famille n’arrive pas à l’obtenir, alors quand on m’apprend qu’un vieux mec à l’allure bien bizarre et ami avec une ordure comme père McGrath, autant vous dire que je juge direct. Ginny me semble en confiance, heureuse d’être présente à cette soirée à mon bras, mais je ne peux m’empêcher de le regarder comme une autre pièce mise en place par ses parents. Mon regard ne s’arrête sur aucune des pièces mises en valeurs dans la galerie, il se promène, admirant le travail des artistes qui sont exposés. On ne le dirait pas comme ça, mais j’ai une admiration pour eux, ils arrivent à retransmettre des messages, des sensations, des émotions rien qu’avec un coup de pinceau et du cœur, pour moi c’est un don quand on le fait aussi bien. J’aimerais avoir un bon œil critique sur le sujet, mais ma connaissance ne va pas très loin en la matière malheureusement. « Oh, c’est pour moi que je m’en fais. Jamais je ne supporterais de passer la soirée avec un tel impoli. » J’arque légèrement un sourcille avant de comprendre le sens de sa phrase. Je suis un expert des blagues qui tombent à l’eau, donc j’arrive à peu près à supporter les siennes. J’ai pu remarquer qu’elle aimait bien tout tourner à l’ironie pour dédramatiser les situations, elle a sûrement aperçu la manière dont je me comporte avec ce monsieur qui s’est incrusté sans crier gare. « C’est un gentil lui. Tu verras. » Elle a beau essayer de me convaincre ce n’est pas pour autant que ça va me rassurer. Ça existe vraiment des mecs aussi sympa et désintéressé ? Je trouve juste ça louche. « Je ne sais pas, ça me parait juste bizarre. » Il nous fait visiter quelques salles par-ci, par-là, j’essaie tant bien que mal à suivre les conversations et même à intervenir, mais rien n’y fait, je suis vraiment loin de leur univers. Au moins ça sera une soirée réussie pour mon accompagnatrice, c’est le plus important non ? à titre de comparaison, on va dire qu’elle parle de l’art comme je peux parler du football américain, pour vous dire à quel point elle peut être passionnée par la chose. Pour le coup, c’est moi qui ai l’impression de ne pas faire partie du même monde qu’eux. Ce fameux Alan m’attire vers lui, souhaitant me chuchoter quelque chose à l’oreille alors que Ginny est plus occupée à nous chercher des verres. « Une perle cette petite. Elle sort d’une grosse peine d’amour, mais elle me semble moins fragile, au fil des jours. Faites lui attention. » J’arque de nouveau un sourcille. Pourquoi vient-il me parler de ça ? Qu’est-ce qui peut bien lui faire croire que c’est mon intention ? Tout ceci n’est qu’un jeu pour moi et je sais très bien que ça n’ira jamais plus loin que ça. Alors oui, je ne vais pas non plus lui faire du mal, mais ce n’est pas pour autant que je vais faire le bon samaritain avec Ginny. « Qu’est-ce qui vous fait croire que nous sommes ensemble ? Enfin, oui ce soir nous le sommes, mais… Laissez tomber. Je n’ai pas pour habitude de faire gratuitement du mal aux gens, sauf si on s’amuse à se jouer de moi. » Mes derniers mots laissent clairement sous-entendre qu’ils lui sont directement destinés. Qu’il se mêle de nos affaires comme ça ne fait que me confirmer qu’il ne m’attire pas confiance. Ginny finit par nous rejoindre, visiblement elle n’a rien entendu du peu qu’on s’est dit. « Je dérange? » Sûrement le premier sourire forcé que j’affiche avec elle, je ne veux pas que cette soirée parte dans tous les sens, alors autant faire semblant d’avoir apprécié la compagnie d’Alan pour ne pas la vexer. « Pas du tout. Mais Alan vient de me dire qu’il devait nous quitter pour rejoindre sa femme. Alors… » Un petit signe de politesse pour se dire aurevoir et nous voilà de nouveau seuls. Ginny en profite pour s’approprier à nouveau mon bras et de me montrer la direction d’une salle qu’on n’a pas encore visitée. Je ne sais pas ce qu’elle peut avoir de plus par rapport aux autres, mais soit, je décide de la suivre. « Si tu as envie je… il y a cette oeuvre que tu apprécierais, je pense. » « Je te fais entièrement confiance. C'est toi la pro de l'art et je te laisse volontiers les rênes de la soirée. » Quelques pas plus tard et nous voilà dans cette fameuse salle alors qu’elle oriente mon regard vers un tableau bien précis. Mes yeux sont directement accrochés par la peinture qui me fait face. Elle paraît si simple, mais si complexe à la fois. On pourrait croire qu’elle n’a pas grand-chose à nous raconter, mais j’y vois toute une histoire, une histoire qui me semble si familière. « J… Je… » Je donne mon verre vide à la première serveuse que je croise, sans même lui jeter un regard, alors que je m’approche tout doucement vers cette œuvre qui a réussi à captiver mon attention comme c’est rarement possible. « Alors, j’ai tout bon? » Je recule doucement, retournant aux côtés de la brune qui m’a accompagné jusqu’ici. C’est comme si elle avait réussi à lire en moi, comme si je n’avais plus de secrets pour elle et ça me fait peur, c’est la première fois qu’une personne arrive si bien à me comprendre. Mon regard capte finalement le sien qui attend impatiemment que je réagisse. « Je… Elle est plutôt pas mal, mais j’ai l’impression que l’artiste ne s’est pas foulé. » Je sais que ma réponse va la décevoir, je sais que ça ne va pas m’aider à ce qu’elle s’ouvre un peu plus à moi pour que je puisse respecter ce qu’elle m’a dit au brunch, mais je ne peux pas m’en empêcher, ça peut paraître con et elle a peut-être grillé le personnage que je viens tout juste de jouer, seulement, c’est mon truc de me renfermer sur moi-même quand on s’approche de trop près de ce que je ressens. Je commence à tourner les talons pour passer à autre chose, mais Ginny reste sur place, regardant une dernière fois la peinture et pensant sûrement avoir fait une connerie. Après une petite hésitation, je me décide finalement à la rejoindre pour m’expliquer. « Ecoute, je… Je suis désolé pour tout à l’heure. C’est une très belle œuvre, mais… » Une fois de plus je bloque, mon ego est beaucoup trop gros pour pouvoir laisser de la place à de la faiblesse. « Rien, laisse tomber, c’est une très belle œuvre. Alors, que faisons-nous maintenant ? »(décembre 2011)


Une fois de plus je peux dire que j’ai eu le nez creux. On a appris il y a peu la nature des cachotteries que faisaient nos parents dans leur petit coin tout tranquille alors que nous ne nous doutions même pas qu’ils pouvaient aller aussi loin dans leur connerie. Que faire ? Repartir à San Francisco ? Mon père va m’attendre au tournant là-bas, ce n’est même pas la peine d’y penser. Partir vers des terres inconnues ? Je serais bien le premier des cons à penser que je pourrais échapper si facilement à leur courroux. Mais vous voulez savoir ce qui me fait le plus mal ? C’est la trahison de ma mère. Je ne l’ai jamais vraiment porté dans mon cœur, mais c’était la seule personne de ma famille à qui je pouvais faire confiance car je savais qu’elle me comprenait, enfin, c’est ce que je pensais et encore une fois j’ai bien été débile. Que signifie mon nom ? N’est-il là que pour me rappeler que je vais être éternellement enchaîné à ma famille sans que je ne puisse rien y faire ? Je subis cette trahison et je dois fermer ma gueule, voilà la triste réalité des choses. J’ai revu plusieurs fois Ginny après leur annonce, on a essayé de trouver des solutions, on a essayé de leur faire changer d’avis, mais rien. Il ne nous reste plus qu’à subir, à être les marionnettes désarticulées des manigances de nos géniteurs. On pourrait vraiment tourner un film sur cette situation, la dramaturgie marche bien dans les salles en ce moment de ce qu’on m’a dit. C’était il y a quelques mois, aujourd’hui on peut dire que j’ai fait mon deuil, je me suis fait à l’idée que je vais bientôt être marié à une femme, à Ginny McGrath. Si cette idée est difficile à accepter de mon côté, elle l’est tout autant du sien. J’ai alors décidé de l’inviter au restaurant avec une petite idée en tête, histoire que parmi tout ce tissu de mensonge, de manipulation et de dégoût, il y ait quelque chose de plus " normal ", " naturel ". J’ai peut-être un peu trop bu quand j’ai eu cette idée, mais au point où nous en sommes et le plus ironique dans tout ça, c’est qu’aujourd’hui est le jour de la saint-valentin. J’ai tout bien fait, le costard adéquat, la réservation dans l’un des plus beaux restaurants de tout Londres et une invitation remise en main propre pour cette soirée.

Je suis peut-être un peu en avance ? Je regarde ma montre toutes les secondes alors que j’attends l’arrivée de Ginny depuis un petit quart d’heure à la table. Je regarde autour de moi et toujours rien mise à part des couples passant une merveilleuse soirée avec un plat à plus de deux cents livres sterling et une bouteille de vin qui peut coûter jusqu’à un salaire pour le petit peuple. Finalement, j’arrive à apercevoir sa silhouette demandant à l’agent d’accueil de lui indiquer la table réservée au nom de Fitzgerald. Je commençais à me demander si elle allait venir, si elle arriverait à passer outre tout ce qui se passe actuellement dans nos vies, mais elle balaye tous mes doutes d’un revers en me faisant part de sa présence. Elle se dirige vers moi alors que je me lève pour l’accueillir comme il se doit, reculant de quelques centimètres sa chaise afin qu’elle puisse prendre place. « Mademoiselle. » Je fais le tour de la table afin de reprendre place. C’est bien la première fois que je la vois vêtue de la sorte et ce n’est vraiment pas pour déplaire à mes petits yeux. « Merci, d’avoir accepté. Tu es vraiment magnifique. » Hope, premier point pour Fitzgerald pour avoir fait le premier compliment de la soirée. « Je me suis permis de commander le vin sans te consulter, j’espère que tu ne m’en veux pas ? Je nous ai pris un Bordeaux, un Châteaux Margaux de 1981. » Je sais bien que ce n’est pas qu’un simple repas et un grand vin qui va détendre l’atmosphère, alors j’espère qu’elle va y mettre un peu du sien tout comme moi ou alors l’ambiance va vite devenir lourde et ce n’est pas l’idéal pour ce que j’ai à lui demander à la fin de la soirée.(février 2012)


Tout est allé si vite et maintenant tout paraît si calme, si reposant que je me demande encore si c’est un rêve ou non. Son corps gelé contre le mien reprend peu à peu des couleurs, une température adéquate, mais ce n’est pas pour autant que ça a l’air d’aller pour elle. Est-ce que tout ira mieux demain ? Lui faudra-t-elle un jour de plus ? Une semaine ? Je ne sais pas, mais je me dis qu’elle me fait assez confiance pour être venue ici plutôt qu’ailleurs, alors que Dieu sait que depuis notre mariage rien n’est facile entre nous, je me dis donc qu’elle pourra rester ici autant de temps qu’elle pourra le désirer. Je me décide à lui demander si elle veut manger un petit truc, ou peut-être bien boire pour ne pas avoir le ventre vide, mais je n’ai que son étreinte qui se ressert de plus en plus comme réponse. Bon, ça ne sera pas pour tout de suite visiblement. Je relance mon film, ses petits yeux fatigués s’accrochent tant bien que mal à l’écran plat. Le temps passe et il ne laisse place qu’à un simple silence, une occasion pour nous de partager un moment ensemble, avoir un rapprochement et le pire dans tout ça, c’est que je dois remercier Ginny pour avoir essayé  de mettre fin à ses jours, c’est juste horrible à le concéder. « Je ne me souviens même pas la dernière fois où je suis venue ici. » Je rigole déjà en entendant la connerie que je vais bien pouvoir lui balancer, un petit pic alors que son regard essaie de détailler la pièce dans laquelle on se trouve. Elle n’a sûrement pas remarqué ce tableau qu’elle m’avait présenté il y a quelques temps de cela déjà, une présentation que j’avais fui de peur, mais je n’ai pas mis trop de temps avant de mettre une option dessus afin de le ramener chez moi. « Je crois bien que tu ne sois jamais venue ici. Mais si tu regardes bien, je suis certain que tu reconnaîtras au moins une pièce dans le salon. » Je lui montre du doigt la fameuse œuvre d’art qui se situe juste au-dessus de la télé, posant délicatement mon autre main sur son menton afin de l’aider à lever sa tête. J’espère que cette petite attention lui fera du bien, je n’ai pas été très aimable avec elle au moment où je me suis retrouvé devant cette peinture pour la première fois. « Merci. » Sa voix toute tremblotante essaie tant bien que mal à articuler, à me remercier, son regard faisant le reste en attrapant le mien. En réalité je suis heureux d’être celui qui l’aide, heureux qu’elle me fasse assez confiance pour avoir choisi mon toit pour pouvoir reprends ses forces, alors d’une certaine manière je devrais moi aussi la remercier. « On s’est dit oui pour le meilleur et pour le pire non ? » Que j’essaie de blaguer avec ce mariage qui n’a rien de voulu des deux côtés. Pour le coup c’est moi qui essaie d’adoucir l’ambiance alors que d’habitude c’est sa spécialité à elle. « Edward? » Je détache de nouveau mon regard du film, attendant qu’elle ne me fasse sa demande alors que sa voix me semble un peu plus assurée qu’il y a quelques minutes. « Tu as dit que si j’avais besoin de quoique ce soit... » Je commence alors à me redresser afin de me préparer à me lever, mais Ginny me stop presque aussitôt, posant sa main sur mon genou et poursuivant ce qu’elle a à me dire. « Est-ce que tu pourrais mettre un peu plus de volume? C’est mon Chaplin préféré » Je me repositionne dans le creux du canapé alors que Ginny fait de même de son côté entre mes jambes. Je m’exécute pour le son une fois être assuré qu’elle s’est confortablement réinstallée. Nous voilà un autre point commun, Chaplin est un de mes réalisateurs préférés avec Orson Welles et Stanley Kubrick, je pourrais bien regarder leurs films en boucle. Au moins je sais à quoi on pourra passer nos journées si jamais elle décide de rester un peu plus longtemps. Mon portable nous sort de notre petit monde rythmé par le film présent sous nos yeux. Je regarde le nom qui s’affiche dessus, rien, un numéro inconnu. ' C’est Matt, je suis désolé de te déranger si tard, mais ma sœur s’est échappée de l’hôpital. Elle ne serait pas chez toi par hasard ? C’est vraiment important, elle ne devrait pas sortir de sa chambre, pas pour le moment. ' Ginny s’aperçoit bien assez vite qu’il s’agit de son frère et son visage change une fois de plus d’expression. « Ne leur dit pas que je suis ici, s’il-te-plaît. » Je ne sais pas ce que je dois faire, je ne suis pas non plus médecin, elle devrait peut-être retourner à l’hôpital pour être sûr qu’il n’y ait pas de complications. Mais sa voix, son intonation, son soupire, tout me force intérieurement à ne rien leur dire. « Tu es certaine ? Même pas à ton frère ? » Je lui laisse le temps de la réflexion. Enfin, elle pourra toujours à tout moment revenir sur sa décision. « Je vais quand même lui répondre, si je fais le mort ça pourrait attirer les soupçons par ici. » Je lui envoie donc un simple message, disant que je n’ai pas vu l’ombre de Ginny à l’horizon. En autre soupire de soulagement se dégage cette fois-ci de la jeune femme. Après tout elle est venue ici pour se changer les idées non ? « Tu sais que tu as de la chance ? Tu vas avoir le droit à ton premier petit déjeuner made in Edward. » Et je rigole une fois de plus, cherchant à refaire baisser la tension qui s’est réinstallé depuis la réception de ce sms.(avril 2012)

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Dernière édition par Edward Fitzgerald le Mer 4 Avr - 16:36, édité 1 fois
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EZNNY #8EZNNY #4 (au)
I wake up alone, in an other life the world was beneath us. Tonight comes, mistaken for a vision. Something of my own creation.


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I'll sit out on the front sofa while your hands, they talk to me. All of this fooling around is as fun as it used to be.

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MessageSujet: Re: EDWINNY ▲ dark necessities   Lun 19 Fév - 14:37



dark necessities
Edwinny
Coming out to the light of day, We got many moons than a deeper place. So I keep an eye on the shadow's smile To see what it has to say. You and I both know everything must go away. Ah, what do you say? Spinning off, head is on my heart, it's like a bit of light and a touch of dark. You got sneak attacked, but I see your eyes spark. Keep the breeze, blow by blow and go away.

Alors il était avec moi ce soir. C’était un premier pas dans une direction que je ne connaissais plus, que j’apprivoisais encore. Personne ne s’était retrouvé à mon bras depuis Ezra, personne sauf Matt, papa, Jill. Sensation étrange que de ne pas arriver à mettre le doigt sur ce que nous sommes, sur ce que je voudrais que l’on soit. Et les bribes de ce qui semble se tramer du côté de nos parents n’aident absolument pas. Je m’étonne tout de même de faire comme si, un peu plus alarmée même, d’y arriver aussi facilement. D’errer avec lui entre les salles, de laisser Alan nous guider dans la galerie, de rire, sourire. C’est probablement la première fois où, depuis que nous avons posé le pied en sol anglais, je ne me sens un peu plus à ma place. L’impression que l’art qui nous entoure y est pour beaucoup, mais aussi cette présence familière que dégage Edward, quelque chose dans ses regards, ses attentions, dans ces premiers pas de complicité qui naissent alors qu’il s’en fait pour l’ami de la famille qui colle un peu trop à son goût, qu’il s’assure que mon verre soit toujours plein, qu’il semble s’intéresser au mieux à ce qu’on peut bien raconter, avec le vieux mécène. Ce n’est pas encore tout à fait ça, mais je peux jurer qu’il y a potentiel, et que malgré les airs louches de cette soirée qui semble organisée depuis trop longtemps pour n’être qu’une simple coïncidence, sa compagnie ne m’est pas totalement désagréable. C’est probablement ce qui justifie mon envie de lui faire faire une entrée en douceur dans mon monde, de lui montrer un peu à quoi ça ressemble, de l’intéresser un minimum. Seuls, je l’entraîne vers une pièce un peu en retrait, salle où l’un des peintres sommés pour la soirée a exposé certaines de ses toiles les plus puristes, des tableaux particuliers, différents, qui détonnent d’avec tout le reste. C’est un risque que je prends en me targuant d’avoir trouvé une toile qui pourrait lui plaire, et une fois devant, il ne met pas longtemps à la ridiculiser à sa façon. Et je croise les bras sur ma poitrine, hausse le sourcil, sourire en coin. « Ah, quand même.  » de toutes les réactions auxquelles je m’attendais à déclencher, j’étais bien loin du compte. Edward préfère pointer le manque de talent, ou du moins, vanner l’oeuvre qui a ses yeux n’en est pas une. Il réagit trop au quart de tour pour que ce soit fondé, il pique avec une voix trop détachée pour qu’il prenne vraiment le temps de me dire la vérité. Quel masque porte-t-il, maintenant, lui qui se vantait de ne pas avoir besoin d’en avoir un avec moi? « L’artiste fait dire que si tu as des critiques sur son travail, tu peux aller les lui partager directement. » que je chante, que je teste, désignant le peintre un peu plus loin dans la salle principale, déjà prête à tester si Edward est si… Edward que ça. Il en profite pour dériver un peu d’un sens et de l’autre, et je laisse aller, non sans me demander ce qu’il a bien pu penser de la toile pour réagir ainsi. L’histoire ne me le dira probablement jamais, lorsque le brun finit par réapparaître à mes côtés, pas mal à l’aise, mais pas à l’aise non plus. « Viens. » et mes pas l’amènent devant une oeuvre que moi, j’aime ; plus question de lui imposer quoi que ce soit sous prétexte que ça lui plaise. Allons-y de valeur sûre. M’installant sur le banc face au duo de canevas sur lequel mon attention se porte, c’est plus simple, c’est plus facile.  « C’était ma façon de passer le temps, entre les cours, à l’Académie. » que je raconte, alors qu’il me rejoint, qu’il s'assoit. Je réalise que je ne sais même pas ce qu’il sait de mes études, de ma vie avant ici - ce que mes parents ont dit aux siens, ce qu’il a gratté, ce qui l’intéresse ou non. J’assume au mieux. « J’ai appris plus en faisant ça qu’en écoutant attentivement mes professeurs. » un petit rire tout naturel qui suit, maintenant que je tente de ramener mes jambes vers moi, avant de me souvenir que la tenue que je porte ne donne pas facilement le confort auquel mes vieux jeans tâchés et mes t-shirts troués m’ont habituée. « Ça fait bien longtemps que j’ai peint, encore plus que j’ai eu la moindre inspiration, mais... » et je réalise que sans qu’il n’ait demandé la moindre information, je suis là, à lui faire mon historique, à en ajouter une couche sur cette soirée qui change tant du brunch, qui a des allures inverses de facilités pour moi, et d’accrochages pour lui. « Mais. » petite pause, regard complice, ou esquisse de. « Tu t’emmerdes, ou tu survis? » (décembre 2011)



Alors c’était ça qu’ils avaient en tête. Leurs mots qui résonnent dans mes oreilles, qui accompagnent chaque bribe de préparation avant ce soir, chaque kilomètre parcouru avec la voiture entre le manoir et le restaurant. Ils voulaient me marier à lui, ils voulaient me donner la chance d’avoir une vraie famille, un avenir assuré, un quotidien sécuritaire et normal pour Noah. Ainsi, ils ne me croyaient pas capable de subvenir moi-même à mes propres besoins, d’assumer mes erreurs, si avoir mis au monde un gamin qui n'avait rien demandé de tout ceci, que j’aimais encore maladroitement en était une. Jill s’insurgeait que j’étais trop jeune pour me marier à qui que ce soit, Matt insistait qu’Edward et la vie à ses côtés était le choix le plus logique pour être heureuse. Maman avait fait un book d’inspirations de mariage qu’elle semblait vouloir organiser à sa façon, à sa saveur. Papa était intraitable, et très souvent enfermé dans son bureau, dès que je tournais la tête, dès que je tentais d’avoir une discussion avec lui, de comprendre où j’avais échoué pour leur laisser l’impression d’avoir besoin d’un homme dans ma vie pour être digne de leur estime, de leur respect. Un homme qui m’avait invitée à le rejoindre ce soir, un homme qui se lève une fois que je passe la porte du restaurant, qui me fait signe de le rejoindre, qui me sourit. « C’est tout normal ; quel genre de fiancée aurais-je fait si j’avais refusé? » je tente de toutes mes forces de ne pas tiquer sur le mot fiancée, parce qu’en somme il n’y est pour rien. Parce que la déception qui passe par vague, parce que la rage, la chaleur, l’injustice que mes parents ont déclenché en moi est tout sauf sa faute. Si ça se trouve, il était en plus mauvaise posture que moi, et encore. « Remercie Jill. » et je souffle, devant ses compliments. Ma soeur qui avait passé une bonne heure à me traiter comme une petite poupée, voulant chasser les cernes sous mes yeux, la pâleur de ma peau. Et la conversation est simple, et il me parle du vin, il a la voix douce, il tente, je le vois, cet effort dans ses mots, dans ses yeux. « C’est le même que celui au dîner chez ta mère? J’avais beaucoup aimé. » je tente aussi. Les doigts qui joue avec le pied de ma coupe, le vin qui finit par toucher mes lèvres. Et à la lueur des chandelles, et à travers tous ces couples qui s’aiment d’amour différent, mais d’amour tout court, je lève la tête dans la direction du Fitzgerald, presque suppliante, mes iris qui le cherchent, le trouvent. « Edward, je… je voudrais te demander quelque chose. » bien sûr qu’il arrête de lorgner sur le menu, bien sûr qu’il porte son attention sur moi, avec la gravité de mon ton, avec ma voix qui se perd. « Est-ce qu’on pourrait faire comme si de rien n’était, ce soir? » dans un souffle, un soupir. Faire comme si demain, nous n’avons pas des gâteaux à aller goûter, une chapelle à aller choisir. Faire comme si demain, nous n’avons pas des parents à qui obéir, sinon les restes de leur courroux ne seront que plus terribles. Faire comme si, ce soir, il n’y avait que nous, et les dizaines de mondes en parallèle, et les univers où il m’aime vraiment, où je l’aime comme personne, où j’ai dit oui à son égard parce que c’était l’évidence, où il a demandé ma main en connaissant toutes mes qualités, mais surtout tous mes défauts. « Est-ce qu’on pourrait juste, laisser tout ça de côté, laisser les parents, laisser tout le reste, et juste… être nous? »  j’attendrais une seconde, une heure, une vie pour qu’il me réponde. Pour qu’on s’offre ça, avant la tempête. (février 2012)


Blottie au mieux, Edward s’assure de ne presque pas bouger lorsqu’il me pointe la fameuse toile, souvenir d’une vie d’avant on dirait, soirée floue qui remonte, et son malaise que j’avais perçu à des kilomètres. Un fin sourire se dessine sur mes lèvres, ultime effort, avant de tenter de lui accorder toute mon attention diffuse, difficile, de montrer l’intérêt. Elle est loin l’envie de parler, elle est enfouie bien profondément entre les médicaments qu’ils m’ont forcé à prendre au-dessus de ceux qui ont failli me coûter la vie, entre le sommeil qui pique, entre la vie qui démange. « Tu l’as achetée. » bien sûr, que je la reconnais, que je la trouve encore aussi belle et surtout, qu’elle me fait encore tant penser à lui. Il avait fini par y voir quelque chose, ou l’avait installée là pour me narguer dans un élan d’humour vaseux, néanmoins, le souvenir de cette soirée passée alors qu’on était encore tellement naïfs, alors que rien de tout ceci n’était tangible pour nous deux, alors qu’on avançait à tâtons dans cette nouvelle réalité encore si particulière pour nous deux. Réalité qui fait tinter son téléphone, de longues minutes plus tard. Aucunement à l’aise, Edward voit tout de suite à mon expression alarmée et à mes prières que je ne veux absolument rien avoir à dire, à partager, à relayer à ma famille. Matt y comprit ; ce qui est particulièrement difficile, compte tenu qu’il a toujours été la personne vers qui j’allais, envers et contre tout. « Certaine. » mes mots claquent, ma voix est intraitable. Et il obéit Edward, il joue savamment de sa réponse pour ne rien laisser deviner, me permettant de souffler un peu, de soulager cette tension qui naît au creux de ma nuque, le long de mes épaules. C’est assurément le fait de le savoir prêt à me garder ici le plus secrètement possible qui m’aide à trouver le sommeil quelques minutes plus tard. À plonger dans le noir, le doux, le simple, à relâcher ma mine inquiète, à sentir mon corps se détendre un peu plus, à pousser un dernier soupir avant de profiter de longues heures d'un repos bienveillant, me sachant plus en sécurité ici que nulle part ailleurs.

J’ignore l’heure qu’il est lorsque j’ouvre les yeux, lorsque je réalise être couchée dans un grand lit, la couette remontée jusqu’au menton, l’oreiller serré entre mes bras, la soleil du jour que glisse entre les rideaux, vient caresser ma peau, réchauffer mes joues. « C’était pas un cauchemard, hum? » je tourne doucement le regard, sentant une présence, l’ayant probablement entendu entre deux rêves entrer dans la chambre, ce qui aurait causé mon réveil. Pris sur le fait, Edward arrête tout de suite son mouvement, et je me redresse un peu plus, ramenant la couverture sur mon corps un peu moins gelé qu’hier, néanmoins toujours tremblant. Trop et pas assez, tout ce stress qui s’accumule, tous ces doutes, toute cette insécurité. Ces réponses que je ne veux pas connaître, ces questions que je suis lassée d’entendre. Je finirai par quitter le lit pour aller prendre une douche, longue douche bouillante qui délie un peu plus mes muscles, qui réveille mes sens, qui me donne l’impression qu’un jour, je serai plus solide, qu’un jour, j’arriverai à me tenir droite. Que ce jour n’est pas encore aujourd’hui, mais qu’il n’est pas loin, si je prends le temps de retrouver des forces, si j’y vais à mon rythme, si je ne laisse personne entraver le processus. Si Edward reste, s’il s’assure de poursuivre la mission ingrate que je lui ai infligée hier en me pointant sur le pas de sa porte, à assumer mes erreurs comme si elles étaient les siennes. Peu importe l’heure qu’il est , peu importe si j’ai dormi toute la journée où si l’aube vient à peine de se pointer le nez, le brun est en cuisine, à finaliser les préparatifs du petit-déjeuner dont il m’a parlé hier, repas qui, malgré qu’il semble délicieux, me retourne l’estomac rien qu’à y penser. Je mangerai pour lui faire plaisir, i guess.  « Je suis désolée, Ed.  » ma voix hésitante l’interpelle, m’assurant qu’il ait bien entendu, qu’il soit prêt à m’entendre, qu’il ne m’interrompe pas surtout. « Je suis désolée que tu sois pris là-dedans, pris au piège. »  il n’avait rien fait pour se retrouver là, il n’avait rien choisi dans toute cette histoire, encore moins de se retrouver avec un nouveau poids à porter en ma petite personne. La culpabilité se lit sur mon visage, se sent dans mes phrases, s’entend dans tout l’appartement. « Je suis désolée qu’ils t’aient marié à moi, et à tout ça. » la peau terne, le corps recroquevillé, la faiblesse d’être debout depuis trop longtemps qui rend mes jambes molles, qui m'énerve autant que me blase. « Tu mérites mieux. » et c'est l'évidence que ce n'est pas ce que je peux lui offrir, maintenant. (avril 2012)

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    And I know, times like these, you just take it slow. Fall asleep in the pillows, got my head in a chokehold. And there it goes, heart that pounds like a stereo. You take me round and round like the merry-go. One more ride, baby, here we go.





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SURNOM : Ed et si vous êtes assez proche de lui vous pouvez aussi essayer de l'appeler Eddy, mais c'est à vos risques et périls.
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Edora 3
I wanna follow her where She goes, I think about her and She knows it. I wanna let it take control, 'cause everytime that She gets closer She pulls me in enough to keep me guessing and maybe I should stop and start confessing.

I don't know what it is but I got that feeling. Waking up in this bed next to you, swear the room it got no ceiling. If we lay, let the day just pass us by. I might get to too much talking, I might have to tell you something. Damn, I like me better when I'm with you.


Edwara 1
Friendship is born at that moment when one person says to another: « What! You too? I thought I was the only one.”



◘ Fitzgerald Family ◘
Victoria 1
Success is not the key to happiness. Happiness is the key to success. If you love what you are doing, you will be successful


Edjamin 1 / Arya 1 / Ariward 1 / [09/10]

RPs EN ATTENTE : Heller 1 / Priam 1 / Matt 2
RPs TERMINÉS : Terminés :
#TeamBruger / Aaron / Edora 1 / Edwinny 1 / Edwinny 3 / Halloween 2017 / #TeamMalaise / Coramwinny / Mattward 1 (Fb) / Nouvel An 2017 / Edora 2 / Edwinny 4 / McGerald

Abandonnés :
Victoria 1 / Loyd / Saul 1 / Heidi 1 /
PSEUDO : Pti’ Biscuit aka KD
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MessageSujet: Re: EDWINNY ▲ dark necessities   Jeu 19 Avr - 18:42



dark necessities
Edwinny
Coming out to the light of day, We got many moons than a deeper place. So I keep an eye on the shadow's smile To see what it has to say. You and I both know everything must go away. Ah, what do you say? Spinning off, head is on my heart, it's like a bit of light and a touch of dark. You got sneak attacked, but I see your eyes spark. Keep the breeze, blow by blow and go away.

Il n’y a aucune méchanceté dans ma façon de réagir, seulement de la peur, de l’appréhension. Ça ferait beaucoup trop kitsch de dire que je suis un loup solitaire, mais pourtant c’est la vérité. Personne ne m’a jamais compris et je me suis toujours démerdé pour que ça reste comme ça. Si on commence à être compris, à rentrer dans la norme sociale, on va commencer à avoir des attentes de toi et ça amène directement à des problèmes, des déceptions, des ‘ si j’avais su ‘ ou encore ‘ je ne te croyais pas comme ça ‘.  J’ai toujours fui les problèmes, je n’ai jamais voulu me prendre la tête, plus depuis que j’ai commencé à tenir tête à mes parents. Je sais que nos parents nous réservent une merde, mais je ne sais pas encore  de quoi il s’agit. C’est beaucoup trop gros, ma mère qui me suit jusqu’à Londres, elle retrouve comme par hasard des vieux amis quelques semaines après notre déménagement et on commence à ne plus se quitter depuis ce fameux brunch. Alors oui, je ne m’y oppose pas, mais seulement parce que la brune à su éveiller ma curiosité et j’ai moi aussi envie d’en savoir un peu plus sur elle, cependant, devrais-je continuer comme ça ? Ou arrêter avant que tout ne devienne incontrôlable ? « Ah, quand même. » Pourquoi parler de ça maintenant ? Je ne suis pas un expert en art, mais j’arrive tout de même à imaginer le message qu’a voulu faire passer le peintre ou toute autre connerie dans le genre. L’œuvre que Ginny vient de me mettre sous les yeux me fait vite comprendre que je ne vais pas pouvoir me cacher sous des masques sans me faire griller et ça me fait terriblement chier d’une part, mais en même temps j’ai cette chaleur en moi qui brûle, celle d’avoir trouvé quelqu’un qui pense comme moi alors que j’ai toujours réfuté d’en trouver une. « J’ai réagi bêtement. Sans trop te lancer de fleurs, on va dire que tu as réussi à viser juste. » Je me sens coupable de réagir comme ça, surtout qu’elle m’a l’air d’être du type qui se referme d’un claquement de doigts si on agit vite trop mal avec elle. C’est dans des moments comme celui-ci où je pourrais bien prendre mes jambes à mon cou et me casser sans me prendre la tête, mais ça rentrerait en contradiction avec ma règle numéro une : Toujours vérifier s’il  a possibilité de s’arranger pour passer une nuit dans le même lit, pour être poli. « L’artiste fait dire que si tu as des critiques sur son travail, tu peux aller les lui partager directement. » Je tourne alors la tête pour regarder dans la direction indiquée par la jeune femme et ses yeux me lancent le défi d’aller le voir. Well, je ne veux pas qu’elle pense que je n’ai qu’une grande gueule, je vais donc à la rencontre de ce monsieur. Ça pourrait étonner Ginny, mais on sympathise rapidement, enfin, je l’embobine afin qu’il accepte de me vendre son fameux tableau et que tout ceci reste entre nous. C’est avec plus ou moins de réussite que je lui tends un chèque tout en adressant les remerciements de ma future femme, comment ça c’est mauvais de mentir sur son statut ? « Il t’adresse ses salutations et ses vœux de bonheur au passage, va savoir pourquoi. » Et je siffle alors que la jeune femme ne comprendra sûrement pas ce qui se cache derrière ces mots, il fallait que je trouve une solution pour qu’il me vende sa peinture  et j’ai eu cette idée en ayant Ginny sous mes yeux. Je me demande encore comment il a pu croire un mec aussi mauvais que moi en mensonge. « Viens. » Elle m’emmène alors dans une autre salle, s’installant sur un banc donnant une vue sur un tableau totalement différent du précédent. Je la rejoins, m’installant à mon tour et admirant ce qui se trouve sous mes yeux. Elle laisse place à un petit silence, sûrement nécessaire à la bonne compréhension de la peinture. J’ai peur de la déranger alors je préfère attendre qu’elle soit prête à reprendre la conversation, ce qu’elle fait presque aussitôt. « C’était ma façon de passer le temps, entre les cours, à l’Académie. » J’arque alors un sourcil, étonné de la voir en dire un peu plus sur elle, sur son passé. Je me suis dit qu’elle ne m’en parlerait probablement jamais, n’étant pas celui à qui il est simple de parler de ses passions. Je l’écoute alors attentivement ne voulant pas l’arrêter dans son élan. « Ça fait bien longtemps que j’ai peint, encore plus que j’ai eu la moindre inspiration, mais... » Elle s’arrête de nouveau et j’essaie de savoir ce qui peut bien lui passer derrière la tête. Ce n’est pas si horrible que ça comme soirée et j’espère qu’elle se dit la même chose même si j’ai un petit doute là-dessus. « Mais. » Un regard partagé et je jure avoir aperçu ne serait-ce que l’ombre d’un sourire sur ses lèvres. « Tu t’emmerdes, ou tu survis? » Et je fais semblant de bailler pour accompagner sa question. Depuis quand c’est mon truc de faire le gamin comme ça ? C’est plutôt amusant en réalité et j’ai l’impression que ça ne la dérange pas plus que ça, sûrement qu’elle a naturellement un côté petite fille. « Jdéconne, j’arrive à survivre pour le moment, enfin tant qu’il y a à boire, après je ne sais pas » Que je dis sur un ton ironique tout en prenant deux coupes de champagnes sur le plateau d’un serveur avant d’en proposer une à la jeune femme. « Je suis toujours dans l’attente de la suite je te signale. » Et je ris, alors que mon impatience légendaire commence à se montrer. C’est que j’aime bien avoir une fin à une histoire, c’est en quelque sorte logique non ? « Ça m’intéresse bien moi d’en savoir un peu plus sur toi. » Comme s’il y avait quelque chose entre nous alors que pas du tout, enfin je crois. Je me chasse directement ces idées de ma tête, je dois simplement être d’un naturel beaucoup trop curieux, bon et il doit sûrement y avoir ce côté de moi qui aimerait l’avoir dans mon lit pour une nuit qui parle également. « Je te jure c’était passionnant ! »  Pour le coup il n’y a aucune trace d’ironie dans mes mots, peut-être un peu d’exagération, mais c’est dans ma nature donc on s’en fout. « Si tu es sympa, tu auras peut-être le droit à en savoir un peu plus sur moi. » Finis-je par lui avouer. C’est tout naturel de se prêter au jeu si elle le fait elle aussi de son côté. « Enfin si jamais ça t’intéresse, sinon je peux tout aussi bien me la fermer et te laisser continuer. »
(décembre 2011)



J’aurais très bien pu tout refuser, rire à la gueule de mes parents tout en leur faisant bien savoir qu’il est hors de question que je sois marié de force, mais je ne l’ai pas fait, pourquoi ? Tout simplement parce que j’avais trop à perdre. C’est malheureux de l’avouer, mais je dois tout à mes parents, l’argent, mon travail, sans eux je n’ai strictement rien et passer d’une vie telle que je la mène actuellement à rien n’était pas envisageable pour moi. J’ai toujours refusé d’être comme eux, mais une fois qu’on goûte à cette vie il est très difficile de s’en sortir. Les soirées mondaines, les soirées clandestines, les voitures de collections, les femmes, j’ai tout ce que je veux et c’est la vie que j’ai envie de mener alors je vais faire avec ce mariage et on verra ce que ça donnera par la suite. « C’est tout normal ; quel genre de fiancée aurais-je fait si j’avais refusé? » Et je ne peux m’empêcher d’afficher ce sourire complice, mais aussi sarcastique quand on connait notre situation. On va donc laisser passer ce petit moment gênant et essayer de faire les choses bien pour que la pilule puisse mieux passer de mon côté comme du sien. Un compliment devrait faire l’affaire pour bien débuter non ? Je ne sais pas si elle prendra ses jambes à son cou et partira pour une lointaine contrée, en soit ça faciliterait un peu les choses, mais je commence à la connaître et je sais que je vais devoir marcher sur des œufs avec elle. « Remercie Jill. » Ils se sont peut-être trompés de sœur avec qui me marier, voilà le genre de blague nul à chier et loin d’être amusante que je pourrais lui sortir, mais je vois à son regard que rien de tout ceci ne la met à l’aise, qu’elle aimerait probablement juste vivre dans sa grotte sans que personne ne soit présent pour lui dicter ce qu’elle a à faire. Soit dit en passant Jill ne doit pas être plus facile à vivre, bien au contraire. « Elle t’a aidé à te préparer ? J’étais persuadé qu’elle n’apprécierait pas ce rendez-vous, je n’ai pas l’impression qu’elle m’apprécie beaucoup. » La dernière fois que je l’ai rencontré j’ai eu le droit à ce genre de regard qui te fait clairement passer un message et le sien n’était pas vraiment amical. « C’est le même que celui au dîner chez ta mère? J’avais beaucoup aimé. » Elle a visé juste, ce fameux dîner où tout commencer à se mettre un peu plus en place. Nous étions déjà au courant pour le mariage et c’était le moment pour mon père de nous rejoindre à Londres et d’enfin rencontrer Ginny. « C’est ça. Heureusement que mon père s’y connaît au moins un minimum en vin. » La différence entre les couples nous entourant et notre tentative désespérée de faire comme si tout était normal saute aux yeux. Pourquoi ne suis-je pas tout simplement un bon petit pantin comme mon frère et mes sœurs, au moins je ne serais pas dans une situation comme celle-ci. « Edward, je… je voudrais te demander quelque chose. » M’interrompe-t-elle alors que je commençais à jeter un coup d’œil au menu. Même si elle a toujours eu un peu de mal à s’exprimer en ma compagnie, je peux très clairement voir que ce n’est pas qu’une simple petite question qui lui trottine dans la tête. « Je t’en prie. » Et elle hésite, son regard fuyant finalement le mien, hésitant sûrement à s’engager sur une conversation qui pourrait gâcher cette soirée qui est déjà bien malaisante. « Est-ce qu’on pourrait faire comme si de rien n’était, ce soir? Est-ce qu’on pourrait juste, laisser tout ça de côté, laisser les parents, laisser tout le reste, et juste… être nous? » C’est à mon tour de fuir le sien tout en replaçant une mèche rebelle. Je ne suis pas vraiment du genre à faire comme s’il ne se passait jamais rien, c’est fuir les problèmes avant qu’ils ne te reviennent encore plus violemment en pleine gueule, mais je dois avouer que si j’ai organisé cette soirée c’était pour faire bien, comme si toute cette histoire avait une logique. « Pour tout te dire, je voulais que cette soirée soit normale, faire comme si on avait vraiment des sentiments l’un pour l’autre, faire comme n’importe quel autre couple, mettre un genou à terre, te faire ma demande… » Je finis mon verre d’une gorgée espérant que ça puisse m’aider à continuer, parce que maintenant je ne suis plus sûr de rien, je devrais peut-être tout simplement renoncer à tout ce qui me rattache à ma famille, mais qui deviendrai-je ? Sans nom, sans rien… « Tout ce que j’espère aujourd’hui parmi tout ce tissu de manipulation, c’est d’avoir un mariage authentique, qui nous ressemblera, qui ne transparaîtra pas les manigances de nos parents. » C’est peut-être utopique de penser ça, surtout que si je parle d’authenticité, ça laissera clairement apparaître tout ce qui se cache derrière ce mariage, mais j’aimerais simplement qu’il y ait quelque chose à quoi se rattacher rendant cette union plus logique. « Ça nous confortera peut-être dans notre déni, mais au moins on pourrait avoir quelque chose de réel ou donnant l’espoir d’un semblant de réel… » J’en fais peut-être un peu trop… Je n’ai vraiment pas l’habitude de parler comme ça, de parler tout court… « Je ne suis probablement pas l’homme le plus bienveillant au monde, mais je vais essayer de faire mon possible pour ne pas te rendre la vie impossible. » Que j’essaie d’ironiser. (février 2012)


Je ne vais pas dire que cette position m’est très confortable, bien au contraire, mais visiblement ça l’est de son côté alors que puis-je faire de plus à part rester là à la voir s’endormir tranquillement ? Ultime geste qui trahit mes tentatives de rendre ce mariage le moins insupportable possible et voilà ce tableau que j’ai réussi à acheter après des négociations bien plus difficiles que prévues. Au lieu de la maintenir éveillée avec toutes mes questions et cette bouche qui fait office de moulin à parole, je me rends compte que je devrais peut-être la laisser se reposer un peu, ses yeux trahissent ce manque indiscutable de sommeil qui doit la ronger. « Tu l’as achetée. » J’aimerais lui donner toutes les raisons que j’ai eues pour avoir acheté ce tableau, mais ce n’est probablement pas encore le bon moment. Quand est-ce que ce moment sera le bon ? Je ne sais pas… Peut-être jamais ou peut-être bien demain. Le téléphone qui sonne, son cœur qui manque un battement alors que l’émetteur se trouve être mon nouveau beau-frère, ses yeux m’implorant de ne rien faire et me voilà encore un peu plus dans la merde, forcé de mentir, j’espère qu’elle ne me claquera pas entre les doigts sinon je sens que le responsable sera tout trouvé. « Certaine. » Je m’exécute, pensant surtout à son état de santé avant de penser à l’inquiétude que doit ressentir sa famille. Il ne lui faut pas très longtemps avant qu’elle ne s’endorme, me laissant seul devant mon film et toujours dans une position peu confortable. J'attends quelques minutes qu’elle soit bien endormie avant de la porter de nouveau vers mon lit, je vais donc devoir me contenter du divan pour pouvoir me reposer. Demain sera un autre jour et j’espère qu’elle sera un peu plus forte que ce soir même si je suis prêt à attendre quelques jours avant qu’elle ne reparte.

Une longue nuit de repos pour elle et je commence à entendre des bruits venant de la chambre trahissant son réveil. Je suis déjà debout depuis un petit moment, j’ai profité de ce dernier pour pouvoir faire une partie de mon travail au loft ce qui sera amplement suffisant pour le moment et je vais demander aux autres employés de finir le reste. Je pense que ça reste une meilleure idée de rester auprès d’elle pour le moment ne sachant toujours pas quand elle se remettra sur pied et comme ça ils auront l’occasion de prouver qu’ils ne sont pas aussi incompétents et de sauver leur place au sein de l’entreprise. Ginny se redresse enfin un peu et j’arrête ce que je suis en train de faire voulant m’assurer qu’elle aille mieux. « Tu as bien dormi ? Je me suis permis de te déplacer jusqu’au lit, j’ai supposé que c’était toujours plus confortable qu’un canapé. » Si elle parait avoir reprise un peu de couleurs, sa réaction ou plutôt la non-réaction de sa part me force à constater que ce n’est pas encore tout à fait ça. « Tu n’as qu’à aller prendre une bonne douche, je vais finir le petit-déjeuner. Bon il est presque midi, mais je pense qu’on se contentera de ça pour le moment. » Il faut dire qu’elle ne doit également pas avoir une grande faim. Elle se lève finalement du lit pour aller dans la salle de bain et je termine les derniers préparatifs de mon côté. C’est bizarre, mais j’ai l’impression d’aborder différemment la soirée d’hier, comme si je ne prenais conscience qu’aujourd’hui de la gravité de la situation. Ne devrais-je pas la ramener à l’hôpital ? Même si ça va la contrarier et encore pire, se sentir trahie ? Je ne suis pas un médecin, comment puis-je savoir qu’elle va mieux et quand est-ce que ce sera le cas ? Elle revient quelques minutes plus tard et me rejoint dans le salon où j’avais préparé la table basse. Comment puis-je bien m’occuper d’une autre personne alors que j’ai déjà du mal à m’occuper de moi-même ? « Je suis désolée, Ed. » Mon attention se porte tout naturellement sur elle alors que j’attends d’entendre la suite, même si je me doute déjà de la nature de ses futures excuses. « Je suis désolée que tu sois pris là-dedans, pris au piège. » Je ne peux m’empêcher de retenir ce petit rire nerveux, parce qu’en réalité elle est dans le même cas que moi. Ce n’est pas comme si elle était pour ce mariage. « Tu es tout autant prise au piège que moi. On va devoir faire avec. » Lui dis-je sur un ton léger, me voulant un peu rassurant alors que j’aurais bien besoin d’être rassuré de mon côté aussi. Ce n’est pas comme si le mariage était quelque chose que je connaissais sur le bout des doigts. « Je suis désolée qu’ils t’aient marié à moi, et à tout ça. » Son corps se remet à trembler alors que je commence à prendre place autour de la petite table et que je l’invite à faire de même pour déguster ce petit-déjeuner que je me suis donné du mal à préparer. « Tu mérites mieux. » J’essaie de nouveau de cacher ce petit roulement des yeux pour ne pas la mettre mal à l’aise. Il faudrait qu’elle comprenne qu’elle n’a rien à se reprocher, il faudrait qu’elle arrête de prendre tout le blâme et de tout supporter ça à bras-le-corps. « Comme je te l’ai dit hier, pour le meilleur et pour le pire non ? » Que je lui souris tout en apportant ma tasse de café à mes lèvres et il est dégueulasse comme d’habitude. « Je suis loin d’être le mari idéal aussi. Pourquoi continues-tu toujours à autant te dénigrer ? » C’est une réelle question et j’en attends une vraie réponse. Ce n’est pas en agissant de la sorte qu’elle arrivera à se sentir mieux. Si seulement elle pouvait avoir autant confiance en elle que j’ai confiance en moi, ça serait tellement plus facile pour Ginny, j’en suis certain. « Tu restes un être humain, tu n’es pas parfaite et personne ne l’est. Je suis certain que tu vas réussir à passer outre ce qui s’est passé. » C’est la seule solution si elle ne veut pas se sentir mal à longueur de journée. « Comme je te l’ai dit, tu peux rester ici autant de temps que tu veux... » Enfin, je remets un peu en question cette proposition, mais pour le moment on va dire qu’elle tient toujours. « … Qu’est-ce que tu veux faire aujourd’hui ? Si tu restes à ne rien faire pendant plusieurs jours tu risques vraiment de devenir folle. » Que j’essaie de nouveau de blaguer et ce très maladroitement.  (avril 2012)

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MÉTIER : peintre et photographe, partage son atelier aux artistes dans le besoin, et le transforme les week-ends en workshop ouvert au public.
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MessageSujet: Re: EDWINNY ▲ dark necessities   Ven 20 Avr - 15:40



dark necessities
Edwinny
Coming out to the light of day, We got many moons than a deeper place. So I keep an eye on the shadow's smile To see what it has to say. You and I both know everything must go away. Ah, what do you say? Spinning off, head is on my heart, it's like a bit of light and a touch of dark. You got sneak attacked, but I see your eyes spark. Keep the breeze, blow by blow and go away.

Une seconde il est à ma hauteur, la suivante, il s’engouffre dans la foule sous mon regard curieux, amusé. Lui qui n’avait absolument rien à faire ici, lui qui n’aimait pas particulièrement l’art, lui qui faisait office de cavalier pour une raison obscure que je ne m’expliquais pas encore, le voilà qui parle à l’artiste, qui lui serre la pince, le faire rire, le charme. J’ai les sourcils qui se froncent, le sourire qui se dessine, et à son retour à mes côtés, c’est l'incompréhension la plus totale qui me guide maintenant qu’il me sort le retour du peintre à mon égard, un artiste que j’estime énormément et qui apparement n’a que du bon à me renvoyer. « Qu’est-ce que t’es allé lui raconter? » que j’anticipe au pire, le coup d’oeil alerte qui ne trouve plus le vieux de la vieille qui a déjà quitté la salle probablement pour mieux ailleurs. Et il est fier de lui Edward, je suis tombée dans le piège comme une gamine, trop facile, trop simple et je roule des yeux, soupire pour la peine, secoue la tête. « Oublie, j’veux pas savoir. »  parce qu’il se moque, parce que son air satisfait le trahit, et parce que ça va, c’est bon, on a compris à quel niveau de naïveté je me trouve lorsqu’on parle d’un de mes idoles et de la possibilité qu’il sache peut-être mon nom, que j’existe tout du moins. C’est l’impression d’être enfin à ma place dans cette ville depuis qu’on y a mis les pieds qui se charge de me remonter le moral, de me donner l’impulsion de poursuivre la balade dans la galerie, de l’entraîner à ma suite en bordure d’un tableau que j’ai repéré plus tôt ce soir, auquel j’ai envie de donner tout mon intérêt l’espace d’une poignée de minutes. Et je m’installe sur le banc y faisant face, invitant le Fitzgerald à faire de même s’il ne souhaite pas passer les prochains instants à faire le piquet sans but précis autre que d’attendre que ma lubie d’observer une oeuvre en silence passe. Le pauvre, il n’est pas sorti de sa misère. C’est bien parce que mes parents m’ont élevée convenablement - jusqu'à il y a un an, que je m’interromps dans mon discours, réalisant à quel point je raconte une partie de ma vie pour laquelle il n’a probablement aucun intérêt. L’ironie dont le brun use pour faire passer le message m’arrache un rire, vaguement rassurée de ne pas avoir alourdi la soirée avec mes confessions à demi-voilée. « Une flûte c’est suffisant. Merci. » il en profite pour renflouer sa consommation, je refuse celle qu’il me tend, lui montrant la coupe précédente que je tiens toujours entre mes doigts, et qui a à peine été touchée. Le temps qu’il retourne le verre d’extra, j’ai perdu le fil de ce que je disais moi-même. « La suite de? … oh. »  Ginny, allez, un peu de nerf. À savoir, entre Noah et la découverte d’une maternité dont je ne me croyais pas capable, le simple fait de sortir de la maison et de vivre autre chose que le quotidien fade et beige auquel j’ai droit additionné aux bulles suffira à ce que je m’égare un peu plus, un peu mieux dans ma tête. « Ce que je voulais dire, c’est juste… c’est que ça reviendra, l’inspiration. Y’a eu beaucoup de changement dans ma vie ces derniers temps, tout se place enfin et se calme, ça fait du bien. » et je précise ma pensée, non moins en y ajoutant une conclusion heureuse, l’intention de. Ce n’est jamais facile de parler de ces choses là, c’est pourquoi je me raccroche à la moindre bribe d’espoir à laquelle j’ai droit, tout sauf penser à Ezra, penser à Brisbane, penser à cette vie à laquelle on m’a arrachée si facilement. « Il suffirait juste que je finisse par aménager un petit atelier, ou que je trouve un local sympa, et tout reprendra son cours i guess. » j’hausse l’épaule, replante mes iris sur le canevas qui siège devant nous, laisse mon souffle s’adoucir, mon expression se détendre. Un simple petit rictus que les plus initiés auraient de suite remarqué, mais je compte sur le fait qu’Edward me connaît encore trop peu pour avoir emmagasiné la moindre de mes expressions. Pourquoi perdrait-il son temps à le faire, de toute façon? Comme s’il avait lu toutefois en moi, comme s’il avait senti que les projecteurs avaient été braqué un peu trop longtemps sur ma petite personne pour que mon aise reste intacte, il renchérit en tendant une perche, une possibilité de changer de sujet, de se mettre lui-même à l’honneur. Et je laisse courir un rire sur mes lèvres, l’instant d’après faussement dépitée. « Pas besoin de t’éterniser. Entre Jill, Matt et mes parents, ton portrait est pas mal déjà tout tracé. » s’il savait répondre parfaitement à mes sarcasmes, je n’allais pas me gêner pour lui en lancer un du revers, amusée. Et comme j’ai toute son attention, je poursuis ma lecture, l’air de répéter un texte qu’on m’a si robotiquement partagé - ce qui n’est pas entièrement faux. « Riche fils de bonne famille, un frère, deux soeurs. Papa aux États-Unis à la tête de l’entreprise familiale, maman très impliquée dans la haute. Un profil enviable, un compte en banque qui l’est tout autant et une carrière qui promet. »  l’énumération aurait pu lui tirer un bâillement et un vrai, parce que, il ne le devinera que trop à mon ton, ce n’est pas là où il risque de capter mon intérêt. « Ils t’ont bien vendu. » ma langue claque, le temps que quelques invités passent à nos côtés, entrent dans notre bulle. « C’est juste dommage que ça passe sous un format un peu trop léché à mon sens. » et je laisse un regard complice partir dans sa direction. « Je parie qu’il y a d’horribles squelettes dans tes placards. C’est ça qui m’intéresse, pas ce que les autres peuvent bien dire sur ton pedigree. »  la meilleure distraction restera toujours de viser les secrets des uns, le temps qu’ils en oublient les nôtres. (décembre 2011)



Le compliment est poli, bien intentionné, censé détendre l’atmosphère et il le fait, un temps. Le souvenir de ma soeur qui a pu gratter quelques minutes de légèreté à se battre avec véhémence pour que je la laisse utiliser un rouge à lèvres plus foncé que celui vers lequel ma préférence allait tout naturellement. Edward qui ne manque pas l’occasion de passer un commentaire sur Jill et ses appréhensions, que j’avais tout autant remarquées que lui, mais pour lesquelles je ne m’en faisais pas. De toute façon, si nos géniteurs ne nous écoutaient pas, nous les personnages principaux de l’histoire, pourquoi s’attardraient-ils à la méfiance de mon aînée? « Elle prend son temps avant d’accorder sa confiance aux gens, c’est tout. Ça viendra, faut juste être patient. » un peu comme tout le monde dans notre famille, ça prenait un temps capital avant que nos gardes soient baissées. Il ne le saurait que trop vite. Les coupes se remplissent, il amène la sienne à ses lèvres, je l’imite. Le temps s’arrête, le souvenir de ce fameux dîner encore en travers de ma gorge. Edward qui parle de son père, et ma voix me surprend moi-même. Heureusement que mon père s’y connaît au moins un minimum en vin. « Autant qu’en contrat notarié. »  la seconde suivante mon regard horrifié s’accroche au sien. « Pardon… je… c’est sorti tout seul. »  oui, dans un futur relatif j’espérais qu’on allait rire de cette histoire. J’aspirais à ce qu’on en revienne, véritablement. Mais le chemin serait long, autant commencer de suite à désamorcer, à tenter mollement. D’où mon amorce, d’où ma question, d’où cette tentative de laisser le mariage, les papiers, les obligations, les règlements de compte hors de l’horaire du soir. Je n’en veux plus, pour l’instant que durera le repas, de cette épée de damoclès qu’on nous a imposée. Mais Edward voit la chose autrement, et son discours me prend de cours, simplement parce que je croyais que lui aussi n’accordait aucune importance à l’engagement sur papier, parce que j’étais persuadée qu’il ne s’empêcherait pas de vivre, ne voudrait même pas forcer un quelconque semblant d’union une fois les alliances échangées. « Est-ce que tu penses que ça serait possible, qu’on soit comme eux? Un jour? » la question me brûle les lèvres, tombée en terrain inconnu, comme s’il s’agissait de la seule information que j’ai retenue de tout son discours, comme si j’appréhendais le décevoir lorsqu’il réaliserait que je n’avais rien de bien extraordinaire à lui offrir, entre un coeur brisé, des espoirs déchus, l’impression de ne jamais pouvoir aimer à nouveau. « Laisse, c’est stupide de demander ça.  » je lève la main, l’empêche de poursuivre. Bien sûr que j’ai mal compris, bien sûr qu’il trouve aussi ridicules que blessantes les manigances de nos parents de nous forcer ainsi. Son espoir d’un mariage à notre image fait de suite apparaître un voile de dépit sur mon visage. Il ne connaissait pas encore suffisamment mes parents pour croire qu’il aurait le droit de dire un mot supplémentaire dans tout cet effet boule de neige. « Si on arrive à choisir ne serait-ce qu’un infime détail dans tous les préparatifs, ce sera déjà ça de gagné. » encore heureux si on peut sélectionner le gâteau, ou même la couleur des fleurs. Je parie que le dossier est déjà bouclé, dès la seconde où ils ont eu l’idée. Le réel qui revient, sur lequel Edward insiste, et même si la seconde d’après nos plats nous sont servis, c’est tout sauf à mon assiette que j’envoie mon attention. C’est à lui, et à ses prunelles, que je dédie tout ce que j’ai. « C’est vraiment ce que tu veux? Qu’on fasse comme si? » et je me répète, autant que lui-même. Me voilà surprise qu’il tienne un discours du genre, alors que depuis le début, il m’était apparu comme quelqu’un de bien, oui, mais sans la moindre volonté de voir plus loin que ce qu’on lui demande de faire, d’être à mes côtés. De ce fait, je préfère de suite être franche, lui dédier ne serait-ce que le même niveau d’honnêteté que celui qu’il daigne me partager depuis mon arrivée. « Tu sais, moi je me contenterais bien juste de toi. Pas du toi qui veut polir les apparences, qui veut qu’on ait l’air de quelque chose qu’on n’est pas. Si on doit aller jusqu’au bout et jouer à leur jeu, si on doit bel et bien se marier, autant être nous-même quand on peut, loin des regards.  »  les sentiments sont quelque chose à part. Je ne peux pas lui assurer que je tomberai amoureuse, je ne peux pas lui assurer le contraire non plus. Je ne peux rien lui promettre, tout simplement parce que je n’ai plus rien à offrir à quiconque. Je peine encore à trouver la motivation, l’air nécessaire pour me traîner dans mon quotidien, mes forces limitées n’auraient rien de bon à lui jurer sur l’instant. Mais la douceur avec laquelle il renchérit, la promesse qu’il me fait sans alourdir l’ambiance est suffisante pour que je souffle un peu. « Et je suis probablement pas la fille la plus facile à côtoyer au monde, mais je vais essayer de faire mon possible pour construire quelque chose avec toi. » je paraphrase, le temps de remettre mes idées en place, et surtout de souligner l’échange d’un rire complice. « Il va définitivement falloir qu’on travaille sur nos voeux. » à savoir, maman et papa les ont sûrement déjà rédigés pour nous, à l’heure où on se parle. L’instant d’après, notre serveur repasse à la hauteur de notre table, laisse deux coupes, champagne frétillant, à notre intention. « Compliment de la maison. Une excellente St-Valentin à vous deux. » et je retiens un soupir, à nouveau. Parce que l’espace d’une fraction de seconde, on était Edward et Ginny, juste Edward et Ginny. Pas les familles Fitzgerald et McGrath qui fricotent au-dessus de nos intérêts sans demander leur reste. La curiosité qui remonte, maintenant que je me décide à attaquer mon plat d’une première bouchée. « Tu pensais te marier, avant? T’aurais imaginé ça comment? »  (février 2012)


La nuit est comateuse, la nuit est lourde. Mon sommeil est profond, par chance, j’ignore si les insomnies n’auraient pas été le dernier clou à mon cercueil si je les avais laissées prendre toute la place et me refuser le peu de repos dont j’ai besoin pour survivre à la suite. Ce n’est que lorsque j’ouvre un oeil puis l’autre, que je constate à quel point dormir m’a fait un bien incroyable. Dehors, on entend la pluie qui commence à marteler sur les fenêtres, le vent qui doucement se lève. Mais c’est l’arrivée dans la chambre d’Edward qui attire d’abord mon oreille, lui qui apparemment s’est coltiné le canapé pour me laisser prendre tout l'espace dont j’ai besoin dans le grand lit qui fait presque la moitié de sa chambre. Encore un peu dans les vappes, la tignasse éméchée et les idées embrumées, je me fie à sa suggestion de passer sous la douche le temps qu’il retourne à sa besogne. Un jet sur la nuque, l’autre au creux du dos, et je retrouve un peu plus constance lorsque je finis par me retrouver face à lui, le coeur lourd de remords, les excuses soufflées du bout des lèvres. Mais il ne veut rien entendre Edward, il me fait signe de venir le rejoindre et piteuse, je traîne de la patte, finit par me poser au sol, me mord l’intérieur de la joue, résiste à renchérir avec pire juste pour poursuivre ma pensée. Il a déjà oublié, il l’a déjà balayée du revers, il n’a pas de temps à perdre avec mes tentatives de réparer ce qui est brisé depuis des mois. « Au moins, ils ont choisi quelqu’un qui sait bien faire à manger. »  que je relativise, plongeant ma cuillère dans une salade de fruits de toutes les couleurs, quelques vitamines pour reprendre un peu de vigueur. Le silence dans lequel on est passés maîtres, mais qui ne pèse pas autant qu’avant. Parce que chacun à tour de rôle, on s’adapte, on tente de faire avec, justement. Toutefois, il y a des choses pour lesquelles je suis tout sauf prête à faire des compromis. À peine la première gorgée de café bue et déjà, le rictus que j’aborde est tout sauf bon signe. « Par contre pour le café, c'est pas du tout ça. On va devoir bosser là-dessus. » on a tout le temps du monde, non? Autant en profiter pour m’assurer de ne plus avoir besoin d’ajouter tant de lait à la concoction pitoyable qui sort de sa machine à espresso, maintenant que le carton y passe presque en entier. L’entendre rappeler le sermon à l’église et les engagements que nous avons pris quelques semaines plus tôt m’encourage un soupir, maintenant que je me réinstalle doucement sur les coussins qu’il a disposé au sol pour plus de confort. « C’est juste… qu’il y a beaucoup de pire qui vient de mon côté je trouve. » bien sûr qu’il n’était pas plus blanc que moi dans l’histoire, et que si on l’avait adjoint à telle union, il l’avait tout autant cherché que moi aux yeux de ses parents. Mais de là à dire que son attitude volage, que ses nuits de folie et sa passion pour jouer les beaufs de service lui valaient de se retrouver coller à un cas comme le mien me semblait bien trop injuste. Edward qui n’en manque pas une pour me faire la leçon, côté presque paternel qui insiste sur ma capacité totalement innée à me dégrader dès que l’occasion se présente et de l’entendre de sa bouche rend les choses un peu plus abruptes. Parce qu’elle est loin l’époque où il me voyait encore comme un simple trophée à gagner ; maintenant, il sait vraiment à qui il a affaire. « J’ai toujours été comme ça. Le psychiatre parlait de mécanismes cognitifs de protection. »  nerveusement, j’entends le métal de l'ustensile qui sert à brasser mon café cogner sur la porcelaine de la tasse. Je le sens, le regard du brun sur moi, je la sens, son impatience d’avoir quelque chose de plus tangible que des phrases soufflées et des yeux bouffis pour faire état de ma situation et savoir ce qu’il fera bien de ma carcasse pour les prochains jours où je la lui imposerai. « Y’a eu un soir où j’ai perdu la tête complètement. Ça fait plusieurs mois qu’ils m’ont médicamentée. À un moment, tout allait. Puis à un moment, rien du tout n’allait. » et je lève doucement la tête vers lui, et je me fais violence pour tenir son regard aussi longtemps que j’en suis capable. « C’est pour ça que j’ai été hospitalisée. Parce que j’ai voulu en finir.  » les mots tombent, et la pluie dehors rend la scène beaucoup trop dramatique pour ce que c’est vraiment. Une prise de conscience, un arrêt sur image, une deuxième chance aussi. « Je te dois bien ça. La vérité. » un timide sourire qui trouve sa place sur mon visage fatigué, jamais ingrate au point de le mêler à tout ça sans lui donner toutes les cartes, tous les outils pour faire un choix éclairé. Et mis à part de rester ici, me cacher un jour, une semaine, une vie, qu’est-ce qui viendra ensuite? Dans quoi est-il pris au piège, justement? « Honnêtement, je pense que j’ai juste besoin de prendre des forces. » le verdict est tombé. J’entends les mots de mes parents, de Matt, des médecins que j’avais pu rencontrer, tous convergeant vers le fait que je devais simplement me reposer, attendre patiemment que ça passe. « Le reste viendra au fil du temps. J’espère. » parce qu’attendre, c’est ce que je fais depuis qu’on a emménagés ici. Être patiente, ne pas faire de vague, suivre le courant, faire confiance. Et si on voit où cela m’a menée ce n,'st pas ce qui est le plus encourageant. « Mais je me suis promis pour Noah de ne plus jamais les laisser m’atteindre autant. » de toute façon, maman s’est bien assuré d’ajouter une clause au contrat de mariage qui stipule désormais que si j’étais dans l’incapacité de m’occuper de mon fils suite à ma tentative, tous les droits du gamin revenaient à ma famille et elle seule.

Le petit-déjeuner se passe sans heurts, j’arrive même à avaler une quantité raisonnable de nourriture, suffisante pour ravir n’importe qui sachant ma tendance à avoir l’appétit coupé dès la moindre pointe de stress. Edward pose la question qui fâche lorsqu’il me demande ce que je prévois faire, ce à quoi je voudrais m'occuper durant mon séjour. Un bref coup d’oeil par la fenêtre me confirme ce que je sais déjà, et lui sûrement aussi. « Ils doivent me chercher, ils doivent errer dans le coin. »  autant ne pas prendre de chance et garder ma vie on hold loin du monde extérieur le temps dont j’en ai besoin. « T’en fais pas pour moi. Je vais me poser un peu, dormir surement. Fouiller dans ta bibliothèque, juger tes goûts en littérature... » et il est mince, mais il est là, le rire qui tente de se prêter au jeu, d’être le moindrement rassurant. Un peu plus de je me lève, joins le geste à la parole maintenant que du bout des doigts je fouille les couvertures des divers bouquins qui sont posés sans ordre précis sur ses tablettes. La seconde suivante, je m’immobilise dans mon mouvement, et en tire un album qui m’a de suite interpellée pour des raisons évidentes. « J’avais même pas vu les photos, encore. » sur le carton calligraphié, on peut lire la même engravure qui faisait office d’en-tête sur nos invitations de mariage. (avril 2012)

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    And I know, times like these, you just take it slow. Fall asleep in the pillows, got my head in a chokehold. And there it goes, heart that pounds like a stereo. You take me round and round like the merry-go. One more ride, baby, here we go.





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