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 ever met the human version of a headache ? (auden)

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ÂGE : 20 ans (19.11.1996)
SURNOM : Elle s'appelle en réalité Andrina mais Nina, c'est plus court.
STATUT : Officiellement en couple, elle se considère néanmoins libre comme l'air.
MÉTIER : Fait des études de management, formation en alternance chez HANNAH.
LOGEMENT : Entre le #209, à Pine Rivers et le grand manoir des Gilmore à Bayside.
POSTS : 1117 POINTS : 1695

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : clever as the devil, twice as pretty ≈ mots-clés : diva, moët et chandon, beauté, instagram, solitude, carmen, fracture, mots-poignard, nietzsche, vipère, nuit.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :


carlislehannah squadnissrinaudenhannahilhanbrynazurzachariahjoyangelina #2kanecolejeremy

RPs EN ATTENTE : keandra ≈ lene ≈ arsène ≈ arthur ≈ koleen ≈ noa
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AVATAR : Dua Lipa.
DC : None.
INSCRIT LE : 17/05/2017
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MessageSujet: ever met the human version of a headache ? (auden)   Ven 9 Juin 2017 - 11:49





≈ ≈ ≈
{ gare à toi garcon, dindon de la farce de la garce sans garantie sans frasque
car les mauvais garçons aiment les claques, vilains garçons ou têtes à claques  }
auden ✰ andrina

Rien au monde n’aurait pu la faire quitter son oreiller si confortable, aussi moelleux qu’un nuage chargé de pluie, si tôt un dimanche. Enfin tôt… il était onze heures bien passées mais si on prenait en compte le fait qu’elle ne s’était couchée que cinq heures auparavant… il était très tôt pour elle. Elle avait beaucoup de respect pour les musiciens, d’autant plus pour les musiciens de jazz et jamais elle n’aurait dit non à aller danser sur du bebop, si c’était encore à la mode, mais son voisin était un grand débutant. Même pas un trompettiste débutant, non, vraiment, il ne méritait pas cette appellation : de son instrument il ne tirait pas de notes ni de mélodie. Elle l’aurait plutôt volontiers appelé souffleur débutant, en témoignent les sons qui s’apparentaient à un égorgement d’éléphant qui lui parvenaient. Nina avait déjà des envies de meurtre à peine réveillée, heureusement, c’était habituel et cela n’allait pas forcément influencer si sa journée allait être bonne ou non. Nina se laissa vingt bonnes minutes puis finalement quarante, à glander sur son portable et checker tous ses comptes sur les réseaux avant de se lever.

En arrivant dans la cuisine, elle se prépare le genre de smoothie de fille d’Instagram, kiwis, bananes, fraises, groseilles mais aussi tout un tas de fruits exotiques venant du fin fond de l’Australie peut-être, ça prend un temps fou de tout découper alors elle se sent obligée de le prendre en photo. Rien que pour montrer aux gens qu’elle a le privilège de manger sainement, même s’ils ignorent qu’il faut près de quarante minutes pour seulement obtenir un grand verre, qu’elle ne boira qu’en deux minutes. La frivolité de ce genre de pratiques quotidiennes lui échappe encore, elle se dit que sa vie est confortable, elle possède de l’argent et avec ça, elle peut se permettre de prendre son temps. Pour elle, il n’y a que la perspective de garder une peau de bébé et un teint frais qui lui importait. Rester jeune et jolie, cela demandait des efforts pharaoniques mais ça, seules les filles jeunes et jolies ou celle qui étaient jadis jeunes et jolies le savent. T’as la belle vie, le Chat, se dit-elle. Elle rit doucement en sentant ses poils chatouiller la peau de ses jambes pendant qu’il zigzaguait dans son passage. Il miaulait, sûrement contrarié de ne pas encore avoir eu à manger. Au départ, leur relation avait été… conflictuelle. De son côté, elle n’était pas habituée à devoir répondre aux attentes et besoins d’un autre organisme vivant qu’elle-même et après, quand elle avait su qui était le propriétaire de la bestiole, elle n’avait eu qu’encore plus de ressentiment pour ce squatteur. Cela faisait presque deux semaines depuis leur première rencontre, quand elle s’était aperçue qu’il aimait grimper sur sa voiture depuis le mur et qu’il restait là. Il l’avait fait plusieurs fois. Puis un soir où le temps était orageux et qu’il pleuvait à grosses gouttes, il était encore là et il s’était mis à miauler après elle en la suivant. La scène, ainsi sous la pluie, lui avait rappelé la fin de Diamants sur canapé, c’est là que venait son nom, c’est pourquoi elle s’était décidée à le ramener chez elle et avait conclu qu’il était sûrement perdu. Elle ne voulait pas s’attacher à cette boule de poil et avait minimisé les contacts, elle avait toujours été plus chien que chat, mais force est de constater qu’il venait d’entrer dans sa vie, un peu. En regardant par la fenêtre, réfléchissant à tout ce qu’elle avait à faire aujourd’hui (rien de spécial) et se rendant compte que le Chat avait fini par corrompre son cœur et obtenir son affection, elle se dit qu’il était peut-être temps de le rendre à son propriétaire.

Elle a pris son temps pour se préparer, rien d’extravagant mais elle perdait toujours régulièrement vingt minutes à fixer son portable. Finalement, Andrina ne sortit de chez elle que vers seize heures, lunettes de soleil Dior sur le nez et à bout de bras, moins glamour, la caisse de transport qu’occupait le Chat. Auden Wells lui faisant l’honneur d’habiter le même quartier d’elle, elle se rendit chez lui à pied. Elle s’acharna sur le bouton de son interphone comme s’il était le visage de son trompettiste de voisin, sujet de ses fantasmes de meurtre, quelques heures plus tôt, s’énervant de ne pas obtenir de réponse. Au bout d’un moment, on décrocha à l’autre bout. « C’est Andrina Farrell. Ouvre-moi, je viens t’annoncer le décès de ton chat. » Elle avait fait en sorte que son ton ne trahisse pas sa – mauvaise – blague et fut satisfaite de voir la porte s’ouvrir. Elle n’eût qu’à prononcer le nom de celui qu’elle visitait pour que le concierge lui indique l’étage. Elle déclina quand il lui offrit de l’accompagner et monta dans l’ascenseur seule. Ensuite, elle n’eût aucun mal à trouver Auden, il fut la première chose qu’elle vit en sortant. Nina ne se décida à retirer ses lunettes de soleil que quand elle arriva à sa hauteur et le fixa directement dans les prunelles. Elle ne lui adressa pas de sourire et guettait attentivement sa réaction alors qu’elle lui remettait rapidement la boîte contenant le Chat entre les bras. « J’espère que ma visite te fait plaisir. » Elle fronça les sourcils en détaillant son visage. « Tu as une sale tête, qu’est-ce que t’as fait hier soir ? » Elle ne savait même pas à quoi s'attendre du peintre dégénéré, comme elle le surnommait. Ne voulant pas converser sur le palier, elle prit ses aises et avança droit devant elle, forçant Auden à se décaler pour  la laisser passer. « Alors c’est là, chez toi ? C’est ici que tu peins ? »
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ÂGE : Toi, ça fait bien trente-huit ans que tu montres ton cul à qui veut le voir.
SURNOM : "L'alien", selon les titres racoleurs. Le "Gainsbourg du troisième art" pour Giovanna, c'est avec ce genre de déclarations lambda qu'on t'apprivoise .Pas des plus glorieux dans la bouche de certain(es), tu resteras Auden pour les intimes. Auden et quelques noms d'oiseaux dissimulés de ça et là.
STATUT : Girouette accomplie, marié à ses pinceaux. Géniteur d'une hippie de dix-huit ans qui vient d'apparaître dans sa vie.
MÉTIER : Basquiat des temps modernes.
LOGEMENT : #112, Pine Rivers

POSTS : 320 POINTS : 320

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Personnalité misanthrope. ≈ Le genre de trentenaire n'ayant jamais raccroché sa crise de l'adolescence ≈ Vrai goujat avec les filles ≈ Ne se prive pas de dire tout haut ce que beaucoup penseront tout bas, pas forcément en accord avec les idées mais par plaisir de faire chier son monde ≈Consommateur de stupéfiants en tout genre. ≈ Noctambule sur les bords. ≈ Esprit lunaire. ≈ Amoureux des voyages, son appartement est un petit musée qu'il prend soin de compléter ≈ Narcissique, qu'ils diront. ≈ Tatoué maladif ≈ Fêtard "Jackass"≈ Excentrique perfectionniste. ≈ Superviseur détesté, artiste admiré.
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RPs EN COURS : Ginny Gio Violet Nina

RPs EN ATTENTE : Ariane; Lloyd; Edward; Matt; Nissrin; Cole;
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in coming.
PSEUDO : blue.v; solène.
AVATAR : James Edward Franco.
CRÉDITS : mine
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INSCRIT LE : 23/04/2017
http://www.30yearsstillyoung.com/t14834-auden-tout-est-plus-glamour-quand-vous-le-faites-sur-votre-lit-meme-peler-des-pommes-de-terre http://www.30yearsstillyoung.com/t14853-auden-the-high-life http://www.30yearsstillyoung.com/t14857-auden-wells

MessageSujet: Re: ever met the human version of a headache ? (auden)   Dim 18 Juin 2017 - 23:29



ever met the human version of a headache ? - Andrina
EXORDIUM.

Minuit passé, délai dépassé. La brochure du rez-de-chaussé est arrachée, gentille note à l'attention de tes voisins visiblement peu receptifs aux rares fois où la stéréo ambiance le bel immeuble. Tu fais la constatation en revenant de l'épicerie de dépannage à deux pas de chez toi, adrénaline prééminente, assez forte pour combler ces inquiétudes habituels sur le fait de devoir laisser ton appartement à quelques dizaines boulets datant de ta longue année de mendicité. Ainsi, chaque crémaillère est toujours un pas en avant vers un hommage pour ces gars-là, à la différence que ta deuxième pendaison de crémaillière fête surtout le départ de ta colocataire avec des zozos repentis d'un autre monde aux antipodes du bourg distingué. Quatre heures passé et la sonnette retentit. Deux gars en uniforme, passé une première fois selon leurs dires. Never want to come down, never want to put my feet back down on the grouuund. Ils embarquent ton pote à l'iroquois couleur pivoine, menace de te saisir si tu perdures dans ton imitation foireuse de Dave Gahan. Quand tu daignes baisser le son, les sbires s'en vont, lassé de ton discours pathétique à peine perceptible sur ton chat. Bobby, la face écrasée sous une petite couche de poils roux nuancé. Tu savais que l'idée même d'avoir un ou une colocataire allait encore moins lui plaire. Depuis qu'il est arrivé dans ta vie un peu par hasard, tu ne cesses de te dire que tu voudrais te réincarner en chat, parce que sept vies à soudoyer l'entourage de ton maître corrompu en tirant la tronche, la pensée te serait presque jouissif, personne n'en doute. Bobby c'est le chat de gouttière qui va aller vagabonder un peu partout pour revenir embourrer son estomac de tigre le soir. D'abord squatteur, il est devenu -au fil des cris- ton compagnon, dans un sens où ton besoin de solitude ne s'associent pas à une profonde mégalomanie, que ton isolement complet n'influe pas sur ton besoin constant de jouer avec le feu. Bobby et toi, c'est un peu la même histoire, à la différence que le chat, on lui fout grandement la paix à son mode marginal, parce que c'est normal. M'ouais. Ce qui est moins normal, c'est ton ressentiment à propos de son absence. Il a déguerpi, lassé des odeurs d'ylang-ylang et des longues conversations téléphonique de l'étudiante qui a posé ses marques pour quelques semaines. Alors, quand ton esprit embrumé constate qu'il n'est pas avec toi pour célébrer à nouveau votre vie à deux, tu fais la moue, évite par la même occasion une nuit en cellule qui aurait coûté cher à ta soi-disante image. Trop cher.

Il n'est pas revenu ces derniers jours et d'ordinaire peu anxieux, tu es bel et bien inquiet de sa destinée. L'être humain est tellement imprévisible qu'il est inutile d'interroger les motivations qui te poussent à le fuir. Quand l'appartement se vide enfin à l'aube, alors que les nuits se font de plus en plus longues dans cette partie du monde à part, tu ne trouves pas le sommeil, l'esprit qui carbure à la caféine, la logique qui te dirait d'aller fermer les yeux, ne serait-ce qu'un minimum. Le cocktail est explosif quand on considère que dormir n'est qu'une perte de temps, et non un besoin vital. Merci Sherlock, Auden, le meilleur du contre-exemple. Parce que tu mélanges une nuance de bleu avec une nuance de violet, elles s'assemblent et forment ce que ton imaginaire avait crée. Une nuit à la belle étoile sur le chevalet en bois. Volet fermé, néons, casque sur les oreilles, coupé du monde toi et l'extrapolation de tes esprits troublés, épuisés surtout, formule magique d'un succès que tu sais méritée. Tu fais l'erreur de sortir de ta bulle quand l'appel de ta vessie se fait trop pressant, constatant par la même occasion qu'on se déchaîne à l'interphone. Tu prends le temps de te rincer les mains, et ta tête affreuse. La notion du temps, tu ne l'as pas, c'est avec le naturel qu'on te connaît que tu réponds à l'interphone, persuadé de l'égarement d'un des garçons d'aussi bon matin... enfin. « C’est Andrina Farrell. Ouvre-moi, je viens t’annoncer le décès de ton chat. ». Ton cœur manque un battement. Andrina qui ? Ton chat quoi ? Tu appuies avec force sur l'interphone, ouvrant avec autant de hâte ta porte d'entrée. Dos collé au mur, bras croisés, l'ascenseur s'ouvre et toi, tu te redemandes encore pourquoi tu perds ton temps à comprendre les gens dans leur irrationalité. Tu jettes d'abord un coup d’œil à la cage, ton chat gesticulant à l'intérieur, supposément en forme. Cage que tu arraches à la volée des mains d'une jeune femme sans scrupule. Andrina Farrell, le regard ténébreux, née avec une cuillère en or dans la bouche, la vie d'une oie dans une écurie. Tu ne sais pas quel est le foutu problème de la génération actuelle, mais quand ton orgueil se voit être défié par la superficialité d'une gamine jet-setteuse, tu ne peux pas te contenir de voir rouge. Tu te serais bien passé d'une seule rencontre. Tu fais part de ces tires sur ta sale tronche et ajoute. " Ne me dis pas que mon chat est venue prendre ses aises délibérément chez toi. Qu'est-ce que tu lui as fait ?" Tu le sors de la cage, caches la joie qui émane en toi quand tu constates post-analyse qu'il va bien. Tu te relèves à peine avec le minet dans les bras, que madame vous double, franchie le seuil de la porte avec la modestie que tu attendais de sa part. Tu ne peux cependant pas t'empêcher de grincer des dents. Parce qu'il faudrait que tu la remercies en plus ? " T'as dix secondes pour dégager ton cul de petite baronne de mon appart'. " Tu gardes ton calme, poses la boule de poil à terre, attrape le bras de l’intrusive brune. " Oui, j'ai accroché l'une de tes copines sur la porte des toilettes si tu veux voir. " Dis-tu en la poussant un peu plus en arrière. Who's the boss ? Non mais vraiment, pourquoi faut-il que ça tombe toujours sur ta poire ?







 






Sociological critics are waste makers.
©bat'phanie




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MessageSujet: Re: ever met the human version of a headache ? (auden)   Ven 23 Juin 2017 - 17:19



Pendant le trajet, son imagination avait opéré pour imaginer le foyer d’un artiste dans son genre ou plutôt, d’un type dans son genre. Elle avait d’abord pensé à quelque chose de petit, un trou-à-rat d’artiste, où les activités de Wells forceraient un désordre permanent, des tâches de peinture sur le parquet, des toiles inachevées dans un coin, de la poussière, quelques sculptures, le tout à peine embrassé par la lumière, ce qui donnerait un côté intime, jardin secret. C’est comme ça qu’elle se représentait le mode de vie d’un peintre, en occultant totalement qu’il existait des peintres aux existences ‘normales’, qui sortaient le nez dehors pour aussi se retrouver parmi les autres. Il ne fallait pas nécessairement une vie de solitude et d’errance de malédictions en malédictions pour peindre des toiles et connaître le succès. Certains étaient plus qu’intégrés dans la société : on encensait, recouvrait de louanges et de mille flatteries pour ces magiciens, qui grâce leur technique, leur sensibilité et des couleurs idéalement accordées, révélaient aux gens ordinaires une autre vision de la réalité. Wells était difficile à placer, d’instinct, elle l’aurait mis dans la deuxième catégorie mais il n’était pas fait pour les interactions sociales ordinaires et refusait de se plier aux normes. Difficile de savoir si c’était par esprit rebelle ou par dégénérescence mais aux yeux de Nina, les deux revenaient au même. Elle avait été surprise de savoir qu’il habitait Pine Rivers quand elle avait fait quelques recherches sur sa personne. Elle fut un peu déçue de ne pas trouver sur la toile quelques photos de l’endroit exact et de l’intérieur, ce qui lui aurait permis de se faire une idée mais n’aurait en rien altéré son désir de se déplacer pour observer le spécimen dans son habitat naturel. Sa curiosité pour le personnage était trop forte pour ne pas saisir l’opportunité.

Andrina n’a pas attendu avant de se débarrasser de l’indésirable parasite roux qui avait foulé son appartement quelques jours, faisant des lieux les siens, comme un empereur aurait déambulé, fier, sur les terres conquises et parmi tous ses serviteurs. Dans le cas du Chat, il avait endormi l’égoïsme de son cœur froid d’amertume par quelques ronronnements pour qu’elle finisse totalement à son service, répondant à ses moindres besoins et même plus. Elle le rendait volontiers à son propriétaire et vu sa réaction, elle comprit que le Chat n’était pas à son premier coup d’essai en matière de séduction perfide. Wells s’inquiétait bel et bien sur l’état de sa chère et tendre boule de poil, lui reprochant même directement un quelconque mauvais traitement. « Cette saleté avait pris ses aises sur ma voiture. Heureusement pour lui, je n’ai pas trouvé de griffures sur la carrosserie, sinon, je t’en aurais tenu personnellement pour responsable. On sait tous de quoi tu es capable. » Elle crache, provocante, vengeresse mais d’une colère froide qui laisse à penser qu’elle n’a pas oublié et qu’elle le hantera toujours, tapie dans l’ombre en attendant le moment où elle lui porterait le coup fatal. Elle n’est pas du genre à s’émouvoir des retrouvailles en le maître et la bête et s’attend à se voir ouvrir grand les portes du monde d’Auden Wells (qu’elle mourrait, intérieurement, d’envie de découvrir) mais ni fanfare ni applaudissement ou remerciements claironnèrent son arrivée. Plus que d’être bloquée devant l’entrée, elle est carrément expulsée mais hargneuse, elle est bien décidée à sortir de vainqueur de ce combat d’égos phénoménaux. Elle est la reine et il ne faudra pas longtemps pour qu’elle déblaye le fou en face d’elle. Elle resserre les cases, diminue la distance entre eux pour signifier qu’elle est prête à être son adversaire et qu’elle ne le craint pas (comment pourrait-elle ?), les sourcils froncés, Andrina ne le lâche pas de ses prunelles qui lancent des éclairs. « Tu sais que pendant ces dix secondes, je pourrais utiliser juste quatre muscles pour te beigner assez fort pour que même ta mère ne te reconnaisse plus. » Dans son cas, sa mère avait sûrement depuis longtemps préféré oublier qu’un jour elle avait donné naissance à… ça. Elle dégage son bras. Même s’il a réussi à la faire reculer (ce qui l’a fait fulminer) elle se tient droite toujours face à lui et le défi du regard. Elle lâche un petit rire de dinde écervelée, c’est sa façon de se moquer. « Arrête ton petit numéro, tu ne fais peur à personne. Ose viser plus grand, Dieu seul sait où tu l’as ramassée alors que je ferai bien meilleur trophée. » Mais celui qui pourra l’abattre n’est pas encore né ou personne n’a jamais voulu s’essayer de la combattre, elle mord la gamine, avec la rage au ventre et elle taille ses mots comme on ferait aiguiser des couteaux. « Tu poses encore tes sales pattes sur moi et je te jure que je peux hurler assez fort pour faire exploser ton crâne. Et puis je manquerai pas d’inventer une histoire bien sordide pour que tu revoies plus jamais de couchers de soleil de ta vie, sans oublier de t’envoyer un joli kit de peinture pour que tu puisses t’amuser dans ta cellule ; je ne suis pas un monstre, vois-tu. » Elle fait résonner un petit rire pernicieux, digne de celui qu’on pourrait entendre juste avant un dernier supplice infernal quand on pensait avoir déjà franchi toutes les portes de l’enfer. Son visage affiche un rictus étrange, ses lèvres se sont étirées mais cela ressemble plutôt à une grimace avec son air sombre. Elle croit bien l’avoir assez estomaqué sur le moment, en lui faisant déjà un aperçu d’une autre facette de sa personnalité, pour pouvoir vaquer à l’exploration de son appartement ; raison de sa venue véritable. Mais avant… « Je te prie d’avoir l’amabilité de me laisser utiliser tes sanitaires. » susurre-t-elle d’une voix chaude et basse, venant câliner les oreilles et pouvant faire oublier qu’elle se révélait être l’incarnation d’un démon. Elle passa en douceur, le frôlant de tout son être juste avant de lui avoir fait une petite révérence de courtoisie. Tout ça n’était que de la mise en scène, elle aimait jouer et rire mais évidemment, elle n’avait pas le même sens de l’humour que le commun des mortels. Elle traversa un couloir, sans s’attarder à contempler les lieux et en se basant sur sa logique pour trouver les toilettes, elle fut rapide, glissant comme une ombre dans les couloirs de son appartement de peur qu’il ne vienne la rattraper. Elle prévoyait de se terrer dans les toilettes si jamais il se décidait à user de grands moyens (quels qu’ils soient) pour la chasser. Avoir l’honneur de pisser dans les toilettes d’Auden Wells méritait presque une photo Instagram pour marquer le moment et peut-être en faire jalouser plus d’un. Mais vu qu’ils n’avaient jamais été vus à partager des moments amicaux ensemble, les gens allaient sûrement penser qu’ils couchaient ensemble et elle ne voulait pas se retrouver mêlée, même dans des rumeurs et des gossips, à ce dégénéré. Sa réputation ne s’en retrouverait sûrement pas entachée, voire même le contraire, elle allait gagner des followers au passage mais c’était une histoire de dignité. Elle se plongea dans ses réflexions intensives le temps de vider sa vessie mais au moment fatidique de s’essuyer, elle se rendit compte qu’il n’y avait aucune trace d’objet ressemblant plus ou moins à du papier toilette. Elle avait vidé son stock de papier mouchoirs lors de son dernier rhume et elle était réticente à l’idée de s’essuyer avec un billet, en sachant tous les germes qu’il y avait sur la monnaie. Sa dernière option se porta sur les magazines à côté d’elle. Elle attrapa GQ pour voir Auden et les airs insupportables qu’il se donnait en couverture. Cela la fit rire. Elle tomba rapidement sur la page du photoshoot accompagnant l’interview faite de lui et sans même prendre la peine de lire, arracha la photo de lui et s’en servit pour faire son affaire. En sortant, elle se lava les mains avant de retomber sur lui. « J’ai trouvé mieux qu’une bécasse dans tes toilettes. Tu es à court de PQ alors je me suis débrouillée… » Un enfant venant de terminer un dessin et le remettant à ses parents n’aurait pas pu avoir l’air plus fier qu’elle, à ce moment-là. Elle ne s’attendait pas à ce qu’il comprenne ce qu’elle avait fait, sur le moment, mais elle était certaine qu’il repenserait à ses paroles s’il s’aperçoit un jour du feuillet arraché. Ne perdant pas le Nord, elle se rappela qu’elle était toujours là pour explorer un monde inconnu. Elle dénoua son foulard avant de commencer à déboutonner son manteau. Face au silence pesant, elle demanda, espiègle. « Ça ne va pas ? T’as l’air fâché… » Cela faisait longtemps qu'elle ne s'était pas tant (réellement) amusé comme ça.



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MessageSujet: Re: ever met the human version of a headache ? (auden)   Mar 18 Juil 2017 - 4:41



ever met the human version of a headache ? - Andrina
EXORDIUM.
Tu devines au froncement de ses sourcils que la duchesse ne joue pas dans la poigne et les marques d'affection. Omettant de souligner le fait de devenir la poule aux œufs d'or d'une chasseuse de prime, tu sais pertinemment ce qui la ramène là, autre que ton chat. Tu sais notamment que celui-ci connaît le chemin de la maison, qu'il aura servi d'accessoire à une mise en scène que la jeune brune aura longtemps cogité, et ce depuis que sa route croisa malencontreusement tes pas zigzagant sous les néons au rythme d'une ballade à la flûte imaginaire chantonnée par l'artiste gai, l'ivrogne des cocktails classy-chic à en finir au rebord de la cuvette. Toi qui devais racheter ton image, es passé de très peu à la catastrophe. En vérité, tu aurais même pu éviter ce léger accroc, mais estimais la soirée si médiocre que tu n'en jugeas pas les conséquences si dramatiques. Pas pour toi, qui en gardes encore aujourd'hui le souvenir d'un rire esclaffé face aux cris démesurée d'une Paris Hilton en miniature, quand tes jambes à reculons annoncent la victoire de l'homme qui sauva sa peau. Mais pour la jeune femme qui tend visiblement à avoir la rancune tenace, si. Elle te menace, confiante et hautaine, une attitude théâtrale qui, malgré son sérieux, peine à effleurer ta bonne conscience. Tu rentres dans le corridor avec le sourire narquois, on ne peut plus perplexe; c'est à celui qui fusillera le premier l'autre de son regard sombre et de ses joutes oratoires. " Oh mais je t'en prie, ais l'air d'une idiote et amuse la galerie de tes sanglots préfabriqués. Tes esclandres ne joueront plus en ta faveur un jour ou l'autre, plus vite que tu ne le crois. ". Tu restes plutôt dissipé, subtil dans ta démarche, loin du combat de coq qu'elle semble tant adorer. Son rire est laid, cynique, il tire dans les aigus de manière insupportable, à l'instar de sa bécasse de propriétaire. Tu ne te préoccupes à cet instant que de ton atelier, et des crasses que la chichiteuse pourrait y laisser par sa simple présence dans la pièce du fond. Le Diable exige d'emprunter tes sanitaires : ce qui semble être un affront de sa part n'en reste pas moins qu'un gag à tes yeux. Tu es toujours un peu fier de trouver des despotes en la matière, là où tu ne vas guère chercher d'ordinaire. A se demander pourquoi, n'est-ce pas ? En appréhendant l'éphémérité de tes tympans reposés, tu souffles, sors l'une de tes magiciennes pré-roulée d'un des tiroirs de la pièce principale, et attends patiemment la sortie de la brune après l'allumage de ton supposé relaxant. Quand elle réapparaît dans ton champ de vision, empruntant à la volée ton savon et ton lavabo, tu t'écartes, spontanément, cachant ta sournoiserie derrière une mine désenchantée que l'on te prête à volontiers. Elle attaque, crache de nouveau, elle chatouille avec toute son élégance ces traits fermes. Toi, fâché ? Bien-sûr si l'on tient compte des circonstances d'une telle visite cauchemardesque. Tu te dis même qu'elle a de la chance de faire une tête de moins que toi, et du fait que tu n'aimes pas te salir les mains ordinairement parlant. Mais si l'appartement devait prendre feu dans l'immédiat, tu sais qui tu ne sauverais pas.

Tu choisis sur le coup de ne pas répondre, la confortant bénévolement sur ses prouesses fourbes. Tu t'assieds sur le rebord du canapé, inspecte les gestes et les coups d’œil de la spectatrice autour de la pièce, un brin fier, un poil dubitatif surtout. Tu tires une taffe, recrache la fumée "involontairement" en sa direction, sait-on jamais. Tu connais des gens allergiques à ces conneries. " J'avoue être un peu étonné de voir que tu trouves quand même le temps de venir prendre tes aises chez moi. Ce n'est pas un fardeau pour toi, j'en conclue donc que tu cherches quelque chose que seul un artiste de mon genre est en capacité de t'offrir. Mais l'idée de le remercier un jour te révulse, alors tu joues à celle qui imposera son caprice, tu trouves ça plus simple. " Tu tires à nouveau sur ta cancerette, sans lui laisser le monopole de la parole cette fois-ci. " Tu viens parce que tu ne veux pas rester sur une ridicule première défaite entre une princesse et un vulgaire troubadour. Je ne vais pas m'excuser pour l'autre soir, juste te remercier d'avoir été là au mauvais endroit, au mauvais moment. Pas de doute, tu attires tout les regards, Farrell, détrompe moi si j'ai tord. " Parce que les couronnes ne sont pas autorisées à croiser ta route. Tu sens l'agacement derrière ton désintérêt soudain, tes prunelles rivés sur la boule de poil allongée en face de toi. Tu sais ce que représente l'importance de l'image pour une addict des réseaux sociaux aussi nombriliste.







 






Sociological critics are waste makers.
©bat'phanie




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ÂGE : 20 ans (19.11.1996)
SURNOM : Elle s'appelle en réalité Andrina mais Nina, c'est plus court.
STATUT : Officiellement en couple, elle se considère néanmoins libre comme l'air.
MÉTIER : Fait des études de management, formation en alternance chez HANNAH.
LOGEMENT : Entre le #209, à Pine Rivers et le grand manoir des Gilmore à Bayside.
POSTS : 1117 POINTS : 1695

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : clever as the devil, twice as pretty ≈ mots-clés : diva, moët et chandon, beauté, instagram, solitude, carmen, fracture, mots-poignard, nietzsche, vipère, nuit.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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INSCRIT LE : 17/05/2017
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MessageSujet: Re: ever met the human version of a headache ? (auden)   Jeu 27 Juil 2017 - 23:23



Elle aurait dû s'en tenir à sa réputation, aux frasques relatées avec joie par les différents tabloïds et à leur première rencontre. Il n'avait rien de l'éminence spirituelle et artistique qu'elle espérait rencontrer, bien au contraire, elle le jugeait clairement comme un misérable, un moins que rien. De ceux ayant dégradé au fil des années l'appellation 'd'artiste', un espèce d'illuminé sans espoir, possédant une gloire et un génie teintés de supercherie. Elle pouvait maintenant, sans mal, se l'imaginer colorer des toiles sous l'emprise de substances psychotropes. Auden Wells n'avait plus rien d'intriguant, aux yeux de Nina et la réciproque venait sûrement d'être prouvée. À son ton, elle comprit qu'ils se trouvaient mutuellement antipathiques. Pour sa part, l'avis de se dégénéré sur elle lui importait autant que sa première couche-culotte. Il est moqueur et ça sonne même comme des mencaes ; la bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe, pourrait-elle répliquer, mais se retient. Ce ne serait pas pertinent vu son statut d'intruse.

Personne d'autre qu'elle ne pourrait comprendre pourquoi elle a cet air d'enfant-roi satisfait quand elle revient des sanitaires. Non peu fière de son improvisation, les pommettes rosies d'aide, elle abhorre aussi un petit sourire mesquin. Les mots ne sont pas nécessaires, ils ne peuvent se substituer aux regards – subtils mais clairs, c'est d'abord par son regard et ses manières qu'elle défie le maître des lieux. Les volutes de fumées auréolent son visage, couronnant son air arrogant. Par habitude ou bien à cause de sa présence sentait-il le besoin de chiller? Les deux raisons l'amusent ; elle ne peut s'empêcher de l'attaquer. Pour toute réponse, il se redresse mais se montre avare de paroles pour un bouffon. Soit. Nina parcoure des yeux la pièce. Son regard inquisiteur ne rate rien, des carnets de croquis aux cadavres de bouteilles en passant par les objets d'arts et les livres, elle s'élançait déjà dans ses rêveries, mettait dans son imagination Monsieur Wells en compagnie de tous les objets présents. Le spécimen est plus agréable dans ses pensées, elle revient vite en compagnie de la version moins non-idéalisée quand il lui rappelle sa présence tel un chaman amérindien – par des signaux de fumée. Pour tout le mal qu'il se donne, Andrina tourne la tête vers lui, le visage déformé par la contrariété. Dans ces moments, son expression est si exacte qu'elle semblerait avoir été inscrite en profondeur dans ses traits, comme la conséquence d'une malédiction ancestrale, elle se fait plus harpie qu'humaine. Elle le toise, son sourcil se réhausse. Elle le laisse aller au bout de son discours, il est habile et ses singeries cachent une autre facette de sa personnalité. Sans aller jusqu'à le qualifier de sage, sa clairvoyance impressionne la précieuse. Pour toute réponse, il y a ce sourire, plus doux, plus secret, elle le cache en baissant la tête pour s'asseoir en face de lui. À peine son fessier posé, mademoiselle joue déjà de son droit de réponse. "Tu vois clair en moi. C'est d'ailleurs surprenant que de ton esprit puisse sortir ce genre d'hypothèse élaborée... j'imagine que même à cette heure de la journée ton cerveau ne fait pas que de rouler au café." Méprisante, moqueuse, tant mieux s'il la trouve insupportable. Un autre que lui, elle l'aurait déjà envouté d'un sourire, se serait assise près de lui et lui aurait fait deviner la composition de son parfum au creux de son cou mais aussi séduisant que soit son adversaire, elle n'est que désir de vengeance et rancoeur. Elle croise les jambes, se tenant toujours aussi droite et ses mains viennent couvrir ses genoux. Elle ne le quitte pas des yeux. " Je ne veux pas de tes excuses, elles ne serviront pas à rembourser la dette envers moi. – Elle marqua une pause, le temps de le laisser percuter. – Impossible pour la princesse de passer outre un tel affront. Deux choix s'imposent alors à elle, couper la tête du bouffon ou s'offrir ses talents. " Elle avait fini sa petite histoire d'une voix guillerette. Elle poursuivit, plus sérieuse. " Tu l'as compris, je veux te commander un tableau. " Elle anticipa directement son élan d'opposition. "Je te préviens, si tu refuses, la princesse va exécuter le bouffon. Et ça aura le mérite d'être sanglant, parce qu'au fond, on n'est pas si différents... on aime ça, le spectacle." La Reine rouge sort de son corps, laisse place à Andrina Farrell, vingtenaire blasée mais compétente, qui a passé sa jeunesse à parfaire sa rhétorique pour faire honneur à son statut d'héritière, qui sait caresser tout le monde dans le sens du poil quelque soit le statut, l'âge, le rang social, les affinités... Elle négocie aussi férocement qu'un marchand de poissons sur un marché de Bagdad mais au fil du temps, elle a su parfaire ses manières pour les rendre aussi subtiles qu'un souffle. Elle s'attend à ce qu'Auden ne se plie pas docilement à ses désirs, la partie ne fait que de commencer après tout. Loin de se laisser abattre, elle se prépare mentalement à la bataille et lance avec nonchalance. "J'ai besoin d'un verre. Elle se lève tranquillement, consciente que ce n'est pas de la part de son hôte qu'il faudra s'attendre à un service digne de ce nom. En dénouant le foulard qu'elle porte autour du cou, d'un geste lent, elle darde ses pupilles dans les siennes, son visage fermé contraste avec toute la sensualité qu'elle donne à son geste.



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