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 HASSAN&GINNY ▲ flowers in your hair

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le cul-de-sac
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ÂGE : 27 ans
SURNOM : Virginia Mary Elisabeth, pour un max de confusion.
STATUT : anciennement arrangée, bientôt tout sauf mariée, le coeur toujours ancré à un fantôme de son passé.
MÉTIER : peintre et photographe, elle transforme tranquillement son atelier en workshop du dimanche ouvert au public.
LOGEMENT : jongle entre la chambre 214 au St Vincent's Hospital, l'appartement #18 à Pine Rivers et son petit atelier isolé à Logan City.

POSTS : 2638 POINTS : 1580

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Maman de Noah, un petit ange de 6 ans qui lutte contre une maladie le gardant hospitalisé depuis les deux dernières années. ▲ Mariée de force pour faire bonne figure. ▲ Ne s’autorise pas à tomber amoureuse. ▲ A recommencé à peindre après 5 ans de pause. ▲ Accro au café. ▲ N’a que quelques bons amis qu’elle compte sur les doigts d’une main. ▲ Née à Brisbane, expatriée à Londres, revenue depuis 1 an. ▲ Geek dans l’âme, elle adore les BDs et les jeux vidéos. ▲ Végétarienne, yogi aguerrie et adepte de méditation. ▲ A un humour douteux, discret, mais bien sarcastique.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :

EZNNY #3EZNNY #4 (réalité alternative)
I wake up alone, in an other life the world was beneath us. Tonight comes, mistaken for a vision. Something of my own creation.


BENNY #4
Running from the start, smile in the smoke, find something to say. Who are we to start over again? Trying to imagine giving it away. Why don't you stay?


SAUNNY #2
Hearts that break the night in two, arms that can't hold you too. Let's take this night from black to blue, I'm just glad you want it at all.


EDWINNY EDWINNY #2 (fb) EDWINNY #3
We're paralyzed, we apologize, our hell is a good life. My hands will shake, my eyes will burn. My throat will ache, watching you turn.


CORA (fb)CORA #2CORA #3
If there's no one beside you when your soul embarks, then I'll follow you into the dark. Just our hearts clasped so tight, waiting for the hint of a spark.


TAD
I'll sit out on the front sofa while your hands, they talk to me. All of this fooling around is as fun as it used to be.

jamie rose #2 elio #TeamMalaise #1 hassan joanne #TeamDrama ▲ ▲ Auden #2




RPs EN ATTENTE : alvaro + kane + debra


PSEUDO : hub
AVATAR : Daisy Ridley
CRÉDITS : loonywaltz
DC : Matt le p'tit con - et le grand frère & Ariane l'incandescente
INSCRIT LE : 18/10/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t12335-ginny-sit-still-look-pretty http://www.30yearsstillyoung.com/t12359-ginny-she-smelled-of-daisies-she-drives-me-crazy http://www.30yearsstillyoung.com/t12358-ginny-mcgrath http://www.30yearsstillyoung.com/t12357-ginny-mcgrath

MessageSujet: HASSAN&GINNY ▲ flowers in your hair   Lun 3 Juil - 19:33


flowers in your hair
Hassan & Ginny
When we were younger, we thought everyone was on our side. Then we grew a little, and knew a lot. We demonstrated it to the world, all the things we said. We were self assured.'Cause it's a long road to wisdom, and it's a short one to being ignored.

« Hassan, ici ! » le sourire qui se dessine sur mes lèvres est contagieux, alors que Noah, enchanté, lève lui aussi la tête pour repérer la silhouette connue à l’autre bout du parc. La journée est fraîche, la veste de laine est de mise, mais je n’aurais raté pour rien au monde ce petit moment de douceur avec cet ange gardien, avec cet inconnu devenu rapidement beaucoup plus, un ami même, un soleil dans la vie de mon fils. Il était entré dans notre vie à tâtons, timide, respectueux, intentions de porcelaine et idées qui s’y agencent. Bénévole à l’hôpital, on l’avait souvent entrevu s’occuper des enfants amochés, petits cœurs brisés qu’on tentait d’aimer au mieux, avec qui on s’appliquait à rendre la vie plus belle, un peu. S’il avait su se faire une place de choix auprès des autres gamins, c’était un coup de cœur assuré qui avait animé les premiers pas de sa relation avec Noah, et Hassan avait su s’en faire un allié dès leurs débuts. La rencontre entre eux deux m’avait arraché plusieurs sourires, quelques éclats de rire et évidemment un grand pincement d’émotion au cœur. Noah était de ceux qui aimaient tout le monde, qui faisaient confiance, qui voyaient le bien, le bon, dans tout. Je me faisais violence pour garder ce trait en sa présence, même si plus sa situation évoluait et moins les chances se dessinaient autour de lui, j'étais moins prompt à l'espoir. Je m’en voudrais trop de lui montrer mes doutes, mes craintes, mes peurs, de le bombarder en lui dévoilant à quel point j’étais fragile, d’entacher son bonheur candide de mes doutes et mes regrets constants. Mais voilà que la présence d’Hassan faisait l’effet d’un baume, douceur infinie, alors qu’il avait su me sauver d’un regard, d’une parole, d’imploser face à ce fils si fort et sa mère si faible. Si notre accord silencieux lui avait donné le relais le temps que je retourne dans la pièce d’à-côté rafraîchir mes esprits, Hassan avait sauvé ma vie et celle de Noah plus de fois que je pourrais le compter, et pour cela je lui en serais éternellement reconnaissante. Un homme bien, un homme fort, une figure qu’on souhaite garder tout près, et qui avait de suite ravi Noah lorsqu’il nous avait offert de passer la journée à l’extérieur, petit pique-nique improvisé dans un parc, bouffée d’air frais qui ferait le plus grand bien à mon fils. J’ai la tête enfouie dans le panier que j’ai concocté le matin même, remarquant tout de même simplement à l’entendre que Noah s’est redressé et a traîné son petit corps enjoué vers le nouveau venu. Depuis Disney, j’avais pris un peu plus confiance en ses capacités et acceptais plus souvent les sorties. La simple idée qu’il perde des forces entre les allées et venues à l’hôpital m’avait trop longtemps retenue de le faire changer d’air, et si une semaine sous le soleil de la Floride l’avait tout de même autant secoué que fasciné, un petit après-midi tranquille sous les arbres et la verdure de Brisbane me semblait être un excellent compromis. Profitons du fait qu’il aille bien ces derniers temps, qu’il reprenne des forces, et qu’un donneur potentiel soit dans la ligne de mire pour rendre sa vie un peu plus douce, un peu moins chaotique. L’échantillonnage de sandwichs, de salades, de breuvages et de sucreries que j’ai réussi à assembler me ravi, et même si je n’ai – heureusement – rien cuisiné, la fierté prend le pouls sur tout le reste maintenant que je réalise que nous avons de quoi nous régaler pour la prochaine décennie. Autour de nous, j’ai même disposé une longue couverture question de pouvoir se prélasser, et sous la demande des plus répétitives de Noah, j’ai même apporté quelques livres qu’il a lui-même choisi, ses préférés, question de convaincre Hassan de lui en faire la lecture si le cœur lui en dit. À savoir que le grand brun avait ce don presque inhumain d’imiter à la perfection tous les personnages des contes de fée, et que Noah se fascinait de l’entendre passer d’une octave à l’autre lorsque l’heure de la lecture avait sonné. Le tout bien à l’ordre, je finis par attraper au vol le regard d’Hassan qui nous rejoint bien vite, Noah dans les bras, les deux déjà fourrés dans une discussion que je ne comprends guerre, mais qui me fait éclater de rire devant leur complicité presque naturelle, innée. « J’ai du souci à me faire déjà ? Quel mauvais plan avez-vous imaginé cette fois-ci ? » moqueuse, je fronce les sourcils à deux doigts de rire de plus belle, alors que Noah bat des cils en faisant l’innocent. « Non, on parlait juste de… » et le gamin qui rigole de plus belle, échangeant un regard complice avec Hassan, me cachant bien évidemment la suite des choses. Je secoue la tête de la négative, comme si tout ceci me laissait bien pantoise, mais la vérité, c’est que mon cœur est submergé d’une belle et grande vague de chaleur, de bonheur. Noah avait la chance d’être entouré de gens géniaux, de personnalités merveilleuses, douces, aimantes, qui le rendaient heureux et qui faisaient de sa vie, même si elle était des plus difficiles, un quotidien un peu moins gris, noir. Saul jouait le rôle de parrain à la perfection depuis des années, Edward avait tout donné dès les premiers jours, Matt, malgré notre situation des plus tendues en ce moment, avait été un oncle incroyable, Cora un cœur sur deux pattes. Même Ezra tout récemment arrivé dans l'existence de Noah promettait d’être une figure des plus bienveillantes. Et voilà que de nouveau, je me félicitais d’avoir ouvert notre vie à Hassan et à toute la bonté dont il faisait preuve. « Si tu me dis que tu as apporté quoi que ce soit pour cet après-midi, je pense que je vais faire une crise d’anxiété. On a des victuailles pour nourrir deux armées entières, et je n’exagère même pas. » amusée, je lui fais signe de me rejoindre au sol, et d’ainsi déposer l’autre petit corps agité de Noah qui déjà lui pointe les livres qu’il a savamment sélectionné de ses 7 ans de malice. « C’était une excellente idée que tu as eue, pour aujourd'hui. » que je souris, pointant du menton les différents peintres et artistes qui se sont installés à travers le parc pour l’après-midi, chevalet et prestations en prime. « Noah ne parle que de ça depuis des jours. » le gamin rosit des joues, et j’éclate de rire de plus belle. « Iced tea pour tout le monde ? » changeant de sujet, j’exhibe la carafe de thé glacé fait maison – ça au moins, je sais faire – avant de dégainer les verres sans plus attendre.  

Made by Neon Demon


    i'll use you as a warning sign, and if i talk enough sense, then you'll lose your mind. i'll use you as a focal point, so i don’t lose sight of what I want. i've moved further than I thought I could, but I miss you more than I thought I should.






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le maudit
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ÂGE : 36 ans (19/08/1981)
SURNOM : hassou
STATUT : célibataire, divorcé depuis trois ans
MÉTIER : professeur de géographie politique @ university of Queensland ~ consultant géopolitique/Moyen-Orient @ ABC studios
LOGEMENT : #25 logan city, dans l'ancienne maison de son enfance, qu'il partage depuis peu avec Matteo

POSTS : 7821 POINTS : 1710

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : un berger allemand, Spike ☆ fin 2013 on lui a diagnostiqué une leucémie, en rémission depuis mai 2015 ☆ 4 tatouages ☆ donne des cours de soutien dans un lycée, et fait la lecture aux enfants malade à l'hôpital ☆ d'origine iranienne, a vécu 9 mois à Téhéran en 2000-2001 ☆ en couple pendant 9 ans et marié pendant 3 ans à Joanne, a demandé le divorce en apprenant sa leucémie sans lui en parler ☆ parle farsi (persan) et a un bon niveau d'arabe ☆ diagnostiqué dépressif, il a fait une tentative de suicide en avril 2016 ☆ ne boit pas d'alcool, par conviction ☆ grand fan de rugby
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : joanne #12yasmine #11ilhanginnyzachariahmatteojamie #3priamjoanne (fb#1)

هرگز تسلیم

RPs EN ATTENTE : elisabeth ☆ cynthia ☆ jodie ☆ saul #2 ☆ charlie hp


RPs TERMINÉS :

joanne #11joanne #10yasmine #10joanne #9joanne #8hannah #1yasmine #9joanne #7joanne #6yasmine #8yasmine #7jamie #2saul #1joanne #5yasmine #6yasmine #5yasmine #4joanne #4yasmine #3enzo #1kennethellayasmine #2sohan #1jamie #1joanne #3yasmine #1jordan #1leela #2joanne #2jayantleela #1joanne #1


PSEUDO : yumita (élodie)
AVATAR : dominic cooper
CRÉDITS : avatar@aeroplane & sign@heartfulloffandoms & userbar@loonywaltz
DC : tommy & vittorio
INSCRIT LE : 20/09/2015
http://www.30yearsstillyoung.com/t4591-there-s-more-life-left-to-go-hassan http://www.30yearsstillyoung.com/t4618-hassan-but-i-know-better-than-to-leave-and-let-it-die http://www.30yearsstillyoung.com/t4679-hassan-jaafari http://www.30yearsstillyoung.com/t14530-hassan-jaafari http://madebyumita.tumblr.com/

MessageSujet: Re: HASSAN&GINNY ▲ flowers in your hair   Jeu 17 Aoû - 20:36



Attrapant le pull à col tunisien qui attendait sur le bord de son lit, Hassan en avait remonté les manches puis entrouvert la baie vitrée qui séparait sa chambre de la petite terrasse qui s’y attachait, et pour laquelle il n’avait pas eu la moindre hésitation au moment de décider que cette pièce deviendrait sa chambre. Levant le nez pour scruter au-dessus de sa tête, il avait observé avec un brin de satisfaction le ciel qui se dégageait enfin après un début de matinée couvert, et laissé ouvert encore un instant pour aérer tandis qu’il rentrait terminer la tasse de thé refroidissant sur la table de nuit. D’ordinaire l’entraînement de rugby le tirait du lit à une heure plus que matinale le dimanche matin, avec la nécessité d’arriver plus tôt que les enfants pour sortir le matériel et faire en sorte que le côté préparatif n’empiète pas trop sur la demi-heure consacrée à l’échauffement ; Mais les congés d’hiver ayant momentanément suspendu les entraînements le brun s’était accordé une grasse matinée plus que bienvenue. Si l’insomnie avait peu à peu cessé d’être sa norme elle demeurait malgré tout encore une compagne récurrente, et lorsque son esprit s’apaisait assez pour lui accorder un sommeil réparateur il tentait d’en tirer le profit qui s’y attachait. Sa tasse de thé terminée il était redescendu au rez-de-chaussée sans s’étonner de ne plus y trouver Matteo, déjà presque sur le départ lorsqu’Hassan était descendu la première fois ; Son désormais colocataire redoublait d’inventivité pour s’occuper et s’absenter, les week-ends où Cami restait avec sa mère, Hassan ne pouvait pas le blâmer. Abandonnant sa tasse vide dans l’évier et remettant ainsi une fois de plus la corvée de vaisselle à plus tard, il avait jeté un coup d’œil à sa montre et estimé qu’il avait bien le temps pour une balade avec Spike, le genre de balade suffisamment longue pour se faire pardonner de ne pas l’emmener au parc avec lui à l’heure du midi. Comme souvent la promenade les avaient menés jusqu’au bord de la voie ferrée qui reliait Logan City au centre de Brisbane, et le grillage les séparant des rails ainsi que l’absence d’âme qui vive à proximité l’avaient persuadé de détacher la laisse du chien pour le laisser gambader un peu et dépenser son trop-plein d’énergie. Yasmine n’aimait pas trop qu’il vienne traîner par-là, la proximité de la voie ferrée sans doute, et ce que son esprit inquiet imaginait.

Malgré tout cela, Spike lui avait offert son meilleur regard de chien battu lorsque, après avoir rempli la gamelle d’eau fraîche à la cuisine, il avait tourné les talons pour quitter à nouveau la maison. L’idée de l’emmener avec lui n’avait pourtant pas effleuré Hassan, habitué désormais à ce que le gabarit de Spike – qui n’avait plus rien d’un chiot désormais – impressionne ceux qui n’y avaient jamais été confronté, et ne souhaitant pas mettre mal à l’aise Ginny ou son petit homme. Car c’est bien l’attendrissant duo que le brun s’apprêtait à rejoindre au New Farm Park pour le déjeuner, et après un rapide stop pour se procurer de quoi ne pas débarquer les mains vides malgré l’insistance de Ginny à ce qu’il s’en tienne à cela, c’est pile à l’heure qu’il avait entendu la jeune femme l’interpeler d’un « Hassan, ici ! » souriant tandis qu’il remontait l’une des grandes allées dessinées du parc. Levant également sa frimousse, Noah s’était élancé dans sa direction en gambadant, le gratifiant d’un « Maman a fait plein de choses à manger ! » enthousiaste et faisant claquer sa paume contre celle du brun « C’est parce qu’elle connaît ton appétit d’ogre. » Ébouriffant ses cheveux il s’était remis en marche, l’enfant accrochant sa taille avec curiosité en demandant « C’est quoi ? » tout en désignant la boîte en carton qu’il tenait à la main « Ça, c’est pour le dessert. » Coupant court à la curiosité de l’enfant, Hassan lui avait tendu le carton et l’avait hissé dans ses bras pour parcourir ce qu’il restait de trajet jusqu’à Ginny. « On pourra aller voir les animaux après le repas ? Ils ont même des wombats ici, tu sais ! » Il savait oui, ce parc étant une aire de jeux et un lieu de détente pour lui depuis qu’il était tout petit, mais ne souhaitant pas casser l’entrain de Noah il s’était contenté de répondre « C’est vrai ? » en feignant une pointe de surprise. « Mais il faudra demander à ta mère si elle est d’accord, pour commencer. » Dodelinant sa tête le petit avait répliqué « Oui, oui … Mais c’est toi qui demande, alors ? » Le temps qu’Hassan envisage de répondre tous les deux étaient finalement parvenus à la hauteur de la jeune femme, qui flairant peut-être qu’il était question d’elle avait questionné avec une sévérité trop feinte pour être sérieuse « J’ai du souci à me faire déjà ? Quel mauvais plan avez-vous imaginé cette fois-ci ? » Échangeant un regard avec Hassan, Noah avait secoué la tête en prétendant « Non, on parlait juste de … » et finalement laissé échapper un rire tandis que le brun le reposait au sol.

Noah n’avait pas menti, alors que Ginny s’occupait de sortir d’un grand panier tout – ou une partie, qui sait – de ce qu’elle avait ramené pour le repas il semblait à Hassan qu’elle avait oublié en le préparant qu’ils n’étaient que trois. Constat plus attendrissant qu’autre chose pour Hassan, déjà habitué à ce que la mère de Sohan et Yasmine s’imagine devoir nourrir quinze personnes chaque fois qu’elle invitait quelqu’un à sa table. « Si tu me dis que tu as apporté quoi que ce soit pour cet après-midi, je pense que je vais faire une crise d’anxiété. On a des victuailles pour nourrir deux armées entières, et je n’exagère même pas. » S’asseyant au sol pour se mettre à la hauteur de Ginny, Noah ne tardant pas à en faire de même, le brun avait esquissé un sourire amusé « Je vois ça, oui. » mais bien du justifier le carton que l’enfant venait de déposer avec le reste des affaires « Désolé, je ne voulais vraiment pas arriver les mains vides. Mais si ça n’est pas pour le dessert ce sera pour le goûter. » Et si ce n’était pas pour le goûter alors elle serait libre de les ramener chez elle et d’en profiter pour son petit déjeuner et celui de son fils le lendemain. « Ça vient d’un coffee shop qui a ouvert sur le trajet que j’emprunte pour venir ici, je m’étais jamais arrêté mais la vitrine faisait envie, alors. » Le nom un peu moins, sans doute parce que le côté superstitieux d’Hassan l’empêchait de s’imaginer sereinement boire un verre dans un endroit qui s’appelait Death quelque chose. « C’était une excellente idée que tu as eu, pour aujourd’hui. Noah ne parle que de ça depuis des jours. » Son visage souriant se posant à nouveau tour à tour sur la mère et le fils, le brun avait doucement secoué la tête « On n’a jamais assez d’occasions de prendre un peu l’air. » Et chacun pour des raisons différentes – Noah à cause de sa santé, Ginny parce qu’elle restait à son chevet, et Hassan parce que sa dépression n’était pas encore aussi maîtrisée qu’il le voudrait – n’avaient que trop peu de raisons de le faire, actuellement. Cette journée semblait donc la bienvenue pour tout le monde. « Iced tea pour tout le monde ? » Tandis que Noah approuvait d’un « Oui ! » franc, Hassan acquiesçait à son tour « Allez, et Noah va bien nous trouver quelque chose à quoi trinquer, uh ? » Comme s’il sentait là investi d’une mission de la plus haute importance, l’enfant avait adopté une posture des plus sérieuses pour se mettre à réfléchir. Le brun de son côté avait laissé son regard vagabonder du côté des peintres – amateurs, pour la plupart – installés à quelques endroits de la grande étendue d’herbe. « Certains sont là presque tous les jours. Ils ont toujours l’air tellement imperturbable quand ils peignent. » Ils faisaient presque partie du paysage du parc, au même titre que la végétation, ou que cette vieille dame qui nourrissait les canards du bassin principal et avait toujours une caresse pour Spike lorsqu’Hassan la croisait en début de soirée. « Maman aussi, quand elle peint elle a toujours l’air sérieuse. Et elle fronce les sourcils comme ça. » Plissant le nez et les yeux de façon un peu exagérée pour illustrer son propos, il avait arraché un rire amusé à Hassan avant qu’il ne se tourne à nouveau vers Ginny « Vraiment, comme ça ? » A son tour le voilà qui imitait la grimace du garnement.



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PETIT PLUS : Maman de Noah, un petit ange de 6 ans qui lutte contre une maladie le gardant hospitalisé depuis les deux dernières années. ▲ Mariée de force pour faire bonne figure. ▲ Ne s’autorise pas à tomber amoureuse. ▲ A recommencé à peindre après 5 ans de pause. ▲ Accro au café. ▲ N’a que quelques bons amis qu’elle compte sur les doigts d’une main. ▲ Née à Brisbane, expatriée à Londres, revenue depuis 1 an. ▲ Geek dans l’âme, elle adore les BDs et les jeux vidéos. ▲ Végétarienne, yogi aguerrie et adepte de méditation. ▲ A un humour douteux, discret, mais bien sarcastique.
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I wake up alone, in an other life the world was beneath us. Tonight comes, mistaken for a vision. Something of my own creation.


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We're paralyzed, we apologize, our hell is a good life. My hands will shake, my eyes will burn. My throat will ache, watching you turn.


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MessageSujet: Re: HASSAN&GINNY ▲ flowers in your hair   Dim 20 Aoû - 20:11


flowers in your hair
Hassan & Ginny
When we were younger, we thought everyone was on our side. Then we grew a little, and knew a lot. We demonstrated it to the world, all the things we said. We were self assured.'Cause it's a long road to wisdom, and it's a short one to being ignored.

Mon regard de maman suit Noah qui s’élance vers le nouveau venu, avec la poussée d’énergie nécessaire pour se soulever de terre et finir blotti dans ses bras. Le gamin avait tout de suite adoré Hassan, dès leurs premières minutes à deux. En même temps, le jeune homme avait tout de quelqu’un d’adorable, grand cœur sur pattes qui ne se contentait pas de cumuler des heures de bénévolat comme si cela allégeait son karma tout seul. Il s’investissait vraiment, on le voyait à chaque geste, chaque intervention, chaque parole. Le petit plus, le détail qu’on remarque, duquel on s’ennuie, lorsque sa silhouette quitte le service pédiatrique jusqu’à la semaine suivante. Il ne se contentait pas seulement de passer quand on le lui demandait, et nombreuses étaient les journées où sa tête s’était engouffrée dans l’embrasure de la chambre 214, avide de prendre des nouvelles de Noah, de le faire rire un peu, de voir s’il se portait mieux que la veille, sans autre obligation aucune que d’aider. Foncièrement. Je me doutais qu’il passait aussi pour voir comment je me portais, si j’avais dormi un peu, mangé une bouchée. Ce n’était pas moi qu’il fallait surveiller, pas moi qu’on devait regarder du coin de l’œil, mais j’appréciais ses petites attentions, secrètes, sans prendre trop de place. Et on fonctionnait ainsi, à tâtons, laissant toute la place à Noah, œuvrant autour sans qu’il ne s’en doute, sans qu’il n’ait besoin de s’en inquiéter. Les voilà qui reviennent, complices, à mes côtés. Et cet air que mon fils arbore, cette expression de malice que je lui connais si bien, que je retrouve sous le soleil australien qui a enfin finit par se montrer le bout du nez, ça, ça n’a pas de prix. Il s’esclaffe, et je roule des yeux, faussement choquée, savourant chaque parcelle de bonheur qu’on pouvait offrir à mon fils, que ce soit ici, à l’autre bout du globe, à la maison, au creux de son lit, à l’hôpital. C’était précieux, c’étaient ses souvenirs, c’était en attendant. En attendant – qu’on décède d’une overdose de nourriture, apparemment. « À qui est-ce que tu mens?! » que j’éclate de rire, alors qu’Hassan propose qu’on garde le dessert pour plus tard. Il n’avait pas choisi le bon public s’il croyait un seul instant que toute sucrerie ne trouverait pas preneurs dans ce petit cercle restreint que nous formions. Lorgnant déjà sur ses offrandes, je me pousse un peu pour lui faire une place, remarquant du coin de l’œil que mon fils en est déjà à partager verres, couverts et ustensiles entre nous trois. Je l’avais bien élevé, bravo à moi, que je me félicite humblement, les yeux accrochés sur le dessert, les narines qui inspirent un mélange de fruits, de caramel, d’épices. Quelqu’un le saurait si je prenais une bouchée là, rapidement? La mention de mon ami me retient tout de même dans mon élan, coupant presque mon impulsion gourmande, lorsque je ne mets pas longtemps à additionner l’un et l’autre. Le logo sur le sac de papier brun ne le confirme que trop, et j’ai le souvenir de la soirée d’ouverture du café de Matt en tête, quelques jours à peine avant que tout explose, que tout se bousille, qu’il bousille tout. Mon frère et son projet, mon frère et ses pâtisseries, mon frère et tout le reste, que je ne laisserai pas assombrir le regard brillant que j’arbore depuis le petit matin, non, pas aujourd’hui. Hochant doucement la tête, ravalant pour cause de déni complet, je me réjouis de ne pas avoir encore amené Noah au café avant de répondre, tout bonnement. « C’est… tu as bien choisi. » le parfum des viennoiseries ne rachètera pas les erreurs de mon frère, mais je ne pouvais pas mettre la faute sur son commerce, sur ce qu’il construisait en parallèle. C’était pas moi, de démolir la vie des autres volontairement – c’était son domaine. Nuage passé, Hassan propose de laisser le premier toast de jus de fruits et de thé glacé de la journée à Noah, gamin qui trépigne déjà, se tortillant sur son coussin, pinçant les lèvres et fronçant les sourcils comme le petit être sérieux qu’il pouvait être parfois. Je partage même un regard avec Hassan, entre l’hilarité et la fierté, ne sachant pas si je dois chatouiller le gamin jusqu’à ce qu’il rende audible un cheers au hasard, ou si je lui laisse tout le temps du monde pour se fixer. Décidé, il finit par ouvrir les yeux et suivre son éclair de génie, accompagné d’une exclamation ravie. « Aux wombats! » aaaaaah, voilà. Hassan, comme moi, connaissait le zoo du parc pour l’avoir même mentionné quelques fois en reconnaissant des souvenirs en commun que nous avions d’une enfance à Brisbane, mais voilà que le gamin oublie tout le reste en se délectant d’un sandwich, et de la promesse d’aller les visiter un peu plus tard. « Il t’a parlé du zoo? » que je chuchote à l’attention d’Hassan, sachant déjà qu’il n’a pas dû se retenir, et que le jeune homme a sûrement redoublé d’ardeur pour garder la surprise, pour ne pas lui dévoiler tout ce que nous avions énuméré possible pour cette journée sans plan précis, justement. « Tu as fait comme si tu ne savais pas? » je garde le ton bas, même si mon air amusé trahi les manigances des kilomètres à la ronde. Encore heureux que Noah soit recouvert de ketchup après sa troisième bouchée, et qu’il s’affaire maintenant à chercher dans mon sac de quoi essuyer son minois tâché. Après, on dira qu’il retient de moi que son sens artistique, et ses tendances de rêveur… Monsieur la gaffe finit par effacer les traces de son dégât du revers de sa manche, m’arrachant un soupir - et un rire aussi, plus discret, me voyant clairement faire le même geste dans quelques minutes, si on me laissait trop longtemps avec les condiments. Hassan attire notre attention vers les peintres, une ribambelle de créatifs qui avaient élu domicile dans le parc pour tracer du bout de leurs pinceaux ce qu’ils y voyaient. Doucement, je me rappelle de l’atelier un peu dans le même genre, que j’avais partagé avec Rose, il y a quelques semaines, et un fin sourire se dessine sur mes lèvres. Nous étions un peu plus à l’ouest si je me souviens bien, près de la fontaine, des jardins en fleurs. J’adorais Logan City depuis toute jeune, et ce genre d’alternatives n’était qu’une raison parmi tant d’autres où je m’y sentais vraiment chez moi. « Ça ressemble un peu plus à ça… » voilà que je rebondis sur la blague des garçons, m’imitant en exagérant, eux se moquant de l’air que je peux bien faire lorsque je me concentre sur une toile – concentrais. Il faut dire que la peinture a pris un bon coup entre Londres et notre retour, mais peu à peu je reprenais mes marques dans l’atelier, peu à peu je peignais de façon plus sérieuse. Les workshops que j’organisais les dimanches aidaient pour beaucoup à casser cette maudite coquille, cette carapace inutile que j’avais dressée entre mes tableaux et moi. Pas à pas, petit à petit. « Parfois tu me dis que je fais pareil. » Noah intervient, se rappelant les fois où je le lui avais fait remarqué, lui qui entre dans une autre dimension complètement lorsqu’il se dédie à ses cahiers. Il adorait tellement dessiner, que je devais me faire violence lorsqu’il se perdait dans ses inspirations et en oubliait ses examens, ses devoirs, sa sieste. « C’est parce que tu as totalement maîtrisé comment devenir un peintre en 2 étapes faciles. » je me force à être bien sérieuse, prenant une gorgée de thé glacé, scrutant son air curieux, la question qu’il a au bout des lèvres.  « L’autre c’est quoi? » je laisse un temps raisonnable avant de lui répondre, jugeant qu’il mérite bien que je me moque de lui un brin. « Tenir un pinceau. » et voilà qu’on éclate de rire à l’unisson, arrachant même quelques regards aux peintres qui nous envoient la main, celle libre, pas celle où ils mélangeant les bleus, les jaunes, les verts. « Ce parc est parfait pour venir y peindre. » Hassan a toujours le regard qui jongle entre nous et le petit groupe, et je ne peux le blâmer. C’est fascinant de voir le focus, la bulle qui se crée autour de ces gens-là. « Il faudrait que j’organise un atelier ici, un jour. » l’idée s’impose d’elle-même, et je réfléchis à haute voix. Noah hoche vigoureusement de la tête, la bouche pleine de légumes, les gencives colorées, et j’ai là la confirmation dont j’avais besoin. La seule. « Tu viendras nous trouver imperturbables à distance? Ou tu te risqueras à te joindre au groupe? » j’ignorais où se situait Hassan, côté dessin. Je savais pour l’avoir entendu en parler, pour qu’il m’ait montré quelques photos, qu’il était du genre manuel. Il avait rénové bon nombre de parties de sa maison, et la passion avec laquelle il en parlait me soufflait qu’il avait ce hobbie de tatoué sur le cœur. Néanmoins, j’étais maintenant curieuse de savoir ce qu’il pensait de s’aventurer à peindre, tout bonnement. « On pourra faire une toile ensemble! » mon fils qui s’enthousiasme, mon fils et ses iris qui brillent, mon fils qui ne lui laisse absolument aucun autre issue possible.

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HASSAN&GINNY ▲ flowers in your hair

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