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 Emre&Ailis • We been living like angels and devils

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ÂGE : 27 ans
SURNOM : Aili
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MÉTIER : Interne en chirurgie pédiatrique

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UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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DC : Non.
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MessageSujet: Emre&Ailis • We been living like angels and devils   Lun 17 Juil - 0:26


❝ We been living like angels and devils ❞
ailis james & emre erdogan

« James, ici la terre ? » Je cille à plusieurs reprises, tentant tant bien que mal de redescendre les pieds sur la terre ferme. Je n’ai aucune idée de combien de temps j’ai laissé mes pensées prendre le dessus sur la réalité, mais assez longtemps pour perdre complètement le fil de la conversation. Désorientée, je reporte mon regard sur ma supérieure. Elle me toise avec intensité, visiblement bien déterminée à me faire comprendre qu’elle me considère en cet instant comme une idiote arriérée. Je me retiens de pincer les lèvres et maintiens son regard, sans chercher à m’excuser. Plus je me répandrais en excuse, plus elle en profitera pour critiquer mes moindres faits et gestes. « Je disais donc… », Reprend-elle. « Quand vous aurez fini de rêvasser, vous remplacerez Adams ici présent, et prendrez en charge la suite des soins de Monsieur Erdogan. » Je serre la gorge, bien déterminée à montrer qu’aucun de ses mots n’est assez déstabilisants pour m’atteindre. Je ne comprends pas bien pourquoi Ashton Adams ne peut poursuivre la tâche qui lui avait été confiée à la base, mais le demander suffirait à faire croire à ma supérieure que je balise à l’idée d’aller m’occuper des soins post-op d’un prisonnier. En réalité, je suis plus intriguée qu’autre chose. J’ai passé de longues minutes à l’observer discrètement de l’autre côté de la vitre séparant le couloir de sa chambre, et son silence est loin de m’avoir laissée indifférente. J’ai d’abord cru qu’il préférait ignorer quiconque s’approchait de lui de manière à représenter un défi pour les médecins, mais une étincelle de détresse dissimulée dans son regard m’a ensuite fait changer d’avis à son sujet. Je suis loin d’appréhender la prise en charge de ses soins, mais redoute en revanche sa seule présence. Je suis moi-même plus silencieuse qu’une tombe en présence des patients, et le tête à tête s’annonce… inconfortable.

Après m’avoir donné quelques instructions supplémentaires et levé les yeux au ciel à deux reprises en constatant que j’étais une nouvelle fois partie me réfugier dans mes pensées, le médecin chargé de chapeauter Ashton et moi finit par disparaître. Mon camarade pousse un soupir plus long que la tour Eiffel et tourne le regard vers moi. « A quoi tu penses ? » Je souris, haussant les épaules. « A rien, des trucs. » « Un tas de trucs, on dirait. » Je plisse les yeux, amusée. J’ai passé la quasi totalité de mon existence à observer le monde en silence en laissant chaque moment de ma vie se dessiner au feutre indélébile dans ma mémoire. Je n’ai jamais beaucoup parlé, mais n’importe qui se retrouvant dans ma tête perdrait sans doute la raison. « Tu me diras s’il finit par ouvrir la bouche. Il ne m’a pas adressé un seul mot, même lorsqu’il avait clairement mal quelque part. Ce type est bizarre. » « Il n’est pas bizarre. A mon avis, il est simplement un peu seul. » « Si tu l’dis. »

Sans un mot de plus, je lui adresse un sourire et me retire, pensive. Quelques minutes à peine me suffisent à me retrouver devant la chambre 36, dans laquelle est précautionneusement surveillé le patient que je viens voir. Je passe devant l’agent de sécurité posté devant sa porte et frappe timidement, poussant la porte après quelques secondes sans réponse. Sans surprise, c’est installé dans son lit que je trouve Emre Erdogan. Ses yeux d’un brun mordoré fixent inlassablement le vide, comme s’il s’efforçait autant qu’il le pouvait de ne pas m’accorder la moindre seconde d’attention. Quelques unes de ses mèches brunes collent à la peau de son front, m’informant instantanément que sa température doit encore être anormalement élevée. Je ne me précipite cependant pas pour le vérifier et m’aventure doucement à l’intérieur de la chambre, fermant la porte derrière moi. La vitre séparant la chambre du couloir n’offre que très peu d’intimité, mais fermer la porte suffit au moins à faire disparaître le brouhaha environnant de l’hôpital. « Bonjour. », dis-je, aussi sûre de moi que possible. « Le docteur Simons m’a chargée de la suite de vos soins. D’après ce que je vois dans votre dossier, vos bandages ont été changés ce matin. Il va donc falloir le faire à nouveau. » J’ai pris soin d’étudier son dossier, et je sais qu’il a subi une ablation du rein il y a moins de vingt-quatre heures. Pas étonnant, par conséquent, qu’il soit encore sensiblement désorienté. Pinçant les lèvres, je m’avance timidement vers le lit, prenant bien soin malgré tout de garder mes distances. Il n’a pas l’air désagréable, mais j’ai en dépit de mes rêveries bien entendu ma supérieure me dire de veiller à ne pas le brusquer. « Vous avez mal quelque part ? », l’interrogé-je finalement.
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