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 maybe i played my cards wrong (cynthia)

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ÂGE : vingt-deux ans.
STATUT : en couple, le cœur qui s'affirme mais les sentiments qui se perdent.
MÉTIER : commis de cuisine, là où les mains sont propres et le travail précis.
LOGEMENT : #119 Bayside. Les parents, la fratrie, et puis Cynthia aussi.

POSTS : 386 POINTS : 345

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : troisième fils dans une fratrie de quatre gamins ≈ croyant, plus par défaut que par envie ≈ exception dans la famille, qui dérange un peu le paysage parfait ≈ amoureux de la liberté, de l'humanité, du monde qui l'entoure ≈ commis de cuisine dans un restaurant, aspiration plus étendue ≈ coeur sur la main, trop sensible, de ceux qui donneraient le bras quand on lui demande la main ≈ passionné de moto et de punk anglaise ≈
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :

and i could live, could die, hanging on the words you say. and i’ve been known to give my all and jumping in harder than ten thousand rocks on the lake.

cynthia #1

angelinaninazombieclément
PSEUDO : spf (amélie)
AVATAR : charlie heaton
CRÉDITS : (c) avengedinchains
DC : non.
INSCRIT LE : 17/07/2017

MessageSujet: maybe i played my cards wrong (cynthia)   Mer 19 Juil - 19:54




 
maybe i played my cards wrong
So don’t call me baby, unless you mean it. Don’t tell me you need me if you don’t believe it. So let me know the truth, before I dive right into you. ~ dive, ed sheeran.


Pour seule compagnie la petite radio, qui crépite, qui souffle des paroles qu'il entend à peine. Absorbé dans la cuisine, la transpiration tachant les manches remontées de sa veste et les quelques mèches de cheveux qu'il n'a pas réussi à coiffer ce matin. C'est comme ça, quand on est nouveau, on est souvent le dernier à partir. Jeremy il ne dit rien, jamais, et se contente d'hocher la tête quand on lui demande de rester. Parce que c'est la passion, qui tremble dans ses mains, qui lui permet de se concentrer. Les légumes s'enchaînent, rien ne se ressemble. Des cubes qu'il taille, des lamelles qui défilent devant ses yeux mais toujours la même flamme qui vacille en lui, l'envie de bien faire. Dans les yeux des autres, demain, il espère capter quelques étincelles d'attention, des mercis silencieux qui ne se lisent que dans les yeux. Une tape sur l'épaule, une accolade. Le genre de gestes qui manquent à sa vie. Alors il s'applique Jeremy, et ni la sueur, ni la fatigue qui s'empare de lui, n'aurons raison de sa fougue. La petite radio s'arrête subitement et il ne le remarque même pas, si concentré derrière ses fourneaux, les couteaux comme des baguettes de chef d'orchestre qu'il ne baisse jamais. Demain il aura les muscles endoloris, des bleus sur les coudes à force de frapper contre les pianos de la cuisine. Et il ne dira rien. Ni à ses parents, ni à ses collègues.Il n'y aura que Cynthia, cette oreille qu'il chercha en rentrant à la maison, cette présence qui comble un peu le vide. Les pensées du commis s'égarent sur le visage de la jeune femme, et le couteau - si bien maîtrisé pourtant - viens s'enfoncer dans son doigt. La faute aux songes, au sourire de la belle qui s'empare de son esprit.  « Ah... fait chier » Les gouttes de sang sur la julienne de courgette. Jeremy fait glisser la plaie entre ses lèvres, le temps de se retourner pour ouvrir le placard, pour sortir un pansement qu'il enroule à la vas vite autours de son doigt.

Les yeux du Keller se lève, par habitude, vers le ciel. Parce qu'on ne doit pas jurer. Alors il demande, silencieusement, le pardon d'un Dieu qu'on lui a appris à aimer, à craindre aussi. La croix autours de son cou comme preuve de sa présence, partout, tout le temps. Il fait glisser sa main dans la poche de son jean pour en sortir son téléphone, juste un message, de quoi rassurer maman - si elle n'est pas trop occupée à rassurer les autres. Jeremy essuie le sang de la table, fait basculer la julienne souillée dans la poubelle, s'arme de patience et de son couteau pour continuer son travail. Seul. Parce qu'il à dit oui, parce qu'il ne sait pas refusé aux autres ce qu'on lui refuserai à lui. Mais surtout parce qu'il aime le boulot. Peu importe les bleus, la fatigue et les coupures qu'il cache sous des pansements. L'énergie du travail bien fait qui fouette son visage, qui le pousse à donner toujours plus. Les doigts travaillent bien, vite, et il essaie de ne plus penser au sourire de Cynthia, au risque de perdre un doigt. Et Dieu seul sait que c'est dur, ces derniers temps. La main dans ses tripes se serre à chaque fois qu'il a voit, encore plus quand elle parle de quelqu'un d'autre. Elle se confie, et lui il ne dit rien, les mots incapables de franchir la barrière de ses lèvres. Et Jeremy il doit vivre comme ça, à faire semblant, à sourire devant elle quand il voudrait crier.

La nuit est tombée, lentement, et le son de la radio n'est maintenant qu'un crépitement lointain qu'il n'entend même plus. Adossé au frigo, les mains rouges de travail, le corps fatigué qui voudrait simplement s'effondrer. Mais il y a encore du boulot, il y a toujours du boulot. Les poubelles s'entassent et il n'y a que lui pour les sortir, parce qu'il ne veut pas que les autres s'en préoccupent demain pendant le coup de feu. Alors Jeremy sort les poubelles, puis il ira écailler et vider les poissons. Il pousse la porte de son dos, sans regarder, l'habitude des commis. Une légère brise lui fouette le visage, et son corps fatigué le pousse à profiter un peu de ce moment. Les yeux fermés, les mains sur les hanches, il respire profondément. Pour oublier, un peu, que dans sa vie il n'a que ça.


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ÂGE : 20 ans (25/06/1997).
STATUT : célibataire, le plus souvent.
MÉTIER : étudiante en journalisme, stagiaire chez ABC News 24.
LOGEMENT : #119 Bayside, chez les Keller.

POSTS : 1111 POINTS : 0

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : elle est originaire d'Adélaïde où elle a vécu jusqu'à ses dix-neuf ans ≈ elle a été élevée par une mère célibataire portée sur la boisson et les aventures sans lendemain, et n'a jamais connu son père, parti avant sa naissance ≈ elle a fini par découvrir que son père avait cherché à la rencontrer pendant des années et que sa mère le lui avait délibérément caché, ce qui brisa leur lien ≈ elle a rejoint Brisbane en juin 2016 et séjourne chez les Keller, qui ont accepté de l'aider à prendre un nouveau départ ≈ elle recherche aujourd'hui activement son père, dont elle espère découvrir l'identité.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : I'm not looking for somebody with some superhuman gifts. Some superhero, some fairytale bliss. Just something I can turn to. Somebody I can kiss. I want something just like this.


RPs EN ATTENTE : hassan
RPs TERMINÉS : ninoterrencelydiafinnley
PSEUDO : mischief insane, charlotte.
AVATAR : natalia dyer.
CRÉDITS : (c) saturn, tumblr, loonywaltz.
DC : saul masterson, marius warren.
INSCRIT LE : 23/12/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t13014-stargirl-interlude-cynthia http://www.30yearsstillyoung.com/t13100-cynthia-this-ain-t-ordinary-life http://www.30yearsstillyoung.com/t13113-cynthia-dorman http://www.30yearsstillyoung.com/t13114-cynthia-dorman http://poedameryn.tumblr.com/

MessageSujet: Re: maybe i played my cards wrong (cynthia)   Jeu 27 Juil - 16:40



Si Cynthia savait toujours quand commençaient ses journées, il lui était en revanche toujours plus difficile d'estimer à quelle heure il lui serait possible de raccrocher et de s’octroyer un petit temps de repos. C'était le lot de toute étudiante qui partagerait son quotidien entre une première année universitaire – riche en apprentissages et donc en heures de cours – et un stage des plus prenants auprès d'une grande chaîne de télé nationale, pour lequel elle se devait toujours de donner le meilleur d'elle-même. Ainsi, courant souvent d'un endroit à un autre, entrecoupant ses semaines de nombreux déplacements et s'imposant un rythme acharné pour être sûre de combler toutes les attentes et réussir sur tous les tableaux, la jeune fille en oubliait bien souvent de s'accorder du répit. Car le reste de son temps, justement, elle le dédiait du mieux qu'elle pouvait aux personnes qui comptaient à ses yeux, et qu'elle se reprochait souvent de délaisser au profit de ses diverses activités. L'une d'entre elles, et assurément celle qu'elle avait le plus à cœur de retrouver quand enfin la pression retombait, c'était évidemment Jeremy. Jeremy et sa bonté sans limite, qui lui avait fait une place auprès des siens sans exiger ni de la connaître parfaitement, ni d'obtenir quoi que ce soit en compensation. Jeremy et ses sourires, ses mots toujours si justes, ses silences qui tombaient quand elle en avait parfois besoin, ses bras qui l'enlaçaient quand aucune autre présence au monde ne saurait lui faire oublier un chagrin, une idée noire ou une bêtise comme celles qu'elle aimait bien se mettre en tête. Jeremy, c'était un peu comme l'être qui lui avait manqué toute sa vie mais qui n'avait croisé sa route qu'au moment précis où elle en avait eu le plus besoin. Son ange gardien, comme elle aimait l'appeler. Celui qui comprenait tout, excusait tout, ne demandait presque jamais rien. Souvent Cynthia se demandait si elle avait seulement mérité qu'un être comme lui, doté d'ailes que lui ne voyait même pas, entre dans sa vie pour la bouleverser comme il l'avait fait. Si sa bonne étoile s'était cachée tout le temps durant lequel elle avait été au plus mal, au plus bas, pour finalement lui faire cette surprise-là et lui assurer que les choses, enfin, iraient pour le mieux. La seule chose qu'elle savait, finalement, c'était qu'on ne l'avait jamais regardé avec cette bienveillance, et comme si le monde aurait été différent – ne serait-ce que le temps d'une seule journée – si elle n'avait pas été là. Une mère irresponsable, un père absent, des figures paternelles plus fragiles les unes que les autres … C'avait été ça sa vie, son entourage, pendant de trop longues années. Et il avait suffi d'un jour et d'une rencontre pour qu'elle ait enfin l'impression d'exister pour quelqu'un. Alors oui, aussi épanouie soit-elle aujourd'hui entre un stage qui lui tenait à cœur et des cours qu'elle suivait sous le coup d'une passion bien réelle, c'était toujours leurs moments à eux, leurs retrouvailles, qui constituaient le meilleur moment de sa journée.

Rien d'étonnant alors à ce que ce soir, ce soit encore vers lui qu'elle ait accouru et en direction du restaurant où le jeune homme travaillait qu'elle s'était précipitée – impatiente à l'idée de recommencer une nouvelle journée avec lui. Malgré l'heure largement avancée, elle savait qu'elle le trouverait encore en plein travail, probablement à finir de faire la vaisselle ou à ranger les cuisines. Parce qu'ils étaient pareils à ce niveau-là, qu'ils avaient tous les deux des preuves à faire, des personnes à convaincre et à rendre fières – à commencer par eux-mêmes. Jeremy rêvait de cuisine, il rêvait d'apprendre, de maîtriser, d'être pris au sérieux. Pourtant son admiration à elle, il l'avait déjà gagnée. Depuis longtemps. Dès qu'elle l'avait vu à l’œuvre, qu'elle avait su qu'il ne renoncerait pas tant qu'il ne ferait pas exactement ce qui lui plaisait. C'est ce qui lui donnait le sourire chaque fois qu'elle venait l'attendre à la sortie du restaurant, alors même qu'elle savait qu'il aurait passé une partie de sa soirée à faire la plonge. Mais ce soir, alors que la brune comptait se poster comme chaque fois près de la sortie des cuisines, et lui réserver son plus beau sourire quand viendrait l'heure pour Jeremy de raccrocher, c'est une mine tracassée plus que souriante qu'elle afficha en le voyant qui sortait les poubelles. Là, juste sous ses yeux. « Jeremy ? » Elle s'approcha, doucement, jusqu'à l'avoir face à elle. Elle le détailla, l'espace de quelques secondes, et lui trouva un air plus épuisé que d'habitude. « Qu'est-ce que tu fais à sortir les poubelles à cette heure-ci ? Il n'y a personne d'autre pour s'en occuper ? » C'est qu'il était tard, trop tard pour qu'un garçon qui ne comptait déjà pas ses heures et ne rechignait pas à effectuer beaucoup d'autres tâches à peine plus gratifiantes que celle-là écope en plus de ce genre de corvées. « J'ai vu l'heure défiler alors je … » Elle s'était certainement inquiétée, comme à cet instant où elle n'eut pas le temps de terminer sa phrase lorsque ses yeux remarquèrent le pansement noué autour du doigt de son ami. « Tu … tu t'es blessé ? » Les risques du métier, dira-t-on, mais ça n'était ici pour Cynthia qu'une preuve de plus que Jeremy tirait un peu trop sur la corde – et certainement pas qu'aujourd'hui. Alors, poussant un doux soupire, elle le dévisagea avec sa bienveillance habituelle – mais néanmoins une pointe de fermeté. « C'est pas raisonnable de travailler aussi dur, et aussi tard. Tu te rends pas compte qu'ils t'exploitent dans ce resto. » Et pourtant elle serait mal placée pour lui reprocher de prendre le boulot trop à cœur car elle-même aimait repousser ses limites quand il était question de montrer de quoi elle était capable. Mais c'était différent à partir du moment où il s'agissait de lui, dont elle prendrait soin même contre ses propres intérêts, et quoi qu'il lui en coûte. Jeremy faisait tant pour elle que la jeune fille ne saurait supporter de le voir se mettre en difficulté. « Mais moi, je le vois bien. » Et pinçant ses lèvres dans un air penaud, elle fut peut être la première surprise par sa capacité à s'inquiéter pour lui, et surtout à le montrer.



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MessageSujet: Re: maybe i played my cards wrong (cynthia)   Ven 28 Juil - 21:22



On ne peut expliquer ça que par la passion. Cette flamme qui anime le regard de Jeremy lorsque l'un des chefs goûte à ses préparations, quand il reçoit une main sur l'épaule - approbatrice. Il n'y a pas d'autres mots pour l'expliquer. Et les batailles qu'il a menées, contre son père, contre les autres qui ne le pensaient pas capable de s'adapter sous la pression, ça le rend fier, ça lui brûle les joues. Alors c'est la passion, qui prend place en lui quand il accepte, d'une voix timide, d'être celui qui reste le plus tard. Parce qu'il faut bien que quelqu'un reste. Parfois il aime la solitude de l'endroit, vent calme dans la tornade, moment de repos. Il dira que tout va bien, que rien ne cloche. Alors que sous les sourires il y a l'incertitude. Est-ce que c'est assez ? Est-ce qu'on ne peut pas faire mieux ? Accroché à la table, bouée dans la mer agitée, Jeremy trouve le calme dont il a besoin pour faire taire ses pensées. Quand le couteau vient trouver la chaire ça n'est que pour lui rappeler d'être vigilant, de laisser les états d'âmes au placard, de n'être que le commis de cuisine qui fait des heures en plus dans l'espoir de voir un sourire sur les lèvres des autres. L'attente d'un "merci" qui viendra renforcer l'idée que cette vie est bien faite pour lui. La pile de légumes s'efface sous ses doigts, habiles, renforcés par le métier qui lui impose une justesse absolue. Il aime ça Jeremy, le fait de pouvoir être fier de ce qu'il fait. Et quand il prend quelques instants de répit pour contempler le travail fourni, il ne peut s'empêcher de sourire bêtement. Il ne compte ni les heures, ni les bleus, ni la fatigue qui aura raison de lui quand il rentrera à la maison. Et pourtant il sera là, tôt demain, comme tous les autres. La cuisine comme une frontière entre lui, le quotidien, et les regards inquiets de sa mère quand elle discerne les cernes sous ses yeux. Il travail trop, tout le monde le sait sauf lui. Parce qu'il croit devoir le mériter. Alors ça le coupe des autres, de Judith, de ses parents, mais surtout de Cynthia. Il n'est vraiment bien que quand elle est là, et le boulot ne leur permet plus de se voir autant qu'il le voudrait. Jeremy, le regard plus triste qu'il ne le devrait, essuie la sueur de son front contre sa manche. Il faut encore vider les poissons, mettre en ordre la cuisine. Une heure de plus, qu'il ne comptera pas. Les mains, endolories par la pression de couteaux, empoignent vivement les poubelles qu'il tire vers la sortie. Une chose en moins pour les autres, un poids en plus sur ses épaules à lui. Dans la fraîcheur de la nuit naissante il s'accorde quelques minutes pour souffle, pour remettre ses idées en place. « Jeremy ? » La voix, qu'il reconnaîtrait partout, de Cynthia le tira de ses pensées. Quand elle s'approcha de lui un sourire, gamin, illumina le visage du Keller. « Salut. » Remontant ses manches, ajustant le col de sa blouse, le jeune homme s'approcha un peu.

« Qu'est-ce que tu fais à sortir les poubelles à cette heure-ci ? Il n'y a personne d'autre pour s'en occuper ? » Pour seule réponse il offre un haussement d'épaules, un sourire usé par la fatigue. Elle s'inquiétait, pour lui, et cette pensée seule suffit à faire colorer ses joues d'un rose enfantin. « Oh je suis tout seul. Tout le monde est rentré mais je dois finir deux trois bricoles. Et puis ça fait une chose en moins à faire demain. » Le brise vient fouetter ses bras découvert alors qu'il le croise contre son torse. « J'ai quasiment fini, il me reste juste les poissons. »  Qu'il ne pourra pas finir correctement, qu'il prendra un temps fou à écailler, juste pour quelques secondes de plus en compagnie de la jeune femme. « J'ai vu l'heure défiler alors je … » La phrase de Cynthia reste en suspens alors que son regard est attiré par le pansement qu'il porte autours de son doigt. La plaie n'est pas profonde, pas même douloureuse. Une égratignure sur sa peau, un rappel pour que ses pensées de se perdent plus quand il cuisine.  « Tu … tu t'es blessé ? » Il lève sa main devant ses yeux, sous la faible lumière qui procure l'ampoule au dessus de la porte. Le pansement est tâché, le doigt endolori.  « C'est rien. Juste le métier qui rentre. » Jeremy affiche un nouveau sourire alors que le visage de sa meilleure amie se teinte d'inquiétude, comme le fait sa mère quand elle distingue les poches sous ses yeux.

« C'est pas raisonnable de travailler aussi dur, et aussi tard. Tu te rends pas compte qu'ils t'exploitent dans ce resto. » Il y a un fond de vérité dans les paroles de la jeune femme. Parce Jeremy il espère, mais il sait que tout ce qu'il récoltera demain ce n'est qu'un signe de la tête. La passion qui s'anime, au détriment de la raison qui s'endors. Jeremy baisse les yeux, un peu penaud, un peu con. Il aime ce qu'il fait, ne voit pas les efforts qui l'épuisent un peu plus chaque jours. « Mais moi, je le vois bien. » Cette inquiétude dont elle fait part le bouleverse, un peu. Il refuse d'y penser plus longtemps, sous peine de ne plus savoir quoi dire. Alors il ne répond que d'un signe de la tête, invitant Cynthia à le suivre dans le restaurant désert. « Rentre, j'a bientôt fini. » Il pousse la porte de son épaule et s'engouffre dans la cuisine, habitée par les odeurs, témoin silencieuse de tout l'effort qu'il mets dans la tâche. Du grand frigo il tire le plat contenant les poissons, les bras tremblants. « C'est pas si dur que ça, c'est juste que je vois pas le temps passer. » Comme une excuse, à demi mots. Le couteau qui reprend sa juste place entre les doigts de Jeremy n'a plus la même chaleur. « Ta journée s'est bien passée ? » Il change la conversation, le commis, tout en évitant de regarder la jeune femme dans les yeux, sous peine de perdre un doigt tout entier.


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MessageSujet: Re: maybe i played my cards wrong (cynthia)   Sam 19 Aoû - 1:22



Elle s'en souvenait comme si c'était hier. Du jour où Jeremy avait décroché cet emploi au restaurant et où, si fier d'avoir enfin l'occasion de prouver de quoi il était capable et combien sa passion l'habitait, ils avaient fêté la bonne nouvelle autour d'un verre et d'une pizza géante. C'était la première étape d'une ascension que Cynthia imaginait fulgurante, radicale, et méritée surtout. Une ascension qui peut être ne se ferait pas en un mois, ni en un an, mais qui lui donnerait bien assez tôt toutes les cartes dont il avait besoin pour briller dans ce qu'il savait faire de mieux. Dans ce qu'il était. Tant de fois elle l'avait vu transpirer d'effort pour sa famille, pour son père, et pour convaincre les derniers sceptiques que son don n'était pas destiné à mourir quelque part au fond de lui. Tant de fois elle l'avait vu s'acharner à donner le meilleur de lui-même, déjà, rien que pour eux. Alors maintenant qu'elle le savait ici, à assumer des responsabilités d'autant plus cruciales et à faire ses preuves sous des yeux sans doute d'autant plus perplexes, interrogatifs, difficiles, elle ne l'imaginait pas autrement qu'excellent et pointilleux dans tout ce qu'il entreprenait. Parce qu'ils avaient ça en commun, l'envie de ne laisser personne indifférent lorsqu'il était question de ce qui les passionnait. Parce que comme elle qui vibrait d'impatience chaque fois qu'on lui faisait suffisamment confiance pour traiter même de très loin un sujet d'actualité, Jeremy avait la cuisine dans la peau et ne réduirait ses efforts que lorsqu'il aurait réussi. Peu importe le temps que ça lui prendrait, peu importe que les débuts soient longs et parfois décourageants, il avait toute la persévérance nécessaire pour y arriver, seul. Et c'était peut être ce qui finalement aurait la plus belle des saveurs, à la fin. Savoir qu'ils auraient réussi par eux-mêmes, suivant leurs propres efforts et ceux de personne d'autre. Jeremy, en l’occurrence, n'avait jamais eu peur d'aller à l'encontre du courant familial et d'imposer ses choix quoi qu'il lui en coûte. En ça Cynthia ne pouvait qu'être d'autant plus fière à l'idée de le voir à l’œuvre, ce soir, à l'instar de tous les autres. Armée d'un fin sourire qui s'étirerait sans nul doute dès l'instant où ses yeux se poseraient sur son ami et qu'ils constateraient comme chaque fois qu'il grappillait toujours un peu plus de place à l'intérieur du restaurant, et de ce milieu, la jeune fille était alors bien décidée à lui faire oublier pour quelques instants ses efforts et sa fatigue. Mais au moment d'arriver là où elle croyait pouvoir l'attendre sagement le temps qu'il ait terminé sa besogne, c'est face à un Jeremy plus débordé et éreinté que jamais que Cynthia tomba. Qu'il soit encore sur place à cette heure-ci n'avait rien de tellement inhabituel, quand comme lui on n'avait jamais compté ses heures ni rechigné à rester un peu plus longtemps. Mais le voir sortir les poubelles, à une heure pareille et alors qu'il avait déjà l'allure fatiguée d'un garçon qu'on n'avait pas ménagé à l'intérieur des cuisines, ça lui déchirait le cœur autant que ça l'envahissait d'inquiétude. Et Cynthia s'en était rarement faite pour les autres. « Mais demain soir, tu finiras tout aussi tard pour t'avancer sur le travail du lendemain. Et ce sera comme ça tant qu'ils te donneront autant de boulot. » La jeune fille souffla, les bras croisés et la mine tracassée, au moment où Jeremy s'approcha et balaya ses questionnements du revers de la main. Elle connaissait bien ce genre d'excuses, parce qu'elle s'en servait aussi quand certains soirs la tentation de rester plus tard au boulot se faisait forte. Mais jamais elle ne croyait s'être mise dans un état semblable à celui du jeune homme, ce soir. État qui lui parut plus préoccupant encore lorsqu'il lui sembla noter la présence d'un pansement de fortune autour de son doigt. Sa justification l'aurait peut être faite rouler des yeux si toutefois elle n'avait pas été tentée de répondre à son sourire, il est vrai admirative de le voir ainsi endurer sans broncher. « J'espère qu'au moins tes vaccins sont à jour, parce qu'ici on peut pas dire que ce soit très propre … » La jeune fille soupira, avant d'esquisser un nouveau sourire entre complicité et sermon. Comment lui reprocher de prendre ça à cœur, quand c'était sa chance de prouver de quoi il était capable, une chance qu'il avait attendu de pouvoir saisir. Elle comprenait, au fond d'elle, qu'il doive tout donner pour se sentir vraiment à sa place, vraiment légitime. C'était bien ce qu'elle faisait, elle aussi, dans l'espoir de marquer les esprits de ses supérieurs, dans l'espoir qu'on la remarquerait un peu plus que d'habitude, et pour un laps de temps un peu plus long. C'était ce qu'ils faisaient, tous les deux, dans l'espoir d'arriver quelque part. Le suivant finalement à l'intérieur, Cynthia l'observa sans en perdre en miette, alors qu'il s'affairait comme si ces cuisines était déjà son terrain. Ses réflexes, sa dextérité, la façon dont il semblait connaître ces lieux dans leurs moindres recoins, tout ici trahissait le fait qu'il n'avait jamais chômé entre ces murs. « Et ça doit bien l'arranger, ton patron. Parce que j'imagine qu'il ne te paie pas d'heures supp' ? » La jeune fille reprit toutefois, avant de pincer ses lèvres entre elles. Ce qu'elle aimerait avoir ce type face à elle pour lui dire le fond de sa pensée. Ou ce qu'elle aimerait, du moins, si elle ne craignait pas d'attirer des ennuis à Jeremy, des ennuis dont il n'avait assurément pas besoin. S'approchant tout en gardant un œil inquiet sur le couteau que le garçon avait saisi entre ses mains, la petite brune releva la tête à la question qu'il lui posa. « Ça a été, oui. Je regrette juste de pas avoir pris quelques jours de congés pendant les vacances d'hiver, ça m'aurait fait une vraie coupure et je serais pas autant épuisée trois jours seulement après avoir repris les cours. » Elle dédramatisa à son tour, dans un léger haussement d'épaules. ABC lui avait déjà proposé de lever le pied et de profiter des vacances scolaires pour pleinement recharger ses batteries, mais la brune y avait vu une nouvelle occasion de prouver sa motivation et sa volonté à réussir. Aujourd'hui, pourtant, elle sentait bien qu'une petite parenthèse loin de la fac et du bureau ne lui aurait pas fait de mal. « On est pareils, tous les deux. On veut tellement bien faire qu'on finit par ne plus voir le reste, y compris l'essentiel. » Un nouveau sourire gagna ses lèvres tandis qu'elle maintint son regard. C'était pour ça qu'au fond elle ne pouvait pas lui reprocher de veiller si tard au restaurant et de se donner tant de mal, même malgré le fait qu'on ne semble pas encore avoir tout à fait conscience de son talent et de son potentiel. Contournant finalement la table jusqu'à se retrouver près de lui, elle ajouta. « Et si tu posais ce couteau et que tu me laissais regarder ton doigt ? Au moins j'aurais plus peur que tu finisses par te faire vraiment mal. » Et bien qu'elle arbore ce doux regard que Jeremy était l'un des seuls à surprendre aussi souvent, il ne fallait pas s'y méprendre et penser qu'elle lui laissait véritablement le choix. C'est qu'elle ne comptait pas rester les bras croisés en attendant qu'il finisse par s’amputer d'un bras, ou pas avant de s'être au moins assurée qu'il ne risquait pas une septicémie.



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ÂGE : vingt-deux ans.
STATUT : en couple, le cœur qui s'affirme mais les sentiments qui se perdent.
MÉTIER : commis de cuisine, là où les mains sont propres et le travail précis.
LOGEMENT : #119 Bayside. Les parents, la fratrie, et puis Cynthia aussi.

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : troisième fils dans une fratrie de quatre gamins ≈ croyant, plus par défaut que par envie ≈ exception dans la famille, qui dérange un peu le paysage parfait ≈ amoureux de la liberté, de l'humanité, du monde qui l'entoure ≈ commis de cuisine dans un restaurant, aspiration plus étendue ≈ coeur sur la main, trop sensible, de ceux qui donneraient le bras quand on lui demande la main ≈ passionné de moto et de punk anglaise ≈
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :

and i could live, could die, hanging on the words you say. and i’ve been known to give my all and jumping in harder than ten thousand rocks on the lake.

cynthia #1

angelinaninazombieclément
PSEUDO : spf (amélie)
AVATAR : charlie heaton
CRÉDITS : (c) avengedinchains
DC : non.
INSCRIT LE : 17/07/2017

MessageSujet: Re: maybe i played my cards wrong (cynthia)   Lun 4 Sep - 0:56



C'était la vie dont il avait toujours rêvé. Malgré les dires de son père et le regard teintés d’inquiétude qu'il avait reçu de la part de sa famille, Jeremy avait toujours su – quelque part – que le monde vaste de la gastronomie était fait pour lui. Les manches relevées mais tâchées de sueur, les heures interminables qui le coupaient de plus en plus de sa famille, de ses amis, il endurait tout ça pour une seule chose, la fierté qu'il pouvait lire sur le visage des autres. C'était cette même fierté, qu'il essayait pourtant de dissimuler, qui l'avait fait resté aussi tard ce soir là. Jeremy pouvait sentir la fatigue, les courbatures et les fourmillements dans ses mains d'habitudes si habiles avec les couteaux. Il avait essayé de garder un sommeil régulier, de s'aérer l'esprit pour ne pas développer un dégoût pour sa passion qui le pousserait forcément à abandonner. Les lèvres pincées, les mouvements ajustés pour ne pas se blesser plus qu'il ne l'avait déjà fait, le Keller disposa les légumes dans des bols qu'il glissait dans le frigo. L'abandon ne pouvait pas être la solution, parce que cette issue se retrouverait dans le regard triste de son père, dans les mots – qu'elle voudrait réconfortants – de sa mère, et Jeremy ne pouvait se résoudre à vivre une telle épreuve. Alors il donnait tout, sans compter, comme il l'avait toujours fait. Mettant quelque peu de côté les amis, les sorties, les soirées à discuter jusqu'à l'aube avec Cynthia, il se donnait sans relâche pour le restaurant. La nuit était tombée derrière les portes de l'établissement sans même qu'il ne s'en rende compte, et la forte lumière de la cuisine n'était là que pour l'empêcher de tomber de fatigue, la tête dans les courgettes qu'il venait de dresser.

Jeremy avait besoin d'air, de quelques minutes de silence, loin du bruit de l'acier du couteau. Les poubelles sorties il profita de la brise pour fermer les yeux, pour respirer un bon coup avant de replonger dans les fourneaux. C'était sans compter sur la voix de Cynthia qui le tira de son demi-sommeil. Les yeux cernés, le visage fatigué, il offrit quand même à la jeune femme un sourire quand elle l'interpella. Elle avait le visage inquiet d'une amie, arrachant à Jeremy un nouveau rictus qu'il accompagna d'un haussement d'épaules. Cynthia était la voix de la sagesse quand lui n'était rien d'autre que le forcené tellement désireux de reconnaissance qu'il s'appliquait à faire des tâches qui n'étaient pas les siennes. Les poubelles auraient pu attendre demain, et pourtant il avait choisi de le faire pour enlever un poids des épaules de ses collègues. « Tu dis ça comme si j'étais en prison. » Jeremy ne pouvait qu'apprécier l'inquiétude de son amie à son égard, et ça faisait danser son ego dans le creux de sa poitrine, et pourtant quand elle souffla en croisant les bras il hissa un énième sourire sur ses lèvres pour la rassurer. « Ne t'inquiètes pas, je ne suis pas de corvée de poubelles tous les soirs. Je fais le ménage aussi. » Son humour était teinté de cette vérité qu'il avait beaucoup de mal à avouer, à lui comme aux autres, oui il en faisait beaucoup pour pas grand chose, mais c'était la façon dont on l'avait élevé. Les yeux de la brune se posèrent sur son doigt, où le pansement de fortune n'avait pas réussi à contenir le sang. C'était minime, il aura d'autres coupures, d'autres brûlures, signes d'un travail passionné qui le rendra fier. Le sourire de Cynthia comme récompense pour panser sa blessure Jeremy arqua un sourcil faussement indigné quand elle remis en question l'état de sa cuisine. « Tu insinue que je ne prend pas soin de ma cuisine ? Ça me vexe. » Jeremy, le sourire aux lèvres, adressa un signe de la tête à la brune, l'invitant à le suivre à l'intérieur.

A peine était il entré que ses mains avaient agrippées le plat contenant les poissons qu'il devait encore écailler et préparer pour demain. Le couteau repris sa place dans le creux de sa paume alors qu'il se penchait sur sa dernière tâche de la journée. Jeremy leva les yeux aux ciels quand Cynthia lui adressa une remarque sur les heures supplémentaires qu'il enchaînait sans voir le moindre sou en plus sur son compte en banque. « Disons qu'il m'offre son apprentissage en échange. Mais si c'est ta manière de demander un super cadeau de Noël, je pourrai lui demander de me payer plus. Je suis sûr qu'il comprendra. » Pinçant ses lèvres pour réprimer un rire Jeremy offrit tout de même un sourire à son amie, avant de reprendre d'une voix plus calme. « C'est la dernière grosse soirée, après je reprendrai un rythme plus normal. » Ses yeux n'avait pas quitté ceux de Cynthia, et comme il ne voulait pas de nouveau s'entailler le doigt et qu'il pouvait sentir ses joues prendre une couleur rosées, Jeremy reporta son attention sur les poissons dont les écailles volaient entre ses doigts. Détournant la conversation, mais aussi l'attention de la brune, il l'écouta avidement parler de sa journée. Il avait toujours aimé ça, l'entendre parler, de tout, de rien, de toutes les choses qu'elle voulait bien lui offrir. Le regard du Keller changea quand elle lui parla du repos dont elle avait besoin, il leva les yeux vers Cynthia, affichant une mine soucieuse. « Donc c'est à mon tour de m'inquiéter pour toi. Peut-être que toi aussi tu en fais trop, entre les cours et ABC, tu as besoin de te reposer. » Cynthia accompagna ses paroles par un mouvement d'épaule qui faisait écho à celui que Jeremy lui avait offert quelques minutes plus tôt. Deux personnes emprunts aux mêmes tourments, à cette même envie de donner sans compter, de prouver des choses qu'ils n'avaient pas pu prouver avant. « Mais toi comme moi on y arrivera. Tu pourra faire un reportage sur moi quand j'aurai ouvert mon restaurant. » Jeremy releva les yeux pour adresser à son amie un regard plein de rêves. C'était la vie qu'il voulait pour elle, pour lui aussi. Une existence marquée par la réussite, un pied de nez à tout ceux qui avaient voulu briser leur confiance.

La brune lui offrit un regard rare, plein de douceur, dont Jeremy était l'un des rares à pouvoir profiter, alors qu'elle lui ordonnait – là était l'intention – de lui montrer la coupure qu'il s'était faite dans la soirée. Jeremy ne pouvait pas dire non, il ne le pouvait jamais avec Cynthia. Le pansement était tâché d'un sang épais, et quand il le retira la douleur s'accentua un peu. Le visage grimaçant il tendis son doigt vers la jeune femme. « Je suis sûr que ça aura disparu demain, c'est juste une petite coupure. » La proximité qui s'était installée entre Cynthia et lui avait redonné des couleurs à ses joues, couleurs qu'il ferait passer pour de l'effort si elle venait à le remarquer. Jeremy ferma les yeux quelques secondes, chassant les pensées les moins chastes de son esprits. « Alors, est-ce qu'on doit m'amputer avec le couteau à poisson ? » L'humour comme barrière qu'il essayait de dresser. Barrières dont les fondements pouvaient se briser à tout instant.


craving for attention


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maybe i played my cards wrong (cynthia)

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