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 jadie + world of trouble

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le sextoy de joanne
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ÂGE : 36 ans (05/06/81)
SURNOM : Jay
STATUT : So done.
MÉTIER : Nouveau rédacteur en chef @ GQ Australia. Philanthrope, président de la fondation Oliver Keynes pour jeunes en détresse. Ambassadeur WWF et SANE. Papa d'un petit bonhomme nommé Daniel, âgé de 1 an, qu'il ne voit qu'un weekend sur deux. Occupé, très occupé.
LOGEMENT : a récemment emménagé au #98 Bayside après cinq ans passés à Logan City

POSTS : 15124 POINTS : 1675

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Anglais, né à Londres. Fils de Lord, et l'est lui-même. ≈ A recueilli deux chiens abandonnés: Ben, un golden retriever, et Milo, un teckel. ≈ Végétarien. ≈ N'aime pas le surplus de technologie ≈ Grand passionné d'art. Il est peintre et mécène. ≈ Sanguin, ses poings dépassent parfois sa pensée ≈ Sait cuisiner et adore ça. ≈ Diagnostiqué borderline il y a un an, sous traitement à la demande du juge suite à sa condamnation pour violences domestiques (nov.2016) ≈ S'est fait tatouer la date de naissance de son fils sur l'omoplate gauche.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Joamie #113 - Joamie (v.a) #3 - Joamie FB - Ginny - Hassan - Arianne - Jodie #1 - Jodie #2 - Jonathan - #teamdrama - [9/6]


JOAMIE ► Who says truth is beauty after all? And who says love should break us when we fall? But if we're strong enough to let it in, we're strong enough to let it go.


JADIE ► Call me a lover, believer, and all the names you wanna give. Sister and brother, all the way together, and all the lives we’ll ever live forever and ever.
RPs TERMINÉS : Beaucoup trop.


PSEUDO : loonywaltz
AVATAR : luke evans
CRÉDITS : loonywaltz
DC : lou aberline & benjamin brody
INSCRIT LE : 27/03/2015
http://www.30yearsstillyoung.com/t1188-jamie-elle-m-a-fait-la-bise-langoureusement http://www.30yearsstillyoung.com/t11382-love-who-loves-you-back http://www.30yearsstillyoung.com/t1525-jamie-keynes http://www.30yearsstillyoung.com/t2243-jamie-keynes

MessageSujet: jadie + world of trouble   Dim 23 Juil - 21:30




─ world of trouble
You were angry, I was scared. Things got broken, Things got weird. Then the cool-down would unfold. Silence falling on the household. I can never be so sure but not anymore.

Difficile de faire son travail depuis une colline. Pourtant c’est de là-haut que nous nous sommes efforcés de glaner de visu quelques informations sur les frappes qui réduisent des immeubles et des maisons à néant, à quelques kilomètres de là. A peine l’opération à l’encontre des Palestiniens fut-elle lancée que les frontières nous ont été fermées au nez. Impossible de mettre le pied dans la ville en guerre pendant des jours. Et plus que la frustration de ne pas savoir, de ne pas pouvoir faire correctement notre job, c’est l’impuissance qui nous laisse sur le carreau alors que nous observions, bien à l’abri, les frappes Israéliennes sur Gaza. Les protestations finirent par porter leurs fruits ; une poignée de journalistes pourront entrer sur le territoire en même temps que les humanitaires et sous bonne escorte militaires. Avant de pénétrer dans le champ de ruines, je rends le stylo du représentant face à moi dans un geste excédé ; le papier que nous venons tous de signer, condition sine qua non à notre passage, décharge le gouvernement de toute responsabilité en cas d’incident. S’il y a un mort parmi nous, cela ne sera la faute de personne, et sûrement pas celle de cette armée qui tire à l’aveuglette sur des civils avec d’obscures justifications. Qu’importe, nous sommes là de notre plein gré. En 2009, j’ai bientôt trente ans. J’avoue avoir sauté sur l’occasion offerte par la BBC pour m’éloigner de Londres et de ma femme, Enora, et celle-ci n’a pas cherché à me retenir sur le sol anglais –à vrai dire, je ne pense pas qu’elle s’inquiète beaucoup pour moi. Si je meurs ici en martyre de la presse, peut-être même en tirera-t-elle un bon profit. Être reporter est également à mes yeux l’ultime moyen de prouver que mon mérite ne se résume pas au nom que je partage avec cette présentatrice sur les ondes télévisées de la chaîne. Au final, ma présence se justifie plus par mes intérêts que ceux des victimes de ce confit ou ceux des auditeurs, et j’apprendrai plus tard l’égoïsme et la vanité qui m’ont animé en pénétrant dans la bande de Gaza le premier jour. L’on pense savoir dans quoi on s’engage lorsque l’on s’envole pour une zone de guerre ; on pense que les images des conflits précédents suffisent à donner une perception concrète de ce qui se déroule sur le terrain, mais ces reportages qui font détourner les yeux des téléspectateurs n’effleurent même pas la réalité. Il y a dans l’air âpre cette odeur de brûlé dont on ne souhaite pas connaître la provenance tant l’imaginaire se suffit à lui-même pour vous faire voir, à partir d’un simple linge coincé dans les débris d’une maison, le cadavre carbonisé qui gît sous les gravats. La poussière soulevée par les explosions ne semble jamais retomber et flotte en un perpétuel nuage ocre dans les rues encore trop peuplées, et chaque habitant de la ville porte sur son front une cible prédisant une victime potentielle. Pas à pas sur le bitume chaud jonché de cailloux, silencieux et les sens en éveil, je découvre la réalité palpable de la chose. Il fait une chaleur atroce sous ce gilet pare-balle et ce casque estampillés ‘’press’’ en gros caractères. Alors que Jodie est partie avec les snipers de son côté, d’autres militaires m’accompagnent jusqu’au bâtiment servant de relais radio et d’où nous pourrons émettre vers le monde entier. La zone est censée être sûre, pourtant les fissures dans la rue et sur les façades des bâtiments laissent présager la précarité de la sécurité du quartier. Mon instinct me souffle déjà que cette antenne au matériel rudimentaire n’émettra pas indéfiniment. Il ne reste plus qu’à espérer que personne ne sera à l’intérieur lorsque sa destruction surviendra. Je ne suis derrière le micro que pour une courte minute de direct pour l’Angleterre, narrant notre entrée dans la région et quelques premières impressions. Difficile d’en dire plus tant il me semble encore avoir soudainement atterri dans une autre dimension d’une incroyable désolation. Mais pas de peur. J’étais effrayé avant de monter dans la Jeep qui nous a conduits ici, cela a rendu le chemin interminable, mais une fois le pied à terre, cette sensation s’est envolée –il le faut bien afin de rester éveillé. Peut-être que cette angoisse reviendra plus tard, une fois hors de la ville, l’ombre d’un obus flottant perpétuellement au-dessus de ma tête. Plus tard dans l’après-midi, je demande à voir l’un de ces hôpitaux bondés, en manque de matériel, de personnel, de place et d’aide où l’on se réfugie pour prier et pleurer ses pertes qui sont parfois les corps inanimés et tièdes de jeunes enfants étalés au sol sur des linges sales. Et de toute cette misère qui dure depuis des semaines, je ne peux être que le spectateur au cœur froid, comme le reste de cette planète qui observe depuis le confort d’un foyer et en sécurité derrière un écran de télévision. Pourtant, je ne me sens pas coupable de prendre en photo le désespoir des mères et des femmes qui comptent les hommes de leur qu’elles ont perdu, ni même ceux qui ont laissé un membre dans les ruines de leur maison ou de ce qui fut leur bureau ; c’est mon travail de glisser ces émotions de côté, de calmer mon cœur serré et inspirer profondément pour ravaler l’acidité qui attaque mon estomac. C’est néanmoins bien pâle que je quitte le bâtiment, sonné comme après un coup sur le coin du crâne. Les détonations sortant du canon de l’arme d’un des militaires me parvient comme un lointain écho. La réalité me saute au cou lorsqu’un autre m’éjecte afin que je recule pendant que la menace qui s’est dressée sur le chemin est annihilée. La menace, c’est le jeune garçon qui tombe à terre au milieu de la rue, armé d’une mitraillette qu’il n’aurait jamais dû avoir entre les mains à son âge. Et c’est comme si de rien n’était que l’on m’ordonne de grimper dans le véhicule devant me conduire à l’hôtel.

J’abandonne mon matériel aux militaires et ne garde que mon dictaphone, toujours logé dans une poche de veste ou de pantalon. Je vendrais ma mère pour une douche froide et vivifiante, mais je n’aurai pas besoin d’en venir à ça. L’établissement a l’air civilisé, mais cela n’a vraiment rien à faire avec le penthouse que je partage avec Enora à Londres. Je lâche un long soupir face aux portes de l’ascenseur, retrouvant un semblant de paix lorsque je me trouve près de Jodie. L’aura de la maison. Je sais déjà qu’elle sera un repère salvateur pendant tout le temps que nous passerons ici. Si toutes les journées ressemblent à celle-ci, alors le voyage sera terriblement éprouvant et sa compagnie d’une importance déterminante. Dans la cabine, les néons sont à vif et font régner une lumière blanche nous donnant le teint de deux cadavres –en espérant que cela ne soit pas une vision prémonitoire. Le silence règne, lourd et fatigué, jusqu’à l’étage où se trouvent nos chambres, l’une en face de l’autre. « Je suis allé repérer les studios utilisables pour émettre vers Londres, on dirait que leur radio a été récupérée sur une brocante de restes de l’armée du Reich, mais ça devrait faire l’affaire. » dis-je en avançant lentement dans le couloir. « Et tu devrais aller voir l’hôpital où je suis allé, c’est un désastre. » Le mot est faible, mais à vrai dire, il n’existe pas de bon terme pour décrire l’agrégat de désolation qui se concentre sous ce toit. Minimiser ne sert au final qu’à prendre le recul nécessaire pour ne pas vomir en y resongeant après coup. « Comment s’est passé ton excursion ? » La première journée nous aura permis d’avoir une première idée de l’enfer dans lequel nous nous sommes embarqués. Pour ma part, je suis tiraillé entre cette partie de moi désirant rester, alimentée par ce souhait presque morbide d’en voir plus et de pouvoir faire plus la prochaine fois, et l’autre partie qui se demande à combien sont les vols pour Londres actuellement. La main sur la poignée de la porte de ma chambre, je me tourne vers Jodie ; « Et si tu me racontais tout ça en dînant ce soir ? Sauf si tu préfères rester tranquille, je comprendrais. » J’avoue que pour ma part, dans ces conditions, la solitude m’effraie un peu plus que d’accoutumée.
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ÂGE : trente-six années.
SURNOM : jodie, tout simplement.
STATUT : célibataire, toujours hantée par la mort de son premier amour, son âme soeur. personne n'aura réussi à le remplacer... ou presque.
MÉTIER : journaliste, très impliquée dans des oeuvres caritatives et fondatrice d'UBA, une fondation venant en aide aux réfugiés de guerre.
LOGEMENT : appartement #44 à bayside depuis peu.

POSTS : 443 POINTS : 560

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : née en angleterre, elle est une lady mais déteste le milieu des aristocrates anglais › a vécu au moyen-orient de 2009 à 2016 › son premier amour s'est suicidé après une chute aux enfers et elle ne s'est jamais remise de cette perte › arrivée à brisbane en juillet 2017, elle ne connaît pas encore très bien la ville › très dévouée, elle néglige souvent son bien-être au profit des autres › grande aventureuse dans l'âme, elle adore voyager
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MessageSujet: Re: jadie + world of trouble   Lun 24 Juil - 21:38


world of trouble
— Jamie Keynes & Jodie Patterson —

the dead are gone,
the living are hungry
(Bande de Gaza, 2009) Quand la camionnette blindée traverse les frontières, c'est un tout autre univers qui s'offre à la brune. Elle s'est préparée à un tel voyage depuis des semaines mais jamais elle n'aurait pu imaginer l'ampleur de l'horrible réalité dont elle est témoin aujourd'hui. Accompagnée d'un traducteur et quelques soldats, elle espère rentrer en contact avec un réseau de passeurs qui aident des familles à fuir Gaza pour l'Égypte. Mais comme ce groupe est très clandestin et secret, ils doivent abandonner l'idée. En effet, le convoi s'arrête brusquement au détour d'une rue et on lui annonce que continuer vers le point de rendez-vous est devenu trop risqué. Le chemin qu'ils doivent emprunté a récemment été jugé trop dangereux par l'armée alors elle doit rentrer les mains vides. Concentrée sur son but depuis son arrivée dans le territoire en guerre, elle n'a pas fait attention au paysage qui l'entoure. Ce n'est que lorsque le camion se remet en route qu'elle jette enfin un regard à l'extérieur. Ce qu'elle voit derrière la vitre blindée la laisse bouche bée. Gravats fumants, pères déambulant le regard vide au milieu des restes de trottoir avec un petit corps ensanglanté dans les bras et structures d'immeubles décharnés ayant été soufflés par les explosions récentes. Ce cocktail inquiétant lui donne l'impression de traverser le squelette carbonisé d'un géant écrasé au milieu du désert. Bientôt, elle n'est plus capable de voir ce paysage défiler devant ses yeux. Elle préfère alors planter son regard sur le casque du soldat derrière le volant.

Résolution de courte durée puisque ses images sont à présent gravées à jamais dans sa tête. Plus éternelles que n'importe quelle photographie. Jodie reporte alors son attention sur tout ce qui l'entoure. Elle ne veut pas échapper à un détail qui pourrait lui sauver la vie ou même celle des pauvres habitants de cette région. Elle est venue à Gaza pour raconter l'histoire de tous ses gens, elle ne peut donc pas se permettre de détourner les yeux. Elle doit se montrer forte pour eux. Car elle sait qu'elle a été choisie pour ce boulot car elle s'inquiète pour les gens. Et quand ils voient qu'elle se préoccupe d'eux, elle arrive à tirer des témoignages touchants. Ça lui vient tout naturellement. Aura de bonté et de dévotion. Au fond d'elle, elle sait qu'elle s'intéresse aux malheurs des autres pour ignorer sa propre tristesse. Tristesse qui la poursuit depuis plus de dix ans. Constater la détresse des habitants de Gaza lui permet de rationnaliser une chose ; elle n'est pas la seule à souffrir. Certains doivent même survivre dans un monde bien plus cruel que le simple deuil d'un amour d'enfance. Aujourd'hui, elle est témoin de gamins qui pleurent l'entièreté de leur famille et la destruction de leurs maisons. Elle ne peut pas se permettre de s'apitoyer sur son propre sort. Si elle est incapable d'oublier la peine que le suicide d'Oliver lui a causé, elle peut au moins essayer d'apaiser le fardeau sur les épaules des autres malheureux de ce monde. C'est ce qui la motive autant, c'est ce qui lui permet de ne pas vomir chaque fois qu'elle ose respirer les élans de chairs brûlées qui emplissent l'air.

Une petite caméra en main plus utile que de traîner un équipement encombrant de télévision lui permet de capter quelques scènes par ci par là. C'est tout ce qu'elle peut faire dans la sécurité illusoire du convoi car après tout, on lui refuse de sortir. Apparemment, les environs sont encore trop dangereux, même pour la presse. Elle doit donc rester sur son banc inconfortable, étouffant sous le gilet par balles et regarder les maisons défiler sans vraiment pouvoir se mêler à ce nouvel univers. Cela ne l'empêche pas de réaliser que le monde dehors est infernal. Bientôt, un des soldats lui annonce qu'il est temps de rentrer au point de rendez-vous ; leur hôtel. Quand ils arrivent au pied de l'immeuble, elle se débarrasse de l'équipement qu'elle porte mais garde la caméra dans un sac à bandoulière qu'elle passe sur son épaule. L'air brûlant à l'extérieur du camion lui coupe le souffle et elle se dépêche d'entrer dans l'hôtel. Elle y retrouve son collègue, Jamie. Plus que collègue, il est son confident. Un pilier dans sa vie. Elle n'aurait pas pu imaginer meilleure compagnie pour être envoyée dans cet enfer sur Terre. Un silence lourd s'impose dans la cabine d'ascenseur alors qu'ils se dirigent vers leurs chambres. Elle n'est pas certaine de savoir quoi dire. Parler de tout ce qu'il y a dehors lui paraît futile. Il a été témoin de la même chose qu'elle ; désolation et mort. C'est finalement Jamie qui ose prononcer quelque chose en premier. « Je suis allé repérer les studios utilisables pour émettre vers Londres, on dirait que leur radio a été récupérée sur une brocante de restes de l’armée du Reich, mais ça devrait faire l’affaire. Et tu devrais aller voir l’hôpital où je suis allé, c’est un désastre. » Il s'informe ensuite de ses propres aventures. « Et si tu me racontais tout ça en dînant ce soir ? Sauf si tu préfères rester tranquille, je comprendrais. » L'idée de rester seule la répugne et d'un haussement d'épaules, elle chasse le malaise qui la tiraille. « Je vois... j'espère que cette radio sera suffisante quand même. »

Marquant une brève pause, elle observe l'air fatigué sur le visage du jeune homme et se dit qu'elle doit être en train de se regarder dans un miroir. Elle doit avoir l'air aussi malade. Voir plus. L'idée d'aller se mettre au lit et de ne plus jamais sortir de sa chambre lui paraît intéressante mais être seule risque de la rendre folle alors elle s'empresse d'accepter l'offre.. même si elle n'a pas très faim après tout ce qu'elle a vu. « L'idée du dîner me plaît bien. Je propose qu'on se revoit ici même dans une heure ? On décidera où aller manger ensuite, je suppose. » Il faut dire que les restaurants de luxe ne courent pas les rues dans un pays si défiguré par la guerre. Elle sait déjà qu'ils finiront par s'installer dans la grande salle à manger de l'hôtel. Prendre le risque de s'éloigner ne serait pas une bonne idée. Elle a le sentiment que les murs qui les entourent seront tout ce qu'ils connaîtront dans les prochains mois. Sentiment de claustrophobie qui lui étripe la gorge, se calme ensuite pour faire plus au soulagement en pensant qu'au moins, Jamie est à ses côtés. Elle ne se lance pas dans cette aventure seule. Un bref sourire glisse sur les lèvres de la belle alors qu'elle se retourne pour entrer dans sa chambre. Elle referme la porte derrière elle et laisse tomber un lourd soupir. Pendant quelques secondes, elle reste appuyée sur la porte, les yeux fermés.

Quand elle ose enfin les rouvrir, elle voit ses valises placées au pied du lit. Cette chambre ne ressemble pas au magnifique manoir Patterson mais c'est loin d'être un trou à rats considérant où ils se trouvent. Jodie prend ensuite une douche bien froide, presque glacée. L'eau sur sa peau pâle lui fait un bien fou et pendant un instant, elle fait le vide. Plus rien n'occupe ses pensées mais dès qu'elle met le pied hors de la salle de bain, la vue par la fenêtre la ramène à la réalité. Elle n'est plus en Angleterre. Secouant brièvement la tête, elle ferme les rideaux pour s'isoler de tout et enfile un jeans ainsi qu'un t-shirt noir. Elle laisse ses cheveux mouillés cascader sur ses épaules et laisse tomber l'idée de se maquiller si bien qu'elle sort de sa chambre quinze minutes plutôt. Jamie ne tarde pas à la rejoindre et elle l'acceuille d'un nouveau sourire. « Tu es prêt ? »


    heart of gold ◊ if you were born with the weakness to fall you were born with the strength to rise.






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MessageSujet: Re: jadie + world of trouble   Mar 1 Aoû - 18:36



─ world of trouble
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L'esprit plus que le corps ont été éreintés par cette première journée sur le terrain. Car outre la chaleur dont nous pouvions souffrir sous notre équipement, obligatoire afin d'assurer notre sécurité au mieux, ce sont les images qui demeurent, qui marquent, et qui s’ancrent un peu plus dans la mémoire à chaque minute qui passe, qui les éloigne tout en les rendant plus réelles. Les réminiscences sont aussi puissantes que l'instant présent, vécu, la seconde où l’on se demande si c’est déjà terminé, voire plus à vrai dire ; on réalise, on prend la mesure des évènements, on se dit “j’y étais, je l'ai vu”, et tout ce qui n’a pas eu le temps de nous traverser l'esprit sur le moment, toutes les émotions trop furtives, frappent à retardement. Et c'est cette étrange soupe de souvenirs frais qui me garde aussi silencieux, calme, las. Je ne sais plus bien ce que je ressens, ce que je pense, pourquoi je suis venu. Peut-être que cela viendra plus tard. Ou peut-être que tant que nous serons ici, nous serons prisonniers d'une bulle où l'air est une poussière lourde, suffocante, un monde en éternelle auto-destruction, sans repères. S'il ne faut qu'un mot, je suis désorienté. Et au milieu de tout ceci, mon Nord est juste à côté de moi. Sûrement aussi perdue et choquée que moi, proie du même brouillard épais qui couvre tout ce qu'elle pensait savoir des conflits armés. Malgré cette étrange errance interne, je me rassure ; je ne suis pas là seul, et je ne la laisserai pas se sentir seule non plus. Jodie et moi sommes déjà proches, mais je sais que ces événements supplémentaires renforceront ces liens, les scelleront. Oliver aurait voulu que nous veillons l'un sur l'autre, maintenant plus que jamais. Le rendez-vous est pris pour ce soir, dans une heure dans ce même couloir à la peinture décrépie. Je souris vaguement à Jodie, fatigué et ne rêvant que d'une douche froide afin de réveiller mon cerveau engourdi. Même si je l’ai déjà effectué la veille, je prends le temps de me raser, comme pour ôter jusqu'au dernier petit grain de sable, la moindre poussière à l'origine dont je ne souhaite même pas songer qui puisse frôler la peau. Cette sensation ne s'en va pas réellement. Peut-être ne me quittera-t-elle jamais complètement ici. Dans quoi tu t’es fourré, Keynes ? Une chemise et un pantalon propres plus tard, je retourne dans le couloir et y retrouve Jodie. Sans la force ou l'envie d'y réfléchir trop longtemps, nous nous rendons par automatisme dans le petit restaurant de l'hôtel. Rien de chic, rien élégant, de raffiné comme nous pouvons y être habitués -ou forcés à l'être. Plutôt une cantine, et assis aux tables voisines, d'autres reporters entre de très rares client. Un soldat dans un coin de la pièce. Rien d’anormal, rien de normal non plus. Nous nous installons sans cérémonie. "C'est bizarre, non ? Tout ça, après la journée qu'on a passée. Ça a l'air presque trop..." Alors que nous sommes de ceux qui baignent dans tellement plus d’opulence que dans notre monde, ce serait cet hôtel le champ de bataille. Pourtant avoir un lit, une sécurité, et même un serveur pour prendre la commande, cela laisse penaud. Je ne fais pas le difficile ; de l'eau et tout ce qui est à base de légumes fera l'affaire, ce sera une grande salade, demandée presque par principe d'avaler quelque chose même si mon estomac m'indique qu'il n'en veut pas. Le silence prend place si facilement, tant nous sommes en nous-mêmes, coincés avec les images du jour, les émotions qui se chevauchent. Là sans l'être. Je ne peux tout simplement pas ôter ce garçon de ma tête. "Où est-ce que tu es allée, alors ?" je demande afin que ce repas ne soit pas lugubre du début à la fin, essayant un sourire et un air plus à l'aise, détendu, détaché que je ne le suis vraiment. "Sur une échelle de un à dix, à quel point veux-tu rentrer à Londres par le premier avion demain matin ?"
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MessageSujet: Re: jadie + world of trouble   Mar 1 Aoû - 22:31


world of trouble
— Jamie Keynes & Jodie Patterson —

the dead are gone,
the living are hungry
(Bande de Gaza, 2009) Après cette journée, la présence de Jamie est plus que bienvenue. Sans lui, elle ne sait pas ce qu’elle ferait. Elle serait probablement enfermée dans cette chambre d’hôtel et fixerait le mur blanc sans arriver à bouger. Après Oliver, elle a pu compter sur lui. Ensembles, ils ont vécu le deuil et aujourd'hui, ils sont témoins ensembles de l'horreur de ce pays étranger. Ça lui paraît presque irréel d'avoir un moment de repos comme celui-ci. La salle à manger n'a rien à voir avec les grandes salles de bal d'Angleterre mais c'est suffisant pour Jodie. Elle n'a jamais apprécié le luxe de ses origines, elle arrive très bien à se contenter de cette cantine. Surtout en comparant l'endroit à ce qui se passe dehors. Ils s'installent et elle passe un bref coup d'oeil autour d'elle. Les autres journalistes qui sont présents ont l'air à moitié morts. Est-ce à cela qu'elle va ressembler dans quelques semaines si elle reste ici ? Elle ose espérer que de partager ce travail avec Jamie lui épargnera tant de détresse. Il est un pilier dans sa vie et bientôt, elle sait qu'elle ne pourra pas se passer de lui sans risquer de perdre la raison.

Et elle n’a pas besoin d’ajouter quoi que ce soit pour comprendre ce qu’il veut dire. Ça a l’air presque trop luxueux. Bien que c’est loin d’être un hôtel cinq étoiles. Elle n’aurait jamais pu imaginer que le monde des lords et ladies de son pays natal puisse lui manquer. Elle a passé des années à essayer d’y échapper et de se défaire de ce milieu trop superficiel à son goût… Mais maintenant, elle comprend à quel point elle est chanceuse d’être née dans une famille si aimante - malgré ses défauts. ici, c'est une bataille constante pour la survie et pour garder un semblant de santé mentale. Elle comprend maintenant pourquoi beaucoup d'habitants de la région cherchent à fuir leur pays natal. Ils ont bien plus de raisons qu'elle croyait en avoir. L'expression sur le visage de Jamie témoigne qu'il partage ses pensées ; les prochains mois vont être difficiles. Elle se sent malade à l'idée qu'elle doive rester dans cette région encore plusieurs semaines... et ce n'est que le premier jour. Sans Jamie, elle n'en serait pas capable. Elle serait déjà à l'aréoport à tenter d'attraper le prochain vol pour Londres. On dirait bien que Jamie lit dans ses pensées puisqu'il lui demande justement à quel point elle désire prendre la fuite.

Une fois le serveur présent pour prendre leur commande, elle ne prend même pas le temps de jeter un coup d’oeil au menu. Elle sait déjà qu’elle sera incapable d’avaler une seule bouchée. Elle se contente donc de commander un café. La boisson chaude a toujours été un moyen de se réconforter pour la brune. Si certains se noient dans l’alcool pour oublier leurs problèmes, Jodie préfère savourer un délicieux café. À l'idée d'avoir bientôt une tasse sous les yeux et devant le sourire détendu que Jamie lui lance, elle ne peut s'empêcher de faire de même. « Je voulais aller rencontrer un réseau de passeurs qui envoient des familles en Égypte mais les soldats ont refusé. Le chemin était trop dangereux finalement. Le quartier dans lequel on devait passer était complètement carbonisé… c’était horrible. Alors j’ai un peu l’impression d’avoir perdu mon temps aujourd’hui. » Un haussement d'épaules pour chasser les images de la journée, elle essaie tout de même de continuer à lui sourire doucement. Il n'y a que Jamie qui peut rendre cet exploit possible... « J’dirais que sur une échelle de un à dix… c’est un 5. Je pourrais pas t’abandonner ici, tu l’sais bien. » Elle est sincère. Jamais elle ne quitterait le terrain en laissant Jamie derrière. Elle ne cessera jamais de s’inquiéter pour sa sécurité. Ni aujourd’hui, ni demain. Elle pense alors à ce qui les attend demain et elle refuse de se séparer. Hors de question de prendre des routes différentes comme aujourd’hui. Elle ne veut pas que ce petit repas soit leur dernier. Et dans ce pays, ça pourrait bien l’être. Cette pensée fait courir un frisson dans le dos de la belle - qu’elle ignore - puisque le serveur leur apporter nourriture et breuvages. Elle se jete comme une assoiffée sur sa tasse et laisse le liquide chaud la réconforter lentement. « Pour être honnête, si tu n'étais pas là aujourd'hui, je pense que je serais déjà dans l'avion en ce moment. Peut-être... je sais pas. En même temps, j'ai vraiment envie d'aider ces gens. » Si elle n'a pas pu sauver Oliver, elle espère pouvoir aider ceux qui vivent dans cet horreur tous les jours... et il n'y a que Jamie qui l'aide à avancer. Qu'il lui promette d'aller nul part, sinon, elle sera perdue.


    heart of gold ◊ if you were born with the weakness to fall you were born with the strength to rise.






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le sextoy de joanne
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ÂGE : 36 ans (05/06/81)
SURNOM : Jay
STATUT : So done.
MÉTIER : Nouveau rédacteur en chef @ GQ Australia. Philanthrope, président de la fondation Oliver Keynes pour jeunes en détresse. Ambassadeur WWF et SANE. Papa d'un petit bonhomme nommé Daniel, âgé de 1 an, qu'il ne voit qu'un weekend sur deux. Occupé, très occupé.
LOGEMENT : a récemment emménagé au #98 Bayside après cinq ans passés à Logan City

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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Anglais, né à Londres. Fils de Lord, et l'est lui-même. ≈ A recueilli deux chiens abandonnés: Ben, un golden retriever, et Milo, un teckel. ≈ Végétarien. ≈ N'aime pas le surplus de technologie ≈ Grand passionné d'art. Il est peintre et mécène. ≈ Sanguin, ses poings dépassent parfois sa pensée ≈ Sait cuisiner et adore ça. ≈ Diagnostiqué borderline il y a un an, sous traitement à la demande du juge suite à sa condamnation pour violences domestiques (nov.2016) ≈ S'est fait tatouer la date de naissance de son fils sur l'omoplate gauche.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Joamie #113 - Joamie (v.a) #3 - Joamie FB - Ginny - Hassan - Arianne - Jodie #1 - Jodie #2 - Jonathan - #teamdrama - [9/6]


JOAMIE ► Who says truth is beauty after all? And who says love should break us when we fall? But if we're strong enough to let it in, we're strong enough to let it go.


JADIE ► Call me a lover, believer, and all the names you wanna give. Sister and brother, all the way together, and all the lives we’ll ever live forever and ever.
RPs TERMINÉS : Beaucoup trop.


PSEUDO : loonywaltz
AVATAR : luke evans
CRÉDITS : loonywaltz
DC : lou aberline & benjamin brody
INSCRIT LE : 27/03/2015
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MessageSujet: Re: jadie + world of trouble   Mar 8 Aoû - 18:50



─ world of trouble
You were angry, I was scared. Things got broken, Things got weird. Then the cool-down would unfold. Silence falling on the household. I can never be so sure but not anymore.

Un fil et une fille d’aristocrates, dans la poussière, se salissant les mains. Loin de leur petit confort, loin de tout ce que l'argent peut acheter, à des années d'un monde où l seule influence peut acheter tout ce que l’on souhaite. Pour ne pas dire que, ici, nous ne sommes personnes. Deux héritiers, deux anglais qui n'ont jamais rien connu d'autre que ses paysages gris, envolés de chez eux. Et pour quoi ? Par pur sentiment de devoir, par bonté désintéressée, pour la beauté du métier, pour dénoncer, aider ? À mon avis ces facteurs sont en bas de la liste de nos justifications. À mon avis, nous avons tous deux quelque chose à prouver, à nos familles, aux autres, à nous-mêmes. Que nous ne sommes pas que titres, fortune et banquets, que nous ne sommes pas prédéfinis, ni prédestinés, et qu'il y a un autre monde, si proche et si loin à la fois ; un monde qui remet notre réalité en perspective, qui nous rappelle notre place, autant la chance que nous avons d'en avoir une dans les hautes sphères que la futilités de celle-ci. Et peut-être que cela ne changera rien pour nos aînés, peut-être sont-ils à un cocktail en ce moment, buvant une coupe de bon champagne en décriant la stupidité de notre voyage et riant à l'idée que nous rentrions la queue entre les jambes dans deux ou trois jours. Peut-être que cela ne changera rien pour les autres progénitures dans notre genre d'ici un mois ou un an, peut-être qu'eux aussi nous trouvent idiots et inconscients, voire même ingrats vis-à-vis à de tout ce sur quoi nous crachons à Londres. Mais ce voyage changera quelque chose pour nous. Et c'est ainsi que les choses bougent, brique par brique. C'est ainsi que l'on se prouve à soi-même, que l'on se découvre. Il y aura un avant et un après, je n'en doute pas. J’en ai eu le coeur net aujourd'hui. Je pense que Jodie aussi. Tout ça ne se résume plus à des photos dans les journaux, des vidéos à la télévision. C’est là, l'odeur du métal chaud des armes à feu, les environs désertés des oiseaux qui laissent alors des quartiers, des villes plongées dans un silence lugubre. Et c'est effrayant, pourtant, irrémédiablement attirant. Nous pouvons songer à partir, mais le faire, prendre le premier avion ? Non. Quelque chose de curieux, de fascinant, d'un peu masochiste nous fait rester. Non, nous ne rentrerons pas la queue entre les jambes pour recevoir une tape sur l'épaule accompagnée d'un je te l'avais bien dit. “C'est une impression étrange, hein, d'avoir envie de partir loin et vite pour ne pas faire partie de… tout ça. Et d'un autre côté… ne plus vraiment avoir le choix.” Par orgueil ou par réel altruisme ? Parfois la frontière est trop fine pour parvenir à dissocier l'un de l'autre. “Dit comme ça, ça me rappelle un peu Londres.” j'ajoute avec un petit rire. C'est un tout autre type de champ de bataille, mais existence là-bas n’en est pas moins laborieuse à bien des égards, dans d'autres registres, d'autres domaines ; à chacun sa peine, à chacun sa croix. Les cages dorées ne protègent pas de tout. “Alors on devrait s'en sortir. On s'en sort toujours.” Nous savons survivre, nous l'avons déjà prouvé. Nous savons avancer main dans la main et tenir bon. Nous nous donnons du courage l'un l'autre, et l'énergie afin de ne pas se décevoir. Nous savons être forts tous les deux, et cette capacité là nous portera tout au long de ce séjour.

Sans conviction, je pique dans la salade, qui n’a l'air ni bonne, ni mauvaise, quoi qu'un peu défraîchie. Quelques légumes s’y battent en duel, mais j'avoue que cela ne me dérange pas outre mesure ; en posant les yeux dessus je réalisé que je n’ai pas si faim que ce que je pensais. Néanmoins, s’alimenter reste important afin de demeurer au maximum de son attention. La fatigue ne fait que décupler les faiblesses, l'irritabilité, les risques. Autant ne pas commencer ce soir à écouter les caprices des émotions qui influent sur le corps. “Hm, j’ai oublié d'appeler Enora.” je réalise en mastiquant, et je sors mon téléphone de ma poche, petit appareil à clavier complet, blackberry que je n’ai pas touché de la journée. J'ai en effet quelques messages, dont un de ma femme, mais qui n'est sûrement pas le genre de mots doux auxquels s'attendre dans une situation pareille. “J’ai acheté de nouvelles Jimmy Choo avec la gold que t’as laissé sur le buffet, elles me font des jambes d'enfer. Xoxo” je lis à voix haute avec un sourire ironique. On pourrait croire à une plaisanterie afin de dédramatiser le tableau si on ne la connaissait pas. Mais ce n’est pas son genre, et je sais que ces nouvelles chaussures sont bien réelles, tout comme je ne doute pas que le sac assorti sera acquis dans les jours suivants. Je ne suis pas là pour l'en empêcher après tout -et lorsque je ne le suis je ne la retiens pas non plus. “J’ai une femme tellement soucieuse.” je commente, cynique à souhait. Il est évident que Enora et moi n’avons pas d'amour l’un pour l'autre, cela n’a sûrement jamais été le cas. J'ai été pour une opportunité pour la jeune mannequin en début de carrière qu'elle était, et elle, une diversion pour moi. Un mariage un brin scandaleux me permettait de rompre les fiançailles forcées avec Irene, car notre amitié et son bonheur comptait plus que le bazard sans sens qu'était déjà ma vie. Ce n’est pas un choix que je regrette. Nous en rions, et je range le téléphone sans prendre la peine de taper une réponse. Si je la laisse sans nouvelles, est-ce qu'elle s'inquiètera ? Sûrement pas, alors autant m'épargner cet exercice d'hypocrisie. Je laisse glisser une gorgée d'eau dans ma gorge avant de reprendre, peut-être trop curieux, indiscret ; “Tu as quelqu'un qui pillera ton compte en banque en ton absence, toi aussi ? Quelqu'un qui t'attends... ?” À dire vrai, les rapports détaillés que je glane à Jodie sur l'état de sa vie amoureuse ne me paraissent plus indiscrets depuis longtemps ; c'est plutôt un devoir que je me suis fait de m'assurer qu'elle finisse par tourner la page, car on ne peut se marier à un fantôme, avoir des enfants avec un fantôme. Être heureux. Et c'est là une des missions qui m’incombent depuis que mon frère n'est plus là. N'avons-nous pas assez vécu dans le passé et dans l'ombre d'Oliver ?
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