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 Sweet as sugar, cold as ice → Rad

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le déséquilibré
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ÂGE : 27 ans tout beau tout propre (24 septembre 1990)
SURNOM : Cole c'est déjà largement assez.
STATUT : Célibataire, pas vraiment doué pour tout ce qui est interactions avec les autres êtres humains.
MÉTIER : Chômeur, branleur, feignant. Note le rythme ternaire, c'est pas parce qu'on est au chômage qu'on ne sait pas user de la rhétorique.
LOGEMENT : #77 Pine Rivers

POSTS : 1612 POINTS : 330

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Considéré comme un déséquilibré par ses chers parents, à cause de son homosexualité et de son addiction à tout ce qui peut faire planer → Passionné de dessin et de musique, pour s'échapper, pour s'enfuir, pour se retrouver → Sevré tout seul depuis peu, comme un grand, prêt à commencer le plus difficile dans sa vie d'ex-junkie : tenir ses bonnes résolutions → Vient tout juste de se tourner vers une aide professionnelle, déterminé à changer et à régler le chaos qu'est pour l'instant sa vie → Toujours pas de job, en même temps il a assez de chats à fouetter pour le moment vous pensez pas ?
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS :
✻ Hartter ✻
it's not healthy i know. it's almost like a disease, this love coursing through my veins. it's going to destroy me, i know it will. but somehow i think it could save me, too.

✻ Martin ✻ Rad (fb) ✻ Lisbeth ✻ Clément ✻ Nathan #3 ✻ Eda ✻ Ariane
RPs TERMINÉS : ✻ Lou&Nathan ✻ Nathan #1 ✻ Nathan #2 ✻ Nina
PSEUDO : stressedcreep
AVATAR : Ezra Miller
CRÉDITS : permanentjoy (vava) loonywaltz (ub) solosand (signa) tumblr (gif)
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INSCRIT LE : 16/07/2017
http://www.30yearsstillyoung.com/t16001-if-anything-can-go-wrong-it-will-cole#608502 http://www.30yearsstillyoung.com/t16019-and-what-a-beautiful-mess-this-is-cole#609840 http://www.30yearsstillyoung.com/t16047-cole-harvey

MessageSujet: Sweet as sugar, cold as ice → Rad   Dim 30 Juil - 22:51


Sweet as sugar, cold as ice.

   
My happy little pill, Take me away. Dry my eyes, Bring color to my skies. My sweet little pill, Tame my hunger. Lie within, Numb my skin. Like a rock, I float. Sweat and conversations, Seep into my bones. Four walls are not enough, I'll take a dip into, The unknown. Unknown.

Je triture mes mains, joue avec mes articulations, plus pour m'occuper que pour me déstresser. J'avais lu une fois cet article qui disait que les gens qui se sentaient toujours obligés de garder quelque chose dans leurs mains avaient des troubles psychologiques, ou étaient des camés. C'est un peu plus rassurant d'un certain côté de me dire que j'appartiens à la deuxième catégorie. Mais j'avoue que parfois je me fais peur en me disant que peut-être je suis un peu des deux. Sûrement. On l'est tous dans le fond. Ou au moins tous les gens présents dans cette salle. J'ai toujours détesté les cures de désintox, je me rappelle même plus comment j'ai atterri ici une fois encore, encore une de mes illuminations quand j'étais camé, je me suis dit que j'avais l'idée du siècle et j'ai dû me ramener ici. Quel con. Et bonne chance après pour leur faire comprendre que vous voulez partir, que vous voulez pas être aidé, mais non tout d'un coup tous ces gens qui d'habitude passent à côté de vous en vous regardant d'un mauvais oeil, vos voisins qui chuchotent quand vous arriver, vos familles qui vous voient comme une mauvaise herbe à arracher, tout d'un coup tous ces jolis gens ont simplement envie de vous aider. Ils tiennent à ce que vous restiez dans ce centre, qui peut un peu s'apparenter à une prison quand on y réfléchit un peu, et ils tiennent surtout à ce que vous fassiez et finissiez correctement votre putain de cure. Alors je fais le dos rond, pas d'autre choix. Il suffit de faire comme si je croyais vraiment que ça pouvait me passer comme ça, comme si c'était aussi simple, comme si mon problème de came était le seul problème de ma vie. Bien sûr c'est tellement plus simple de voir les choses ainsi. Ça arrange bien tout le monde, comme ça tous les gens qui travaillent ici peuvent rentrer dans leurs petites maisons soit disant parfaites le soir avec la conscience bien tranquille. Du coup, je suis assis là comme un débile profond sur une chaise dans un centre en espérant simplement que le karma saura reconnaître les erreurs commises par chacun, et plus spécialement par les gens qui me forcent à être ici.

Plusieurs mecs et quelques nanas entrent dans la salle, ce sont sûrement les "intervenants" dont on nous a parlé. Ça arrive souvent dans les cures vous savez c'est comme dans les pubs pour les régimes, on vous montre ceux qui ont réussi, ceux qui étaient comme vous avant, qui désormais sont des meilleures personnes que vous. Vous voyez, vous aussi vous en connaissez des comme ça. Une sacré blague, hein? Il y a un gars qui attire particulièrement mon attention, barbe de trois jours, yeux magnifiques et cheveux plaqués en arrière, bien rangés.  Je sais pertinemment que je serai jamais comme ce mec. Et pas seulement à cause de la came. Il a une présence qui impose le respect alors qu'il n'a même pas encore prononcé un mot, une carrure prononcée qui fait ressentir sa force physique, son talent manuel peut-être, et une sorte d'aura qui semble flotter autour de lui et qui laisse tous les autres camés en manque pantois, tout comme moi. Il est diamétralement opposé à moi, et pas besoin pour lui de parler pour que je devine que je ne serai jamais comme lui. Cette "intervention" s'annonce donc vraiment intéressante, j'ai hâte de l'entendre dire qu'on en est tous capables, qu'on peut tous s'en sortir, qu'il faut juste de la volonté, alors que lui-même sait qu'il faut bien plus que ça. La volonté n'est qu'une infime partie du puzzle, puzzle qui est lui-même composé de des pièces de la vie de chacun jusqu'à ce moment précis, pièces avec des formes complexes, déformées, uniques. Un travail à effectuer sur sa vie entière ne se fait pas uniquement à l'aide de la volonté. Mais personne dans ce putain de centre n'aura jamais le cran de l'admettre.
Notre groupe de super-héros ne semble pas vraiment décidé à commencer, un silence de mort plane dans la salle, une femme aux cheveux poivre et sel avec un petit badge accroché sur sa chemise indiquant qu'elle travaille au centre, que je n'avais même pas remarqué et qui possède autant de charisme qu'un bidet d'une salle de bain des années 90, nous indique avec sa voix de chèvre qu'on est censés simplement tous se lever et se diriger vers un buffet prévu à l'occasion pour faire connaissance et "partager nos expériences". Super le dernier repas de Jésus merci bien au moins même si je meurs d'ennui j'aurai eu une nourriture correcte. Les camés se lèvent tous de leurs chaises avec ce même mouvement de lassitude général, on sent que personne n'a profondément envie d'être là. J'attends que tout le monde soit levé, pour profiter de ce spectacle qui est un peu ma seule source d'amusement ici, avant de me lever à mon tour. Je vois qu'à peu près tous les autres membres du groupe participant à la cure ont déjà trouvé quelqu'un à qui parler, il ne reste plus que le mec, celui qui a attiré mon attention quand il est arrivé. Tiens qui sait ça pourrait être marrant. Je me dirige alors vers la zone du "buffet" où il se situe, j'arrive devant un petit bol en osier avec des pains au chocolat et je me sers en m'adressant à mon interlocuteur « Bon bah vu qu'on est obligé de parler avec quelqu'un et qu'il ne reste plus que nous deux, je crois que tu vas être obligé de me supporter. » Il doit sûrement déjà me prendre pour un petit con alors je ne vois pas pourquoi je devrai forcément faire des efforts pour lui faire penser le contraire. Je prends une bouchée de pain au chocolat avant de me rappeler que je dois peut-être me présenter « Ah, au fait, moi c'est Cole. » Comme toutes mes bonnes manières n'ont pas disparu, je me sens obligé d'ajouter « Oh, et désolé de manger direct comme ça mais faut me comprendre c'est pas tous les jours qu'on a ce genre de repas de roi ici. »

   
love.disaster


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MessageSujet: Re: Sweet as sugar, cold as ice → Rad   Jeu 17 Aoû - 5:07



 
sweet as sugar,


cold as ice.


On nous a demandé de venir un peu plus tôt histoire de s’informer de l’organisation du meeting. Bien sur, fidèle à moi même, c’est une fois le speech fini que je me suis pointé. Du bout de ma chaussure en cuir, j’écrase ma clope puis délaisse ma moto sur laquelle j’étais adossé, enfin décidé à faire mon entrée dans cet endroit que je connais un peu trop bien et qui ne m’avait pas manqué. Le centre n’avait pas changé d’un pouce, pourtant de longs mois avaient défilé depuis la dernière fois que j’y avais mis les pieds.  La salle principale est toujours aussi vide, impersonnelle, des chaises, quelques tables. Le strict minimum, le strict nécessaire.
Je rejoins alors le groupe d’intervenants parmi lesquels je reconnais des visages, visages que j’ai côtoyés pendant un bon bout de temps. Étrangement, ça me faisait plaisir de revoir certains d’entre eux, bien plus que je ne l’aurais cru d’ailleurs. Je n’ai pas vraiment créé d’affinité avec eux quand j’étais au centre. Des camarades de cure, mais une fois sorti, ils n’étaient plus que des inconnus. Je ne donnais aucune nouvelle, et je ne cherchais pas à en avoir d’eux. Mais malgré cela, ça me fait plaisir de voir qu’ils n’aient pas replongé.

Il y a quelques jours, j’ai reçu un appel du centre, me demandant si j’accepterais de faire une intervention. Au début j’ai hésité, je veux dire…  en quoi mon parcours pouvait en aider d’autres ? Et puis, ce n’est pas la cure qui m’a fait sortir de ces merdes, même si elle y a peut être un peu contribué. Etre coincé avec certains m’a plus fait déprimer que réellement aider.
Malgré cela, me voilà quand même, devant ces accros de la seringue parmi lesquels il y a quelques mois encore j’avais ma place. Quatrième rangée, cinquième chaise. Cette maudite chaise inconfortable était il y a encore quelques mois mienne.
Puis, j’ai aussi hésité, car il faut noter que je ne suis pas un grand orateur non plus. Je n’ai jamais vraiment été à l’aise pour parler devant les autres malgré ce que mon apparence pourrait renvoyer. J’en suis conscient mon physique pourrait faire penser à un gaillard, grossier téméraire et présomptueux. Bon je suis peut être un gaillard grossier, mais je ne suis certainement pas le genre de mec à se mettre en avant en toute situation. Rien ne me poussait à accepter... Mais ma générosité a eut raison de moi, et me voilà.

Le groupe d’intervenant alors niché dans une petite salle annexe, s’avance dans la salle principale et je suis le mouvement et me retrouve face à une quinzaine de personnes, rectification une quinzaine de camés. La première chose qui me traverse l'esprit c'est qu'il y a en pas un qui essayent -un minimum - de se donner l'air de vouloir être ici. Merde, faites un effort. La deuxième chose que je me dis c'est : putain et dire que certains d’entre eux échoueront, que certains d’entre eux seront encore là dans quelques mois, ou que d’autres auront replongé. Ou seront morts.

A mon plus grand bonheur, une vieille femme, membre du centre, m’apprend qu’on ne va pas devoir faire un discours moralisateur devant eux mais simplement discuter et échanger avec eux autour du buffet. Je pourrais presque la prendre dans mes bras tellement je suis béat. Presque.
Suite à son invitation à se rendre au buffet, je m’avance vers ce dernier. Quand j’étais moi même en cure, je n’ai jamais eu ce genre de buffet, on avait juste droit à des assiettes en plastique avec trois chips qui se battent en duel. C'est qu'ils sont gâtés les nouveaux. Mon regard se balade le long de la table, d’un panier contenant des viennoiseries, apéritifs et autres gourmandises. Mais finalement, je me vois faire face à un dilemme. D’un coté du ring, un donut, beaucoup trop gras, mais beaucoup trop bon. De l’autre, des tomates cerises, peu caloriques, mais elles ne remplacent pas un donut. Alors que je me questionne sur le choix le plus judicieux, et surtout le plus respectueux de mes heures passées à la salle de muscu; un mec s’arrête près de moi. Au début mon expression faciale se durcit, puis je me souviens que je ne suis pas venu ici pour me remplir la panse, alors mon visage s’adoucit. Eh oui pendant que je faisais face à mon dilemme les gens se sont bougés et ont commencé à discuter, sauf toi Rad. Ce brun d’un tout autre gabarit que le mien posté devant moi affiche un air satisfait ? Espiègle ? Je ne serais dire. Puis il dit « Bon bah vu qu'on est obligé de parler avec quelqu'un et qu'il ne reste plus que nous deux, je crois que tu vas être obligé de me supporter. ». Ah ! J’ai trouvé ! Un air de petit con. Il ressemblait plus à un adolescent qui veut faire du tort à ses parents qu’à un véritable camé. Puis il se présente « Ok, Cole » répète ai-je comme pour essayer de ne pas oublier son prénom. "Moi c'est Rad."
Alors qu’il s’excusait de manger devant moi, je baisse mon regard sur son pain chocolat, je ne l’aurais même pas relevé, s’il ne me l’avait pas fait remarquer. Je ne suis pas ce genre de personne à cheval sur les bonnes manières. Et franchement ses excuses je m’en fous un peu, tu crois que je vais t’empêcher de manger ? Ma main s’avance vers le donut, mais je me résous finalement à prendre quelques tomates cerises. Je jette l'une d'elle dans ma bouche, et fais volontairement abstraction de ses excuses, mes actes témoignant relativement bien que, tout simplement, je m’en fous. Je préfère lui adresser franchement et simplement la question qui me turlupine depuis qu’il s’est posté devant moi. « Pourquoi t’es là ? Enfin.. Je lance une autre tomate dans ma bouche et reformule. C’est quoi ton histoire ? ». Qu’est ce qu’un mec qui semble être à peine sorti de la puberté fiche ici ?



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MessageSujet: Re: Sweet as sugar, cold as ice → Rad   Lun 21 Aoû - 23:13


Quand il me voit posté devant lui, il semble me toiser de toute sa grandeur, son regard me surplombant, et me détaille, comme si mon air lui inspirait quelque chose qu'il n'arrivait pas vraiment à nommer. Mon sourire espiègle sur le visage, ma façon de m'exprimer, mon air juvénile, je sens que le tout fait son petit effet habituel : c'est à dire agacer. Et après tout si le but, si je voulais faire en sorte que ça change je le pourrai mais ça fait partie du personnage. Le personnage que je joue devant les gens, déjà dans la vie de tous les jours, alors ici encore plus. Interdiction formelle à moi-même de leur montrer ce qui peut bien se cacher quand on gratte la peinture. Pas aux gens ici, pas aux gens là-bas, pas aux gens en général en fin de compte. Il répète mon prénom, presque avec un ton de prof un jour de rentrée avant de décliner son prénom. Mon sourcil s'arque un peu malgré moi parce que c'est un prénom peu commun, et comme d'habitude je me sens forcément obligé d'ajouter mon grain de sel « C'est original tiens... » Un air un peu mystérieux et malicieux, en me disant que ça va peut-être le piquer, je m'amuse simplement, essaye de le titiller, de découvrir un peu ses différentes réactions. Après tout on ne peut pas vraiment dire que mes journées soient vraiment palpitantes ces derniers temps alors autant profiter du peu d'occasions que j'ai de m'amuser et d'exercer ce que j'aime appeler mon art. Je le vois hésiter du regard en un donut suintant de gras et des tomates cerises. Il finit par prendre l'option qui lui évitera le cholestérol et l’hyperglycémie, après tout ce serait dommage d'abîmer ce corps qui semble affûté. Remarque il peut sûrement se le permettre.

Un petit sourire amusé s'insinue sur mon visage quand il me demande ce qu'est mon "histoire". C'est marrant cette question, elle me fait toujours rire. Ils te demandent toujours ton histoire, mais ce qu'ils attendent c'est juste ce qui t'a poussé à commencer à te piquer ou à toucher peu-importe-quelle-drogue. Mais ton histoire, ta vraie histoire, pas celle de ton addiction, ils s'en branlent. Et c'est ça qui m'amuse. Et pourtant, c'est une question que les gens aiment bien poser, y compris Rad ici présent bien évidemment. Mais ça serai vraiment trop simple de lui déballer ma vie comme ça sur un plateau, et c'est surtout loin de faire partie de mes plans. Mon regard s'était porté sur la pointe de mes chaussures, l'espace d'un instant, avant de remontrer vers mon interlocuteur. « Je me commencé avec les mauvaises personnes, j'me suis retrouvé avec une seringue dans le bras un jour, et puis j'ai atterri ici parce que je me suis jamais arrêté. Et je répète ce schéma depuis un certain temps on va dire. » Je prend une bouchée de ma viennoiserie, mes yeux plantés sur lui, attendant sa réponse, encore une fois impatient de voir comment il va réagir, peut-être de façon imprévisible, du moins c'est ce que j'attends de lui au vu de sa façon de parler et de son charisme. Sûrement pas le genre de gars qui aime qu'on lui résiste ni même qu'on se foute un peu de lui. Et sûrement pas le genre de gars qui va se laisser faire. Alors je continue à forcer ces traits de petit con, de gamin pourri gâté qui se gâche la vie, de presque-encore-ado qui fait ça pour faire chier son petit monde. Mais cette fois au lieu de jouer avec mon histoire à moi, je m'amuse avec la sienne, pour détourner son attention peut-être dans un certain sens, « Et toi ? » Je laisse un petit silence, décemment pas assez long pour qu'il ait le temps de répondre toutefois, avant d'ajouter, « Ah laisse moi deviner, après une enfance difficile, tu t'es fait un rail pour t'échapper de ta vie, t'étais au plus bas et là t'es arrivé dans un centre et la Lumière divine est tombée sur toi et depuis tu vis une vie paisible et normale et c'est comme si t'avais jamais "dérapé" et si toi t'en as été capable alors moi aussi ? » Mon sourire espiègle refait surface sur mon visage, alors que pendant un instant j'avais presque revêtis un masque plus sérieux, « C'est ça le plan ? Vraiment novateur en tout cas. » J'essaye de manier l'ironie, après tout il faut que je travaille cette attitude, ça serait bête de la perdre après tant d'années d'exercice.


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MessageSujet: Re: Sweet as sugar, cold as ice → Rad   Mar 29 Aoû - 1:02



 
sweet as sugar,


cold as ice.


Si l’effet qu’il essaie de produire est l’agacement, c’est un succès franc. Comment ça, Rad est.. original ? Quitte à dire ça, autant ne rien dire, je m’en serais mieux porter. Je croise alors mes imposants bras, et réponds à sa remarque, qui à mes yeux est davantage un pic qu’une véritable remarque : « Ça signifie tonnerre en Arabe ». Il est clair que j’ai hérité d’un prénom peu commun, et venant d’une famille purement australienne c’est assez étonnant. Mais la façon dont il s’est exprimé, je ne sais pas comment prendre original, ça a une connotation positive ou négative ?


Je n’aime pas tourner pendant trois heures autour du pot, c’est pourquoi je lui ai directement demandé son histoire. J’entendais ici histoire dans le sens le plus général du terme. Bien sur cela implique sa relation avec la came. Mais son histoire ne se résume pas à ça, il y a d’autres choses qui le définissent, du moins j’espère pour lui. Bien sur fidèle à l’image qu’il renvoie, il ne prit pas ma question assez au sérieux, puisqu’il expédie son histoire en à peine une phrase. Et ça me fait sourire. Je m’attendais à quoi ? Qu’il me raconte les traumatismes de sa vie ? Et puis ce gamin, n’a pas envie d’être là, du moins pas plus que l’ensemble des personnes présentes dans cette pièce, sauf peut être la petite vieille membre du centre.
Puis il me retourne ma question, et semble mieux qualifié que moi puisqu’il y répond à ma place. Je fronce alors les sourcils. C’est dingue. Il la travaille son attitude de petit con ? Je décide de répondre à sa provocation, et prend un air sérieux et ému. Je me découvre même des putains de talent d’acteur.
« En réalité.. je.. Non, t’as tout dit.. Écoute mec, j’ai pas eu une enfance facile, quand j’ai eu 10 ans, j’ai eu un accident de voiture avec mes parents qui y sont restés. J’ai du m’occuper de ma petite soeur à peine âgée de 3 ans. » Ma voix était étranglée, wow, je me ferais presque chialer moi même. Je laisse un silence de quelques secondes, genre je suis vraiment ému de reparler de ces mauvais souvenirs. «  C’était vraiment dur… Puis quand mon chien s’est suicidé par la fenêtre parce que je lui ai pas acheté de friandises. Là, c’était trop dur pour moi, et je suis tombé dans la drogue ».

Bon, l’anecdote sur les parents est certes clichée, mais mon air ne peut que le convaincre de ma sincérité. Satisfait, de mon histoire montée de toutes pièces et de mon talent d’improvisation, je m’octroie deux, trois tomates cerises du creux de ma main que je n’avais pas touché depuis qu’il avait suscité en moi de l’intérêt. A la base je suis là pour aider, et me voilà qui me retrouve à découvrir des talents cachés pour le théâtre… Mais je n'aime pas qu'on se foute de ma gueule, il fallait bien que je rende la pareille. Pendant que je pense à tout ça, je me rends que je suis entrain de le scruter, toujours avec ce visage froissé par de ces soit disants souvenirs. Bref, plus je le regarde et plus j’ai l’impression que mes soupçons d’avoir devant moi un gosse de riches en pleine crise d’adolescence qui cherche à faire chier son monde tout en se foutant de tout, et de tout le monde. Je n’ai qu’une hâte, savoir si j’ai tort ou pas… Ça me donne envie d’une clope toutes ces conneries.




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MessageSujet: Re: Sweet as sugar, cold as ice → Rad   Ven 1 Sep - 19:15


Il lâche la signification de son prénom, avec un ton et une mine à faire froid dans le dos. Peut-être que si j'avais cette petite voix qui vous dit quand vous arrêtez ou quand il vaut mieux vous taire, j'aurai sûrement fermé ma grande gueule. Mais je n'ai pas vraiment cette voix rationnelle dans ma tête. Et puis un petit con n'a jamais rien à perdre. Surtout pas moi. « Tonnerre ? T'es une vraie petite tempête alors ? » Je lui souris, avec malice, parce que comme depuis que j'ai commencé à lui parler rien de ce que je dis n'est vraiment sérieux, je me contente de le titiller, de voir jusqu'où il peut aller.

Toutefois, quand il me répond à propos de son histoire, je suis presque prêt à acheter l'histoire de la mort de ses parents et me prend presque à sentir de l'empathie pour lui l'espace d'un instant, sentir ma gorge se serrer un peu avec la sienne et presque mon regard changer, avant qu'il glisse l'anecdote sur son chien, qui me permet alors clairement de comprendre qu'il se paye ma tête. Je ris doucement, après tout c'est de bonne guerre. J'ai presque l'impression de découvrir une nouvelle facette du bonhomme, que je ne pensais retrouver chez lui, ce côté ironique. Je m'attendais plus à ce qu'il me prenne très premier degré, près à m'en coller une dès que je fais mon petit con. Et en fait, non. Il me prend à mon propre jeu, me suit dans les conneries dans lesquelles je l'amène. La découverte de ce nouveau côté me fait presque poser un nouveau regard sur Rad. Il faut avouer qu'il est très loin d'être désagréable à regarder et le côté humour noir a toujours su me donner un frisson supplémentaire. Peut-être parce que ça me ferait presque sentir qu'on est un peu similaire, dans un certains sens. Je lui souris donc, et m'amuse à lui répondre, toujours dans la même optique, pour changer maintenant après tout ? « Wow, tu lui as pas acheté de friandises ? Ça arrive même aux meilleurs d'entre nous tu sais... » Mon regard le détaille de haut en bas, tout en prenant la dernière bouchée de gras qu'il me reste dans la main. Toute cette histoire me fait tout de même vraiment me demander ce qu'est son histoire, apparement pas un drame familial comme on en entend si souvent, peut-être qu'il a une histoire un peu originale, ma curiosité est piquée et j'aurai presque envie de lui demander sérieusement de ma raconter, mais j'ai trop de fierté et surtout un début de réputation à tenir, alors je me contiens et me contente de le piquer encore un petit peu : « T'as déjà pensé à faire du cinéma ? Parce que je pense que tu pourrais gagner un oscar ou un truc dans le genre avec tes talents d'acteurs. » Cette remarque en induit une autre, presque malgré moi, « C'est pour ça que tu fais partie d'un groupe d'intervenants ? Parce qu'il faut des gens qui savent être convaincants ? C'est sûr que c'est mieux pour aider les déchets... » Je souris, parce que c'est sûrement ce que je fais le mieux : dénigrer un groupe dont je fais partie. Entièrement. Et puis après tout dans le fond on sait tous les deux que j'ai raison, le but des intervenants c'est de tirer les larmes des yeux des junkies, je me suis toujours demandé si ils recevaient pas des petites contre-parties en réussissant à obtenir dans larmes de la part des camés. Le but est de les mettre assez mals pour les faire craquer, qu'ils ne jurent plus que par la cure, que la drogue deviennent la bête noire à bannir. Autant vous dire que pour ma part ça n'a jamais vraiment marché, peut-être que ça m'a toujours fait pensé aux techniques de mon père, et que me faire penser à mon père n'a jamais été la bonne façon de me faire réussir quoi que ce soit.   


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MessageSujet: Re: Sweet as sugar, cold as ice → Rad   Ven 8 Sep - 22:46




Si je lui ai donné la signification de mon prénom c’est qu’il semblait ne jamais l’avoir entendu. C’était purement informatif. Mais que je pensai je ? Je lui ai tendu une perche, il s’en est aussitôt servi pour se foutre de ma gueule. Petite tempête ? Sérieusement ? Heureusement, j’ai assez d’autodérision pour prendre ses remarques à la rigolade. Il se fout ouvertement de moi, certes mais ce ne sont que des railleries. C’est gentil tout ça. Je me surprends moi même à être amusé, je suis clairement déjà plus détendu que je ne l’étais en arrivant ici, à l’idée de devoir intervenir devant tout le monde. Comme à mon habitude je pense plus que je ne parle. Ainsi, j’ouvre d’abord la bouche pour dire quelque chose, puis me ravise et lâche un léger rire pincé, avant de dire d’un ton clairement amusé : « Je ne répondrais même pas à ça. »
Suite à ma petite histoire racontée avec beaucoup d’émotion, j’assiste à l’évolution de son visage. Et d’après ce que je vois il a l’air de croire à ce que je dis. Je vois à son expression faciale qu’il est d’abord presque pris de compassion pour moi. Wow, j’ai donc vraiment des talents d’acteur. Puis son visage semble revenir à la normale suite à ma superbe anecdote sur mon chien suicidaire. « C’était un super chien… » ajoute ai-je en portant ma main sur mon coeur, accompagnant le tout d’une mine faussement triste.
Même lui, a remarqué mes talents inespérées d’acteur, car il me demande si je n’ai jamais envisagé une carrière d’acteur et que je gagnerais surement des prix. « Non jamais, mais je devrais peut être y penser plus sérieusement. »

Puis l’interrogation de ce dénommé Cole recentre mon attention sur la véritable raison de ma venue : aider ces gens. « Non, je suis venu parce qu’ils ont beaucoup insisté, et que pendant une demi seconde ils ont réussi à me convaincre que je pouvais réellement aider. » Je lâche alors un lécher fragment de rire, tu sais ce rire, genre, sérieusement tu crois que t’es Dieu ? Je suis bien conscient que personne n’a envie d’être là, et qu’aucun des témoignages de nous intervenants, aussi tristes peuvent ils être, aussi inspirants peuvent ils être, aucun n’aura de réels impacts sur eux. Certains camés le sont depuis qu’ils savent, bon j’exagère ou peut être pas.. Mais malgré le fait que je sois parfaitement conscient, ça me porte comme un coup de l’entendre traiter son groupe et lui même de déchets. Lui aussi, ne croit pas en ces interventions, est ce qu’il croit en lui ? Mes prunelles bleu grises se portent alors autour de moi, balayant du regard ce groupe de déchets pour les uns, de camés pour les autres. Puis mon regard se pose sur la petite vieille qui marche dans la salle, et s’incruste dans tous les petits groupes qui se sont créés, apriori pour savoir si tout se passe bien. Elle fait contraste avec sa vivacité, face à ces camés dont tous rêveraient d’être ailleurs qu’ici. Enfin, mon regard vient se poser à nouveau sur lui, ce dénommé Cole. Et les seuls mots qui viennent sont : « Les déchets, ça se recyclent » lâchais je simplement, et nonchalamment.



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MessageSujet: Re: Sweet as sugar, cold as ice → Rad   Dim 10 Sep - 14:55


Sa mine pensive me laisse entendre qu'il est de ceux qui parlent peu mais n'en pensent pas moins. Ce petit détail me donne envie de savoir ce qui est en train de lui passer par la tête, ce qu'il se retient de dire, ce qui vaut ce pincement de lèvres. Son ton est clairement amusé, tout comme sa réponse d'ailleurs, qui me vaut à moi aussi, de lâcher un léger rire, appréciant la légèreté du moment, tandis qu'il semble plus ouvert et plus à l'aise qu'au début, ce qui me fait revoir un peu ma vision et ma première impression sur lui. Je commence à le voir comme un savant mélange de méfiance, de dureté mais aussi avec des pincées d'une certaine douceur, d'humour. Dans un souffle de mon rire, je me sens, contrairement à lui pour le coup, obligé de répondre à ça, comme si je ne pouvais pas me contenter de finir sur cette remarque, comme si mon grain de sel avait forcément besoin d'être ajouté, « C'est dommage ça, j'aurai bien voulu voir petit tonnerre en action... » Toujours le même regard, le même ton, ce ton qui se joue de tout le monde, qui se joue même de moi-même de temps à autres, et qui ne trompe personne à la fois. Parce que ce n'est qu'une une façade, façon de se protéger, façon de se faire oublier, et ici façon de parler d'autre chose que des choses qui nous amènent tous les deux ici. J'ai toujours fait ainsi, user de cet humour, de cette attitude de petit con, pourri gâté et détestable, pour me défaire de chaque situation dans laquelle je me suis retrouvé. Quand vous êtes face à un grand con vous lui faîtes la morale, et tout ce qui va avec, mais quand vous êtes face à un petit con qu'est ce que vous voulez faire ? De toute façon il n'a pas assez d'expérience dans la vie pour comprendre ce que vous essayez de lui expliquer alors pourquoi vous époumoner pour quelqu'un qui ne parvient pas encore à vous entendre comme vous l'aimeriez. Alors vous le laissez tranquille. Et ça toujours été ça ma stratégie. Jouer sur cet aspect de la nature humaine, la façade prime et si vous êtes assez bons, les gens ne gratteront jamais plus loin.

Sa remarque sur le chien me fait elle aussi, sourire, accompagnée de ce petit geste d'acteur, on dirait vraiment qu'il a fait ça toute sa vie. Et visiblement lui aussi vient seulement de se découvrir ce talent. Comme quoi lui aussi en aura "appris" sur lui en venant ici aujourd'hui, comme on aime le dire dans les centres. On vient pour en apprendre sur nous mêmes, se découvrir et tout ce qui va avec. Mais la seule chose que la plupart des gens découvrent quand ils viennent ici c'est qu'ils n'ont pas la force d'arrêter. Pas vraiment le genre de découverte qui fait plaisir voyez vous.
Et je sens qu'il sait ce que ça fait, et qu'il sait qu'aider dans ce genre de situation est plus que difficile et compliqué. Il semble presque se maudire d'avoir pensé qu'il avait les moyens d'aider qui que ce soit. Je me sens mal pour lui, mais dans un certain sens personne ne peut vraiment aider les camés à part eux-mêmes. Parfois la seule façon de les aider c'est de ne pas le faire, parce que quand on touche le fond du fond, au point de presque se sentir mourir, c'est là qu'on se rend compte qu'on est en vie et que ce n'est pas rien. C'est ça qui aide à réaliser, à arrêter, à recommencer quelque chose de nouveau. Mais je sais à quel point cela peut-être frustrant pour ceux qui comme Rad aimerait peut-être aider un peu. « Parfois, aider ça veut aussi dire ne pas aider. C'est comme ça. La plupart des gens qui sont ici ne peuvent être sauvés que par eux-mêmes. » Un sourire presque coupable sur le visage, presque désolé, et presque mal à l'aise, parce que si ce qu'il voulait c'est aider quelqu'un à s'en sortir et sentir qu'il a fait une bonne action, je ne suis pas sûr qu'il soit véritablement tombé sur la perle rare avec moi. Toutefois sa métaphore sur les déchets recyclables me donnent presque de l'espoir, l'espace d'un instant, peut-être pas pour moi parce que je ne vois pas véritablement sortir de cette spirale un jour, mais plutôt pour ceux que je peux voir autour de moi, mon regard fait un tour sur chacun d'entre eux, et j'arrive presque à me persuader qu'en effet, Rad a raison, certains s'en sortiront. « T'as p'tet raison. » Je dis ça comme ça, peut-être parce que ça me coûterait un peu trop d'avouer qu'il a réussi à me persuader de quelque chose. Mais chassez le naturel et il revient au galop et je me sens forcément obligé d'ajouter quelque chose à ma remarque précédente. « Mais tous les déchets ne sont pas recyclables. » Et je ne lui laisse pas le temps d'ajouter quoi que ce soit, et je me lance, parce que j'ai l'impression qu'il a mérité d'en savoir un peu plus, sur les vraies raisons, il m'a assez fait rire pour mériter quelque chose de plus que les autres personnes présentes dans cette pièce. Il m'a fait une assez bonne impression, il m'a l'air assez spécial pour connaître les grandes lignes. « J'suis gay. Et quand mes parents l'ont appris, ils m'ont considéré comme un gars malade tu vois le genre. Alors du coup ils ont essayé de me "soigner" à leur manière, j'te laisse imaginer. J'avais besoin de m'enfuir, j'ai commencé à me piquer et puis au moins comme ça, ça leur donnaient une véritable raison de plus me considérer comme leur fils, et ça m'a permis de me dire que mon problème c'était la came et pas ma sexualité. » Je finis en regardant autre part, je fais tout pour ne pas me concentrer sur lui et sur ce que je viens dire. Je regarde autour de moi, pour vérifier que personne à part Rad n'a pu entendre ce que je viens de dire, comme si il y avait une sorte de honte à propos de cette histoire, dont je ne suis pas vraiment responsable dans le fond.


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MessageSujet: Re: Sweet as sugar, cold as ice → Rad   Lun 9 Oct - 21:34



Décidément, il ne veut pas lâcher l’affaire avec son histoire de petit tonnerre. Son air joueur triomphant sur sa figure, mais c’est qu’il est fière de le lui en plus ! Personnellement je n’aime pas ce surnom, rien que le terme petit, je suis tout sauf petit, nan sérieusement vous avez déjà mesuré mon tours de bras ! "Petit tonnerre" j’ai l’impression qu’à chaque fois qu’il prononce ces mots il m’arrache un peu plus de masculinité. « Argh m’appelle pas comme ça, ça me hisse les poils. » Non, vraiment je n’aime pas ce surnom. Rad c’est mieux. Mais à la seconde même où j’ai sortis ces mots, je me suis rendu compte que je venais probablement de provoquer l’effet inverse. Un petit con, n’est ce pas son plaisir de titiller là on ne veut pas le trouver ? Je ne devrais pas m'étonner s'il m’appelle ainsi jusqu’à la fin de la réunion. Super.

"Je comprends bien comment tu raisonnes, j’étais à ta place y'a pas si longtemps qu’ça. Mais ton problème c’est que tu crois plus en toi, faut juste que.. enfin il faut que reprenne confiance en toi, ça joue beaucoup." Puis je me rappelle à qui sont adressés ces conseils et j’ajoute automatiquement « Enfin on est tous différents c’est sure mais ça m’a aidé moi.. ». Depuis que j'ai réussi à m'en sortir plus ou moins, c'est comme si j'avais envie que tout le monde s'en sorte. C'est de la naïveté pour les uns, de l'optimisme pour les autres.

« Mais tous les déchets ne sont pas recyclables » Je ne l’avais pas vu venir celle là. Et sans me laisser en placer une, il enchaine. Il se lance, il se confit. Je me demande s’il le raconte à toute le monde sans gêne ou si c’est plus douloureux et inhabituel. Alors qu’il me conte de quoi son histoire est faite, je l’observe attentivement, comme si je ne voulais rater aucun des mots qui sortiraient de sa bouche. Et là, cette personne que je ne connaissais pas, il n'y alors que quelques minutes, se révèle déceler une histoire plus profonde que ce qu'on pourrait croire. J'apprends qu'il est gay, chose que je n'aurais jamais deviné. Ca ne se voit pas, non pas qu'une orientation sexuelle se voit mais.. enfin vous comprenez. Je ne l'aurais simplement pas crus. A vrai dire ça ne fait qu’accroitre mon intérêt pour sa personne aussi étrange que cela puisse sonner. Puis il mentionne ses parents et la façon dont ils ont géré son homosexualité. Bien que je ne comprenne pas comment on ne puisse pas résister à la tentation des courbes d’une belle femme, je comprends encore moins les personnes qui pensent sérieusement que c’est une maladie qui se soigne. Genre deux, trois dolipranes et c’est bon, vraiment ? J’ai même entendu dire qu’il existait des camps de conversion sexuelle, c’est quoi ces conneries sérieusement. Je ne sais pas ce que ça fait de vivre dans ces conditions mais, j’imagine bien l’ambiance à la maison. Je ne sais pas quoi lui dire honnêtement, j'ai l'impression que ma parole ne serait pas légitime, parce que je n’ai jamais été confronté à ce genre de situation. Chez moi ce genre de questions ne se pose même pas, ce n’est pas vraiment envisageable. Et puis je ne vais pas lui dire que ses parents sont des cons quand même.
Son air à la fin me laisse comprendre que ce n’est pas une histoire qu’il raconte à tout le monde, que seuls quelques privilégiés on le droit de l'entendre. Ça signifie qu’il a estimé que je valais assez pour y avoir droit. Il semblerait que ce petit con, ne soit pas aussi désinvolte qu’il veuille le laisser paraitre. Je connais ce genre de comportement, le paraitre parfait pour que les gens n'aient pas envie d'aller plus et découvrir ce qui se cache réellement à l'intérieur. J'ai connu dans mon entourage des personnes qui se plaisaient à pratiquer cette technique.
Mais alors que j’allais répondre à ses confidences, je me ravisse en voyant arriver la petite vieille dont j’ai déjà oublié le prénom s’approcher de nous avec un sourire des plus grands. J’enfonce alors mes mains dans les poches de ma veste en cuir, attendant que cette dernière prononce les mots qu’elle a surement prononcé à tous les groupes avant nous pour savoir comment ça se passe. Mon regard passe alors de Cole à la vieille dame pour venir se reposer sur lui.


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MessageSujet: Re: Sweet as sugar, cold as ice → Rad   Lun 23 Oct - 22:32


J'arrive à lire sur son visage qu'il comprend, dès que ses mots passent sa bouche, qu'il n'aurait jamais du me dire ça. Le fait de savoir qu'il déteste ce petit surnom va sûrement jouer contre lui jusqu'à la fin de la réunion. Petit côté vicieux et agaçant qui me caractérise si bien, qu'il fait bon de pousser à outrance, jusqu'au dégoût parfois pour certains, ceux qui ne valent pas le coup, ceux qui sont incapables de supporter ce que je considère comme l'une des meilleures parties de moi. Une des parties qui a toujours été là, qui n'est pas apparue à cause de la came, une partie qui fait partie de moi, du vrai moi, comme un héritage qui auraient sauté des générations pour me revenir, quelque chose de naturel, qui n'a pas besoin d'être forcé. Partie que je cultive, qui me fait du bien, qui me fait réaliser qu'il reste quelque chose de moi, qu'il y a autre chose que la poudre dans le fond. Ma main se pose alors sur son épaule, je peux sentir le relief de son muscle ce qui me surprend presque sur le moment, mais je n'en laisse rien paraître, avant d'ajouter, sourire espiègle, enfantin, joueur, aux lèvres : « Pas de soucis, ça reste entre nous. » Le tout accompagné d'un petit clin d'oeil bien senti, qui lui fait clairement comprendre que je ne compte pas oublier ce petit pic que je pourrai sortir à tout moment.
Il me parle de confiance, de confiance en moi, de quelque chose que je suis censé reprendre. Cette rengaine, la fameuse, celle qui donne envie de crier, envie de frapper ma tête contre les murs, comme mon cerveau le long de ma boîte crânienne qui est à deux doigts d'exploser tellement cette expression me met à cran. Comment, comment suis-je censé reprendre, retrouver ou regagner ce que je n'ai jamais eu, ce que je ne me suis jamais autorisé à ressentir, ce dont on m'a toujours privé. Ça paraît tellement évident, tellement normal aux autres, mais pas pour moi. Je réprime l'envie que j'ai d'hurler à pleins poumons, d'hurler que j'ai besoin d'entendre autre chose, je ne sais pas quoi, mais j'en ai besoin, et à ce moment précis ça ne vient pas, et je me mords l'intérieur de la lèvre jusqu'au sang. Le goût de fer se répand dans ma bouche, et je me sens comme apaisé l'espace d'un instant, la douleur est physique, je sais d'où elle vient, je peux la sentir, la réparer, essayer de la contenir comme je peux. Elle m'empêche de taper du poing sur la table, de me retourner contre cet homme qui ne me doit rien, qui essaye juste de m'aider sans avoir toutefois cette auto-satisfaction que tous ont d'habitude. Je ne veux pas me retourner contre lui, simplement parce que je sens qu'il ne le mérite pas.

Je sens que quelque chose change dans son regard, dans l'atmosphère qui règne entre nous deux, c'est comme si les autres personnes gravitant autre nous avaient disparu l'espace d'un moment. Je reviens dans le monde réel quand je me rend compte que la vieille dame nous parle, je n'écoute pas vraiment ce qu'elle dit, elle a du poser une question et attend visiblement une réponse, le silence se fait et je me sens obligé de répondre quelque chose pour qu'elle nous laisse tranquilles. Je ne sais pas vraiment ce qu'elle a demandé, mais je me doute bien qu'elle a du poser le genre de question qu'ils posent tout le temps, "comment ça va ?", "tout va bien ?" ou un truc dans le genre. Toujours avec cette certaine peur qu'on parle d'autre chose que de came, ou qu'on commence à parler de se piquer ensemble ou je ne sais trop quoi. « Oui ça va, tout se passe très bien merci. » Le tout accompagné d'un sourire faussement enjoué qui semble lui convaincre, car elle s'en va, contente de son coup, comme si tout cela était grâce à elle. Son air satisfait et complaisant me donnerait presque envie de lui faire un mauvais coup, un truc vicieux, cracher dans son café ou poser mon cul nu sur sa bagnole, histoire de pouvoir m'en féliciter chaque jour, sans qu'elle ne se doute de rien. Une fois qu'elle est assez loin de ma vue pour ne plus me donner des envies de révolte, je reporte toute mon attention sur Rad. Je lui souris doucement, toujours un peu gêné parce que je lui ai déballé un peu avant. Je ne veux pas attendre qu'il me réponde quoi que ce soit à propos de mon histoire ou qu'il me dise qu'il est désolé, ça me gêne plus qu'autre chose, alors je lui pose une question, reporte la conversation sur lui, essaye de me faire oublier, de m'oublier moi-même. « Et sinon c'est quoi toi, ton histoire, petit tonnerre ? » J'ajoute sur un ton plus léger pour finir : « La vraie histoire, cette fois ! » Maintenant que j'ai un peu cerné son personnage, je suis encore plus intrigué par son histoire, son passé, je me demande par quoi il a bien pu passer, ce qui a bien pu faire tomber un gars comme lui, raisonné et raisonnable, dans la came.


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MessageSujet: Re: Sweet as sugar, cold as ice → Rad   Dim 5 Nov - 23:48



Mon regard suit sa main qui vient se poser sur mon épaule, avant de revenir poser mes pupilles bleues sur lui qui me certifie que ce surnom restera entre nous. Il m’a certes assuré que cela restera entre nous, mais il n’a pas pour autant dit qu’il ne l’emploierait plus. Et son clin d’oeil confirme bien le fait, qu’il compte en user et abuser, de ce surnom que j’ai déjà bien trop entendu.

Comme je m’en doutais, il ne répond pas à la petite tirade que je lui ai fait. Oui, pour moi une phrase assez longue s’apparente déjà à une tirade. Il n’y répond pas parce que ce n’est pas ce qu’il a envie d’entendre. J’ai surement manqué une occasion de me taire… Non, finalement j’en suis sure en le voyant de se mordiller l’intérieur des joues. Pour l’avoir vécu, je suis le premier conscient à savoir que rien de ce que peuvent dire les gens ne changera quelque chose. A vrai dire, je suis assez étonné qu’il ne m’ait toujours pas craché à la gueule avec les banalités que je lui sers. C’est probablement ce que j’aurais fait à sa place, je ne lui en n’aurait pas voulu. On cherche toujours à dire quelque chose, trouver les mots justes qui d’après nous, feront la différence, seulement parfois garder le silence vaut bien plus que des mots passables. Après qu’il m’ait raconté son histoire, j’ai eu ce sentiment d’illégitimité, que peu importe ce que je pourrais dire je ne suis pas légitime à poser des mots sur son histoire. Non pas que j’en pense moins, simplement que je ne me le permets pas. Puis je me réjouis presque que la vieille dame soit venue nous interrompre pour nous demander si tout se passe bien, parce que j’ai eu le temps de réaliser que je n’avais pas les mots justes à poser sur ce qu’il vient de me déballer. J’étais donc entrain de méditer là dessus, pendant que la question de la vieille, enfin de la dame, restait en suspend. Heureusement, Cole a finalement répondu, que, oui tout allait bien. Pour conforter la réponse qu’il lui a donné, je l’ai également gratifié d’un léger sourire. Alors que la dame s’éloigne, c’est d’un retournement de situation, qu’il me retourne la question, agrémentée de mon magnifique nouveau surnom. Quand il précise qu’il veut savoir mon histoire mais la vraie cette fois, je lâche un petit pouf de rire. Mon histoire n’a rien d’extraordinaire, ou de profond  et dark comme la sienne, en fait c’est juste l’histoire d’un profond con.
« Tu vois les parents ont souvent peur que leur enfant traine avec des mauvaises fréquentations… Bah mes parents n’avaient pas peur de ça, puisque j’étais la mauvaise fréquentation. Au lycée j’étais un sombre con, j’ai eu envie d’essayer, j’ai essayé, j’ai trouvé que ma vie était mieux avec. Je voyais pas de raisons d’arrêter avant... il y a 25 mois maintenant. Fin. Pas d’histoire sordide ou de  même de chien suicidaire. Rien de tout ça, juste ma connerie et moi. Ma connerie est la seule coupable du fait que je me sois retrouvée dans cette spirale infernale » dis-je avec un léger sourire contrarié. J’étais surtout un lycéen avide de se faire remarquer, avide de conneries, de s’amuser, qui ne prenait rien au sérieux. Le pire c’est que je croyais vraiment que je n’étais pas accro, je pensais que je pouvais m’arrêter quand je voulais. J’étais persuadé, que je le faisais parce que je le voulais et non parce que j’y étais dépendant.

« Sauf qu’un jour j’ai réalisé que ma vie c’était de la merde, et que je voulais pas crever d’une overdose dans un squat miteux a à peine 20 ans  » dis-je avec un sourire, cette fois un peu plus léger,  peut être un peu trop léger pour ce que je suis entrain de dire. Je le regarde et scrute son visage et ses expressions, qui sont déjà un commencement de réponse à mon sens.


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MessageSujet: Re: Sweet as sugar, cold as ice → Rad   Sam 11 Nov - 20:55


Il a l'air perdu dans ses pensées lui aussi quand la vieille vient nous interrompre, et me semble reconnaissant de prendre les devants afin de lui répondre tranquillement. Il m'aide en agrémentant ma réponse un peu fausse d'un sourire, qui sur son visage à lui paraît presque sincère, je ne sais pas si il l'est vraiment ou si il sourit pour autre chose mais en tout cas, ce sourire là lui va très bien. Je souris moi aussi quand je le vois un peu étonné et embarrassé l'espace d'un instant, lorsqu'il se rend bien compte que je ne vais pas contenter de son petit mensonge d'avant sur son histoire, au vu de ce que je viens de lui raconter. Il lâche un petit rire dans un souffle, comme si il était encore prêt à me raconter une histoire sordide, ou comme si il considérait sa véritable histoire comme encore plus sordide que celle d'avant. Puis il se met à parler, sa voix est posée, il dit les choses simplement, j'essaye de récupérer chaque mot, chaque nuance de ce qu'il me dit, pour ne rien louper ou mal comprendre. Je ne sais que trop bien à quel point ces histoires sont importantes pour chacun, il me partage un bout de lui comme je l'ai fait quelques instants auparavant. C'est peut-être normal pour lui, je ne sais pas, je ne pense pas le connaître assez pour pouvoir le dire mais pour moi, en tout cas, c'est quelque chose de plutôt spécial. Son histoire me parle, j'ai côtoyé des gens dans le même genre, et j'en avais gardé un mauvais souvenir mais je ne m'étais jamais dit qu'eux aussi avec leur côté, leur partie de l'histoire, comme Rad. Je n'avais jamais pensé que eux aussi, se sentaient coupables et cons. Je vois que son sourire est presque contrarié, ce qui me gêne un petit peu, je ne voudrais pas qu'il se soit senti obligé de partager avec moi sous prétexte que je l'ai fait avec lui. Toutefois je me dis qu'au vu du caractère du bonhomme, s'il n'avait pas eu envie de m'en parler, il ne l'aurait sûrement pas fait. Sa remarque suivant m'arrache un sourire, un sourire qui laisse même entrevoir mes dents, sa façon de parler me fait penser à la mienne, sa façon de raisonner aussi. Moi non plus je ne tiens pas à finir comme ça. « C'est pas forcément pas mon plan d'avenir non plus je t'avoue. » Mon sourire est toujours le même, avant de fâner un peu quand je me rend compte que je ne sais pas vraiment ce que je pourrai faire de ma vie sans la came, que je ne sais pas vraiment ce que je pourrai être qui je pourrai être si j'avais la possibilité de me détacher de ce qui me définit aujourd'hui. Alors je le regarde, droit dans les yeux, en lui disant le fond de ma pensée, «Mais d'un certain côté je sais pas si je suis prêt à découvrir qui je suis sans la came. » Ma façon à moi de lui dire que je ne suis pas encore prêt à arrêter de mon côté, que je ne suis pas encore assez mature peut-être, encore trop peureux de ce que je me plais à appeler la vraie vie. « J'ai peur j'suppose. » C'est presque un murmure, à peine assumé mais parole trop forte pour être contenue simplement par mon esprit sans en sortir. Ça me fait bizarre de parler avec cet homme, qui me ressemble dans un certain sens, malgré les nombreuses différences qu'il y a entre nous. Ça me fait bizarre de me sentir en sécurité, de me sentir libre de me confier comme je le veux, sans me sentir forcé ou répugné par ce que je suis en train de dire, ce qui ne m'était encore jamais arrivé en cure.  Alors le sourire qui avait quitté mes lèvres revient, parce que cet après-midi aurait pu être pire. Je me décide à échanger quelques banalités, pour changer des sujets un peu trop sérieux qu'on a abordé je suppose. « Et tu fais quoi de beau sinon, dans ta vie de gars clean qui risque plus de crever d'une overdose dans un squat miteux ? » Je rigole presque après avoir posé ma question, tellement j'ai l'impression de faire les choses à l'envers, de parler du plus personnel, du plus important, avant d'arriver aux conversations de gens normaux, des questions de tous les jours. Comme des gens normaux en fait. On ne peut pas vraiment dire que ça m'arrive souvent non plus, de me sentir normal.


+howling to the moon+


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