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 louney + will you hold me tight and not let go ?

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l'indomptable
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ÂGE : 28 ans (29/10/88)
SURNOM : Parce que Lou c'est pas assez court comme ça ?
STATUT : célibataire, ne s'encombre pas de sentiments qui mourront forcément
MÉTIER : junkie en rédemption à temps plein. chanteuse des Street Cats, petit band des bars
LOGEMENT : forcée de quitter la maison qu'elle partageait avec Eireen suite à la mort de Dylan, a vécu furtivement dans une miteuse chambre de bonne qu'elle a troqué contre une place en désintox pendant quelques mois. elle squatte désormais chez Lene le temps de retomber sur ses pattes

POSTS : 1413 POINTS : 915

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : fille unique et choyée d'un couple aisé ≈ vit mal la solitude et l'ennui ≈ très fêtarde ≈ tombée dans la drogue dès ses 16 ans ≈ les cures de désintox sont des échecs ≈ ses parents lui ont coupé les vivres ≈ a trahi son dealer malgré elle ≈ a vécu dans un squat pendant des mois et s’est prostituée ≈ sa mauvaise influence a causé la mort par coma éthylique de sa colocataire Dylan ≈ après avoir été au fond du trou, elle sort tout juste de la cure de désintox de la dernière chance et commence une nouvelle vie
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Jimmy #2 - Street Cats - Finn #2 - Darius - 4/5


LOUMY ► Down and down we go. We'll torch this place we know. Before one of us takes a chance and breaks this, I won't be the one.


LOUNEY ► I won't let go, I'll be your lifeline tonight. Cause we all get lost sometimes, you know? It's how we learn and how we grow.


ABERTHEGA ► Time that we have the talk, are we on, are we off ? Reality, every word, is killin' me. Dirty bitch, beautiful, treat me like animal. Girl got a gun, bang bang.
RPs TERMINÉS : Jimmy - Aisling - Finn - Cole&Nathan - Loyd - Lene
PSEUDO : loonywaltz
AVATAR : emily browning
CRÉDITS : swan
DC : jamie keynes & benjamin brody
INSCRIT LE : 16/05/2015
http://www.30yearsstillyoung.com/t6890-lou-cause-there-s-no-other-way-out-on-this-lonely-town http://www.30yearsstillyoung.com/t11382-love-who-loves-you-back http://www.30yearsstillyoung.com/t7613-lou-aberline#272600 http://www.30yearsstillyoung.com/t7614-lou-aberline#272602

MessageSujet: louney + will you hold me tight and not let go ?   Lun 7 Aoû - 18:00


Après tous les textos restés sans réponses, je pensais que Finnley ne répondrait jamais. J'étais résignée à tirer un trait là-dessus, sur le seul mec bien que j’ai pu rencontrer depuis des années, une éternité, pour ne pas dire depuis toujours après mon propre père -et encore, c’est une indécrottable lavette. Celui qui s'était proposé pour être, non un guide, mais un repère pour moi, dans cette nouvelle vie, cette ville que je redécouvre sous un autre jour mais qui ne veut toujours pas de moi, la petite mouche, ancienne camée, sans diplômes, sans compétences, sans rien à apporter à la société qu'un joli minois. Alors il n'était pas un type si bien que ça, finalement. Alors il était comme les autres. Exactement comme les autres, je songe en jetant mon téléphone sur mon lit et priant pour que le rebond ne le fasse pas atterrir par terre. Normalement je noierais la déception dans quelque chose de fort. Une soirée arrosée, et je serais allée asseoir mon faciès et mes minauderies sur les jambes de tous les jolis mâles qui auraient bien voulu de moi. J’aurais souri, j'aurais fait la mignonne, l’animal de compagnie, j'aurais ri à gorge déployée pour leur faire plaisir, employant comme jamais la technique du “haha-tu-es-si-drole-viens-on-baise”. J'aurais trop bu exprès, pas pour oublier le lendemain, mais pour me sentir moins coupable ; c'est pas moi c'est l'alcool, comme si je pouvais me super moi-même. Rien de tout ça, parce que tout ça, c'est terminé. Derrière moi, rayé, effacé. Je n’y pense même plus d'ailleurs, regardez comme je suis guérie ; non. Non, j’y pense tous les jours, et c'est bien plus difficile que tout ce que les docs disaient en cure. L'obsession ne s'envole pas, au contraire ; lorsque l'on est conscient, lorsque l’on ne peut plus s'échapper, se dédouaner, ce manque vous prend à la gorge et vous retourne l'estomac, il vous fait trembler d’envie, de rage. Juste un peu, on se dit, juste un peu ne peut pas faire de mal, et c'est alors que les chemins des junkies empruntent deux chemins ; ceux qui replongeront, encore et encore, sans même le voir venir, et ceux qui tiendront bon. Et j'ai trop longtemps fait partie de la première catégorie. Plus d'écarts, rien, je me contente de garder sur le bout des lèvres le délicat souvenir du shot de tequila que j’ai avalé l'autre jour avec Nathan et Cole, le citron qui attaque la gorge, le sel qui excite les papilles -mon dieu donnez m'en un autre. Avoir maqué mes deux amis ensemble m’a rappelé que j'étais seule, alors j’ai renvoyé un texto à Finn : rien. Je ne sais pas si sans alcool la fête est plus folle, à vrai dire, je sors peu. Je prolonge mon squat chez Lene tous les jours de vingt-quatre heures supplémentaires, prétextant que je ne trouve pas d'appartement avec un dossier comme le mien, dissimulant la vérité qui est que je ne veux pas être complètement seule -et je renvoie un SMS à Finn, toujours rien. Je supporte les conneries de Matt qui se moque de mon yoga rigoureux ou de la passion nouvelle pour les smoothies, ignorant que toutes ces postures ridicules, qu'avoir le cul en l'air ou une jambe par dessus la tête fait partie des choses qui m’aident à tenir bon -et je renvoie un SMS à Finn pour avoir un peu de soutien, toujours rien. Je fais la tournée des jobs tous les matins, armée de mon CV aussi vide que ma vie n'a eu de sens jusqu'à présent, et je me fais refouler d'un peu partout, à moins qu'on accepte de me prendre pour la journée parce que, ça tombe bien, untel est malade aujourd'hui. Question de chance, d'être au bon endroit au bon moment, et dans ces moments-là je suis assez fière de moi. Alors j'envoie un texto à Finn. Encore. Il doit être occupé. Oui, occupé… Puis il y a ce jour, la cour arrière du Starbucks, Loyd, moi, sa rage, mon angoisse, ses menaces, mes membres qui tremblent et mes dents serrées qui retiennent mes larmes ; l’ombre de la fatalité de ma situation qui me frôle, me frappe, me laisse ce goût de sang dans la bouche et cette brûlure de la claque sur ma joue rose. Toute ma vie, ma petite existence que j'ai appris à aimer, à valoriser, jetée sur le bord d'un ravin avec un seul fil fin comme une lame de rasoir entre moi et l'autre côté. Au loin, la tempête qui approche. Et je suis paralysée, là, face à cette situation qui m'échappe, menottée par la peur, l'estomac vide et serré par l'angoisse ; plus rien ne va, non, plus rien. Et j'envoie un texto à Finn. Emmitouflée dans mes draps, la tête enfoncée dans l'oreiller, roulée en boule, ne me sentant plus en sécurité où que ce soit, ne sachant à qui parler, qui peut me sauver. J'attends, les deux mains autour du petit appareil, une réponse, un signe, n'importe quoi. Il vibre. Il glisse de mes mains qui le lâchent soudainement avec un couinement de souris prise au piège. C'est Mitchell. Je scelle ma bouche, j'étouffe dans le coussin rapidement trempé par les larmes et la sueur, par la peur et la panique. Mon dieu. Mon dieu, je prie, à celui dont je me suis toujours moquée, dont je n’ai jamais invoqué le nom, lui qui n’a jamais eu cure de moi mais qui pourrait bien, juste pour cette fois, me confier à une bonne étoile. Et mon coeur se déchire dans la solitude éprouvée, sombre et terrible, alors que le téléphone vibre une nouvelle fois pour enfin -enfin !- afficher le nom de celui qui, s'il ne peut pas me sauver de Mitchell, peut me sauver de moi-même.

On connaît tous ce petit cinéma de quartier estampillé arts et essais. De nos jours, tout ce qui est contemplatif, chiant et incompréhensible pour les mortels est appelé art. Quant à la programmation à base de films roumains et keynians, on comprend rapidement de quel genre d'essais il s'agit. Pas de jugement, il n’y a pas de sous-cinéma, après tout il m'arrive de supporter les films de Woody Allen et Michael Bay. Néanmoins, sur les vieilles lettres noires, clichées, accrochées au sommet de la devanture comme on ne le voit que dans Retour vers le futur, ce n’est pas le nouveau film russe vedette à Cannes ; ce soir ils projettent le Rocky Horror Picture Show, avec comédiens sur scène, bataille de riz, d'eau and stuff. Et ça c'est plutôt ma came. Je suis en avance, trop même, mais je tiens à avoir les meilleures places. Finnley n’est pas encore là. J'ai sous-estimé la fraîcheur de la soirée d'hiver, j'ai aussi voulu me faire jolie et enfiler cette petite robe à fleurs que je trouvais mignonne et qui ne me donnait pas trop l'air d'une enfant. Quelle idée. Les garçons nous font faire des choses stupides, comme mettre du mascara, rire pour rien, tomber amoureux. Et j'aime bien Finnley. Malgré tout, je l'aime bien. Cette robe n’a pas de manches, juste de maigres bretelles. Mes mains frottent mes bras à la chair de poule. C'est bientôt l'heure. Il n’est toujours pas là. Je jure que si tu me mets un lapin, Finnley Coverdale, je te traque, je te trouve et je te tue. Il est supposé apporter le riz et l'eau pour mettre la salle de cinéma à sac avec moi. Sans cela, et s'il ne se pointe pas, je ne pourrai même pas profiter de la séance, j'aurai l'air stupide sans mes munitions. Je soupire. Le vent me fait regretter d'avoir mis du gloss, mes cheveux collent sur mes lèvres, quelle idiote. À dire vrai, plus les minutes passent, plus je me trouve stupide et ridicule. Pourtant une partie de moi croit qu'il va arriver et, naïvement, qu'il posera une veste sur mes épaules afin que je ne grelotte plus.



One foot in the gutter One in the clouds Feet don't fail me now








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POSTS : 1085 POINTS : 740

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : aîné d’une famille de trois enfants ≈ si sa sœur bryn est la prunelle de ses yeux, cora est morte pour lui ≈ il aurait rêvé de devenir neuropsychologue, mais a été contraint d’arrêter ses études ≈ il a un chien, wernicke, âgé de douze ans, borgne et amputé d’une patte ≈ il a un sérieux penchant pour l’alcool depuis quelques mois, même s’il estime que ce n’est que pour se détendre ≈ il est un cerveau avant tout, il a toujours soif d’apprendre, même aujourd’hui ≈ à défaut de s’occuper de lui-même, il donne tout pour les autres.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : brynlou 02
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INSCRIT LE : 01/01/2017
http://www.30yearsstillyoung.com/t13131-finn-there-is-no-doubt-even-a-rejection-can-be-the-shadow-of-a-caress http://www.30yearsstillyoung.com/t13151-finn-lonely-one http://www.30yearsstillyoung.com/t13150-finnley-coverdale

MessageSujet: Re: louney + will you hold me tight and not let go ?   Mer 16 Aoû - 0:07


⊹ will you hold me tight and not let go ? ⊹
LOU & FINNLEY

Le plus difficile à supporter pour Finnley à l’approche de son anniversaire, ce n’est pas tant le fait de passer le cap fatidique de la trentaine – un cap difficile qui lui permet de réaliser que sa jeunesse passe décidément à une vitesse folle sans qu’il ait pu en profiter, et sans doute qu’il n’en profitera jamais, d’ailleurs – c’est de partager cette date symbolique avec Cora. Non pas qu’ils soient contraints de faire semblant de se supporter une journée par an lorsqu’on leur organise une fête commune, cela ne se fait plus depuis des années – si cela s’est seulement fait un jour. Ni même qu’il soit obligé de lui envoyer un sms pour prétendre s’intéresser à elle cette journée plus qu’une autre, même s’il n’est pas proche de sa jumelle il met un point d’honneur à lui envoyer un message chaque année, ne serait-ce que pour s’assurer qu’elle n’ait rien à lui reprocher de ce côté-là. Le problème, c’est de partager cette date non pas avec Cora, rectification, mais avec la petite fiancée de l’Australie. Et une fois par an, à l’approche de son anniversaire, Finnley ne compte plus le nombre « d’amis » qui se souviennent soudainement de son existence. Pas pour s’intéresser à lui, bien évidemment, mais à sa jumelle, confirmant au rouquin qu’il est destiné à vivre dans l’ombre de celle-ci. Cette année est d’autant plus spéciale de par ce cap fatidique de la trentaine, ce qui laisse supposer une fête digne de ce nom pour fêter cela comme il se doit. Sauf que Finn, il n’en sait rien de la façon dont Cora s’apprête à célébrer cette journée (même s’il doute sincèrement qu’elle se lance dans des festivités extravagantes dont certaines célébrités ont le secret). Et la vérité, ce que ça ne l’intéresse pas, contrairement à ceux qui font vibrer son téléphone depuis quelques jours. Finnley, il a mis tellement de distance avec son nom de famille et la popularité de sa sœur, que les rares personnes qui composent son cercle d’amis savent pertinemment que ce n’est pas un sujet à aborder ou, mieux, l’ignorent encore totalement. Mais pas les autres. Ceux qui, depuis le lycée, ont compris qu’il ne portait pas le nom « Coverdale » par hasard, ceux qui ont toujours persisté à croire que la dynamique familiale fonctionnait au mieux même quand il prenait soin de les dissuader du contraire et leur donner un aperçu de la vérité, ceux qui ont toujours supposé qu’en se rapprochant de lui ils se rapprocheraient inévitablement de la star de leur show préféré, ceux qui des années après, n’ont toujours pas compris que Finnley n’est plus un Coverdale depuis longtemps.

Alors parfois, Finn, il craque. Il le sait pourtant, que rien ne changera, mais il n’arrive toujours pas à assumer son incapacité à exister par lui-même malgré tous ses efforts, au point qu’il en est arrivé à effacer sa propre existence, avec la satisfaction de l’avoir fait volontairement, cette fois-ci. Finnley, il est ainsi. Habitué depuis sa tendre enfance à n’être que le second, il a voué sa vie entière à ce rôle. Dans sa dynamique familiale, en se mettant dans l’ombre pour permettre à Cora de mieux briller, puis à Bryn de mieux exister. Mais aussi dans le domaine professionnel en étant seulement ce type qui rend service aux autres, sans jamais qu’on se souvienne de lui, en l’oubliant toujours, en lui adressant qu’un « bonjour » mécanique quand il se présente devant soi. Dans sa vie personnelle, aussi, notamment avec sa dernière petite-amie, qu’il a préféré abandonné plutôt que de lui imposer un dilemme quand celle-ci s’est rapprochée d’un autre. Finn, il ne sait fait que ça. Être présent, mais toujours en retrait. Se sacrifier, oublier qu’il mérite peut-être lui aussi un peu d’attention, oublier qu’il est un être humain plus qu’un faire-valoir. Oublier dans l’alcool, aussi et surtout.

Il a éteint son téléphone un jour, puis un autre, et finalement il n’avait plus l’intention de le rallumer en sachant qu’il n’aurait de toute évidence pas de nouveaux messages à lire, que ce soit aujourd’hui ou dans quinze jours. Le rouquin a l’avantage de ne pas être aussi dépendant de la technologie que son âge a tendance à le prétendre. Il ne possède pas de compte sur les réseaux sociaux, il peut s’informer en achetant un journal au kiosque du coin ou en allumant sa télé, et l’avantage d’être irrémédiablement seul, c’est d’éviter l’avis de recherche s’il décide de se couper du monde durant plusieurs jours, plusieurs semaines même.  

Mais il y a une chose à laquelle Finn n’a pas pensé. Une personne, plutôt. La seule qui, dernièrement, la fait passer, à son tour, de l’ombre à lumière en éveillant des sentiments qu’il croyait perdus, la seule qui lui a récemment donné l’impression de valoir un peu quelque chose, la seule qu’il n’a pas envie de décevoir et pourtant, il en prend le chemin. Il a préféré ne pas compter les messages restés sans réponse quand il a daigné se reconnecter au reste du monde, il était bien trop occupé par la façon dont il allait s’excuser, lui qui n’aurait pourtant pour rien au monde voulu donner l’impression d’ignorer Lou. Parce que Lou, elle mérite pas d’être ignorée, c’est même tout l’inverse. Elle mérite que le monde s’intéresse enfin à elle comme il le devrait, elle mérite de trouver cette place que la société ne veut pas lui donner, elle mérite d’être regardée à travers les yeux du rouquin et non ceux du reste du monde. Et si le commun des mortels refuse de faire une place à Lou dans leur monde, Finnley est disposé à lui en faire une dans le sien. À moins que ce ne soit l’inverse, puisque le programme ayant été décidé par la brune, il semblerait que ce soit lui qui s’immisce dans son univers. De lui-même, probablement que le trentenaire ne se serait pas rendu à une telle représentation. Parce qu’il n’y aurait pas pensé, tout simplement, ou parce qu’il est bien trop courtois pour oser lancer le moindre grain de riz en direction d’un acteur qui est pourtant consentant. C’est le problème avec Finn, il est si coincé dans sa routine que cela inclut un certain nombre de règles qu’il pourrait trépasser sans pour autant le faire, pas parce qu’il ne le veut pas, mais parce qu’il n’y pense tout simplement pas, quand il n’a pas la même retenue pour d’autres, alors que cela serait nécessaire. Quoi qu’il en soit, Finn est impatient. Le spectacle tel que le lui a vendu Lou – bien qu’elle n’avait pas vraiment besoin d’utiliser d’autant d’arguments pour le convaincre de la suivre – annonce une soirée placée sous le signe de l’amusement et de la détente, deux notions qui se rappellent au rouquin au contact de Lou. Impatient, oui, et particulièrement nerveux, aussi, sans réellement en connaître la raison. Si seulement il savait.

Il a longuement hésité sur la tenue à porter ce soir, lui qui est très loin de faire le moindre effort vestimentaire en temps normal. Et puis, il s’est dit que quitte à finir mouillé, autant être à l’aise, raison pour laquelle il a opté pour une simple chemise bleue ciel laissée hors de son pantalon noir. Attrapant une veste et son sac à dos dans lequel il a soigneusement rangé les munitions pour ce soir, son regard croise l’horloge, réalise qu’il risque d’arriver en retard et d’ainsi définitivement convaincre Lou qu’il l’évite, autant dire que Finn n’a eu que faire des limitations de vitesse sur le chemin jusqu’à Redcliffe.

Il presse le pas dans la rue jusqu’à ce que la silhouette de Lou vêtue d’une robe se dessine au loin. Et sans s’en rendre compte, il s’est presque arrêté. Et sans s’en rendre compte, son cœur a manqué un battement. Et sans s’en rendre compte, le voilà déjà devant elle. « Hey. » Il la salue timidement, avant de jeter un coup d’œil à sa montre. « Je suis désolé, j’ai pas vu l’heure, j’espère que je ne suis pas trop en retard. Et si c’est le cas, eh bien… disons que je t’autorise à te servir des munitions sur moi. » C’est un bon compromis, hm. Son regard finit par se poser quelques instants sur la jeune femme. Il ne l’a jamais vue ainsi, le changement est surprenant, mais loin d’être désagréable. « Tu es ravissante. » Il esquisse un sourire timide, Finn ne sait plus vraiment comment se comporter avec les filles, et encore moins avec Lou. Constatant les frissons de la jeune femme, il esquisse un sourire amusé. « Et courageuse, aussi. » La température est fraîche en cette saison, de son côté il n’est pas mécontent d’avoir opté pour une chemise, d’autant plus que sa veste ne va pas rester longtemps sur ses épaules puisqu’il l’ôte afin de la proposer à Lou. « Si madame le veut bien. » Réalisant finalement que la foule commence à s’agglutiner près des portes, il est temps de faire remarquer un détail à Lou, et pas des moindres. « Je dois t’avouer qu’avant ce soir, je savais même pas qu’il était possible de jeter du riz dans une salle de cinéma, alors je compte sur toi pour être mon guide. » Chacun sa mission, il a amené les munitions, à elle de lui montrer comment s'en servir.




they say the captain goes down with the ship, so when the world ends, will god go down with it?
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MessageSujet: Re: louney + will you hold me tight and not let go ?   Lun 28 Aoû - 12:16



“T’es en retard, Finnley.” est la première chose que je lui jette lorsqu'il arrive enfin, à quelques minutes seulement de l'ouverture des portes du cinéma, tandis que mes petits bras et mes jambes nues tentent de s'habituer à la brise nocturne. Je dois faire très maman Coverdale, à l'appeler par son prénom entier. Je ne sais pas pourquoi la plupart des gens ont ce même réflexe, de rappeler à leur interlocuteur leur patronyme entier dans un élan de contrariété. Lorsque ma mère le faisait, je me mordais les joues pour ne pas rire. Elle me pointait toujours du doigt dans ces moments-là, et je n’avais qu'une envie, c'était de le lui croquer avec mes quenottes. Alors j'étais plus occupée à m’obliger à faire une moue de chien battu plutôt qu'à exploser de rire. Je n’ai jamais été très réceptive à l'autorité et la discipline disons. C'est sans gêne que j’inspecte le sac de Finn, espérant bien y trouver tout ce dont nous aurons besoin au cours de la séance. Et tout est là, deux paquets de riz et des petites bouteilles d'eau. L’excitation monte, l'impatience, la hâte d'être dans la salle et d’asperger tout le monde, de finir trempée des pieds à la tête, et d'entendre les cris, les rires emplir l'air, mon air, mes poumons, et me gonfler à bloc d'une nouvelle dose d'optimisme. Mais les portes sont encore closes pour le moment, et les acteurs s'occupent de faire patienter les spectateurs avec quelques sketchs que je connais bien. Mes mains reprennent place sur mes bras, même si cela n'opère pas une chaleur suffisante pour m'empêcher de grelotter. Le compliment glissé par Finn, lui, injecte un peu de rouge sur mes pommettes, tandis je souris nerveusement, lèvres pincées, ce qui doit être très laid et lui donner envie de retirer ses paroles. Un remerciement ne serait sûrement pas de trop, mais je ne parviens pas à articuler quoi que ce soit. Un gloussement de dinde absolument ridicule s'échappe de ma gorge lorsqu'il dépose sa veste sur les épaules en parfait gentleman -et je me maudis instantanément d'avoir l'air d'une véritable collégienne. “... merci.” je souffle finalement. C'est un peu tard, le cinéma ouvre déjà, mais cela n’a aucune importance, il l’a fait, et pendant une minute j'ai eu l'impression d'être dans un de ces films d'adolescents où l'on s'autorise à croire au prince charmant avec une bonne dose de glace et de soda. Je serre sur mes épaules la veste, je remarque qu'elle est imprégnée de son parfum, de sa chaleur, et de tout ce qui me fait sentir en sécurité. Cette fois, son retard est pardonné, et je ne me souviens même plus lui en avoir voulu pour quoi que ce soit. La file d'attente se resserre, comme si passer de cinquante et trente centimètre d'écart entre chacun d'entre nous allait accélérer la cadence de validation des tickets. Ce n’est pas grave, les petites contrariétés de la vie n'ont pas d'importance, et je serre un peu plus la veste entre mes doigts. Un peu avant que nous arrivions au guichet, Finnley avoué qu'il n’a jamais participé à un show de ce genre, et cela ne m'étonne pas vraiment ; c'est une belle tradition mais discrète, connue des adorateurs du film capables de murmurer toutes les répliques par coeur, comme moi. “Eh bien tu as raté ta vie, mon cher.” dis-je pour le taquiner, sans savoir que je n'ai pas  pas totalement tort. J'ai parfaitement conscience que le jeune homme n’est pas dans son élément. Le timide, introverti, les joues constamment roses, n’est pas vraiment du genre à lancer des projectiles sur qui que ce soit. A vrai dire, il ne m’a pas l'air de savoir ce que cela fait de lâcher prise, d'accepter de faire un tas de choses qui n'ont pas de sens, secouer les bras en l'air, sauter partout, hurler de toutes ses forces. Beaucoup de choses m'ont l'air coincées dans sa tête et sa poitrine. Je sais que je le bouscule un peu ainsi, mais j'espère qu'en jouant le jeu, il passera un bon moment. Tendant fièrement nos tickets à l'entrée, je claque également une bise sur chaque jour du comédien qui endosse le rôle de Riff-Raff. “Toujours pas lassée ?” demande-t-il, laissant deviner que cela est loin, très loin d'être la première projection à laquelle j'assiste. Impossible de me lasser, je reviens toujours avec le même enthousiasme. “Il reste des places au milieu de la salle, fonce, ma belle.” Ni une, ni deux, je fonce vers les places en question, restées délaissées grâce à l'intervention du saint Sharman. “Secoue-toi, allez !” Je prends Finn, ce mollusque, par la main et le traîne jusqu’à la rangée du centre, où nous nous écrasons sur les premières places en bordure de l’allée. D’ici, nous ne sommes pas face à l’écran, ni franchement tout près, les têtes de devant cacheront la moitié de l’image, mais nous serons au coeur de la bataille, du sac de la salle, et nous pourrons bondir dans le couloir dès qu’il faudra se lever. “Là, c'est parfait.” Avec une grande satisfaction, je m’installe à genoux sur mon siège, souriante, même si je me détache de la veste de Finn à contrecoeur. Sans perdre de temps, je prends les bouteilles sur mes genoux et je dégaine mon trousseau de clés afin de faire des trous dans les bouchons en plastique. Stratégique, pour ne pas tout vider dès la première scène. Pendant ce temps, je brief le rouquin ; “C'est très simple, pendant le mariage, on jette le riz. Quand il y a de l'eau dans une scène, on dégaine les bouteilles et c'est la guerre. Quand tu entends “Brad”, faut hurler “asshole”, et quand c'est “Janet” tu hurles “slut”. T’en fais pas, Susan Sarandon ne t'en voudra pas. Quand tout le monde sera installé, ils vont nous apprendre -enfin, vous apprendre, à vous les novices- le Time Warp. C'est une danse, facile et super drôle, tu verras. Et vu que t’es mignon et que t’es avec moi, y’a des chances pour que Stevie, là, qui joue Frank, vienne te faire faire des galipettes avec lui sur scène à un moment donné. C’est pour de faux, hein, il va pas vraiment te baisser le froc devant toute la salle.” Fièrement, je lui rends sa bouteille. “Ça sera fun, tu verras.” Venir ici a toujours été un de mes petits plaisirs. La place n’est pas chère, et pour une habituée comme moi, si je fais de grands yeux brillants à la troupe, je peux gratter une place sans payer. Je suis déjà venue stone à certaines représentations, pensant qu’un film pareil, une ambiance de ce genre, seraient parfaits à vivre en planant déjà pas mal. Après la désintox, je suis revenue, et j’ai compris que j’avais tort, qu’en étant high, on n'appréciait pas la moitié du show, et parfois, l’on empêchait les autres de profiter aussi. Oui, tout ça est déjà bien assez bizarre, nul besoin d’un joint avant la séance ; c’est la séance qui fait planer. Minute après minute, la salle se remplit. Tous les samedis soirs, c’est quasiment complet. Les murmures emplissent le cinéma, et je trépigne sur mon fauteuil lorsque je vois Riff-Raff demander l’attention des spectateurs de sa voix nasillarde. C’est le moment de répéter le Time Warp avant le début du film, histoire d’être au point pour la scène. “Allez, allez ! Debout !” Tout le monde se précipite dans les allées, c’est alors que l’on voit ceux qui se prennent au jeu jusqu’au bout en venant déguisés. La chorégraphie, je la connais par coeur. Un saut à gauche, un pas à droite, on se dandine et on lève les mains ; elles tombent sur les hanches tandis que les genoux sont joints, puis le bassin se balance d’avant en arrière avant de faire un tour complet. Tout le monde en rang d’oignons dans l’allée prend la pose tour à tour ; demi-tour dans un saut, une nouvelle pose. Et on recommence du début. “T’as l'air empaillé.” je lance à Finnley avec un rire quand nous retrouvons nos places. J’ai hâte de le voir danser, trempé, du riz dans les cheveux. Le silence se fait doucement dans la salle au fur et à mesure que les lumières s’éteignent. Je me pince les lèvres, frétillante comme une enfant. Alors que l’écran devient entièrement noir et que la musique commence, l’immense paire de lèvres rouges envahissant le champ de vision pour une chanson que certains entament en coeur, je me penche à l’oreille de Finn ; “Je suis contente que tu sois là.”



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MessageSujet: Re: louney + will you hold me tight and not let go ?   Lun 4 Sep - 23:50



Le rouquin presse le pas, soucieux à l’idée de se retrouver dans une rue déserte, face à un cinéma aux portes déjà closes et, surtout, inquiet de confirmer cette mauvaise impression auprès de Lou. Elle lui a pardonné son manque de nouvelles, elle ne passera pas l’éponge sur un lapin. À raison. Mais Finnley n’a aucune intention de poser un lapin à Lou – surtout pas à elle, c’est même tout l’inverse : il n’a jamais été aussi impatient d’arriver à un point de rendez-vous. Impatient, et particulièrement anxieux, aussi. C’est d’ailleurs la raison de son retard ; incapable de se décider sur la tenue à revêtir pour ce genre de soirée et qui serait également susceptible de plaire à la jeune femme, il a tergiversé de trop longues minutes devant son miroir. Ça lui a vite paru stupide, à lui qui ne fait jamais d’efforts vestimentaires particuliers, pour elle qui ne semble pas s’arrêter à ce type de détails superficiels. Mais Finn veut faire bonne impression auprès de Lou, dans un besoin de rattraper son comportement de ces dernières semaines. Se présenter devant elle complètement débraillé lui donnerait l’impression de n’en avoir que faire de la soirée, alors que celle-ci a une réelle signification aux yeux du trentenaire.

Au loin, la silhouette de Lou se dessine et Finn manque définitivement de perdre ses moyens. Elle n’a plus rien à voir avec la jeune femme qu’il a rencontrée à l’hôpital, et pourtant, il saurait la reconnaître entre mille. Dès leur rencontre, il a compris que sa seule présence suffisait à embellir une pièce, à rendre intéressante la plus ennuyeuse des journées, à oublier l’existence de n’importe quelle autre personne tant elle paraît insignifiante à ses côtés. Mais ce soir, Lou dégage une autre aura, tout aussi intense et agréable, mais bien moins explicable.
Le commentaire émit par la brune lorsqu’elle arrive à sa hauteur a le mérite de lui décrocher un sourire et lui donner la – fausse – impression d’être détendu. « Et toi t’es dure, Lou, je le suis pas tant que ça. » À en croire les spectateurs qui continuent d’arriver par petits groupes et les portes toujours désespérément closes du cinéma – heureusement pour lui. Et qu’elle n’essaie pas d’évoquer le besoin d’être en avance lors d’une séance du genre, en vue de l’attente qui est encore la leur et celle des autres personnes, elle ne serait que très peu crédible. Même s’il est sincèrement désolé de l’avoir fait patienter – comme il l’a précisé en arrivant – le fait qu’elle n’envisage pas de se servir des munitions (même si en fouillant le sac celles-ci sont à sa portée) contre lui plutôt que contre les comédiens comme il l’a proposé le rassure sur le degré d’agacement de Lou.

S’attardant enfin sur Lou plus que sur la file qui se forme sans pour autant avancer, Finnley ne peut pas s’empêcher de la complimenter. Il ne sait pas si c’est « véritable » façon de s’habiller ou si elle a fait des efforts pour lui (dans quel cas il serait très flatté), mais la raison importe peu, le résultat est ravissant et il se doit de lui le dire. Aux premiers signes de grelottements de Lou, il enlève sa veste pour déposer celle-ci sur ses épaules, elle a plus besoin que lui. Un simple sourire entendu à son remerciement, il grimace légèrement pour lui-même quand les portes du cinéma s’ouvrent et réduisent à néant ses efforts de se montrer aux petits soins.  
Dans la file, à quelques minutes de découvrir un peu de l’univers de Lou, il lui avoue finalement que celui-ci lui est totalement inconnu. Finnley est assez traditionnel, plus par habitude que par envie. Pour lui, le cinéma se limite à une toile blanche sur laquelle est projetée le film, il n’a jamais songé qu’il pouvait en exister une autre forme – qui a l’air bien plus divertissante, cela dit. L’idée est loin de lui déplaire (même s’il a encore de la peine à l’idée de jeter des projectiles sur des comédiens), il compte faire de son mieux pour participer aux festivités comme il se doit, mais il aura tout de même besoin d’un peu d’aide. « Hm, le but c’est de mettre la misère aux comédiens ou à moi ? Parce que je commence à douter du but de la soirée. » Il rétorque avec un air faussement vexé quand elle estime qu’il a raté sa vie. Elle n’a pas tort, mais Lou prend un malin plaisir à le taquiner depuis le début de la soirée, il n’y a pas de raison qu’il se laisse faire. Finalement, un sourire amusé se dessine sur ses lèvres et Finn commence enfin à se détendre, d’autant plus que Lou semble être une habituée à en croire la réflexion du type déguisé en mort-vivant, et qu’il n’aura qu’à l’imiter pour ne pas avoir l’air trop à côté de ses pompes – plus qu’il ne doit déjà donner l’impression de l’être. « Décidément. » Il souffle alors qu’elle se permet un niveau commentaire des plus agréables – ce qui le fait encore une fois sourire – avant de le tirer jusqu’aux fameuses places. Docile, il suit, et s’installe sagement sur le siège qu’il identifie comme le sien. C’est parfait, parait-il, même s’il se permet de douter en vue de la visibilité plutôt restreinte. Mais il n’oublie pas que Lou est une habituée, et il lui fait confiance.

Finnley l’écoute, tente de suivre le débit de paroles et les informations qui lui transmet Lou, de retenir le maximum d’informations, même s’il sait d’ores et déjà qu’il sera largué d’ici une vingtaine de minutes. Pas grave, il s’appuiera sur l’experte que Lou est. Et il la croit sur parole lorsqu’elle lui promet que ce sera fun. « Satisfait ou remboursé ? » Il questionne alors qu’il s’empare de la bouteille percée avec soin par Lou, et qu’il appuie très légèrement sur celle-ci pour éclabousser la jeune femme. Levant une main en l’air, il affiche un air parfaitement innocent. « Désolé, faut bien que je m’entraîne un peu avant. » L’a-t-elle un mérité suite à ses multiples taquineries ? Oui, probablement. Un peu. « Bon, je récapitule : mariage = riz, eau = … eh bien, eau. Brad = « asshole » et Janet = « slut ». Time Warp, Stevie, crise cardiaque ou humiliation en bonne et due forme. » Autant être honnête, c’est ce qui risque de se passer. Soit sa timidité va reprendre le dessus et Finn va littéralement faire un malaise à l’idée de s’afficher sur scène, soit il tiendra le coup jusque-là et va s’afficher devant l’ensemble de la salle. Bien, il ne sait pas quelle solution il préfère, et il est préférable qu’il s’abstienne d’y penser pour le moment. La salle se remplit peu-à-peu et Finn s’inquiète légèrement. Il a peur de ne pas être dans son élément, d’être complètement largué, de décevoir Lou qui en viendrait à regretter de l’avoir embarqué avec elle et lui avoir fait une petite place dans son univers. Mais il n’a pas le temps d’y songer plus longtemps que le spectacle commence et déjà ils se retrouvent debout dans les allées. Il suit le mouvement, observe la chorégraphie et l’aisance avec laquelle Lou l’exécute, alors que de son côté il a de la peine à aligner deux pas – parce qu’il ne les connaît pas, et parce qu’il a encore de la peine à se décoincer. Voilà que c’est fini et Finn est encore bloqué au mouvement qui ponctuait le milieu de la chorégraphie, largué peut-être, mais motivé à faire de son mieux. « Je fais de mon mieux, sois gentille. On est pas tous des experts, figure-toi. » Il précise avec un léger sourire. « Et c’est un peu de ta faute aussi, tu aurais pu me briefer avant, que je m’entraîne et que je sois pas totalement ridicule. » Il dit ça, il dit rien, bien évidemment, la moue exagérément accusatrice qu’il affiche le trahit. La séance débute véritablement et Finn ne décroche pas son regard de l’écran, pas avant que le murmure de la voix de Lou à ses oreilles ne lui décroche un nouveau sourire et lui mette un peu de rose aux joues. « Et moi d’être là avec toi. » Il n’a pas vraiment le temps de s’attarder plus longtemps sur le visage de Lou que la scène du mariage apparaît à l’écran, et Finn suit le mouvement général en se levant pour disperser du riz autour de lui, puis finalement au-dessus de la tête de Lou. « Sur ce coup, c’est toi qui es à la traîne. » Il dit, non sans une certaine satisfaction de l’avoir battue à son propre jeu. Un jeu auquel il prend plus vite goût qu’il ne l’aurait cru.



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MessageSujet: Re: louney + will you hold me tight and not let go ?   Lun 11 Sep - 20:12



Ce n’est pas sorcier, et c'est pour cette raison que le show peut plaire à tout le monde. Du moins, si l'on se donne la peine ne faire preuve d'ouverture d'esprit et d'un brin de folie. D'accord, ce n’est pas donné à tout le monde, et il faut dire que cela est bien dommage. C'est cette majorité de gens qui rendent le monde moins fun à vivre. Alors que ce sont dans des endroits comme celui-ci, avec des personnes un peu folles, originales, décomplexée que l'on passe les meilleurs moments. Il faut savoir arrêter de se regarder soi-même, lâcher prise, cesser d'avoir peur du ridicule. Car c'est cette crainte, et uniquement elle, qui nous freine tant. C’est notre sabotage autant qu'un cran de sûreté. Mais je n'ai pas peur, je n'ai jamais eu peur ; j'ai même une certaine fascination pour ce ridicule qui ne m’a jamais tuée, ni moi ni personne. J'aime l'effervescence ici, j'aime tout ce drag, ce queer, ce kitch, cette vie. Les couleurs, les musiques, les cris, les rires. J’aimerais, j'ai envie, que Finn apprécie aussi. Qu'il soit du côté fun de la force. Au moins pour ce soir en tout cas. Car je sais à quel point il se soucie du monde, des autres -j’ai été l'une de ces autres qui ont eu besoin d'un regard aussi pur que le sien pour être rassurées, avoir la sensation de valoir quelque chose, de mériter d'être aidée et renvoyée dans le monde. Je dois avouer que j'en ai toujours besoin. Et tout ce temps sans nouvelles m’avait affectée plus que je ne pourrais l'avouer. L'avoir ici, avec moi, est un soulagement. Même si je la joue cool, même si j'ai l'air sûre de moi, de cette soirée, le tout compte pour moi. J'aimerais qu'il soit fier, au fond. J’aimerais qu'il puisse voir qu'il n’a pas cru en moi pour rien, qu'il n’a pas tenu la main d'un cas désespéré. Je veux qu'il puisse voir que j'ai goût à cette vie, et à mon tour, je peux un peu prendre soin de lui. Lui rendre la pareille. Il n’a sûrement pas besoin de moi autant que j'ai le sentiment d'avoir besoin de lui, mais cela n’a pas d'importance. Non, ce n’est pas ce qui est important. Ce genre de questions n’a rien à faire dans l’ici et le maintenant. À le voir, concentré comme tout pendant que les comédiens font apprendre la chorégraphie emblématique du film dans les années de la salle de cinéma, la manoeuvre est plutôt réussie. Il se prend au jeu, il est adorable -comme pour tout ce qu'il fait, après tout, regardez-le rabattre sa crinière rousse en arrière et essayez de me faire croire qu'il n’est pas tout simplement à croquer. Je le charrie quand même, parce que c'est le jeu. On se croirait en primaire, et j'avoue volontiers que je sais autant m’y prendre avec quelqu'un qui me plaît qu'une écolière -sauf que celui qui tire les cheveux de l'autre et lui fait des croche-pied dans la cour de récré, c'est moi. Il proteste, je fais mine de me vexer, plus susceptible que je ne le suis, les bras croisés comme une gosse boudeuse ; “Oh, désolé d'avoir voulu garder l'effet de surprise, Monsieur.” Après tout, c'est bien plus amusant ainsi. Et avoir un novice avec vous vous fait toujours briller un peu plus. Toutes les filles savent ça et l'appliquent à leur entourage lorsqu'elles partent en bancs de requins pêcher du minet pour se faire ramoner le minou ; toujours avoir une moche avec soi pour paraître plus belle. Si vous ne le saviez pas, maintenant oui. Pas le temps de poursuivre la joute, le film est lancé. Je me maîtrise, je connais les paroles par coeur, je pourrais les chanter, remuer frénétiquement les lèvres exactement comme celles sur l'écran, mon rouge est exactement de la même couleur d'ailleurs et oui, c'est fait exprès. Mais je me laisse distraire par la présence de Finn. Juste sa présence. Juste le concept, le principe même qu'il soit là. Je souris, bête comme tout, les pommettes de la couleur de mes lèvres. Avec toi, il l’a précisé, c'est que ça doit vouloir dire quelque chose. Ou peut-être pas. Après tout, Finn est un garçon poli. Et les filles se prennent bien trop la tête. Je bats des pieds devant et dessous mon siège, excitée, rêveuse. Je suis tellement distraire que je ne remarque même pas que la bataille de riz a commencé. Vite, j'en prends une grande poignée -aussi grande que les pattes de mouche puissent faire- et… il est plus rapide, et mes cheveux sont plein de riz. “Tu cherches les ennuis !” je m’exclame en lui jetant quand même mon propre projectile sur la figure, espérant qu'il soit encore en train de glousser à gorge déployée à ce moment-là histoire qu'il en ai plein la bouche. Ça crie, ça rit de tous les côtés. Rapidement, le sol est couvert de petits grains blancs. Ça se rassoit, attentifs. Brad et Janet sont en voiture, elle tombe en panne au milieu de nulle part -malaise. Il pleut des cordes. L’eau éclate par grands jets à travers toute la salle, les cheveux ruissellent, les vêtements collent à la peau, et Finn s'en sort trop indemne à mon goût. Alors je sacrifie mon unique munition, j'ouvre grand ma bouteille, et je la vide entièrement au-dessus de sa tête. “Worth it.” je conclus avec fierté avant de laisser tomber l'arme du crime à mes pieds façon mic drop. Brad et Janet sont dans le manoir, première apparition de Riff-Raff. Devant l'écran, où se joue la version miniature de la scène, on fait cheap, on fait kitch à fond. Brad est aussi charismatique qu'une moule, Janet est plus niaise que jamais. C’est bientôt le Time Warp. Bientôt. Bientôt. C'est maintenant. Tout le monde saute dans les allées, alors Finn peut comprendre l'avantage d'être en bout de rangée ; premiers en place, on ne ratera pas une seconde, pas un pas. Je n’ai plus besoin de réfléchir à la chorégraphie depuis longtemps, alors je peux me donner à fond, autant que si je venais moi-même de la planète Transylvanie, comme si on m’avait arrachée de la pellicule du film pour me jeter là, dans le rang. Je jette un coup d'oeil à Finn de temps en temps, je me fiche un peu qu'il suive ou massacre la danse tant que je vois un sourire sur ses lèvres, et de la complicité dans son regard. On échange un rire, j'en perds un peu le tempo, tant pis. À la fin, haletante, je retrouve mon fauteuil. “T’as un coup de rein d'enfer.” je lâche sans réfléchir, visiblement, maladroitement, naïvement. Et soudainement je rougis, je bafouille, je plaque une main sur cette bouche toujours trop grande ouverte, et je veux disparaître, je veux m'évaporer, je veux mourir -sans exagérer. “Je parle en terme de chorégraphie hein. C'est pas ce que tu crois. Pas du tout. Je voulais pas dire ça. Pas dans ce sens là. Enfin, tu vois. Enfin, j'en sais rien après tout, je peux pas juger. Je suppose que… non, je suppose rien du tout, oublie ça.” Je bat des mains, je panique, j'ai l'air creepy et bizarre. Je ne sais pas où je mettre, et quoi dire qui ne m'enfonce pas encore un peu plus. Je pense trop, bien trop, et si ça se trouve il n'avait même pas vu la moindre allusion maladroite et ce n’est que moi qui me tourne en ridicule -mais pas le genre de ridicule que j'aime. Derrière fois, on me “pssst”, on me “hé !”, et ça m’agace rapidement, moi qui me bat déjà avec une foule d'émotions. “Quoi ?!” je crache en me retournant, déjà fière de toutes les punchlines que je pourrais leur mettre dans la figure s'ils me cherchent alors que je suis en pleine scène dramatique ; et tous me pointent l'écran géant où il se joue encore plus important, la naissance de Rocky, ce colosse blond et huilé. “Oh, oui, pardon.” Je retrouve ma place, je m'enfonce dans mon siège, lèvres pincées, et je ne dis plus un mot, étouffant dans ma honte.



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MessageSujet: Re: louney + will you hold me tight and not let go ?   Mar 10 Oct - 21:16


Aux yeux d’un observateur extérieur, la scène peut prêter à sourire. Si tout le public présent ce soir est évidemment d’humeur légère, les deux (presque) trentenaires que sont Lou et Finnley dénotent par leur comportement presque enfantin. Lou, d’abord, les yeux brillants comme une gosse au matin de Noël, excitée comme une puce à l’idée de découvrir son cadeau. Ce cadeau, elle l’a déjà vu des dizaines et des dizaines de fois, mais l’excitation est toujours la même que lors de la première représentation et elle se veut surtout contagieuse, permettant ainsi à Finnley d’appréhender la soirée avec plus de douceur. Lui, de son côté, observe le décor avec un intérêt non dissimulé comme le rat de bibliothèque qu’il est, soucieux de tout voir et dont la curiosité a besoin d’être satisfaite. Bien que désireux de connaître en détail le déroulement de la soirée et principalement les règles qu’exigent une telle représentation, Finnley se contient. L’idée n’est pas de faire peur à Lou (bien au contraire) en la bombardant de questions. Mais de toute évidence dès qu’il admet avoir besoin d’un guide la jeune femme prend aussitôt son rôle à cœur en lui détaillant les multiples interactions qu’ils vont avoir avec les comédiens ainsi que son rôle à jouer là-dedans. Si on fait abstraction de la possibilité de se retrouver sur scène – froc baissé ou non, dans les deux cas l’idée l’angoisse déjà – la soirée s’annonce agréable et même si Finn peine encore à être à son aise, il fait de son mieux pour le dissimuler. Il ne voudrait pas que Lou s’imagine qu’il s’ennuie ou, pire, que cette immersion dans son univers ne l’enchante pas. Car c’est tout le contraire, sans quoi le rouquin ne serait pas en train d’essayer – désespérément – de suivre la fameuse chorégraphie du Time Warp, qui a le mérite de le mettre directement dans le bain tant parvenir à aligner deux pas correctement relève du challenge. Sans surprise, il est complètement à la traîne et la voix de Lou résonne pour le rallier gentiment, au même titre que certains regards sur sa personne, qu’il ne voit pourtant pas. Il faut dire que ce soir, à l’exception de Lou, il n’y a pas grand monde qui existe autour de lui. Et puisqu’il n’y a pas de raison qu’elle soit la seule à se permettre un petit commentaire, il n’hésite pas à rejeter la faute sur elle quant à son incapacité à aligner deux pas. C’est normal, après tout – elle aurait pu au moins avoir la décence de l’avertir afin qu’il s’entraîne. Nul doute qu’il aurait très assidu, hm. « Tu ne pourras pas dire que tu n’as pas été prévenue pour la prochaine fois. » Il imagine désormais sans difficultés que la compagnie doit adapter d’autres shows dans la même idée que celui de ce soir. En réalisant ce que ses propos impliquent, Finn tente de ne pas montrer sa gêne, étant conscient de précipiter un peu les choses. C’est juste que ça lui paraît presque évident, à cet instant précis, que prochaine fois il est susceptible d’y avoir. Car si on lui avait dit, quelques jours plus tôt, qu’il se retrouverait à danser dans un couloir au milieu d’illustres inconnus, il ne l’aurait jamais cru. Et il aurait probablement explosé de rire si on lui avait dit qu’il se montrerait si soucieux de bien faire. C’est le genre de choses qu’il n’aurait jamais fait dans d’autres circonstances, avec quelqu’un d’autre. Et lui qui ne sait pas réellement comme définir sa relation avec Lou ou les sentiments qui l’animent (s’ils ont besoin d’être définis), il semblerait pourtant que la réponse soit évidente, si on y regarde de plus près. Il n’essaie toutefois pas de se rattraper auprès de Lou, finalement ça ressemble à une invitation – de sa part, cette fois – il serait stupide de se rétracter.

L’ambiance se tamise, l’écran s’illumine et le film est lancé. Les paroles glissées par Lou à son oreille ont le don de lui décrocher le genre de sourire qu’il n’affiche plus depuis quelque temps ; de ceux qui respirent le véritable bonheur. Il est heureux d’être là, avec elle, Finn. C’est qu’une « séance » de cinéma, mais pour lui ça veut dire beaucoup. Pas dans le sens où il fait de multiples projets – il prend les choses comme elles viennent – mais parce que Finn, ça fait longtemps qu’il n’a pas eu l’impression qu’il pouvait s’amuser, et surtout, qu’il pouvait véritablement prendre du plaisir à ça. Alors ça lui réchauffe le cœur – ou est-ce la présence de Lou ? Un peu des deux, probablement. Il prend du plaisir ce soir, le rouquin, et ça se voit dès qu’il saute de son siège, devançant d’ailleurs Lou, pour jeter du riz sur les autres spectateurs avant de se tourner vers sa victime la plus importante. S’il cherche les ennuis ? La question ne se pose même pas, il l’attaque sur son territoire, ne l’oublions pas. « J’crois bien, o-... » Pas le temps de finir sa phrase qu’il est attaqué à son tour, ça lui apprendra à faire le malin et à savourer sa victoire. Les mains en l’air comme pour signifier qu’elle a remporté cette bataille, mais pas la guerre, il reprend place à ses côtés pour essayer de suivre le film. Il sursaute légèrement quand l’eau éclabousse la salle, il avait oublié cette partie du show. Heureusement pour lui, il s’en sort pas très mal, ça lui évitera de claquer des dents jusqu’à la fin de la représentation. Enfin, ça, c’était le plan avant que Lou s’en mêle. « Je… ok, je l’ai bien mérité. » Il admet, car après tout c’est bien lui qui a lancé les hostilités il y a quelques instants. « Je ne me venge pas, moi, madame, alors estimes-toi heureuse que j’en fasse pas de même. » C’est pas l’envie qui manque, pourtant. Et ce n’est même pas une question de se montrer revanchard ou non, c’est juste qu’avec sa petite bouteille d’eau qui lui sert de munition pendant tout le film, il vaut mieux l’utiliser au moment opportun. Quand elle s’y attend le moins, par exemple. Il essuie rapidement les quelques gouttes qui lui dégoulinent sur le visage, mais il est surpris par une Lou tellement excitée de rejoindre l’allée et d’exécuter la chorégraphie, que s’il s’était montré moins réactif, il aurait fini par terre avant même d’aligner un pas. Il fait de son mieux pour suivre le Time Warp mais il n’y a pas de miracle, ce n’est pas avec un seul entraînement que Finn s’est transformé en danseur d’exception. Il est à la ramasse, disons-le carrément, mais ça l’empêche pas de suivre la chorégraphie – il va juste à son rythme. Il échange des regards complices avec Lou, il essaie de suivre les pas qu’elle fait, il rit, il profite.

Il n’aurait même pas relevé le double sens de la phrase de Lou si celle-ci ne s’était pas mise à bafouiller, à user de pirouettes pour se sortir de la gêne de cette situation, tout cela devant le rire amusé de Finn. Oui, dans d’autres circonstances, il aurait été tout aussi gêné qu’elle. Mais dans d’autres circonstances, il aurait été celui essayant misérablement de se rattraper, alors ça le fait sourire et même rire que les rôles soient inversés. Pas question de se moquer de Lou, mais ça a quelque chose de rassurant. « Est-ce que j’attends encore un peu pour te dire que j’avais très bien compris ce que tu voulais dire ou est-ce que je profite encore un peu de ce deuxième spectacle ? » Il finit par dire, avec un sourire qui se veut amuser, mais pas moqueur. En réalité, il est probablement tout aussi gêné qu’elle, mais il va s’abstenir de lui le faire savoir pour ne pas que le reste de la soirée se déroule dans le silence le plus total. Ça l’amuse de voir que Lou, ce petit bout de femme si enjouée il y a quelques instants serait capable d’attaquer les spectateurs derrière, qui réclament le silence. Son attention est toutefois vite captée par la scène, plus pour chercher des indices quant à la prochaine action que pour suivre l’histoire. Et un sourire se dessine sur ses lèvres quand les images défilent sous ses yeux, car il est là, le moment opportun. Profitant de l’inattention de Lou, il dévisse le bouchon de sa bouteille, pour en versant rapidement le contenu sur la tête de la jeune femme. « Il y a de l’eau, là, non ? » Il dit innocemment. Il est plus probable que le fameux Rocky soit plus plongé dans un liquide de conservation ou autre bizarrerie du genre, mais à l’écran ça ressemble à s’y méprendre à de l’eau, la confusion s’explique. « Moi, j’dis qu’il y a de l’eau, en tout cas. » Donc s’il lui viendrait l’idée de protester, c’est foutu. « J’avais envie d’en garder un peu pour plus tard, mais je suis plutôt sympa, alors je nous mets sur un pied d’égalité. » Apprécions le sacrifice. La suite du film se joue, et c’est un Finn un peu paumé qui se tourne vers Lou. « Et quand il y a un mort, on fait quoi ? Il mérite bien d’être honoré, non ? » La minute de silence dans cet atmosphère, ça semble compromis, il faut trouver une alternative. Mais le pauvre, quand même, achevé à coup de pioche, il mérite bien une petite pensée.  



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ÂGE : 28 ans (29/10/88)
SURNOM : Parce que Lou c'est pas assez court comme ça ?
STATUT : célibataire, ne s'encombre pas de sentiments qui mourront forcément
MÉTIER : junkie en rédemption à temps plein. chanteuse des Street Cats, petit band des bars
LOGEMENT : forcée de quitter la maison qu'elle partageait avec Eireen suite à la mort de Dylan, a vécu furtivement dans une miteuse chambre de bonne qu'elle a troqué contre une place en désintox pendant quelques mois. elle squatte désormais chez Lene le temps de retomber sur ses pattes

POSTS : 1413 POINTS : 915

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : fille unique et choyée d'un couple aisé ≈ vit mal la solitude et l'ennui ≈ très fêtarde ≈ tombée dans la drogue dès ses 16 ans ≈ les cures de désintox sont des échecs ≈ ses parents lui ont coupé les vivres ≈ a trahi son dealer malgré elle ≈ a vécu dans un squat pendant des mois et s’est prostituée ≈ sa mauvaise influence a causé la mort par coma éthylique de sa colocataire Dylan ≈ après avoir été au fond du trou, elle sort tout juste de la cure de désintox de la dernière chance et commence une nouvelle vie
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Jimmy #2 - Street Cats - Finn #2 - Darius - 4/5


LOUMY ► Down and down we go. We'll torch this place we know. Before one of us takes a chance and breaks this, I won't be the one.


LOUNEY ► I won't let go, I'll be your lifeline tonight. Cause we all get lost sometimes, you know? It's how we learn and how we grow.


ABERTHEGA ► Time that we have the talk, are we on, are we off ? Reality, every word, is killin' me. Dirty bitch, beautiful, treat me like animal. Girl got a gun, bang bang.
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MessageSujet: Re: louney + will you hold me tight and not let go ?   Ven 20 Oct - 16:22


“T’es con.” je marmonne face aux taquineries de Finnley, bras croisés, tête basse, et lissant nerveusement les plis de cette robe idiote aux fleurs idiotes. Pas un sourire, le visage fermé, j'essaye de reporter mon attention sur le film, le show, j'essaye de retrouver l'écho des rires dans ma poitrine et l’envie de m'amuser moi aussi, j’essaye mais je n’y arrive pas. Et soudain je m'ennuie, contrariée sans même savoir pourquoi, de plus en plus irritée par tout ce bruit, cette agitation, ce film stupide, ces acteurs stupides, ce mec stupide assis à côté de moi. Ce n’est plus si drôle, tout à coup. Je me suis ridiculisée, et ce constat bloque toute autre pensée. T’as un coup de rein d'enfer. Qu'est-ce qui m’a pris ? Qui dit ce genre de choses ? Qui bafouille comme une sotte pendant cinq minutes pour rattraper un malentendu qui n’avait même pas lieu ? Une sotte qui sait pas y faire, une sotte maladroite et susceptible, une sotte comme moi. Je boude sans cible précise, si ce n'est ma propre personne, et cette impression de m'enfoncer dans le ridicule au fur et à mesure que je laisse le fauteuil du cinéma m’engloutir. Je ne dis plus rien, je ne fais plus attention à grand chose en dehors de mon flux de pensées anarchique, affolé. Impossible d'en attraper une au vol, et impossible de détourner le courant qui me noie dans ce détail tourné à l'obsession ; Finn s’est moqué de moi, et je suis ridicule. Je suis sûrement passée pour une idiote. Et ce n’est pas la première fois, la liste des énormités que j'ai pu commettre qui étaient toutes bien pires que la simple anticipation d'un quiproquo est plus grande que moi. Cela ne m’a jamais affligée, paralysée. Pourquoi j’en ai quelque chose à faire au juste ? Pourquoi ce qu'il dit est important, pourquoi chaque mot compte autant ? Ce n’est que Finn le coursier. Ce n’est qu'une erreur, ce n’est pas si grave. Non, c'est toute cette sortie l'erreur. Pourquoi est-ce que les pensées escaladent aussi radicalement ? Pourquoi est-ce que je reste figée sur un détail aussi insignifiant ? Est-ce que j'ai mes règles ? Je ne crois pas. On est quel jour ? Non, ce n’est pas la bonne date. Il ne manquerait plus que ça, que je me lève et qu'on me découvre le drapeau du Japon sur les fleurs stupides de cette robe stupide. Rien que de l'imaginer me donne envie de mourir, de fondre comme la sorcière de l’ouest. Et c’est alors que j'ai soudainement le Magicien d’Oz qui apparaît dans un coin de ma tête que la réalité rattrape la version remastérisée ; je sens tout le contenu d'une bouteille se déverser sur moi, autant d'eau que si on venait de me passer à la machine à laver. Et Finn glousse comme l'idiot qu'il est, fier de son coup, alors que je retiens un hurlement de frustration en constatant que mes cheveux ne sont plus qu'une serpillère collée à mes joues, que mes chaussures sont inondées, mes chaussettes réduites à l'état d'éponges, et cette stupide robe se ventouse à ma peau. Je savais que ça arriverait, ça arrive à chaque fois. C'est le but du jeu. Mais ça ne passe pas. Je ne ris pas, ne souris pas, je m'arme d'un regard assassin et je vous bien qu'il ne le prend pas au sérieux -comme n'importe qui à sa place. Qu'elle est mignonne, hein, la petite poupée, quand elle s'énerve. Et c'était son idée, alors pourquoi elle s'énerverait vraiment ? Ça serait ridicule. Je serre les dents, je ne dois pas en rajouter ; je tente de ravaler tout ceci, mon envie de le claquer, de lui écraser un seau de popcorn sur son putain de man bun de hipster de mes deux, et d'aller déchirer avec mes ongles la toile de la salle de cinéma. La goutte d'eau, c’est la question de Finnley. Non, il n’y a pas de procédure quand il y a un mort, on s'en fout d’Eddie, et sa chanson est pourrie, qu'il crève. Pourquoi il y aurait quelque chose à faire pour les morts, c'est débile comme commentaire, à quoi il pense ? On ne dénature pas les choses comme ça, pas quand elles sont installées, instituées depuis des dizaines d'années. Pour qui il se prend, le grand malin, le grand nigaud ? “T’as qu'à trouver une idée.” je siffle entre mes dents avant de me lever, jeter mon petit sac sur mon épaule, et déranger toute la rangée de spectateurs pour m'en aller comme la plus grande, la plus légendaire des drama queens. Mes deux mains poussent en grand les portes de la salle. Laissez passer, j'arrive. Elles cognent contre les murs, me crachent dans le couloir placardé de vieux posters, et se referment avec des grands battements. Une tornade miniature est passée par là. J’ai envie de décrocher tous les cadres aux murs et les éclater par terre, j'ai envie de m'arracher les cheveux, retirer cette robe stupide et rentrer chez moi à poil sous la pluie. De la pluie ? PARFAIT. Et tout ça pour quoi ? Je ne le sais même pas. “Ouah, t’as pas été ratée !” que le guichetier me lance, habitué à me voir ici et sortir de la salle trempée, pleine de riz dans les cheveux, mais jamais avant la fin, jamais comme ceci. Il se croit drôle, lui aussi. Il se croit sympa, à glousser, à se moquer. “TOI TA GUEULE.” je m'époumone avec un doigt menaçant. Pas besoin d'en rajouter. Et je ne sais toujours pas ce qui ne va pas si soudainement, ce qui cloche, mais tout ce qu'il me manque ce sont d'autres bonnes raisons de crier sur quelqu'un, de frapper quelque chose, d'extérioriser ce je ne sais quoi, cette boule qui explose dans mon ventre.



One foot in the gutter One in the clouds Feet don't fail me now








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