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 louney + will you hold me tight and not let go ?

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l'indomptable
l'indomptable
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ÂGE : 27 ans (29/10/88)
SURNOM : Parce que Lou c'est pas assez court comme ça ?
STATUT : célibataire, ne s'encombre pas de sentiments qui mourront forcément
MÉTIER : junkie en rédemption à temps plein. chanteuse des Street Cats, petit band des bars
LOGEMENT : forcée de quitter la maison qu'elle partageait avec Eireen suite à la mort de Dylan, a vécu furtivement dans une miteuse chambre de bonne qu'elle a troqué contre une place en désintox pendant quelques mois. elle squatte désormais chez Lene le temps de retomber sur ses pattes

POSTS : 1269 POINTS : 480

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : fille unique et choyée d'un couple aisé ≈ vit mal la solitude et l'ennui ≈ très fêtarde ≈ tombée dans la drogue dès ses 16 ans ≈ les cures de désintox sont des échecs ≈ ses parents lui ont coupé les vivres ≈ a trahi son dealer malgré elle ≈ a vécu dans un squat pendant des mois et s’est prostituée ≈ sa mauvaise influence a causé la mort par coma éthylique de sa colocataire Dylan ≈ après avoir été au fond du trou, elle sort tout juste de la cure de désintox de la dernière chance et commence une nouvelle vie
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Lene - Jimmy #2 - Loyd #2 - Street Cats - Finn #2 - 5/5


LOUMY ► Down and down we go. We'll torch this place we know. Before one of us takes a chance and breaks this, I won't be the one.


LOUNEY ► I won't let go, I'll be your lifeline tonight. Cause we all get lost sometimes, you know? It's how we learn and how we grow.


ABERTHEGA ► Time that we have the talk, are we on, are we off ? Reality, every word, is killin' me. Dirty bitch, beautiful, treat me like animal. Girl got a gun, bang bang.
RPs TERMINÉS : Jimmy - Aisling - Finn - Cole&Nathan - Loyd
PSEUDO : loonywaltz
AVATAR : emily browning
CRÉDITS : loonywaltz
DC : jamie keynes & benjamin brody
INSCRIT LE : 16/05/2015
http://www.30yearsstillyoung.com/t6890-lou-cause-there-s-no-other-way-out-on-this-lonely-town http://www.30yearsstillyoung.com/t11382-love-who-loves-you-back http://www.30yearsstillyoung.com/t7613-lou-aberline#272600 http://www.30yearsstillyoung.com/t7614-lou-aberline#272602

MessageSujet: louney + will you hold me tight and not let go ?   Lun 7 Aoû - 18:00


Après tous les textos restés sans réponses, je pensais que Finnley ne répondrait jamais. J'étais résignée à tirer un trait là-dessus, sur le seul mec bien que j’ai pu rencontrer depuis des années, une éternité, pour ne pas dire depuis toujours après mon propre père -et encore, c’est une indécrottable lavette. Celui qui s'était proposé pour être, non un guide, mais un repère pour moi, dans cette nouvelle vie, cette ville que je redécouvre sous un autre jour mais qui ne veut toujours pas de moi, la petite mouche, ancienne camée, sans diplômes, sans compétences, sans rien à apporter à la société qu'un joli minois. Alors il n'était pas un type si bien que ça, finalement. Alors il était comme les autres. Exactement comme les autres, je songe en jetant mon téléphone sur mon lit et priant pour que le rebond ne le fasse pas atterrir par terre. Normalement je noierais la déception dans quelque chose de fort. Une soirée arrosée, et je serais allée asseoir mon faciès et mes minauderies sur les jambes de tous les jolis mâles qui auraient bien voulu de moi. J’aurais souri, j'aurais fait la mignonne, l’animal de compagnie, j'aurais ri à gorge déployée pour leur faire plaisir, employant comme jamais la technique du “haha-tu-es-si-drole-viens-on-baise”. J'aurais trop bu exprès, pas pour oublier le lendemain, mais pour me sentir moins coupable ; c'est pas moi c'est l'alcool, comme si je pouvais me super moi-même. Rien de tout ça, parce que tout ça, c'est terminé. Derrière moi, rayé, effacé. Je n’y pense même plus d'ailleurs, regardez comme je suis guérie ; non. Non, j’y pense tous les jours, et c'est bien plus difficile que tout ce que les docs disaient en cure. L'obsession ne s'envole pas, au contraire ; lorsque l'on est conscient, lorsque l’on ne peut plus s'échapper, se dédouaner, ce manque vous prend à la gorge et vous retourne l'estomac, il vous fait trembler d’envie, de rage. Juste un peu, on se dit, juste un peu ne peut pas faire de mal, et c'est alors que les chemins des junkies empruntent deux chemins ; ceux qui replongeront, encore et encore, sans même le voir venir, et ceux qui tiendront bon. Et j'ai trop longtemps fait partie de la première catégorie. Plus d'écarts, rien, je me contente de garder sur le bout des lèvres le délicat souvenir du shot de tequila que j’ai avalé l'autre jour avec Nathan et Cole, le citron qui attaque la gorge, le sel qui excite les papilles -mon dieu donnez m'en un autre. Avoir maqué mes deux amis ensemble m’a rappelé que j'étais seule, alors j’ai renvoyé un texto à Finn : rien. Je ne sais pas si sans alcool la fête est plus folle, à vrai dire, je sors peu. Je prolonge mon squat chez Lene tous les jours de vingt-quatre heures supplémentaires, prétextant que je ne trouve pas d'appartement avec un dossier comme le mien, dissimulant la vérité qui est que je ne veux pas être complètement seule -et je renvoie un SMS à Finn, toujours rien. Je supporte les conneries de Matt qui se moque de mon yoga rigoureux ou de la passion nouvelle pour les smoothies, ignorant que toutes ces postures ridicules, qu'avoir le cul en l'air ou une jambe par dessus la tête fait partie des choses qui m’aident à tenir bon -et je renvoie un SMS à Finn pour avoir un peu de soutien, toujours rien. Je fais la tournée des jobs tous les matins, armée de mon CV aussi vide que ma vie n'a eu de sens jusqu'à présent, et je me fais refouler d'un peu partout, à moins qu'on accepte de me prendre pour la journée parce que, ça tombe bien, untel est malade aujourd'hui. Question de chance, d'être au bon endroit au bon moment, et dans ces moments-là je suis assez fière de moi. Alors j'envoie un texto à Finn. Encore. Il doit être occupé. Oui, occupé… Puis il y a ce jour, la cour arrière du Starbucks, Loyd, moi, sa rage, mon angoisse, ses menaces, mes membres qui tremblent et mes dents serrées qui retiennent mes larmes ; l’ombre de la fatalité de ma situation qui me frôle, me frappe, me laisse ce goût de sang dans la bouche et cette brûlure de la claque sur ma joue rose. Toute ma vie, ma petite existence que j'ai appris à aimer, à valoriser, jetée sur le bord d'un ravin avec un seul fil fin comme une lame de rasoir entre moi et l'autre côté. Au loin, la tempête qui approche. Et je suis paralysée, là, face à cette situation qui m'échappe, menottée par la peur, l'estomac vide et serré par l'angoisse ; plus rien ne va, non, plus rien. Et j'envoie un texto à Finn. Emmitouflée dans mes draps, la tête enfoncée dans l'oreiller, roulée en boule, ne me sentant plus en sécurité où que ce soit, ne sachant à qui parler, qui peut me sauver. J'attends, les deux mains autour du petit appareil, une réponse, un signe, n'importe quoi. Il vibre. Il glisse de mes mains qui le lâchent soudainement avec un couinement de souris prise au piège. C'est Mitchell. Je scelle ma bouche, j'étouffe dans le coussin rapidement trempé par les larmes et la sueur, par la peur et la panique. Mon dieu. Mon dieu, je prie, à celui dont je me suis toujours moquée, dont je n’ai jamais invoqué le nom, lui qui n’a jamais eu cure de moi mais qui pourrait bien, juste pour cette fois, me confier à une bonne étoile. Et mon coeur se déchire dans la solitude éprouvée, sombre et terrible, alors que le téléphone vibre une nouvelle fois pour enfin -enfin !- afficher le nom de celui qui, s'il ne peut pas me sauver de Mitchell, peut me sauver de moi-même.

On connaît tous ce petit cinéma de quartier estampillé arts et essais. De nos jours, tout ce qui est contemplatif, chiant et incompréhensible pour les mortels est appelé art. Quant à la programmation à base de films roumains et keynians, on comprend rapidement de quel genre d'essais il s'agit. Pas de jugement, il n’y a pas de sous-cinéma, après tout il m'arrive de supporter les films de Woody Allen et Michael Bay. Néanmoins, sur les vieilles lettres noires, clichées, accrochées au sommet de la devanture comme on ne le voit que dans Retour vers le futur, ce n’est pas le nouveau film russe vedette à Cannes ; ce soir ils projettent le Rocky Horror Picture Show, avec comédiens sur scène, bataille de riz, d'eau and stuff. Et ça c'est plutôt ma came. Je suis en avance, trop même, mais je tiens à avoir les meilleures places. Finnley n’est pas encore là. J'ai sous-estimé la fraîcheur de la soirée d'hiver, j'ai aussi voulu me faire jolie et enfiler cette petite robe à fleurs que je trouvais mignonne et qui ne me donnait pas trop l'air d'une enfant. Quelle idée. Les garçons nous font faire des choses stupides, comme mettre du mascara, rire pour rien, tomber amoureux. Et j'aime bien Finnley. Malgré tout, je l'aime bien. Cette robe n’a pas de manches, juste de maigres bretelles. Mes mains frottent mes bras à la chair de poule. C'est bientôt l'heure. Il n’est toujours pas là. Je jure que si tu me mets un lapin, Finnley Coverdale, je te traque, je te trouve et je te tue. Il est supposé apporter le riz et l'eau pour mettre la salle de cinéma à sac avec moi. Sans cela, et s'il ne se pointe pas, je ne pourrai même pas profiter de la séance, j'aurai l'air stupide sans mes munitions. Je soupire. Le vent me fait regretter d'avoir mis du gloss, mes cheveux collent sur mes lèvres, quelle idiote. À dire vrai, plus les minutes passent, plus je me trouve stupide et ridicule. Pourtant une partie de moi croit qu'il va arriver et, naïvement, qu'il posera une veste sur mes épaules afin que je ne grelotte plus.




where it
kisses
my face
And eats
my head







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le jumeau délaissé
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ÂGE : tout juste trente ans et oui, c'est douloureux (huit août)
SURNOM : finn
STATUT : célibataire
MÉTIER : coursier (st-vincent's hospital)
LOGEMENT : appartement #13 à fortitude valley

POSTS : 904 POINTS : 480

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : aîné d’une famille de trois enfants ≈ si sa sœur bryn est la prunelle de ses yeux, cora est morte pour lui ≈ il aurait rêvé de devenir neuropsychologue, mais a été contraint d’arrêter ses études ≈ il a un chien, wernicke, âgé de douze ans, borgne et amputé d’une patte ≈ il a un sérieux penchant pour l’alcool depuis quelques mois, même s’il estime que ce n’est que pour se détendre ≈ il est un cerveau avant tout, il a toujours soif d’apprendre, même aujourd’hui ≈ à défaut de s’occuper de lui-même, il donne tout pour les autres.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : brynlou 02
RPs EN ATTENTE : jimmy › heidi › scarlett › andreas › cora 02 › cynthia 02
RPs TERMINÉS : cora 01lydialoucynthia
saul
PSEUDO : leave
AVATAR : caleb landry jones
CRÉDITS : l'arbre ♡ (ava), hawkgirl (gifs), loonywaltz (userbar)
DC : nope
INSCRIT LE : 01/01/2017
http://www.30yearsstillyoung.com/t13131-finn-there-is-no-doubt-even-a-rejection-can-be-the-shadow-of-a-caress http://www.30yearsstillyoung.com/t13151-finn-lonely-one http://www.30yearsstillyoung.com/t13150-finnley-coverdale

MessageSujet: Re: louney + will you hold me tight and not let go ?   Mer 16 Aoû - 0:07


⊹ will you hold me tight and not let go ? ⊹
LOU & FINNLEY

Le plus difficile à supporter pour Finnley à l’approche de son anniversaire, ce n’est pas tant le fait de passer le cap fatidique de la trentaine – un cap difficile qui lui permet de réaliser que sa jeunesse passe décidément à une vitesse folle sans qu’il ait pu en profiter, et sans doute qu’il n’en profitera jamais, d’ailleurs – c’est de partager cette date symbolique avec Cora. Non pas qu’ils soient contraints de faire semblant de se supporter une journée par an lorsqu’on leur organise une fête commune, cela ne se fait plus depuis des années – si cela s’est seulement fait un jour. Ni même qu’il soit obligé de lui envoyer un sms pour prétendre s’intéresser à elle cette journée plus qu’une autre, même s’il n’est pas proche de sa jumelle il met un point d’honneur à lui envoyer un message chaque année, ne serait-ce que pour s’assurer qu’elle n’ait rien à lui reprocher de ce côté-là. Le problème, c’est de partager cette date non pas avec Cora, rectification, mais avec la petite fiancée de l’Australie. Et une fois par an, à l’approche de son anniversaire, Finnley ne compte plus le nombre « d’amis » qui se souviennent soudainement de son existence. Pas pour s’intéresser à lui, bien évidemment, mais à sa jumelle, confirmant au rouquin qu’il est destiné à vivre dans l’ombre de celle-ci. Cette année est d’autant plus spéciale de par ce cap fatidique de la trentaine, ce qui laisse supposer une fête digne de ce nom pour fêter cela comme il se doit. Sauf que Finn, il n’en sait rien de la façon dont Cora s’apprête à célébrer cette journée (même s’il doute sincèrement qu’elle se lance dans des festivités extravagantes dont certaines célébrités ont le secret). Et la vérité, ce que ça ne l’intéresse pas, contrairement à ceux qui font vibrer son téléphone depuis quelques jours. Finnley, il a mis tellement de distance avec son nom de famille et la popularité de sa sœur, que les rares personnes qui composent son cercle d’amis savent pertinemment que ce n’est pas un sujet à aborder ou, mieux, l’ignorent encore totalement. Mais pas les autres. Ceux qui, depuis le lycée, ont compris qu’il ne portait pas le nom « Coverdale » par hasard, ceux qui ont toujours persisté à croire que la dynamique familiale fonctionnait au mieux même quand il prenait soin de les dissuader du contraire et leur donner un aperçu de la vérité, ceux qui ont toujours supposé qu’en se rapprochant de lui ils se rapprocheraient inévitablement de la star de leur show préféré, ceux qui des années après, n’ont toujours pas compris que Finnley n’est plus un Coverdale depuis longtemps.

Alors parfois, Finn, il craque. Il le sait pourtant, que rien ne changera, mais il n’arrive toujours pas à assumer son incapacité à exister par lui-même malgré tous ses efforts, au point qu’il en est arrivé à effacer sa propre existence, avec la satisfaction de l’avoir fait volontairement, cette fois-ci. Finnley, il est ainsi. Habitué depuis sa tendre enfance à n’être que le second, il a voué sa vie entière à ce rôle. Dans sa dynamique familiale, en se mettant dans l’ombre pour permettre à Cora de mieux briller, puis à Bryn de mieux exister. Mais aussi dans le domaine professionnel en étant seulement ce type qui rend service aux autres, sans jamais qu’on se souvienne de lui, en l’oubliant toujours, en lui adressant qu’un « bonjour » mécanique quand il se présente devant soi. Dans sa vie personnelle, aussi, notamment avec sa dernière petite-amie, qu’il a préféré abandonné plutôt que de lui imposer un dilemme quand celle-ci s’est rapprochée d’un autre. Finn, il ne sait fait que ça. Être présent, mais toujours en retrait. Se sacrifier, oublier qu’il mérite peut-être lui aussi un peu d’attention, oublier qu’il est un être humain plus qu’un faire-valoir. Oublier dans l’alcool, aussi et surtout.

Il a éteint son téléphone un jour, puis un autre, et finalement il n’avait plus l’intention de le rallumer en sachant qu’il n’aurait de toute évidence pas de nouveaux messages à lire, que ce soit aujourd’hui ou dans quinze jours. Le rouquin a l’avantage de ne pas être aussi dépendant de la technologie que son âge a tendance à le prétendre. Il ne possède pas de compte sur les réseaux sociaux, il peut s’informer en achetant un journal au kiosque du coin ou en allumant sa télé, et l’avantage d’être irrémédiablement seul, c’est d’éviter l’avis de recherche s’il décide de se couper du monde durant plusieurs jours, plusieurs semaines même.  

Mais il y a une chose à laquelle Finn n’a pas pensé. Une personne, plutôt. La seule qui, dernièrement, la fait passer, à son tour, de l’ombre à lumière en éveillant des sentiments qu’il croyait perdus, la seule qui lui a récemment donné l’impression de valoir un peu quelque chose, la seule qu’il n’a pas envie de décevoir et pourtant, il en prend le chemin. Il a préféré ne pas compter les messages restés sans réponse quand il a daigné se reconnecter au reste du monde, il était bien trop occupé par la façon dont il allait s’excuser, lui qui n’aurait pourtant pour rien au monde voulu donner l’impression d’ignorer Lou. Parce que Lou, elle mérite pas d’être ignorée, c’est même tout l’inverse. Elle mérite que le monde s’intéresse enfin à elle comme il le devrait, elle mérite de trouver cette place que la société ne veut pas lui donner, elle mérite d’être regardée à travers les yeux du rouquin et non ceux du reste du monde. Et si le commun des mortels refuse de faire une place à Lou dans leur monde, Finnley est disposé à lui en faire une dans le sien. À moins que ce ne soit l’inverse, puisque le programme ayant été décidé par la brune, il semblerait que ce soit lui qui s’immisce dans son univers. De lui-même, probablement que le trentenaire ne se serait pas rendu à une telle représentation. Parce qu’il n’y aurait pas pensé, tout simplement, ou parce qu’il est bien trop courtois pour oser lancer le moindre grain de riz en direction d’un acteur qui est pourtant consentant. C’est le problème avec Finn, il est si coincé dans sa routine que cela inclut un certain nombre de règles qu’il pourrait trépasser sans pour autant le faire, pas parce qu’il ne le veut pas, mais parce qu’il n’y pense tout simplement pas, quand il n’a pas la même retenue pour d’autres, alors que cela serait nécessaire. Quoi qu’il en soit, Finn est impatient. Le spectacle tel que le lui a vendu Lou – bien qu’elle n’avait pas vraiment besoin d’utiliser d’autant d’arguments pour le convaincre de la suivre – annonce une soirée placée sous le signe de l’amusement et de la détente, deux notions qui se rappellent au rouquin au contact de Lou. Impatient, oui, et particulièrement nerveux, aussi, sans réellement en connaître la raison. Si seulement il savait.

Il a longuement hésité sur la tenue à porter ce soir, lui qui est très loin de faire le moindre effort vestimentaire en temps normal. Et puis, il s’est dit que quitte à finir mouillé, autant être à l’aise, raison pour laquelle il a opté pour une simple chemise bleue ciel laissée hors de son pantalon noir. Attrapant une veste et son sac à dos dans lequel il a soigneusement rangé les munitions pour ce soir, son regard croise l’horloge, réalise qu’il risque d’arriver en retard et d’ainsi définitivement convaincre Lou qu’il l’évite, autant dire que Finn n’a eu que faire des limitations de vitesse sur le chemin jusqu’à Redcliffe.

Il presse le pas dans la rue jusqu’à ce que la silhouette de Lou vêtue d’une robe se dessine au loin. Et sans s’en rendre compte, il s’est presque arrêté. Et sans s’en rendre compte, son cœur a manqué un battement. Et sans s’en rendre compte, le voilà déjà devant elle. « Hey. » Il la salue timidement, avant de jeter un coup d’œil à sa montre. « Je suis désolé, j’ai pas vu l’heure, j’espère que je ne suis pas trop en retard. Et si c’est le cas, eh bien… disons que je t’autorise à te servir des munitions sur moi. » C’est un bon compromis, hm. Son regard finit par se poser quelques instants sur la jeune femme. Il ne l’a jamais vue ainsi, le changement est surprenant, mais loin d’être désagréable. « Tu es ravissante. » Il esquisse un sourire timide, Finn ne sait plus vraiment comment se comporter avec les filles, et encore moins avec Lou. Constatant les frissons de la jeune femme, il esquisse un sourire amusé. « Et courageuse, aussi. » La température est fraîche en cette saison, de son côté il n’est pas mécontent d’avoir opté pour une chemise, d’autant plus que sa veste ne va pas rester longtemps sur ses épaules puisqu’il l’ôte afin de la proposer à Lou. « Si madame le veut bien. » Réalisant finalement que la foule commence à s’agglutiner près des portes, il est temps de faire remarquer un détail à Lou, et pas des moindres. « Je dois t’avouer qu’avant ce soir, je savais même pas qu’il était possible de jeter du riz dans une salle de cinéma, alors je compte sur toi pour être mon guide. » Chacun sa mission, il a amené les munitions, à elle de lui montrer comment s'en servir.



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