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 Keep calm and eat pizza - (#234, Vittorio)

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SURNOM : Bobo
STATUT : Divorcé depuis plus un an (déjà?)
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LOGEMENT : A logan city avec mon coloc Vittorio

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : on m'appelle bob mais tu peux m'appeler Bobo
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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MessageSujet: Keep calm and eat pizza - (#234, Vittorio)    Lun 7 Aoû 2017 - 21:51




Keep calm and eat pizza



Il faudrait que je lui en parle, ça va faire 3 semaines que je me suis éclipsé à Sydney pour aller voir ma mère à l’hôpital, prétextant à Vitto que c’était pour le boulot. Allez savoir pourquoi je ne lui ai pas parler d’office, peut être pour ne pas l’inquiéter pour rien… J’ai passé 9 jours là-bas, la plus part du temps au chevet de ma mère. Celle-ci ne s’est réveillée que le deuxième jour, elle avait pâles figure mais elle a gentiment repris connaissance (et conscience). Elle fut naturellement très surprise de me trouver à ces côtés « On fait des relais pour ne pas se croiser. Pour l’instant il me tolère. » Elle comprend vite que je parle de mon père, il m’a à peine adressé la parole depuis que j’ai débarqué et je n’ai pas cherché à le faire parler d'avantage. Mon oncle est également passé quelques fois, ses passages me permettant de respirer un peu, au moins mon père avait quelqu’un d’autre sur qui se plaindre. « Bon ça va être son heure, je repasse te voir ce soir. » Et ça a duré presque une semaine, l’état de ma mère se stabilisant peu à peu j’ai pu reprendre des couleurs et mon calme. C'est au bout du 8ème jours qu'elle me l'a dit « Ne t’inquiète pas pour moi, je vais bien. Tu peux rentrer. » Il ne m’en fallait pas plus. Ma mère comprenant très bien à quel point cette situation pouvait être pensante pour moi et probablement pour tout le monde, dès qu’elle a pu elle m’a proposé de partir. C’est donc l’esprit plus léger que j’ai pu enfin retourné à Brisbane.

Enfin maintenant il me reste à dire la vérité au meilleur des coloc que j’ai jamais eu… Et il faut admettre que je stress un peu à cette idée, surtout qu’en ce moment il a tendance à vite prendre la mouche… ce qui ne lui ressemble pas. L’autre jour encore il était à deux doigts de la syncope juste parce que j’avais laissé mes clés dans la boîte au lettre pour qu’une collègue vienne chercher certains documents importants. Je sais que ce n’est pas l’action la plus responsable du monde mais c’est mieux que de laisser la porte grande ouverte non ? Enfin, ce n’était pas l’avis de Vitto et le fait qu’il tombe sur la clé que j’avais totalement zappé à la place du courrier n’a pas vraiment joué en ma faveur. Mais bon une fois le savon passé il est revenu à la normal, enfin presque.

Aujourd’hui encore je ne suis pas sortie de l’auberge, voilà plus de trente minute que je tente de remettre la main sur mes clés, mais je ne les trouve nul part. Alors que je retourne le salon de fond en comble, je vois le chat m’observé, presque amusé de la situation. « Tu voudrais pas m’aider à trouver mes clé à la place de ronronner comme ça ? » Le chat se contente de cligné des yeux, message reçu je vais me débrouiller tout seul. probablement alarmé par le boucan Vitto finit par débarquer dans le salon. Ma première réaction et d'être soulagé d'avoir quelqu’un qui pourra m’aider « Vitto, t’as pas vu mes clés par hasard ? » Je soulève pour la troisième fois les coussins posé sur le canapé sans plus de résultat tout en soufflant d'agacement. « J’les ai foutu ou… » Je finis par laisser tomber le salon, j’ai déjà retourné toute la pièce, ça ne sert à rien de s’acharner. Je me dirige vers la cuisine décidé à croquer une pomme pour pensé à autre chose, c’est lorsque j’en saisi une qu’un bruit métallique se fait entendre. « Ah! Te voilà toi. » Je saisie mes clés mais surtout mon porte clé USB. 30 minutes que je pensais avoir perdu tout mon travail. J’installe les clés dans ma poche et croque dans ma pomme enfin soulagé. « Tu reste par ici ce soir Vitto ? On pourrait se commander un chinois non ? » Mon coloc semble une nouvelle fois stressé par cette histoire de clés. Ce qui finit par m’inquiéter. Au fond je ne suis peut être pas le seul qui a des choses à cacher…  « ça va Vitto ? T’as l’air un peu tendu ces derniers temps… »
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Vous, les hommes, vous finissez toujours par emprunter le même chemin. Le même chemin qui fut foulé tant de fois... (...) personne ne pense commettre des erreurs dans ses actes... alors que personne ne peut s'échapper du cycle où le karma engendre le karma, et où les tourments engendrent les tourments.  — Hayao Miyazaki.

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le tatoué impudique
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SURNOM : vitto par à peu près tout le monde, totti par ses frères
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MÉTIER : assistant de cora ~ envisage de reprendre la fac' de droit pour obtenir une équivalence à son diplôme italien
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PETIT PLUS : à brisbane depuis septembre 2016 ☆ 2 demi-frères et une demi-soeur, du moins à sa connaissance ☆ ceinture noire de full-contact ☆ parle italien & napolitain, accent à couper au couteau ☆ bénévole dans un centre pour SDF ☆ très mauvais sens de l'orientation ☆ se déplace à vélo ☆ SDF pendant quelques semaines au début de ses études ☆ ancien procuratore sostituto au barreau de Rome ☆ honte de ses origines ☆ (trop) carriériste ☆ frère aîné en prison, cadet qui en sort à peine ☆ tient un journal intime ☆ ne réprime pas toujours ses manières de voyou
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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MessageSujet: Re: Keep calm and eat pizza - (#234, Vittorio)    Jeu 31 Aoû 2017 - 19:49


Si avec le recul Vittorio avait conscience qu’il aurait probablement dû s’en soucier un peu plus – ou au moins se questionner un peu plus – lorsque Bob lui avait annoncé devoir s’absenter durant plusieurs jours l’italien avait d’abord ressenti une certaine forme de soulagement. Pas que la cohabitation avec le jeune homme lui soit soudainement devenue désagréable, bien que Vitto ne soit de base pas la personne la plus adaptée qui soit à la vie en colocation il avait appris à trouver ses marques et à se créer des habitues auprès de l’australien, mais la situation qui entourait l’ex homme de droit s’était tendue au fil de ces dernières semaines. Le débarquement impromptu de Nino ainsi que les révélations faites à Liviana le mettait dans une position inconfortable où il craignait à chaque instant de voir l’un ou l’autre débarquer un beau jour devant la porte, et Vittorio n’en avait encore pas touché le moindre mot à Bob. Bob ne savait rien, surtout pas concernant la famille bancale qui était celle de son colocataire, et l’italien se satisfaisait jusqu’à maintenant que les choses restent ainsi. Nino, surtout, l’inquiétait. Parler de Nino c’était devoir parler du climat dans lequel lui-même avait grandi, c’était admettre qu’il venait d’un milieu moins reluisant qu’il ne le voudrait, et ça Vittorio ne l’assumait pas … Et puis, Nino était un nid à emmerdes. Il attirait les embrouilles comme la confiture attirait les abeilles, et tant que Vitto n’aurait pas eu la preuve formelle que son cadet en était retourné d’où il venait – c’est-à-dire très loin de Brisbane – il continuerait de craindre que les embrouilles dans lesquelles il avait toujours le chic pour se fourrer ne vienne l’éclabousser lui aussi. Les éclabousser Bob et lui. La méfiance avait rendu l’italien plus suspicieux, frisant parfois la paranoïa, et pour cette unique raison savoir Bob loin de la maison pendant quelques jours lui était apparu comme une bénédiction plus que comme un contretemps.

Au retour du réalisateur il avait commencé à se questionner pourtant, Bob toujours si passionné par son travail n’avait pas le comportement de quelqu’un qui avait bossé dur et atteint des objectifs satisfaisant pendant son absence. Il avait l’air ailleurs, et pas le même ailleurs que lorsque son colocataire ou Cora tentaient de le sortir de son boulot. Quelque chose ne tournait pas rond, et si l’italien se retenait de poser la question c’était uniquement parce qu’il craignait que Bob n’ait la mauvaise idée de vouloir la lui retourner. « Vitto, t’as pas vu mes clés par hasard ? » Descendant les escaliers jusqu’au rez-de-chaussée avec une nonchalance contrôlée, attiré par le boucan que faisait Bob depuis dix bonnes minutes, le blond avait froncé les sourcils avec sévérité « Sérieux Bob, c’est si difficile de te rappeler où tu les mets ? Faudra pas s’étonner si un jour quelqu’un rentre ici en faisant comme chez lui et se sert dans la maison comme dans un vide-grenier, c’est limite si tu leur envoies pas une invitation ! » Voilà, exemple typique de la paranoïa dont Vittorio faisait preuve depuis quelques temps envers Bob. Mais il ne savait pas, lui, il n’était jamais rentré chez lui tard le soir pour découvrir que son appartement avait été visité en son absence et que ceux qui s’y étaient introduits savaient précisément ce qu’ils cherchaient. C’était une sensation affreuse, celle de sentir son intimité violée, et Bob laissait traîner ses clefs partout comme s’il n’attendait que ça, que quelqu’un de mal intentionné les récupère. Visiblement habitué désormais aux sautes d’humeur du jeune homme Bob avait continué de chercher, marmonnant parfois un « J’les ai foutues où … » et décidant de passer à la pièce suivante lorsque le salon avait été entièrement retourné. « Ah ! Te voilà toi. » Allez savoir ce que ses clefs foutaient au milieu de la corbeille de fruits. Croisant les bras, toujours pas amusé de la situation, l’italien avait malgré tout pris une inspiration et tenté de se raisonner ; Inutile de s’énerver, les clefs étaient réapparues, et soupirant légèrement il avait fait remarquer d’un ton plus mesuré « Fais gaffe où tu les mets, per favore. » Il pouvait bien faire ça, non ?

Appuyé contre l’îlot central de la cuisine, Vitto laissait le bout de ses doigts taper machinalement contre le plan de travail, comme s’il s’apprêtait à dire quelque chose sans toutefois parvenir à s’y résoudre. Peut-être devrait-il parler de Nino ? Au moins de façon tronquée, juste pour que Bob arrête d’être aussi inconscient et apprenne à être un peu sur ses gardes ? Mais Bob poserait des questions, évidemment, forcément … « Tu restes par ici ce soir Vitto ? On pourrait se commander un chinois non ? » Entre deux nems, tiens « Tu sais Bob tu devrais te méfier, mon abruti de frère rôde peut-être dans les parages et serait bien capable de rentrer ici pour faire dieu sait quoi, juste pour m’emmerder, et je sais pas trop de quoi il est capable. » N’importe quoi. « Ça va Vitto ? T’as l’air un peu perdu ces derniers temps … » Plus piqué au vif qu’il ne l’aurait dû, l’italien s’était renfrogné et avait prestement secoué la tête « Ça va, pourquoi ça n’irait pas ? » Croisant à nouveau les bras, suivant son colocataire des yeux tandis qu’il traversait la cuisine avec sa pomme dans une main, l’italien avait haussé les épaules « C’est plutôt moi qui devrait te poser la question, tu crois que j’ai pas remarqué que t’étais à côté de la plaque depuis ton retour … ? » Subtile – ou pas – façon de lui renvoyer l’ascenseur et de faire dévier la conversation sur Bob plutôt que sur lui-même. Du Vittorio pur fruit pur sucre. « T’étais où, d’ailleurs ? » Il avait questionné Cora à ce sujet, mais s’était retrouvé moyennement satisfait lorsqu’elle lui avait répondu « Où est-ce que Bob t’as dit qu’il allait ? » comme si elle craignait de dire une bêtise en donnant une réponse trop tranchée à sa question. Tentative d’évitement classique, elle avait quelque chose à cacher, et par conséquent Bob aussi. Et à cet instant et de façon totalement subjective, Vitto semblait beaucoup plus légitime à vouloir des réponses à ses propres questions plutôt que de répondre à celles de son colocataire.







    - you left a hole where my heart should be -

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