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 AUDEN&GINNY ▲ everybody knows that you’re insane

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le cul-de-sac
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ÂGE : 27 ans (05/03)
SURNOM : Virginia Mary Elisabeth, pour un max de confusion.
STATUT : en procédure de divorce - le coeur qui flirte entre le passé, le présent, et tout ce qui se trouve à travers.
MÉTIER : peintre et photographe, l'atelier se transforme les week-ends en workshop du dimanche ouvert au public.
LOGEMENT : jongle entre la chambre 214 au St Vincent's Hospital, l'appartement #18 à Pine Rivers et son petit atelier isolé à Logan City.

POSTS : 3041 POINTS : 1420

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Maman de Noah, un petit ange de 7 ans qui lutte contre une maladie le gardant hospitalisé depuis les trois dernières années. ▲ Mariée de force pour faire bonne figure. ▲ Ne s’autorise pas à tomber amoureuse. ▲ Accro au café. ▲ N’a que quelques bons amis qu’elle compte sur les doigts d’une main. ▲ Née à Brisbane, expatriée à Londres, revenue depuis 2 ans. ▲ Geek dans l’âme, elle adore les BDs et les jeux vidéos. ▲ Végétarienne, yogi aguerrie et adepte de méditation. ▲ A un humour douteux, discret, mais bien sarcastique.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :

EZNNY (contre les zombies)
EZNNY #5EZNNY #4 (réalité alternative)
I wake up alone, in an other life the world was beneath us. Tonight comes, mistaken for a vision. Something of my own creation.


BENNY #5ZOMBENNY
Unconscious mind, wanna feel one last time. Anywhere, whenever. Apart, but still together. I know I'm not alone.


SAUNNY #2
Hearts that break the night in two, arms that can't hold you too. Let's take this night from black to blue, I'm just glad you want it at all.


EDWINNY #2 (fb)
We're paralyzed, we apologize, our hell is a good life. My hands will shake, my eyes will burn. My throat will ache, watching you turn.


CORA (fb)
If there's no one beside you when your soul embarks, then I'll follow you into the dark. Just our hearts clasped so tight, waiting for the hint of a spark.


TAD #2
I'll sit out on the front sofa while your hands, they talk to me. All of this fooling around is as fun as it used to be.

elio #TeamMalaise #1 hassan #TeamDrama auden #2 coram eda & rose


RPs EN ATTENTE : joanne #2 + jamie #2 + debra + ed #4

PSEUDO : hub
AVATAR : Daisy Ridley
CRÉDITS : shiya
DC : Matt le p'tit con - et le grand frère & Ariane l'incandescente
INSCRIT LE : 18/10/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t12335-ginny-sit-still-look-pretty http://www.30yearsstillyoung.com/t17242-good-things-to-come http://www.30yearsstillyoung.com/t12358-ginny-mcgrath http://www.30yearsstillyoung.com/t12357-ginny-mcgrath

MessageSujet: AUDEN&GINNY ▲ everybody knows that you’re insane   Mar 8 Aoû - 18:23



everybody knows that you're insane
Auden&Ginny


You wanna know just how long you can hide from what you are? Not very long. I have been lost, down every road i follow out in the dark. On my way home, but i feel nothing. Am i better yet?


L’atelier sentait bon. C’était pas compliqué, c’était tout en confort, c’était l’effet du café mêlé au soleil et ça m’allait. Un dimanche de nouveau à mêler mes pinceaux, à les perdre, à les donner, à les cacher avec de nouveaux étudiants, et autres visages connus. Le silence avant la tempête, le calme avant le brouhaha, et je passe d’un établi à un canapé, d’un chevalet à une bibliothèque, répétant les mêmes actions que chaque dimanche, jouant avec les couleurs, le papier, les outils, les idées. Si je n’avais jamais même pensé un jour me retrouver dans telle position, et encore moins ne pas y être toute seule, les workshops mis à l’horaire au printemps avaient fini par devenir partie récurrente de ma vie, de mon bonheur. Petites parcelles d’art et de création qui ponctuaient la semaine, qui la terminaient pour mieux la commencer, qui me laissaient avec l’impression d’un nuage, doux voile de bonheur qui embaumait le quotidien. Un peu plus et je n’aurais jamais assumé l’idée, et je ne m’y serais jamais retrouvée. Il fallait dire que je n’avais rien de l’enseignante parfaite, de la pédagogue même – mais j’adorais partager. J’adorais voir la créativité à l’œuvre, j’adorais me balader derrière les gens et devant les toiles, scrutant la moindre touche d’inspiration qui prendrait vie sur leur canevas. J’avais amassé beaucoup trop de matériel depuis l’Académie, et en aménageant le loft Edward avait ajouté à ma collection encore plus d’items et autres surprises qui avaient fini par accumuler la poussière. Cette crainte de manquer quelque chose, mêlée à cette impression de ne pas être à la hauteur, et j’avais relégué la peinture, ma plus grande passion, aux oubliettes. Jusqu’à ce qu’un croquis se dessine du bout de mes doigts, jusqu’à ce qu’un cahier se remplisse, jusqu’à ce qu’un premier tableau voie le jour. Puis un deuxième, et un autre. Rose qui vient se cacher dans l’atelier pour en jouer des accessoires, et l’impulsion de l’ouvrir aussi à ceux qui en ont besoin, à ceux qui ont envie d’un petit oasis, à ceux qui veulent y mettre de la vie, de l’amour, du beau plus tard, et les ateliers étaient nés. « Salut, bienvenue, entrez j’vous en prie. » la porte n’était jamais verrouillée les dimanches. Un gobelet à la main, le sac en bandoulière, je reconnais le sourire qui se faufile, étudiante en sculpture, inscrite depuis la semaine dernière, et sa sœur quasi identique qui est sur ses talons. Elles s’installent à la même place qu’elles avaient choisie à leur première visite, non sans me montrer ce que leur boulot respectif de la semaine avait pu faire comme travail sur leur tracé au fusain. Quelques salutations puis un inconnu passe maintenant la porte, grand, cheveux en bataille, regard un brin perdu. Un nouveau. « Vous pouvez vous installer ici. Il y a de quoi faire à gauche, sur l’établi. Crayons, pastels, peinture, papier, pigez où ça vous chante. » je lui décris l’attirail en le rejoignant doucement, pointant du doigt, du menton, le temps qu’il fasse son choix. Il est méticuleux, il réfléchit aux options, et il me semble bien posé, probablement un peu trop pour vraiment s’amuser à ce genre d’atelier. On verra bien. Plus vite que je ne le réalise – comme à chaque semaine, le petit loft et les places encore non assignées se remplissent en quelques minutes à peine, et 11h tapantes marquent les premiers échos de ma voix sur le silence des participants qui me regardent pour la première, ou l’énième fois. « J’avais envie de travailler sur la posture aujourd’hui. Ceux et celles qui étaient là, la semaine dernière, vous en aviez parlé il me semble. » je ne me présente pas, l’envie de mettre la lumière sur le petit bout de femme que je suis me dérange et me démange trop pour que ce soit nécessaire. Mais le simple fait que je prenne la parole et que certains d’entre eux hochent vigoureusement de la tête à mes mots suffit à expliquer aux autres que je suis bien celle à qui il faut poser des questions si l’aquarelle coule trop, ou si la pointe est faiblarde. Les sentant comme toujours beaucoup plus à l’aise que moi, je me faufile à travers les espaces qu’ils habitent un peu mieux, cherchant leurs regards, souriant à ceux qui me le rendent. « Quelqu’un veut venir jouer au modèle le temps qu’on trace la silhouette de base? » je vois déjà la main de l’une qui s’hausse, et celle d’un autre là, un petit à peine à l’université que je reconnais pour l’avoir vu ici plusieurs autres fois déjà, et pour avoir discuté avec lui de nombreuses expositions en commun que nous avions pu voir dans les derniers mois. Il me semble plus prompt à offrir une option différente aux gens présents, et j’allais le désigner avant d’entendre dans mon dos la porte de l’appartement qui s’entrouvre, signal qu’un ou une retardataire vient de nous rejoindre. Ici, on entre comme on sort, on n’a pas besoin de se fondre dans les banalités, on souhaite juste passer un bon moment sans plus se casser la tête. C’est probablement pourquoi je ne me retourne pas tout de suite, scrutant le travail de la dame à ma droite qui avait cru bon me montrer ses croquis le temps que les candidats se manifestent. « Installez-vous, on commence justement. » que j’explique, distraite, avant de tourner légèrement la tête pour m’assurer que la nouvelle recrue trouve bien une place et suffisamment de matériel pour s’amuser. Mais voilà, je me fige dans mon mouvement, écarquillant les yeux, entendant à peine les quelques murmures des gens présents autour de moi, vague de chuchotement qui me semble tout sauf nécessaire. « Oh. » évidemment qu’ils l’ont reconnu. Auden Wells, en personne. Comment en serait-il autrement? Je pince les lèvres dans l’appréhension de la suite logique, clairement tout sauf prête à l’accueillir ici. De où, de comment, de pourquoi? Je le saurais bien assez tôt, et je n’en doutais pas une seule seconde.

Made by Neon Demon


    Darkness falls across the land, the midnight hour is close at hand. Creatures crawl in search of blood to terrorize y'all's neighborhood. And whosoever shall be found, without the soul for getting down. Must stand and face the hounds of hell and rot inside a corpse's shell.

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