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 (#17) what goes around comes back around ∞ ben & loan

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l'anguille sous roche
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ÂGE : trente-deux années de galère et c'est loin d'être terminé. (04.03.1985)
SURNOM : Loan, c'est suffisamment court, tu crois pas ?
STATUT : Célibataire.
MÉTIER : Elle enchaîne les jobs, elle a déjà travaillé dans plusieurs bars de la ville, mais aujourd'hui elle est de retour au McTavish en tant que serveuse.
LOGEMENT : #103 Toowong. Un appartement qu'elle partage avec Noa.

POSTS : 314 POINTS : 1760

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : elle a un fils de septs ans, Adam, fruit d'une nuit passée avec un type qu'elle connaissait à peine ≈elle est allée à la fac de Sidney ≈ elle avait six ans lorsque son père a quitté le domicile familial, elle ne l'a plus jamais revu ≈ sa mère est morte, lui laissant un paquet de dettes à régler ≈ elle a disparu de la circulation ces dix derniers mois.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :
( TBBC ) friends are the family we choose for ourselves. arthur + noa + pique-nique à la française



benoan + there is no such thing as a perfect parent so just be a real one. benjamin
RPs EN ATTENTE : camille
PSEUDO : Pearlizz (Jess).
AVATAR : Kate Mara.
CRÉDITS : schizophrenic (avatar.) ceriztoxic (signature.)
DC : Théodora Hazard-Perry.
INSCRIT LE : 11/08/2017
http://www.30yearsstillyoung.com/t16388-whatever-it-takes-loan http://www.30yearsstillyoung.com/t16456-loan-i-m-worse-at-what-i-do-best http://www.30yearsstillyoung.com/t16458-loan-levinson

MessageSujet: (#17) what goes around comes back around ∞ ben & loan   Mer 16 Aoû - 12:50


what goes around comes back around.
©crack in time

Loan se retrouvait là, devant cette porte et elle se sentait bête. Il était tôt, probablement beaucoup trop tôt pour rendre visite à quelqu’un, mais elle n’y tenait plus. Son train était arrivé dans la nuit à Brisbane et puis elle était restée à la gare, jusqu’à ce que les lueurs du jour ne commencent à pointer le bout de leur nez. La jeune femme n’avait pas fermé l’œil de la nuit, à la fois excitée d’être de retour chez elle, dans sa ville, près de son fils, mais l’angoisse lui rongeait aussi l’estomac. Elle s’était évanouie dans la nature, faisant en sorte de ne laisser aucune trace derrière elle, alors pour sûr qu’elle ne risquait pas d’être accueillie à bras ouverts. Et comment Adam avait réagi à tout ça ? Des questions qui n’avaient cessé de tourner dans sa petite tête durant tout le trajet en train. Puis durant le reste de nuit qu’elle avait passé sur un banc en face de la gare. Elle n’avait plus d’appart’ ici et même si elle s’apprêtait à débarquer chez Benjamin sans crier gare, Loan n’était pas suicidaire au point de débarquer au beau milieu de la nuit. Elle aurait pu prendre une chambre d’hôtel aussi, juste pour une nuit, histoire de se reposer avant d’affronter la réalité des choses, prendre une douche éventuellement aussi. Et puis être au chaud, parce que clairement, les températures étaient loin d’être très agréable au beau milieu de la nuit alors qu’on est inactif, mais elle avait d’autre chose avant de penser avant de pouvoir claquer du fric dans une chambre d’hôtel.

La nuit avait donc été longue, remplie de questions, d’incertitudes… A chaque fois qu’elle prenait une décision, Loan se disait que c’était ce qu’il y avait de mieux à faire et au final, elle se le reprenait comme une grande claque en pleine figure. Elle était incapable de prendre une bonne décision, de toute évidence incapable d’être stable. Alors à quoi bon revenir ? La vie ici était sans doute bien mieux sans qu’elle ne soit dans les parages. D’autant plus aujourd’hui qu’elle revenait avec des problèmes à la pelle. Qu’est-ce qui lui avait pris d’écouter ce type dont elle ne savait rien. Lui non plus il ne savait rien. Quoi qu’à bien y réfléchir, elle avait eu la langue bien pendue ce soir-là, alors si, il en savait des choses. Mais qu’importe… C’était égoïste de débarquer à nouveau ici. Egoïste… Mais ce n’est pas comme si on n’en n’avait pas l’habitude avec Loan. A sept heure tapante, la jeune femme avait quitté la gare pour prendre la direction de Redcliffe où Benjamin et Adam étaient installés. Loan avait profiter d’une personne quittant l’immeuble avec son chien pour se faufiler avant que la porte d’entrée ne se referme, puis elle était montée jusqu’au bon étage. Trois coups frappés contre le panneau en bois. Elle avait l’impression de faire un bon de quelques années en arrière, quand elle s’était aussi retrouvée sur le palier, face à la porte du jeune homme, un petit garçon de deux ans accroché au bout des doigts. LA situation était différente aujourd’hui, mais il n’empêchait qu’elle débarquait une fois de plus, comme un cheveu sur la soupe. Sept heure... Ils devaient encore tous être au lit à cette heure-ci, mais tant pis ; elle frappa à nouveau. Elle aurait probablement dû faire demi-tour, trouver un endroit où déposer ses affaires et prendre une douche parce qu’elle ne devait pas avoir fière allure, là, avec son blouson, ses cheveux courts en bataille et son sac de voyage pendu à son épaule. Sans compter les cernes qu’elle devait avoir sous les yeux et les quelques kilos qu’elle avait indéniablement perdus durant ces dix mois loin de tout. Mais après tout, qu’est-ce qu’elle en avait à foutre de l’allure qu’elle avait, franchement ? Elle n’était là que pour une chose et elle n’avait pas besoin de ressembler à un top model pour revoir son fils. « Bordel Brody, tu comptes l’ouvrir cette porte ?! » qu’elle grogne doucement en frappant quelques coups de plus – d’ici à ce qu’elle réveille les voisins, ça serait le comble. Et puis le bruit typique de la serrure se fait entendre. Enfin. Et la porte s’ouvre sur le grand brun, la mine peu avenante et les cheveux en bataille. « C’est pas trop tôt ! Encore un peu et j’enfonçais la porte pour m’assurer que tu t’étais pas étouffé dans ton sommeil. » Aboyer et mordre pour se protéger et cacher le fait qu’elle n’en menait clairement pas large sur ce palier. Il n’y aurait rien d’étonnant à ce qu’il lui claque la porte au nez et ç’aurait été amplement mérité, mais elle enchaîna rapidement, peut-être trop pour que l’esprit embrumé de Benjamin ne puisse avoir le temps de percuter. « Je viens voir Adam, tu me laisses entrer ? » Oui, j’ai disparu pendant plus de dix mois, mais c’est pas tes affaires qu’elle aurait même pu ajouter, mais ça n’aurait fait qu’ajouter un peu plus à sa charge et il valait peut-être mieux éviter. « S’il te plaît ? » se contenta-t-elle alors d’ajouter, presque comme si ces quelques mots lui arrachaient la langue.




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ÂGE : 33 ans, l'âge du Christ, avec plus de swag (22/11)
SURNOM : Ben
STATUT : célibataire, volage, victime d'engagophobie
MÉTIER : avocat commis d'office, il se lasse de défendre la veuve et l'orphelin alors il compte bien se lancer dans le droit des affaires
LOGEMENT : vient d'emménager au #17 redcliffe

POSTS : 628 POINTS : 0

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Vient d'une famille modeste de la banlieue de Dublin. A deux petites soeurs. ≈ Est arrivé à Brisbane il y a deux ans. ≈ Papa célibataire d'un fils de 7 ans, Adam, né qu'un coup d'un soir alors qu'il était étudiant. Il en est gaga, mais lui et la paternité... ≈ Grand gosse, il n'a jamais vraiment quitté l'adolescence. Il aime faire le clown, et est un expert lorsqu'il s'agit de prendre de mauvaises décisions. Pourtant, il fait de son mieux. ≈ Fait de nombreuses allergies qui lui pourrissent la vie. ≈ Assez manuel mais pas forcément habile, voir maladroit. ≈ Adore son travail et passe de nombre
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BENEIDI ► You're the best friend that I ever had. I've been with you such a long time. You're my sunshine.
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MessageSujet: Re: (#17) what goes around comes back around ∞ ben & loan   Mer 23 Aoû - 19:15


Depuis le jour où Adam m’a demandé s'il allait avoir une nouvelle maman, comme si ça se trouvait à la supérette du coin, pour remplacer une Loan absente, disparue, que nous n'attendons plus, sa remarque me travaille bien plus que je ne pourrais l'admettre. J’ai épuisé tous les moyens de rire de ce sujet si bien que j'ai adopté la stratégie du “de toute manière on s'en fout” -ce qui signifie que je suis véritablement à court d'inspiration. Je n’ai jamais répondu sérieusement aux questions du petit garçon, je ne lui ai jamais servi une explication claire, tout simplement parce que je n'avais pas moi-même la moindre idée du fin fond de l'histoire. Alors Loan est devenue une espionne en mission, une globetrotteuse à sac à dos, la femme invisible transformée au contact de radiations. Il a sept ans, mais il n’est pas idiot. Il réalise tout juste que, peut-être, cette foule de bobards signifie tout simplement qu'il ne reverrait plus sa mère. Et il ne pleure pas, pas encore. Mon fils est comme une bombe à retardement, et je redoute plus que tout le jour où il comprendra qu'il peut abandonner tout espoir. Ce dont je ne me doutais pas, c'est que je redouterais tout autant le jour où la jeune femme réapparaitrait, comme un fantôme surgi de nulle part, un mirage, peut-être un rêve que j'imagine entre mes paupières mi-closes du type pas réveillé. Je suis assez sûr d'être en plein rêve, alors je referme la porte sur son nez. “Qu'est-ce que c'était papa ?” demande un Adam arraché trop brutalement à son lit, les cheveux en bataille et la trace de l'oreiller sur la joue. “Rien du tout, retourne te coucher mon grand.” Et ce n’est qu'une fois que le frottement de ses pantoufles sur le plancher s'est éloigné que je réalise que je suis bien plus éveillé que je ne le pensais. Demi-tour, je rouvre la porte, et elle est toujours là. “Oh putain.” Mes yeux écarquillés me donnent un air de poisson frit. La bouche ouverte, ce n’est pas mieux. “Oh-pu-tain c'est toi. C'est toi !” Mon bras se tend en sa direction et ma main se pose sur son épaule afin de la palper, de m'assurer que je ne suis pas en train de couver une grosse tumeur qui provoquerait des hallucinations plus vraies que nature. C'est bien le tissu de son cardigan que je touche, c'est bien sa chair, ses os que je secoue légèrement. “Tu… je…” Les mots se perdent dans son esprit embrouillé. J’ai passé des mois à me demander comment je réagirais si elle revenait, sans vraiment croire que cela serait le cas un jour -alors je haussais les épaules en me disant, tant pis, on fera sans. J’ai choisi de m'en détacher pour ne pas crever d'inquiétude -la vérité c'est que, malgré tout, c'était le cas. Maintenant qu'elle est là, vraiment là, j’ai l'impression de ne plus connaître les syllabes les plus basiques. Finalement, une décharge ; “Attends, minute papillon !” Je la bouscule un peu pour m'incruster à côté d'elle dans le couloir et je ferme la porte derrière moi afin que Adam ne puisse pas entendre. “T'étais passée où, bordel ? J'ai essayé d'appeler, je t'ai envoyé un Himalaya de textos, et que dalle ! Et là tu apparais comme un foutu bégonia devant ma porte !” Mais il faut dire qu'elle a le chic de faire ça bien. D’abord il y a cinq ans, lorsqu'elle m’a trouvé à Adélaïde pour me confier le gamin, forte d'un effet de surprise que je pensais absolument imbattable ; la voici battant son propre record, après des mois d'absence, en revenant comme si de rien n'était. La porte de l'appartement de droite s'ouvre sur une vieille carne, le genre de grand-mère que ses propres petits enfants ne veulent pas venir visiter parce que ses bisous piquent et son appartement pue la naphtaline le tout sur fond d'intégrale de Dallas. Un simple regard suffit pour faire passer le message, qui est toujours le même ; trop de bruit, toujours trop de bruit. “Oui madame Wachowski, je sais, plus bas, pardon.” C'est qu’entre les chants nuptiaux de toutes les demoiselles qui passent la nuit ici ou les après-midis passés à hurler en jouant à Mario kart avec Adam, la dame n’a jamais le parfait silence auquel elle aspire pour attendre la mort. Avec un moue peu convaincue, la voisine referme sa porte et je reprends avec le même ton, mais murmuré avec colère ; “Tu sais qu'il y a un avis de recherche pour toi ? J’ai dû dire à la police que tu avais disparu ! J’ai jamais su quoi dire à Adam ! Comment tu comptes lui expliquer que tu l’as complètement laissé tomber pendant quasiment un an, hein ? T'y as pensé avant de débarquer ?” Surtout à une heure pareille. Le gosse va finir plus traumatisé qu'il ne l'est déjà. En retard à l'école aussi. Et moi au boulot. La journée commence si bien.



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MessageSujet: Re: (#17) what goes around comes back around ∞ ben & loan   Lun 4 Sep - 21:06


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Débarquer ainsi chez Benjamin, alors que tout le monde devait probablement dormir paisiblement dans l’appartement n’était pas une bonne idée. Mais si un jour Loan avait une bonne idée, ça ferait probablement la une des journaux, alors… Alors, elle avait frappé à la porte, la peur au ventre. Elle imaginait bien que les retrouvailles ne seraient pas exceptionnelles et qu’elle ne serait certainement pas accueillie tel le messie, mais il fallait qu’elle rentre, elle avait besoin de voir Adam, retrouver ses repères dans cette ville où elle avait grandi. A vrai dire, elle avait même imaginé que Benjamin se mettrait à lui crier dessus, à lui reprocher son départ sans avoir pris la peine d’en informer leur fils, mais au lieu de ça, lorsque la porte s’ouvrit enfin sur un jeune homme endormi, il se contenta de refermer la porte. Pas dans un claquement sec, comme s’il avait cherché à lui claquer la porte au nez tout en lui faisant comprendre qu’elle n’était pas la bienvenue ici, non… Il avait simplement refermé la porte, comme si elle était devenue invisible, comme s’il n’avait pas entendu le moindre mot prononcé par la jeune femme. Loan resta incrédule un moment face au panneau de bois, se demandant s’il fallait qu’elle frappe à nouveau. Elle supposait que le résultat n’en serait pas bien différent. Mais il ne pourrait pas l’ignorer éternellement si elle se mettait à frapper à la porte sans cesse. Bon, peut-être qu’elle dérangerait les voisins, mais c’était bien là le cadet de ses soucis. Aussi, elle leva la main, prête à frapper à nouveau lorsque la porte s’ouvrit, avant même qu’elle n’ait pu la toucher. Benjamin avait la tête du type qui sortait du lit, les cheveux légèrement ébouriffés et un air ahuri d’accroché à son visage. Elle l’observa tendre la main pour venir la toucher, gardant le regard rivé sur cette main avant de se détacher de l’emprise. « Oui, bon, c’est bon, on a compris. » grogna-t-elle presque tout en faisant un pas en arrière. Même si Loan tentait de faire comme si de rien n’était, comme si tout était normal, elle se sentait coupable. C’était idiot de vouloir faire comme si rien ne s’était passé, comme si elle n’avait pas disparu. Elle avait disparu. Pendant dix mois. Presque un an. Ça n’était pas rien et elle avait consciente d’être plutôt culottée de se pointer comme ça, mais dans le fond… elle n’avait jamais été bien douée pour faire face aux responsabilités et c’était plus facile de jouer les autruches. Elle s’apprêtait à ouvrir la bouche lorsque Benjamin la bouscula à nouveau, afin de se retrouver sur le palier lui aussi. « Ouais ben crois-moi, c’était bien mieux comme ça, Ben ! On s’en fout de où j’étais, ça n’a pas d’importance, mais je suis là maintenant. » Minimiser l’affaire, comme si ça allait arranger les choses. Loan soupira tout en se passant une main dans les cheveux. Elle était nerveuse, épuisée, à bout de force et en plus de ça, il fallait que la vieille voisine de palier vienne se mêler de ce qui ne la regarde pas. C’est bon, ils ne faisaient que parler, ce n’est pas non plus comme s’ils se criaient dessus. Bon, ok, peut-être que la conversation aurait pu être plus courtoise. Peu importe, Loan lança un regard sombre à la vieille dame qui retourna à l’intérieur de son appartement et aussitôt la porte refermée, Benjamin reprit la parole. La culpabilité et la colère embrouillait l’esprit de la jeune femme. Elle avait parfaitement conscience de ce qu’elle avait fait, parfaitement conscience de l’inquiétude du jeune homme puisqu’elle avait lu la plupart des textos qu’il lui avait envoyé, mais est-ce qu’il pouvait seulement comprendre les raisons qui l’avaient poussée à faire ça ? Le mieux aurait peut-être été de lui expliquer. « J’en sais rien ! J’en sais rien de ce que je vais lui dire ok ? Je trouverai bien… Je sais parfaitement que j’ai merdé sur ce coup-là, mais j’ai fait ce que j’avais à faire pour le protéger alors s’il te plaît, n’essaie pas de me faire la morale. » Pas maintenant en tout cas. « Je… J’ai eu des problèmes après le décès de ma mère et… il valait mieux que je parte, c’est tout. » Était-il vraiment utile qu’elle lui raconte toute l’histoire ? Probablement… Ou pas. Elle n’en savait rien et dans l’immédiat, elle n’avait pas envie d’y penser, même si elle avait parfaitement conscience que ça ne suffirait pas comme explication. « Je sais que ça ne suffira pas pour Adam et qu’il aura besoin de réponses, mais… Ça serait pas mieux qu’on en parle à l’intérieur, là ? » Tout le palier n’avait pas besoin d’être au courant de leur discussion et puis, il ferait meilleur à l’intérieur malgré tout.




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MessageSujet: Re: (#17) what goes around comes back around ∞ ben & loan   Ven 8 Sep - 9:07


Peut-être qu'il est tout naturel pour Loan de réapparaître de cette manière, sans téléphoner, sans m'écrire, sans crier gare ; juste frapper à la porte et se faire accueillir à bras ouverts, mais moi, je suis quasiment face à un fantôme, une revenante. Je ne sais pas si je suis soulagé, en colère ; je suis surtout complètement perdu, et il est bien trop tôt pour ces conneries. Elle est bien elle, il suffit de revoir sa manière de l'envoyer paitre pour effacer toute l'ombre d'un doute. Pas de jumelle maléfique, pas de clonage, pas de robotique sous cette peau ; ce n’est ni sunset beach, ni le soulèvement des machines, et encore une fois, je ne parviens pas à déterminer si je suis content que Loan soit revenue en un morceau ou déçu qu'elle ne soit pas là pour me demander si je connais Sarah Connor. Quoi que les paroles qui suivent s'en rapprochent plus ou moins, et je n'ai pas plus l'attitude du héros que de celle du gars complètement paumé qu'il faut prendre par la main -j’ai pas eu mon café du matin comprenez-moi. “Le protéger ? mais qu'est-ce que tu racontes ?” Si ça se trouve les bobards que j'inventais pour distraire Adam à ce sujet n'étaient pas complètement faux, peut-être que Loan est bel et bien une espionne, peut-être qu'elle avait un super-vilain collé au derrière. Mais une partie de moi resterait incrédule et refuserait de l’admettre même si cela était la réalité. Aussi fort puis-je le souhaiter, la vie n’est pas un vieux James Bond, et je suppose que les explications de Loan n'impliqueront pas de course poursuite en Aston Martin. Elle se voit déjà s'incruster dans l'appartement et jeter ses explications sur un Adam dont la joue est encore rayée par le pli de l'oreiller. À croire qu'elle est absolument incapable de se mettre dans mes baskets de qui que ce soit pour deux secondes et cesser de débiter des âneries. “Tu rigoles ? Tu veux faire ça quand il vient à peine de se réveiller, entre l’habillage et les céréales avant d'aller à l'école ? Réfléchis deux secondes.” je vocifère tout bas, appuyant un index sur ma tempe pour lui indiquer de faire fonctionner ses neurones dans ce crâne blond. Je ne tiens pas à me battre contre la voisine en parallèle, alors je murmure, et mes protestations ressemblent au feulement d'un chat furieux. “Tu me…” Faute de mots pour décrire à quel point elle m'exaspère et m’en demande bien trop à la sortie du lit, je grimace, serre les poings, agite mes jambes et j'imagine en train d'écraser sa tête entre mes doigts avant de la jeter par terre pour la piétiner. “Voilà.” Ma gestuelle ridicule et désespérée en dit bien assez, pas besoin d'un dessin en annexe. Mes mains passent dans mes cheveux tandis qu'en dessous, ça s'agite dans ma cervelle, cherchant à trouver la meilleure manière de gérer la situation -et je ne suis pas fait pour les crises, les confrontations, ce genre de moments de vie trop sérieux, trop compliqués. Finalement, j'entrouvre la porte de l'appartement pour voir où en est Adam, je devine un bruit de dents brossées activement. Je saisis Loan par le bras et la tire à l'intérieur sans grande délicatesse et sans lui demander de retirer ses chaussures. Vite, avant que le gosse ne puisse la voir, je la jette dans ma chambre et l'assoit là, qu'importe les protestations et ses soudaines pulsions maternelles. Brody est en charge, on ne discute pas, ce n’est pas le moment -je suis encore un pyjama, zut à la fin. “Reste là, te montre pas. Je dépose Adam à l'école et quand je reviendrai je veux des explications. Si tu ne disparais pas encore une fois entre temps bien sûr.” La pique, c'est cadeau, et la jeune femme doit s'attendre à en recevoir pas mal, le temps que je digère son départ puis sa piètre stratégie de retour. Elle ne s'en sortira pas comme ça -même si je ne sais pas trop si je n'aurai pas profondément la flemme d'en faire tout un fromage pendant plus d'une matinée. D'un doigt menaçant, autoritaire, je lui ordonne de ne pas bouger d'un fil. Puis je fonce à la salle de bains, saute dans mes vêtements, mes Vans, attrape les clés de l'appartement au vol et arrache mon fils à ses dessins animés. “On y va Adam !” Il trotte jusqu'au couloir, son sac sur le dos. Fermant la porte derrière lui, il ne reste dans l'appartement que le bruit de la clé qui tourne dans la serrure, et la fin d'un épisode de Spiderman sur la télévision restée allumée.



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MessageSujet: Re: (#17) what goes around comes back around ∞ ben & loan   Dim 1 Oct - 16:27


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Elle ne s’était pas attendue à un accueil à bras ouverts. En réalité, Loan ne savait même pas réellement à quoi elle s’était attendue en débarquant ici, mais tout se bousculait à présent dans sa tête. En voyant Ben, elle ne prenait qu’un peu plus conscience du faire qu’elle avait lourdement merdé sur toute la ligne, qu’elle avait fait bien plus de mal autour d’elle qu’elle n’aurait pu le croire. Elle n’avait pas cru que sa disparition ait pu réellement impacté qui que ce soit, elle n’était rien, personne. Alors oui, elle avait bel et bien reçu des messages de ses proches dans les premiers temps, elle avait refusé tous les appels parce qu’il lui avait sembler qu’il s’agissait de la meilleure solution. Elle avait ensuite changer de numéro de téléphone, coupant ainsi définitivement tous les liens qu’elle avait encore à Brisbane. « C’est ce qu’il y avait de mieux Ben, cherche pas. » souffla-t-elle blasée alors qu’il reprenait les mots de la jeune femme. Oui, elle avait voulu protéger Adam. Elle n’avait eu d’autres choix que de rembourser ces dettes et il lui avait fallu de l’argent rapidement. N’était-ce pas mieux pour un petit garçon d’avoir une mère en fuite plutôt qu’une mère strip-teaseuse. Du moins, c’est ce qu’elle avait pensé. Mais elle savait qu’elle risquerait de se reprendre cette remarque en pleine figure. Cherche pas. N’était-ce pas dans son droit d’en attendre plus qu’elle que simplement quelques mots. Un nouveau soupire passa ses lèvres pendant qu’elle levait les yeux au ciel alors que Benjamin la blâmait un peu plus quant au moment choisit pour son retour. Il n’aurait pu être pire, mais… Elle était comme ça, elle agissait et réfléchissait après. L’idée était mauvaise, mais elle était là maintenant. « Alors laisse-moi au moins l’occasion de m’expliquer avec toi ! C’est pas le moment, j’ai merdé sur toute la ligne, c’est bon, je l’ai compris, mais me claque pas cette porte au nez. » S’il ne lui laissait pas l’occasion de voir Adam, elle n’en ferait pas toute une histoire. Pas tout de suite du moins, elle pouvait tenter de se mettre à la place du jeune homme et si elle était bien incapable d’imaginer ce qu’il se passait réellement dans sa tête, elle pouvait aisément imaginer qu’elle venait foutre la merde dans ce qui était devenu leur nouvelle routine. La petite danse de l’agacement témoigna d’ailleurs parfaitement cet état d’esprit et Loan ne put que froncer légèrement les sourcils avant de secouer la tête, exaspérée. Ce rôle ne lui allait pas, mais tant pis. Après quoi, le jeune homme lui attrapa le bras pour l’attirer dans l’appartement, ne la relâchant qu’une fois arrivés dans la chambre. Au bruit, Loan avait imaginé son fils dans la salle de bain et son cœur se resserra. Il était trop tard pour les remords. Ce qui était fait était fait et mis à part présenter des excuses et tenter de retrouver un semblant de place dans le coin, il n’y avait rien d’autre à faire. Benjamin indiqua à la jeune femme de ne pas quitter la pièce tant qu’Adam n’était pas en route pour l’école, ne se gênant pas au passage de lui lancer une nouvelle pique qui était sans le moindre doute méritée. Loan adressa un regard entendu au jeune homme avant qu’il ne quitte la pièce puis elle soupira, jetant un coup d’œil autour d’elle. Il serait mal venu qu’elle n’en fasse qu’à sa tête pour le moment et dans le fond, elle avait conscience que débarquer à nouveau ainsi comme ça, du jour au lendemain dans la vie de son fils n’était pas une bonne idée – même si elle en mourrait d’envie. Adam ne méritait pas cela, tout comme il ne méritait pas non plus qu’elle parte sans la moindre explication. Mais après tout, ce n’était pas non plus comme s’il vivait avec elle à l’époque et qu’elle l’avait abandonné à son propre sort. Est-ce qu’elle se cherchait des excuses ? Peut-être un peu, oui… Finalement, le bruit caractéristique d’une porte que l’on referme se fit entendre et la jeune femme resta encore quelques minutes dans la chambre avant de décider d’en sortir. La télévision était encore allumée au salon, sur la chaîne des dessins animés que le petit garçon devait avoir l’habitude de regarder avant de partir pour l’école. Le regard de la jeune femme balaya la pièce principale de l’appartement. Ce n’était pas comme si elle n’avait jamais mis les pieds ici auparavant, mais elle avait l’impression de redécouvrir l’endroit. Après quelques longues secondes, Loan attrapa finalement la télécommande pour éteindre la télévision et s’installa dans le canapé, le regard perdu dans le vide. Tant de choses se mêlait dans sa tête qu’elle n’arrivait même plus à faire réellement le point dans ses pensées. Ce retour en ville impliquait tellement de choses, des retrouvailles avec toutes les personnes qu’elle avait abandonnées, des personnes qui réagiraient très certainement – et de manière légitime – de la même façon que Benjamin et elle en était au point de se demander si elle aurait réellement la force d’affronter tout cela lorsque le bruit d’une clé introduite dans une serrure se fit entendre. Le visage de Ben réapparut dans son champ de vision et elle l’observa silencieusement durant quelques secondes avant de se décider à parler. « Tu m’excuseras, mais t’attendre dans la chambre, ça faisait un brin trop fille facile à mon goût. » L’attaque pour toute défense. Elle imaginait bien que le jeune homme trouverait facilement de quoi répliquer là-dessus et en réalité, elle s’en fichait pas mal, mais c’était une façon comme une autre de retarder le moment où elle aurait à déballer son sac.




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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Vient d'une famille modeste de la banlieue de Dublin. A deux petites soeurs. ≈ Est arrivé à Brisbane il y a deux ans. ≈ Papa célibataire d'un fils de 7 ans, Adam, né qu'un coup d'un soir alors qu'il était étudiant. Il en est gaga, mais lui et la paternité... ≈ Grand gosse, il n'a jamais vraiment quitté l'adolescence. Il aime faire le clown, et est un expert lorsqu'il s'agit de prendre de mauvaises décisions. Pourtant, il fait de son mieux. ≈ Fait de nombreuses allergies qui lui pourrissent la vie. ≈ Assez manuel mais pas forcément habile, voir maladroit. ≈ Adore son travail et passe de nombre
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MessageSujet: Re: (#17) what goes around comes back around ∞ ben & loan   Jeu 5 Oct - 15:52



Adam devine aisément que son père est plus tendu que d'habitude, parce que les enfants sentent ces choses-là. Il tente de parler de choses qui peuvent me distraire sur le chemin, mais il ne parvient à m'arracher plus de quelques mots distraits. Tout ce que je veux, c'est le déposer à l'école et aller au travail -néanmoins la seconde partie est pour le moment remise en question à cause de l'apparition de Loan. C'est lorsque le garçon m'embrasse sur la joue et que je vois son dos tourné filant de l'autre côté du portail de l'établissement que je me rends compte que je n'ai pas été très plaisant avec lui ce matin. Que je n'ai pas été moi-même. Sur le chemin du retour à l'appartement, j'appelle mes collègues du tribunal afin de les prévenir de mon retard, voire de ma possible absence aujourd'hui. Cela fera plus d'argent pour eux, mais cela ne vaut pas vraiment les dix dossiers chacun qu'ils devront traiter aujourd'hui et faire passer devant le juge avant la fin de la journée. Être commis d'office est une course contre la montre qui recommence chaque jour, et le juge ne restera pas une minute de plus : l'heure c'est l'heure. Voilà donc un cadeau empoisonné que je leur offre avec mes plus plates excuses -et je crois qu'eux aussi remarquent que je ne suis pas tout à fait dans mon état normal car ils ne m'en tiennent pas rigueur. C'est l'esprit un peu plus tranquille que je rentre à l'appartement, et alors que je pensais que cette marche m'avait aidé à réunir du courage pour la suite, lorsque je pose mes yeux sur Loan postée au milieu du salon, la nervosité revient au galop. Elle seule a cette présence qui me force à baisser les yeux et garder la queue entre les pattes, ce qui ne m'empêche pas de lui rétorquer sur le même ton sarcastique ; « J'ai pas souvenir que t'aies été particulièrement difficile à avoir pourtant. » Ce qui n'est pas très gentleman, mais je n'ai jamais prétendu l'être outre mesure quand il n'est pas question d'arriver à mes fins. Je soupire en quittant l'entrée et engage le pas droit vers la cuisine ; « Pose tes fesses, sa Majesté, je vais faire du café. » dis-je en lui indiquant le canapé mollement. Je n'ai pas eu mon remontant du matin, je ne suis donc pas prêt à entendre ce qu'elle a à dire, et je pense que ce délai supplémentaire lui permettra de peaufiner l'histoire qu'elle me déballera pour expliquer sa soudaine et longue disparition. Par pure flemme, je n'ai pas de cafetière, seulement une machine et un nombre incalculable de dosettes aux parfums différents, longs, courts, et même du thé et du chocolat. Deux dosettes plus tard dans de grands mugs à l'effigie de Snoopy, l'odeur du café enrobe le petit appartement, une odeur qui rassure, qui apaise. Au moins, l'envie de hurler sur Loan est passée. C'est parfaitement las que je m'écrase à mon tour dans le canap', sans trop savoir comment me comporter, par où commencer -car je n'ai jamais été très doué pour gérer les situations de crise, les confrontations ; je les évite comme la peste, je les contourne, les occulte jusqu'à ce qu'elles disparaissent miraculeusement ou, le plus souvent, n'explosent dans le nez. « J'ai… un demi-milliard de questions. » je souffle après une première gorgée de café. Mais j'épargne cette montagne d'interrogations qui noieraient Loan et n'apporteraient pas vraiment de réponses. Dans le fond, savoir où elle était, ce qu'elle faisait, cela n'a pas tant d'importance. Mais la raison, elle, m'importe. Savoir pourquoi je me suis retrouvé seul avec Adam. Nous avions statué que nous étions tous les deux dans le même bateau par rapport à lui ; il n'était pas dans le plan de départ, mais il est notre responsabilité et pour cela je croyais que nous devions nous serrer les coudes. C'est d'ailleurs dans cette optique que j'ai emménagé à Brisbane, et quand je n'ai plus eu de nouvelles, je me suis senti comme le dindon de la farce. « Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » je demande finalement, parce qu'il faut bien crever l'abcès, parce qu'elle va devoir me le dire à un moment donné, et qu'il vaut toujours mieux retirer le sparadrap d'un coup sec. Au début j'ai cru que Loan pouvais plus de moi, ou d'Adam, qu'elle avait juste décidé de refaire sa vie comme si nous n'existions pas. Et même si j'avais conscience de n'être qu'une minuscule partie de l'équation, je n'arrivais pas à croire qu'elle puisse fuir son propre fils, quand bien même il s'était incrusté dans sa vie malgré elle. Mais elle est de retour, et cette hypothèse tombe à l'eau.



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MessageSujet: Re: (#17) what goes around comes back around ∞ ben & loan   Mar 7 Nov - 23:51


what goes around comes back around.
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Cet appartement lui était aussi familier qu’étranger. Même si par le passé Loan n’avait jamais vraiment été du genre à occuper cet appartement plus que de raison, elle avait passé quelques soirées dans ce salon, en compagnie d’Adam et de Benjamin. Elle n’était pas ici chez elle, mais ça ne l’avait jamais empêcher de se sentir bien en ces lieux. Seulement aujourd’hui, tout était clairement différent. Le mobilier n’avait pas changer, rien n’avait vraiment changer sauf elle et si au départ, elle avait réellement cru que son retour en ville serait une bonne chose, elle prenait petit à petit conscience qu’elle avait une fois de plus agi impulsivement, sans réellement réfléchir aux conséquences de ses actes. Elle avait envie de retrouver son fils, alors elle était revenue. Comme une fleur. Mais les quelques paroles que Ben avait pu lui balancer alors qu’ils étaient encore sur le palier lui revenait en pleine figure. Elle était partie pour protéger son fils, mais elle l’avait fait de la pire des manières et elle ne pouvait pas tout simplement, comme ça. Adam s’était probablement habitué à l’absence de sa mère, peut-être ne pensait-il même plus à elle à l’heure actuelle, après tout, ça n’était pas comme si elle avait été une mère exemplaire pour le temps qu’elle avait passé dans la vie du petit garçon. Un soupir échappa à la jeune femme avant qu’elle ne se reprenne en entendant le bruit caractéristique de la serrure. Benjamin était de retour et il fallait qu’elle se reprenne. « Outch, tu me brises le coeur Ben, je ne te pensais pas comme ça. » lança-t-elle, plaçant une main sur le cœur tout en faignant d’être vexée lorsque le jeune homme lui rappela qu’il n’avait pas eu à la courtiser bien longtemps le soir où ils avaient conçu Adam. En soit, il n’avait pas tort et elle le savait pertinemment. Elle n’en restait pas moins une fille facile pour autant, ou totalement désespérée… Elle n’était certes pas des plus exigeantes lorsqu’il s’agissait des hommes avec qui elle passait la nuit, mais elle n’écartait pas non plus les cuisses à tout va. Enfin peu importe, là n’était pas la question et Loan se contenta de poser les fesses, comme venait de lui indiquer l’avocat pendant qu’il se chargeait de leur servir du café. Peut-être que ça leur permettrait de se détendre un peu. Ca la réchaufferait sans le moindre doute, c’était déjà ça. Loan n’avait pas la moindre idée de comment elle était censée se comporter. Elle était du genre à être sûre d’elle, à tenter de s’imposer et d’imposer son idée, à ne pas se laisser démonter et pourtant là, elle avait parfaitement conscience qu’elle était en tort et que juste prétendre serait bien plus difficile qu’elle ne pouvait le croire. Elle souffla un bref merci lorsque Benjamin lui tendit un mug fumant et enroula ses doigts autour de la tasse. Si l’atmosphère ambiante était glaciale, il y avait au moins ça pour la réchauffer un peu. Le regard de la jeune femme se perdait dans le vague droit devant elle. Devait-elle être celle qui lançait la conversation ou devait-elle simplement attendre que le père de son fils vide une fois de plus son sac. Ce dernier sembla trancher en annonçant qu’il avait un demi-milliard de questions. Un bref éclat de rire ironique échappa à la belle. « Rien que ça ? » Elle était nerveuse et il ne fallait pas être un géni pour s’en rendre compte. Comme pour s’occuper, la jeune femme trempa les lèvres dans sa tasse de café et en but une première gorgée. La chaleur du liquide la rassura quelque peu et elle s’enfonça un peu dans le canapé avant que Benjamin ne lâche une première question. Que s’était-il passé ? Un soupir échappa à la jeune femme. Cette petite question englobait tellement de choses. Qu’était-elle censée dire ? Devait-elle tout raconter ou aller à l’essentiel ? Nerveusement, elle se passa la main dans sa crinière qui avait perdu quelques centimètres ces derniers mois. « Un enchaînement de de conneries ? » Loan avait parfaitement conscience que le jeune homme ne se contenterait pas de ça et elle lui devait bien plus que de vagues réponses, mais elle peinait à savoir par quoi elle était censée commencer. Le début semblait être une bonne idée. « J’avais plus de contact avec ma mère depuis longtemps. Assez longtemps pour ne pas savoir à quel point elle pouvait être dans la merde et en soit, tant qu’elle était encore là, je m’en fichais pas mal. » C’était peut-être cruel de parler ainsi de sa propre mère, mais sa génitrice n’avait jamais réellement endosser son rôle, alors elle n’éprouvait que peu de remords de parler ainsi. « Sauf qu’il a fallu que j’hérite de ses dettes. Des dettes qu’elle devait accumuler depuis que j’étais gosse pour en arriver à une telle somme et… cet argent, elle le devait à des gars pas forcément ce qu’il y a de plus réglo. L’un d’entre eux est venu me trouver après l’enterrement, je sais pas si tu te souviens… » Benjamin avait été là ce jour-là avec Adam et ils étaient en train de discuter lorsque ce type était venu l’accoster. Peut-être s’en souviendrait-il, peut-être pas… au final, ça ne changeait pas grand-chose. « Enfin peu importe… ils voulaient récupérer cet argent, ils ont menacé de s’en prendre à Adam, j’ai paniqué et j’ai préféré tout plaquer plutôt que… j’en sais rien, risquer qu’ils ne s’en prennent réellement à vous. » Elle n’avait pas vraiment réfléchi sur le coup, réfléchi aux conséquences surtout. Pour elle, c’était ce qu’il y avait de mieux à faire et tant pis pour le reste. Au moins, elle avait réussi à amasser pas mal d’argent pendant ce temps, alors même si tout était loin d’être régler, elle espérait que ça serait suffisant pour qu’ils lui foutent la paix pour le moment.




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MessageSujet: Re: (#17) what goes around comes back around ∞ ben & loan   Lun 27 Nov - 19:14


Pas de grande discussion avant le café du matin ; c'est la règle numéro un, et l'arrivée de Loan a déjà bien assez retardé le moment sacré de l'allumage de la cafetière. En peu de temps, la bonne odeur de l’arabica envahit tout l'appartement -qui n’est pas très grand. Deux grands mugs sont servis, et les hostilités lancées. Quoi que je n’ai franchement aucune envie de tourner ces explications à la confrontation, je tente de mettre l'aigreur de côté afin de me montrer simplement attentif. Mais il me faut des explications, toute l'histoire ; j’en ai besoin, de savoir pourquoi je me suis retrouvé comme un idiot, pourquoi j'ai dû me débrouiller sans elle, pourquoi j'ai essuyé des pleurs de petit garçon, rassuré ses craintes sans pouvoir donner de réponses. C'est l'heure, des réponses, et ma lanterne a intérêt à être éclairée à la fin des explications de Loan car je n'attends pas moins que la vérité claire et limpide en échange de cette année de silence. Alors la jeune femme commence et remonte jusqu'au décès de sa mère, l'enterrement où je m'étais rendu avec Adam pour faire acte de présence auprès d'une Loan que je ne voulais pas laisser seule, malgré ses grands airs de Valkyrie. Je plisse les yeux, tente de me projeter à ce moment où un type la prend à l'écart pour lui dire des choses dont je ne prends connaissance qu'aujourd'hui. Je pensais que c'était un ex à elle. Ou à sa mère. Il n’avait pas vraiment la tête d'un type dangereux ou menaçant, sans quoi j'imagine que je me serais douté quelque chose -quoi que, ce n’était pas mes affaires, et à ce moment-là j'étais encore assez naïf pour penser que si Loan était capable de me confier un gamin du jour au lendemain, alors elle pourrait bien me confier d'autres choses, comme le fait qu'elle soit dans les ennuis et les dettes jusqu'au cou. Au lieu de ça, elle était partie. “Ou plutôt que de risque de m'en parler. Juste… me prévenir, me dire où tu allais. Tu sais, histoire que je n'aille pas croire qu'on allait finir par retrouver ton cadavre dans le bayou.” Je vois assez d'histoires sordides au travail, et à la télévision, pour savoir que cela n'arrive pas qu'aux autres. J'étais inquiet, cela se comprend entre les lignes, mais je ne le dirai pas. Je ne lui ferai pas ce plaisir. Je souffle sur mon café, lui jette un regard noir par dessus la tasse fumante. “T’es un tel aimant à emmerdes...” je soupire avant de prendre une gorgée, me fichant bien qu'elle se vexe, s'offusque et me fasse une scène -parce que moi aussi, j’ai été attristé par son comportement après avoir été en colère et avant d'être tout bonnement résigné à ne plus la voir sans pouvoir l’expliquer à Adam. S'il y a des détails à l'histoire, je ne veux pas savoir ; les grandes lignes me suffisent et le reste la regarde, après tout, elle a préféré la jouer solo. Néanmoins, on ne doit pas oublier le côté “parents” de cette affaire, à savoir le petit garçon qui, lui aussi, exigera des réponses. “Faut qu'on trouve ce qu'on va dire à Adam. On ne peut pas lui donner la vraie version, ça va lui foutre la trouille. Mais faut que ça colle.” Il faut une raison suffisante pour disparaitre des mois, pour ne pas donner signe de vie, pour que je ne sache pas où elle était, et ce n’est pas une mince affaire de jongler avec la sensibilité du petit sans sous-estimer sa capacité à voir quand on se paie sa tête. Malheureusement, c'est ce que quelques années d'éducation à la Ben Brody donnent comme résultat ; un bonhomme malin, trop mâture pour son âge, histoire de palier aux défauts et manquements de son père. “Franchement, c'était plus simple quand t'étais une espionne en mission.” je grogne, encore incapable d'être simplement content que Loan soit là, qu'elle aille bien, et de réunir mère et enfant à nouveau.



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