AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Aide les nouveaux à se sentir chez eux
Deviens parrain ou rejoins un groupe d'intégration.
Le forum a besoin de vous pour vivre
N'oubliez pas de voter autant de possible

 LOAN&MATT ▲ trials of the past

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
la gueule d'ange
la gueule d'ange
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 32 ans (15/04)
SURNOM : chaton, ça le fait.
STATUT : célibataire don't care.
MÉTIER : propriétaire de death before decaf, coffee shop le jour, bar le soir.
LOGEMENT : #15 toowong : une maison bordéliquement cool où il y a parfaite (aheum) colocation entre Patacroute, l'héritier canin, et Lene, la reine du caractère de merde.

POSTS : 937 POINTS : 765

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :

RPs TERMINÉS : AndersAlexLeneHeidiLenemattersCoraLene #2 Lene #3BenKane
PSEUDO : hub
AVATAR : dave franco
CRÉDITS : tears of flight
DC : l'autre McGrath & queen Ariane
INSCRIT LE : 08/03/2017
http://www.30yearsstillyoung.com/t14051-matt-if-only-for-the-story http://www.30yearsstillyoung.com/t14105-matt-ain-t-no-rest-for-the-wicked

MessageSujet: LOAN&MATT ▲ trials of the past   Jeu 17 Aoû - 3:48



trials of the past
Loan & Matt
So young, so how were you to know. You're a carrier of the light inside of you. Glows green in the pitch black night, can't tell anyone it's hurting you. Hold it in cover up, pull up your sheets. What to be, down cruising in the ocean, and sin it's due. I got to sit up, for my heart to come down.

Ils avaient tout donné côté papier coloré, ballons festifs et banderoles ringardes. Si j’avais pas pris un coup de vieux en passant la porte de l’établissement, si j’avais pas reconnu direct mon casier, puis celui d’Eliana, si j’avais pas frissonné en passant devant la porte du labo de chimie où j’avais probablement vu pousser mon premier cheveux blanc, ce retour en arrière, ces 15 années dans le passé que je venais de franchir, ça faisait pas si mal. C’était pas particulièrement rassurant, à voir que je n’avais pas trop changé, mais ça avait tout de même ce côté confortant. J’étais toujours Matt le con, Matt le marrant, Matt qui s’en fait pas pour grand-chose. Avec tout ce qui se passait entre Ginny et moi ces temps-ci, ç’aurait pu facilement laisser monter une grande vague de nostalgie à me remémorer ces jours où on fréquentait tous les deux ce lycée, mais d’y retrouver d’autres visages connus, de mettre de côté le présent pour ressasser le passé à la place, ça avait du bon. M’enfin, de ce que mon grand sourire bien senti annonce, lorsque je repère à l’autre bout du gymnase le genre de vieux potes qu’on n’oublie pas. « Dude, Barney, ça fait combien d’années?! » bras droit au rugby, arrivé en même tmeps que moi dans l’équipe, on avait toujours été très proches tous les deux, à s’échanger des joints sur le parking, et à peaufiner nos techniques de triche alors qu’il lorgnait sur mes devoirs et que je trouvais toujours les pires stratagèmes pour attirer ailleurs l’attention des professeurs. Il a bien pris 10 kilos, mais il a toujours ses joues roses de gamin qu’on avait envie de lui pincer rien que pour la blague, ce que je fais sans plus attendre, les bonnes habitudes revenant vite au galop. Il grogne, se dégage, flashe la jolie alliance à son doigt et me baratine pendant 15 minutes sur la vie de famille, sur les jumeaux, sur sa femme qui a son propre jardin à la maison, sur la compagnie de son père dont il a héritée, blablabla. J’hoche de la tête, poli, bière à la main, répondant en une phrase top chrono lorsqu’il me demande ce que moi je suis devenu, parlant de Londres, du café, et de beer pong. C’est un sourire presque déçu qu’il exhibe, comme s’il s’était attendu à mieux. Fallait dire que les bonnes notes d’un côté, et le fric des parents de l’autre auraient pu suffire à me garantir une carrière haute placée – mais ça avait jamais été dans mon intérêt profond. Les diplômes inachevés en architecture et en sciences politiques ne vous le confirmeraient que trop. « T’as vu ce qu’ils ont fait du terrain de rugby? C’est d’un déprimant! » que je finis par ajouter, une fois qu'un silence pesant s’était immiscé entre nous deux. Autant amener un sujet qu’il connaissait, qu’on aimait tous les deux. Bingo, il a l’œil qui brille à nouveau, me pointe par défaut 4 autres joueurs de notre ancienne équipe, et bien vite le petit cercle s’agrandit pour relater nos meilleurs souvenirs des matchs, des tournois, des bringues qui suivaient. Ce n’est que lorsque les gobelets de plastique de tout le monde sont bien vides que je me propose, chevalier servant pour aller les remplir au bar. Bière par ci, eau gazéifiée par là, j’ai l’impression de valser entre des ados de seize ans et des grands-pères de soixante-cinq lorsque je reviens à leurs côtés, distribuant mon dû. À croire que d’évoquer les bons moments sur le terrain a rallié l’esprit d’équipe, et bien vite, le mouvement est lancé pour sortir voir l’étendue des dégâts, et piquer au passage un ballon question de faire quelques passes nocturnes. Pourtant, aussi avide puis-je être face à ce retour aux sources, j’ai quand même les priorités au bon endroit. « Les gars… on va manquer le buffet... » je râle, ils éclatent de rire en passant devant la table, l’estomac sur deux pattes que j’avais toujours été leur revient bêtement, nouvelle preuve que je n’ai absolument pas évolué. Du moins, pas en ce qui a trait à mon appétit.

Les lumières du terrain sont illuminées, petite passe-passe dont on se souvenait pour les fois où on était venus boire en week-end dans les estrades, et c’est fort d’un lancer à l’aube de la perfection – j’avais toujours été des plus modestes devant mon jeu – que j’avertis les coéquipiers, comme dans le bon vieux temps. « Passe à gauche, à Spence! » il a perdu sur le cardio le bonhomme, il est moins svelte et rapide et endurant qu’avant, et partir de l’autre coin de l’esplanade pour rejoindre la trajectoire lui provoque un souffle bien court, et une toux caractéristique résonnant tout autour. Et on éclate de rire, parce qu’on a 30 ans passés, et qu’on se prend encore pour les héros qu'on était à l’époque. Ridicule. Mais fun. Encore 30 minutes, encore 40 minutes, encore 1 heure à s’extasier, et on abandonne tous, s'écrasant au sol, certains sur les bancs, d’autres à même la pelouse fraîchement tondue. Les rafraîchissements font du bien, la brise encore un brin hivernale se charge du reste, et ce n’est qu’une fois mon verre vide que je réalise la présence d’une autre personne, silhouette effacée, qui erre entre le terrain et l’entrée désignée pour la soirée. Round 2 pour la bière et l’eau, je ramasse les derniers cadavres de plastique des potes avant de rejoindre l’inconnu, curieux, en bonne posture. Autant joindre l’utile à l’agréable et voir si je ne reconnaîtrais pas un nouveau visage familier. M’adressant au dos que je vois maintenant de plus en plus clairement, j’essaie tout de même de pas trop provoquer de sursaut dans mon approche. « Hey… si je me trompe pas y’a plus cool à regarder qu’une pathétique bande d’anciens joueurs qui commencent à développer des rhumatismes post-trentaine. » j’éclate de rire, avant de m’arrêter complètement dans mon geste. Ah ben, en voilà une surprise. « Loan?! »

Made by Neon Demon


    to all the hopeless souls
    Bury me inside your garden, under intelligent trees. Beneath the snake and tempting apple, let the roots grow into me. I know I don't deserve you 'cause you don't know the real me. Will you be able to forgive me, after I burn the city down?

    :citrouille::
     
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : trente-deux années de galère et c'est loin d'être terminé.
SURNOM : Loan, c'est suffisamment court, tu crois pas ?
STATUT : Célibataire.
MÉTIER : Elle enchaîne les jobs, elle a déjà travailler dans plusieurs bars de la ville, mais aujourd'hui elle est de retour au McTavish en tant que serveuse.
LOGEMENT : #103 Toowong. Un appartement qu'elle partage avec Noa.

POSTS : 163 POINTS : 350

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : elle a un fils de septs ans, Adam, fruit d'une nuit passée avec un type qu'elle connaissait à peine ≈elle est allée à la fac de Sidney ≈ elle avait six ans lorsque son père a quitté le domicile familial, elle ne l'a plus jamais revu ≈ sa mère est morte, lui laissant un paquet de dettes à régler ≈ elle a disparu de la circulation ces dix derniers mois.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :
( TBBC ) friends are the family we choose for ourselves. arthur + noa + pique-nique à la française



benoan + there is no such thing as a perfect parent so just be a real one. benjamin
RPs EN ATTENTE : camille
PSEUDO : Pearlizz (Jess).
AVATAR : Kate Mara.
CRÉDITS : schizophrenic (avatar.) ceriztoxic (signature.)
DC : Théodora Hazard-Perry.
INSCRIT LE : 11/08/2017
http://www.30yearsstillyoung.com/t16388-whatever-it-takes-loan http://www.30yearsstillyoung.com/t16456-loan-i-m-worse-at-what-i-do-best http://www.30yearsstillyoung.com/t16458-loan-levinson

MessageSujet: Re: LOAN&MATT ▲ trials of the past   Mar 22 Aoû - 1:44



trials of the past.
©crack in time

Les mains moites, le regard perdu sur un point invisible… Non, mais qu’est-ce qui lui avait pris exactement quand elle avait décidé de venir à cette soirée de retrouvailles ? Loan n’en savait rien et dans le fond, elle regrettait d’avoir fait le chemin jusqu’ici. Mais perchées sur ses hauts talons et moulée dans cette petite robe noire qu’elle s’était offerte quelques mois plus tôt – des mois qui lui paraissaient être des années tant il s’était passé de choses entre temps – elle ne pouvait tout simplement pas faire demi-tour. Pourtant, tout dans ce bâtiment lui rappelait les pires années de sa vie. Les moqueries, les mots anonymes glissés dans son casier. Les années lycée de Loan n’avaient clairement pas été une partie de plaisir, elle n’avait pas fait partie de l’équipe de cheerleaders, elle n’avait pas brillé à la tête d’un quelconque club, elle n’avait même pas brillé par ses notes. Elle avait été de ces filles banales, probablement trop, qu’on décide d’emmerder parce qu’il n’y a pas meilleure cible. Parce qu’elle ne se défendra pas. Parce que c’est comme ça le lycée. Manger ou être manger et elle n’avait clairement pas été dans le bon camp. Des années de galère qui étaient aujourd’hui loin derrière. La petite Loan du lycée avait bien changé depuis. Les lunettes qu’elle portait à l’époque avaient été troqués contre une paire de lentilles dès son entrée à la fac et de jolies courbes s’étaient dessinées sur son corps. Des courbes dont elle avait d’ailleurs appris à se servir. Non, elle n’était plus la petite Loan qui restait dans son coin, à attendre que le temps passe et qu’on se lasse d’elle pour se retourner vers une autre victime. Et c’est pour cela qu’elle était là ce soir. Montrer qu’elle avait changé. Rabattre le caquet de ces mégères et autres beau gosses, rois de promo qui – elle l’espérait – ne s’étaient pas bonifiés avec l’âge. Tout du moins, c’est ce qu’elle n’avait cessé de se répéter lorsqu’elle avait reçu l’invitation. Mais maintenant qu’elle se retrouvait là, face aux portes d’entrée du bahut, elle ne savait plus. Parce que dans le fond, même si elle avait appris à être une grande gueule et à ne plus se laisser marcher sur les pieds avec les années, elle ne restait que cette pauvre nana, pas fichue de s’offrir une nouvelle tenue digne de ce nom pour épater la galerie. Et puis quoi ? Que raconterait-elle au moment où ils en viendraient à discuter de leur brillante carrière et des merveilleux enfants qu’ils avaient tous eus ? Depuis le lycée, Loan n’avait cessé d’enchaîner les jobs en tant que serveuse dans tous les cafés ou bars qui avaient bien voulu d’elle. Et ces dix derniers mois ? Oh et bien elle avait remué le popotin pour une bande de pervers ne trompant pas leur femme, mais préférant au lieu de cela, glisser quelques billets dans le string d’une strip-teaseuse. Ouais, il était pas mal le portrait de la brillante carrière à laquelle elle avait eu droit… Et les enfants, on en parle ? Oh Loan était fière d’Adam, fière de ce que son fils devenait, mais elle n’avait absolument rien à voir là-dedans. Parce que là encore, ce n’était qu’un gamin non voulu, un accident, le fruit d’une nuit avec un mec qu’elle connaissait à peine. Et elle n’avait même pas été foutue de l’élever ce gamin, elle n’avait été capable que de le refiler au père lorsqu’il était devenu un poids trop lourd à porter pour elle.

Un soupir. Les pires années de sa vie. Non ! Le pire était tout juste derrière elle. Ces années de lycée n’étaient rien à comparer à ce qu’elle avait pu vivre dernièrement et elle n’allait certainement pas se ratatiner une fois de plus face à tous ces débiles qui, dans le fond, avaient forgé un peu le caractère de la jeune femme. Et puis il y avait de la bouffe gratuite à l’intérieur, il aurait été dommage de ne pas en profiter au moins un peu. Rassemblant alors tout son courage, Loan prit une grande inspiration, s’apprêtant à enfin briser la distance qui la séparait des portes d’entrée lorsqu’une voix d’homme se fit entendre juste derrière elle. « Hey… si je me trompe pas y’a plus cool à regarder qu’une pathétique bande d’anciens joueurs qui commencent à développer des rhumatismes post-trentaine. » Un sourire au coin des lèvres, Loan se retourna afin de faire face au nouvel arrivant qui riait de sa propre blague. « Loan?! » Son rire s’était arrêté sur un sourire satisfait de la part de la belle. « Matty ! » lança-t-elle d’une voix mielleuse et surfaite, papillonnant presque des cils. A croire que son entraînement d’imitation des pimbêches de l’école payait. « C’est exactement ce que je me disais et j’étais en train de me demander s’il ne valait pas mieux que je fasse demi-tour vu le spectacle auquel je viens d’assister. » Reprenant le ton cinglant et moqueur qu’on lui connaissait à présent, elle jeta un coup d’œil en direction du terrain de rugby. En réalité, elle y avait à peine fait attention en arrivant, bien trop préoccupée par ses pensées. Si bien qu’elle en avait complètement oublié les chances – ou les risques – qu’elle avait de tomber sur Matt McGrath lors de cette soirée. L’un des sportifs les plus populaires de l’époque. Ce mec populaire, beau gosse pour qui elle avait craqué durant toute son adolescence. A un moment, elle avait même cru qu’il avait eu un bref intérêt pour elle, vu qu’il n’était pas rare qu’il prenne sa défense, mais elle avait finalement compris qu’il s’était simplement montré sympa avec elle à quelques reprises. Il ne se souvenait même plus d’elle à l’heure actuelle. Elle en avait eu la preuve, le soir où il lui avait ouvertement fait du rentre-dedans et qu’elle avait préféré partie au bras d’un de ses potes. Soir où, accessoirement, elle était tombée enceinte. « Alors, t’avais besoin de revivre un peu ton heure de gloire ? » lança-t-elle finalement tout en désignant le terrain qu’il avait quitté quelques secondes plus tôt.




how can you achieve the things you believe ? your aim is too high. oh it's hopeless. you'll just disappoint so start accepting that failing is your skill.


Revenir en haut Aller en bas
avatar
la gueule d'ange
la gueule d'ange
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 32 ans (15/04)
SURNOM : chaton, ça le fait.
STATUT : célibataire don't care.
MÉTIER : propriétaire de death before decaf, coffee shop le jour, bar le soir.
LOGEMENT : #15 toowong : une maison bordéliquement cool où il y a parfaite (aheum) colocation entre Patacroute, l'héritier canin, et Lene, la reine du caractère de merde.

POSTS : 937 POINTS : 765

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :

RPs TERMINÉS : AndersAlexLeneHeidiLenemattersCoraLene #2 Lene #3BenKane
PSEUDO : hub
AVATAR : dave franco
CRÉDITS : tears of flight
DC : l'autre McGrath & queen Ariane
INSCRIT LE : 08/03/2017
http://www.30yearsstillyoung.com/t14051-matt-if-only-for-the-story http://www.30yearsstillyoung.com/t14105-matt-ain-t-no-rest-for-the-wicked

MessageSujet: Re: LOAN&MATT ▲ trials of the past   Ven 25 Aoû - 3:31



trials of the past
Loan & Matt
So young, so how were you to know. You're a carrier of the light inside of you. Glows green in the pitch black night, can't tell anyone it's hurting you. Hold it in cover up, pull up your sheets. What to be, down cruising in the ocean, and sin it's due. I got to sit up, for my heart to come down.

La voix qui saute, les yeux qui brillent, et j’éclate de rire parce qu’elle a su jouer l’imitation à merveille. « Y’a qu’Amanda Caulkins qui a le droit de m’appeler comme ça et tu l’sais. » le souvenir de la jeune femme vient avec son lot de frissons, maintenant que je me rappelle très clairement d’elle. J’ai presque le réflexe de regarder derrière mon épaule pour voir si elle me traque. Sympa, la fille, quand tu lui donnes la dose d’attention nécessaire. Mais quand tu rigoles à une de ses blagues, ou que tu fais équipe avec elle en chimie… Capitaine de l’équipe de cheerleaders, choriste principale dans l’orchestre, première de classe en tous sujets, rédactrice en chef du journal, elle était partout. Par-tout. On entendait sa voix de crécelle sillonner les couloirs, elle appelait tout le monde par des petits surnoms infusés de calinours, et on se demandait tous quand elle aurait un emotional breakdown à force de sourire autant et d’avoir les yeux si ronds d’excitation à la moindre parole qu’on lui adressait. Le cliché de celle qui prend la vie trop à cœur, et la crainte de lui tomber dessus maintenant que je l’ai invoquée en disant son nom à haute voix. Au moins je l’ai pas répété trois fois. Mais reste qu’il s’agit d’une réunion d’anciens, et que ce genre d’initiative était en plein son type. C'était sûr qu’elle ferait apparition au pire moment, hurlant à la pleine lune. Par chance, la présence de Loan et les cris des mecs derrière qui se sont visiblement remis à la partie même sans recharge de verres me remet sur le droit chemin – celui du rugby. Et je rigole de nos performances, surtout le miennes, parce qu’il faut bien admettre qu’avec les années, les burgers, les bières et encore les bières, je n’avais plus le cardio du jeune adolescent fringuant que j’avais pu être à l’époque. La preuve avait été faite ce soir. « Ça vaudrait mieux pour l’estime que t’as de moi – s’il en reste. » hilare devant sa proposition de ne rien voir de plus et de simplement filer, je ne peux qu’espérer n’être pas aussi ridicule que ce que la situation semble démontrer. Un peu de sarcasme, de l’ironie à la tonne et juste assez de blagues pour ne pas avoir envie d’y retourner sous prétexte que j’ai entendu Spence appeler la balle comme il le faisait jadis, et que ça a pitoyablement déclenché une réaction physique en moi qui me donne envie de sprinter. Loan met directement le point là où ça fait mal lorsqu’elle insiste sur l’heure de gloire, et elle ne pourrait pas être plus dessus. Fallait dire qu’après le lycée, y’avait eu la fac déjà et les bonnes années de beer pong, puis la débandade d’Ezra et Ginny, et Londres. Là par contre, ça avait été juste une succession de mauvaises décisions, de fond de baril et de culpabilité très bien placée. Pas sûr que ce soit le bon moment pour lui dire que là, tout de suite, j’avais un presque goût de renouveau, de nouvelle chance, de second départ, et pas juste l’impression d’avoir gâché ma vie et celle de ma sœur durant les 7 dernières années, mais autant mieux continuer sur cette note et déconner jusqu’à la fin. Le message passe toujours mieux ainsi, surtout pour moi. « Ou d’un direct, à l’ego. Là ça va, mes chevilles se portent mieux, retour à la normale. » j’étais particulièrement con au lycée, et Loan en avait sûrement fait les frais à me voir me pavaner dans les couloirs. Si je ne me souvenais à peine de la présence de la demoiselle dans mes classes – sans rancune, Levinson – c’était assuré que le sportif, roi de la promo, sourire à deux balles et quasi note parfaite aux exams avait laissé une impression sur elle comme sur tout le monde, et là je parlais pas d’une impression positive.

Par chance, j’avais un début de bon sens à l’époque et j’essayais vraiment de faire de mon mieux pour ne pas sombrer dans le cliché du mec riche et populaire, mais la facilité et le succès font faire de drôles de choses à un gamin en pleine puberté. Et ça peut donner envie, quand la vie n’est plus aussi facile et simple qu’à l’époque. « Tu arrives ou tu pars? » que je finis par relancer, alors que mes prouesses du soir sur le terrain sont de nouveau de retour dans le dossier souvenirs. Derrière, on semble s’en donner encore à cœur joie, et ma mission d’aller remplir les gobelets a été interrompue par les retrouvailles avec la jeune femme – ce que les gars finissent par remarquer à en juger des cris qu’on me lance et des demandes de cocktails qui fusent. « Parce que si tu arrives, je me dis qu’on peut facilement prendre un verre et lancer les paris à savoir qui des autres joueurs risque de se casser la hanche en premier. » valait mieux rire de nos blessures d’adultes. Si la lueur de l’établissement était plus puissante, je pourrais sans doute détailler davantage Loan et voir un peu de quoi elle avait l’air maintenant, plus de 7 ans après que je l’ai vue pour la dernière fois, dans ce bar avec Ben. Elle me semble un peu plus petite, un peu plus trapue. Rien de bien alarmant, probablement qu’il s’agit juste d’une question de fringues, mais tout de même. Le reflet des néons sur ses joues les creusent un peu, et y’a ces cernes que j’aime un peu moins, mais je me dis bien honnêtement que ça ne doit qu’être une question d’éclairage bien dramatique. Elle serait pas là si elle avait pas envie d’y être, non? « Et même si tu pars, ce sera une question de secondes je pense avant que leurs os de crystal ne cèdent. » d’une façon ou d’une autre, elle ne s’en sortirait pas. J’aimais l’idée de passer en mode spectateur pour une fois, et de pas juste être celui qui fonce sur l’équipe adverse en dépit des cassures et des foulures.  

Made by Neon Demon


    to all the hopeless souls
    Bury me inside your garden, under intelligent trees. Beneath the snake and tempting apple, let the roots grow into me. I know I don't deserve you 'cause you don't know the real me. Will you be able to forgive me, after I burn the city down?

    :citrouille::
     
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : trente-deux années de galère et c'est loin d'être terminé.
SURNOM : Loan, c'est suffisamment court, tu crois pas ?
STATUT : Célibataire.
MÉTIER : Elle enchaîne les jobs, elle a déjà travailler dans plusieurs bars de la ville, mais aujourd'hui elle est de retour au McTavish en tant que serveuse.
LOGEMENT : #103 Toowong. Un appartement qu'elle partage avec Noa.

POSTS : 163 POINTS : 350

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : elle a un fils de septs ans, Adam, fruit d'une nuit passée avec un type qu'elle connaissait à peine ≈elle est allée à la fac de Sidney ≈ elle avait six ans lorsque son père a quitté le domicile familial, elle ne l'a plus jamais revu ≈ sa mère est morte, lui laissant un paquet de dettes à régler ≈ elle a disparu de la circulation ces dix derniers mois.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :
( TBBC ) friends are the family we choose for ourselves. arthur + noa + pique-nique à la française



benoan + there is no such thing as a perfect parent so just be a real one. benjamin
RPs EN ATTENTE : camille
PSEUDO : Pearlizz (Jess).
AVATAR : Kate Mara.
CRÉDITS : schizophrenic (avatar.) ceriztoxic (signature.)
DC : Théodora Hazard-Perry.
INSCRIT LE : 11/08/2017
http://www.30yearsstillyoung.com/t16388-whatever-it-takes-loan http://www.30yearsstillyoung.com/t16456-loan-i-m-worse-at-what-i-do-best http://www.30yearsstillyoung.com/t16458-loan-levinson

MessageSujet: Re: LOAN&MATT ▲ trials of the past   Lun 4 Sep - 21:10



trials of the past.
©crack in time

Un léger éclat de rire échappa à Loan face à la réaction de Matt alors qu’elle venait de jouer les pimbêches. Mais le sourire qu’elle affichait disparût presque aussitôt lorsqu’elle reporta son attention sur le bâtiment dans lequel elle s’apprêtait à rentrer avant que le jeune homme ne l’interpelle. Amanda Caulkins. Encore une tête qu’elle n’était pas pressée de revoir. Cette fille était le stéréotype de la fille insupportable et pourtant, elle était amie avec tout le monde et tout lui réussissait. Loan imaginait parfaitement que sa petite vie à elle devait être aujourd’hui tout aussi parfaite que son parcours au lycée. Elle devait avoir aujourd’hui un mari aimant, une jolie petite maison en banlieue avec piscine, deux beaux enfants et un labrador pour venir parfaire le décor. Une image parfaite derrière laquelle se cachaient probablement bien des secrets. Mais qu’importe… Ce qui était sûr, c’est qu’au rappel de la fameuse Amanda, Loan avait d’autant moins envie de franchir les portes. C’était idiot de redouter à ce point, n’est-ce pas ? D’autant plus que Matt ne semblait pas se rappeler d’elle – hormis à propos de cette soirée qu’ils avaient passé “ensemble” il y a plus de sept ans, alors pourquoi les autres personnes de sa promotion se souviendraient-elles d’elle ? Il n’y avait pas de raison. Elle n’avait été qu’un souffre-douleur durant les années lycée et ils étaient tous passé à autre chose à présent. « Ai-je un jour seulement eu un peu d’estime pour toi, Matt McGrath ? » argua-t-elle dans un sourire en coin, surtout pour le taquiner plus que tout autre chose. Evidemment qu’elle l’avait un jour estimer. Si ce n’est durant toutes les années lycée d’ailleurs. Il n’avait pas été comme les autres avec elle, à rire d’elle ou à simplement l’ignorer et la croire transparente. Non, il avait été celui qui prenait sa défense quand les choses allaient trop loin. Mais inutile de revenir là-dessus. « Tu m’en vois ravie. » ajouta-t-elle ensuite alors que Matt faisait une nouvelle remarque quant à ses chevilles. Un vague sourire flottait sur les lèvres de la jeune femme alors qu’elle observait le brun. Les répliques de la belle n’étaient pas aussi cinglantes qu’elles auraient pu l’être, c’en était définitivement à croire qu’il y avait une espèce d’aura autour de ce lycée qui vous forçait à redevenir l’adolescent que vous étiez à l’époque.

Finalement le jeune homme reprit la parole en lui demandant si elle arrivait ou si elle repartait déjà, proposant au passage de lancer les paris sur l’ancienne équipe de rugby de l’école où chaque membre semblait vouloir se prouver quelque chose ce soir. Anciens joueurs qui semblaient avoir remarquer à présent la présence de la jeune femme et qui semblaient avoir besoin de Matt pour faire le ravitaillement. « Que j’arrive ou que je m’en aille, tu ne me laisses pas vraiment le choix, c’est ça ? » demanda-t-elle dans un nouveau sourire en coin avant de jeter un coup d’œil supplémentaire en direction du bâtiment où se déroulait la fête. C’aurait été idiot de toute façon de faire bêtement demi-tour alors qu’elle s’était habillée et avait fait le chemin jusqu’ici. « Je crois que je peux au moins t’aider à leur apporter à boire avant qu’ils ne te prennent pour cible. » Un nouveau sourire et ils prennent tous les deux la direction de l’entrée de la salle. La musique se faisait un peu plus forte alors qu’ils progressait dans le couloir et les lumières colorées dansaient sur les murs. Loan imaginait que l’ambiance devait ressembler aux bals auxquels elle n’avait jamais assisté. Et puis finalement, ils arrivèrent réellement dans la salle et c’est non sans un énorme nœud à l’estomac qu’elle observa l’environnement. Des têtes qui n’avaient pas changées, des comportements semblables à ce qu’ils étaient à l’époque pour certains tandis que d’autres ne semblaient pas vraiment vouloir se mêler à la foule. Loan repéra le bar dans le fond de la salle, mais elle n’eut pas le temps de faire un seul pas qu’une harpie s’approchait d’eux. « MATTY ! » Amanda était bien évidement là. La jeune femme n’avait pu faire autrement que de sursauter en voyant ce sourire trop large qui dévoilait des dents parfaitement blanches. Est-ce qu’elle était seulement humaine cette fille ? Le regard des deux jeunes femmes se croisèrent et la poupée sembla en perdre de sa spontanéité. « Tu es venu avec Loan ?! » Cette voix de crécelle qui vous en donne froid dans le dos. « Ne t’en fais pas, tout n’est pas perdu pour lui, on n’a fait que se croiser à l’entrée de la salle. » Tentant un sourire forcé à son tour Loan avait pris un air compatissant tout en tapotant l’épaule de la jeune femme avant de la contourner sans un mot de plus avant de prendre la direction de la table qui servait de bar. La table attenante servait de buffet et tandis qu’elle faisait le plein de boisson, elle jeta un coup d’œil par-dessus son épaule pour voir où en était Matt. Amanda lui tenait toujours la jambe et il ne semblait pas des plus ravis. Elle n’avait pas la moindre idée de ce qu’il pouvait se raconter par-là, mais elle imaginait qu’il y avait eu un bref commentaire à propos de la jeune femme avec qui il était rentré avant de dévié sur le sujet passionnant qu’était Amanda Caulkins. Loan en avait presque terminé avec les boissons lorsque Matt revint finalement vers elle. Elle venait de le lâchement l’abandonner et elle ne savait pas trop quelle serait la réaction du jeune homme, ni-même s’il avait fini par avoir un flash de la fille qu’il avait connu au lycée. « Elle a fini par te laisser partir ? »




how can you achieve the things you believe ? your aim is too high. oh it's hopeless. you'll just disappoint so start accepting that failing is your skill.


Revenir en haut Aller en bas
avatar
la gueule d'ange
la gueule d'ange
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 32 ans (15/04)
SURNOM : chaton, ça le fait.
STATUT : célibataire don't care.
MÉTIER : propriétaire de death before decaf, coffee shop le jour, bar le soir.
LOGEMENT : #15 toowong : une maison bordéliquement cool où il y a parfaite (aheum) colocation entre Patacroute, l'héritier canin, et Lene, la reine du caractère de merde.

POSTS : 937 POINTS : 765

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :

RPs TERMINÉS : AndersAlexLeneHeidiLenemattersCoraLene #2 Lene #3BenKane
PSEUDO : hub
AVATAR : dave franco
CRÉDITS : tears of flight
DC : l'autre McGrath & queen Ariane
INSCRIT LE : 08/03/2017
http://www.30yearsstillyoung.com/t14051-matt-if-only-for-the-story http://www.30yearsstillyoung.com/t14105-matt-ain-t-no-rest-for-the-wicked

MessageSujet: Re: LOAN&MATT ▲ trials of the past   Ven 8 Sep - 5:30


trials of the past
Loan & Matt
So young, so how were you to know. You're a carrier of the light inside of you. Glows green in the pitch black night, can't tell anyone it's hurting you. Hold it in cover up, pull up your sheets. What to be, down cruising in the ocean, and sin it's due. I got to sit up, for my heart to come down.

Qu’on dise que je suis rassembleur, que je suis pas du genre à laisser personne derrière, ou simplement que je suis foncièrement heureux de la revoir après l’avoir suivie un brin à distance sur les réseaux sociaux depuis la dernière fois où je l’ai vue, Loan capte tout de suite qu’elle est pas prête de pouvoir dégager le pot de colle au sourire légèrement alcoolisé que je lui offre. « C’est exactement ça. T’as toujours été plus brillante que moi. » j’hausse les épaules, prenant pour acquis que si elle jouait au jeu de la pique, aux remarques pleines de sarcasme, c’était parce qu’elle avait ce niveau, qu’elle était allumée. À mon souvenir, elle faisait pas non plus partie de la racaille qui se retrouvait en fin de peloton les examens passés, mais ça, c’était encore un peu nébuleux. Mes grands yeux brillants et mes quelques supplications paient finalement, et elle cède à ma proposition en acceptant au passage de me donner un coup de main pour ramener gobelets et rafraîchissements aux joueurs de pacotille à l’autre bout du terrain. Je sens bien qu’elle n’est pas tout à fait à l’aise, qu’elle cherche sa place, qu’elle a probablement pensé passer 15 minutes pour se barrer ensuite - autant profiter de sa présence avant qu’elle ne s'éclipse tiens. « Je prends. » satisfait de l’avoir convaincue, presqu’autant que Ben lorsqu’elle l’a choisi à ma place cette fameuse soirée à Sydney, je passe devant, lui ouvre la porte, et l’intime à entrer. Des couleurs de casiers à perte de vue, un linoléum ciré, la musique des 90’s qui résonne jusqu’à nous, l’ambiance est entre le cliché de films pour adolescents, et la bonne nostalgie. Repasser dans ces coins me fait encore un peu d’effet, et l’adaptation n’est pas totalement passée même si j’y suis depuis plus d’une heure déjà. Il faut dire qu’il s’en est passé des choses depuis, et que le Matt qui étudiait dans cette salle de classe, là, et qui embrassait Eliana dans ce recoin ici, et qui avait laissé ses potes copier son devoir par devant, ne ressemblait plus du tout au Matt d’aujourd’hui - ou du moins, il l’avait perdu entre Londres et le reste. Un silence confortable s’installe entre Loan et moi, je la laisse faire ses marques, trouver ses propres points de repère, le sourire qui se rend à ceux qui nous passent alors qu’elle semble encore perdue dans ses pensées. Je repère l’auditorium plus loin, pense même à l’y inviter en souvenir des pièces de théâtre auxquelles on était forcés d’assister et qui étaient toujours horribles et mal jouées - mais le devoir nous appelle et bien vite, on rejoint la cafétéria. Table à alcool en vue, un pas et c’est le vrai, le seul, l’unique cri que Loan avait prononcé plus tôt qui résonne dans nos oreilles. Quand je disais que de le mentionner la faisait apparaître. « Seigneur, Loan, non, je, fais pas ça.... » c’est de l’horreur, c’est de la peur, profonde et palpable qu’elle pourra lire dans mes pupilles et qui visiblement ne suffit pas maintenant que c’est son dos qu’elle m’offre, et que les griffes d’Amanda se resserrent sur mes épaules. Je déglutis difficilement. « Matty, t’es toujours aussi beau! Tu me racontes ta vie? » je jure que ces notes aiguës ne sont pas normales, qu’elle fait exprès, que ça fait partie du personnage, de la blague. Ses faux ongles fushia dégoulinant se pressent contre le tissu de mon t-shirt, je me redresse, faiblard. « Oh, tu sais, la routine rien de bien intéressant. » je le feel pas du tout. J’ai pas envie d’être moche avec elle, j’ai pas envie de la faire chier, mais je n’ai pas non plus envie de m’éterniser. Mon plan initial me semblait beaucoup plus cool que de devoir jouer de pincettes avec Caulkins pour m’assurer de ne pas l’avoir collée à mes baskets jusqu’à minuit. « Tu es allé à Londres et là tu reviens? C’est excitant! » bah voilà, pas besoin de lui faire la conversation, elle la fait pour moi-même ayant apparemment stalké ce que j’avais pu dire de notre séjour anglais depuis la remise des diplômes. « Ça se gère. » les mains dans les poches, je sens encore ses doigts effilés qui me prennent en grippe, qui m’immobilisent, mes yeux qui se font violence pour ne pas avoir l’air d’implorer, de rêver de quiconque pouvant me sortir de là.  « T’as l’air occupé Matty… on pourrait aller prendre un verre un de ces jours, pour se rappeler le bon vieux temps. » je me sens mal, affreusement mal. Là où d’autres l’auraient juste rejetée comme une tâche de laquelle on se débarrasse vite fait bien fait, j’ai pas non plus envie d’être mauvais et cruel, elle m’a rien fait en somme, je suis juste pas son public cible. « Ouais, je… je te dirai, c’est pas mal le chaos mon horaire ces jours-ci. » et non, pas de mensonge ici. Entre l’ouverture du café, l’emménagement chez Lene et la dispute avec Ginny, j’avais pas vraiment le temps de me poser correctement - mon excuse était donc absolument legit. « Tu trouves quand même du temps pour voir Levinlourde. » Amanda fait un pas en arrière, déçue fort probablement, pleine de remontrance. Et je dois avouer que je capte pas du tout ce qu’elle avance, que j’ai l’expression fermée, que je dois pas avoir l’air du type malin au-dessus de ses affaires qu’on me voyait arborer habituellement. Ça me dit quelque chose, mais c’est tellement vague que j’ose à peine m’avancer. « Qui? » je vois pas, je comprends pas, et elle ne s’en réjouit que trop. S’humectant les lèvres, elle retrouve celle qui m’a lâchement abandonné quelques minutes plus tôt, complétant sa pensée avec la voix bien trop ravie pour en être juste. « Me dit pas que t’as oublié son surnom, à Loan?  » damn, fuck. Je remarque à distance la brunette qui s’affaire à empiler les verres, et c’est comme le déclic, l’alleluia, la consécration - ou presque. C’était de là que son visage m’était encore plus familier, c’était ça cette impression qu’elle m’avait laissée en me donnant son nom, ses années ici. Pas comme si ça l’avait décrite à mes yeux, mais assez pour comprendre pourquoi elle semblait se traîner les pieds plus tôt, pourquoi elle n’était jamais entrée dans les détails sur sa scolarité à Brisbane. Quel con. « Oh. Bon.... bonne soirée. »

Amanda restera dans son coin pour la suite, et je sens bien trop son regard qui s’intensifie dans ma direction, comme si ça allait me convaincre de lui filer mon numéro, de prendre le sien. Je finis par me placer à la hauteur de Loan, les flashbacks qui me reviennent doucement, le malaise qui est palpable. Si elle savait à quel point je trouvais les cliques stupides, si elle se doutait à quel point le fait qu’elle n'ait pas fait partie de l’équipe des cheerleaders avec Caulkins lui rajoute du potentiel et pas l’inverse - mais ces séquelles que son cursus ici avaient dû lui laisser devaient pas être du tout sympathiques à ressasser. « Avec elle le truc, c’est qu’elle te laisse partir pour mieux surgir d’un coin noir la minute d’après. Je serai plus en sécurité maintenant que je suis sur son radar. Merci, vraiment. » que je finis par annoncer faussement frustré aux côtés de la jeune femme qui finalise le dernier verre. Pas besoin de faire dans la grande révélation, j’allais juste être plus attentif et moins con pour la suite - ou du moins, je tenterais. « On fait un détour avant d’y retourner? » j’attrape quelques verres, elle m’imite, et l’envie de ne pas tout de suite lui imposer un autre bain de foule avec des mecs qu’elle a dû détester since day one me motive. À savoir, elle doit tout autant me mépriser, mais soit, elle est toujours là, autant essayer de lui faire vivre un bon moment et chasser au passage ses mauvais souvenirs. « Quand tu m’as dit à l’époque que t’étais venue ici au lycée, t’as pas trop donné de détails... » j’emboîte le pas, enclenche la discussion, l’invite à me suivre d’un sens, puis de l’autre. C’est facile à trouver puisqu’on était voisins dans le temps, c’est totalement inné, naturel, et bien vite je m’y reconnais lorsque je tourne vers la gauche, puis la droite, et encore la gauche. Et je me poste devant une rangée, le 43 étant anciennement le mien, le 39 le sien. Les vestiges d’un graffiti vulgaire qu’une bande d’idiots avaient fait sur la porte de son casier reste encore un brin apparent malgré le nettoyage intensif qu’ils avaient pu faire sur la porte de métal à l’époque. « J’comprends pourquoi maintenant. » Levant la tête vers elle, j’essaie d’éviter toute forme de pitié, pas du tout dans le mood pour qu’elle se sente comme une pauvre petite fille encore une fois. Juste, j’ai quelque chose à clarifier avec elle pour excuser les nazes qu’on pouvait être à l’époque. « Les ados sont de sacrés cons. J't'apprends rien. T'as plus à t'en faire avec ça, c'est passé, fini, inutile. T'es loin devant, de toute façon. »

Made by Neon Demon


    to all the hopeless souls
    Bury me inside your garden, under intelligent trees. Beneath the snake and tempting apple, let the roots grow into me. I know I don't deserve you 'cause you don't know the real me. Will you be able to forgive me, after I burn the city down?

    :citrouille::
     
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : trente-deux années de galère et c'est loin d'être terminé.
SURNOM : Loan, c'est suffisamment court, tu crois pas ?
STATUT : Célibataire.
MÉTIER : Elle enchaîne les jobs, elle a déjà travailler dans plusieurs bars de la ville, mais aujourd'hui elle est de retour au McTavish en tant que serveuse.
LOGEMENT : #103 Toowong. Un appartement qu'elle partage avec Noa.

POSTS : 163 POINTS : 350

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : elle a un fils de septs ans, Adam, fruit d'une nuit passée avec un type qu'elle connaissait à peine ≈elle est allée à la fac de Sidney ≈ elle avait six ans lorsque son père a quitté le domicile familial, elle ne l'a plus jamais revu ≈ sa mère est morte, lui laissant un paquet de dettes à régler ≈ elle a disparu de la circulation ces dix derniers mois.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :
( TBBC ) friends are the family we choose for ourselves. arthur + noa + pique-nique à la française



benoan + there is no such thing as a perfect parent so just be a real one. benjamin
RPs EN ATTENTE : camille
PSEUDO : Pearlizz (Jess).
AVATAR : Kate Mara.
CRÉDITS : schizophrenic (avatar.) ceriztoxic (signature.)
DC : Théodora Hazard-Perry.
INSCRIT LE : 11/08/2017
http://www.30yearsstillyoung.com/t16388-whatever-it-takes-loan http://www.30yearsstillyoung.com/t16456-loan-i-m-worse-at-what-i-do-best http://www.30yearsstillyoung.com/t16458-loan-levinson

MessageSujet: Re: LOAN&MATT ▲ trials of the past   Jeu 28 Sep - 0:11



trials of the past.
©crack in time

Ce retour au lycée s’avérait être bien plus compliqué que ce que Loan n’avait pu le croire. Ces années étaient loin derrière elle à présent et pourtant, de se retrouver devant ce bâtiment avec pour fond sonore l’équipe de rugby de son époque avait fait remonter en elle tout un tas de souvenirs bien douloureux. Elle n’avait cependant pas eu énormément le temps de s’y attarder ou même l’occasion de faire demi-tour que quelqu’un l’avait rejoint devant le bâtiment. Et ce quelqu’un n’était pas n’importe qui. Matt McGrath, l’un de ces mecs populaire pour lequel elle avait clairement eu un coup de cœur à l’époque et qu’elle avait recroiser quelques années plus tôt. Matt ne semblait pas s’être souvenu d’elle lors de leurs retrouvailles et elle imaginait aisément que s’il l’accostait ce soir, c’était surtout parce qu’il se souvenait d’elle comme étant la nana qu’il avait un jour dragué dans un bar de Sydney et qui s’était barré avec son meilleur pote. Qui sait, peut-être que c’était probablement mieux ainsi. « Déjà en maths à l’époque, mais ça ne semble pas t’avoir marqué plus que ça. » souffla-t-elle dans un sourire en coin alors que le jeune homme soulignait qu’elle avait toujours été plus brillante que lui. Elle n’aurait probablement pas avancé ce genre de chose, mais que ça soit vrai ou pas, ça n’en restait pas moins plaisant à entendre. Et quoi qu’il en soit, même si Loan n’avait jamais vraiment briller de ses notes, faisant au mieux pour étudier entre deux services là où elle bossait à l’époque, les maths avaient toujours été une évidence pour elle et ses notes avaient toujours été dans les meilleures de la classe. Quoi qu’il en soit, elle n’ajouta rien de plus et accepta finalement de rester au moins le temps d’un verre. Après tout, il s’agissait de ce qu’elle s’était mis comme objectif lorsqu’elle avait décidé de mettre un pied à cette soirée d’anciens étudiants, alors pourquoi refuser ? Le sujet jusqu’à la salle où avait lieu la fête se fit dans un silence presque religieux. Loan n’avait plus remis les pieds dans cette établissement depuis qu’elle avait obtenu son diplôme et même si elle avait clairement cru qu’elle avait fait du chemin depuis et qu’elle était passée au-dessus de tout ce qui avait pu arriver entre ces murs, le malaise qu’elle ressentait présentement ne faisait que prouver qu’elle s’était leurrée durant toutes ces années. Toujours silencieux, ils poussèrent les portes de la salle et furent rapidement accostés par celle qui semblait refiler des boutons aussi bien à Loan qu’à Matt ; Amanda Caulkins. Il n’en n’avait pas fallu beaucoup pour que la brune ne décide de prendre congé pour aller servir les verres qui serviraient de ravitaillement à l’ancienne équipe de rugby.  Croiser la jeune femme semblait presque inévitable dans ce genre de réunion, malgré tout, Loan ne se sentait clairement pas prête à un véritable face à face. Le simple regard que la blonde surfaite avait pu lui lancer avait suffi à la jeune femme pour l’enfoncer dans sa peau d’étudiante et rien ne pourrait empêcher ça, pas même la supplication de Matt qui lui parvenait comme une voix lointaine. Ça n’était clairement pas la meilleure réaction qui soit et c’était lâche de sa part de faire un tel coup au jeune homme alors qu’il lui avait fait comprendre quelques minutes plus tôt qu’il n’avait pas particulièrement envie de croiser la jeune femme ce soir. D’autant qu’elle imaginait aisément que cette rencontre permettrait de rafraîchir la mémoire du grand brun et elle ne tenait pas particulièrement à croiser son regard lorsqu’il finirait par se souvenir de l’adolescente qu’elle était.

C’est finalement après quelques longues minutes – quasi toutes les boissons avaient été servies – que la jeune femme senti à nouveau la présence de Matt à ses côtés. Sans même lui lancé un regard, elle avait tenté une brève plaisanterie sur la rencontre qui venait d’avoir lieu et un sourire lointain se dessina sur les lèvres de Loan alors que son voisin annonçait qu’il y avait peu de chances pour qu’elle revienne vers lui à présent qu’elle l’avait abandonnée pour rejoindre Levinlourde. Ou peut-être n’était-ce que parce qu’elle l’avait mal pris le fait qu’il l’abandonne pour rejoindre une autre fille, tout simplement. « Tu m’en vois navrée, vraiment. » Terminant le dernier verre, la jeune femme redressa finalement la tête et croisa le regard de l’ancien joueur de rugby. Elle lui adressa un nouveau maigre sourire puis haussa ensuite les épaules lorsqu’il lui proposa de faire un détour avant de retourner au stade. La nouvelle Loan avait pour habitude d’être un peu plus loquace, mais de toute évidence, l’adolescente avait repris le pas sur la jeune femme qu’elle était devenue et elle se contenta alors de suivre le grand brun après avoir attrapé quelques verres. Une balade ou le stade… Quelle importance au final, si ce n’est que cette petite balade ne ferait que retarder un peu plus le moment où elle pourrait regagner son appartement. Matt ne semblait de toute évidence pas prêt à la laisser partir de sitôt… Allez savoir pourquoi d’ailleurs. « Ce n’est pas comme si y avait une tonne de détails à donner... C’était le lycée, mis à part suivre les cours, je n’ai pas fait grand-chose dans le coin. Si j’avais été cheerleader à l’époque, tu te serais certainement souvenue de moi et je n’aurai pas eu besoin de te donner plus de détails non plus. » A nouveau, la jeune femme haussa les épaules. Son ton avait été assez plat. En réalité, quels détails auraient-elle pu donner lors de leurs retrouvailles ? "Mais si, tu sais, la nana au casier proche du tien et qui se faisait emmerder continuellement, tu remets ?" Pathétique. Ce qu’elle lui avait dit à l’époque était suffisant, elle avait été une étudiante parmi tant d’autres, affublée d’un surnom affreux. Au fur et à mesure qu’ils avançaient, Loan reprenait ses marques dans le lycée. Plus ou moins. Tout du moins assez pour savoir où leurs pas allaient les mener. Et comme de juste, ils s’arrêtèrent face à une rangée de casiers. Là où se trouvait toujours les leurs d’ailleurs et un frisson lui parcourut l’échine alors qu’elle constata que le graffiti qui lui avait été destiné n’avait toujours pas totalement disparu de la porte. « Ca te fait regretter d’avoir tenté ta chance y a huit ans ? » souffla-t-elle tout en tentant de prendre un air détaché alors qu’elle adressait enfin un coup d’œil à son interlocuteur. Peut-être qu’en connaissance de cause, il aurait fini par se reculer de lui-même. Ou pas. Qui sait… Après tout, même si elle était plutôt du genre transparente à l’époque, Matt n’avait jamais été de ceux qui lui cherchaient des poux, au contraire, il avait même pris sa défense à l’une ou l’autre occasion. Peut-être aussi parce qu’à l’époque, elle avait en quelque sorte pris la sœur du jeune homme sous son aile – sœur qui ressemblait bien plus à Loan qu’elle n’aurait pu le penser d’ailleurs, vu le statut de la famille McGrath. Mais c’était loin tout ça. Tellement… Matt avait raison, les ados pouvaient être sacrément cons. Le point sur lequel il avait cependant probablement tort, c’était lorsqu’il avançait qu’elle était loin de tout cela à présent. « Ouais… » souffla-t-elle tout en reportant son attention sur ce casier qui avait été le sien durant toutes ces années. Le lycée était loin derrière elle et il s’en était passé des choses depuis… Des tonnes. « Tu veux que je t’avoue… J’ai pas forcément l’impression d’avoir tant avancé que ça depuis le lycée. » C’était la première fois qu’elle énonçait cela à voix haute et il fallait que ça soit à Matt. Peut-être parce que lui avait plus ou moins eu vent de celle qu’elle était adolescente. Que s’il avait fait attention à l’époque, il devait savoir dans quelle galère elle avait évoluée durant toute cette période. Et que dans le fond, même s’ils se connaissaient depuis longtemps, lui, elle ne l’avait pas lâchement abandonné ces derniers mois. C’était différent. Et agréable. « Enfin peu importe… Et toi alors… Qu’est-ce que tu es devenu depuis tout ce temps ? »




how can you achieve the things you believe ? your aim is too high. oh it's hopeless. you'll just disappoint so start accepting that failing is your skill.


Revenir en haut Aller en bas
avatar
la gueule d'ange
la gueule d'ange
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 32 ans (15/04)
SURNOM : chaton, ça le fait.
STATUT : célibataire don't care.
MÉTIER : propriétaire de death before decaf, coffee shop le jour, bar le soir.
LOGEMENT : #15 toowong : une maison bordéliquement cool où il y a parfaite (aheum) colocation entre Patacroute, l'héritier canin, et Lene, la reine du caractère de merde.

POSTS : 937 POINTS : 765

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :

RPs TERMINÉS : AndersAlexLeneHeidiLenemattersCoraLene #2 Lene #3BenKane
PSEUDO : hub
AVATAR : dave franco
CRÉDITS : tears of flight
DC : l'autre McGrath & queen Ariane
INSCRIT LE : 08/03/2017
http://www.30yearsstillyoung.com/t14051-matt-if-only-for-the-story http://www.30yearsstillyoung.com/t14105-matt-ain-t-no-rest-for-the-wicked

MessageSujet: Re: LOAN&MATT ▲ trials of the past   Lun 9 Oct - 23:03


trials of the past
Loan & Matt
So young, so how were you to know. You're a carrier of the light inside of you. Glows green in the pitch black night, can't tell anyone it's hurting you. Hold it in cover up, pull up your sheets. What to be, down cruising in the ocean, and sin it's due. I got to sit up, for my heart to come down.

Évidemment qu’elle pique, j’aurais fait pareil à sa place. Je laisse pourtant échapper un petit rire, parce qu’elle a cette répartie qui est venue avec les années, qui a su me marquer quand je l’ai revue ce soir-là avec Ben, où j’ai manqué le coche en ne lui soulignant pas nos souvenirs communs et surtout les railleries dont les autres étudiants ont pu la traiter. « Tu sais ce qu’on dit à propos de la mémoire et des mecs... » que je chante, la voix innocente, la mine qui l’est toute autant. C’était pas dit que j’allais m’en sortir avec ce préjugé à la con, mais fallait pas qu’elle le prenne mal en vrai. Au lycée, j’étais tombé dans la potion de popularité assez vite et même si je m’en plains pas du tout, ça avait donné tout un tas d’inégalités dès les premiers jours de mon cursus jusqu’aux derniers. J’avais tenté de garder le moindrement de bonnes valeurs, mais y'avaient des journées moins bonnes que d’autres. Si j’étais plutôt satisfait de pas avoir laissé un souvenir trop dégueulasse à Loan, c’était pas dit que ça passerait crème surtout avec ce qu’Amanda avait pu balbutier quelques minutes plus tôt. « Non, mais en vrai, je me serais souvenu. C’est pas tous les jours qu’on retombe sur une demoiselle en détresse qu’on a pu sauver. » et j’abuse, je le sais, je teste un peu trop fort, j’accroche même mes rétines aux siennes pour voir comme elle rebondira à ça, si ce sera le revers de la porte de son ancien casier mal fermé qui me volera en pleine gueule ou si elle en rira de bon coeur. Parce que c’est derrière nous, parce que ça ne l’a pas qualifié ce soir, ni jamais d’ailleurs. Parce que d’avoir vu ce que ce genre de comportements ont pu faire à ma propre soeur, j’étais pas du tout du côté des bullies. Et ça, Loan le savait mieux que quiconque. « J’rigooooole. » que je désamorce tout de même, inquiet pour ma tronche d’ange. Parlant de nostalgie, la voilà qui ressasse elle-même nos retrouvailles d’il y a à peine 7 ans, et de comment, si j’avais eu tous les éléments en tête, j’aurais changé de cible. Très drôle ouais, et puis quoi encore, elle s’était pas vue?  « Pas du tout. Regretter de pas l’avoir utilisé à mon avantage, yep. Genre tu m’en dois une. » je m’appuie sur le mur de métal derrière nous, laissant mes jambes céder et m’installant en indien comme tant de fois avant au sol. On passait nos pauses entières à larver ici, à parler des prochains matchs, à regarder passer les jeunettes en vrai défilé de mode, à s’envoyer des oeillades et des blagues salaces. Le simple geste me ramène des années en arrière, et c’est un aller simple vers memory lane que je partage avec la blonde, l’invitant à me rejoindre au sol comme amende honorable. « Ok, ok, j’arrête. C’est con. » ma voix est un peu plus calme, un peu plus sérieuse aussi, du moins, de ce que je tente. Peu importe d’où elle sortait, peu importe celle qu’elle pouvait être jadis, je ne la sentais pas aussi fragile, plus aussi fragile qu’elle aurait pu être. Loin de la gamine désespérée, désemparée, loin de l’impression d’être perdue, de vouloir fusionner avec la sortie, de n’être qu’une loque sans mission viable, sans raison d’être. Elle prend place, et je lève la tête dans sa direction, résistant à l’envie de lui ébouriffer les cheveux comme je le faisais avec Ginny quand certaines situations la dépitaient au point qu’elle se refermait comme la plus scellée des huîtres. Mais je ne fais que lui tendre un des verres prévus pour le team, duquel ils devront se passer sans que je puisse partager une seule once de culpabilité pour eux. « Déjà, t’es revenue, ce qui montre que t’es le moindrement ok avec tout ça, avec le passé. » et Loan qui semble ne pas du tout être d’accord avec cette impression que j’ai qu’elle a changé, qu’elle a grandi, pour le mieux. La voir ici est quand même un petit pas supplémentaire, pas un énorme puisqu’elle semble au bord de se barrer, au bord de l’inconfort, mais tout de même, on fait du progrès.    

L’habituel revirement de situation qui me prend tout sauf au dépourvu, et elle me renvoit la question, le commentaire. Et Matt lui, comment il s’en sort? « Bwarf, si c’est le concours de qui a le mieux failé, je pense pouvoir me hisser bien en haut du top. » surtout aujourd’hui, surtout depuis quelques semaines. Ça va pas, ça va probablement pire encore que lorsque tout a chamboulé et qu’on a filé à Londres. Hop, on y va pour un round de plombage d’ambiance, présenté gracieusement pour vous par Matthew McGrath et ses nombreuses frasques de bel idiot de première. « Pas de diplômes, pas de mariage, pas de gamins. Rien d’autre qu’un local acheté et retapé, un p’tit commerce que je tente. » le coffee shop avait l’air bien cool sur papier, bien impressionnant pour ceux qui me voyaient lancer ça avec le sourire aux lèvres et l’espresso bien relevé, mais la vérité, c’était que j’avais passé 6 ans à noyer mes échecs scolaires dans des pubs anglais ringards, à multiplier les conneries pour cause de devoir fraternel à assumer alors qu’on m’avait jamais rien demandé. Surtout pas de gâcher des vies.  « Oh, et ma famille me parle plus du tout. Bah, une partie m’ignore et l’autre partie, je l’ignore. Sympa en prévision du futur dîner de Noël. » parlant d’eux, autant statuer. Une longue lampée de cocktail plus tard, et c’est un silence de mort qu’on partage. Si le jeune Matt et la jeune Loan avaient été là à nous écouter, y’avait fort à parier que leur avenir peu reluisant ne leur aurait pas du tout fait envie. Toujours mieux d'en rire, comme toujours. « J’suis sûr que je gagne, là. »

Made by Neon Demon


    to all the hopeless souls
    Bury me inside your garden, under intelligent trees. Beneath the snake and tempting apple, let the roots grow into me. I know I don't deserve you 'cause you don't know the real me. Will you be able to forgive me, after I burn the city down?

    :citrouille::
     
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: LOAN&MATT ▲ trials of the past   


Revenir en haut Aller en bas
 

LOAN&MATT ▲ trials of the past

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
30 YEARS STILL YOUNG :: 
brisbane, australie.
 :: toowong :: st anthony's school
-