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 lost in translation (noa)

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ÂGE : 20 ans (19.11.1996)
SURNOM : Elle s'appelle en réalité Andrina mais Nina, c'est plus court.
STATUT : Officiellement en couple avec Simon Adams, elle se considère néanmoins libre comme l'air.
MÉTIER : Fait des études de management, formation en alternance chez HANNAH.
LOGEMENT : Entre le #209, à Pine Rivers et le grand manoir des Gilmore à Bayside.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Princesse sans couronne, hard feelings/loveless, après moi le déluge, bonne mais débile, le corps électrique, ouragan Andrina.
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MessageSujet: lost in translation (noa)   Mer 30 Aoû - 20:21




≈ ≈ ≈
{ i was told when i get older all my fears would shrink
but now i'm insecure and i care what people think  }
noa ✰ andrina
« On attend quelqu'un ? » lâche-t-elle après un soupir agacé, brisant le silence écrasant qui régnait dans la pièce. – Oui, lui répond sèchement la figure maternelle, ce qui ne l'avançait pas plus.

Nouvelle notification.
Simon - Message : On peut se voir aujourd'hui ?
Ses doigts tapotent l'écran avec maîtrise.
- Je vois ma mère aujourd'hui. Ce soir ?
Simon - Message : Ok.
Clic. Verrouiller.

Lassée de dérouler des mètres de fil d'actualité Instagram, elle pose son téléphone à côté d'elle, s'enfonce dans le moelleux du fauteuil puis rejette la tête en arrière pour fixer les boiseries au plafond. La suite dans laquelle sa mère réside est très luxueuse, le personnel est aux petits soins pour l'ex reine de beauté reconvertie en animatrice télé. Tout le long de sa vie et de sa carrière, on avait vu son visage sur le petit écran et beaucoup de personnes la reconnaissaient dans la rue, elle était traitée comme une célébrité. Pour elle, sa mère avait plus souri à des millions d'inconnus qu'à elle, sa propre fille. Et l'époque où elle était admirative de sa beauté et de toutes ses manière est bien loin derrière elles. Aujourd'hui, la femme qui se trouvait assise à ce bureau, en train de parcourir des yeux des courriers et des dossiers pour le travail, ne lui inspirait plus grand chose. Elle s'était résignée à ne plus chercher les raisons de son manque d'affection envers elle. Elle n'avait rien fait. Andrina n'avait jamais voulu ça. Elle aurait préféré connaître tous les bonheurs derrière le mot 'maman' et elle lui aurait rendu la pareille, comme tous les enfants qu'on choie et qui ont bon caractère. Reflet de leur famille disloquée, elle appelait sa mère par son prénom et leur comportement se rapprochait plus d'une relation entre collègues qu'entre une mère et sa fille. Quand elle était convoquée, elle s'y rendait, elle était ici par devoir en quelques sortes et n'avait même pas cherché à connaître la raison. Elles menaient leur vie séparément, oubliant tout lien filial. Sa mère n'avait jamais souffert de leurs entrevues très espacées dans le temps et elle non plus, privilégiant le téléphone pour régler toutes leurs affaires. Toc, toc. Elle relève la tête, snap!, la bulle de chewing-gum lui éclate sur le visage et des morceaux restent collés, elle grimace. Malgré son petit tracas, elle ne rate rien du mouvement de nervosité de sa mère (elle a touché longuement le pendentif de son collier) avant de se lever pour aller ouvrir. C'est visiblement l'autre personne. Il y a un sas entre l'entrée de la suite et le salon, lui empêchant de découvrir le visage du nouvel arrivant tout de suite mais elle entend la conversation. – Ani-, Noa. Bonjour, on attendait plus que toi, l'accueille sa mère d'une voix mielleuse. Elle entend un tintement de bijou, soit une poignée de main, soit un câlin. Elle note tout ce qu'elle perçoit pendant qu'elle use de l'écran de son téléphone comme un miroir pour ôter les dernière traces de gomme goût menthe- citron. Des pas, deux silhouettes. Cailin et la fille de l'autre jour. Elle la reconnaît tout de suite. Ignorant son identité, Andrina à pour premier réflexe d'honorer le nom des Farrell en faisant maîtrise des convenances et de la politesse. Elle se lève, un sourire courtois en guise d'ouverture pour saluer la jeune femme. « Bonjour, Andrina Farrell. » Mais un hoquet lui fait tourner la tête vers sa mère, cette dernière a fait volte-face pour visiblement cacher ses pleurs. Quelque chose lui échappe, c'est évident. La première fois qu'elle avait croisé cette Noa, elle était également en compagnie de sa mère qui pleurait déjà. – Noa, dis-lui, je... sanglote-t-elle. Son attention revient sur l'interessée, à qui elle lance un regard interrogateur.



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MessageSujet: Re: lost in translation (noa)   Ven 1 Sep - 21:54



J'avais trente quatre ans et autant d'année derrière moi à me demander qui j'étais vraiment. C'est une question récurrente chez les personnes adoptées. J'en ai connu plusieurs, j'en connais encore. On a beau être épanouie, se sentir bien dans nos pompes, avoir une famille adoptive aimante et qu'on aime plus que tout, il nous manque quand même quelques choses. Je sais depuis toujours que j'étais une enfant indésirée, arrivée trop tôt dans la vie de deux êtres qui n'étaient pas prêt. Au fond, je ne pouvais pas leur jeter la pierre, j'accompagnais des jeunes qui tombaient enceinte bien trop tôt à mon goût et que je voyais terrifiées par la nouvelle, terrifiées d'un tel bouleversement. Parfois désiré, parfois imprévu. Toujours un gros manque d'information quand à la sexualité, la contraception. Tout le monde n'était pas égal face à la prévention, face à l'éducation. Certains sujets pouvaient être tabou dans certaines familles. On a beau dire que tous les jeunes vont à l'école mais tous les jeunes n'ont pas le même soutien une fois rentrer chez eux. Certaines jeunes femmes n'ont jamais dis à leurs parents qu'elles avaient même leurs règles, certaines jeunes gens n'ont jamais vu un préservatif alors qu'ils ont une sexualité active. Je ne jette la pierre à personne. Mais quand il s'agit de ses propres parents, quand on est directement concerné, tout change, tout devient beaucoup plus délicat, plus subjectif. La raison et la théorie ont beau être présent quelques part dans ma tête, c'est à mon cœur de parler cette fois ci. Et mon cœur est rancunier. Mon coeur est difficilement atteignable.
Un coup de téléphone. Un mot. Mon prénom, pas Noa. Non, mon prénom, Anita. Celui qu'on m'avait donné à la naissance, celui qui était mort, celui que personne n'utilisait car personne n'en connaissait l'existence. Noa était pour moi une renaissance, une nouvelle vie. Mais il est vrai que jamais je n'avais oublié que ce n'était pas vraiment moi. J'étais toujours Anita Levy. Sans racine, sans histoire, sans ancêtre. Mon enfant avait été riche, j'avais des tonnes se souvenirs à raconter, plus ou moins douloureux, mais jusqu'à mes dix ans, je ne pouvais pas parler de "mes parents". Juste de familles d'accueil, de foyer, de personnes que j'avais croisé qui m'avaient plus ou moins marquer. Mais jusqu'à dix ans, j'avais manqué de beaucoup de choses. Cette voix c'était la voix de ma mère, et elle faisait partie de ces choses qui m'avaient manqué. Un coup de tonnerre dans mon cœur, un coup d'éclat. Déstabilisée, j'avais tout fait pour connaitre l'identité de cette femme. Elle avait finis par me rappeler plus tard. Un jour, une heure, un lieux et voilà le rendez vous était donné.

On ne pouvait pas parler de retrouvaille puisque pour moi, je n'avais jamais rencontré mes parents. C'était un point de départ, une remise à zéro. Je ne savais pas si elle serait seule ou accompagnée. Si elle filait le parfait amour avec mon géniteur ou si elle avait une autre vie. Elle était si jeune, tout est possible en trente quatre ans. Finalement, elle était seule. Son visage m'était familier, sans mauvais jeu de mot. Comme si je la connaissais et rapidement, je savais où je l'avais vu. Ma mère était donc connu et reconnu. Une célébrité. Animatrice. Je n'étais pas accro à la télévision, je ne l'ouvrais que rarement pour me détendre et regarder quelques émission un peu débile qui me réconfortait en me sentant intelligente. Mais le visage de ma mère, je le voyais sur internet, dans des publicités, sur des magazines. Était-ce une blague? Une célébrité en manque de buzz? C'était étrange, j'avais l'impression d'être une bête de foire, un chimpanzé en cage ce jour là. De cette rencontre, je n'en avait retenu que les nombreuses larmes qui avaient coulées sur les joues de Cailin. J'étais très confuse, perdue, sans trop savoir quoi dire, quoi faire, comment réagir. Je n'avais pas ressentie de soulagement, je n'avais pas ressentie de peur. Je n'avais rien ressentie, je crois.

Quelques jours étaient passés. L'indifférence avait fait place à la colère, aux questionnements, à l'envie de vraiment comprendre. Je savais que je devais la revoir. J'ignorais si elle le voulait mais moi, j'avais encore des choses à régler. Nous n'avions finalement pas vraiment parlé, nous n'avions pas échangé grand choses. J'étais peut être passé à côté de mon unique chance. Mais, elle m'avait rappelé. Elle m'avait invité chez elle. Je m'y rendais, sans hésitation. " Ani-, Noa. Bonjour, on attendait plus que toi" On ? J'allais donc faire connaissance avec d'autres personnes? Mon père? Un autre homme? Des enfants? J'avançais à l’intérieur et j'étais impressionnée par la beauté des locaux. Si ma famille, les Jacobs était une famille moyenne avec quelques facilités, c'était loin d'être le confort qu'il y avait ici. Bien que j'avais l'impression que tout était apparence. Qu'il fallait en mettre plein la vue. Je suis Cailin, silencieuse. Je me retrouve face à une jeune femme, grande, la taille fine, les cheveux d'un brun intense. Les mêmes cheveux que ma mère. Les mêmes cheveux que les miens. Il me semblait l'avoir croisé l'autre jour. « Bonjour, Andrina Farrell. » Farrell. Si elle était la fille de ma mère, elle n'était pas la fille de mon père.  " Noa, dis-lui, je... je me demandais si Cailin allait s’arrêter de pleurer un jour. J'ignorais l'effet que cela faisait de rencontrer sa fille aînée pour la première fois mais il semblait qu'elle en soit totalement chamboulée. En tout cas, elle s'était completement défaussée de ses responsabilités. C'était donc mon rôle de dire à tout le monde qui j'étais vraiment? Comme si ce n'était pas assez compliqué... Noa, enchantée... mes yeux se baladent entre Andrina et Cailin, ne sachant comment faire une telle annonce. Je déglutie et me lança. Cailin est ma mère...
biologique.
il m'avait semblé important de le préciser. Personne ne remplacera jamais Daniella.


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MessageSujet: Re: lost in translation (noa)   Sam 16 Sep - 18:48


« Ah. » C'est l'unique son qui traverse ses lèvres après la nouvelle, suivi d'un grand silence, seulement interrompu par les sanglots de sa mère. Elle reste interdite et ses yeux glissent alternativement sur 'Noa' et Cailin pour ensuite fixer définitivement le visage aux grands yeux de biche de leur invitée. La femme n'y est pas allée par quatre chemins et malgré sa franchise, l'information ne provoque aucune réaction particulière chez Nina.  Pas une once d'indignement, de curiosité et encore moins de joie... rien... ou peut-être que cela n'a pas encore assez imprimé dans sa petite tête et qu'elle est juste trop abasourdie pour réagir autrement. Elle aurait pu criser mais les révélations ne s'arrêtaient pas là, Cailin ou l'inconnue lui devaient encore des explications. Elle cligne plusieurs fois des yeux, se force à reprendre contenance et d'une voix posée mais non sans sarcasme, lâche : « Je crois que nous avons des choses à nous dire. » Son regard lourd de sous-entendus dévisage sa mère et elle se trouve d'autant plus contrariée qu'elle a cherché à fuir son regard. Les hostilités sont lancées, disons-le, Andrina n'est pas là pour écouter avec compassion son ex-reine de beauté de mère et, d'après ses déductions, compatir pour les conséquences de ses expériences sexuelles adolescentes. Déjà qu'elle se jugeait bien supérieure à sa génitrice, elle allait carrément crever étouffée par son égo et son sentiment de supériorité (elle se permettait de juger car, comme par hasard, son cerveau avait complètement effacé l'épisode traumatisant d'il y a quelques mois ou, à cause d'une absence de règles, elle-même avait cru être enceinte). Tant d’indifférence n’était pas le résultat d’une quelconque mise-en-scène réfléchie. Elle n’aurait jamais pu penser qu’un tel scénario allait se dérouler devant ses yeux quand sa mère l’avait convoquée. Comment aurait-elle pu ? Premièrement, sa mère était une inconnue pour elle, elle n’avait su que les grandes lignes de sa vie et encore, tout ce qu’elle savait lui avait été raconté par d’autres bouches que celle de la principale concernée. Deuxièmement, elle pouvait facilement croire que c’était une blague, digne d’une fiction comme les Feux de l’Amour. Tout à coup, une inconnue entrait dans sa vie, se présentait comme sa demi-sœur (si elle comprenait bien) et maintenant, il fallait qu’elle sache quoi faire de cette information. De la même manière qu’elle s’adresserait à un collègue ou à un professeur, elle sort son ton le plus professionnel pour interpeller l’autre jeune femme. « Veuillez prendre place, » dit-elle, en désignant les grands sofas en daim. Elle décida de prendre les devants. « Qui veut commencer ? » Elle affichait un air arrogant, totalement enfoncée dans le moelleux du siège, les deux bras sur les accoudoirs, les jambes croisées, elle sondait du regard les deux concernées. Sa mère pleurait toujours, instaurant encore plus de malaise dans une situation déjà délicate. « Votre discours devrait être rodé, non ? Je vous ai vu toutes les deux, si ça se trouve, cela fait des années que vous vous voyez… » Elle commençait à lancer ses hypothèses à tout va, très contrariée par la situation, les secrets et les dissimulations de sa mère ne faisaient qu’intensifier l’antipathie qu’elle ressentait déjà à son égard. De l’inconnue, elle n’attendait rien… si ce n’est de la connaître. Non pas pour connaître sa couleur préférée et l’endroit où elle passe ses vacances, plutôt mourir que de se forcer à copiner avec les fantômes du passé de sa mère. Elle n’était pas une âme charitable et considérait qu’il n’y avait aucune raison valable à ce qu’elle laisse une place dans sa vie pour cette Noa. Personne n’avait le pouvoir de l’obliger à le faire. « Cailin n’a pas l’air en état de s’exprimer, on dirait, Noa. » Elle attend. Elle attend avec un air de chien près à vous sauter au visage. Elle perd peu à peu patience. Son silence sous-entend ‘vas-y, c’est à toi de parler’. Sa mère sanglote trop pour pouvoir se lancer dans des explications alors elle demande directement à l’autre brunette. L’ambiance est glaciale, clairement, Nina hésite franchement à partir car au final, les explications importent peu. Nina avait déjà eu une première impression moyenne de cette fille. Rien que ses vêtements ou son air un peu intimidé par le faste des lieux l’avaient déjà catégorisée à un milieu social inférieur au sien mais l’argent ne faisait pas tout et la façon dont elle réagirait face aux comportements d’enfant terrible de Nina servirait de crash-test. En une phrase, l’héritière Farrell saurait exactement à quel genre de personnalité elle avait à faire, étape nécessaire pour toujours garder le contrôle sur la situation.  



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MessageSujet: Re: lost in translation (noa)   Dim 17 Sep - 22:18



Je n'avais pas l'impression d'être à ma place ici. Je ne faisais nullement partie de cette famille, et si Cailin était ce qu'on appelait ma mère biologique, ce que j'avais mis un point d'honneur à souligner, elle n'était rien de plus. Ce n'était qu'une étiquette qui nous permettrait de mieux nous y retrouver. La réaction de cette autre jeune femme, Andrina, qui semblait être ma demi-sœur, me laissait perplexe. Enfin, si on pouvait parler d'une réaction. Ni joie, ni tristesse, ni incompréhension. Rien n'était visible sur son visage. Je me demandais alors qu’elle pouvait être sa relation avec Cailin. Je me posais alors une question. Quelle aurait été ma réaction si une nana débarquait de nulle part pour m’annoncer qu’elle était la fille de mes parents ? Difficile d’y répondre dans un premier temps. N’ayant ni père, ni mère, ni réelle famille, il est compliqué de me projeter, mais je me dois de faire un effort. Au moins, d’envisager plusieurs possibilités.
Numéro un : Je suis surprise et n’y comprends rien. Peut-être en colère, de n’avoir jamais été au courant.  Oui ! Sans doute furieuse, une envie folle de crier contre mes parents. Un tel secret devrait être un énorme fardeau, si difficile à porter, pourquoi le cacher ? La transparence me semble important dans une famille, avoir le cœur ouvert, être soudé, prouver sa confiance les uns envers les autres. A ce moment-là, tout aurait été brisé. Comment pourrait-on parler de confiance en ayant oublié de mentionner l’existence d’un autre membre de cette famille quelques part dans ce bas monde.
Numéro deux : Je suis surprise, encore. Je n’y comprends toujours rien, mais je pleure. Je m’en serais douté, je l’avais toujours sentie, quelque chose manquait à cette famille, j’ignorais quoi, j’ai enfin compris ! J’ai vécu toutes ces années pensant n’être la seule fille, finalement, j’ai une sœur. Je veux apprendre à la connaitre. Je n’en veux pas à mes parents, j’imagine qu’une telle décision n’a pas de l’être simple à prendre et je comprends pourquoi ils ne m’en ont jamais parlé. Sans doute la peur du rejet, la volonté d’oublier, de se déculpabiliser. Je l’ignore mais je suis prête à tout laisser passer.
Numéro trois : il n’y en a pas. Finalement, c’est sans doute bête de se projeter dans un décor et un contexte qu’on ne connait pas, qu’on imagine simplement. J’ignore quelle est leur histoire, j’ignore tout de ces deux femmes qui se trouvent devant moi. Je devrais tout oublier et simplement me contenter de ce que je vois. Andrina, complètement froide, dénuée de sentiment.

« Je crois que nous avons des choses à nous dire. » Je crois aussi. Enfin, j’imagine que nous avons des choses à nous dire. Mais avant de commencer les présentations, je crois que c’était plutôt à moi de les écouter. Entendre tout ce qu’elles avaient à me dire ou plutôt ce que Cailin avait à me dire ou nous dire. J’avais l’impression qu’elle n’était pas vraiment en état de le faire pour autant... « Veuillez prendre place. Qui veut commencer ? Votre discours devrait être rodé, non ? Je vous ai vu toutes les deux, si ça se trouve, cela fait des années que vous vous voyez… » Ok. Je la regardais complètement abasourdie par cette attitude méprisante, hautaine. Je n’étais pas venue ici pour me faire insulter. Je restais début, n’avait aucune envie de répondre à ses désirs en m’asseyant dans ce canapé. Alors que sa mère ne s’arrêtait pas de pleurer ; la situation devenait gênante et quelque peu agaçante. « Cailin n’a pas l’air en état de s’exprimer, on dirait, Noa. » Je passais mes mains sur mon visage. Pour qui se prenait elle ? Visiblement, sa petite fille d’enfant star ne lui avait pas rendu service. « Ecoutes, je ne sais pas pour qui tu me prends, ni pour qui tu te prends mais visiblement, l’une d’entre nous ne semble pas partante pour que les choses se passent bien. Pour information, la seule et unique fois où j’ai vu TA mère était bel et bien l’autre fois, où tu as pu nous apercevoir. Je n’ai pas plus d’information à te donner et j’apprécierai que tu redescendes de ton estrade. Peut-être qu’à ce moment, nous pourrions discuter entre adulte. Si tu as ensuite d’autres questions, je me ferai un plaisir d’y répondre mais pour le moment, il semblerait que tu sois trop arrogante pour que je puisse attendre quoi que ce soit de ta part. »


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MessageSujet: Re: lost in translation (noa)   Lun 18 Sep - 0:14



Elle demeurait complètement impassible, autant à l’incompréhension qui devait gagner Noa, autant à la détresse de sa maman. Elle n’avait jamais vu Cailin dans un tel état. Mère et fille n’étaient que deux côtés d’une même pièce, elles étaient sculptées pour impressionner et garder l’illusion de la perfection. Le nom des Farrell reposait sur leur visage, sur leurs manières et pleurer d’une façon aussi pathétique devant un tiers était si… indigne. Elle juge bien pauvrement sa génitrice à ce moment-même et ne ressent pas plus d’intérêt pour son rejeton. Andrina se targue de savoir se tenir, son sang-froid à toute épreuve lui permet de rester silencieuse en attendant d’avoir le fin mot de l’histoire, aucune émotion ne transparaît sur son visage… rien que d’autre que son air blasé habituel. Elle toise l’autre. L’air indifférent qu’elle abhorre devant cette troisième présence n’est qu’une façade. Au contraire, ses œillades ont suffi pour qu’elle l’analyse des pieds à la tête en scrutant chaque trait de son visage pour tenter de retrouver une similarité avec elle. Tout ce qu’elle retrouvait, c’était les traits hérités d’origines juives lointaines du côté de sa mère, chevelure brune, le même nez, les mêmes yeux mais du reste, elles n’avaient pas tant de points en commun. Elle n’avait jamais vraiment fait attention jusque-là, mais elle avait plus eu souvent droit aux remarques soulignant sa ressemblance avec son père. D’ailleurs, maintenant qu’elles étaient installées, son regard s’attarda encore une fois sur Noa. Connaissant sa mère, leur lien filial devait être vrai, jamais elle ne se serait embarrassée et aurait perdu du temps avec de tels mensonges mais une part de Nina doutait, les questions commençaient à pulluler dans son esprit. Pourquoi après tout ce temps ? Avec qui l’adolescente qu’était Cailin avait bien pu concevoir cette enfant ? Qui avait cherché à recontacter l’autre ? L’impatiente le fait savoir, elle tape du pied mais s’interrompt bien vite quand leur invitée réagit au quart de tour et prend ce ton avec elle. Elle n’est pas la première à vouloir remettre en place Andrina mais elle n’a aucune légitimité celle-là, qu’elle soit l’aînée ou non, il n’y a qu’un trône et l’étudiante s’était préparée depuis sa naissance à y poser ses fesses délicates. Il n’y avait pas de place pour deux dans cette histoire. Mais chaque mot de Noa l’ont percuté, elle pourrait même recracher sa critique par coeur. Elle sait qu’elle a besoin de cette discussion pour retrouver des bouts de puzzle, c’est instinctif, elle sent qu’il y a quelque chose dans l’existence de cette fille qui pourrait l’aider à se comprendre. Nina se fait moins agressive… mais pas moins glaciale pour autant. « Si mon attitude te gêne, il va falloir t’y faire. C’est le résultat de l’éducation de MA mère. » Ses pleurs se sont visiblement calmés, elle pose maintenant sur ces deux filles un regard confus. Nina se demande pourquoi adopter cet air de poisson rouge, ce n’était un secret pour personne que la petite Farrell n’était pas un modèle de bonté. « Si c’est de l’argent que tu veux, on en a mais si tu comptes nous faire chanter, sache que j’ai un excellent avocat. » Son menton pointe vers le haut et d’un mouvement de tête, elle fait bouger sa crinière brune, aux menaces s’ajoute la parade pour déstabiliser l’adversaire. - Nina… la coupe sa mère d’une voix faible. Ce- ce n’est pas des mensonges. J’ai eu Ani- Noa très jeune et je ne pouvais pas l’élever. J’ai voulu la garder mais j’étais adolescente, j’avais pleins de rêves et je voulais une carrière digne de ce nom. Je n’ai jamais réussi à l’oublier. Sa mère confesse tout ça très lentement. De longs silences planent entre ses mots, à peine discernables de sa voix, tant elle parle doucement. Agacée, son ton larmoyant fait tiquer Nina. « Et qu’est-ce que je viens faire dans vos histoires ? Si vous avez envie de rattraper le temps perdu, ok, cool votre vie. Tant qu’elle n’a pas sa part dans l’héritage, vous êtes bien libres de faire ce que vous voulez. » Ni sa mère ni Nina se serait choqué de ces propos, surtout quand on l’entendait, elle avait occulté tout le côté humain sur un ton des plus naturels. Mais Nina n’avait pas de cœur quand il était question de sa mère, elle la méprisait autant qu’elle s’était sentie rejetée par elle quand elle était enfant. Elle considérait cela comme retour gracieux des douces attentions de sa génitrice. « Je ne te connais pas Noa, mais sache que tu es bénie des dieux d’avoir échappé à une "mère" - elle mima les guillemets avec ses doigts - pareille. »



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MessageSujet: Re: lost in translation (noa)   Lun 18 Sep - 23:54



J'ignore comment Andrina avait bien pu prendre mes remarques mais dès sa première réponse, je la trouvais moins sauvage, pour autant, toujours aussi froide. « Si mon attitude te gêne, il va falloir t’y faire. C’est le résultat de l’éducation de MA mère. » Chacune de ses paroles me piquait à vif. Comme si elle choisissait avec perfection tout les mots qui allaient sortir de sa bouche. C'était percutant et ça posait question. Que voulait elle dire par le résultat de l'éducation de sa mère. Tout ça laissait comprendre qu'elles n'avaient sans doute pas grand chose en commun. Les orphelins ont tendance à idéaliser les relations parents, enfant. Bien que la plupart se pose beaucoup de questions, ceux qui savent qu'ils ont été abandonnés sont plutôt du genre à détester leur propres parents, à penser qu'ils sont des monstres. Mais quand il s'agit des autres, toute sorte de fantasmes sont envisageables. Ca passe du complexe d’œdipe avec une relation fusionnelle entre un père et sa fille, la mère jalousant ce lien en allant du côté de mère et fille, meilleures amies. J'ai rapidement compris que je n'y aurait pas droit, que ce soit avec les familles dans lesquels je suis passée ni chez les Jacobs où j'ai été adoptée. Je ne pouvais pas témoigner d’expériences négatives pour autant, j'avais toujours été très bien accueillie, toujours eu ma propre chambre, eu de l'amour à en revendre mais il manquait à chaque fois ce petit quelque chose, le lien naturel, l'instinct maternel comme on dit. Mais ça restait un fantasme... J'avais pu le voir avec tous ces jeunes gens que j'accompagnais, la réalité était bien différente que ce qu'on pouvait rêver avoir, ce qu'on pouvait jalouser des autres. La réalité pouvait parfois être triste et je crois que finalement, pour rien au monde je ne changerais ma vie.
 « Si c’est de l’argent que tu veux, on en a mais si tu comptes nous faire chanter, sache que j’ai un excellent avocat. » Je suis en plein rêve. Je fais un pas en arrière, prête à m'en aller si c'est pour entendre une autre insulte de la sorte. Mais ça va pas?!  J'ai absolument besoin de rien! Je suis pas là pour votre argent! Je regarde la jeune femme en plantant mes yeux dans les siens.Je suis bien capable de gagner ma vie! ca pouvait paraître pour une attaque. Je n'étais pas née avec une cuillère en argent dans la bouche, loin de là. Et je n'étais pas venue ici pour que Cailin réponde de ses actes avec une compensation financière. Quoi d'autre?! C'en est trop! C'était pas une bonne idée de venir ici. J'ai rien demandé à personne et j'ai pas envie d'en entendre plus! Cailin daigna enfin prendre la parole. Il serait temps tien. Je la regarde alors et écoute ce qu'elle a à dire avant que je ne m'en aille pour de bon. - Nina… Ce- ce n’est pas des mensonges. J’ai eu Ani- Noa très jeune et je ne pouvais pas l’élever. J’ai voulu la garder mais j’étais adolescente, j’avais pleins de rêves et je voulais une carrière digne de ce nom. Je n’ai jamais réussi à l’oublier. J'avais enfin les faibles explications que j'avais attendu pendant toutes ces années. Ces longues années à attendre. A vrai dire, en ayant vue Cailin pour la première fois l'autre jour, je m'en serai doutée. Je la trouvais bien jeune, par rapport à moi, à peine plus vieille. Je sentais l'adolescence gâchée par une naissance non désirée. J'avais imaginé qu'après tant de temps à attendre sans jamais avoir de réponse, sans jamais être contactée, sans jamais avoir l'impression que quelqu'un me recherchait, que mes parents m'avaient bel et bien oublié. Qu'ils avaient refait leur vie en tirant un trait sur ce petit bébé qu'ils avaient mis au monde il y a tant d'année. Et l'entendre de sa propre bouche. Je n'ai jamais réussi à l'oublier... c'était assez perturbant. Je m'assois enfin. Comme si mes jambes devenaient du coton, impossible de soutenir mon poids.  « Je ne te connais pas Noa, mais sache que tu es bénie des dieux d’avoir échappé à une "mère" pareille. » Je ne te connais pas non plus Andrina, et je ne connais pas non plus ta mère, mais je trouve tout à fait déplacé de me parler ainsi et ce juste devant elle. Je n'allais pas lui dire, je n'arrivais pas à lui dire ainsi. S'il te plait... juste un moment. Veux tu bien respecter les personnes qui t'entourent? Juste un moment... Je regarde tour à tour les deux femmes. Je n'ai aucune idée de la vie aussi dure qu'elle a pu être, j'imagine - dis-je en balayant d'un trait l'ensemble de la pièce où nous nous trouvions.  que tu as du enduré!  Mais saches qu'avoir une mère est sans doute la chose la plus précieuse que tu puisses avoir. Alors, cesse d'en vouloir à ta mère parce qu'elle ne t'as surement pas offert ta robe de princesse à l'âge de 10 ans. Et contente toi de profiter. J'étais totalement dans le jugement, aucune prise de recul possible à cette heure ci, aucun moyen de prendre de la hauteur, j'étais dans l'affecte, les sentiments prenaient le dessus sur la raison.


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MessageSujet: Re: lost in translation (noa)   Lun 2 Oct - 15:33


Est-ce que le poids de la solitude était moins pénible quand il se partageait sur deux épaules ? Elle s’était toujours demandé si sa vie aurait été différente avec une autre personne partageant son sang. Elle se l’imaginait facilement : les longues après-midis silencieuses et vides auraient été égayées par une autre présence, ses longs monologues internes auraient été d’épiques jeux de rôles et son univers n’aurait plus été aussi isolé. Le mal était fait, son enfance l’avait forgée et le manque d’attention, comme une épine empoisonnée cristallisée dans son cœur, avait fini par faire d’elle une montagne d’aigreur. Ses blessures étaient encore intactes, elle s’en rendait compte à cet instant même, elle avait tenté d’ériger des murailles entre le monde extérieur et elle, pour garder ces distances, mais bâtir cet empire avait été vain, cela n’avait fait que de la distraire de la douleur. Elle avait refoulé toute sa rancœur sans même s’apercevoir que les plaies étaient restées béantes et maintenant qu’elle se trouvait face à cette femme, cette tornade d’émotions lui tombait dessus. Bonne actrice, elle a revêtu son masque d’indifférence mais ses remarques acerbes trahissent ses conflits intérieurs. Elle sauve les apparences, personne n’aurait pu se douter de ce qu’elle était en train de traverser, intérieurement mais c’était comme les bourrasques de vent, de plus en plus intenses qui annonçaient l’ouragan, elle n’allait pas tarder à exploser. « Oh, je vois. Vous êtes ce genre de personnes. Il n’y a pas de mal à rêver d’un happy ending après tout mais vous êtes juste tombée dans la mauvaise famille. » grinça Nina, peu impressionnée par son ton ou le fait qu’elle se soit levée brusquement. Elle paraît même plutôt fière d’elle d’avoir offensé ainsi l’autre brune. Les choses auraient été beaucoup plus simple pour toi, Noa, si tu étais juste en recherche d’argent, se dit-elle. Avec Cailin, on ne faisait pas vraiment dans l’amour maternel et puis Nina considérait qu’ils n’avaient jamais eu de vie de famille digne de ce nom. C’est plus fort qu’elle, elle s’est retenue de mimer de jouer du violon pendant la confession de sa mère mais ne rate pas l’occasion d’enfoncer sa génitrice par ses remarques sarcastiques. Elle voit bien que Noa est choquée par son comportement, elle a l’habitude de ce genre de regard sur elle, de voir les yeux des autres personnes refléter le monstre qu’elle était. Suite à cela, il y avait plusieurs réactions possibles, on restait muet de stupeur, on la remettait à sa place, on essayait de la raisonner, comme la brune le faisait à l’instant, en ayant recours à la psychologie. Si elle essayait de convaincre Andrina que cette dernière était chanceuse, simplement en voyant les dorures et la présence d’une femme portant le surnom de ‘Maman’, l’étudiante lui apprendrait rapidement qu’en frottant un peu tout ce qui brillait, elle recueillerait de la moisissure sur ses doigts. Cailin reprend la parole avant même que sa fille puisse répondre à l’interpellation de Noa. – Quand tu es née Nina, cela m’a renvoyé des années en arrière et je n’ai pas su comment t’aimer, je repensais sans cesse à cet enfant que j’avais abandonné. Je suis tellement désolée… Andrina est incertaine de ce qu’elle doit comprendre dans les aveux de sa mère. Ses mots ressemblent à une justification, elle évoquait les raisons de son désamour pour elle et elle avait toujours rêvé de ça, la brunette, elle avait toujours voulu comprendre pourquoi, pourquoi elle avait dû subir tout ça. C’est un grand vide dans sa tête, à ce moment-là, il lui faut du temps pour internaliser ce qu’elle vient d’apprendre mais la pilule a du mal à passer. Premier réflexe : une rage froide. « Tu comprends pourquoi je ne dois rien à personne. » Traduction, tu peux te le mettre où je pense ton respect mais sa voix s’est étranglée dans sa gorge, elle a perdu ses airs sévères, la roche craquelle, l’eau s’infiltre à travers les fissures et les larmes lui montent aux yeux. Inexplicablement. Peut-être qu’elle ressemblait plus à sa mère qu’elle ne voulait laisser le croire, voilà que la mère et la fille Farrell se mettaient à chialer. Elle quitte son fauteuil, d’un bond et s’empresse de cacher son visage. Elle ne pleurera pas. Elle ne pleurera pas. Elle ne doit pas pleurer. L’auto-persuasion fonctionne mais ça n’allège pas le poids dans son cœur. Andrina s’agite, ses pas pressants lui font rapidement faire le tour de la pièce, elle ouvre toutes les fenêtres, elle veut de l’air. Sa mère continue de parler mais elle n’écoute plus, c’est le vacarme incessant dans sa tête. – Noa, je voulais que tu connaisses mon histoire. Voilà, les présentations sont faites, tu as une demi-sœur. J’aurais voulu que ça se passe autrement.  « Non, mais je rêve ! Tu insinues que c’est de ma faute, Cailin si ça se passe mal ? Tu pensais que j’allais accueillir ton passé avec un grand sourire, sans rien dire ? J’aurai préféré rester en dehors de tout ça, jouez à la mère et à la fille, baladez-vous bras dessus bras dessous, faites votre vie. Je m’en fous. Tu le dis toi-même, c’est elle que tu as toujours aimé, non ? » C’est le passé de Nina qui parle, sa souffrance d’être mal-aimée et ses névroses, tout découlait de ça. Elle n’en veut pas à Noa, un instant, elle a même oublié sa présence dans cette pièce. En reposant ses yeux sur sa demie-sœur, elle prend une grande inspiration et passe une main sur son visage pour se forcer à se calmer. Elle souffle fort, trop fort mais elle est au moins fière d’elle de ne pas avoir pleuré, jamais. « Noa, bienvenue dans la famille. Je crois que je vais te laisser avec maman, si vous n’avez plus besoin de moi ? » Elle feint un ton doucereux, force un sourire mais son regard suppliant exprime sa seule envie : fuir.



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MessageSujet: Re: lost in translation (noa)   Jeu 12 Oct - 12:05


« Oh, je vois. Vous êtes ce genre de personnes. Il n’y a pas de mal à rêver d’un happy ending après tout mais vous êtes juste tombée dans la mauvaise famille. » A aucun moment je n’avais pensé à une Happy Ending, ce n’était pas mon but en venant ici. J’avais sans cesse imaginé le jour où j’allais revoir ma mère, dans mes rêves les plus profond, bien sûre, je m’imaginais une scène digne d’un bon film anglais où une famille se retrouve complètement divisée et fini par se retrouver, vivre tous ensemble, main dans la main, oubliant tout le passé mais ça, c’était il y a bien longtemps. J’étais gamine sans doute, bien avant d’avoir dix ans et de me dire que je devais tirer un trait sur mon identité, sur mes origines. Lorsque j’ai choisi de changer de prénom, d’adopter réellement celui de ma nouvelle famille. Quelle gamine de dix ans aurait voulu ça un jour ? J’ai l’impression que ma prise de conscience était arrivée bien trop tôt, bien trop jeune pour me dire que je savais déjà ce que je voulais. Mais il en est ainsi, une claque dans la gueule alors que je n’étais même pas adolescente. Alors non, je n’avais pas rêvé d’une happy ending, du moins, pas depuis très longtemps. « – Quand tu es née Nina, cela m’a renvoyé des années en arrière et je n’ai pas su comment t’aimer, je repensais sans cesse à cet enfant que j’avais abandonné. Je suis tellement désolée… » Je regardais celle qui était ma mère et n’en revenait pas de ce que je venais d’entendre. Mon regard faisait le ping pong et allait d’une femme à une autre. Et là, j’ignorai quoi penser… J’avais l’impression de ne pas être à ma place et surtout d’avoir jugé cette Nina bien trop vite, j’en avais bien conscience et mon objectivité commençait à reprendre le dessus. « Tu comprends pourquoi je ne dois rien à personne. » Je pris cette remarque comme une belle claque, elle venait de me remettre à ma place, de me faire descendre de quelques étages. "– Noa, je voulais que tu connaisses mon histoire. Voilà, les présentations sont faites, tu as une demi-sœur. J’aurais voulu que ça se passe autrement." « Non, mais je rêve ! Tu insinues que c’est de ma faute, Cailin si ça se passe mal ? Tu pensais que j’allais accueillir ton passé avec un grand sourire, sans rien dire ? J’aurai préféré rester en dehors de tout ça, jouez à la mère et à la fille, baladez-vous bras dessus bras dessous, faites votre vie. Je m’en fous. Tu le dis toi-même, c’est elle que tu as toujours aimé, non ? » Comme me sentir encore plus mal. Ce n’était en aucun cas ce que je voulais. Retrouver ma mère était déjà une épreuve alors en plus être la cause des blessures de sa famille, c’était encore plus difficile à accepter. « Bon, je ne suis venue ici ni pour créer des problèmes, ni pour être au cœur d’un scandale familiale… Encore moins pour prendre la place de quelqu’un ici… J’ai 34 ans et ça fait bien longtemps que je n’ai plus envie de me balader bras dessus dessous avec ma mère biologique. » de nouveau j’avais insisté sur ce mot. « J’ai l’impression d’être coupable malgré moi de votre vie gâchée et je crois que le meilleur moyen est que je vous laisse entre vous. » Je regarde alors Nina dont le regard s’humidifie. Me dites pas que princesse va se mettre à pleurer… j’en ai la gorge serrée et j’ai vraiment l’impression de voir la souffrance en elle. « Noa, bienvenue dans la famille. Je crois que je vais te laisser avec maman, si vous n’avez plus besoin de moi ? » « Je cherchais juste à connaitre mes origines, c’est fait… mais comptez pas sur moi pour jouer la fille parfaite dans l’histoire, ce n’est pas mon but… »



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