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 break the silence. (milena)

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ÂGE : 28 ans, né le 15/03/89.
SURNOM : leo, grimes si on veut se moquer de lui.
STATUT : célibataire.
MÉTIER : orthophoniste.
LOGEMENT : le studio #99 dans le quartier de redcliffe.
is it over yet? (cry, kelly clarkson)
POSTS : 361 POINTS : 800

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : cadet d'une fratrie de deux filles et deux garçons – vient d'une famille aisée, son père est avocat – le droit ne l'a jamais intéressé, il est devenu orthophoniste – parle couramment italien grâce à sa mère ainsi que l'espagnol et le français – il est parti à Brisbane pour s'éloigner des siens, mais tous les enfants Grimes ont fini par y déménager – végétalien depuis quelques années – prend des cours de boxe depuis quelques mois – fait office de famille d’accueil pour chats dans le besoin. (sac à dos zombie: chucky, corde, clopes, lampe)
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS : milena - le laboratoire.
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PSEUDO : enchanted. (matt)
AVATAR : grant gustin.
CRÉDITS : STACE. (avatar), anaëlle. (signature)
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MessageSujet: break the silence. (milena)   Dim 24 Sep - 19:27


Leonardo avait toujours été quelqu'un de relativement bien organisé; ce n'était peut-être pas parfait, mais il s'en était toujours très bien sorti pendant ses études. Et pourtant, son appartement était un désastre sans fin, et il ne pouvait même pas utiliser l'excuse du ''c'est un bordel réfléchi'', parce que ça ne l'était pas. Son bureau était couvert de plusieurs papiers d'importance plus ou moins capitale – de son diplôme universitaire jusqu'à une liste d'aliments qu'un chat ne pouvait pas consommer sous peine d'en tomber malade – dans un méli-mélo sans queue ni tête. Sa très petite cuisine, quant à elle, était bien rangée du côté des poêles et de la nourriture. En revanche, on y trouvait de nombreux papiers qui n'y avaient pas affaire, comme une thèse imprimée ou bien un e-mail de l'orthophoniste qui possédait le cabinet dans lequel il y travaillait. Même son ordinateur croulait sous les onglets ouverts, qu'il n'osait plus refermer tellement ça pouvait potentiellement lui servir. Au cours de l'hiver, toutes ces informations et données s'étaient cumulées autour de lui, à tel point qu'il ne savait plus trop où il en était. Il avait commencé à travailler peu après avoir reçu sa qualification, mais il avait eu l'impression de sauter depuis une falaise tellement c'était intense comme changement. Heureusement pour lui il n'était pas tout à fait seul, mais il ne pouvait pas se rattacher éternellement à une aide extérieure, aussi utile soit-elle. Et puis, pendant l'hiver, Milena s'était blessée à la jambe. Son frangin ne s'y attendait pas du tout, à vrai dire; quand il avait appris qu'un train avait subi un accident, il était navré pour ses passagers, mais il n'était pas parti en courant appeler sa sœur, tout simplement parce qu'il n'aurait même pas pu imaginer qu'elle était dedans. En même temps, elle ne devait pas vraiment s'attendre à un tel coup non plus, mais toujours était-il que la nouvelle lui était tombée dessus comme un roc qu'il n'aurait pas vu. Ne possédant pas le don d'ubiquité, le pauvre brun avait dû faire des choix. Après tout, il ne pouvait pas vraiment bosser ses séances à côté du lit d'hôpital de Milena, ça aurait légèrement été de mauvais goût. Du coup, il avait fait comme il avait pu: il avait pris autant de nouvelles que possibles, que ce soit par le biais de Braden ou Haley (ou bien de l'hôpital même, quand ils voulaient bien lui répondre), et il avait été la visiter dès qu'il en avait eu l'occasion. Elle était déjà dans un bien meilleur état qu'elle n'avait dû l'être en arrivant, mais ça lui avait tout de même serré le cœur de la voir ainsi. Puis, entre son travail à lui, le rétablissement de Milena et le peu de vie sociale qu’il avait pu mener, l’hiver était passé d’un clin d’œil. Son travail lui prenait encore beaucoup de temps, mais quand elle avait proposé un petit repas fêter sa remise en forme, il n’avait tout simplement pas pu refuser. Il se sentait encore coupable de ne pas l’avoir vue un peu plus quand elle était encore blessée, mais il avait vraiment envie de la revoir, ne serait-ce que parce que c’était Milena. Puis, une soirée loin de son travail ne pouvait que l’aider lui aussi.

Il s’était mis sur son trente-et-un, mais pas trop non plus – il avait sorti une bonne paire de jeans, et une chemise qu’il n’avait pas eu besoin de repasser – et ramassé l’essentiel des papiers qui traînaient par-ci et par-là. Ça ne lui avait pas pris si longtemps que ça, puisque il s'était contenter de tout jeter sur son lit, sans beaucoup de cérémonies. Au moins, ils allaient pouvoir manger sur sa table sans déchirer quelque chose de potentiellement important. Fort heureusement pour le peu de dignité qui lui restait, il avait réussi à donner à son studio une apparence plus ou moins acceptable juste avant que Milena ne toque à sa porte. « Hey ! Heureusement qu’au moins l’un d’entre nous a l’air en forme, sinon on serait mal partis. » Il était tout sourires – heureux de voir qu’elle était bel et bien devant lui, et qu’elle pouvait enfin reprendre une vie à peu près normale, quoi que cela veuille dire après un tel accident. Il fit un pas de côté pour lui laisser la place pour rentrer, présentant son studio d’un revers de bras tel un majordome qui accueille quelqu’un dans un manoir. Manque de pot, son manoir n’avait qu’une seule pièce en guise de salon, salle à manger et cuisine. Pour accéder à son lit, il suffisait de contourner un mur qui lui donnait suffisamment d’intimité, mais il y avait tout juste assez de place pour toutes ses affaires, donc c’était fort peu glorieux à voir si on était habitué au luxe. « Vas-y, tu peux rentrer. Y’a pas de chat qui traîne, donc tu peux poser ça sur la table. » Le dernier venait tout juste de trouver une famille pour le reste de sa vie, et Leonardo n’avait pu s’empêcher de pleurer le jour de son départ. Mais au moins, ils ne risqueraient pas d’entamer une pizza que son dernier protégé aurait préalablement testé et approuvé. « J’ai aucune idée de ce que ça peut être, mais à l’odeur je dirais que c’est délicieux. » Il referma la porte derrière la brune, avant de la rejoindre au niveau de la table, où deux verres d’eau trônaient déjà, pour l’instant pas touchés. Puis, il alla chercher la chaise de son bureau pour la ramener jusqu’à la cuisine, histoire qu’ils n’aient pas à s’asseoir sur le canapé par dépit. « Ça va? T’as pas eu trop de mal à venir jusqu’ici? » Après tout, son ascenseur ne marchait qu’un jour sur deux… et mieux valait ne pas rester coincé dedans, sous peine d’attendre dans la poussière et le moisi – chose qu’il n’aurait absolument pas souhaité à sa frangine.




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ÂGE : trente-trois ans née un cinq décembre 1983.
SURNOM : milou quand on veut réellement l'embêter. mily de temps en temps. lena la plupart du temps.
STATUT : célibataire, adepte du proverbe "mieux vaut être seule que mal accompagnée".
MÉTIER : avocate en droit de la famille dans son propre cabinet nommé Grimes & Hartman qu'elle a ouvert avec une collègue en avril.
LOGEMENT : pine rivers, un loft numéroté 72 qu'elle habite seule.

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : parle couramment italien ● fait passer son travail et sa carrière avant tout autre chose ● voudrait être mère un jour ● est passionnée des danses de salon ● est très féminine et apprêtée ● a dû remonter la pente il y a deux ans et demie après une rupture médiatique et humiliante ● n'est pas vraiment proche de sa famille.
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RPs EN COURS : gauthier#2mariuspriamcoralysanderleonardo

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PSEUDO : mollywobbles.
AVATAR : sophia bush.
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MessageSujet: Re: break the silence. (milena)   Jeu 28 Sep - 9:00


Le mois de septembre était comme un nouveau commencement pour toi. Pour des millions de personnes dans le monde, c’était la rentrée et la fin de l’été. A Brisbane c’était la fin du printemps et le début de deux semaines de vacances scolaires. Mais pour toi, c’était un nouveau départ, une nouvelle page qui se tournait. En effet, après une dernière séance de kiné au début du mois, ce dernier t’avait annoncé que tout allait bien et que tu n’aurais pas à revenir à présent. Bon, il te conseillait de passer le voir une fois par mois pour vérifier que tout allait bien dans un premier temps mais pour toi c’était déjà une victoire. Depuis que tu t’étais blessée à la fin du mois de mai, les catastrophes s’étaient succédées. Cette blessure t’avait pourrie la vie, Alvaro avait quitté Brisbane, enfin pleins de choses qui ne t’avaient pas réellement donné envie d’aller de l’avant. Mais s’il y a une chose que tu sais faire, c’est te prendre par la main pour avancer. Si tu ne le fais pas, tu sais que personne ne le fera pour toi. La solitude dans laquelle tu vis depuis des années t’a appris cette leçon et comme à ton habitude, tu t’es relevée. Plus difficilement cette fois parce que cette indépendance que tu cherchais désespérément à un moment de ta vie commençait à beaucoup te peser. Tu n’en parlais pas, tu ne disais rien parce que cela ne servait à rien d’en parler. Tes amis étaient présents pour toi, c’était le principal. Le reste tu gères ou tu gèreras comme tu l’as toujours fait. Ce n’est pas une situation idéale mais c’est la seule chose que tu puisses faire. Il n’y avait pas que toi qui tournais une nouvelle page en ce mois de septembre. Ton frère cadet avait commencé à travailler dans le monde du travail et pas sur sa thèse ce qui avait été pour lui un changement de taille. C’est du moins ce que tu avais compris quand tu lui avais parlé au téléphone à différentes reprises dernièrement. Mais il était temps que tu ailles prendre de ses nouvelles de vive voix et tu lui avais proposé de passer le voir en fin de journée chez lui pour partager un repas. Tu avais dit à ton frère que tu amenais à manger et il te connaissait assez bien pour savoir que tu n’allais pas cuisiner. Malgré tes cours de cuisine, les progrès étaient bien lents. Des cours que tu n’avais pas pris depuis l’accident ne pouvant pas rester debout trop longtemps.

La journée était passée à une vitesse folle. Tu avais passé la matinée à travailler sur des dossiers en passant des coups de fil dans tous les sens avant de régler deux ou trois petites choses avec ta secrétaire. Heather était absente depuis une semaine pour des raisons familiales, c’était donc toi qui gérais la barque. Après un déjeuner sur le pouce alors que tu prenais des notes sur un dossier, tu en attrapais un autre avant de filer au tribunal où tu plaidais dans l’après-midi. Une affaire complexe mais que tu espérais bien gagner sur le long terme. Là ce n’était que le début. Tu passais donc une heure avec ton client à lui expliquer ce qui allait se passer, les procédures. Il ne devra pas prendre la parole aujourd’hui mais cela viendra et il faudra que vous preniez rendez-vous pour que tu puisses l’entraîner. Ce fut rapidement ton tour et tu plaidais le plus naturellement du monde. En sortant, vous aviez un petit avantage mais ce n’était que le début, la route allait être longue et tu ne connaissais que trop bien votre adversaire pour savoir qu’il ne vous fera pas de cadeaux. Tu ne t’éternises pas avec ton client et une fois votre prochain rendez-vous fixé, tu le quittes pour te rendre dans un de tes restaurants italiens préférés. Quand tu plaides, il te faut de la bonne vieille nourriture italienne pour te récompenser. Tu prends plusieurs plats ne te souvenant plus très bien des préférences de ton frère et une fois la commande prête, tu files chez ce dernier. Leonardo vit dans un studio ce qui te semble complètement fou quand on connaît le montant des comptes que vos parents aiment approvisionner mais ton frère n’a jamais voulu toucher à cet argent. En quelques minutes tu te trouves devant sa porte et tu frappes sans hésiter. « Hey ! Heureusement qu’au moins l’un d’entre nous a l’air en forme, sinon on serait mal partis. » Tu laisses échapper un petit rire alors que tu prends rapidement ton frère dans tes bras pour le saluer. Cela te fait plaisir de le voir, réellement. Tu as l’impression que cela fait des années que vous ne vous êtes pas vus mais c’est juste une impression. « Ah bon ? C’est toi qui es pas en forme ? Parce que moi ça va très bien ! » Lui dis-tu avec un petit sourire sur les lèvres. Tu ne te fis pas prier pour rentrer et c’est curieusement que tu regardais autour de toi. Tu n’étais pas venue souvent ici, vous vous retrouviez chez toi ou dehors la plupart du temps. « C’est cosy, je te l’accorde mais petit aussi. Tu n’es pas intéressé par quelque chose de plus grand ? » Pour toi, un studio c’était bien quand on est étudiant mais après c’est un peu juste. Enfin, c’est ton avis, après ton frère peu bien faire ce qu’il veut du moment que cela lui convient. « Vas-y, tu peux rentrer. Y’a pas de chat qui traîne, donc tu peux poser ça sur la table. » Tu ne te fais pas prier et tu poses la nourriture sur la table. Tu souris alors qu’il te parle de chats. Tu n’as rien contre les animaux mais les chats ne font que te rappeler ta solitude et le fait que tu finiras certainement avec un chat si ça continue donc tu ne veux pas y penser. « J’ai aucune idée de ce que ça peut être, mais à l’odeur je dirais que c’est délicieux. Ça va? T’as pas eu trop de mal à venir jusqu’ici? » Tu souris à ton frère. Oui, tu avais dû prendre les escaliers mais cela ne te dérangeait pas, tu avais réellement repris une vie normale. Bon, tu faisais attention mais globalement tu ne pouvais pas te plaindre. Cependant, tu commençais à te sentir un peu fatiguée d’être debout. Tu tirais donc une chaise pour t’asseoir. « C’est de l’italien. J’ai pris un peu de tout. J’espère que ça t’ira, c’est juste que quand je plaide je mange toujours italien après en guise de récompense. » Lui dis-tu en haussant les épaules. Quand tu étais à New-York, c’était chez tes parents que tu allais le manger après avoir plaidé. Ta mère adorait te faire à manger. Mais à Brisbane il avait fallu trouver un plan B. « Ca va, j’ai trouvé facilement et j’ai monté les escaliers comme une grande. Un miracle ! » Dis-tu sur un ton ironique avant de dire : « Et toi comment tu vas ? Comment ça se passe dans ton nouveau boulot ? » Lui demandas-tu curieuse. Tu n’as aucunement envie de te plaindre sur ton cas. Ta blessure va bien, elle disparaît, il faut passer à autre chose.


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MessageSujet: Re: break the silence. (milena)   Mer 4 Oct - 17:32


Leonardo était tout de même rassuré – Milena semblait tout de même bien remise de son accident. À vrai dire, s’il ne l’avait ni vue ni entendue de l'hiver, il n’aurait jamais suspecté qu’elle aurait pu être blessée. Il n’y avait aucune trace de souci dans son visage, et il souriait à dents déployées. Il ne put s’empêcher de rire à sa première remarque, heureux de voir qu’elle avait toujours le moral. Après tout, c’était ce qui comptait vraiment à ses yeux; qu’elle reste toujours aussi vivante et animée, peu importe les cicatrices – soient-elles physiques ou mentales – qu’elle pouvait cumuler. Et si elle n’y arrivait pas, il était toujours là pour l’épauler et l’aider si besoin était. En revanche, il avait légèrement honte de son petit studio. Après tout, il y avait emménage trois ans plus tôt, en plein dans ses études. Et depuis, il n’avait tout simplement pas eu de temps pour ne serait-ce qu’envisager de déménager. Entre la fin des cours, les examens, le début de la vie active… Il avait été submergé par des soucis plus importants qu’avoir une chambre digne de ce nom. « C’est cosy, je te l’accorde mais petit aussi. Tu n’es pas intéressé par quelque chose de plus grand ? » Il n’aurait pas forcément décrit son appartement de cosy, mais plutôt d’auguste et riquiqui. Mais au fond, c’était son appartement à lui et il s’y sentait assez bien dedans. « Hmm… disons que ce serait pas trop mal, non. Mais j’ai pas encore eu le temps de chercher comme il se doit. Donc… à voir. » Il n’avait pas trop envie de s’encombrer d’une nouvelle tâche; s’il se mettait à imprimer des fiches d’appartements à droite et à gauche, il s’en sortirait encore moins. M’enfin, à chaque jour sa peine. Pour l’instant, il était concentré sur la nourriture fumante que sa sœur venait de poser sur la table, et son estomac gargouillait en guise d’accompagnement. « C’est de l’italien. J’ai pris un peu de tout. J’espère que ça t’ira, c’est juste que quand je plaide je mange toujours italien après en guise de récompense. » Il était quasiment sûr que les pizzas et les lasagnes qui trônaient à côté de lui étaient végétaliennes – après tout, il avait suffisamment embêté ses proches avec ça des années auparavant, à tel point qu’on pouvait difficilement l’oublier après une sortie au restaurant avec lui. S’il ne s’était pas particulièrement embêté avec ses parents, Milena faisait partie des personnes qui comptaient à ses yeux et dans son cœur. Il s’était rapidement assis, juste après sa sœur. « Ça va, j’ai trouvé facilement et j’ai monté les escaliers comme une grande. Un miracle ! » Il leva son pouce en l’air, histoire de la féliciter pour ce petit exploit. « Faudrait aller à Rome pour fêter ça. T’sais, la tradition, tout ça tout ça. » La dernière fois qu’il avait vu la terre de sa mère remontait à des nombreuses années plus tôt, mais il avait toujours été frappé par la beauté de la capitale romaine, ne comprenant pas pourquoi sa mère en gardait une si mauvaise opinion. Malgré le mélange des cultures dans son foyer, il y avait des conflits culturels qui lui échappaient complètement. « Et toi comment tu vas ? Comment ça se passe dans ton nouveau boulot ? » Leonardo prit un instant pour rassembler ses idées, avant de se lever pour sortir une bouteille d’eau fraîche de son petit frigo. « Hmm... c’est compliqué, pour l’instant. » Il versa un verre à sa sœur, avant d’en prendre un pour lui-même. « Disons que beh… c’est tout à l’opposé de ce qu’on a appris en cours. Le sujet est le même, mais l’application est tellement différente que parfois j’ai du mal à passer de la théorie aux gens que j’ai en face de moi. » Pour l’instant, au moins, il n’avait pas perdu ses moyens devant un patient qui attendait des solutions. Il prit une gorgée d’eau fraîche avant de reprendre sa réponse. « Donc… je sais pas. J’aime bien le job et je regrette vraiment pas, mais du coup je suis encore dans le doute pour chaque petit mouvement. » À nouveau assis, il faisait maintenant face à Milena, les yeux dans les yeux. Elle avait bien plus d’expérience avec la vie que lui, et elle avait beaucoup plus d’expériences – positives mais aussi négatives, mais toute expérience était bonne pour s’améliorer et en apprendre plus. Et parfois, Leonardo avait encore l’impression d’être un petit poussin qui sortait tout juste de l’œuf, à peine capable de battre ses ailes. « Je sais pas si c’était pareil pour toi en commençant à travailler? » D’une certaine manière, il voyait sa sœur comme une sorte de… pilier; elle avait peut-être reçu de nombreux coups, mais elle était toujours debout. Même si leurs vies et leurs caractères étaient extrêmement différents, il essayait quand-même de lui demander des conseils, de savoir si elle pouvait peut-être l’éclaircir là où il n’y arrivait pas tout seul. « D’ailleurs – t’as déjà repris tes procès ou pas encore? » Il savait qu’elle avait dû s’arrêter pendant sa rémission, mais il ne savait pas si elle avait déjà repris son travail. « Bon, ceci étant dit – je propose qu’on en parle en entamant… cette délicieuse pizza margherita. Je te laisse l’honneur de prendre la première tranche. » Il n’avait pas sorti de plat, tout simplement parce qu’il avait l’habitude de manger dans le carton même – et puis, faire la vaisselle alors qu’on pouvait se contenter de jeter un carton dans la poubelle jaune, c’était honnêtement insultant.




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UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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MessageSujet: Re: break the silence. (milena)   Mar 17 Oct - 7:24


Tu n’as jamais été du genre à user te abuser de l’argent que tes parents t’avaient donné au cours des années. La plupart était dans des trust funds à la banque vu que tu gagnais très bien ta vie toute seule mais tu ne peux nier avoir pioché dans la cagnotte pour acheter le loft dans lequel tu vis actuellement. Tu es née avec une petite cuillère dans la bouche et malheureusement cela a laissé quelques traces chez toi. Tu es habituée à ce certain standing et tu n’as pas vraiment envie de descendre en dessous. Voilà pourquoi tu fais remarquer à ton frère que c’est réellement petit chez lui. Tu n’as jamais vécu dans un studio de ton côté. Il y a eu la chambre universitaire en arrivant à Berkeley mais l’année d’après tu avais pris un appartement avec une amie, quelque chose de spacieux où vous ne vous marchiez pas dessus. « Hmm… disons que ce serait pas trop mal, non. Mais j’ai pas encore eu le temps de chercher comme il se doit. Donc… à voir. » Un sourire se dessine sur ton visage. Il n’est pas toujours simple de changer ses habitudes et ton frère devait être attaché à ce studio malgré tout. Tu savais qu’il venait de commencer à travailler, il avait le temps de chercher un autre appartement. Un appartement plus adapté pour une vie à deux dans le futur ? Le tient convenait parfaitement, le soucis c’est que personne ne semblait vouloir partager ta vie. « Si jamais tu veux te lancer, je connais d’excellents agents immobiliers qui te faciliteront beaucoup la tâche. Et puis tu ne vivras peut-être plus seul un jour. » Dis-tu en haussant les épaules. Il fallait tout prévoir dans la vie. Toi, Tt n’avais même pas essayé de chercher toi-même. Tu n’avais pas le temps alors que tu montais ton cabinet. Du coup tu avais fait confiance en un agent qui t’avait trouvé la perle rare que tu habitais aujourd’hui. Tu avais amené à manger à ton frère, de la nourriture italienne que tu avais toujours aimée plus que les autres sans trop te l’expliquer. Contrairement à certains de tes frères et sœurs, tu avais lié un vrai intérêt pour les origines de ta mère. « Faudrait aller à Rome pour fêter ça. T’sais, la tradition, tout ça tout ça. » Maintenant que ton frère le disait, tu n’avais pas mis les pieds en Italie depuis ton arrivée à Brisbane. Tu y allais régulièrement, tous les ans ou tous les deux ans quand tu habitais à New-York et que tu avais des vacances mais de Brisbane, c’était plus loin, beaucoup plus loin. « Je ne crois pas aux miracles par contre revenir à Rome me tente. Pour des prochaines vacances certainement. » Tu n’allais pas voir la tête de vacances avant un petit moment. Tu avais dû t’arrêter un peu à cause de ta jambe, tu avais fait le maximum pour reprendre de suite et du coup tu avais du retard à rattraper. Assise tranquillement à table, tu demandais à ton frère comment se passait sont boulot. « Hmm... c’est compliqué, pour l’instant. Disons que beh… c’est tout à l’opposé de ce qu’on a appris en cours. Le sujet est le même, mais l’application est tellement différente que parfois j’ai du mal à passer de la théorie aux gens que j’ai en face de moi. Donc… je sais pas. J’aime bien le job et je regrette vraiment pas, mais du coup je suis encore dans le doute pour chaque petit mouvement. » Tu hoches la tête, tu comprends parfaitement. Tu avais entendu ce genre de chose dans la bouche de la plupart de tes amis quand vous aviez commencé à travailler. Les mondes universitaire et professionnel avaient du mal à coïncider des fois. « Il y a toujours un temps d’adaptation c’est normal. Je trouve que c’est toujours plus intéressant de mettre en pratique que de rester à la théorie. Mais cela demande une prise de risque plus importante. Je suis certaine que tu seras un bon orthophoniste. » Dis-tu sincèrement car tu le pensais du fond du cœur. Tu laissais ton frère sortir le nécessaire pour manger ce que tu avais amener alors qu’il te demandait : « Je sais pas si c’était pareil pour toi en commençant à travailler? » Pour toi c’était différent. Il y avait eu un temps d’adaptation certes mais tu avais trop accompagné ton père à son cabinet étant adolescente et puis plus tard lors de stages et excursions que tu ne te faisais aucune illusion sur ce qui t’attendait. Tu savais parfaitement comment cela se passait, il avait juste fallu d’y adapter. « Il y a toujours un temps d’adaptation. Mais j’avais trop suivi notre père dans son cabinet tout au long des années pour ne pas savoir comment les choses se passaient dans la vraie vie. » Tu avais laissé dire tes professeurs mais la plupart étaient eux-mêmes avocats donc ils étaient plutôt assez clairs sur ce qui vous attendait. « D’ailleurs – t’as déjà repris tes procès ou pas encore? Bon, ceci étant dit – je propose qu’on en parle en entamant… cette délicieuse pizza margherita. Je te laisse l’honneur de prendre la première tranche. » Un sourire se dessina sur ton visage alors que tu attrapais la première tranche. Tu avais faim alors tu n’hésitais pas face à l’invitation de ton frère. Après quelques bouchées, tu lui dis : « J’ai repris le mois dernier. J’étais incapable de continuer à rien faire et puis il n’y avait que ma jambe d’impactée, pas mon cerveau. » Et puis cela te permettait d’oublier la solitude dans laquelle tu étais plongée à ce moment là.


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PETIT PLUS : cadet d'une fratrie de deux filles et deux garçons – vient d'une famille aisée, son père est avocat – le droit ne l'a jamais intéressé, il est devenu orthophoniste – parle couramment italien grâce à sa mère ainsi que l'espagnol et le français – il est parti à Brisbane pour s'éloigner des siens, mais tous les enfants Grimes ont fini par y déménager – végétalien depuis quelques années – prend des cours de boxe depuis quelques mois – fait office de famille d’accueil pour chats dans le besoin. (sac à dos zombie: chucky, corde, clopes, lampe)
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS : milena - le laboratoire.
RPs EN ATTENTE : andy
PSEUDO : enchanted. (matt)
AVATAR : grant gustin.
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MessageSujet: Re: break the silence. (milena)   Mar 17 Oct - 21:31


Leonardo était ravi de revoir sa sœur chez lui. L’hiver avait été affreusement long, que ce soit avec le début de son travail ou l’accident de Milena, et elle lui avait affreusement manqué – donc, la voir en bonne santé dans un environnement autre que l’hôpital ne pouvait que lui faire plaisir. « Si jamais tu veux te lancer, je connais d’excellents agents immobiliers qui te faciliteront beaucoup la tâche. Et puis tu ne vivras peut-être plus seul un jour. » Il ne put s’empêcher de rougir quand elle évoqua le fait qu’il pouvait éventuellement trouver quelqu’un avant de quitter son studio. Elle n’avait pas tort – après tout, on ne savait jamais ce qui pouvait se passer dans la vie, mais ce n’était pas sa priorité, pour l’instant. Si sa grand-mère italienne avait entendu ces mots sortir de sa bouche de presque-trentenaire, elle l’aurait probablement tapé du revers de la main, l’accusant de dire de sottises. « Mouais… Je ne sais pas. Ça reste encore à voir, ça. Pour l’instant, c’est un peu le Sahara de ce côté-là. » Du moins, il n’y avait rien eu de réellement bouleversant – et rien qu’il aurait allégrement raconté autour d’une pizza. De toute façon, son aînée allait bien être la première à être au courant de toute avancée amoureuse de son côté. Après tout, il fallait bien que son éventuel chéri passe le test de la famille… et il se trouve que ses parents étaient malheureusement côté du Pacifique. « Je ne crois pas aux miracles, par contre revenir à Rome me tente. Pour des prochaines vacances, certainement. » Elle pouvait certainement compter sur lui pour sauter sur le premier avion en direction du Bel Paese. Il avait toujours eu un attachement particulier à l’Italie, qui avait toujours été synonyme d’une famille bien plus chaleureuse que celle qu’il côtoyait au quotidien. Avec le temps les choses avaient changé, et ce n’était plus le petit-fils à sa Mamie qu’elle aidait à atteindre les étagères de sa cuisine, trop hautes pour lui. En revanche, le pays de sa mère était toujours lié à un souvenir rempli de nostalgie et affection. « Reste plus qu’à prendre des vacances, on prend l’avion pendant un bon quarante heures, et pis on lézarde au soleil. » Son dernier voyage était bien trop antérieur pour qu’il puisse en garder un souvenir concret. Il n’avait pu y retourner qu’une seule fois depuis son déménagement en Australie, et c’était pour des circonstances assez tristes et regrettables. De plus, le prix du ticket était bien trop onéreux pour pouvoir se le permettre sur un coup de tête. Comme quoi, traverser le globe avait un coût. « Il y a toujours un temps d’adaptation, c’est normal. Je trouve que c’est toujours plus intéressant de mettre en pratique que de rester à la théorie. Mais cela demande une prise de risque plus importante. Je suis certaine que tu seras un bon orthophoniste. » Leonardo ne put s’empêcher de sourire et de baisser doucement son regard, presque gêné par ce compliment pourtant sincère. Il n’en avait jamais eu l’habitude, et ça le touchait encore énormément d’entendre ce gens de propos de la bouche d’un autre Grimes. « Il y a toujours un temps d’adaptation. Mais j’avais trop suivi notre père dans son cabinet tout au long des années pour ne pas savoir comment les choses se passaient dans la vraie vie. » Il n’avait jamais été dans un tribunal pour assister aux procès de sa sœur – rien que passer devant lui tordait suffisamment l’estomac pour l’en empêcher d’y rentrer. Mais il ne doutait pas un seul instant des capacités de Milena. Elle avait toujours brillé là où il avait échoué, et le droit faisait partie de cette longue liste de déceptions qui l’avaient éloignés de son père. Et contrairement à lui… elle possédait une capacité à se battre qu’il n’avait jamais pu développer, et elle n’avait hérité ça de personne; du moins, c’est comme ça qu’il voyait les choses. Après tout, être la fille de quelqu’un ne l’aurait jamais emmenée bien loin, et si Leonardo s’était rapidement éloigné du monde des avocats et des juges, il croyait tout de même savoir que la gentillesse et l’indulgence n’y étaient pas bien répandus. « Mouais… je sais pas. Je sais qu’en soi c’est normal de s’adapter et avoir besoin de temps, mais… » Il avait un peu de mal à trouver ses mots, et il combla l’attente en sirotant son verre d’eau. « À la fin du rendez-vous je vois la mère d’un patient par exemple, et il y a tellement d’espoir dans ses yeux, et… j’ai tellement peur de pas être à la hauteur. » Il prit une petite pause pour respirer avant de reprendre sa réponse, les yeux toujours fixés sur sa table. Sa voix manquait du peu d’assurance et joie qu’elle avait pu avoir plus tôt. « 'Fin, c’est pas non plus dramatique. Si j’échoue elle va pas perdre son enfant, mais… quand-même. » Après tout, l’orthophonie n’avait jamais été le truc des Grimes – et il sentait l’échec plomber au-dessus de sa tête; et s’il s’était trompé de voie? Ce n’était jamais trop tard pour trouver la bonne, m’enfin... « J’ai repris le mois dernier. J’étais incapable de continuer à rien faire et puis il n’y avait que ma jambe d’impactée, pas mon cerveau. » Il se mit à rire, tout de même impressionné par sa force de volonté. Après tout, personne ne lui en aurait voulu de prendre du temps pour se reposer. « Ça doit quand-même être énorme d’avoir un cabinet à soi… ‘fin, j’imagine que t’as la masse de paperasse qu’il n’y avait pas avant en plus de tes responsabilités, non? » Il prit une deuxième tranche de pizza, profitant du goût du fromage dans sa bouche. S’il y avait des avantages au fait d’être à moitié Italiens, c’est que les Grimes savaient bien à quoi était censé ressembler une pizza. Du coup, même à Brisbane, Leonardo avait les petites adresses tenues par des compatriotes, qui vendaient des plats de bonne qualité pour pas trop cher. Et ça, c’était quelque chose de clairement non négligeable.




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