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 (charleigh) so far away but still so near.

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ÂGE : tu as soufflé ta vingt-septième bougie le premier juin.
SURNOM : tu n'aimes pas les surnoms. le seul que tu pourrais tolérer serait leigh et encore.
STATUT : tu es célibataire parce qu'incapable de mettre ton cœur en libre service.
MÉTIER : t'as un master en histoire de l'art, option marché de l'art. tu bosses pour maura hazard-perry. tu t'occupes de sélectionner les œuvres exposées dans leurs hôtels australiens.
LOGEMENT : tu vis sur bayside, au numéro 777. c'est une villa que tu partages avec tes frères et ta sœur.

POSTS : 617 POINTS : 910

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : tu es la troisième enfants sur quatre d'une riche famille anglaise excellant dans la joaillerie. les bijoux egerton se vendant dans le monde entier. + tu es polyglotte maîtrisant six langues : anglais, français, allemand, espagnol, portugais et arabe. tu as quelques notions de chinois mais pas assez pour tenir une conversations. + tu joues du violoncelle depuis ta plus tendre enfance. + tu connais les rudiments des danses de salon. + tu as recueilli un chaton à ton arrivé à brisbane et tu l'as appelé chat.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS :


EGERTON ☆ CHARLEIGH #2



☞ ☞ ☞ ☞ ☞



WILLEIGHABILEIGH



☞ ☞ ☞ ☞ ☞

MAULEIGHEVENT = LE LABORATOIRE

RPs TERMINÉS : charleigh #1
PSEUDO : b_bulle (mel).
AVATAR : scodelario.
CRÉDITS : class whore & anaïs & tumblr & exordium & kiri.
DC : aucun.
INSCRIT LE : 26/06/2017
http://www.30yearsstillyoung.com/t15706-ryleigh-god-save-the-queen http://www.30yearsstillyoung.com/t15749-ryleigh-quand-on-se-bat-moi-je-voudrais-qu-on-en-rigole http://www.30yearsstillyoung.com/t15750-ryleigh-egerton http://www.30yearsstillyoung.com/t15751-ryleigh-egerton

MessageSujet: (charleigh) so far away but still so near.   Lun 25 Sep - 23:58



SO FAR AWAY BUT STILL SO NEAR
mais même lorsqu’il se sentait très seul, il savait en son cœur qu’un beau jour la comète serai de retour, pour illuminer à nouveau toute sa vie, et qu’il pourrait enfin grâce à elle retrouver foi en l’être humain, en l’amour et en son art.
trois mois. presque quatre. il n'en n'aura fallut que d'un pour que tu sois à nouveau deux. et un de plus pour que vous soyez quatre. un sourire s'installe sur tes lèvres quand tu franchis le seuil de la villa. l'endroit est bien calme, t'es rentrée la première. parfois, tu penses que l'invasion egerton n'est qu'un mirage et puis tes aînés rentrent à la maison et toi, t'es comme une enfant qui verrait le père-noël pour la toute première fois. la distance, le manque. tout ça s'envole avec le temps. mais eux, c'était oppressant. t'avais eu le cran de te barrer de londres, mais au fond, tu ravalais ta fierté en les appelant, en leur confessant que t'allais bien, que tu te plaisais à brisbane. ils te manquaient constamment et tu trouvais toujours le moyen d'associer des choses, des moments ou encore des idées ou des gens, à ces visages que tu chérissais plus que tout au monde. tu quittes tes escarpins, douloureuse torture de tes fins de journées. en soit, les porter, tu adores ça. le pire, c'est quand tu les enlèves. sentir cette sensation de liberté s'emparer de tes pieds, la libération de leur prison quotidienne, c'est ça qui fait mal. tu grimaces légèrement, tu manques même de te casser la gueule, te rattrapant comme tu le peux. tu te mets à rire, comme si la pression de ta journée redescendait d'un seul coup, tel un ascenseur dans sa chute infernale du dernier au premier étage une sensation de douceur, un contact si léger frôle ta cheville. tu sursautes puis frissonnes avant de comprendre qu'il s'agit du chaton que tu as recueilli à ton arrivée à brisbane. tes épaules s'affaissent passé la surprise, ta tête penchée légèrement sur le côté. tu soupires, l'animal miaule et tu viens le prendre dans tes bras. moment de douceur, moment de faiblesse. le chat ronronne, tes paupières se ferment l'espace d'un instant, juste le temps de profiter du silence, de son rythme cardiaque bien trop élevé, de sa petite dose de bonheur qu'il n'accorde que rarement. d'ailleurs, l'animal en a assez de te laisser le triturer dans tous les sens alors il tente de s'échapper. t'aurais bien voulu profiter de son aura protectrice un peu plus longtemps mais tu choisis de le déposer sur le sol, de le libérer de ton étreinte abusive. l'animal a faim et l'animal entame son ballet quotidien. si, au départ, tu trouvais ça adorable, aujourd'hui, ça t'use bien plus rapidement. alors tu t'exécutes avant que tu ne puisses plus supporter le son strident de ses miaulements.

( ... )

tu t'es changée. t'as troqué ton chemisier et ta jupe crayon pour revêtir une robe plus légère. l'une de celles qui soulignent tes courbes mais sans pourtant trop en montrer. tes cheveux, pourtant attachés en règle générale, tombent en cascade sur tes épaules, dévoilant quelques boucles indisciplinées. tes pieds nus foulent le sable en direction de nulle part et partout à la fois. tu marches sans vraiment avoir de but précis. une balade au bord de l'eau, y a que ça pour apaiser ton cerveau engourdi par une journée de travail intense. t'as pourtant fini plus tôt aujourd'hui, l'un de tes fournisseurs ayant annulé votre rendez-vous. c'est pour cette raison que t'as pris le temps d'aller faire un tour sur la plage. les beaux jours arrivants, tu ne te prives pas de ce genre de balade improvisée. la villa n'étant plus aussi calme que ce qu'elle a été ces trois derniers mois, ça te fait du bien de prendre le large de temps à autre. comme si tu reprenais ton souffle avant d'être à nouveau submergée par la folie de la fratrie egerton. faut pas croire, t'es heureuse qu'ils soient tous là. cela dit, tu n'as jamais caché ton envie de solitude parfois. ton regard azur se perd dans le vide, tes pensées dérivent. t'entends à peine les mots de ces gens que tu croises et qui, comme toi, semblent apprécier le retour de la chaleur australienne. pour sûr que ça te change du climat londonnien. et puis, il te faudra un temps d''adaptation aussi, concernant l'inversion des saisons puisque tu as changé d'hémisphère. passer noël en été sera une grande première pour toi. t'as jamais vraiment aimé les fêtes de fin d'année mais pourtant, une certaine nostalgie te prend soudainement à la gorge. des souvenirs enfouis remontent à la surface alors que ton esprit laisse parvenir à tes oreilles cette voix si particulière. celle que tu reconnaîtrais entre milles, celle qui a longtemps hanté tes pensées, virevoltant dans ta boite crânienne comme la tornade que son prénom évoque à ton passé. tu crois rêver, avoir l'une de ces sensations que tu as longtemps pu percevoir lorsque vos destins se sont brisés. tu passes une main sur ton visage afin de te ramener à la réalité de l'instant présent, pensant que tes songes finiraient par prendre la fuite. mais ce n'est pas le cas. y a toujours sa voix qui se chatouille les tympans alors tu t'attardes sur les visages qui t'entourent. t'as pas mis longtemps avant que tes prunelles ne captent sa silhouette. c'était pas bien difficile, tu l'accordes, étant donné que vous n'êtes pas nombreux à traîner dans le coin visiblement. tes lippes s'étirent en un sourire en coin, attendrit par l'image qui s'offre à toi. tu prends le temps d'observer, d'analyser le spectacle qui se déroulent à quelques pas de toi. je suis déçue de ne pas avoir d'appareil photo à disposition. que tu laisses échapper. quand il s'agit d'entrée en matière, on ne peut pas vraiment dire que tu sois des plus douées. j'aurais pu avoir une preuve du fait que t'es encore capable de sourire. et tu t'enfonces en plus de ça. t'as raison ryleigh, continues sur cette voix et tu ne marqueras plus jamais de points. tu te flagelles mentalement pour ta connerie. cela dit, t'es plus en confiance quand t'es prêt de lui. tu marches sur des œufs en permanence et ça t'agace au plus haut point. toi qui est pourtant d'une assurance infaillible d'ordinaire, tu te retrouves tout en bas de l'échelle quand il s'agit de lui. cependant, tu ne vas certainement pas te laisser démonter pour si peu. salut bonhomme. que tu souffles à l'attention de l'enfant, tout en t'approchant de quelques pas. mon petit doigt me dit que tu t'appelles oliver. tu t'accroupis afin de te mettre à sa hauteur. t'es assez physionomiste et les photos que gauthier t'a envoyé t'ont aussi beaucoup aidé. il a les traits particuliers de cette famille que tu connais si bien. tu ne pourrais pas te tromper, même si tu voulais le faire exprès. moi, c'est ryleigh. t'as cette manie de pencher ta tête sur le côté quand tu t'adoucis. c'est flagrant. sans parler de ce sourire qui illumine ton visage, chassant toute trace de ta froideur pourtant si caractéristique. si ta sœur ne supporte pas les enfants, tu es son exacte opposé. je suis une très vieille ... connaissance de charlie. t'as cherché le mot le juste. t'aurais bien dit que t'étais une amie mais il est clair que t'es plus à ce niveau là. tu te mords la lèvre inférieure en te prenant cette claque dans la gueule imaginaire. t'avais pas encore eu le courage de mettre un mot sur ce que tu es. une simple connaissance. ça fait mal. et encore, si c'est le terme exact. tu relèves tes prunelles sur l'homme qui fut autrefois ton meilleur ami et te redresse dans la foulée. pardon pour l'intrusion. parce que t'aurais peut-être pas dû. c'est pas que tu regrettes c'est juste que vos rapports ne sont pas au beau fixe et que t'as pas vraiment l'intention de les détériorer un peu plus qu'ils ne le sont déjà. je ne faisais que passer. légère grimace de ta part et le ton de ta voix qui déraille sans que tu ne le veuilles vraiment. bonne fin de journée les garçons. ton enjoué retrouvé. t'adresses un clin d’œil au petit homme et un signe de tête entendu au grand avant de faire quelques pas en arrière dans le but de rebrousser chemin. pauvre idiote. tu pouvais pas être plus pathétique.

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l’orgueil et les préjugés
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ÂGE : 27 ans (le 9 juillet 1990)
SURNOM : (Princess) Chachatte
STATUT : Nobody breaks my heart. Papa de substitution de mon neveu, Oliver âgé de 4 ans.
MÉTIER : Fraîchement diplômé en journalisme, spécialiste en géopolitique du Moyen-Orient. Reporter pour ABC Radio en quête d'aventures et d'histoires à raconter.
LOGEMENT : Pine Rivers au numéro 20, une grande villa avec Gauthier, Théo, Connor & Oliver. Depuis peu, Debra a rejoint la coloc.

POSTS : 798 POINTS : 450

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Paraitrait que snobinard britannique seraient les mots qui me qualifieraient le mieux ∆ Paraitrait quand même que je ne sois pas qu'un crétin, presque sympathique et attachant quand on a le privilège d'apprendre à me connaître même ∆ Paraitrait que la famille, surtout mes frères et ma petite soeur ainsi que mon neveu, sont la prunelle de mes yeux ∆ Paraitrait que je sois un peu volage, libre comme l'air. Paraitrait quand même que ça soit surtout dans le but de me protéger parce que la dernière fois que j'ai aimé ça ne m'a pas trop réussi
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Side by side, connected by the heartHazard-Perry Family#3Theodora#1Connor#1
╌╌╌
Walking away from someone you can't forgetCharleigh#2
╌╌╌
No matter where we go, we take a little of each other everywhereDelie#2
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We've been friends for so long, I can't remember which one of us is the bad influenceLa fine équipe#1Keandra #2Sofia#1
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RPs EN ATTENTE : Emre#2 (FB) △ Milo#1
PSEUDO : BesidetheCrocodile
AVATAR : Douglas Booth
CRÉDITS : avatar©astoria △ signature©jesaisplus
DC : Heidinosaure
INSCRIT LE : 24/03/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t7977-charlie-on-ne-va-pas-se-mentir-tirer-un-trait-sur-les-gens-ca-ne-marche-pas-souvent-il-vaut-mieux-leur-tirer-une-balle http://www.30yearsstillyoung.com/t7996-charlie-your-past-is-just-a-story http://www.30yearsstillyoung.com/t8021-charlie-hazard-perry http://www.30yearsstillyoung.com/t15385-charlie-hazard-perry

MessageSujet: Re: (charleigh) so far away but still so near.   Mer 4 Oct - 18:36





so far away but still so near
Mais même lorsqu’il se sentait très seul, il savait en son cœur qu’un beau jour la comète serai de retour, pour illuminer à nouveau toute sa vie, et qu’il pourrait enfin grâce à elle retrouver foi en l’être humain, en l’amour et en son art. △
ryleigh & charlie
« Eh bah tu ne m'attraperas pas, Princess Chachatte » Oliver, se tenait face à moi sur la plage, me lançant un regard de défi. Aussitôt que je me mettais à courir dans sa direction, il détallait à toute vitesse, en criant et en riant aux éclats. « C'est ce qu'on va voir ! » Je donnais le meilleur de ma personne, poussant sur mes jambes avec force et conviction pour tenter de rattraper mon neveu. Mais ce dernier plus léger, plus petit et bien plus agile, s’évertuait à changer de direction à chaque fois que je gagnais du terrain. Courir sur le sable ne semblait pas lui poser le moindre souci, là où j’étais à deux doigts de cracher mes poumons à chaque foulée supplémentaire. Finalement, dans un dernier élan d'espoir, persuadé que j'y laisserai ma peau si ce petit jeu devait encore durer longtemps, je parvenais à rattraper Oliver et à l'emprisonner dans mes bras avant de le faire virevolter quelques peu, le faisait rire une fois de plus. « Je t'ai eu ! D'ailleurs depuis quand tu m'appelles comme ça toi ? » lui demandais-je aussitôt. « C'est Féfé qui me l'a dit et Debra a dit que ça te ferait plaisir. » confessait-il, continuant de rire, ne se sentant visiblement pas coupable pour un sou. Je levais les yeux au ciel tout en riant. « Tu sais très bien qu'il ne faut écouter ni l'un, ni l'autre. » Pour sûr, mes meilleurs amis, du moins les ersatz qui me servaient de meilleurs amis, s’étaient tous les deux trouvés un point commun non négligeable : se payer ma tronche, à longueur de journée et Oliver était leur compagnon de jeu favori. « Je suis déçue de ne pas avoir d'appareil photo à disposition... » Cette voix. Je me figeais aussitôt dans mon mouvement, cessant de rire avec Oliver. Cette voix, je l'aurais reconnue entre milles, parce qu'elle hantait mes nuits depuis huit longues années et parce qu'elle faisait, bien malgré moi, partie de ma vie depuis que j'étais venu au monde. « J'aurais pu avoir une preuve du fait que t'es encore capable de sourire. » Je faisais volte-face pour tomber nez-à-nez avec Ryleigh, apparition divine au milieu de ma journée pourtant si ordinaire jusqu'ici. A chaque fois que la jeune femme débarquait dans ma vie, c'était à grand fracas, retournant tout sur son passage. « Bien-sûr que je sais encore sourire. C'est juste quelque chose que je réserve pour les grandes occasions, comme à l’époque. » répondis-je alors, plantant mon regard dans le sien, me confrontant une fois de plus au frisson que ses iris bleutés faisait naître chez moi. Je ne pensais pas nécessairement à mal en répondant de la sorte, évoquant une simple vérité. Car, comme tout Hazard-Perry, je n’étais naturellement pas quelqu'un de souriant. Sans avoir constamment l'air revêche, c’était au mieux un visage neutre et dénué d'expression, au pire un air snob et vaniteux qui s'imprimait sur mes traits au quotidien. Parfois, c’était un sourire en coin, complaisant ou narquois qui m'échappait. Mais mes véritables sourires, ceux qui venaient du cœur et qui dévoilaient mes dents blanches parfaitement alignées, ceux-là je les réservais à la crème de la crème. Peu de gens pouvaient se targuer de m'avoir déjà vu sourire de la sorte, mais lorsque c’était le cas, la personne qui recevait mon sourire pouvait être certaine d'une chose : d'une façon ou d'une autre, elle était spéciale pour moi. Et Ryleigh, lors d'une époque désormais révolue, était très certainement celle à qui j'avais réservé mes plus beaux sourires et mes éclats de rire les plus sincères. Néanmoins, après qu'elle eut refusé mes sentiments, je lui avais retiré ce droit d’accès à mes sourires, comme je lui avais retiré tout privilège qu'elle avait autrefois eu sur ma personne. Sans parvenir à l'oublier, sans réussir à ne plus l'aimer, je lui avais retiré tout le reste, presque cruellement. Et aujourd'hui, c’était à Oliver à qui j'accordais ce qu'il y avait de meilleur en moi. Sans pouvoir dire que je devenais un tout autre homme en présence de mon neveu, ce dernier avait une influence plus que positive sur ma personne. J’étais plus calme avec lui, plus maîtrisé dans mes paroles, moins cinglant dans mes propos. Ainsi, n'avais-je pas avancé ces quelques mots de façon volontairement méchante. Néanmoins, je savais que je venais d'heurter un point sensible une fois confronté au regard que Ryleigh me lançait un bref instant. Evidemment, je venais une fois de plus de lui jeter au visage sa destitution dans mon cœur et sa déchéance dans mon estime. Et une part de moi ne pouvait s’empêcher de s'en sentir désolée, quand bien même je ne m'excusais pas de vive voix. Car au fond, en cherchant à faire du mal à Ryleigh comme elle m'en avait fait, c'était avant tout à moi que j'en faisais. Et je me souvenais de notre dernier échange où je lui avais promis de lui laisser une chance d'avoir une conversation normale avec moi. Je me félicitais alors de ne pas avoir répondu avec les premiers mots qui m'étaient venus en tête qui, pour le coup, auraient été bien moins sympathiques à l'égard de la jeune femme. Pourtant la tentation de lui faire remarquer que m'ayant déjà pris mon cœur, elle ne pouvait pas non plus espérer s'être enfuie avec ma capacité à sourire, avait été réelle. Mais cette réplique cinglante, qui outre le fait de ne rien améliorer entre nous deux, avait surtout le défaut majeur de ne pas être totalement vraie. Si j'avais envie de faire croire à Ryleigh que ma vie avait continué sans elle, ce n'était pas réellement honnête de ma part, car la belle m'avait laissé bien plus que quelques égratignures. Mais visiblement Ryleigh, pleine de détermination comme je l'avais toujours connue, ne se démontait pas si facilement. Elle tournait en effet son attention vers un tout autre Hazard-Perry qui, lui pour sûr, serait en mesure de lui voler son cœur. Car Oliver, du haut de ses cinq ans, représentait à lui tout seul un concentré de tout ce qu'il se faisait de mieux dans la famille. Outre le physique attrayant de sa mère (couplé avec le charme de l’exotisme de son père), le petit garçon avait également hérité de l'esprit vif et aiguisé des Hazard-Perry. Étrangement éveillé pour son age, il ne faisait aucun doute qu'il avait également appris l'art d’amadouer son public comme Gauthier savait si bien le faire. Espiègle et malicieux, l'enfant n’était également pas en reste lorsqu'il s'agissait de faire des bêtises ou de tourner les situations à son avantage, parfaitement conscient de l'effet qu'il produisait sur chacun d'entre nous il n'hésitait pas à en abuser. « Salut bonhomme. Mon petit doigt me dit que tu t'appelles Oliver. » Je regardais Ryleigh s'accroupir pour se mettre au niveau de mon neveu qui la regardait avec de grands yeux curieux, comme à chaque fois qu'il rencontrait une nouvelle personne. Silencieux, j'observais leur échange, ne pouvant empêcher une étrange sensation de naître en moi. C’était comme si deux univers parfaitement distincts venaient tout à coup de fusionner : d'un côté mon passé personnifié en la personne de Ryleigh et de l'autre l'avenir et l'espoir incarnés par Oliver. « Bonjour madame. » qu'il lâchait de sa petite voix fluette avant de poser sa main sur ma cuisse et de me lancer un regard plein d'interrogation, l'air de me demander comment elle pouvait connaitre son nom alors qu'il ignorait tout d'elle. Me voulant rassurant, bien que j'étais à peu près certain que Ryleigh avait plutôt éveillé chez lui une curiosité naturelle plus que de l’inquiétude ou de la méfiance, je lui adressais un petit sourire. Très vite cependant, c'était la belle anglaise qui récupérait toute mon attention. J'étais incapable de la quitter des yeux, observant cette attitude qu'elle adoptait face au petit garçon. Je remarquais chacune de ses mimiques, saisissant chaque plissement de ses yeux et même la légère inclinaison de sa tête, signe indéniable qu'elle était attendrie par mon neveu, n'échappait pas à mon radar. Il semblait que même huit longues années de séparation n'aient pas eu raison de tout ce que j'avais appris sur la belle en dix-huit ans de cohabitation. « Moi, c'est Ryleigh. » Au sourire qu'elle affichait je savais qu'Ollie était en train d'exercer sur elle son irrésistible attraction, à laquelle j'avais personnellement succombé aussitôt que Théodora avait accouché. Le garçon avait alors reporté son attention sur la jeune femme, la fixant de ses grands yeux marrons. « Tu connais Tonton ? » demandait-il alors, ne pouvant retenir ses questions plus longtemps. Un petit silence avait suivi son interrogation. Sa question était pourtant naturelle et d'une simplicité enfantine, mais lorsqu'il s'agissait de ma relation avec Ryleigh les choses n'avaient jamais été faciles. Même lorsque nous étions loin des tourments amoureux qui avaient eu raison de notre amitié huit ans plus tôt, c’était ce mariage arrangé, épée de Damoclès planant au-dessus de nos têtes, qui semait le trouble et la discorde entre nous. Une étincelle, mélange d'amusement et de curiosité, s’était alors illuminée dans mon regard suite à la question d'Oliver. Je fixais Ryleigh, incapable de détourner mon regard de son visage, indéniablement intéressé par la réponse qu'elle trouverait à apporter sur le sujet. Se mordillant la lèvre, j'avais l'impression de pouvoir entendre d'ici les rouages de son cerveau pour tenter de trouver une réponse adéquate à cette question épineuse. « Je suis une très vieille ... connaissance de Charlie. » répondait la jeune femme, marchant visiblement sur des œufs. « Vieille comment ? Genre dix ans ? Moi je vais avoir cinq ans ! » commençait à raconter Oliver, me tirant un rire. « Tu ne fais pas très vieille. Pas comme Gauthier. » ajoutait-il avant de rire en posant sa main sur sa bouche, feignant de se rendre compte qu'il venait de dire une bêtise. Cette fois-ci, je riais pour de bon, appréciant tout particulièrement cet aspect de la personnalité de mon neveu, cet air de ne pas y toucher tout en se montrant capable d'être une véritable crapule quand il le voulait. Posant une main sur son crane, caressant ses cheveux bruns du bout des doigts, je me décidais finalement à intervenir : « Ça sera notre petit secret, promis. » déclarais-je au sujet de Gauthier, adressant à Oliver un clin d’œil entendu. « Ryleigh et... moi... » reprenais-je, ne pouvant m'empêcher de sentir la brûlure de cette utopique idée de nous voir former un nous de nouveau. « On se connait depuis que nous sommes nés. » Cette fois-ci, ce n'était plus une brûlure mais bel et bien une véritable tornade que je me prenais en pleine face. Malgré cette distance que j'avais imposé entre nous pendant huit ans, huit longues années, Ryleigh ferait toujours partie de moi, fardeau de dix-huit  années passées l'un avec l'autre, dans le même bateau. Et m'en apercevoir de la sorte aujourd'hui me donnait le tournis. « Woua ! » s'exclamait-il, accrochant le regard de l'anglaise à la recherche d'une confirmation de sa part. « Ses parents et tes grands-parents se connaissent depuis très longtemps. » l'informais-je, avec une petite moue. Cette information resterait purement factuelle, théorique pour lui étant donné que pour son bien-être Oliver n'avait jamais ne serait-ce qu'entendu le son de la voix de ses grands-parents. « C'est aussi une très bonne amie à ta tante Maura. » ajoutais-je, réalisant que désormais Oliver connaissait la dernière enfant Hazard-Perry qu'il n'avait pas encore rencontré. Une amitié que je n'avais pas vue venir, sûrement parce qu'au regard de ma relation conflictuelle avec Maura, je ne m'étais jamais douté que Ryleigh et elle puissent si bien s'entendre. Et leur relation s'était semble-t-il renforcée à mesure que je maintenais la jeune femme hors de ma vie. De nouveau, un petit silence s'était installé entre nous, Oliver continuant de fixer Ryleigh avec intérêt alors que cette dernière finissait par relever les yeux vers moi. Ce contact visuel m’électrisait aussitôt, ravivant de vives blessures mais également des souvenirs enfouis d'un passé désormais révolu. Et je ne semblais pas être le seul à être affecté par ce regard que nous avions échangé puisque Ryleigh s'excusait aussitôt : « Pardon pour l'intrusion. Je ne faisais que passer. » Elle se redressait alors, sous le regard combiné d'Oliver et moi, qui restions pourtant muets. « Bonne fin de journée les garçons. » Elle adressait un clin d’œil à Oliver qui lui répondait aussitôt : « Au revoir. » Puis elle inclinait la tête en passant devant moi. Mais pour ma part, lèvres pincées, je ne réagissais pas du tout. J'avais toujours l'impression de ne plus être capable de réfléchir convenablement lorsque la brune était dans les parages, comme si elle avait à elle seule la capacité annihiler toutes mes capacités cognitives. Mais ce n’était pas simplement que mes connexions synaptiques semblaient ne pas fonctionner à leur régime habituel quand elle était là, mais c'était toujours accompagné d'un flot hétéroclite et incohérent d’émotions qui contrastaient. Cette sensation de suffoquer chaque fois que son parfum enivrant me ramenait à des épisodes de mon passé à ses côtés, l'impression que mon cœur implosait au sein de ma poitrine quand ses pupilles bleutées me transperçaient et cette sensation d'abandon insupportable qui se saisissait de moi dès qu'elle me tournait le dos, comme si elle s’enfuyait à chaque fois avec une part de moi, à nouveau. Déglutissant avec difficulté, je tachais de reprendre mes esprits, posant le regard sur mon neveu qui me fixait étrangement. Ressentait-il lui aussi cette tension qui avait soudain emplit l'atmosphère ? Ses yeux me transperçaient d'une bien étrange façon et j'avais la désagréable impression qu'il essayait de me faire passer un message. Pourquoi sentais-je le jugement de mon neveu peser sur mes épaules alors que je laissais la belle filer à l'anglaise ? Était-ce seulement possible que du haut de ses cinq ans, Oliver puisse avoir une opinion sur tout ce qu'il ignorait ? Je secouais la tête, persuadé de commencer à devenir fou. Mais cet étrange sentiment ne me quittait pas. « Bon très bien, tu as gagné ! Attends-moi là et ne bouge surtout pas. » lui intimais-je avant de me mettre à la poursuite de Ryleigh à quelques enjambées de nous. « Ryleigh ! Ryleigh attends ! » Je devais avouer qu'à lui courir de la sorte après je ne me sentais pas particulièrement malin. « Je... » commençais-je une fois qu'elle eut stoppé sa marche pour se tourner vers moi. Oui, Charlie, tu... quoi exactement ? Je me flagellais mentalement de ne pas avoir réfléchit plus tôt à ce que je pouvais bien lui dire, incapable de savoir moi-même ce que je souhaitais pour la suite. « Reste. » soufflais-je finalement du bout des lèvres. « Qu'on le veuille ou non, je pense que nous faisons partie de la même famille... » Du moins, de ce qui s'en rapprochait le plus, la notion de famille étant assez floue pour des individus comme nous dont les parents ne s'étaient jamais souciés outre mesure. « Peut-être qu'on pourrait profiter que nos parents ne soient plus là pour fixer nous-même les règles et essayer d'avancer ? » Fini ces conneries de mariage arrangé, ces brunchs hypocrites du dimanche matin, ces faux-semblants. Nous pouvions reprendre nos vies en main et décider de faire les choses comme nous l'entendions. « Tu voulais une chance non ? » demandais-je alors, faisant allusion directement à nos retrouvailles quelques temps plus tôt. « Je pense que c'est l'occasion que tu attendais. » La glace était déjà brisée, Oliver était dans les parages, on ne pouvait rêver meilleures conditions. « Et je pense que tu devrais la saisir parce que je ne suis pas certain qu'elle se présentera de nouveau. » concluais-je, mes yeux ses plantant dans les siens finalement.
©️BESIDETHECROCODILE


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MessageSujet: Re: (charleigh) so far away but still so near.   Dim 15 Oct - 23:33


SO FAR AWAY BUT STILL SO NEAR
mais même lorsqu’il se sentait très seul, il savait en son cœur qu’un beau jour la comète serai de retour, pour illuminer à nouveau toute sa vie, et qu’il pourrait enfin grâce à elle retrouver foi en l’être humain, en l’amour et en son art.
quand on en vient au cœur, c'est là que ça se complique. malgré la distance, les années et la colère que tu peux aisément lire dans ses yeux, y a ce sentiment inexplicable qui t'envahis, toi toute entière. tu as bien essayé, à de maintes reprises, de t'en détacher. en vain. tu as cru réussir, plusieurs fois même, mais il y avait toujours quelque chose, ne serait-ce qu'un infirme détail, qui te ramenait à lui. sans doute ta peine pour l'avoir éconduit comme tu l'as fait. ta sentence pour avoir violemment étrangler tes sentiments à son égard, réduisant en miette son palpitant si précieux à tes yeux. ton châtiment pour avoir osé le congédier sans même prendre le temps de tout envoyer valser pour céder aux cris de ton cœur. tu as préféré te fier à ta raison à l'époque et le résultat est bien loin d'être satisfaisant aujourd'hui. allez donc savoir pourquoi tu as été prise d'un élan de folie pour t'imposer de la sorte. il a pourtant été clair avec toi, quand tu l'as revu pour la première fois, dans le hall du siège de l'entreprise hazard-perry. il lui faut plus de temps malgré celui dont il a déjà amplement disposé. même s'il a consenti à faire des efforts, tu n'avais pas le droit d'empiéter sur son territoire, surtout en présence de son neveu. et pourtant, tu l'as fait. comme si cela avait été plus fort que toi, plus fort que tout. comme un besoin de forcer le destin même si tu proclames te laisser vivre l'aventure qu'est ta vie à sa façon, suivant son chemin sans te soucier de ce qu'il adviendra. comme quoi, il est indéniable de penser que lorsque ça le concerne, tu es incapable de penser sagement, d'agir avec précaution ou même de rester en retrait. tu lui as déjà avoué qu'il te manquait terriblement alors tu finis par penser qu'il ne sera pas si surpris que ça que tu te permettes d'intervenir dans un moment aussi intime que celui-ci. bien-sûr que je sais encore sourire. c'est juste quelque chose que je réserve pour les grandes occasions, comme à l’époque. ta gorge se noue et la bataille que vos regards se lance n'aide en rien à ce que tu retrouves un rythme cardiaque régulier. une fois de plus, l'attaque qu'il te porte arrive à te faire flancher un instant. c'est un coup bas, un souvenir lointain si douloureux. il ne cessera donc jamais de te reprocher ton geste. tu avais la chance de bénéficier de ces sourires autrefois. il est naturel qu'il te rappelle que tu as perdu ce droit depuis bien longtemps. tu n'as plus ses faveurs et pourtant, tu t'accroches à l'espoir de pouvoir un jour les retrouver, en dépit de la blessure encore ouverte que ton refus a causé. tu n'as jamais pu te résoudre à lui dire à quel point ce fut difficile pour toi de garder les sentiments violents, puissants, que tu possédais à son égard, bien avant qu'il ne se décide à t'avouer les siens. tu as bien essayé cependant, même lors de cette rencontre, il y a quelque temps, marquant vos retrouvailles mouvementées. mais tu n'as pas pu mettre les mots justes sur ce qu'il s'était passé, te contentant d'énumérer de nombreux sous-entendus dont il n'a pas capté l'essence. peut-être est-ce mieux ainsi, toi qui t'étais jurée de ne jamais dévoiler cette vérité assassine. c'est pour cette raison que tu ne tardes pas à te reprendre et porter ton attention sur l'enfant. tu ne pouvais décemment pas interpeller charlie sans adresser la moindre parole à son neveu. tu te mets d'ailleurs à sa hauteur lorsque tu t'adresses à lui. signe de respect de ta part, délicate attention pour cet enfant que tu n'as pas encore eu l'occasion de rencontrer. tu t'imposes à lui plus que tu n'en n'as l'autorisation, tu en es bien consciente et tu regrettes d'ailleurs déjà ce geste imprudent de ta part. peut-être n'aurais-tu pas dû agir de la sorte, cela ne te mettrais peut-être pas en meilleure position vis-à-vis de l'anglais. cependant, tu te sens le devoir de poursuivre ce que tu as commencé, comme si tu avais l'obligation de ne pas laisser le moment suspendu dans le temps, comme tu sais pourtant si bien le faire. tu ne peux pas te jouer d'un si petit être. ton cœur est bien glacial en apparence mais tu ne peux pas rester de marbre face à sa gueule d'ange. alors tu te présentes, attendrie par l'attitude de ce petit garçon accroché à la jambe de son oncle. tu connais tonton ? ton sourire s'élargie, tes pensées s'envolant à nouveau vers un passé révolu, disparu. un court silence s'installe le temps que tu trouves les mots justes pour décrire au mieux la situation présente. tu te poses en simple connaissance, pensant que d'utilisé le terme d'amie serait erroné, bien que tu le fus pendant les dix-huit premières années de ta vie. vieille comment ? genre dix ans ? moi je vais avoir cinq ans ! tu entrouvres la bouche afin de répondre, un brin de malice au fond de tes iris électriques. tu ne fais pas très vieille. pas comme gauthier. tu restes bouche-bée avant de finir par mêler ton rire à celui du grand brun. ça sera notre petit secret, promis. tu promets en silence, scellant ta bouche de tes doigts comme si tu refermais une fermeture éclaire. tu écoutes l'explication que charlie fournit à la petite tête brune. tu remarques toute l'affection et la tendresse qu'il déploie, dans ses gestes, dans ses paroles. et surtout dans son regard. et toi, t'arrives à entrevoir quelques bribes de ce que tu avais vu chez lui, avant. comme un retour en arrière brutal. tu t'en mords la lèvre inférieure afin de revenir à l'instant présent. tu retrouves ton sourire, acquiesçant silencieusement lorsque le garçon semble te demander de confirmer les dires de son oncles quant à votre relation. enfin, ce qu'il en était avant. juste lui confirmer que vous vous connaissez depuis toujours. t'as du mal à respirer mais tu fais bonne figure pour ne pas montrer le tsunami qui fait rage à l'intérieur de toi. c'est le bordel dans ta caboche et les questions naturelles de l'enfant n'ont pour effet que de provoquer ton palpitant au rythme saccadé. il parle de nos parents et enfin de maura. tu es au courant du retour de maura dans la vie de sa fratrie. ta meilleure amie t'a confié son ressenti vis-à-vis de ces retrouvailles tant redoutées. à croire qu'il ne manquait plus que toi dans le tableau. bien sûr, tu es loin d'être indispensable à la vie du jeune garçon. d'autant plus que tes relations avec sa mère n'ont jamais vraiment été au beau fixe. une entente cordiale, jamais rien de plus. théodora ne sera probablement pas la plus ravie de savoir que tu as approché son fils sans qu'elle ne soit présente. à croire que tu es une menace sérieuse alors que c'est loin d'être le cas. un nouveau silence s'est installé, peut-être un peu plus pesant que le précédent. ton regard qui croise le sien et tu en viens immédiatement à regretter pleinement ton intrusion. un frisson parcourt ta colonne vertébrale alors que tu te relèves pour prendre congés, ne manquant pas de t'excuser au préalable. si tu dois perdre des points, autant que tu n'en perdes pas trop d'un coup. au revoir. un clin d’œil adressé à l'enfant et un hochement de tête entendu envers le grand brun, tu rebrousses chemin, espérant ne pas avoir entaché cette belle fin de journée. admettre vouloir effacer ce tout petit moment serait mentir, comme une arracheuse de dents. tu es contente d'avoir pu apercevoir le sourire de charlie, entendre son rire et pouvoir mêler le tien au sien. un bout de passé qui revient et pourtant, y a cette boule au fond de ta gorge. de la gêne d'avoir voulu forcer le destin comme si tu lui forçais la main alors que tu as consenti à lui laisser un peu plus de temps quand il t'a promis de faire un effort pour calmer le jeu et revenir à un semblant d'entente cordiale. tu aurais dû te contenter d'attendre, patiemment, comme tu l'avais fait jusque là. cependant, ton impatience habituelle a pris le dessus sur le reste et t'as couru sur la corde raide, manquant de te casser la gueule et de faire une chute d'une hauteur donnant le vertige. quelque part, la présence d'oliver a probablement apaisé l'instant. et toi, tu continues ta route afin de redonner de l'espace et de l'air à cet homme qui s'est trop souvent insinué dans ton esprit alors que tu tentais, en vain, de l'oublier. ryleigh ! ryleigh attends ! alors ça, t'étais loin de t'y attendre. tu cesses d'avancer sans pour autant te retourner, de peur que ce ne sois qu'une idée que tu te fais. comme si tu n'étais pas certaine de ce qui est en train de se passer. et pourtant, c'est bien lui qui te court après. tu ne comprends pas vraiment, ce n'était pas prévu et tu n'aurais jamais pensé qu'il puisse en être ainsi. comme un espoir pourtant que ce soit bien réel, tu finis par te retourner afin de retrouver la silhouette de l'anglais qui se tient juste devant toi. je ... reste. la respiration qui se bloque entre tes lippes entrouvertes. ce simple mot qui provoque en toi une vague de chaleur. t'as souvent rêvé de l'entendre le prononcer mais tu ne pensais pas que ce serait un jour possible. ça ne signifie pas grand chose mais tu prends tout de même le geste comme un espoir naissant, une toute petite brèche dans le mur qu'il s'est entêté à dresser entre vous. qu'on le veuille ou non, je pense que nous faisons partie de la même famille ... sentiment amer qui titille ton cœur fragile. tes lèvres se pincent. malaise. charlie ... que tu souffles, ta voix se perdant dans la brise caractéristique d'un moment passé sur la plage. peut-être qu'on pourrait profiter que nos parents ne soient plus là pour fixer nous-même les règles et essayer d'avancer ? tu restes silencieuse, comme si tu avais perdu l'usage de la parole, te noyant dans le bleu de ses yeux. tu réfléchis pourtant à ses mots comme si tu te rendais compte qu'il avait tant grandis. le sérieux dont il fait preuve te donne envie de croire que la pression parentale qui pesait sur vos épaules était la cause de tout ce merdier. tu voulais une chance non ? tu arques un sourcil, brusquée par ses paroles qu'il te jette à la figure. je pense que c'est l'occasion que tu attendais. et je pense que tu devrais la saisir parce que je ne suis pas certain qu'elle se présentera de nouveau. tu te retiens de rire, te mordant le bout de la langue. alors on en est là ? un ultimatum ? allez savoir pourquoi tu te sens offensée. sait-il au moins à qui il s'adresse de la sorte ? peut-être bien que oui. peut-être bien que c'est un test pour savoir jusqu'où tu es prête à aller pour tenter de revenir dans sa vie. t'aimes pas quand on te prend au dépourvu, t'aimes pas quand on te met au pied du mur. il devrait s'en souvenir pourtant parce que ça a toujours été le cas. sur ce point là, il est certain que tu n'as pas changé. maintenant ou jamais ? ton regard qui ne quitte pas le sien, comme un défi, comme une provocation. je n'ai jamais eu le choix de quoi que ce soit, ou alors très rarement. cependant, je ne pensais pas qu'un jour ce soit toi qui me prive de ma liberté d'action. tu es blessée, probablement bien plus que tu n'as pu l'être jusqu'à présent. c'est fou de voir la façon si aisée qu'il a de t'atteindre. tu sais que j'ai envie de rester mais ... t'as du mal à déglutir. je ne veux pas que ce soit une épreuve pour toi. tu hausses les épaules, doutant de l'envie de l'anglais concernant ta présence à ses côtés, aujourd'hui. t'es bien sûr de vouloir que je reste ? t'insistes même si t'es consciente qu'il pourrait se rétracter en un claquement de langue contre son palais. oliver est un petit garçon charmant. il a de la chance de t'avoir. ou alors est-ce toi le plus chanceux des deux. le sourire en coin sur ton faciès alors que ton regard se pose sur l'enfant, à quelques enjambées derrière le grand brun.

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