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 You are chaos to my thoughts and I am poison to your heart [Heidi Hellington]

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ÂGE : 32 ans
STATUT : Célibataire malgré lui
MÉTIER : Avocat au sein du bureau du procureur
LOGEMENT : Provisoirement chez Cora Coverdale, un loft au #438 à Spring Hill

POSTS : 85 POINTS : 215

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Comblé par sa vie qu'il jugeait parfaite, Dean a toujours tout considéré comme acquis, y compris ses relations. Hautain avec son meilleur ami Benjamin Brody, il a fini par le perdre. Tout comme sa fiancée, Heidi Hellington, qui l'a quitté du jour au lendemain, sans une explication. Ayant pris conscience de ses erreurs et de ses défauts, Dean a décidé de changer et de profiter de la vie. Carpe diem !
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : HeidiBenMilenaEvaAryaGaïaElisabeth
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MessageSujet: You are chaos to my thoughts and I am poison to your heart [Heidi Hellington]   Mer 4 Oct - 15:59



- You are chaos to my thoughts and I am poison to your heart -

Dean quitta le logement de Cora, sa fidèle amie qui l’hébergeait depuis maintenant plusieurs semaines, pour rejoindre son travail au sein du bureau du Procureur. Que ferait Dean sans Cora ? C’était elle qui l’avait soutenu quand sa fiancée, Heidi, l’avait quitté sans une explication, il y a déjà deux ans.
Deux ans … Deux ans, et pourtant le beau brun s’en souvenait comme si c’était hier, et pensait à la magnifique jeune femme quasiment tous les jours. Il faut dire qu’après plusieurs années de relation, Dean s’était imaginé finir le reste de sa vie avec Heidi. Elle possédait la clé de son cœur, et il ne voyait pas ce qui aurait pu changer cela. Il l’aimait, il l’aimait à la folie.
Et pourtant, du jour au lendemain, elle était partie sans un mot. A force d’insistance, Heidi l’avait finalement appelé et avait donné quelques explications à Dean qui avait en grande partie compris ses erreurs. Car après tout, si leur une relation avait échoué, c’était parce que Dean prenait tout pour acquis, leur vie ensemble, l’amour d’Heidi, l’amitié de Ben … et qu’il était convaincu d’être meilleur que tout le monde. Petit à petit, il avait fait fuir son ami en jugeant son mode de vie, et il avait fini par faire partir Heidi en ne faisant pas attention à elle. Les petites attentions avaient disparu, de même que les mots d’amour. Pourtant, le cœur de Dean, lui, était bel et bien empli de son amour pour la jeune femme.
Le beau brun n’avait pas non plus su faire face au chagrin de sa fiancée lorsque celle-ci avait cru son frère mort. Il avait été dépassé par tant de souffrance et n’avait su trouver les mots. Au fur et à mesure des jours, il s’était enlisé dans cet état d’attente, pensant que le temps finirait par faire son œuvre et par soigner ces blessures, fussent-elles de béantes plaies ouvertes.
Heidi avait donc fini par partir, et c’était de bonne guerre. Néanmoins, ce que Dean lui reprochait, c’était d’être partie ainsi, sans un mot, sans une explication. Le jeune homme restait persuadé que leurs problèmes auraient pu être réglés avec de longues heures de discussion et des efforts mutuels. Il était également convaincu que, s’ils s’étaient expliqués, ils seraient toujours ensemble à l’heure actuelle. Peut-être auraient-ils même commencé à fonder une famille ?

Deux ans déjà, et pourtant Dean n’avait toujours pas oublié son ex-fiancée. Heidi n’avait d’ailleurs rien fait pour arranger les choses. Car si la jeune femme était dans un premier temps partie sans un mot, elle continuait aujourd’hui à appeler Dean de temps en temps. L’on ne pouvait pas dire que les deux jeunes gens avaient gardé le contact. Néanmoins, quand une chose fondamentale se passait dans la vie d’Heidi, il semblait que cette dernière ne pouvait pas résister à l’envie de la partager avec Dean.  

Cora était heureusement présente après chaque coup de fil pour tenter de recoller le cœur de Dean, duquel les cicatrices dues à cette rupture ne s’étaient jamais vraiment effacées.
C’était également Cora qui avait convaincu le jeune homme de venir s’installer à Brisbane. Après tout, que lui restait-il de son ancienne vie ? Tous ses amis étaient partis, et seul le boulot le retenait encore là où son cœur avait été brisé.
La pétillante rousse avait été particulièrement convaincante, et Dean était désormais persuadé qu’elle avait eu raison. Il avait eu besoin de changer d’air, de recommencer une nouvelle vie et d’oublier le passé. Nouvelle ville, nouveau Dean ! Fini le mec sérieux, place à l’amusement, la légèreté et la folie.

Cela faisait maintenant un bon mois que Dean avait débarqué à Brisbane, mais la ville était tellement vaste qu’il la découvrait encore. Il n’avait même pas encore exploré toutes les ruelles environnantes, et était pourtant persuadé qu’elles recelaient de merveilles. Alors, pour se rendre à son travail, au lieu de continuer tout droit sur l’avenue, il bifurqua à droite, convaincu qu’il n’aurait qu’à tourner à gauche un peu plus loin pour finir par retomber sur son trajet habituel. Après tout, il aurait de toute façon pris à droite dans quelques rues.
Dean remarqua alors un stand de vendeur de café dont le nom lui disait quelque chose. Le propriétaire avait-il plusieurs stands dans la ville ? Ou bien était-ce ce fameux coffee shop que lui avait recommandé Cora ? Hum, impossible de se souvenir du nom mentionné par son amie, mais ce pouvait être ce vendeur-là. Une seule façon de savoir : goûter !
Le jeune homme s’arrêta et prit place dans la petite file d’attente de personnes en manque de caféine et ayant besoin de leur dose pour affronter la journée de travail qui les attendait.


Dernière édition par Dean Maguire le Mar 10 Oct - 22:07, édité 1 fois
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ÂGE : 29 ans, c'est déjà beaucoup trop (27 avril 1988)
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PETIT PLUS : Fût un temps, j'étais fiancée à un homme parfait, que j'ai lâchement quitté pour aller vivre mon rêve de mon côté △ J'ai un husky nommé Lago, cadeau de ce fiancé △ Je suis passionnée de mode depuis mon plus jeune âge △ Née et ayant grandi à Brisbane, je ne jure que par cette ville et le surf △ Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué est la phrase qui résume certainement le mieux ma vie aujourd'hui
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : It always seems impossible until it's done △ Matteo
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When I first met you, I honestly didn't know you were gonna be this important to meBeneidi#2
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That feeling that never goes awayMatteidi#2Matteidi#3 w/Ginny
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You are chaos to my thoughts and I am poison to your heartHeidean#1
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MessageSujet: Re: You are chaos to my thoughts and I am poison to your heart [Heidi Hellington]   Mer 4 Oct - 20:59




you are chaos to my thoughts and i am poison to your heart
Let's let the dead skin of broken dreams, be shed. Begin anew the pursuit. Because those broken dreams aren't really broken. They're just unfinished business, so let's make them our business and close the deal. △
dean & heidi
Le tourbillon de la vie qui ne s’arrêtait pas, cette impression d’être submergée, entraînée dans un rythme effréné sur lequel je n’avais pas le moindre contrôle. C’était exactement ce que je cherchais. C’était de toute façon la seule méthode que je connaissais pour faire face à la vie et ses tourments. Le déni ou la fuite. C’était un peu sinistre quand on y songeait, surtout si on tenait une liste de tous les dégâts que ces fâcheuses habitudes avaient fait dans ma vie. Mais les habitudes avaient la vie dure et je ne semblais pas être encore assez mature, pas assez en accord avec moi-même pour me permettre de changer comme il fallait. C’était pourtant dans l’espoir de m’accomplir que j’étais revenue à mes racines, fouler ces rues où j’avais grandi et fais mes premières expériences, retrouver ma chère mère que j’avais abandonné, renouer avec mes anciennes amitiés. Et j’avais même gagné une surprise dans cette aventure back to roots : le retour de Matteo dans le monde des vivants. Miracle des miracles. Nouvelle ô combien heureuse mais aussi bouleversante qu'inattendue. Une fois de plus, mon grand frère s’était chargé d’ébranler mes habitudes, de bouleverser mon existence toute entière, parvenant à tout remettre en question. Il était revenu dans ma vie à grand fracas, donnant un coup de pied ravageur dans cette vie que j'avais à peine commencé à reconstruire. C’était de toute façon la tragédie de mon existence : un éternel questionnement sur la personne que j’étais et sur ce que je désirais réellement. Néanmoins, ce retour aux sources n’avait pas été vain, car au-delà des retrouvailles que j’avais eu l’occasion d’expérimenter, et si certaines questions restaient toujours sans réponse, j’avais eu l’opportunité de réaliser mon rêve, de m’accomplir professionnellement parlant sans dépendre d’une tierce personne. J’avais, au prix de beaucoup d’efforts, réussi à faire ce que je m’étais toujours promis de faire : ouvrir ma propre collection de vêtements. Et je pouvais aujourd’hui me targuer d’être l’heureuse propriétaire d’un atelier de couture qui vendait des créations que j'avais dessinées. C’était d’ailleurs dans mon travail, extrêmement chronophage que je m’étais jetée à corps perdu pour faire face aux embûches qui s'évertuaient à paver mon chemin. Travailler dur pour m’éviter d’avoir à faire à tout ce qui ne tournait pas rond dans ma vie, c'était mon nouveau credo. Occuper mes pensées à chaque instant de la journée, m’épuiser suffisamment pour m’écrouler de sommeil avant de n’avoir pu faire ne serait-ce qu’un bilan de la journée, et surtout recommencer dès le lendemain. Un cercle vicieux infernal dans lequel je m’enfermais peu à peu, comme dans le tambour d'une machine. Mais je persistais, têtue, bornée, mais surtout effrayée. Apeurée de découvrir la vérité sur moi-même, sur mes sentiments et mes envies pour le futur. Tétanisée à l’idée de voir la trentaine se rapprocher et effrayée par cette horloge biologique qui me criait de plus en plus fort qu’il serait bientôt trop tard. Si professionnellement parlant, j'avais avancé, il n'en était pas du tout de même dans mes relations personnelles. C'était la confusion qui régnait en maîtresse sur cet aspect de ma pathétique vie. Ma relation foireuse avec Elio, retour à mes premiers émois d’adolescente, les dégâts que cela avait eu sur sa relation avec Matteo et Kaecy. Puis Matt, cet ex que je n'avais jamais vraiment oublié, qui était toujours resté là quelque part dans un coin de mon esprit et qui venait de faire son retour en ville. Mais il y avait aussi le retour du frère prodige, le miraculé qui avait tant manqué à ma vie deux ans durant. Abandonné à l’autre bout du monde, inconscient, seul et sans ses souvenirs. Il m’était finalement revenu, en un morceau, ou presque. Et c’était un don du ciel qui s’accompagnait de son lot de désagréments, comme si une sorte de loi naturelle régissant nos vies exigeait que l’on partage équitablement le bonheur dans le monde et que par conséquent, une bonne nouvelle ne pouvait jamais venir seule mais devait toujours être accompagnée de sa jumelle, la mauvaise nouvelle. Les séquelles physiques, les troubles de la mémoire, c’était donc le lot de Matteo, un poids que je portais également sur mes épaules et qui me perturbait plus que de raison. Alors je me raccrochais à mon travail, véritable bouée de sauvetage qui me permettait de garder la tête hors de l'eau. Le rituel du matin. Café sur le chemin jusqu'à l'atelier, dans ce café auquel nous nous retrouvions souvent avec Cora. Pour sûr depuis que Matt avait ouvert le death before decaf j'aurai normalement fait de son coffee shop mon point de chute pour excellence mais y aller le matin m'imposait un détour conséquent alors je gardais mes habitudes. Alors que j'arrivais devant l'établissement, je me stoppais net dans ma course. Une apparition. Un visage qui hantait encore mes pensées, bien malgré moi, un regard que j’aurai pu reconnaître entre milles, une silhouette dont j’avais connu chaque centimètre carré et que je pouvais presque encore redessiner dans le noir. Dean. Le temps s’était comme arrêté alors que mon cerveau semblait se figer, face au choc de la révélation. En chair et en os. L’homme parfait, ou presque. L’homme de ma vie, ou presque. La personnification de ma fâcheuse habitude à prendre mes jambes à mon cou lorsque les choses n’allaient plus. Mon cœur ratait un battement alors que nos yeux se croisaient, s’accrochaient, incrédules, surtout de mon côté. Je sentais son trouble, qui faisait écho au mien. Le vertige des retrouvailles me faisait tourner la tête. Car les rares fois où je m’étais autorisée à imaginer nos retrouvailles, le scénario était tout autre. Je le fixais, figée dans mon mouvement, incapable de la moindre action. Mon cerveau saisissant l’ampleur de la situation et ce qu’elle impliquait. Dean était à Brisbane. Mais que faisait-il ici ? Si je n’avais pas la prétention de penser un seul instant qu’il soit venu me retrouver, je ne m’étonnais pas moins pour autant de le savoir dans ma ville natale et aussitôt mon cerveau s’engageait sur la pente vertigineuse et savonneuse de tous les scénarios possibles. Le cœur qui se serrait. Je n’avais pas le droit de me plaindre après ce que je lui avais infligé mais je m’étais persuadée pendant deux ans que Dean n’avait plus le moindre impact sur ma personne et je m’apercevais après seulement quelques minutes passées en sa compagnie que c’était totalement faux. Je restais silencieuse, incapable de trouver le courage de dire quoi que ce soit, mais je savais que mon visage reflétait mes pensées. J’avais le cœur qui battait la chamade, le rose aux joues, presque du mal à respirer comme si je m’étais pris un coup violent sur la cage thoracique. C’était le cas d’ailleurs. « Quelle surprise… » parvenais-je à articuler, la voix rauque, sans parvenir à détacher mes yeux des siens. Je détaillais chaque trait de son visage, remarquant les changements et les similitudes avec le visage que j’avais regardé pendant notre relation. « Brisbane du coup, hm… ? » me risquais-je finalement à demander avant de me mordre la lèvre inférieure, jouant nerveusement avec une mèche de mes cheveux, mimiques que j’avais toujours lorsque j’étais mal à l’aise. Si Dean était venu ici plus d’une fois pour m’accompagner lorsque je rendais visite à ma famille et à mes amis, il était de Sydney ou d’Irlande. Le voir ici, dans une ville qu’il savait si étroitement liée à ma personne m’étonnait plus qu’autre chose.
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MessageSujet: Re: You are chaos to my thoughts and I am poison to your heart [Heidi Hellington]   Mar 10 Oct - 22:07



- You are chaos to my thoughts and I am poison to your heart -

Dean patientait devant le stand de café, perdu dans ses pensées. Il réfléchissait déjà à la journée qui s’annonçait. A peine arrivé au bureau du Procureur, ce dernier avait confié au nouveau une affaire de criminalité en col blanc, sur fond de corruption, blanchiment et contrefaçon. Une affaire importante, et si Dean préférait le droit pénal spécial au droit pénal des affaires, il était sensible à la marque de confiance que lui faisait le Procureur.
Quand Dean s’était vu confier cette première affaire, il n’avait pu s’empêcher de sourire : elle avait un lien avec le milieu de la mode, le milieu qu’aimait tant son ancienne fiancée, Heidi. Le jeune homme n’était pas venu à Brisbane pour Heidi. Il savait que c’était sa ville natale et qu’elle y habitait, certes, mais c’était pour changer de vie et renouer avec Ben que Dean était venu ici. Et pourtant, la vie s’évertuait à lui rappeler encore et encore leur relation dont la fin l’avait tant fait souffrir.

L’enquête confiée à Dean stagnait quelque peu. Il y a quelques jours, il s’était rendu dans plusieurs agences de mode pour les questionner sur leurs produits contrefaits ainsi que sur leurs employés sur les cinq dernières années. Rien n’était pour l’instant ressorti des éléments récoltés, mais il restait encore de nombreuses pistes à explorer.
Le seul point positif de ces journées sur le terrain semblait être Constance, une jeune femme rencontrée de manière … impromptue. Elle était déconcertante, fraîche, drôle, et c’est tout ce dont Dean avait besoin pour enfin tourner la page sur Heidi. Certes, il ne connaissait que très peu cette blondinette et, au premier abord, elle n’était pas du tout son genre. Mais elle semblait désopilante et surprenante, et le jeune homme avait besoin de cette fraîcheur.

Dean était toujours perdu dans ses pensées quand il sentit un regard posé sur lui. Il tourna la tête et ses yeux gris rencontrèrent ceux d’Heidi, son ex-fiancée. Le jeune homme regarda amoureusement celle qu’il pensait être la femme de sa vie, celle qui représentait tout pour lui. Cet instant de tendresse ne dura cependant que quelques secondes, puis le visage de Dean ne refléta plus que la douleur et la tristesse. C’était un homme brisé qui observait celle à qui il se confiait autrefois, celle avec qui il avait pensé passer le reste de sa vie.

Le beau brun était surpris de croiser Heidi. Certes, il savait que son ancienne fiancée habitait ici, et il savait qu’ils finiraient par se croiser. Après tout, ils avaient plusieurs amis en commun. Néanmoins, le jeune homme espérait avoir le temps de se préparer à cette rencontre. Après la séparation, Dean avait bien pensé à tout ce qu’il dirait à Heidi s’il la revoyait. Mais le discours qu’il avait imaginé changeait au gré de ses humeurs.

La jeune femme s’avança vers lui, et son cœur eut un raté. Elle s’adressa ensuite à lui, s’interrogeant visiblement sur sa présence ici. Dean hésita un instant, ne sachant que répondre.

« Plus rien ne me retenait à Sydney. Cora m’a convaincu d’emménager ici pour renouer avec Ben ».

Dean esquissa un petit sourire qui ne gagna pas ses yeux.

« Comme d’habitude, elle avait sans doute raison. J’ai déjà trouvé un super job au bureau du Procureur ».
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MessageSujet: Re: You are chaos to my thoughts and I am poison to your heart [Heidi Hellington]   Mar 21 Nov - 4:39




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Le cœur qui manquait un battement, je ne parvenais pas à en croire mes yeux. Dean, dans les rues de Brisbane après deux ans d’éloignement, deux années de séparation qui étaient passées bien vite mais qui me semblaient, à bien y repenser désormais, avoir duré une éternité. Mes yeux ne tardaient pas à parcourir presque frénétiquement chaque détail du visage de cet homme que j’avais aimé de toute mon cœur, de toute mon âme, de tout mon être. Et c’était avec joie, appréhension et tristesse que je me rendais compte qu’il n’avait pas changé, pas réellement en tous les cas. Mon regard croisait aussitôt ses fameuses iris vertes-bleues qui me renvoyaient ce petit regard rieur qu’il arborait toujours, même lorsque le moral n’y était pas. Les légères ridules au coin de sa bouche, marquées par les fossettes qui creusaient ses joues chaque fois qu’il souriait ne m’échappaient pas non plus. Finalement, mes prunelles s’attardaient un instant sur ces lèvres pleines et rosées que j’avais embrassé bien trop de fois pour pouvoir encore tenir le compte, avant que je ne me décide à détourner le regard. Dean de retour, pour un choc, ça l’était. Mais le voir ici, ce n’était rien en comparaison de la brûlure que je ressentais alors qu’il venait tout juste de me lancer ce regard que je ne lui connaissais que trop, ce même regard qui m’avait fait follement tomber sous son charme. Un regard empli d’amour, d’affection et de fierté, que Dean avait eu l’habitude de me lancer au début de notre relation, un regard que je n’avais fait que rechercher en vain quand notre histoire s’était peu à peu enlisée dans la routine. Bien-sûr, rapidement le message dans ses yeux avait changé, chargeant son regard d’un voile de souffrance dont j’étais l’entière responsable, ne rendant la culpabilité que plus présente au fond de mon cœur. Si j’étais parfaitement consciente que j’étais quelque part la seule à blâmer de cette situation puisque c’était moi qui avait pris la fuite, abandonnant derrière moi celui que j’avais pourtant accepté d’épouser, jamais cette séparation n’avait été facile pour moi. Vivre sans Dean avait été une véritable épreuve et mon arrivée à Brisbane, une torture de me savoir si loin de lui, à tout jamais. J’avais cependant fini par prendre mon courage à deux mains pour affronter son regard de nouveau. Tout dans mon instinct de survie me criait de battre en retraite, de mettre le plus de distance possible entre ma personne et cet homme qui avait toujours eu une importance capitale dans ma vie malgré moi. Pourtant je restais là, figée face à lui, la bouche entrouverte, le souffle court, mes yeux plantés dans les siens. Autour de moi rien d’autre que lui n’avait de réalité, même le bruit de la circulation dense de Brisbane ne me sortait pas de mon admiration contemplative. Nous étions restés à nous regarder de la sorte pendant ce qui me semblait avait duré des heures, sans savoir quoi dire. Quand finalement je m’étais lancée, ouvrant la bouche pour tacher d’articuler quelques mots et d’exprimer ma surprise de me retrouver face à lui par le plus grand des hasards. Nos échanges étaient maladroits, ils transpiraient le malaise par tous les pores de la peau, agrémentés d’hésitation et de phrases laissées en suspens. Je m’étais finalement décidée à lui demander ce qu’il faisait à Brisbane, ma ville natale, un lieu qui était donc forcément estampillé Heidi. Un silence de sa part s’en était suivi, si bien que je me demandais même s’il avait entendu ma question à demi-mot, quand finalement sa voix résonnait à mes oreilles. Une voix puissante, rassurante, chaude qui me tirait aussitôt un frisson le long de la colonne vertébrale. Avec cette voix, c’était presque une décennie d’aventures à deux qui me revenaient en pleine face avec une violence incomparable. « Plus rien ne me retenait à Sydney. Cora m’a convaincu d’emménager ici pour renouer avec Ben » C’était étrange, de l’entendre prononcer les prénoms de Cora et Ben, qui faisaient partie de ma nouvelle vie, ici à Brisbane, vie à laquelle je ne l’avais pas invité à participer. C’était pourtant là toute la complexité de ma relation avec Dean, nous étions liés par bien plus que dix ans de relation amoureuse et des fiançailles jetées par la fenêtre. Nous avions les mêmes meilleurs, c’était grâce à lui que Ben s’était fait une place dans mon cœur et c’était grâce à moi s’il était aujourd’hui toujours en contact avec ma meilleure amie. Mais nos connaissances communes ne s’arrêtaient pas là, Dean connaissait également Matt et Ezra, Ginny très certainement, sans oublier Matteo, Cléo, Soren et Kaecy. Au même titre que je connaissais ses amis d’enfance, sa famille, il connaissait tout (ou presque) de mon passé et mes origines. Mais j’étais encore plus surprise d’entendre Dean évoquer sa relation avec Ben qui s’était dégradée. Le moindre défaut de Dean étant qu’il avait parfois du mal à reconnaître ses torts ou à affronter les problèmes relationnels qui émergeaient dans sa vie. Bien-sûr, j’avais été témoin de la dégradation de l’amitié entre les deux hommes, mais je n’en avais jamais réellement parlé ni avec l’un, ni avec l’autre, ne souhaitant pas laisser mes propres sentiments vis-à-vis des deux hommes interférer dans leur relation. Mais j’avais bien compris en voyant Ben me suivre à Brisbane sans que Dean ne soit convié à en faire de même, que quelque chose s’était brisé entre les deux amis. « Je pense que tu lui manques plus qu’il ne voudra bien l’admettre un jour. » confessais-je alors. Benjamin n’était pas vraiment très loquace lorsqu’il s’agissait de ses sentiments personnels, à tel point que l’on pouvait se demander s’il avait une capacité émotionnelle comparable à celle d’un enfant de deux ans. Néanmoins, lorsqu’on avait l’honneur de le connaître et qu’on pouvait l’observer, il était facile de déceler des réponses à nos questions dans ses micros expressions. S’il était particulièrement énervé contre Dean, lui reprochant entre autres d’être devenu bien trop suffisant et moralisateur, une part de moi ne pouvait s’empêcher de se dire qu’il regrettait cette époque où il faisait les 400 coups avec mon ex-fiancé. « J’espère que tu as fait le plein de patience, néanmoins. » Car le moins que l’on pouvait dire, c’était que Ben était sacrément têtu quand il le voulait. « C’est bien que tu aies suivi les conseils de Cora. » ajoutais-je finalement, pas réellement sûre cependant de comment je me sentais vis-à-vis de son arrivée en ville. Etais-je prête à supporter la vision de Dean parcourant ces rues gorgées de souvenirs de mon enfance ? Rien n’était moins sûre, mais je n’avais pas le droit d’attendre quoi que ce soit de lui désormais. « Comme d’habitude, elle avait sans doute raison. J’ai déjà trouvé un super job au bureau du Procureur » Je souriais un peu maladroitement, songeant que Cora serait ravie d’entendre Dean reconnaitre qu’elle avait de la jugeote. « Je suis contente que tu aies trouvé rapidement un emploi. » C’était ridicule, cet échange de bonnes paroles, ce genre de small-talk qui ne nous ressemblait pas du tout. Dean et moi n’avions jamais eu besoin de faire la conversation de la sorte, entre nous les sujets de discussion tombaient normalement sous le sens, se présentant avec fluidité sans jamais tomber dans la facilité. Mais j’avais détraqué la machine en lui rendant sa bague de fiançailles avant de mettre les voiles vers d’autres horizons. « Ecoute Dean… » m’aventurais-je, après un léger silence. Mais je m’interrompais aussitôt. J’avais l’impression de prononcer un mot tabou, un prénom que j’avais tenté de supprimer de mes pensées ces dernières années. Pourtant ma gorge s’était étrangement serrées lorsque j’avais formulé son nom, rendant mon regard aussitôt brillant, l’émotion étant palpable. « Je suis désolée… » De t’avoir brisé le cœur, d’être partie comme ça, de ne pas avoir été ce qu’on attendait de moi, tous les deux. Mais ces mots je les gardais pour moi, toujours sous le choc, et pas réellement sûre que le moment soit venu pour qu’il puisse écouter mes justifications. Nerveusement, je continuais de me mordiller la lèvre inférieure, comme j’en avais la fâcheuse habitude, attendant son verdict, sa réaction. Mais je me dégonflais bien rapidement, tel un ballon de baudruche qu’on aurait percé. Alors, relevant une dernière fois mes yeux vers lui, l’air coupable, la moue boudeuse, j’essayais d’articuler, les larmes presque au bord des yeux. « Excuse-moi je n’aurai pas dû. » Pour sûr, j’avais clairement fait une erreur en m’arrêtant à sa hauteur, en venant m’assurer que ce n’était pas un mirage. Et la tête baissée, j’entreprenais aussitôt de faire demi-tour, complètement bouleversée par cette rencontre et le flot d’émotions qui me submergeait avec ces retrouvailles pour le moins étranges.
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MessageSujet: Re: You are chaos to my thoughts and I am poison to your heart [Heidi Hellington]   Ven 29 Déc - 23:26


Dean avait été particulièrement surpris de croiser Heidi ici. Certes, il savait qu’elle vivait à Brisbane, évidemment. C’était d’ailleurs « sa » ville. Néanmoins, il ne s’était pas attendu à la croiser au hasard, au détour d’une ruelle. Il aurait voulu une rencontre organisée, dans un lieu choisi. Il aurait voulu avoir le temps et l’opportunité de préparer ses répliques. Et pourtant … S’il s’était imaginé leurs retrouvailles des centaines de fois, face à Heidi, il était sûr qu’il aurait tout oublié de ce qu’il voulait lui dire. Ses yeux marrons le troublaient toujours autant, un regard si intense qui le transperçait en ce moment-même. Le jeune homme avait une désagréable sensation, celle selon laquelle quand la belle brune le regardait, elle pouvait le percer à jour et deviner ses moindres pensées. Peut-être en avait-il été ainsi à un moment de leur relation, au bout de cinq ou six ans sans doute, quand ils se connaissaient parfaitement et faisaient encore attention l’un à l’autre. Mais Dean avait ensuite cessé de prêter attention à Heidi, considérant leur relation comme acquise. Petit à petit, il avait délaissé celle qu’il aimait, jusqu’à franchement la décevoir quand il n’avait pu l’épauler dans l’une des épreuves les plus difficiles à traverser dans une vie : le décès de son frère.
Mais depuis le départ d’Heidi, les années avaient passé. Deux ans pendant lesquels le jeune avocat avait eu le temps de réfléchir et, avec l’aide de Cora, avait appris de ses erreurs. Il s’était comporté comme un con, il n’y avait pas d’autre mot. Mais aujourd’hui, il avait changé.
Ce qui n’avait pas changé et restait ancré dans la mémoire de Dean, c’étaient les souvenirs de leurs premières années ensemble. Et quand la belle brune avait posé ses yeux sur Dean, tout l’amour qu’il avait ressenti pour elle à l’époque était remonté à la surface. Il l’avait tellement aimé … D’ailleurs, quand leur relation s’était dégradée, et qu’Heidi avait fini par le quitter, il était toujours éperdument amoureux d’elle. Il avait néanmoins cessé de le lui montrer et avait finalement été dépassé par le chagrin de celle qu’il aimait.
Alors, quand Heidi l’avait quitté du jour au lendemain, sans aucune explication, c’était d’abord la surprise et le déni qui l’avaient emporté. Non, ce n’était pas possible, elle allait revenir … Juste une petite crise passagère.
Mais, se rendant compte que sa fiancée l’avait abandonné pour de bon, la colère et la tristesse l’avaient rapidement submergé.
Depuis, deux ans s’étaient écoulés, mais Dean ne savait toujours pas ce qu’il ressentait pour Heidi. Il se souvenait de l’amour qu’il avait ressenti, et c’était ainsi la première sensation qui lui était revenue quand il avait croisé le regard de son ex-fiancée. Mais, très rapidement, il s’était également rappelé la douleur qui l’avait submergé lorsqu’elle l’avait quitté.

Heidi fut la première à briser le silence, après des secondes qui semblèrent à Dean avoir duré une éternité. Il s’était même demandé si elle n’allait pas repartir par où elle était venue, sans lui adresser la parole. Mais elle s’était jetée à l’eau, en interrogeant Dean sur une chose très simple : la raison de sa venue à Brisbane. Et si la question était simplissime, la réponse du jeune avocat fut difficile à venir. Que pouvait-il dire ? Il ne voulait pas qu’elle croit qu’il était là pour elle. D’ailleurs, ce n’était pas le cas, il était là pour Ben, son ancien meilleur ami, et pour prendre un nouveau départ.
Mais si, en réalité, il n’avait pas également tout quitté pour elle ? Nourrissait-il un infime espoir de reconquérir son ancienne fiancée ? Dean ne pouvait l’affirmer et, même si c’était le cas, il le nierait sans hésiter.
Dean finit donc par répondre à Heidi et lui affirmer qu’il était là pour Ben. La jeune femme confessa que Dean devait manquer à son ancien meilleur ami. Le jeune homme haussa un sourcil, dubitatif. C’est alors qu’Heidi ajouta qu’il devrait s’armer de patience pour le reconquérir. Dean reconnut davantage son ex-ami dans cette affirmation, et ne put s’empêcher d’esquisser un bref sourire, qui disparut rapidement.

Le silence s’installa à nouveau entre les deux jeunes gens, qu’Heidi finit par rompre. Elle semblait hésiter, et vouloir choisir précieusement ses mots. La jeune femme finit par lui sortir qu’elle était désolée.
Dean serra les dents, le visage à nouveau traversé par la tristesse et la douleur. Désolée de quoi ? Après son départ soudain, après ces deux années sans aucune nouvelle ou presque, c’était tout ce qu’elle avait à lui offrir ? Certes, ils s’étaient parlé à quelques reprises, mais n’avaient jamais eu une conversation à cœur ouvert.
Heidi baissa un instant la tête, honteuse, puis releva les yeux vers Dean d’un air coupable, faisant une moue boudeuse, celle qui l’avait tant fait craquer à l’époque. Le jeune homme remarqua immédiatement qu’elle semblait sur le point de pleurer, et sa mâchoire se desserra quelque peu. Il était toujours furieux, mais il ne désirait pas la faire à nouveau souffrir.
La jeune femme tourna finalement les talons, prête à s’en aller. Dean hésita un bref instant, jetant un coup d’œil à la longue file dans laquelle il avait beaucoup progressé. D’ici moins de trois minutes, il aurait pu déguster un délicieux café. Mais il poursuivit Heidi et la rattrapa par le bras, doucement mais fermement, se plaçant face à elle et plongeant son regard dans celui de la jeune femme.

« Tu comptes prendre la fuite ? Encore ?
Pas cette fois, Heidi, je t’en prie … »


Dean hésita un nouvel instant puis inspira profondément.

« Dîne avec moi. Tu me dois au moins ça. Un dîner et des explications. »



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MessageSujet: Re: You are chaos to my thoughts and I am poison to your heart [Heidi Hellington]   Mar 9 Jan - 5:00




you are chaos to my thoughts and i am poison to your heart
Let's let the dead skin of broken dreams, be shed. Begin anew the pursuit. Because those broken dreams aren't really broken. They're just unfinished business, so let's make them our business and close the deal. △
dean & heidi
Sans crier gare, Dean venait d’entrer dans ma vie à grand fracas, fragilisant tous les efforts que j’avais fait jusqu’ici pour le ranger dans une petite boîte au fond de mon cœur avec les innombrables souvenirs que nous avions ensemble. Car oublier Dean Maguire n’était pas une mince affaire, bien au contraire. Il avait fait partie de moi pendant presque dix ans de ma vie, ce qui, à l’approche de la trentaine, ne représentait pas moins qu’un tiers de mon existence. En dix ans, je m’étais habituée à vivre à ses côtés, quand bien même nos vies semblaient avoir pris des chemins différents sur les derniers instants. C’était des habitudes que j’avais eues et que j’avais dû abandonner, me faire à l’idée de ne plus entendre sa voix ou sentir la chaleur de son corps à côté du mien à mon réveil. Mais ce qui compliquait d’autant plus mon éloignement de mon ex-fiancé résidait dans le fait que la plupart des personnes faisant encore partie de mon entourage aujourd’hui, avaient un lien, elles aussi, avec Dean. Cora et Ben étaient tous les deux étroitement liés à mon ex petit-ami, ce qui ne rendait pas plus facile la séparation. Je n’avais jamais réellement songé à de potentielles retrouvailles avec Dean, assumant qu’il se tiendrait le plus loin possible de moi, quand bien-même j’avais plus ou moins embarqué son meilleur ami avec moi à Brisbane. Aussi, me retrouver face à Dean en chair et en os au détour d’une rue de ma vile natale me secouait. Je n’étais pas prête à l’affronter et je n’étais pas certaine que je l’aurai été un jour, quand bien même je me serai attendue à le croiser à Brisbane. Mais la brutalité de nos retrouvailles me prenait de court, me coupant le souffle net, m’écrasant le cœur au fond de la poitrine. Face à celui que j’avais tant aimé et que je n’avais jamais réellement réussi à totalement oublier malgré mes tentatives vaines, mes pires démons me reprenaient. J’étais lâche, incapable de contrôler mes émotions les plus fortes. Je ne supportai pas l’idée de perdre le contrôle, de laisser la profonde tristesse ou le désespoir s’emparer de moi. Ça avait toujours été ma faiblesse. Dès que j’étais touchée dans mes sentiments, j’avais la fâcheuse tendance à prendre la poudre d’escampette. J’avais quitté Brisbane dès que la cérémonie d’adieu de Matteo avait pris fin, disparaissant sans même prendre la peine de prévenir mes plus proches amis, me jurant solennellement de ne jamais remettre les pieds dans ma ville natale, remplie de souvenirs de mon enfance passée aux côtés de mon grand frère. Et lorsque ma relation avec Dean s’était écroulée comme un vulgaire château de cartes, je m’étais murée dans mon propre silence, avant de prendre la fuite à nouveau, revenant sur mes pas pour retrouver mes racines. Et à cet instant précis, alors que je sentais le poids du regard de mon ex-fiancé sur ma personne, je ressentais au fond de moi cette même urgence de prendre la poudre d’escampette. C’était d’ailleurs ce que j’entreprenais de faire, me ratatinant face à lui en bredouillant maladroitement quelques pâles excuses qui ne faisaient pas le moindre du monde justice à la relation que nous avions eue. Il fallait que je mette le plus de distance possible entre lui et moi avant que je ne m’effondre littéralement. Dean n’avait jamais mérité la façon dont je l’avais quitté et il ne méritait pas d’avoir à supporter ma propre culpabilité. Si la dernière année de notre relation avait été loin du compte de fée auquel je m’étais attendue, je n’avais jamais vraiment douté de la véritable gentillesse et pureté d’âme dont il pouvait faire preuve et je n’avais pas envie qu’il me prenne en pitié maintenant. Dans ma course pour le fuir, je le sentais m’attraper le bras, me stoppant net dans mon mouvement alors qu’il se plaçait face à moi, rempart entre moi et mon échappatoire. Et avant même que je n’ai pu dire quoi que ce soit, il me lançait alors : « Tu comptes prendre la fuite ? Encore ? Pas cette fois, Heidi, je t’en prie … »  Son regard transperçait le mien, me glaçant sur place et me laissant immobile, bouche entrouverte, incapable du moindre mouvement. Une fois de plus, le lourd poids de ma culpabilité venait se loger sur mes épaules, me faisant aussitôt détourner le regard pour fixer le bout de mes chaussures. J’étais pathétique. J’avais l’impression d’être une petite fille, face à mes bêtises et comme l’enfant que je semblais être, j’attendais, honteuse et mortifiée, la sentence finale. « Dîne avec moi. » soupirait-il après quelques inspirations et secondes de silence. Je relevais aussitôt la tête, décontenancée. Pardon ? Avais-je seulement bien entendu ? Fixant Dean avec des ronds et la mâchoire entrouverte, je l’écoutais poursuivre : « Tu me dois au moins ça. Un dîner et des explications. » Je pinçais les lèvres, ne parvenant pas à en croire mes oreilles. Je regardais Dean, silencieuse, cherchant à savoir si c’était sérieusement ce qu’il proposait et ce qu’il désirait. « Je suppose que tu as raison. » assénais-je alors après quelques instants à ne rien dire. Ce dîner était une torture en prévision pour moi, aucun moyen d’échapper à ces explications que je devais pourtant à Dean. Mais comment allais-je seulement pouvoir lui expliquer ce qu’il s’était passé dans ma tête quand moi-même je ne parvenais pas à comprendre exactement ce qui m’avait poussé à agir de la sorte ? Pour sûr, ce repas n’aurait rien de romantique, rien de joyeux et encore moins rien d’agréable. Et aussitôt la vision de Dean et moi en train de nous donner en spectacle au milieu d’un restaurant me frappait. Secouant la tête, je chassais cette pensée désagréable de ma tête. « Un dîner et des explications, c'est d’accord. Mais pas en public. » répliquais-je alors. S’il tenait réellement à ce que je me livre à cœur ouvert, il allait falloir que je me sente en confiance. « Demain soir. Chez moi. » proposais-je alors quand bien même mon ton ne lui laissait au final pas tant que ça de choix. Recevoir Dean chez moi serait indéniablement déstabilisant mais au moins, je n’aurai pas à me tenir comme dans un restaurant et nous pourrions parler avec davantage de liberté. « Je t’enverrai l’adresse par texto. » lui précisais-je. Et sentant de plus en plus le besoin urgent de remettre en place mes idées, je relevais le regard vers lui pour lui marmonner un petit : « Eh bien… A demain alors. » Et sans demander mon reste, je faisais volte-face pour fuir le plus loin possible de cet endroit.
❅ ❅ ❅ ❅ ❅ ❅

Tel un lion en cage, je tournais dans mon appartement, Lago sur les pieds qui ne cessait de tourner autour de moi en aboyant pour tenter d’attirer mon attention en vain. La journée d’hier et d’aujourd’hui s’étaient déroulées avec une lenteur insupportable. Douglas, mon bras droit à la boutique, m’avait renvoyé à la maison bien avant la fin de ma journée, prétextant que j’allais faire une attaque si je persistais à travailler avec autant d’acharnement. Pourtant malgré toutes mes tentatives, aucune tache que je m’étais imposée au travail n’avait réussi à me sortir Dean de la tête et ce dîner que j’avais accepté. Je m’étais donc retrouvée en pleine après-midi chez moi, prête à organiser notre entrevue. Et tous les prétextes étant bons pour ne surtout pas me permettre de laisser mes pensées vagabonder, j’avais entrepris de mettre les petits plats dans les grands en préparant le repas. Je m’étais lancée dans la grande cuisine, pensant à tout, de l’entrée au dessert en passant par le plat principal. J’avais même eu le temps de faire la cuisine, de dresser la table que le soleil ne s’était pas encore couché. Finalement la fatidique question de la tenue que je choisirai de porter s’était posée. J’avais essayé l’intégralité de ma penderie, événement unique chez moi qui trouvait d’habitude toujours quoi me mettre sans trop d’hésitations. Après avoir retourné le problème une bonne centaine de fois dans ma tête, j’avais finalement opté pour une tenue des plus simples : un pantalon cintré noir taille haute dans lequel j’avais glissé les pans d’une chemise blanche. Aussi incroyable que vrai, moi qui était pourtant toujours en retard d’habitude, j’étais prête avec une bonne demi-heure d’avance. Et l’attente était insupportable. Tout au long de ma préparation, j’avais tenté de trouver les mots pour exprimer ce qui s’était passé dans ma tête à l’époque, pour tenter de justifier des actions qui, je le savais, n’avaient pas la moindre excuse. J’avais pris la fuite comme une voleuse, sans demander mon reste, jetant à la poubelle dix ans de relation sans me retourner et si je ne regrettais pas à proprement parer cette décision, je n’en étais pas fière. Sur les nerfs, j’avais fait les cents pas dans mon appartement, me mordillant avec nervosité la lèvre inférieure, attendant avec angoisse que Dean ne vienne frapper à la porte de mon appartement à Fortitude Valley. C’était Lago cependant qui avait réagi en premier, entendant certainement les pas de mon ex-fiancé dans la cage d’escalier avant que celui-ci ne vienne sonner chez moi. Brusquement ramenée à l’instant présent, l’animal s’était mis à aboyer plus fort, s’agitant toujours plus juste avant que la sonnette ne résonne. Aussitôt le canidé s’était jeté sur la porte pour gratter contre. « Lago, stop ! Pousse-toi enfin ! » tentais-je en vain de calmer mon chien. Je parvenais finalement à ouvrir la porte, révélant la silhouette de Dean dans l’embrase. Et ce qui devait arriver arriva, le husky s’engouffrait par l’entrebâillement de la porte pour venir renifler d’abord avec hésitation le pauvre homme avant de se jeter dessus. Une pensée inappropriée me venait alors, une réminiscence d’une époque révolue où Lago se jetait sur l’homme qui partageait ma vie lorsqu’il rentrait après une longue journée d’absence. Je tâchais de contrôler le chien en attrapant son collier mais l’animal, aux anges à en juger par ses mouvements de queue frénétiques, n’en faisait qu’à sa tête, léchant Dean sans répit, n’ayant visiblement rien oublié de son autre maître, de celui qui m’avait fait cadeau de Lago lorsque nous étions encore ensemble. « Mon dieu, je suis vraiment désolée » bredouillais-je, confuse par le comportement de l’animal qui était pourtant si obéissant.
©️BESIDETHECROCODILE







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MessageSujet: Re: You are chaos to my thoughts and I am poison to your heart [Heidi Hellington]   Mer 17 Jan - 14:28


Après qu’Heidi se soit excusée, celle-ci tourna les talons, prête à s’éclipser. Mais Dean l’avait attrapé par le bras et s’était placé face à elle. Il avait ensuite plongé son regard dans les yeux tristes de la jeune femme et avait exigé un dîner et des explications. Après tout, elle lui devait bien cela. Car si Dean et Heidi étaient vaguement restés en contact, la jeune femme tenant son ex-fiancé au courant des tournants de sa vie, l’avocat n’avait jamais obtenu d’explications dignes de ce nom. Pourtant, il méritait que la brunette soit honnête avec lui. L’on ne fuyait pas ainsi après près de dix ans de relations et un mariage en vue. Et si le jeune homme avait effectué un travail sur lui-même, grâce à l’aide de Cora, pour prendre conscience de ses torts et de ses erreurs, il n’avait peut-être pas découvert tout ce qui avait motivé le choix d’Heidi de le quitter. Il demeurait sans doute des zones d’ombre, des aveux que la jeune femme avait gardés enfoui en elle. Il devait forcément en être ainsi, Dean voulait le croire. Car si les défauts qu’il avait relevés étaient en effet importants, il n’avait vu aucun comportement qui n’aurait pu être changé avec du dialogue et de la sincérité. Après tout, ils étaient un couple, ils étaient censés tout partager ou presque, ils étaient censés pouvoir se faire confiance et communiquer. Pourtant, sans aucune discussion, Heidi l’avait quitté du jour au lendemain. Il était aujourd’hui temps pour le jeune homme d’obtenir l’entière vérité.

La belle brune devait être d’accord avec lui car, après un instant d’hésitation à sonder son ex-fiancé, comme pour s’assurer qu’il était sérieux, elle accepta. Pour autant, elle n’avait pas l’air rassuré à l’idée de ce dîner. Dean ne pouvait lui en vouloir, puisqu’il ne savait pas lui-même où il mettait les pieds.

« Je suppose que tu as raison. Un dîner et des explications, c’est d’accord. Mais pas en public. Demain soir. Chez moi. Je t’enverrai l’adresse par texto. Eh bien … A demain alors. »

Visiblement pressée de s’éclipser, Heidi s’en alla dès que le rendez-vous fut pris. Dean la regarda s’éloigner, toujours muet. Son cerveau avait cessé de fonctionner à un moment précis de cette conversation, et le jeune homme s’en sentait stupide et misérable : Heidi avait toujours son numéro. Elle ne l’avait pas bloqué et supprimé, non. Elle l’avait conservé, encore et toujours, comme s’il existait une possibilité qu’il puisse à nouveau lui être utile.
Certes, Heidi l’avait déjà appelé à quelques reprises pour le tenir informé des principales nouvelles de sa vie, comme le retour de Matteo, son frère. De temps en temps, elle se rappelait ainsi à lui, comme s’il ne devait pas l’oublier. Evidemment, Dean ne l’oublierait jamais, mais ces piqures de rappel n’avaient pas aidé le jeune homme à tourner la page. Et il était tout aussi évident que le fait de se croiser son ex-fiancée, aussi belle qu’autrefois, avec les mêmes tics, avait à nouveau chamboulé l’ordre qu’il avait tenté d’instaurer dans ses pensées et dans son cœur depuis quelques années.
Le jeune homme se sentait pitoyable de nourrir de tels espoirs. Il secoua la tête comme pour se remettre les idées en place et rejoignit son bureau sans jeter un regard au coffee shop. Les deux jours à venir allaient être longs jusqu’au dîner de demain soir.


*********


Arrivé au bureau, Dean avait d’abord été particulièrement distrait. Ses pensées le ramenaient sans cesse vers Heidi et le dîner du lendemain. Puis il avait trouvé une solution temporaire pour tenir jusque-là : s’occuper l’esprit. Le jeune avocat s’était donc jeté à corps perdu dans le travail. Il était resté particulièrement tard, le premier soir, pour boucler des dossiers. Et le lendemain, il était arrivé le premier, et de loin. Il avait d’abord pensé à aller courir pour évacuer tout ce stress et toute cette énergie, mais courir, c’était réfléchir et faire le point, et Dean en était totalement incapable.
C’est d’ailleurs pour cela que le jeune homme n’était pas rentré chez lui après le travail pour se changer, mais s’était rendu directement à l’adresse indiquée par Heidi. Il n’avait fait que deux petits détours, et avait finalement sonné à la porte de son ex-fiancée dans un costume chocolat avec une chemise blanche dont les manches avaient été retroussées, la veste négligemment tenue par-dessus une épaule en raison des températures estivales.
Avant même d’avoir appuyé sur la sonnette, Dean avait entendu Lago, le chien qu’il avait offert à Heidi pendant leur relation. C’était affreux ce qu’un animal pouvait manquer. Mais pour le jeune homme, il avait été plus qu’un simple animal, il avait été un compagnon, un ami avec qui jouer et se promener, un confident à câliner.
Dès qu’Heidi ouvrit la porte, Lago força le passage, renifla son ancien maître et lui sauta dessus. Le jeune homme leva son bras droit comme pour protéger ce qu’il avait apporté pour son ex-fiancée et caressa en rigolant le chien qui ne cessait de le lécher.

« Lago ! Hey Budy ! Ho oui, toi aussi tu m’as manqué ! »

Heidi, qui tentait de le retenir par le collier, s’excusa.

« Mon dieu, je suis vraiment désolée. »

Les mots sortirent de la bouche de Dean sans qu’il ait le temps d’y réfléchir ou de les retenir.

« Ce n’est pas grave, au moins un qui est content de me voir. »

A peine les mots eurent-ils franchis le seuil de ses lèvres, le jeune homme regarda Heidi, scandalisé par son propre comportement.

« Et c’est à mon tour d’être désolé … Je n’aurais pas dû.
Hum … »


Visiblement gêné, Dean ne savait plus où se mettre. Il tendit à Heidi une boîte de chocolats et un bouquet de lys.

« J’aurais bien apporté un dessert ou une bouteille de vin, mais j’étais persuadé que tu prévoirais tout, de A à Z. »

Pénétrant dans l’appartement de la jeune femme, Dean scrutait les alentours, visiblement gêné et hésitant.

« Ecoute, Heidi … Peut-être que l’on devrait établir des règles pour que cette soirée se passe bien. Je pense qu’on a besoin d’une conversation franche, à bâtons rompus. Mais nous n’avons pas besoin d’être méchants comme je viens de l’être. »
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You are chaos to my thoughts and I am poison to your heart [Heidi Hellington]

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