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 arilys ▲ if you like pina colada

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ÂGE : 28 ans (13/05)
SURNOM : Parker, Scarlett, la love doctor et autres synonymes ridicules
STATUT : pas intéressée
MÉTIER : en charge du courrier du coeur pour GQ Australia, animatrice d'un podcast grivois & presqu'auteure
LOGEMENT : #07 (appartement), Bayside. Mes affaires qui s'entassent chez Sofia, indéfiniment.

POSTS : 820 POINTS : 780

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Sort d’une relation de 5 ans qui l’a beaucoup déçue. ▲ S’attache très difficilement. ▲ Préfère passer du temps seule qu’entourée. ▲ Se passionne pour les plantes en tous genres. ▲ A à cœur les conseils qu’elle donne à ses lecteurs. ▲ N’a jamais connu son père. ▲ A presque fait le tour de l’Europe. ▲ Rêve de publier un livre où elle réécrira la fin des histoires d’amour bousillées qu’on lui raconte à GQ. ▲ A quitté l’école pour devenir roadie dans une troupe de théâtre nomade. ▲ Très à l’aise avec sa sexualité.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :

[url=]Leoni #2[/url] ▲ SofiaVittorio (fb)MariusDebraCallumLysander #2Jamie #2ColeTad #2HugoHassan (fb)

RPs TERMINÉS : LysanderJamie Tad (fb) Rose #1

PSEUDO : hub
AVATAR : rose leslie baby
CRÉDITS : avenged in chains
DC : les McGrath, le Epstein
INSCRIT LE : 10/06/2017
http://www.30yearsstillyoung.com/t15563-ariane-i-think-she-knows http://www.30yearsstillyoung.com/t17242-good-things-to-come http://www.30yearsstillyoung.com/t15817-ariane-parker http://www.30yearsstillyoung.com/t16257-ariane-parker

MessageSujet: arilys ▲ if you like pina colada   Mar 10 Oct - 0:15



if you like pina colada
Lysander, Sofia & Ariane
So I waited with high hopes, then she walked in the place. I knew her smile in an instant, I knew the curve of her face. I´ve got to meet you by tomorrow noon, and cut through all this red tape. At a corner bar called "I don't care", where we'll plan our escape.

La tête de Thea se glisse dans l’embrasure de ma porte, souriante au possible comme toujours. « Y’a quelqu’un pour toi à l'accueil. » qu’elle me salue, la voix chantante. Tout le monde la trouvait adorable, la brunette qui ravissait les coeurs d’un éclat de rire, d’une blague toute naïve, toute innocente, de l’adorable à paillettes. Et la pauvre qui se mure à mon silence, absence complète de réaction, mes rétines qui ont mieux à faire que de la remercier d’avoir pris le rôle de la réceptionniste le temps que celle-ci s’affaire à finaliser sa manucure au gel. Elle toussote, elle tente mon nom, elle reste là à chantonner et à siffloter, assez pour que je me demande même pendant une brève seconde si elle a bel et bien un boulot ici, ou si elle ne fait que se balader de cubicule en cubicule à se la jouer sociable de service, les cils battants. « Mhmm. » que je finis par répondre, les sourcils froncés, les pupilles alertes. J’ai les doigts qui encerclent l’écran de mon téléphone, un écouteur plongé dans l’oreille, la distraction au possible et l’immaturité qui atteint des niveaux encore inégalés. Je pensais, bien humblement, que mes quelques bribes de d'onomatopées suffiraient à lui montrer que j’étais pas disposée à parler, mais que je la remerciais de tout coeur, lui promettant terre, lune, vents et marées, et probablement mon premier né pour avoir su me transmettre si rapidement et avec tant de professionnalisme la nouvelle. Mais elle reste là, et la nouvelle vague de zombies menace d’éclater mon jardin rempli de tournesols et de plantes carnivores de glace ; en gros, si je perds ce tableau là de Plants versus Zombies, ce sera de la faute de Thea et de personne d’autre. « Je lui dis quoi? » elle insiste la petite, elle a du coffre à force de mettre les pieds ici chaque matin et de se heurter à tous les profils, à toutes sortes de crises, de drames et autres synonymes. « Attends. » je suis acide, je suis sèche, je suis articulée et je m’applique à disposer des pommes de terre partout où ça compte, à poster mes roses et mes aloes tout autour de la carte, à compter les fractions de secondes avant que je puisse voir si mes appâts soigneusement réfléchis depuis le début de la pause lunch suffiront à quelque chose ou si j’essuierai une plate défaite, ce dont je doute. J’avais tout donné pour cette manche, et ce serait la coupe ou rien. « Ariane?! » je pince les lèvres, je suis au bord de l’explosion si ce n’est qu’elle a une bouille d’ange et des joues rosies, et le soupir que je laisse échapper lui est tout sauf mérité mais elle le recevra tout de même de plein fouet. Avant que je me ressaisisse et que le premier assaut de zombies se voit éclaté dans la minute, suivi de l’autre qui est tout aussi vite anéanti. Je retiens un petit cri de joie, je retiens la danse de la victoire, je retiens cette impression stupide mais oh combien jouissive d’être la reine du monde face à ce level up qui me propulse direct au rang très convoité de plant master, celui qui décoche, celui qui s’affiche si bien sur mon t-shirt de maïs au bazooka cruel et sans pitié. « Ouais, qu’il vienne. » pauvre petite conclusion pour Thea qui aurait dû rouler des yeux, qui aurait facilement pu secouer la tête de désapprobation, à force de voir à quel point j’étais la gamine dans l’histoire, la mauvaise joueuse. Mais elle remballe toute forme d’agressivité au profit d’un sourire qui illumine à nouveau son visage, me faisant réaliser à quel point j’avais le mauvais rôle dans l’histoire - je m’en balance, au cas où vous vous demandiez. Il ne lui faudra pas très longtemps pour qu’elle complète sa mission et que l’inconnu annoncé plus tôt franchisse le seuil de mon bureau. Dire que j’étais surprise serait surfait, j'espérais tout de même qu’il récidive. Mais c’était tout de même flatteur de voir qu’il avait fait tout ce chemin pour venir me défier à son tour. Quoi qu’en somme, je ne m’attendais pas à moins de lui.

Il ne le saura probablement jamais, mais j’avais pris plaisir à monter mon petit stratagème, à lancer la guerre. Sofia la pauvre qui avait dû assister à la scène, le rire guttural en prime, alors que je finalisais mon shopping en ligne, que je lui montais un joli petit colis dégoulinant de sous-entendus salaces et déplacés censés le mettre bien mal à l’aise, sans vendre trop vite la chandelle. Le truc avec Lysander, c’était que j’avais envie de jouer. Il avait mordu, il avait du mordant, et quand bien même j’aurais voulu ralentir la cadence, ou l’accélérer et lui faire déclarer forfait en un claquement de doigts, il donnait l’impression d’avoir des munitions en réserve, et juste cette petite intuition suffisait à ce que j’ai envie de plus, de beaucoup plus. Un échange de texto plus tard et son numéro était entré dans mon téléphone avec le rictus joueur qui venait avec. « Moi, je suis juste une tong sympa pour l'été. » qu’il m’avait dit, petit coeur esseulé qui jadis avait eu recours à ma rubrique pour tenter de savoir quoi faire, pour trouver l’issue, ou du moins le chemin vers une possibilité. Il était tombé amoureux du meilleur ami, le classique, et avait préféré garder le tout bien enfoui plutôt que de suivre mes conseils - ce qui, mine de rien, m’avait laissé un goût amer en bouche. Qu’il ne fasse pas dans le sens où je lui avais suggéré d’aller était une chose, qu’il me donne l’impression de l’inachevé en était une autre. Pour d’autres, la serviette aurait retrouvé assez rapidement le sol en guise de lâcher prise, mais il me donnait beaucoup trop de plaisir à voir se triturer pour que je lâche le morceau. Et une boîte remplie de tongs une, qu’il avait reçue en courrier express le matin même. De toutes les couleurs, de tous les motifs, soulignant principalement le fait qu’il se voyait comme un type jetable face à son amour de jeunesse. Une belle leçon d’humilité que j’aurais presque pu célébrer, conclusion vachement méritée à une saga qui m’avait valu la lettre la plus larmoyante de toutes celles reçues jadis et encore aujourd’hui. Et avec la cargaison, une jolie petite carte bien moqueuse, où il pu lire de la poésie et de la vraie, vantant la flexibilité, la saveur, la facilité et la souplesse qu’une paire de tongs peut offrir à son associé. « J'ai une surprise. » que je l’accueille, sa silhouette qui se dresse devant moi. Mon visage ne laisse transparaître strictement rien, si ce n’est l’expression la plus neutre du monde. Et je passe sous le bureau, jouant de vitesse et de précision pour changer mes propres Doc Martens pour une paire de tongs roses qui jurent autant qu’elles sont confos. C’est que ce solde est très bien tombé au final. Ravie, j’allonge les jambes sur la surface plane, cambrant ma chaise vers l’arrière. Les sandales s'agitent presque sous son nez, et je finis par laisser un simple, mince, malin sourire couronner mes lèvres carmin. « 3 heures et 24 minutes avant de réagir? C'est presque décevant. »

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ÂGE : 32 ans
SURNOM : Lys, Batboy, King S. Son pseudo sur la toile est Salem, et son nom de pirate Merlin.
STATUT : maître de la ligue pokémon. ça en dit long.
MÉTIER : vice-président d'une entreprise d'informatique et de technologies, chef de projet et acteur du projet sur les montres holographiques ainsi que des puces traductrices.

POSTS : 63 POINTS : 160

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : ↪ il n'a que neufs petits doigts de pied.↪ il a une grande soeur de trois ans son aînée, déjà maman, et il est totalement gaga de sa nièce : il la couvre de cadeaux, de bonbons, de paillettes, et l'appelle sa petite princesse. ↪ il a un berger blanc suisse femelle, nommée Loua, très fidèle et adorable. ↪ il est allergique au pollen, et porte des lunettes, même si il déteste ça. ↪ grand fan de la culture pop, geek, d'informatique. Il peut citer par coeur les Monthy Pythons ou les comics de superhéros.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS : ARILYS 2 | MILANDER 1 | CLEMANDER 1
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AVATAR : andrew garfield
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INSCRIT LE : 15/09/2017
http://www.30yearsstillyoung.com/t16863-cause-i-am-no-superman-robin#650383 http://www.30yearsstillyoung.com/t16867-young-geek-lys#650646 http://www.30yearsstillyoung.com/t16868-lysander-starck http://www.30yearsstillyoung.com/t16869-lysander-starck#650655

MessageSujet: Re: arilys ▲ if you like pina colada   Mer 1 Nov - 21:31



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Lysander, Sofia & Ariane
So I waited with high hopes, then she walked in the place. I knew her smile in an instant, I knew the curve of her face. I´ve got to meet you by tomorrow noon, and cut through all this red tape. At a corner bar called "I don't care", where we'll plan our escape.

T'es impatient. Surexcité. Un peu énervé aussi. Une montagne de tension sur le point d'imploser. Tu sens les regards curieux sur toi, éberlués, plein de jugement. Alors tu te contentes de sourire de toutes tes dents, d'un air de fou furieux. Et on te laisse en paix. La minette de l'accueil s'est très facilement laissée convaincre, et a disparu dans les étages de la société. Tu secoues la tête, encore surpris et heureux de l'étrange boîte reçue ce matin même au siège de ton entreprise.

Tom, de l'accueil, avait sagement attendu la fin de votre réunion nocturne. C'est qu'elle avait commencé à trois heures passé, et qu'elle s'était finie bien après l'aube. Tant de soleils levants ratés. Zut alors. T'avais interrompu d'un index tendu, et avalé deux tasses de café tiédasse. Infect. Mais t'en avais bien besoin là - t'allais devoir enchaîner, parce que cet après-midi, t'avais une mise en production d'un code à lancer, et ça serait dommage que tes paupières jouent les récalcitrantes. Une fois la caféine ingérée, t'avais accepté le colis. Bizarre, tu n'attendais rien. T'avais vu la carte, mais t'avais lu qu'après, parce que t'avais reconnu l'écriture et que, merde, à quel jeu elle jouait encore, cette rouquine ?
Des tongs.

T'imaginais son rire démoniaque sur fond d'éclairs - fait par une stagiaire qui appuyait sur un interrupteur d'une lampe derrière elle, parce que budget oblige. Tu l'entendais de là où t'étais. Et t'avais courc-circuité ton cerveau. T'avais en quelque sorte craqué ton slip. Alors t'avais préparé ta vengeance, toi aussi. Elle se mangerait tiédasse, voire froide, comme ton café du matin. L'inconnue de l'accueil te fait passer les couloirs, après autorisation de la grande gourou. Et t'as à peine le temps de montrer ta trombine qu'elle annonce la surprise, et ses jolis mollets se dévoilent, gantés de vêtements, avec au bout, deux adorables pieds dans ces putains de tongs.

« Ouuuh on est besties des toooongs »  que tu minaudes, en pliant une jambe comme ces adolescentes sur twitter, genou vers l'intérieur, pour bien montrer tes pieds vêtus des mêmes tongs que celles envoyées, oranges. Une couleur qui te sied. Et pu importe si on peu voir l'étrangeté de ton pied droit, auquel il manque le petit orteil. Tu hausses les yeux au ciel, avant de sortir quelque chose de ta poche. Tu le lances à Ari, et comme la porte est ouverte, tu en profites. Tu cries. D'une voix parfaitement audible, claire, et un brin victorieuse : « Je suis passé acheter ta crème contre les hémorroïdes. Par contre, ils n'avaient plus de pommade pour l'herpès, j'en ai commandé, tu devras aller la chercher demain. » Et sur ces jolis mots, tu entres enfin en terrain conquis et tu claques la porte. L'intimité ? Un faux-semblant.

T'as ce sourire aux lèvres et tu t'installes, comme chez toi. T'es claqué, mais cette petit escapade loin de ton boulot te donne l'énergie qu'il te manquait. Et puis la voir avec ces jolies tongs roses ... C'est presque drôle. Sauf que tu sais où elle veut en venir, et ça te donne envie de tirer sur ses cheveux. « J'ai fais trois pharmacies avant de trouver cette putain de crème. Tu excuseras mon sens de la théâtralité :  ça se travaille, chérie. Un colis ? Une carte ? Où est le côté voyant, percutant ? Triste, triste » que tu grognes, en installant toi aussi tes pieds sur le premier meuble venu, à la manière d'Ari. Tu fais craquer tes épaules, curieux d'être dans son bureau. « J'aurai vu ton bureau plus ... Princesse Disney. Je note de tout redécorer durant ton prochain jour de congé. Je te dois bien ça. » Tant d'idées pour pourrir sa vie. En tout bien tout honneur. Parce que t'aimes bien, ces petites batailles entre vous. C'est bon enfant, rien de méchant - mais rien de bisounours non plus. Vous vous montrez les griffes, sans vous faire de mal. C'est devenu une routine, une chose dans ta vie qui te manquait, et qui te stimule, qui te donne la pêche. Ari, fouteuse de merde et coach de vie à temps partiel. « Et, dernière nouvelle, le rose ne te va pas. T'es rousse. Ca donne à tes pieds l'allure de deux bonbons. Moches. »  Dernière insulte fatiguée avant un baîllement. Tu te fous des avis des collègues d'Ari, ou les regards qu'on t'a lancé. Parce que, au final, ce qui compte, c'est que ça vous fasse marrer. Être stupide ou bête, tu connais. C'est pas la dernière fois que tu te prendras pas au sérieux.

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MessageSujet: Re: arilys ▲ if you like pina colada   Ven 3 Nov - 21:49



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Le voilà qui entre à la volée, qui saute dans le ring comme s’il avait toujours été attendu, comme si le chrono de la partie venait de se lancer, et qu’on n’attendait que lui. Ce qui est un peu pas mal le cas, en somme. « T’as eu le temps de t’inscrire à Laguna Beach depuis notre dernière rencontre?! » sa voix de crécelle, ses cils qui battent, ses hanches qui se cambrent, c’est legit valable pour lui assurer une place dans n’importe laquelle des télé-réalités à l’américaine où les blondes peroxydées et les joueurs de foot se côtoient le plus stupidement du monde. Comme un gamin il part de suite en vrille, il hausse le ton, s’assurant que quelques têtes de l’open space se tournent dans notre direction. Par chance, c’est l’heure du lunch et la majorité des gens sont sortis ou ont plongé leurs écouteurs dans leurs oreilles. Je lève tout de même la tête pour m’assurer que Jamie n’a rien entendu - ça serait bien le pire - et sa chaise vide me soulage un brin. Puis mon regard se serre de nouveau sur Lysander, entre le noir et l’amusement, entre le défi et la moquerie. « Tellement aimable de réparer l’herpès que tu m’as toi-même refilééééé. » et j’étire au plus long, au plus strident, la porte qui se referme sur les bribes de mon accusation, qui entraîne elle aussi au moins un ou deux sourcils tirés. Personne ici n’avait assisté à ce genre de scène de ma part même du temps de Tad, j’étais connue pour garder ma vie privée privée, justement. Lys entrait en terrain glissant ici, mais ça m’allait, ça concordait parfaitement avec mon plan, c’était la pomme de terre de ma journée, le maïs de mon heure, le tournesol de mon zombie. Il comprendrait plus tard la supercherie, ou même, il flairait le piège déjà, en insinuant la déception que mon unique cadeau lui avait filée. Bien, bien. « Je sais, c’est si simple. » je baisse la tête presque piteuse, jouant avec une mèche de cheveux qui s’entortille autour de mon index, avant de lever la tête dans sa direction, un rictus indéchiffrable qui se dessine sur mes lèvres. « Probablement TROP simple, même. » et après il se disait l’intello de nous deux, après il se qualifiait de cerveau, d’alpha. Il fallait qu’il soit loin, bien loin de me connaître pour croire que c’était tout. Puis il prend place et je le laisse faire, l’aura de mystère que j’ai à peine déclenchée qui doit tout de même trotter dans sa tête, titiller ses méninges. « C’est pas ma pièce ça, j’ai un cubicule plus loin. Ici, c’est lieu commun, oasis de calme, salle d’enregistrement. Mais tu peux y faire dégouliner ton amour pour Elsa si tu y tiens, je suis sûre que ça sera une belle thérapie de l’âme. À moins que ce soit Olaf ton crush? Je juge pas, nah, du tout. J’accepte, j’épaule.  » ses pupilles balayant la pièce reviennent se poser dans la seconde sur ma mine satisfaite, et je joue de mes tongs pour ajouter à la subtilité de la conversation. Qu’on ne se méprenne pas, je savais très bien qu’il était bisexuel, rien qu’à voir les regards dont il avait précédemment couvert ma chute de reins. Mais c’était beaucoup plus drôle de laisser ça de côté, d’éviter le flirt, ou du moins, de le rendre bien lourd de sens, bien empli de malaise.

« C’est mieux que les grosses citrouilles qui ornent tes pieds de pingouin. Et il s’est passé quoi là, tu voulais te mutiler façon new gen? »  attention, il attaque et je mords. Parce que c’est typique de la cour de récré, parce qu’il tire ma couette, parce que je lui lance des roches. L’un ne vaut pas mieux l’autre et ce n’est certainement pas mon doigt pointé vers son pied à l’orteil manquant qui va régler les hostilités, ou du moins les calmer le temps qu’il reparte en croisade. Ce qui pourrait être particulièrement long à arriver, si j’en juge de sa mine fatiguée, ses traits tirés, ses yeux rougis. Il est complètement exténué, ça doit expliquer son agressivité maîtrisée. Ou alors c’est mon charisme naturel qui l’envoûte. Ah, ah, ahah. « Tu sais, pour me bailler au visage t’aurais très bien pu juste m’envoyer un Snap. » et je désigne le tout du menton, maintenant que Lysander en remet, mâchoire grande ouverte et soupir de soulagement post expiration.  « Ou alors tu voulais être sur place pour que je puisse analyser tes wet dreams mettant en vedette ton associé? » au cas où les insinuations n’étaient plus assez présentes, au cas où il pense que dans la dernière minute j’avais oublié, enterré la hache de guerre. Petit rappel de courtoisie, et bouche en coeur qui s’y agence. « D’ailleurs, j’ai bien hâte qu’il reçoive sa propre surprise personnalisée. » et là, je fais exprès. Je pèse sur tous mes mots, je siffle du bout de la langue, j’allège mon ton, je tisse ma toile. « T’es tellement facile à manipuler, c’est presque lassant. »  s’il savait à quel point j’espérais qu’il passe, qu’il quitte le bureau, qu’il vienne ici, qu’il ne soit pas là-bas. Ça rendait le tout encore plus magique, encore plus stressant. Pour lui, parce que moi, j’étais en plein dans mon élément.

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : ↪ il n'a que neufs petits doigts de pied.↪ il a une grande soeur de trois ans son aînée, déjà maman, et il est totalement gaga de sa nièce : il la couvre de cadeaux, de bonbons, de paillettes, et l'appelle sa petite princesse. ↪ il a un berger blanc suisse femelle, nommée Loua, très fidèle et adorable. ↪ il est allergique au pollen, et porte des lunettes, même si il déteste ça. ↪ grand fan de la culture pop, geek, d'informatique. Il peut citer par coeur les Monthy Pythons ou les comics de superhéros.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
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MessageSujet: Re: arilys ▲ if you like pina colada   Sam 4 Nov - 10:52



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So I waited with high hopes, then she walked in the place. I knew her smile in an instant, I knew the curve of her face. I´ve got to meet you by tomorrow noon, and cut through all this red tape. At a corner bar called "I don't care", where we'll plan our escape.

Ari. Ari, Ari, Ari. Elle ne perd jamais le nord, elle. La rousse a toujours des cartouches dans sa mitrailleuse à blagues. C'est ce qui te plaît le plus chez elle, faut bien l'avouer. Oh, certes, ce fameux soir, tu ka craignais plus que tu ne l'admirais, même si physiquement, elle était totalement compatible. Mais même si, soyons honnête, elle reste belle, t'as un peu oublié que c'est une femme, hormis ces rares moments où tu glisses un regard innocent sur sa chute de rein. T'as pas la sensation de devoir faire semblant. Vous jouez un jeu dangereux, et ça te plaît, dans son ampleur un peu sado-maso, sûrement. « Aaaaah, heeeen, naaaan j'ai carrément zappé tu voiiis » et tes tonalités singent l'adolescente en rut, au QI plafonné à un chiffre maximum, et aux neurones trépanées. Tu peux pas t'empêcher d'enchaîner bien sûr. Parfait timing, tu trouves. Même si t'as la sensation d'être prise dans une toile d'araignée. Avec Ari comme bête à huit pattes velues. Bah, elle te donne toujours cette impression, d'être le dindon de la farce, d'avoir quinze coups d'avance. De quoi rager. T'observes son petit manège, son regard qui capte le peu d'attention. Il est midi passé, et y'a pas grand monde. T'aurais pu être bâtard au point de faire ça en plein après-midi, mais t'as pas le coeur aussi lithique. Quand vos yeux se heurtent à nouveau, t'as un battement de vaincu. Tu sais ce qu'elle va dire, bien sûr, c'est couru d'avance, mais tu savoures juste ces étincelles dans ses prunelles.

Tu mimes l'étonnement, la bouche en coeur, avant d'émettre un sifflement, sourire en coin, les yeux écarquillés de surprise amusée. Tu t'approches, tu te penches, et tu souffles assez fort pour que d'autres l'entendent : « Tu t'avoues enfin tout ce qu'on a fait, cette nuit-là ? » Ton regard crie : alors comme ça, on a fait des truuuuucs sexuuuuuu ? et tu pouffes intérieurement. T'es pas une minute ébranlé par l'idée qu'on pense que t'as refilé des MST à rouquine en chef. Tu réponds aux regards par tes sourires toutes dents dehors, et on rabaisse vite les cils, pour esquive ton évidente folie, ou alors ton manque de politesse flagrant, à voir.

Si simple. Elle le dit d'une façon qui pourrait te filer la chair de poule. Tu hausses un sourcil. Tu sens que quelque chose bat de l'aile en plein vol. Trop simple, que tu songes quand elle le dit elle-même. Merde, qu'est-ce qu'elle a encore imaginé ? Son imagination est débordante. T'as jamais vu un tel esprit malin, fait pour la farce et le jeu. Tu ignores la pique - Olaf, le crush ? Mouai nan. Même si t'aimes bien les blonds. En ce moment tu préfères les gens absents. Pas dans le trip du corps à corps, viril ou non d'ailleurs. « J'peux toujours tout redécorer, du sol au plafond, jusqu'à trouver ta batcave, pas de problème. Je suis certain qu'on m'indiquera facilement où tu fuis quand tu veux te goinfrer de chocolat. Quand à y dégouliner de quoi que ce soit, je ferai en sorte que ce soit à la fois sale et plaisant pour toi. » Tes lèvres forment les mots : comme à chaque fois. Fourmillement de sourcils indécents. Après tout, tu lui as refilé son herpès, non ? T'as bien le droit d'en tirer des avantages fictifs. Vos petits mots sont lancés comme des couteaux en plastique. Et qu'est-ce que ça te fait marrer - tu ricanerais comme un gosse si t'étais pas en train de lutter contre tes paupières lourdes, si lourdes. Tu fronces le nez devant l'obligatoire remarque sur ton petit orteil manquant.

« Quelle originalité que de se moquer des handicapés, Ron Weasley. Accident de parcours. Ils étaient au moins douze. Mille. Douze mille, ouai. Tu verrais leurs orteils, à eux » T'inventes sans te cacher, sur le tas, avec une main qui s'agite comme pour indiquer, on passe à autre chose please ? Boring. T'aurais pu le cacher, ce petit orteil manquant, qui t'as si souvent fait honte, à la piscine ou à la plage. T'as choisi de te dévoiler, impudiquement - qu'elle soit fière de voir ce côté si sombre de toi. So dramatique. « Je voulais te faire profiter de mon haleine de chacal, tu pourrais dire merci » que je réplique, reniflant, faussement vexé, les traits crispés comme si son mépris m'indignait. Clin d'oeil en prime. A moins que ce ne soit un tic de fatigue. Dur à dire, avec mes prunelles injectées de sang. « Et puis tu devais me voir porter ça. Avoue que ça remue tes ovaires, tout ce orange, sur ma si jolie peau. » T'es con. T'es très con en ce midi. Et c'est peut-être aussi pour ça que mon cerveau tourne à son régime minimum que j'ai toujours pas capté. Je lui lance un regard noir, à travers mes cils collés de larmes d'exténuation. « Si tu savais ce qu'il y a dans mes rêves, tu ferais moins la maligne. Peut-être que t'es la place principale. Et que je te fais des choses indécentes. Comme mes pancakes. » La chute tellement nulle que t'en as honte, faut le faire. Mais t'as du mal à trouver de quoi envoyer, plus d'essence, le coup de la panne.

D’ailleurs, j’ai bien hâte qu’il reçoive sa propre surprise personnalisée.
Trois secondes, et tu te redresses, pieds plantés sur le sol, tong droite tordue sous l'impact. Tu papillonnes des yeux, mais c'est pas fini. Dernière touche. Sniper. Droit en plein coeur.
T’es tellement facile à manipuler, c’est presque lassant.

« C'est pas du jeu ! » que tu grognes, en sortant ton téléphone portable. Un raccourci cliqué plus tard, et les sonneries. Tes yeux se plantent sur la rousse - quoi qu'elle ai fait, tu crains le pire. « Tu préfères pas avouer de toi-même ? Faute avouée, à moitié pardonnée. » Ta voix, auparavant fatiguée, est dégoulinante d'une menace de guerre mondiale entre vous. Tu prends une  tong et tu vas jusqu'à la lui envoyer, paquet cadeau. La sonnerie s'arrête, répondeur. Il doit être parti manger. Ou alors occupé. A déballer un putain de colis. Tu rappelles. Et ça décroche enfin ! Tu prends la parole avant qu'il ai pu en placer une : « Anton ! T'as reçu un colis ?! » Silence gêné, surpris. « Heu, ouai, j'suis justement en train de le déballer. »

Tu t'es levé. Ari a dû entendre ce que ton collègue a dit. Et elle doit se fendre la poire, bien sûr. Garce. Tu prends ta seconde tong, tu lui frappes le bras avec, et tu demandes, dans ton effort : « Tu l'as déjà ouvert ? Y'a quoi dedans ? »  T'es curieux, putain. T'es tellement curieux, et tu t'en veux de t'être fait avoir comme un bleu.

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DREAM OF TOMORROW

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ÂGE : 28 ans (13/05)
SURNOM : Parker, Scarlett, la love doctor et autres synonymes ridicules
STATUT : pas intéressée
MÉTIER : en charge du courrier du coeur pour GQ Australia, animatrice d'un podcast grivois & presqu'auteure
LOGEMENT : #07 (appartement), Bayside. Mes affaires qui s'entassent chez Sofia, indéfiniment.

POSTS : 820 POINTS : 780

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Sort d’une relation de 5 ans qui l’a beaucoup déçue. ▲ S’attache très difficilement. ▲ Préfère passer du temps seule qu’entourée. ▲ Se passionne pour les plantes en tous genres. ▲ A à cœur les conseils qu’elle donne à ses lecteurs. ▲ N’a jamais connu son père. ▲ A presque fait le tour de l’Europe. ▲ Rêve de publier un livre où elle réécrira la fin des histoires d’amour bousillées qu’on lui raconte à GQ. ▲ A quitté l’école pour devenir roadie dans une troupe de théâtre nomade. ▲ Très à l’aise avec sa sexualité.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :

[url=]Leoni #2[/url] ▲ SofiaVittorio (fb)MariusDebraCallumLysander #2Jamie #2ColeTad #2HugoHassan (fb)

RPs TERMINÉS : LysanderJamie Tad (fb) Rose #1

PSEUDO : hub
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CRÉDITS : avenged in chains
DC : les McGrath, le Epstein
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MessageSujet: Re: arilys ▲ if you like pina colada   Mar 7 Nov - 5:33



if you like pina colada
Lysander, Sofia & Ariane
So I waited with high hopes, then she walked in the place. I knew her smile in an instant, I knew the curve of her face. I´ve got to meet you by tomorrow noon, and cut through all this red tape. At a corner bar called "I don't care", where we'll plan our escape.

Ses envies de redécorer l’un de mes espaces de travail me donnent le tournis - c’est à croire qu’il est sur un trip holographique d’homestaging et que sa nouvelle idée comporte 14 robots et 50 images en 3D qui passeront au peigne fin l’apparence de la pièce à chaque jour pour qu’elle s’adapte à ses idées saugrenues. Je préfère casser ses espoirs tout de suite - qu’il couvre mon bureau de pièges à souris ou de bonbons déjà entamés dans ses rêves, peut-être, mais ses petites manigances ne s'étendront pas à l’une de nos salles de réunion. « Te prend pas pour un remake de 50 shades of grey non plus. C’est pas dit que pour tes beaux yeux je me ferai aussi facilement deux tresses. » sale et plaisant, hen? Je roule des yeux, parce que c’est bien la tendance de nos jours. Plus on a l’humour salace, plus on est vache, plus on nous prête des intentions de presque dominatrix. Mettez-moi un fouet entre les mains et ce sera une toute autre discussion, mais les faits sont là. Je n’avais pas non plus une avalanche de latex remplissant mes placards, ni se cachant dans la valise de ma bagnole. Ses pieds bien exhibés sous mes yeux, je change de cible, éclatant presque de rire lorsqu’il s’amuse à s’inventer une scène de combat digne de n’importe quel navet acclamé comme le blockbuster de l’année. Je pariais que c’était un truc hyper con qui était arrivé, une stupidité qu’il avait vu à la télé, un cyborg de Mortal Kombat qui pouvait se couper un doigt ou un orteil et le voir repousser en mitraillette, ce genre de choses - mais aucune anecdote véridique ne poursuit sa confession. Barbant le petit. « Oh, mais j’ai assez à faire avec les tiens, p’tit chevalier du Ni. » pas question de parler de mes pieds, ils sont bien là où ils se trouvent, ornés de mes godasses estivales rose pétant, ou de ceux de ses pseudos adversaires pas le moindrement du monde manucurés.

Et il s’installe confortablement Lysander, il prend place sous mon regard amusé - si seulement il savait. Je laisse aller quelques indices, je bats des cils, je siffle ma future victoire presque, et il aurait probablement vu le piège à des miles à la ronde si sa fatigue n’était pas entrée en ligne de compte. Apparemment, c’était une grosse journée pour le pauvre homme qu’il était, et malgré ses yeux exorbités et ses bâillements répétitifs, il n’y a absolument aucune pitié qui était envoyée dans sa direction de ma part. Je préfère et de loin prendre pour acquis qu’il se sent assez solide comme adversaire pour me provoquer en duel. « Tant d’honneur - la prochaine fois rappelle-moi de t’accueillir avec des crevettes à l’ail et des kebabs bourrés d’oignons. » et je glisse ma main dans ma poche pour lui lancer sans délicatesse aucune le paquet de chewing-gum qui j’ai toujours sous la patte en cas de rencontre impromptue. La porte fermée - et c’est pour le mieux, ses insanités sont bien plus à mon aise si elles restent entre quatre murs isolés - il finit par empester le petit cubicule comme personne. Faut que je pense à ma santé mentale aussi, et toutes les raisons sont bonnes pour l’emmerder. Aie-je vraiment besoin de continuer à me justifier? Trois petits tours et puis voilà que son cerveau déclenche l’état major, la panique brute. Apparemment, il réalise que mon plan est plus grand que son anticipation, évidemment il comprend qu’on n’en est qu’au premier chapitre d’un bouquin en plusieurs tomes. Et c’est maintenant mon portable que j’attrape d’une main agile, lançant à son insu la caméra, filmant chaque seconde, chaque expression, chaque réaction. Il panique, je jubile. « Perds pas ton temps à me convaincre de faire quoi que ce soit, t’as tes arrières à couvrir. » comme tout se passe mieux encore que je l’avais prévu, comme il se prête bien à la partie, comme il se plie au plan sans même en avoir conscience. Lys compose dans la seconde suivante le numéro d’Anton, persuadé que ce qui l'attendra au bout du fil sera la plus grosse scène de ménage de toute l’histoire de l’humanité - et de ses doigts libres, il s’affaire à me dégommer le bras comme si son caoutchouc avait quoi que ce soit à faire dans l’équation. Je dois me retenir pour ne pas pleurer de rire face à son énervement, sinon ma caméra risque de tanguer et ça sera nul pour le visionnement d’après. « Tu me fais un bleu, j’t’en fais six de plus. » il connaît ma force, ou du moins, il l’a vue à l’oeuvre. Mon regard est noir mais il n’en a que faire, et bien vite, je m’étire sur ma chaise pour entendre un peu mieux son interlocuteur, pour assister au grand dévoilement front row, un sourire béat qui illumine mon visage. « C’est quoi ça…? »  que j’entends, résonner, alors que les mots du blond sont accompagnés d’un papier froissé qui me fait autant rêver que Lys en bave. « T’es avec elle? » oh qu’il a compris, alors que le silence du brun lui répond presque à ma place. « Heeeeeeeeey Anton. » ma voix chante, mon ton est léger, le suspense est insoutenable et j’arrive à piquer de justesse le portable de Lysander de son oreille pour le poser sur la table, en mode main libre. C’est beaucoup plus marrant si on entend tous les deux. « Alors comment tu trouves mon kit de survie? » mes prunelles s’accrochent à celles de Lys qui comprend rapidement que je suis en train de le filmer, et que je me régale du spectacle. J’évite même un autre projectile de type tong à la figure, poursuivant. « Je me disais que Lysander avait pas du tout assuré côté wingman, fallait bien le racheter le pauvre. »  petit rire des plus satisfaits, quasi guttural. « Autant les cachets anti-nausées et les menthes c’est marrant, autant la poupée gonflable ça reste quand même blessant. » et il rigole, moi aussi. Le pauvre Anton, je ne l’estime pas plus que la dernière fois, mais ça, il le saura bien assez vite. Dans la boîte se trouvait l’essentiel pour remplacer sa Barbie de la dernière fois, gerbe sur ses souliers en moins. Je trouvais la pique marrante, et laisser le suspense planer jusqu’à maintenant rendait Lysander tellement tendu que je ne pouvais pas croire avoir autant frappé dans le mile côté stress ingérable. « Tu lui en prendras une rousse pour lui, ça va peut-être le faire se taire à ton sujet. » “ah ouaaaaaaaaaaais” que Lys verra se dessiner sur mes lèvres. À mon tour de jouer de mots envolés en silence rien que pour le plaisir de l’emmerder. Et je me cambre sur mon siège, encore attentive à Anton qui, au son, est toujours en train de manipuler ses diverses offrandes. « Nah, c’est toi qui a le monopole de la poupée. C'est autre chose qu'il veut, Lys. » sourcil haussé, suspense lancé, et je finis par raccrocher quand la pression est retombée un peu, juste assez. La respiration du Starck est à couper au couteau, la pièce est plongée dans mon genre préféré de silence, celui de l’appréhension la plus totale. « Et dire que tu pensais que j’allais tout lui balancer… c’est beaucoup plus marrant de te faire paniquer sans raison. J'risque d'y prendre goût. »

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    We get some rules to follow. That and this, these and those. Heaven smiles above me, what a gift here below. We get these pills to swallow ; how they stick in your throat. Taste like gold. Oh, what you do to me? No one knows.







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