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 jamissan + how am I gonna get myself back home ?

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Jamie Keynes
Jamie Keynes
le sextoy de joanne
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ÂGE : 38 ans (05/06)
SURNOM : Jay
STATUT : Marié à Joanne, en toute discrétion (14/02/18). Papa de Daniel, 3 ans (13/02/16) et de Louise (16/06/19).
MÉTIER : Rédacteur en chef @GQ Australia (juillet 2017). Philanthrope, président de la fondation Oliver Keynes pour jeunes en détresse. Ambassadeur WWF et SANE. Occupé, très occupé.
LOGEMENT : #98 Agnes Street, Bayside
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POSTS : 18554 POINTS : 180

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Anglais, né à Londres. Fils de Lord, et l'est lui-même. ≈ A recueilli deux chiens abandonnés: Ben, un golden retriever, et Milo, un teckel. ≈ Végétarien. ≈ N'aime pas le surplus de technologie ≈ Grand passionné d'art. Il est peintre et mécène. ≈ Sanguin, ses poings dépassent parfois sa pensée ≈ Sait cuisiner et adore ça. ≈ Diagnostiqué borderline il y a deux ans, sous traitement à la demande du juge suite à sa condamnation pour violences domestiques (nov.2016) ≈ S'est fait tatouer la date de naissance de son fils sur l'omoplate gauche.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Joamie #124 - Prim - [2/3]

autres : Joamie (v.a) #3 - Joamie (fb) - Zamissan - Joamirene (what if)

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Oh, these three worn words that we whisper like the rubbing hands of tourists in Verona. I just want to love you in my own language.
RPs EN ATTENTE : Ida - Hassan
RPs TERMINÉS :
• ballads of living and dying

1942-lucy&dan
1528-grace&celso
1888-constance&cole

PSEUDO : loonywaltz
AVATAR : luke evans
CRÉDITS : loonywaltz
DC : lou aberline & benjamin brody & kelly ward
INSCRIT LE : 27/03/2015
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Message(#) Sujet: jamissan + how am I gonna get myself back home ? jamissan + how am I gonna get myself back home ? EmptyMer 11 Oct - 18:58



Les films de zombies, les spéculations sur la fin du monde, cela n’a jamais été ma tasse de thé. Autant dire qu'avec aussi peu d'informations à ce sujet, pourtant prodiguées en masse par la courtoisie des studios de cinéma à travers les décennies, je n'étais pas prédestiné à survivre bien longtemps dans de pareilles conditions. Et j’en connais plus d'un qui ne parirai pas un rond sur la longévité d'une personne comme moi, comme Irene, comme Jodie ; ceux qui ont toujours tout eu, ceux qui.ne connaissent pas un autre monde que celui où l'argent peut subvenir au moindre besoin, vital, momentané, et caprices. Qu'est-ce qu'un dollar, désormais, si ce n’est qu'un bout de papier bon à brûler pour se tenir chaud ? Voilà un pilier de notre époque qui a perdu tout son sens, voilà que ce qui faisait le pouvoir des uns ne les avance plus à rien. L'égalité dont tant de gens ont toujours rêvé, elle est là ; tous dans le pétrin, tous dans le même sac, tous gibiers. Les extrêmes se révèlent, les véritables natures en chacun d'entre nous. Nul ne sert de regarder en arrière et tenter de retrouver en soi ce qu'il reste de la personne que nous étions il y a six mois. Ce qui importe, c'est de tenir un jour de plus. Un jour supplémentaire en territoire ennemi, zombie. Le terme me paraît moins ridicule maintenant que j'en ai vu de mes propres yeux, et désormais même la sonorité semble coller à leur allure. Comme s'ils n'auraient pas pu être baptisés autrement. Ils gagnent du terrain, continuent de grossir les rangs et d’amonceler les cadavres, alors pourquoi se lever le matin ? Quand on y pense, quel est le but de pareille survie dans un monde où tout paraît joué d'avance pour ce qu'il reste de l'humanité sur le caillou australien ? Mieux vaut en trouver un. Mieux vaut avoir une motivation solide, sans quoi les journées ne sont que des couchers de soleil les uns après les autres. Quand les camps de survivants ont été formés, Joanne et moi avons été séparés. Faute du moindre mode de communication en état de marche, pas de réseau, pas d'Internet, je n’ai aucun moyen de savoir où elle a été envoyée avec Daniel. Alors, une fois remis de mes propres blessures, après avoir aidé qui pouvait l'être, je me suis lancé à leur recherche. C'était il y a des mois. Aujourd'hui, l'idée est de garder espoir. Afin de ne pas être seul avec mes pensées, dieu sait qu'elles pouvaient me rendre la vie difficile du temps où tout était encore facile, je laisse les grésillements de la radio vide de toute voix humaine tourner dans l'habitacle. J’ai mis la main sur cette voiture au dernier campement -je l'ai échangée contre du chocolat. On ne s'imagine pas le genre d'étranges trocs auxquels il est possible de se livrer lorsque la planète semble s'être arrêtée de tourner. De quoi les magasins ont été dévalisés en premier ? Sûrement pas la hifi. Les denrées non périssables. Les survivants ont fait des stocks sans songer à ce dont ils auraient envie ou ce qui finirait par leur manquer -au point de faire n'importe quoi. En se donnant du mal, le chocolat se conserve jusqu'à deux ans. Et secouer un carré de chocolat sous le nez de quelqu'un qui n’a rien vu d'autre que du zombie, des pâtes et du riz en six mois, cela donne un certain pouvoir de persuasion. Vu la quantité dans mon sac, je suis encore le roi du pétrole pour quelques semaines. Problème ; le chocolat ne permettra pas à une voiture de rouler. Le réservoir finit par se vider, à sec au milieu de nulle part. “Parfait.” je soupire en sautant hors du 4x4 avec mon sac sur l'épaule. Une cigarette prend place au bord de mes lèvres. Au diable les préoccupations à ce sujet, et Joanne n’est pas là pour me faire les gros yeux. Mais j'aimerais qu'elle le soit. Je tente de ne pas songer à l'éventualité qu'elle et Daniel n'aient pas pu trouver un refuge. Je ne supporterais pas l'idée que nos dernières conversations soient les derniers souvenirs que j'aurai d'elle, et elle de moi. Il me serait encore plus douloureux d'apprendre la perte de mon fils. La simple idée me paralysait. Ils s'en sont sortis, forcément. Il ne peut en être autrement. Je le sais, j'en suis persuadé, poussé par je ne sais quel instinct. Ils sont quelque part, et je les trouverai. C'est toujours guidé par cette unique motivation que je commence à marcher sous le soleil. Il n'y a pas un chat. Je ne fais plus attention à mes jambes qui effectuent les pas mécaniquement. J’avance, un point c'est tout. La voiture a disparu depuis longtemps derrière moi, pourtant le paysage m’a l'air d'être constamment le même. Les kilomètres s'allongent alors que les heures défilent. L'inverse vaut aussi. Combien de temps encore avant d'atteindre le prochain campement ? A moins qu'un zombie ne me tombe dessus bien avant cela. Heureusement, j'aperçois des tentes avant la silhouette d'un mort-vivant sous cette lune pleine qui éclaire comme en plein jour ; je suis arrivé, en un morceau, mais épuisé. Ils ont, ici, un grand panneau qui sert à recenser la population du campement ; entrants, sortants, décédés, recherchés. Pusique la plupart des gens ont cessé d'imprimer leurs photos depuis l'arrivée du numérique, il y a peu de portraits, et les plus récents datent au mieux des années 2000. Impossible de s'y retrouver dans ces interminables listes de noms. “Vous cherchez quelqu'un ?” finit-on par me demander. La réponse est évidente, comme pour beaucoup de monde. Nous cherchons tous quelqu'un, que ce soit un membre de la famille ou un ami. Nous tous, habitués à la communication sans interruption, n’avons désormais plus de nouvelles de personne. Cela a un côté angoissant. Machinalement, comme je l'ai fait à chaque campement où je me suis rendu, je sors une photo de ma poche -comme quoi, mon attachement au papier glacé se révèle salvateur. “Cette jeune femme, et ce petit garçon. Joanne Prescott et Daniel Keynes. Elle a trente ans, et lui un an et demi. Ils vivaient à Brisbane.” La photo passe dans plusieurs mains, scrutée, analysée, et les têtes se dévouent négativement une à une. Connais pas, jamais vus auparavant… Les regards se font de plus en plus désolés, et je comprends que je n'ai plus qu'à reprendre la route après la nuit. Le repas chaud et le lit de fortune sont offerts, ce que j'accepte sans me faire prier. Je traine des pieds jusqu'à la tente qui m’a été indiquée, réservée aux voyageurs, aux gens de passage. Une douzaine de lits superposés, tous occupés par des êtres plus ou moins douteux. Et parmi eux, un visage familier, sûrement le seul être au monde dont je n’espérais pas la survie et qui occupe le matelas juste en dessous du dernier couchage libre. “Dites moi que c'est une blague… Qu'est-ce que vous faites là ?”




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Hassan Jaafari
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SURNOM : hassou
STATUT : divorcé, vacciné de toute forme d'engagement, actuellement charmé par les mini-shorts d'une entraîneuse de l'UQ
MÉTIER : professeur de géographie politique @ university of Queensland ~ consultant géopolitique/Moyen-Orient @ ABC studios ~ coach des 8-12 ans @ logan city rugby club
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PETIT PLUS : traité pour un cancer entre fin 2013 et mai 2015, en rémission ☆ 5 tatouages ☆ bénévole à l'hôpital (pédiatrie) et au lycée (cours de soutien) ☆ australo-iranien, a vécu 9 mois à Téhéran en 2000 ☆ en couple/marié de 2004 à 2014 ☆ parle farsi (persan) + niveau d'arabe intermédiaire ☆ deux tentatives de suicide 2016, une dépression se soignant doucement ☆ ne consomme ni porc ni alcool ☆ joueur de rugby depuis ses 6 ans, champion universitaire (2005) ☆ membre d'Amnesty International ☆ musulman modérément pratiquant ☆ amateur de plantes vertes et de tapis anciens ☆ bricoleur hors pair
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Message(#) Sujet: Re: jamissan + how am I gonna get myself back home ? jamissan + how am I gonna get myself back home ? EmptyVen 13 Oct - 2:33



Pour autant qu’il sache, les jours auraient bien pu se compter en semaines et les semaines en mois que la différence ne se serait pas faite. Rien ne ressemblait plus à un jour de marche qu’un autre jour de marche, et Hassan en cumulait tellement qu’il finissait par perdre la notion du temps et par ne pas s’en soucier … L’esprit était déjà occupé à se soucier d’autre chose. Il aurait pu faire comme bon nombre de personnes qui, rapidement après la propagation de l’épidémie et ce qu’on appelait communément le « début de la fin » avaient rejoint les communautés regroupées en campement, dans l’espoir d’y retrouver le semblant de communautarisme qui donnait l’impression factice de toujours appartenir à un groupe, faire partie de quelque chose. Le brun était fait pour ça, appartenir à une communauté et savoir y trouver une place, mais ce pourquoi il n’était pas fait en revanche c’était les questions sans réponses, et l’éloignement vis-à-vis de ceux qui lui étaient chers. A quand remontait sa dernière conversation avec Qasim ? Des mois déjà, et si fut un temps Sydney était à moins de deux heures d’avion aujourd’hui cela ressemblait à l’autre bout du monde ; Y’avait que son instinct pour continuer de lui assurer que son frère allait bien, parce que si tel n’avait pas été le cas il l’aurait senti. Il l’aurait su, d’une manière ou d’une autre, aussi clairement qu’il savait que Yasmine était forcément quelque part et qu’il finirait par la retrouver. C’était leur boulot, à Sohan et à lui, retrouver l’infirmière et quadriller avec minutie chaque parcelle de feu-Brisbane et de sa banlieue pour y parvenir … Avec chacun, probablement, la culpabilité de ne pas avoir su lui remettre la main dessus avant que la situation ne dégénère en cette apocalypse qui s’installait désormais. Pour d’autres Hassan ne s’en faisait pas, Priam et Rhett étaient à même de s’en sortir par eux-mêmes, et si le brun n’avait plus croisé ni l’un ni l’autre depuis une éternité il avait vu le nom du second apparaître sur le registre des voyageurs de passages, deux campements avant celui où il venait de s’arrêter. Pour Joanne non plus, il ne s’en faisait pas, gageant que, probablement accompagnée de Jamie, ce dernier utiliserait pour une fois la violence dont il savait faire preuve pour la protéger plutôt que pour s’en prendre à elle. Y’avait que Yasmine dont l’absence ressemblait à un point d’interrogation, et lui donnait l’impression de courir après une ombre dont la seule certitude était qu’elle était maligne et plus coriace qu’elle en avait l’air, et qu’en ces temps incertains cela lui avait probablement permis de sauver sa peau jusqu’ici.

Chaque fois les règles étaient les mêmes, ou se ressemblaient tout du moins. On ne passait pas l’entrée d’un campement sans décliner son identité, sans accepter de se dépouiller de ses armes et de se laisser fouiller – parce que la malhonnêteté déjà fléau répandu avant la catastrophe n’avait fait que se démultiplier en temps de crise – et la grande majorité des nouveaux arrivants se dirigeaient avec urgence vers le panneau de recensement avec une question à laquelle il fallait une réponse, une crainte qu’il fallait soigner, un mauvais pressentiment qu’il fallait confirmer. Des croix pour les décédés, des points d’interrogations pour les recherchés, et parfois avec de la chance un triangle pour ceux qui, avant de reprendre la route, avaient laissé un message à l’intention d’un futur visiteur ; C’était à cela que se résumaient les communications désormais, beaucoup d’incertitudes et quelques mots couchés sur des lambeaux de papier, pas plus longs qu’un télégramme. Et au triangle accolé près du nom de Sohan, daté de trois semaines, un message qu’Hassan avait récupéré avec fébrilité, laconique « No one in Moreton. Woodlands next. See ya. » Personne ce n’était ni Yasmine, ni Joanne, ni aucune des connaissances que Sohan et lui avaient en commun. Sans surprise ici non plus on n’avait vu ni l’une ni l’autre, et les yeux épuisés d’avoir lu et relu chaque ligne du registre du campement dans l’espoir de trouver leur nom le brun s’était rendu à l’évidence : ni les deux jeunes femmes ni aucune des connaissances d’Hassan n’était passé par ce campement, que ce soit avant ou après le passage de Sohan. Las, l’ex-professeur s’était dirigé vers l’endroit où l’on servait les repas la mort dans l’âme et avait terminé son assiette en un éclair à peine, pressé de grappiller quelques heures de sommeil car pressé de repartir dès l’aube le lendemain. Des jours et des jours de marche, à nouveau, avec la crainte de ne trouver au bout de la route qu’une croix macabre apposée près du nom d’un être cher, au milieu de dizaines d’autres dans un registre.

Sans un mot et sans se faire prier, Hassan s’était hissé sur la couchette qu’on lui avait désigné, son sac à dos jalousement gardé et qui servirait d’oreiller parce que c’était encore comme ça que l’on s’assurait le mieux que personne ne viendrait rien y voler durant la nuit. Dans cette tente-là plus que dans les autres on parlait peu et se contenter du bourdonnement des conversations de l’extérieur ; Chacun avait de longues heures de marche dans les pattes et un but à atteindre, une réponse à trouver, et pas le temps de s’embarrasser avec ses semblables. Le brun ne faisait pas exception, peu importe que sa nature n’ait pas toujours été ainsi. S’étant à peine laissé tomber sur le dos, un bras calé derrière sa tête en sachant pourtant que le sommeil ne viendrait pas tout de suite, ou pas du tout, il avait senti son poil se hérisser à peine la voix parvenue à ses oreilles « Dites-moi que c’est une blague … Qu’est-ce que vous faites là ? » Relevé dans la seconde, Hassan s’était assis au bord du lit, laissant ses jambes pendre dans le vide et son regard se vriller sur celui de Jamie sans savoir s’il devait maudire l’univers de sans cesse s’obstiner à remettre ce type sur son chemin, ou le remercier parce que si Jamie était là alors Joanne aussi. « Où est Joanne ? » n’avait-il d’ailleurs pas pu retenir sans se donner la peine d’une politesse d’usage ou la perte de temps d’une remarque cynique qui ne mènerait à rien. « Elle est avec vous … pas vrai ? » L’incertitude s’était insinuée dans ses veines sans même attendre la réponse, avec la simple constatation que dans cette tente-là ne semblaient s’être échoués que des personnes non seulement de passage mais également seules, les familles complètes préférant bien souvent la sécurité d’un campement retranché que les routes incertaines et infestées de ces demi-morts contre-nature. Si Jamie était là, si Jamie prenait ce lit en dessous du sien … Alors Joanne n’était pas avec lui.



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Message(#) Sujet: Re: jamissan + how am I gonna get myself back home ? jamissan + how am I gonna get myself back home ? EmptyLun 16 Oct - 16:26



Comment peut-il être là, devant moi ? Comment cette vermine, ce bon à rien, ce moins que rien, peut-être ici ? Et par ici, je n’entends pas seulement à cet endroit, sur cette couchette, dans cette tente, dans ce campement, même si le hasard -ou le karma- me tape sérieusement sur les nerfs pour ce mauvais tour. Mais ici, dans le sens où cet idiot est encore en vie. Lui qui n’a rien d’un battant, avec son regard de cocker, son air gauche et patibulaire, lui qui est le gentil de service, qui ne ferait pas d emal à une mouche. Comment a-t-il pu survivre jusqu’ici, pendant six longs mois sur les terres des morts-vivants ? En leur jetant des fleurs dessus, en les combattant avec le pouvoir de la bonté ? Je parie qu’il y a pas mal de monde sur ce continent qui mériterait plus d’être encore en vie à ce jour que Hassan. Lui n’est qu’un parasite. Avec un peu de chance peut-être n’est-il qu’en sursis, et alors tout ce foutoir aura au moins un aspect positif. Pas fichu de répondre à ma question, l’homme m’en jette deux qui me font rouler des yeux sans retenue ; “Est-ce que j’ai l’air accompagné ?” Je suis dans la tente des gens de passage, je ne prends qu’une couchette ; je suis seul, fatalement, terriblement seul, et ce n’est pas faute de tout mettre en oeuvre pour retrouver Joanne et notre fils -pour peu qu’ils soient ensemble et que ce périple ne me mène pas qu’à l’un ou l’autre. Je reprends, en clair, pour l’autre ahuri ; “Non, elle n’est pas avec moi. Daniel non plus. Visiblement ils ne sont pas avec vous également, c’est une piste à rayer de la liste.” Piste envisagée à contrecoeur mais qui était encore préférable à l’idée qu’ils soient tous les deux morts, ou revenus d’entre les morts pour grossir les rangs des monstres. Néanmoins, j’étais loin d’imaginer Hassan capable de les défendre contre qui que ce soit, mort ou vivant ; dans ce scénario, je ne les voyais pas autrement que planqués dans une cave, un grenier, un placard, en attendant que je vienne les sortir de là avant que la mort ne les emporte tous ensemble. Hors de question qu’ils meurent dans les bras des uns des autres. “Vous les cherchez, vous aussi ?” je demande, non sans nourrir l’espoir que la réponse soit négative et que Hassan soit à la recherche d’une toute autre personne. Cela est peu probable, après tout, n’est-ce pas lui le grand gentil de cette histoire ? “Eh, vous deux ! Y’en a qui pioncent !” que ça grogne sur la couchette du bas, derrière moi. Et sans réfléchir, sans patience ni la moindre envie de me montrer agréable, collaboratif et civil, je me vois me tourner pour lui répondre ; “T'inquiètes pas, va, tu dormiras indéfiniment bien assez tôt.” et balayer sa présence d’un revers de la main. Aucune importance. Généralement, c’est avec ce genre de comportement que l’on s’attire un tas d’ennuis, et le bon nombre de bagarres de bars que j’ai connues lorsqu’il existait encore des établissements de ce genre à Brisbane auraient dû me faire retenir la leçon. Le fait est que tout ce qu’elles m’ont appris, c’est que je gagne la plupart du temps, et aujourd’hui, il n’y a plus de police, plus de bon samaritain -à part peut-être l’autre demeuré- pour m’empêcher de refaire le portrait d’un type qui ne me revient pas si j’en ai envie. En cela aussi, cette ère a du bon. Fini de sur-réfléchir, terminée la constante maîtrise de soi. Plus de médication, plus de thérapie, et absence totale du regard des autres ; qui peut encore juger qui que ce soit en matière de survie ? “C’est le quatrième campement que je fais, toujours aucune trace. Ni parmi les résidents, ni les voyageurs.” je reprends comme si de rien n’était. Nul besoin de préciser que Joanne et Daniel n’étaient pas non plus sur la liste des décédés, sans quoi je ne poursuivrais pas les recherches. De toute manière, je refuse complètement de songer une seule seconde qu’ils ne soient pas en vie. “Shhhh !” que j’entends insister derrière, et moi de cracher un très sincère ; “Oh, la ferme !”




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Message(#) Sujet: Re: jamissan + how am I gonna get myself back home ? jamissan + how am I gonna get myself back home ? EmptyJeu 19 Oct - 1:40



C'était le genre d'événement qui vous redistribuait toutes les cartes, et imposait une donne totalement nouvelle. Qui se foutait bien de qui vous étiez et de ce que vous aviez accompli avant, dans cette société et ses codes qui désormais n'avaient plus cours. On se retrouvait rarement autant face à soi-même, et contre toute attente la chose avait eu sur Hassan un effet salvateur, arrivé au prix de quelques sacrifices mais en lui laissant l'esprit plus clair qu'il ne l'avait jamais été en plusieurs années. Il avait un but, se sentait investi d'une mission, d'une tâche qui n'attendait que d'être résolue : retrouver Yasmine, retrouver Joanne, rejoindre Sohan. Première partie, la plus simple malgré que six mois se soient écoulés. Retrouver Qasim. La seconde partie, de longue haleine, mais comme une évidence dont il ne prévoyait pas de se détourner. Le reste se casait en deux catégories : ce qui était utile, et ce qui le détournait de son but premier. Et Jamie, avec la gueule enfarinée du mec qui débarquait comme un cheveu sur la soupe, n'aurait pu se caser dans la première catégorie qu'à une seule condition : que Joanne se trouve avec lui. « Est-ce que j'ai l’air accompagné ? » qu'il avait pourtant rapidement aboyé, dégringolant définitivement dans la catégorie perte de temps en ajoutant « Non, elle n'est pas avec moi. Daniel non plus. Visiblement ils ne sont pas avec vous non plus, c'est une piste à rayer de la liste. » Bien que déjà évidente, entendre la réponse de vive voix avait abattu Hassan un instant. Son inquiétude raisonnée vis-à-vis de Joanne depuis des mois ne tenait qu'à l'espoir – néanmoins relatif - qu'elle se trouvait avec Jamie plutôt que livrée à elle-même dieu sait où. Même de cela, fallait que ce type ne se soit pas montré à la hauteur. « Vous les cherchez, vous aussi ? » Ravalant l'amertume liée à l'effondrement de l'une de ses seules certitudes, Hassan avait relevé vers Jamie un regard nettement moins enclin à la discussion « À votre avis ? » Paix à l'âme des espoirs de Jamie que le nouvel ordre mondial – ou au moins national – ait à nouveau fait de lui la seule personne à graviter autour de la blonde, comme le vautour qu'il était. « Eh, vous deux ! Y'en a qui pioncent ! » Dans la couchette d'à côté on grognait avec agacement et recevait en retour de bâton un « T'inquiètes pas, va, tu dormiras indéfiniment bien assez tôt. » qui avait fait lever les yeux d'Hassan au ciel. Fallait que le mec continue de se croire chez lui partout comme si quelqu'un pouvait avoir quelque chose à foutre de qui il était. « C'est le quatrième campement que je fais, toujours aucune trace. Ni parmi les résidents, ni parmi les voyageurs. » Ni parmi les décédés, fallait au moins espéré qu'il ait vérifié. Pas qu'Hassan n'ait pas le cœur en vrac et un début de nausée chaque fois qu'il partageait cette liste, mais quand on cherchait une aiguille dans une botte de foin on prenait le temps de soulever chaque brindille. « Pas dans ceux qu'on a visité non plus. Mais comptez sur moi pour lui passer le bonjour de votre part si je la retrouve. » avait-il finalement ironisé avec impatience, confiant quant au fait qu'avoir Sohan sur le coup également lui permettait de couvrir une plus grande zone de recherche. Si Jamie ne savait pas où était Joanne alors il perdait tout intérêt, particulièrement celui de réduire son temps de sommeil ; La route serait à nouveau longue, dès le lendemain. « Shhhh ! » - « Oh, la ferme ! » C'était à se demander comment il était parvenu à survivre six mois avec une telle capacité à s'attirer les foudres du premier venu. L'homme s'était redressé de son lit avec un air mauvais, Hassan retapant lui la position de son sac à dos / oreiller dans l'optique de se recoucher « Si vous prévoyez de vous taper dessus faites ça dehors, j'suis sûr que vous trouverez des volontaires pour arbitrer, les gens adorent les combats de coqs. » Se laissant retomber sur le matelas, Hassan avait roulé sur le côté pour tourner le dos à Jamie, maugréant d'un ton mauvais « Il sera pas aussi facile à frapper que Joanne, tho. » et bien décidé à les laisser se débrouiller lui et sa tendance à ouvrir trop grand sa bouche même quand la mettre en veilleuse était préférable. Y'avait déjà bien assez de galères auxquelles se frotter sur la route pour s’économiser l'énergie de chercher les emmerdes délibérément dans les campements.



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STATUT : Marié à Joanne, en toute discrétion (14/02/18). Papa de Daniel, 3 ans (13/02/16) et de Louise (16/06/19).
MÉTIER : Rédacteur en chef @GQ Australia (juillet 2017). Philanthrope, président de la fondation Oliver Keynes pour jeunes en détresse. Ambassadeur WWF et SANE. Occupé, très occupé.
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Message(#) Sujet: Re: jamissan + how am I gonna get myself back home ? jamissan + how am I gonna get myself back home ? EmptyMar 24 Oct - 13:16


La compétition était inévitable et évidente à mes yeux ; à qui retrouverait Joanne en premier et passerait pour le héros. Et il est absolument hors de question que cette couronne revienne à Hassan. Le pluriel qu'il emploie laisse deviner qu'il n’est pas seul sur le coup. Bluff ou triche bien réelle ? Quoi qu'il en soit, mon mépris pour l'homme demeure à son paroxysme et je commence à batailler contre mon orgueil qui me dit que je dormirais mieux sur une paillasse dehors que dans le lit sous le sien. L'altercation avec un autre voyageur n’arrange rien à l'état de mes nerfs. Le cynisme d’Hassan s'impose comme le commentaire de trop. “Tu paies rien pour attendre, dromadaire.” je siffle avec un doigt menaçant alors qu'un véritable colosse se dresse derrière moi, prêt à jouer au roi du silence, de gré ou de force. Sentant l'ombre dans mon dos et son regard assassin sur ma nuque, je me retourne et me retrouve face à lui. Je me mords la joue, me maudissant d'avoir ce don, cette manie de chercher les ennuis. “On est tous un peu à cran, pas la peine d'en faire tout un pl- okay, okay…” Il m'attape par le col pour m'attirer dehors, cela ne sent définitivement pas bon pour mon matricule. Plutôt que de me déposer au sol, il m’y jette, et alors que mon crâne manque de heurter la terre je réalise que je suis en mauvaise posture. Et j'aurai beau me défendre et répliquer aux coups de mon assaillant pendant la bonne dizaine de minutes de spectacle que cela offre aux survivants en manque de divertissement, c'est moi qui mords la poussière et qu'on accompagne à la tente prodiguant les soins médicaux. À peine assis, je devine à quels endroits de mon corps je trouverai un hématome d'ici peu de temps. Mon t-shirt m’est ôté afin de jeter un coup d'oeil aux dégâts, désinfecter les plaies pleines de cailloux qui me font grimacer. La photographie de Joanne et Daniel tombe de ma poche arrière, et sans penser à la manière dont le geste serait accueilli -mal- la jeune aide soignante se penche afin de la récupérer. “Hé, pas touche, c'est précieux.” La méfiance est le maître mot lorsque l'on voyage ainsi. Même les visages les plus innocents sont de potentiels voleurs. Et cette photo est l'unique trésor qu'il me reste. M’adressant un regard rassurant, la jeune femme parvient à se saisir du bout de papier glacé très lentement -pourquoi volerait-elle une photo ?- et à me la rendre après un rapide coup d'œil sur les visages froissés. “C'est votre femme ?” demande-t-elle avec une certaine bienveillance qui me rendrait presque coupable de l'envoyer paître comme n'importe quel curieux qui ne s'occupe pas de ses oignons. “C’aurait pu. Demandez pas pourquoi.” je réponds en mâchant mes mots et en repliant le cliché soigneusement selon les lignes usées des précédents pliages. “Je la connais. Enfin, je l’ai vue. Petite, blonde, grands yeux très bleus. Elle était dans le campement d'où je viens, plus à l'est.” Mes yeux s’écarquillent, mon coeur rate un battement. Parce que si une aide soignante a croisé le chemin de Joanne et Daniel, cela peut être dans ce genre de tente, entre les blessés, les malades -alors ils peuvent l'être, eux aussi. “Elle était en vie. Le petit aussi.” assure la jeune femme qui semble facilement lire les pensées sur mon visage. Le campement suivant. C'est à la fois si loin et si proche -plus proche que je ne l'ai jamais été. D'émotion, ma gorge se serre. Je ne songe plus à la brûlure de l’alcool sur mes petites plaies. Peut-être sont-ils encore là-bas. Joanne n'est pas bien téméraire et une fois installée dans un campement sûr, je doute qu'elle le quitte. Je pose malgré toutes quelques autres questions à la brune qui s'occupe de moi afin d'avoir autant d'informations que possible sur le lieu qui sera ma prochaine destination. Et cela est déjà bien assez pour moi, d'avoir une destination. C'est un réconfort, un espoir supplémentaire. Mais alors que la discussion va bon train, de l'agitation se devine à l'extérieur de la tente. Rapidement, le silence se fait afin de tendre l'oreille, mais la réponse à nos faces interrogatives surgit d'elle-même ; un homme dissimulé derrière un de ces ignobles masques d'Halloween, de ceux qui prennent cette nouvelle ère comme la leur, le plus grand terrain de jeu qui soit. Ils volent les provisions, le matériel médical, tout ce qui peut être utile à la survie du plus grand nombre mais qu'ils ne garderont que pour leur petit groupe de mercenaires. Et derrière le sourire sadique du démon qui donne froid dans le dos, l’on peut entendre son rire, étouffé dans le plastique mou, tout aussi effrayant, alors qu'il s'apprête à appuyer sur la gâchette de son arme automatique, sûrement pour balayer la pièce. Deux chiens particulièrement hargneux s'invitent également dans les couloirs et entre les lits des malades, prêts à croquer dans la première jambe ou main qui traîne à portée à gueule. Le premier réflexe n’est pas de jouer au héros, mais plutôt de prendre ses jambes à son cou. Certains sont plus chanceux que d'autres, mais je ne regarde pas derrière moi pour avoir le détail des victimes. Il faut partir. Je ne retrouverais personne si je suis mort. À toute vitesse, je prends le risque de retourner au cabanon des voyageurs afin de récupérer mon sac. Sans le minimum pour survivre qu'il contient, même fuir ne me fera gagner qu'un sursis sur une mort certaine. Les mercenaires n’y sont pas encore, et comme à l'infirmerie quelques secondes plus tôt, à l'intérieur, on se demande ce qu'il se passe dehors. Vite, j'attrape mon sac, jette ma veste sur mes épaules, et pendant cette demi-seconde où mon regard tombe sur Hassan, mon esprit fuse ; lui dire, le laisser dans l'ignorance, s'entraider pour fuir, ou chacun pour soi. Je finis par l'attraper par le bras ; “J'ai une piste concernant Joanne, il faut y aller. Vous savez voler une voiture, non ?” Regardez-le, il sait forcément.




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Message(#) Sujet: Re: jamissan + how am I gonna get myself back home ? jamissan + how am I gonna get myself back home ? EmptyJeu 2 Nov - 17:42



Ce n’était pas comme si ce type avait déjà été porteur de positif ou de bonne nouvelle, au fond, alors à bien y réfléchir Hassan ne savait pas trop pourquoi il avait pendant un quart de seconde espéré qu’il en soit autrement. Bien sûr qu’il ne savait pas où était Joanne, et perdait par conséquent le seul intérêt qu’il aurait pu posséder à ses yeux. Il perdait son temps, et tandis qu’il roulait sur le côté et tournait le dos pour ne plus avoir à subir sa face de rat, le « Tu paies rien pour attendre, dromadaire. » lui avait arraché un rictus mauvais et le sifflement d’un « Pauvre con. » tandis que le colosse qu’il avait énervé se chargeait de le foutre dehors par la peau du cou. Les esprits semblaient s’être échauffés dehors, à en juger par le brouhaha parvenant jusqu’à la tente, mais loin de s’en émouvoir Hassan avait fermé les yeux et tenté de trouver le sommeil. Ce n’était pas ses affaires, au fond, si Jamie était incapable d’aller contre sa nature même quand sa famille comptait sur lui ; Et vu sa tête pas besoin de réfléchir longtemps pour savoir que ce n’était pas plus la première fois que la dernière. N’ayant en tout cas entendu ni l’un ni l’autre regagner la tente il s’était probablement laissé gagner par la somnolence, un comble quand on connaissait ses difficultés à trouver et garder le sommeil avant que Brisbane ne devienne un théâtre de désolation. Bien plus tard – ou peut-être pas – son attention avait été attirée par les chuchotements persistant sous la tente et se mêlant au brouhaha dehors ; Il avait redoublé, plus rien à voir avec les quelques voix s’élevant parce que deux guignols avaient décidé de jouer des poings et offraient un maigre divertissement. Et sous la tente parmi ceux qui grognaient, qui pestaient, quittaient leur lit avec le désir de satisfaire leur curiosité ou de calmer leur soudaine angoisse, la méfiance commençait à prendre le pas sur le reste, chacun rassemblant fébrilement ses affaires « au cas où » et laissant son regard glisser vers l’entrée de la tente à intervalles réguliers. La cacophonie extérieure semblant s’intensifier et mêlant bientôt aboiements et cris d’angoisse, déguerpir au plus vite semblait être la solution la plus sage, et retirant le blouson jusque-là enroulé autour de son sac à dos Hassan l’avait enfilé à la va-vite au moment où une main saisissait son bras « J’ai une piste concernant Joanne, il faut y aller. » Tiens donc, le blanc-bec avait besoin du dromadaire, maintenant. « Vous savez voler une voiture, non ? » Pauvre. Con. « Bien sûr, comme tous les fils d’immigrés. » Imbécile. Dégageant son bras de l’emprise de Jamie d’un geste aussi acerbe que le ton qu’il venait d’employer pour répondre, il avait contemplé un quart de secondes ses possibilités : le britannique avait brillamment réussi à piquer sa curiosité en mentionnant Joanne, mais le brun ne pouvait s’empêcher d’y voir un possible traquenard. Et puis il se débrouillait déjà méthodiquement avec Sohan depuis des mois, il n’avait pas véritablement besoin de Jamie … Mais Sohan ou pas, pour le moment il faisait chou blanc. « Venez. » Sans un regard supplémentaire pour l’homme, qui suivrait ou ne suivrait pas, Hassan avait chargé son sac sur son épaule et enjambé ce – ou ceux – qui était dans le passage et retrouvé l’extérieur avec un léger mouvement de recul. Les cris et l’agitation redoublant, le campement avait pris des allures apocalyptiques où l’odeur de brûlé expliquait que l’obscurité se mue progressivement en une pénombre rougeoyante.

Essayant de se souvenir de l’organisation du campement telle qu’il l’avait observée de jour, il avait pris à gauche entre les tentes et regardait parfois derrière lui, plus par peur d’avoir sur les talons quelqu’un ou quelque chose de dangereux que par réelle volonté de vérifier si l’autre suivait toujours. Bientôt la route avait été bloquée par un trio d’individus masqués – la chair de poule remontant le long des bras d’Hassan – s’acharnant à coup de pieds et d’armes de fortunes contre un quatrième dont les cris ne suffiraient probablement pas à l’épargner. C’était toujours un cas de conscience pour le brun, dont le chacun pour soi n’était pas la nature profonde et que l’injustice rendait malade, mais quelle aide serait-il pour Yasmine ou Joanne s’il se faisait tuer pour avoir voulu secourir le premier venu ? Alors il faisait comme les autres, il tournait la tête et se persuadait qu’il parviendrait à vivre sans que sa conscience ne finisse par le rattraper. Dérivant sur la droite, le duo avait rejoint la zone où les plus chanceux avaient entreposé leurs véhicules, la plupart trop méfiants à l’idée de laisser leur joujou sans surveillance et préférant dormir dedans pour s’éviter toute mauvaise surprise. Et pour cause. Ici aussi le grabuge avait alerté et déjà certaines voitures quittaient leur place dans un crissement de pneus et projetaient de la terre et du sable autour d’eux, ajoutant à l’air que le début d’incendie rendait déjà de moins en moins respirable. Éliminant d’office les véhicules les plus récents, souvent bourrés d’électroniques et susceptibles de tomber en panne à la moindre occasion, Hassan avait repéré une Ford Falcon du début des années 2000 qui aurait pu faire l’affaire si son propriétaire n’était pas actuellement en train de s’affairer pour charger le coffre, visiblement sur le départ. « Vous savez maitriser un conducteur gênant, non ? » L’ironie volontairement perceptible, le brun n’avait pas pris la peine de regarder du côté de Jamie tandis que tous les deux s’étaient accroupis derrière une autre voiture, dépourvue de roues et donc inutilisable, le temps de réfléchir à un plan. Rapide, avant que l’occasion ne leur passe sous le nez. « Occupez-le. » avait-il finalement soufflé, n’attendant pas de réponse du britannique pour avancer à couvert jusqu’à la voiture suivante et tenter de se rapprocher du véhicule visé sans être vu ; Jamie ne voulait pas se salir les mains en volant lui-même une bagnole, soit, alors il ferait l’appât, et y réfléchirait peut-être à deux fois la fois suivante avant de distribuer les rôles sur la base de ses préjugés racistes. S'il se débrouillait bien Hassan lui laisserait le temps de monter avant d'appuyer sur la pédale d'embrayage, s'il s'y prenait comme un manche ou sabotait délibérément la situation le brun ne comptait pas perdre une seconde supplémentaire à l'attendre.



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Message(#) Sujet: Re: jamissan + how am I gonna get myself back home ? jamissan + how am I gonna get myself back home ? EmptyMar 21 Nov - 8:48


Sans réaction, observant simplement avec insistance un Hassan qui se complait dans un court moment de susceptibilité qui grignote sur du temps que nous n'avons pas, j'attends qu'il se décide à oui ou non m'accompagner au camp où Joanne est supposée se trouver. Le plus de mots sortent de sa bouche, le plus je regrette d'avoir même proposé. “Nous étions dans le même camp mais nous avons été séparés” sonne désormais comme une bonne excuse que j'aurais pu sortir à la petite blonde pour expliquer pourquoi nous ne sommes pas venus ensemble, mais un “non, je ne l'ai pas croisé” serait un mensonge encore plus confortable qui restera à considérer plus tard ; pour le moment, nous quittons tous les deux la grande tente des voyageurs et parcourons le campement en faisant fi autant que possible de tout ce qui n'est pas nécessaire à notre propre survie, alertes. Si ces refuges de fortune étaient pensés pour contrecarrer la plupart des attaques de morts-vivants qui se déplaçaient parfois en meutes particulièrement meurtrières, l’autre menace dans ce genre de chaos, en revanche, est rarement considéré dans sa pleine mesure ; les autres hommes. Ceux qui profitent de cette misère et cette anarchie, ceux dont le climat cruel des derniers mois résonne en eux et leur permet d'assouvir, d'épanouir cette partie d’eux que la civilisation proprette et codifiée ne pouvait tolérer. Si ceux-là m'apparaissaient dans la catégorie brutes bêtes et méchantes, il y en a d'autres, plus dangereux encore, dont la vision à plus long terme les pousse à prendre des précautions pour le jour ils seront la majorité, voir les derniers sur ce gros caillou ; ceux-là déciment les campements façon Romains chez les Sabins. Je ne serais pas étonné, un jour, d'entendre parler d'une colonie façon Mad Max, de types à l'humanité si douteuse qu'il ne resterait plus grand chose pour les différencier des zombies. Même si l'évolution de la situation sur six mois avait un côté certainement fascinant, l'important consiste avant tout à sauver sa peau, et c'est pourquoi une voiture nous est indispensable. Il est impensable d'essayer de s'en sortir hors du campement sans véhicule, ni d'en partir dans un premier temps. Hassan, l'oeil décidément plus expert qu'il ne veuille l'admettre, jette son dévolu sur un tas de ferraille informe qui ressemble à un vulgaire pancake sur quatre roues -mais je me passe de commentaires sur ce choix, d'autant que le catalogue de raréfie à chaque seconde. Missionné à l’éviction du conducteur, je réponds bêtement un “absolument” à la question de mon compagnon de fortune -ou d'infortune- sans en saisir le sarcasme. Tandis qu'il part de son côté et moi du mien, rien ne nous assure que nous nous reverrons d'ici quelques minutes, que chacun honorera sa part du plan, que Hassan ne partira pas sans moi, ou que je ne le tuerai pas avant qu'il n'en ait l'occasion. “Désolé, il s’est pris une balle perdue, il n’a pas survécu” s'ajoute à la réserve des scénarios, des white lies. La suite ne laisse guère place aux pensées ; j'approche du conducteur qui me donne le dos, et une fois assez près, referme l'angle de mon bras sur son cou avec bien assez de force et de volonté pour qu'il ne puisse pas s'en dégager. L'air qui lui manque le pousse à se débattre avant de tomber dans l'inconscience, et je le lâche lorsque cet Instinct le quitte. Il effectue quelques pas maladroits et désorientés avant qu'un coup sur la tête vienne le mettre K.O. Et avant de refermer le coffre d'un coup sec et prendre place sur le siège passager où j'espère entendre un moteur vrombir, je prends soin de dépouiller le pauvre type de son sac et son contenu. “Vraiment désolé.” La voiture démarre une fois la portière fermée derrière moi. J'imagine que Hassan aussi a une liste d'excuses toutes faites pour expliquer à Joanne la raison de mon absence si besoin. Mais le fait est que nous n'avons pas vraiment envie d'en user. Pas s'il est possible de faire autrement. Le terrain rocailleux du campement s'avère difficilement praticable avec cette boîte de conserve aux suspensions aussi raides qu'un vieillard qui a besoin d'une prothèse de hanche. Bien sûr, les véhicules des assaillants ont eu le temps de bloquer tout ce qui ressemble à une issue et l'unique option restante consiste à foncer dans le tas en fermant les yeux. Une allée royale bien droite vers une clôture facilement traversable semble dégagée, notre porte de sortie, jusqu'à… “Le chien ! ATTENTION AU CHIEN.” Là, au milieu de la route, l'un des molosses qui traverse et s'arrête comme une biche face aux feux de la Ford. La manoeuvre est brute, secoue tout l'habitacle alors qu'un violent coup de volant dégage l'animal de notre trajectoire et un autre nous permet de le contourner. Sur le moment, oui, l'épargner paraît important ; car la bête n’a sûrement pas demandé à être l'instrument de pillages motivés par la faim, et bien qu'il ait été élevé ainsi, sa véritable nature consiste plutôt à faire la fête à tout ce beau monde plutôt qu'à arracher des membres à leurs cadavres. Hassan, également homme à chiens, l’a évité avec brio. “Pas mal. Vous vous exerciez sur quoi ? Need for speed ?” je demande, la frayeur passée, la clôture qui fonce droit vers nous, quelques secondes avant un inévitable impact.




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Hassan Jaafari
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STATUT : divorcé, vacciné de toute forme d'engagement, actuellement charmé par les mini-shorts d'une entraîneuse de l'UQ
MÉTIER : professeur de géographie politique @ university of Queensland ~ consultant géopolitique/Moyen-Orient @ ABC studios ~ coach des 8-12 ans @ logan city rugby club
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PETIT PLUS : traité pour un cancer entre fin 2013 et mai 2015, en rémission ☆ 5 tatouages ☆ bénévole à l'hôpital (pédiatrie) et au lycée (cours de soutien) ☆ australo-iranien, a vécu 9 mois à Téhéran en 2000 ☆ en couple/marié de 2004 à 2014 ☆ parle farsi (persan) + niveau d'arabe intermédiaire ☆ deux tentatives de suicide 2016, une dépression se soignant doucement ☆ ne consomme ni porc ni alcool ☆ joueur de rugby depuis ses 6 ans, champion universitaire (2005) ☆ membre d'Amnesty International ☆ musulman modérément pratiquant ☆ amateur de plantes vertes et de tapis anciens ☆ bricoleur hors pair
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Message(#) Sujet: Re: jamissan + how am I gonna get myself back home ? jamissan + how am I gonna get myself back home ? EmptySam 27 Jan - 2:17


Plus les secondes s’égrenaient plus la présence de Jamie à ses côtés prenait des allures de mauvaise idée. Maintenant plus qu’à n’importe quelle autre époque, s’entourer de gens de confiance était indispensable, et le britannique n’était absolument pas à sa place dans cette catégorie aux yeux du brun, qui à peine leur tente quittée à la hâte se gardait déjà sous le coude la possibilité de l’abandonner à son sort s’il devenait une source de problème ou de ralentissement. Avec le nouvel ordre des choses étaient venus de nouveaux principes, et si ne pas nuire volontairement à son prochain restait une valeur sûre aux yeux d’Hassan, toujours venir en aide à son prochain se nuançait en revanche de plus en plus. Momentanément séparé de son nouvel acolyte – et l’un espérant sans doute autant que l’autre qu’un imprévu vienne mettre fin à cette alliance nouvellement créée et déjà regrettée – l’ex-professeur avait utilisé la pénombre et la ligne de voitures en plus ou moins bon état comme rempart jusqu’à la Ford précédemment repérée, tandis que Jamie se chargeait du propriétaire avec une dextérité et une efficacité qui n’auraient pas dû l’étonner. Évidemment. À la seconde même où le champ avait été libre pour lui le brun s’était engouffré dans l’habitacle, la main gauche saisissant par réflexe le levier de vitesse et la droite cherchant après les clefs sans pouvoir mettre la main dessus. Un léger coup de genou dans le renforcement sous le volant avait suffit à sentir qu’il avait été forcé et le démarreur trafiqué pour pouvoir se passer des clefs ; Une aubaine dans l’immédiat, un problème potentiel plus tard. Pour l’heure Hassan s’était contenté de desserrer le frein à main et de hurler un « Grimpez ! » impatient à l’attention de Jamie, le pied écrasant la pédale d’accélérateur à peine la portière côté passager claquée à la volée. Toujours inerte dans le rétroviseur, le précédent possesseur du véhicule ne s’était pas relevé, et reportant son regard sur la route tout en se demandant si ce fêlé l’avait tué le brun s’était persuadé que poser la question maintenant n’était pas judicieux. Ils étaient encore loin d’être sortis d’affaire.

Les sentiers de terre aride et inégale qui s’étendaient aux alentours rendaient la progression de la voiture compliquée, voir périlleuse, mais pas suffisamment pour persuader Hassan de ralentir. Mieux valait des dégâts sur ce tacot que des dégâts sur leurs carcasses s’ils roulaient moins vite et se faisaient descendre manu militari du véhicule par d’autres qui auraient eu la même idée qu’eux. Allumant les phares – dont l’une des deux ampoules ne semblait plus éclairer grand-chose – il jetait des œillades frénétiques dans le rétroviseur arrière avec la crainte d’y voir quelqu’un (ou quelque chose) lancé à leur poursuite, et avait à peine eu le temps de réagir lorsque son co-pilote avait crié « Le chien ! ATTENTION AU CHIEN. » Le violent coup de volant soulevant un nuage de poussière dans leur sillage, Hassan avait évité la collision de justesse et redressé la trajectoire dans une cacophonie de crissement de pneus et de grincement de tôle. Le cœur cognant dans la poitrine et le souffle court, l’ironie qui aurait voulu lui faire remarquer que d’ordinaire c’était pas pour éviter les obstacles qu’on le tenait en connaisseur, il n'avait offert qu’un grognement à Jamie lorsqu’il avait mentionné « Pas mal. Vous vous exerciez sur quoi ? Need for Speed ? » et enfoncé à nouveau la pédale d’accélérateur avec urgence en se cramponnant au volant « Accrochez-vous. » Parce que d’avoir un passager qui traversait le pare-brise était un contretemps dont Hassan apprécierait pouvoir se passer, dans l’immédiat. Et qu’aussi frêle semblait être la clôture qui s’élevait droit devant leur chemin vers la fuite, à pleine puissance elle avait froissé un peu de carrosserie et zébré le pare-brise d’une fissure qui courrait du milieu de la vitre jusqu’au coin en bas à droite, que la route accidentée ne tarderait pas à faire grandir. « J’savais pas que les jeux vidéos montaient jusque dans votre tour d’argent. » avait-il finalement concédé avec un brin de cynisme dans la voix et dans l’expression, ses yeux eux décidés à ne plus quitter la route qu’en cas d’extrême nécessité.

Le répit de courte durée s’était soldé par un silence de quelques instants, que le brun avait occupé à se demander ce qu’il foutait au juste dans une voiture avec lui, à se demander le sort qu’on réserverait – peut-être – au chien qui s’était dressé devant eux, à se demander si ce n’était pas la mort qui les aurait attendus s’ils avaient quitté cette tente deux minutes plus tard, et si elle ne se cachait pas simplement sur le bord de la route pour les achever d’une autre manière quand ils penseraient s'en être sortis. « Bon sang. » La lumière d’autres phares que les leurs dans le rétroviseur venaient de réduire à néant tout espoir de profiter d’un peu d'accalmie. Outre la menace directe d’avoir quelqu’un à leurs trousses, Hassan s'inquiétait de ce que la vitesse excessive leur ferait dépenser comme carburant, qui aurait pu être économisé en adoptant dès maintenant une vitesse de croisière. « Y’a quoi que ce soit d’utile, dans ce sac ? » Celui-là même que Jamie avait subtilisé au propriétaire de la voiture et qu’il venait à l'instant d'ouvrir en se posant probablement la même question que lui. Une cordelette, un tee-shirt aux allures de serpillère sale, un ouvre-boîte, une BD – érotique – qui valait probablement le prix d’un troc intéressant si le gars qui la convoitait était suffisamment en manque, une boîte en métal dont le contenu restait encore à déterminer, une bouteille d’alcool remplie au tiers … autant de babioles qui à première vue n'allaient pas les aider à se sortir de ce mauvais pas, à moins que Jamie n’en sorte subitement un dernier article de meilleure utilité. « On s'arrêtera pas, de toute façon. » Toujours pas de clefs sur le contact, et pas vraiment le moment de comparer leurs capacités respectives à jouer les MacGyver automobiles. « La boite à gants ? » C’était le moment ou jamais de jeter un œil dedans et de croiser les doigts. « Sinon il ne nous restera plus qu’à leur balancer ça et croiser les doigts. » Le ça en question désignant la bouteille d’alcool, et Hass an gageant que Jamie aurait suffisamment de jugeote pour comprendre tout seul qu’ils étaient en train de causer cocktail Molotov. « Si on arrive à les semer j’espère sincèrement que vous savez où on va. » marmonnait-il enfin entre ses dents, le regard à nouveau rivé sur la route, et les mains tentant tant bien que mal de maîtriser le volant et le véhicule tout entier dont la trajectoire tentait dangereusement de dévier à chaque aspérité de la route. Là où leurs poursuivants, eux, semblaient gagner du terrain.



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Jamie Keynes
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Message(#) Sujet: Re: jamissan + how am I gonna get myself back home ? jamissan + how am I gonna get myself back home ? EmptyMer 18 Avr - 18:41


La frontière du campement passée, les ennuis semblent derrière nous. La tôle froissée et l'éclat du pare-brise est le cadet de nos soucis ; nous roulons, éventuellement dans la bonne direction, et surtout, nous sommes en un morceau. Et il est toujours bon d'en faire le constat tant que cela est encore vrai. Secoués par la bitume malmené, abandonné depuis des mois, ceinture bouclée, c'est à peine si l'on ose relâcher la pression, souffler, baisser la garde. “Vous êtes plus drôle quand vous ne parlez pas.” je m'entends rétorquer à mon pilote de fortune qui n’a daigné répondre à un compliment sous couvert de plaisanterie qu'avec cynisme -et si le naturel doit revenir au galop, alors soit. J’aurais su, j’aurais plutôt opté pour Resident Evil, me dis-je. Mais la pratique vaut toutes les théories paraît-il, et nous sommes en plein dedans. Quelle chance ; si nous nous en sortons bel et bien vivants, nous aurons peut-être de quoi nous vanter auprès de nos enfants -pour ceux qui en ont. Le semblant d'accalmie prend fin dès lors où Hassan repère une autre voiture derrière nous, accélérant, nous rattrapant. Mes yeux se plissent alors que j'observe le véhicule dans le petit rétroviseur de la portière. La menace ne me paraît pas évidente, mais pour rassurer le chauffeur je lui fais l'inventaire des affaires de l'ancien propriétaire de l'auto. Dans la boîte à gants, la chance nous sourit un peu plus ; une chance qui s'appelle Smith et Wesson, Lucky Strike et Zippo. Si la menace se confirme, nous aurons de quoi nous défendre, répliquer. Je demeure calme, presque placide, presque las des dangers imminents qui sont devenus notre lot quotidien. “A l’Est. On prend la 42 jusqu’à Warwick.” dis-je, prouvant à l'autre brun que je sais en effet où nous allons et comment nous y rendre -soulignant mon utilité par la même occasion, au cas où il vienne à en douter assez fortement pour avoir envie de jeter mon cadavre sur la route afin de ralentir ceux qui nous collent au train. “Qu’est-ce qui vous dit qu’ils nous veulent quoi que ce soit ?” je demande avec une crédulité qui mériterait un bon coup sur le coin du crâne pour me rappeler que ce n’est certainement pas en ces temps que le meilleur de l'humanité ressort comme dans un film hollywoodien. Peut-être tentent-ils, tout comme nous, de fuir le carnage que nous avons laissé derrière nous. Peut-être finiront-ils par simplement nous dépasser, sans heurts. D'ailleurs, j'ai rapidement la réponse à ma question ; leur capot finit par nous toucher en une tentative de queue de poisson, gérée avec un brio aussi agaçant qu’admirable par l'homme au volant. “Ok, pas cool.” Je soupire, dépité. Et tant pis pour ce furtif éclat de foi en mon prochain. Mécaniquement, je récupère le pistolet de la boîte à gants et vérifie le chargeur ; peu de balles, mais assez pour régler le problème. Plusieurs problèmes, même, mais l'un d'eux est actuellement en train de conduire -et cette simple idée me fait penser que ces balles auront un meilleur usage contre un ennemi commun plutôt que pour nous entretuer. “Mettez-vous à son niveau.” j'ordonne presque, sûrement pas enclin à discuter ma manière de faire avec Hassan. Mais si l'on part du principe que l'assurance dans ma voix équivaut à ma confiance dans la suite des événements, alors il est dans notre intérêt que le brun s'exécute. “Parfait.” Aux coudes à coudes, des regards furieux s'échangent. L'homme braque et frappe notre voiture avec la sienne, nous secouant et nous déviant jusqu'au bord de la route. La vitre déjà baissée, bloquée en l'état, je passe mon bras armé en dehors du véhicule, la bouche du canon pointant vers les roues de notre assaillant. En une fraction de seconde avant que mon doigt n'appuie sur la gâchette, son visage se décompose d'une manière hilarante. Une balle se loge dans l'un de ses pneus qui se dégonfle aussitôt ; enrôlé par sa propre vitesse, le véhicule dévie et quitte le bitume. Rapidement, il n’est plus qu'une silhouette s'éloignant dans le rétroviseur. Pas de feu, de sang, de cadavre comme le suggérait l'autre sauvage au volant. Simple, efficace, maîtrisé, le problème est réglé. Et, en toute bonne foi, je dépose le pistolet à sa place dans la boîte à gants. Pas prêt à retenter la moindre forme de sympathie envers Hassan, je garde le regard posé sur le désert qui défile autour de nous. Qu’aurions-nous à nous dire, de toute manière, qui ne nous pousse pas à nous étrangler l'un l'autre au bout de dix minutes ? Faire la route ensemble ne nous oblige pas à taper un brin de causette tout du long. Même si mon sang anglais se met à bouillir, et le small talk me brûle les lèvres.




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Message(#) Sujet: Re: jamissan + how am I gonna get myself back home ? jamissan + how am I gonna get myself back home ? EmptyMer 19 Sep - 19:02


Il avait une piste. C’était ce que Jamie avait dit au moment de le tirer de la tente-dortoir avec l’air de savoir ce qu’il faisait, et si Hassan devait avouer qu’avoir suivi presque aveuglément le britannique venait de lui éviter de se retrouver au milieu d’un saccage dont il ne resterai que des cendres au petit matin, il ne pouvait s’empêcher malgré tout d’être sceptique face à cette soi-disant piste sortie du chapeau à la dernière seconde, et ce alors même qu’un peu plus tôt dans la soirée il arborait l’air du type qui n’avait pas la moindre idée d’où aller ensuite. Trop préoccupé néanmoins pour jauger la crédibilité du bonhomme alors que dans le rétroviseur les ennuis se rapprochaient, le brun avait acquiescé sans faire de commentaire lorsque lui avait été indiqué « À l’Est. On prend la 42 jusqu’à Warwick. » et avait enfoncé un peu plus loin la pédale de l’accélérateur en faisant d’ores et déjà le deuil du carburant qu’il n’économiserait pas. Malgré tout, le véhicule de derrière gagnait du terrain seconde après seconde et l’œil rivé sur le rétroviseur au détriment de la route Hassan grinçait des dents « Qu’est-ce qui vous dit qu’ils nous veulent quoi que ce soit ? » À cela il avait jeté un regard presque incrédule à Jamie, incroyable de naïveté pour un type qui ne maitrisait pas ses poings. « Vous avez raison, ils veulent probablement juste nous inviter pour un barbecue. » À se demander comment ce type avait réussi à survivre durant les six derniers mois. Les mains serrées autour du volant le brun n’avait néanmoins pas perdu de vue le véhicule dans leur sillage, leurs phares l’éblouissant trop pour espérer avoir un aperçu de qui conduisait et éventuellement de ses intentions, jusqu’à ce que rapproché autant qu’il puisse l’être le véhicule avait percuté l’arrière-gauche de leur voiture pour tenter de lui faire quitter la route. « Ok, pas cool. » Prenant une demi-seconde pour lancer un regard noir à son passager, l’idée de le pousser sous les roues du véhicule à leurs trousses pour faire d’une pierre deux coups l’avait probablement effleuré un bref instant avant que le sérieux de la situation ne le rappelle à l’ordre « Une idée, Faceman ? » Ne croyant pas si bien dire, le britannique avait récupéré le pistolet dans la boite à gants et fait glisser le chargeur pour en vérifier le contenu, avant de l’armer à nouveau. Plus méfiant que rassuré à l’idée d’un Jamie visiblement à même de savoir manipuler une arme, Hassan s’était néanmoins exécuté sans hésitation lorsqu’il lui avait indiqué « Mettez-vous à son niveau. » et avait baissé un peu leur allure pour convaincre l’autre véhicule d’en faire autant. À chaque choc entre leurs deux carrosseries la voiture grinçait dangereusement et le brun s’attendait à voir le voyant rouge d’une défaillance quelconque apparaitre sur le tableau de bord, et malgré tout à deux reprises il avait pris le parti d’enfoncer l’aile droite de leurs « concurrents » pour retrouver le milieu de la route et les éloigner du fossé dans lequel ils tentaient de les précipiter. « Je vais pas pouvoir jouer à ce petit jeu longtemps. » avait-il alors cru bon de préciser, tandis que Jamie se décidait enfin à tourner la manivelle de la fenêtre. « Parfait. » En face on montrait les dents – littéralement – et on faisait voler quelques noms d’oiseaux par la fenêtre également ouverte, les moteurs s’échauffant de rouler en sous-régime et un juron empreint de panique échappant au conducteur d’en face quand Jamie avait dégainé l’arme à feu. Un coup précis plus tard l’autre voiture avait fait une embardée, arrêtant sa course dans une gerbe d’étincelles provoquée par le frottement de la jante contre le bitume. « Joli tir. » Sans nul doute satisfait le britannique avait remis le pistolet dans la boite à gants sans faire le moindre commentaire, et décidant d’en faire autant Hassan n’avait pas ouvert la bouche et s’était contenté de donner un nouveau coup d’accélérateur par crainte qu’un pneu crevé ne soit pas une raison suffisante pour leurs poursuivants de vouloir leur régler leur compte ; Était-on vraiment à une époque où l’on s’inquiétait de bousiller ses jantes ? Non. Coupant les feux de croisement dans une tentative un peu vaine de ne pas attirer l’attention sur eux malgré le bruit poussif du moteur, Hassan s’était dès lors forcé à ne plus quitter la route des yeux, à ne pas glisser le moindre regard vers Jamie à sa gauche, et à se concentrer sur les carcasses de voitures ou d’animaux qui bordaient le bitume. Derrière eux le ciel rougeoyait au-dessus du campement qu’ils avaient quitté à la hâte, et d’amertume Hassan avait ravalé sa salive « Bon, c’est quoi votre piste, au juste ? » Si tenté qu’il en ait véritablement une, mais aussi méprisable soit-il le brun n’imaginait pas Jamie utiliser Joanne comme un appât pour … Pour quoi, d’ailleurs ? Lui non plus n’avait aucun intérêt à ce qu’ils fassent équipe sans raison. Sans attendre la réponse avait pris le parti de trifouiller les boutons de la radio avec l’espoir fou de capter quelque chose, quoi que ce soit ; Même le RnB insupportable de Clara et Yasmine aurait fait l’affaire, à ce stade.



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