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 — don't go where i can't follow (jadie)

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ÂGE : trente-six années.
SURNOM : jodie, tout simplement.
STATUT : célibataire, toujours hantée par la mort de son premier amour, son âme soeur. personne n'aura réussi à le remplacer... ou presque.
MÉTIER : journaliste, très impliquée dans des oeuvres caritatives et fondatrice d'UBA, une fondation venant en aide aux réfugiés de guerre.
LOGEMENT : appartement #44 à bayside depuis peu.

POSTS : 514 POINTS : 5

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : née en angleterre, elle est une lady mais déteste le milieu des aristocrates anglais › a vécu au moyen-orient de 2009 à 2016 › son premier amour s'est suicidé après une chute aux enfers et elle ne s'est jamais remise de cette perte › arrivée à brisbane en juillet 2017, elle ne connaît pas encore très bien la ville › très dévouée, elle néglige souvent son bien-être au profit des autres › grande aventureuse dans l'âme, elle adore voyager
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : jadie #1jadie #3irene


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CRÉDITS : avatar (lux aeterna), sign (myself).
DC : aucun.
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MessageSujet: — don't go where i can't follow (jadie)   Ven 13 Oct - 17:34




“ don't go where i can't follow ”
@thetwotowers / tolkien

En quittant le Moyen-Orient, Jodie osait penser que les tragédies et les morts étaient derrière elle. Elle avait cru que ses séjours à l’hôpital étaient choses du passé également. Que l’avenir ne serait que journées bien occupées à prendre soin de sa fondation et essayer de se trouver. Soirées entre amis, déjeuner autour d’un bon café. À la place, son gobelet est déjà froid sur le bras de sa chaise alors qu’elle essaie de trouver une position confortable. Elle fixe la porte de la chambre, se demandant si elle doit aller lui rendre visite. Voilà presque 24 heures qu’elle n’a pas bougé de cette petite salle d’attente pas trop loin de la pièce où Jamie se repose. Elle est juste incapable de bouger de là. Voir Jamie dans ce lit d’hôpital est trop dur. C’est un horrible cauchemar qui la hante depuis plus de vingt ans. Un sentiment de déjà vu. Il a l’impression de voir Oliver étendu dans ce lit. Mort. Pourtant, les machines accrochées à lui témoignent du battement régulier de son coeur. Elle devrait être rassurée, soulagée. Mais elle ne l’est pas. Elle est terrifiée et épuisée. Ses pensées fonctionnent au ralenti. Le mélange de fatigue et d’inquiétude ne font pas bon ménage. Si elle pouvait se voir dans un miroir, elle est certaine qu’elle doit paraître plus malade que le brun étendu dans le lit d’hôpital.

Sans réaliser qu’elle est debout sur le pas de la porte, elle est figée. Elle n’arrive plus à avancer. Jodie a l’impression de ne pas avoir sa place ici. Après tout, les médecins n’ont pas voulu expliquer la raison de son… malaise. Elle ne fait pas partie de la famille. Elle n’est pas une ex-fiancée ni même un fils. Qui est-elle au juste ? Une amie, juste une amie. Étrangement, elle a l’impression que le Destin essaie de lui dire quelque chose. Doit-elle lui avouer ce qu’elle ressent pour lui depuis toutes ses années avant de le perdre ? Ça ne servirait à rien. Elle sait déjà qu’il ne la verra jamais comme elle peut le regarder. Il mérite mieux qu’une femme qui s’accroche au fantôme du frère à travers lui. Pendant un cours instant, elle voudrait échanger de place avec lui. Que son coeur arrête enfin de battre, noyé dans les médicaments pour arrêter de la tourmenter comme il le fait depuis trop d’années.

Elle ignore combien de temps elle est restée immobile comme ça mais quand elle finit par se rendre compte que la brun commence à entre-ouvrir les yeux, qu’il n’était pas tout à fait endormi. « Oh, Jamie, tu es réveillé. » Elle approche lentement, quittant la sécurité de la porte pour s’engager sur un terrain dangereux. Elle se sent faible et malade. Peut-être est-ce simplement le fait d’être dans un hôpital ou bien c’est parce qu’elle ne mange pas beaucoup depuis hier. Cela ne l’arrête pas de venir s’asseoir sur le fauteuil à côté du lit de Jamie et de mêler ses doigts froids aux siens. « Que s’est-il passé ? Tout ce que les médecins m’ont dit c’est que tu allais tant sortir et que le pire était passé. Mais sans plus. » Elle a imaginé les pires situations, les pires réponses qu’il pourrait lui donner. Elle aurait pu aller aborder Joanne en la voyant quitter l’hôpital une heure plus tôt mais sa relation avec la jeune femme est plutôt... étrange. Elle ne peut s’empêcher de se sentir comme un parasite. Et elle commence à se dire que venir à Brisbane n’était pas une bonne idée. Elle se torture à s'accrocher à lui comme elle le fait. Le malheur la poursuit où qu'elle aille. Toute sa vie, elle n'a essayé que de faire le bien mais quoi qu'elle fasse, le karma est défectueux.

Pas d'instant de répit. Pas de moment de pur bonheur qui ne s'accompagne pas d'une tragédie. Elle est heureuse que Jamie soit en vie. Ce n'est pas nécessairement une tragédie pour certains mais dans la vie de Jodie, le Keynes est trop important pour ne pas avoir cet impact. La simple nouvelle de le savoir à l'hôpital a été comme un coup de poing dans le ventre. Elle a abandonné ses dossiers pour accourir ici, errer dans les couloirs en attendant que son ex-fiancée ne quitte son chevet. Une nouvelle réalisation qu'elle passera toujours en second... « Tu comprendras que peu importe ce qu'ils peuvent dire, je suis morte d'inquiétude. Je n'aurais pas pu supporter si... » Si le pire était arrivé... Elle baisse les yeux sur ses pieds, relâche toute la tension dans ses épaules. Elle est en train de perdre pied et fait tous les efforts du monde pour ne pas éclater en sanglots. Elle est au bout du rouleau. Elle craque, elle se brise. Elle est pourtant venue aussi pour le supporter, pour faire comme elle le fait toujours. S'occuper de lui et en négliger son propre bien-être. Elle doit se reprendre et vite. Elle inspire, elle expire et en même temps, elle retient son souffle, inquiète de connaître les détails de sa condition.



    looking up from underneath. fractured moonlight on the sea, reflections still look the same to me as before i went under. and it's peaceful in the deep cathedral where you cannot breathe. no need to pray, no need to speak. now i am under all and it's breaking over me. a thousand miles down to the sea bed, found the place to rest my head.


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ÂGE : 36 ans (05/06/81)
SURNOM : Jay
STATUT : So done.
MÉTIER : Rédacteur en chef @GQ Australia (juillet 2017). Philanthrope, président de la fondation Oliver Keynes pour jeunes en détresse. Ambassadeur WWF et SANE. Papa d'un petit bonhomme nommé Daniel, âgé de 1 an et demi, qu'il ne voit qu'un weekend sur deux. Occupé, très occupé.
LOGEMENT : #98 Bayside (auparavant #42 Logan City durant cinq ans)

POSTS : 15790 POINTS : 485

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Anglais, né à Londres. Fils de Lord, et l'est lui-même. ≈ A recueilli deux chiens abandonnés: Ben, un golden retriever, et Milo, un teckel. ≈ Végétarien. ≈ N'aime pas le surplus de technologie ≈ Grand passionné d'art. Il est peintre et mécène. ≈ Sanguin, ses poings dépassent parfois sa pensée ≈ Sait cuisiner et adore ça. ≈ Diagnostiqué borderline il y a un an, sous traitement à la demande du juge suite à sa condamnation pour violences domestiques (nov.2016) ≈ S'est fait tatouer la date de naissance de son fils sur l'omoplate gauche.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Joamie #114 - Joamie (v.a) #3 - Jodie #3 - Jodie #2 - Irene #4 - Zamissan - Ariane #2 - Joamirene (what if) - [8/6]


JOAMIE ► Who says truth is beauty after all? And who says love should break us when we fall? But if we're strong enough to let it in, we're strong enough to let it go.


JADIE ► Call me a lover, believer, and all the names you wanna give. Sister and brother, all the way together, and all the lives we’ll ever live forever and ever.
RPs TERMINÉS : Beaucoup trop.


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MessageSujet: Re: — don't go where i can't follow (jadie)   Mer 18 Oct - 22:07



“ don't go where i can't follow ”
@thetwotowers / tolkien


Passer des journées entières à l'hôpital n’a rien de passionnant, et cela est d’autant plus vrai lorsqu’il est hors de question de quitter la chambre, de sortir du lit. Les heures sont longues, le cadre ne change pas, et malgré la compagnie de Joanne, Daniel et la télévision, l’ennui finit toujours par s’installer au bout d’un moment. Souvent, la fatigue prend le dessus et je m’assoupis bien vite. J’ai toujours eu ce talent, ce don pour l’endormissement instantané, et cela est bien utile pour me remettre de ma condition. Je n’aurais jamais pensé pouvoir ressentir un tel épuisement, comme si la charge retenue par mes nerfs depuis des années avait soudainement été relâché sur ma tête. Toute la fatigue accumulée, le sommeil manquant, les heures de travail que je n’ai jamais comptées, mais aussi les événements éprouvants, les problèmes, les contrariétés, toutes ces montagnes russes émotionnelles dont j’ai toujours été victime, et enfin, l’étrange, la triste tournure qu’avait pris ma vie ; tout ceci, hors de contrôle, en chute libre en emportant toute mon énergie au passage. Je suis vidé, mais je trouve toujours moyen de rassembler des forces pour profiter de la présence de mon fils lorsque Joanne l'amène ici après la crèche. Du reste, le calme est de mise, et si une partie de moi a pour seule hâte de retourner au travail, l'autre a appris à se réjouir de ne strictement rien faire pendant quelques jours. De somnoler pendant des heures et des heures. C'est en fin de journée, alors que Joanne est partie faire la tournée des maisons afin de s'occuper de nos chiens respectifs avant de récupérer Daniel, que Jodie se montre à son tour, timidement postée dans le cadre de la porte, comme hésitant à entrer. “Tu as pu venir.” je souffle avec un sourire, sûrement plus content de la voir qu'elle de me trouver sans pareil état. Et j'imagine qu'il y a une part de choc pour quiconque entre dans cette chambre, pose les yeux sur les machines ; j'ai toujours été le type solide, et non celui qui s'effondre comme une feuille morte. Celui qui rend visite à l'hôpital, pas celui que l'on découvre au fond d'un lit, incapable de tenir sur ses jambes. Je devine toute l'inquiétude sur le visage de Jodie, nourrie par le manque d'informations sur ce qui m’est arrivé. Elle me voyait déjà mort, et elle n’a pas tort ; néanmoins je réalise que je ne devrais pas lui mentionner l'arrêt cardiaque, que cela serait trop en une fois. “Tu sais bien qu'on ne se débarrasse pas de moi aussi facilement.” dis-je en serrant légèrement sa main, l'air de prendre le sujet plus légèrement que cela n'est le cas, de minimiser, simplement pour balayer l'air triste de son minois. Mais pour dire vrai, je ne digère pas ce qu'il s’est passé. Le sourire s'efface pour laisser place à plus de sérieux. Il n’y a pas de bons mots, pas d'autres mots pour lui expliquer ce qui m’a jeté dans ce lit d'hôpital, pas de moyens de nous ménager, ni elle, ni moi. “J’ai... fait une crise cardiaque. Une vraie de vraie.” je finis par avouer, trouvant toujours difficile d'employer ce terme, utiliser ces mots, les rendre réels. Cela est bien plus simple d’en parler à propos de quelqu'un d'autre. Il a fait une crise cardiaque. Ce n’est pas concernant, c'est distant, c'est un peu illusoire, abstrait. Quand cela vous concerne directement, vous prenez conscience de l'ampleur de votre vulnérabilité. C’est quelque chose que je n'ai jamais vraiment accepté. “Mais ça va, je t'assure. Je suis sorti d’affaire.” j'ajoute en retrouvant un maigre sourire. Encore quelques jours de repos, d'observation, puis je pourrai rentrer chez moi. Je ne sais pas vraiment à quoi ressemblera la suite et je n'y songe pas pour le moment -je ne me suis pas transformé en type qui vit au jour le jour tout à coup, mais je suis tout bonnement trop fatigué pour songer à des choses aussi complexes, pour faire l'état des lieux de mon existence et projeter ce qu'il en sera à partir de ce point. Je n’en sais strictement rien. Je vis dans une bulle ici, une longue parenthèse que l'on m'offre comme pour me recentrer sur moi, ce que je veux, ce qui est possible. En profiter pour laisser certaines futilités, certains tracas, dans cette pseudo-autre vie qui a pris fin lorsque mon coeur s'est arrêté un instant. “Ce grand garçon de trente-six ans en est rendu au même point qu'un vieillard, t’y crois ?” Mais comme toute chose, cela n’est pas arrivé par hasard, cela a une raison d'être. Obscure pour le moment, floue, frustrante. Mais une raison quand même que je finirai bien par trouver -à moins que ce soit elle qui me trouve en premier.



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MessageSujet: Re: — don't go where i can't follow (jadie)   Lun 23 Oct - 1:43



“ don't go where i can't follow ”
@thetwotowers / tolkien

Le voir dans cet état ; c'est de la torture. Il essaie de plaisanter, d'apaiser ses inquiétudes avec une touche d'ironie mais ça ne fonctionne pas. Pas quand elle le voit dans ce lit. C'est une vision insupportable qu'elle aurait préféré ne pas être le témoin. Elle a l'impression de voir Oliver étendu dans ce lit, à l'article de la mort. Elle est presque en colère. Pas contre Jamie mais contre le monde entier. Contre les dieux cruels tout là-haut qui s'amusent à la tourmenter. Elle ne dit rien à la première remarque du Keynes. Elle se contente de garder un air sérieux alors qu'elle relève des yeux fatigués sur lui. Et quand il avoue avoir fait une crise cardiaque, Jodie reste sans voix. Elle l'observe avec stupéfaction. Il est bien trop jeune pour souffrir d'un tel maux. « Est-ce que les médecins savent ce qui a pu causer ça ? As-tu une condition de coeur ? D'autres symptômes qui pourraient venir d'une autre malade ? » Elle se met à penser à tous les pires scénarios. Un million de questions assaillent son esprit épuisé. Lorsqu'il ajoute qu'il va bien, qu'il est sorti d'affaires, elle voudrait le contredire mais elle reste muette. Elle se contente d'approuver d'un léger hochement de tête. Ce n'est pas le moment de l'assommer de remontrances. D'autant plus qu'il n'y est pour rien. Il n'a certainement pas choisi d'avoir une crise cardiaque. Ce n'est qu'un nouveau coup du Destin pour venir jouer avec leurs têtes. « Ce grand garçon de trente-six ans va me faire faire une crise cardiaque à moi aussi si ça continue comme ça. » Dire que même à des kilomètres de Gaza, séparés par des étendues d'océans, elle trouve le moyen de s'inquiéter pour lui. C'est presque comme s'ils étaient de retour dans ce petit hôtel miteux qui leur servait de refuge pendant leur séjour. À l'époque, ils ne pouvaient compter que sur eux deux. Pendant que les bombes tombaient sur la ville, ils se gardaient mutuellement en sécurité. Ici dans cette chambre d'hôpital, Jodie se sent impuissante. Et étrangement, elle se sent presque coupable. Comme si sa venue à Brisbane était l'élément déclencheur à sa crise cardiaque. Que celle-ci n'attendait qu'un témoin comme Jodie pour le frapper et la tourmenter du même coup.

Elle est tentée de tout avouer, lui dire à quel point elle tient à lui. Les mots sont sur le bout de ses lèvres mais celles-ci restent scellées. À quoi bon... quand l'ombre de Joanne flotte encore et toujours au dessus de lui. « J'ai vu que Joanne a passé pas mal de temps à ton chevet... » Que cherche-t-elle à savoir au juste en mentionnant Joanne ? Elle-même l'ignore. Peut-être que cette soudaine crise de coeur les a rapproché de nouveau. Ce serait logique. Passer près de perdre l'être cher malgré les complications et les disputes... Ça a certainement le don de rendre tous les autres problèmes insipides. Après tout, c'est en perdant Oliver que Jodie a réalisé à quel point elle en était profondément amoureuse. Vivre sans lui est une épreuve chaque jour. Chaque matin, quand elle se réveille dans un grand lit vide, c'est une façon cruelle de lui rappeler que celui qui était fait pour elle n'est plus de ce monde. Il n'y a que Jamie qui arrive à faire oublier le poids du deuil à la brune. Mais lui n'a pas besoin d'elle. Pas même dans un temps comme celui-ci. Il a son ex-fiancée... « Je n'ai pas osé venir te voir avant, pour ne pas vous déranger. » Il ne le réalise pas mais l'anglaise se trouvait à l'hôpital quelques heures après sa crise cardiaque, installée à une chaise inconfortable dans le couloir, elle attendait. Morte d'inquiétude. C'était un vrai calvaire et même de le savoir hors de danger à présent ne la soulage pas totalement du poids qui l'a écrasé depuis qu'elle a reçu le fameux texto. Et elle ne voulait pas déranger car sa dernière rencontre avec la blonde n'a pas tout à fait ce qu'elle appellerait un succès. « J'ai cru aperçevoir Daniel aussi. Il est venu rendre visite ? » Jamie lui a tant parlé de son fils mais jamais la Patterson n'a eu l'occasion d'être face au petit bonhomme pour se présenter. La journaliste essaie de changer de sujet. Elle tente de trouver un moyen de se libérer de toute la peine qu'elle ressent de le voir dans ce lit d'hôpital. Elle se sent fragile, sur le point de craquer mais elle se l'interdit. Peut-être peut-il l'entendre dans le son de sa voix brisée par moments mais la belle agit comme si elle était forte alors qu'au fond d'elle, elle se sent faible.



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MessageSujet: Re: — don't go where i can't follow (jadie)   Lun 30 Oct - 13:36



“ don't go where i can't follow ”
@thetwotowers / tolkien


Les voilà, toutes les questions que je voulais éviter, les pourquoi, les comment dont je ne veux pas parler. Mes lèvres se pincent, cherchent les mots, quelque chose de simple qui ne soit pas une simple répétition de jargon médical indigeste. Hypertension, stress, médicaments, et une famille qui comporte au moins un infarctus sur chaque branche générationnelle. Bien que je n’aurais jamais pensé qu’il s’agirait de moi pour celle-ci, j’imagine que le choix était assez réduit. Après tout, le rôle du parti trop tôt était déjà pris. “C’est… un ensemble de facteurs.” dis-je donc à Jodie en haussant les épaules, comme si ce n’était pas si important que cela. Je ne veux pas qu’elle s’inquiète plus, je ne veux pas plus de larmes, ou plus de monde pour me dire ce que je dois faire à chaque instant de ma vie pour qu’un tel incident ne se reproduise pas. Ce n’est pas à prendre à la légère, je l’ai compris. Ce n’est pas à minimiser et cela ne sera pas amusant avant les dix prochaines années. Les regards que je vois posés sur moi suffisent à me le rappeler. Cela est traumatisant pour tous ceux qui me sont chers et ceux pour qui je le suis aux leurs. “Ne dis pas de bêtises, sois simplement contente que je sois toujours là autant que je le suis.” je rétorque à une Jodie qui semble à peine se remettre de ses émotions. Je vais bien, et c'est là tout ce qui devrait lui importer. J’arque un sourcil surpris lorsque je comprends que la jeune femme est là depuis bien plus longtemps que je ne l'aurais pensé ; elle a vu Joanne et a attendu son départ avant de venir à son tour me rendre visite. La raison m'échappe, mais je ne discute pas son choix. “Elle a posé quasiment tous ses congés jusqu'à la fin de l'année pour rester ici je crois bien.” j'explique avec un léger sourire. J’ai eu beau dire à la petite blonde qu'elle ne devrait pas bouleverser son quotidien des prochains jours pour son ex-fiancé, celle-ci s'est imposée à mon chevet, et à dire vrai j'en suis soulagé. Les heures auraient été interminables, angoissantes, sans cela. “Tu n'aurais pas dérangé. Je suis heureux de te voir.” Je le suis toujours, dès que Jodie entre dans mon champ de vision. Elle ne saurait déranger qu'importe le moment, elle n'est jamais de trop. Elle est une amie si précieuse qui démontre encore sa valeur en répondant présente lorsque j'ai besoin de son soutien. Elle a remarqué la présence de Daniel, à qui elle n’a pas encore eu l'occasion d'être présentée. Je suis certain qu'il l'aimerait, non pas parce qu'il n’a jamais été bien difficile en matière de compagnie et au contraire plutôt sociable, mais parce qu'il me semble impossible que mon propre fils ne puisse pas l'apprécier. “Joanne l'amène ici directement après la crèche pour que je puisse le voir un peu. Il est un peu intimidé par… tout ça.” L'hôpital, la chambre, les machines, les perfusions. Et même s'il est encore un bambin, il sait, il sent que si son père est dans un environnement pareil, c'est que quelque chose d’anormal a lieu. Alors il se montre un peu renfermé, calme, et particulièrement affectueux à la fois. Même s'il cherche à être rassuré de cette manière, c'est moi qu'il soutient ainsi malgré lui. Moi qui me suis toujours trouvé particulièrement maladroit lorsque je m'occupe de lui, aujourd'hui je n'ai qu'une hâte, aller mieux et quitter l'hôpital pour retourner jouer avec lui, le prendre dans mes bras plus librement que ce que les machines ne me permettent. “C'est bon de les avoir près de moi tant que je suis là. Je ne sais pas ce que ça donnera une fois que je pourrai rentrer chez moi, mais ce genre d'événement remet les choses en perspective, et on réalise qu'il n'y a pas de temps à perdre ou d'opportunités à gâcher.” Bien que je n’ai jamais été du genre à longtemps hésiter avant de faire ou dire quelque chose, prendre une décision, je sais que je regarde souvent par dessus mon épaule et m'épanche sur le passé, je crains les regrets, les remords et l’amertume. Je ne veux plus m'encombrer de tout cela, de tout ce qui serait trop lourd pour un coeur que je sais désormais fragile. Je ne veux plus avoir de peur, de doutes, et je ne veux même plus perdre mon énergie en colère -même si cela risque d'être trop demander. “Devine grâce à qui je suis toujours vivant.” dis-je à Jodie avec un petit sourire laissant deviner toute l'ironie de la situation -et je ne laisse pas le suspense durer plus que nécessaire sachant qu'il y a peu de chances qu'elle connaisse la réponse ; “Son ex-mari.J'étais allé le voir pour discuter de quelque chose, et une fois que nous avons terminé, c'est arrivé.” Ou l'homme que je méprise le plus au monde juste derrière mon propre père et Donald Trump. Du moins, avant de lui devoir la vie et de n'être plus capable de ressentir autre chose que de la gratitude à cet instant. Ce qui est une émotion vraiment étrange lorsqu'elle est assimilée à Hassan. Et j'aurais pensé détester me sentir redevable envers lui, tandis que cela ne me fait ni chaud, ni froid, seulement sourire en coin. Parce que ce qui est important, c'est que je sois toujours là.



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