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 (caitriona&aloysius) what we were supposed to be. [FB]

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ÂGE : trente-neuf années.
SURNOM : vous seriez bien mal avisé de tenter de l'en gratifier d'un seul. il les a en horreur. un "al'" intempestif se glisse parfois dans les interpellations dont on l'assiège. il finira bien par s'y faire, ou les obliger à se taire.
STATUT : chasseur essoufflé de silhouettes anonymes. aghna ... aghna ... elle est partout. ombre évanouie qu'il cherche dans toutes les femmes qu'il se donne l'illusion d'aimer. aucune pour lui faire oublier le souvenir d’une épouse perdue. aghna est partout, ici, là, gravée dans son cœur rongé par l'amertume des jours solitaires.
MÉTIER : inspecteur pour la police criminelle. spécialiste des tempéraments sordides et des chairs putréfiées par l'horreur.
LOGEMENT : #96 fortitude valley.

POSTS : 368 POINTS : 480

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : ☾ CAITRIONA#1 [FB] ☾ ARYA#1 ☾ ESSENCE#2
RPs TERMINÉS : ☾ ESSENCE#1
PSEUDO : coclico (m.)
AVATAR : michael fassbender.
CRÉDITS : astra (signature) coclico (avatar)
DC : que nenni.
INSCRIT LE : 12/10/2017
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MessageSujet: (caitriona&aloysius) what we were supposed to be. [FB]   Mer 18 Oct - 16:30



edinburgh, scotland, 2014.
Ses paumes se posent sur le bois vitrifié du comptoir de bar. Il a l’impression de s’y agripper, corps trop lourd. Il y plante presque les ongles, subissant l’impression que le tabouret sur lequel il est assis tangue à la manière d’une barque sur le point de chavirer. La sang pulse à ses tempes, marque une mesure frénétique qui l’assourdit parfois. L’ivresse le tient, illusoire, déformant tous les corps qui se meuvent autour de lui. Ce qu’il boit n’a plus aucune saveur : la seule chose qu’il éprouve, c’est l’acidité du breuvage qui lui tort le ventre, donne à la bile ce qu’il faut pour remonter jusqu’à ses lèvres. La colère le tance, quasiment constante depuis des mois, ne lui accordant aucun répit. Elle est plus forte encore lorsqu’il a bu. Tout devient plus fort et plus sourd à la fois. C’est cela qu’il aime lorsqu’il s’enivre : oublier, ressentir, étouffer les cris qui ne cessent de gronder au fond de sa poitrine. Sa mâchoire se serre, sa bouche, insatiable, réclame encore. Alors Aloysius termine son verre d’une traite pour étancher sa soif d’oubli, ignorant les rires abrutis de ses collègues qui marquent le coup derrière lui. La fin d’une enquête se solde toujours de la même manière : toute l’équipe atterrit dans ce pub, ils boivent, jusqu’à oublier toutes les horreurs qu’ils ont dû voir pendant des semaines, si ce n’est des mois. Ils boivent jusqu’à donner l’illusion qu’ils ne se souviendront plus, le matin venu, des images terribles qui ont hanté leur quotidien atypique.  

« Bah alors chef, vous v’nez pas avec nous ? l’interroge un collègue passablement arrosé, lui aussi. Il va même jusqu’à oser la familiarité de passer un bras autour de ses épaules, entraînant. Ma jolie vous m‘en resservez une ? demande-t-il au passage à la jolie barmaid, dont Aloysius n’avait pas même remarqué la présence depuis son arrivée, alors même qu’elle devait le resservir depuis une bonne heure maintenant, et que c’était un joli brin de fille. Pour toute réponse, une sorte de grognement rauque de mécontentement s’échappa de ses lèvres. Il frotta le dessous de son menton, recouvert d’une barbe rousse de plusieurs semaines. Alleez chef, restez pas dans vot’ coin tout seul là ! Bowes a repéré un groupe de jolies minettes qui plus est … Z’allez pas nous laisser en plan comme ça.
- Dégage, Ferguson. Lui balance-t-il pour toute réponse, sans même aviser le « groupe de jolies minettes » en question, tant ça lui passe au-dessus. Désagréable tout à coup, il oscille entre l’envie irrépressible de lui écraser la tête contre le comptoir pour qu’il lui foute la paix, ou l’envie plus raisonnable de lui mettre un coup de pieds au cul pour qu’il aille traîner son sourire enjôleur de jeune trentenaire ailleurs. Heureusement pour Ferguson, il se contente d’un regard à refroidir une nymphomane. Le petit comprend le message. Même ivre, il n’est pas totalement idiot.
- Woooh, chef, z’êtes pas drôle ! le bras passé autour de ses épaules le libère. Ferguson prend à pleine main sa pinte, en avale une bonne goulée avant de rejoindre ses acolytes masculins qui ont déjà commencé à amorcer la discussion avec le groupe de jeunes femmes. Une bande de copines, qui pensait sans doute pouvoir passer la soirée tranquille sans que des lourdauds ne viennent les déranger.
- Ouais ouais … c’est ça … » maugréé l’écossais, son accent encore plus guttural que d’habitude.

Il commande un verre. Encore un. Se demande combien il devrait en ingurgiter encore avant d’être totalement ivre. Il a de toute façon cessé de les compter après le troisième, et la longueur d’avance est prise depuis un moment. Après un instant à contempler avec lassitude le breuvage ambré tournoyant au fond de son verre, Aloysius jette un coup d’œil par-dessus son épaule. Passablement ivre, loin d’avoir atteint un point de non-retour cependant, il repère sans mal ses collègues entreprenants, qui visiblement ont été tolérés à la table des demoiselles. Ses yeux légèrement rouges se plissent pour lire dans la pénombre, il trouve le projet insensé mais fini malgré tout par délaisser le comptoir en se hissant bon an/mal an sur ses jambes. Quelques enjambées plus tard, et il se retrouve debout prêt du groupe, vivement accueillit par Ferguson qui se lève, et le gratifie d’une tape amicale dans l’épaule.

« Ah bah voilà ! Vous voyez quand vous voulez, chef !
- Si tu veux pas te retrouver avec mon poing dans ton gosier de moineau, arrête de m’appeler chef constamment tu veux ? »  Ferguson part d’un rire franc (tout en s’inquiétant légèrement du fait qu’il puisse être sérieux) et lui cède sa place sur la banquette.

Farquharson retombe lourdement sur la banquette, s’enfonce. Les premières minutes il ne voit rien à part son verre, posé devant lui sur sa la table. Et puis il entend aussi les rires des demoiselles, comme des mésanges, qui répondent aux avances/blagues de ses collègues. Tout le monde est grisé par l’alcool, guilleret. Lui se sent lourd, éminemment lourd. Ses prunelles éteintes dérivent sur son côté, croisent alors le profil d’une jeune femme qu’il n’avait pas même remarqué jusqu’alors, tant elle semblait … Absente, contemplatrice d’une scène dont elle ne prenait part que de manière discrète. Inconsciemment Aloysius se redressa sur son siège, statufié tout à coup alors qu’il observait sans pudeur cette beauté sans fard. Silencieux, il la regardait avec une telle intensité que cela aurait pu être dérangeant. L’alcool le rendait moins subtile, sans doutes. Mais il ne semblait pas y avoir de vice dans sa manière de la détailler. Seulement une forme de fascination dissimulée derrière un voile de curiosité. Pourquoi la belle ne parlait-elle pas ? Pourquoi lisait-il une tristesse infinie au fond de ses yeux clairs, alors même qu’il ne la connaissait pas. L’homme se racla la gorge, regarda ailleurs enfin. Puis profitant que ses comparses à elle, et ses collègues à lui étaient occupés à débattre des derniers sujets d’actualité, il osa une approche.

« Vous aussi, ils vous ont embarqué de force ? Dans ce traquenard, dans cette soirée sans fin. Aloysius Farquharson. » se présenta-t-il avec douceur, dépliant sa grande main vers elle. Une main rugueuse, et sèche, parce qu’il avait considérablement maigri ces derniers mois. La peau saillait sur ses os. C’est aussi pour cela qu’il avait laissé poussé sa barbe. Pas tant pour se donner un genre, surtout pour dissimuler les fatigues de ses traits, et cacher plus encore les creux qui étaient apparus à la place de ses joues.

what we were supposed to be (@beerus)



his empty hands hanging palms forward at his sides, he stood at the window looking to the empty east. he did not look for dawn; east was only the way the window faced. -- thomas harris. the silence of the lambs.(@BEERUS)
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ÂGE : Trente-deux ans (01/01)
SURNOM : Cait
STATUT : Célibataire aux blessures encore à vif
MÉTIER : Urgentiste, interprète à ses heures perdues, ancien médecin militaire
LOGEMENT : #247 BAYSIDE

POSTS : 1102 POINTS : 470

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Née à Edimbourg d'un père écossais et d'une mère américaine, élevée à San Diego, en Californie. Débarquée depuis peu au pays des kangourous ≈ Grande, athlétique, son corps mince a été sculpté par des années de formation puis de service dans l’armée de l’air américaine ≈ Maman célibataire d'une petite fille de 4 ans, Nora ≈ Polyglotte, capable de parler en 5 langues ≈ Excellente cavalière ≈ Déteste le thé, et sourit assez peu.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS : ❖ Hope
❖ Andrew (FB)
❖ Aloysius (FB) ❖ Izaac#2 ❖ Event#16
RPs EN ATTENTE : ❖ Jolia ❖ Kane#2 ❖ Noa#2
❖ Duncan ❖ Essence#2

RPs TERMINÉS : ❖ Kane ❖ Izaac
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PSEUDO : Jillou
AVATAR : Bridget Regan
CRÉDITS : vava by gommeamacher, signa by Frimelda (bazzart)
DC : Une italienne furax
INSCRIT LE : 21/08/2017
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MessageSujet: Re: (caitriona&aloysius) what we were supposed to be. [FB]   Mer 18 Oct - 23:34



What we were supposed to be
EXORDIUM.

2014 - ÉDIMBOURG, ÉCOSSE
Recroquevillée sur un fauteuil, vêtue d’un pantalon de jogging et d’un tee-shirt blanc tout simple, je regarde par la fenêtre, le regard perdu dans le vide. Je ne pense à rien, et ce n’est pas plus mal, en faisant ça, en me laissant dériver, je peux empêcher mon coeur d’être lacéré à nouveau par les griffes acérées de la tristesse. Je pense un instant à ma fille, mon bout de chou d’à peine un an, que j’ai laissé à ma grand-mère à Inverness. Elle s’était gentiment proposé pour garder Nora, pour me permettre d’aller passer quelques jour à Édimbourg, retrouver des amis, me changer les idées. J’en ai besoin. Tout simplement car dans quelques jours à peine, j’aurais dû me marier. Enfiler une robe blanche, et rayonner littéralement au bras de mon incroyable époux. J’essuie rapidement sur ma joue une larme, le coeur serré. Du bruit dans l’escalier, comme si plusieurs personnes montaient les marches en courant. Ma curiosité soudain piquée, je délaisse le paysage nocturne pour regarder la porte. Une seconde plus tard, cinq jeunes femmes franchissent ouvrent ladite porte en grand, un sourire immense sur leurs visages. Elles sont maquillées, plutôt bien habillées. En une seconde j’ai compris, et je me lève brusquement.
« Non. Kara non, n’y pense même pas. Je ne bouge pas d’ici. »
La jolie blonde lève les yeux au ciel, avant de lancer un regard entendu aux quatre autres, qui hochent la tête.
« Cait, sérieusement. Ce soir, tu viens avec nous. T’as besoin de prendre l’air. »
Je m’apprête à protester, mais elle ne me regarde même plus et commence à fouiller dans un placard. Elle marmonne.
« Il doit bien y avoir quelque chose de potable dans cette armoire… »
Un rien vexée, je reporte mon attention sur les autres. Elles ont l’air surexcitées.
« Allez, fais pas la tête, on va bien s’amuser. Et puis, tu repars dans quelques jours… »
Devant les yeux de chien battu de Ruby, dont les cheveux teints en rouge attirent immédiatement le regard, je ne peux m’empêcher de soupirer.
« C’est bon, vous avez gagné. De toute façon, ce n’est pas comme si j’avais le choix… »
Cri de joie hystérique de la part de l’assemblée. La brune Lily m’attrape les mains et m’entraîne dans la salle de bain, m’ordonnant de prendre une douche. Enfin seule , je profite de mes derniers moments de calme, l’eau chaude coulant à flots sur ma peau pâle. Je sais que quand je sortirais de là, les filles se jetteront sur moi, pour soit disant m’aider à me préparer. Soupirant à nouveau, j’essaye de mettre de côté mon mauvaise humeur grandissante. Après tout, peut-être que leur joie de vivre parviendra à me faire sourire.

Nous marchons dans les rues d’Édimbourg, les talons claquant sur les pavés. Mes amis sont surexcitées, joyeuses, bruyantes. Je tente de sourire, de me mêler à leurs conversations, mais le coeur n’y est pas vraiment. Je n’ai pas encore réussi à me sortir de la tête ces souvenirs qui me tourmentent depuis des mois. Kara pousse la porte d’un pub, qu’elle connait bien, d’après ses dires.
À l’intérieur, beaucoup d’agitation, de la musique, des gens bruyants qui rient à gorge déployée. Zigzaguant entre des gens qui dansent et d’autres qui marchent un peu de travers, Nicole m’attrape la main pour m’emmener à la table que les autres viennent de dénicher. Je me laisse tomber sur la banquette, et immédiatement, les filles recommencent à piailler, alors qu’on nous sert de premiers verres. J’essaye de suivre leur conversation, souriant bêtement quand on me demande ce que j’en pense, mais bien vite, je perds le fil et me concentre sur ce qu’il y a autour. Parmi tous les gens présents, je remarque un groupe d’hommes très bruyants visiblement déjà bien éméchés, et donc de très, très bonne humeur. L’un d’entre eux va vers le bar en titubant, et enlace presque un des hommes qui s’y trouve. Impossible de suivre leur conversation de là où je suis, mais visiblement, l’homme du bar est de moins bonne humeur que son camarade, qui s’en éloigne, l’air un peu dépité.
Et l’instant d’après, son regard change, quand il aperçoit notre groupe. De jolies jeunes femmes, deux blondes, deux brunes, une rousse et une autre aux cheveux rouges, il y en a pour tous les goûts… Il tape dans le dos de ses camarades, avant de nous désigner d’un signe de la main. Eh merde. J’appelle Nicole, à ma droite.
« On ne va pas tarder à avoir de la compagnie… Peut-être qu’on devrait aller ailleurs non? »
Je n’ai pas peur non, certainement pas, mais je n’ai pas du tout envie de supporter un groupe de mecs lourdingues, qui à mon avis ont une idée bien précise en tête. Nicole est sur le point de me répondre lorsque qu’Emma, dont les cheveux blond platine fascinent à peu près tout le monde, intervient.
« Allez Cait, fais pas ta chochotte, on s’amuse bien! Laissons les s’approcher un peu, ça pourrait être drôle… »
Je soupire, encore une fois. Je n’ai même plus la force de contester. Mais j’aurais au moins essayé. Et bientôt, le groupe s’est joint à nous, et tout le monde discute avec entrain, quelques phrases de drague glissées de temps en temps par ces messieurs dans la conversation.

J’ai la tête qui tourne un peu, et je me demande soudain combien de verres j’ai déjà bu. Quelques uns, ça c’est sûr… Surtout quand on sait que l’alcool ne me monte pas facilement à la tête. Je n’ai rien dit depuis un moment, et je n’essaye même plus de suivre les discussions. J’ai l’esprit étrangement vide, et une sensation soudaine de ne pas être à ma place.
J’entends quelqu’un approcher. Je lève les yeux et aperçoit l’homme du bar, qui s’approche. Il est accueilli par l’un de ses « amis », et une seconde après il se laisse tomber lourdement sur la banquette, pas très loin de moi. Pendant un court instant, je le détaille du regard. Les yeux rougis, des cheveux en bataille, d’un roux sombre, une barbe de quelques jours, et, de ce que je peux voir de là où je suis, des yeux clairs. Plutôt bel homme il faut l’avouer. La seconde d’après, je me tourne vers Nicole, qui me demande si je veux un autre verre. Je hoche la tête. Pourquoi pas, après tout.

C’est alors que je sens un regard insistant, posé sur moi, détaillant mon corps et mon visage de façon très peu discrète. Je me tourne légèrement vers lui, un peu intriguée par ce soudain interêt qu’on me porte. Il se racle la gorge, et l’instant d’après, j’entends sa voix pour la première fois.
« Vous aussi, ils vous ont embarqué de force ? »
J’ai un petit rire sans joie.
« Oui, on peut dire ça. À vrai dire, ce n’est pas comme ça que j’imaginais ma soirée… »
Il se rapproche un peu, et tends une main, tout en se présentant.
« Aloysius Farquharson. »
Je saisis sa main, tout en le regardant dans les yeux, dont la nuance de bleu est à peine plus sombre que celle des miens, et qui brillent intensément, certainement à cause de l’alcool.
« Caitriona Fraser. »
Tout simplement. Une serveuse arrive avec un plateau, chacun y récupère son verre, et tout le monde recommence à parler, à se chamailler sur diverses sujets. Moi, je reste focalisée sur mon voisin, qui m’intrigue un peu, je dois l’avouer. Il est quelque peu différent de ses compagnons, et il ne paraît clairement pas dans le même état d’esprit. Quand je vois un éclat de tristesse briller dans ses yeux, je relance la conversation.
« Je suis vraiment étonnée que votre ami ait réussi à vous convaincre de vous joindre à nous. Il n’a pas l’air très… Persuasif. Et vous, vous avez l’air d’être quelqu’un qui sait ce qu’il veut. Mais peut-être que je me trompe… »
J'ai un sourire vaguement gêné.




THEY ARE FIGHTING


In your head, in your head, they are crying...
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MessageSujet: Re: (caitriona&aloysius) what we were supposed to be. [FB]   Lun 23 Oct - 11:18



edinburgh, scotland, 2014.
Ses paupières sont lourdes, si lourdes. C’est le poids de semaines passées à ne dormir que quelques heures, à contempler des clichés sordides en se disant qu’ils lui donneraient tôt ou tard des réponses aux questions qu’il se posait. Et puis il y avait l’alcool aussi, qu’il consommait en beaucoup trop grande quantité depuis des mois. Comme si cela pouvait combler un vide qui s’était créé en lui lorsqu’elle était partie. Un vide si béant qu’il ne pourrait pas même en distinguer les abysses. Whisky, nouvelle épouse factice qui le rend parfois profondément léthargique. Les frétillements qui crépitent dans le ventre des buveurs occasionnels sont loin derrière lui : son ivresse n’a d’égale que les aigreurs qui le tenaillent sans cesse, et Aloysius se perd dans des illusions, sent ses sens d’habitude aiguisés s’émousser comme un vieux canif. Il se laisse faire, s’enveloppant dans ses propres excès comme l’on recouvre le mort d’un linceul délicat. Ce qu’il espère ? Disparaître, quelque part. Dans cet endroit inaccessible à tous, dissimulé au creux de lui-même, où il pourrait en paix se repentir de ses erreurs. Cet endroit où il pourrait vivre avec ses remords sans avoir la sensation insupportable d’avoir été le bourreau qui détruisit de lui-même sa propre existence.

Les incidents s’enchaînent. Celui qui l’amène à s’asseoir à la table des demoiselles avec ses comparses étant sans doutes le pire d’entre-eux. Aloysius devine les regards qu’elles lui portent : la gent féminine est toujours curieuse face aux nouveaux spécimens qui les abordent. Mais visiblement son silence, et sa mine déconfite les ennuie plus qu’autre chose, et elles détournent leur attention sur ses collègues bien plus guillerets, et à l’humour salasse. Farquharson soupçonne que l’un d’entre eux ne rentrera pas seul ce soir : du moins, tel est le but des regards énamourés qu’il porte à la petite brune. Prendra, prendra pas, il est peut-être encore trop tôt pour le dire. Il n’éprouve de toute façon qu’un intérêt illusoire pour les amourettes en devenir. Très vite, l’écossais se complaît dans l’étude chirurgicale de son verre à moitié vide … Ou à moitié plein selon les points de vue. Pour rectifier la balance, il boit une longue gorgée qui vient lui caresser la trachée, et brûler son ventre qui doit être rempli à 90% d’alcool. Il devrait manger quelque chose. Ne serait-ce que ces cacahuètes bon marché posées sur les comptoirs de bar, et dans lesquelles les adns de la moitié des consommateurs du pub doivent se trouver. L’idée le  caresse, et puis, rapidement, il oublie ses premiers desseins pour d’autres perspectives.

Ces perspectives –là revêtent des yeux translucides, comme de l’eau claire. Une chevelure flamboyante aussi, qui met en exergue la pâleur d’un teint de porcelaine. Aloysius subit malgré lui un temps d’arrêt à l’observer. Face à une belle femme, il est comme la plupart des hommes : un parfait nigaud les premiers instants. Comme si cette beauté l’impressionnait, et donnait d’emblée un pouvoir à la femme qu’elle pourrait aisément utiliser sur l’homme. Lui aurait volontiers donné son âme en pâture pour les beaux yeux d’Aghna Farquharson. Surtout quand elle portait sa robe carmin, il n’y a rien alors qu’il aurait pu lui refuser. Ses yeux dérivaient malgré eux sur la naissance de sa nuque, n’ayant pas besoin d’aller plus avant pour tirer la conclusion qu’elle lui ressemblait. Ou alors son désir de la revoir était tel ce soir que son imagination projetait une image sur la silhouette de cette inconnue. Une image dont il ne pouvait à présent plus détourner les yeux tant elle le fascinait, nourrissant au passage ses obsessions enfouies. Alors il amorce la conversation, sans même s’en rendre compte. Il sait que le désir naissant qu’il projette sur elle est digne d’un salopard, mais il ne peut s’en empêcher. Une lueur nouvelle vacille dans son regard, elle rit. Pas d’un rire franc, cristallin et spontané nan. Plutôt un rire de dépit. Mais elle rit malgré tout. Et pour Aloysius il n’y a rien de plus charmant qu’une femme qui se plaît à rire. Il n’y qu’elles qui ont de telles réactions. Les hommes sont plus brutaux.

« Comment l’imaginiez-vous ? lui demanda-t-il de sa voix grave, légèrement éraillée parce qu’il avait trop bu, et qu’il était passablement ivre. Mais à en juger par son regard, elle avait bu aussi. Surement moins que lui, mais ils étaient sensiblement dans le même état à l’heure qu’il est. Entre ses doigts rugueux, il presse sa petite main fraîche, la tient peut-être un peu trop longtemps au final. Ses réflexes sont vraiment émoussés : chaque réaction est plus traînante qu’à son habitude, mais au moins il prend son temps. Fraser prononce-t-il, roulant la prononciation du « r » comme le font la plupart des écossais, et particulièrement ceux qui parlent aussi le gaélique. Je suis prestajoute-t-il, alors qu’un fin sourire énigmatique vient étirer son visage aux traits affadis. C’est la devise de votre clan, n’est-ce pas ? Sa connaissance des clans remonte à loin. Son éducation. Sa mère avait mis un point d’honneur à les lui faire apprendre par cœur, comme si les ignorer, c’était faire une offense à son héritage. Chez nous c’est … Fide et fortitudine. Continue-t-il, son accent plus guttural au demeurant que d’habitude. Aloysius fait moins d’efforts pour en arrondie la prononciation lorsqu’il a bu. Et puis, il est chez lui ici. Il peut se permettre. Je ne suis pas sûr que l’on puisse nous considérer comme des amis. Surtout lui, qui ne se mêle pas beaucoup aux autres. Lorsqu’ils résolvent une enquête, c’est l’une des rares fois où il côtoie ses collègues en dehors du boulot. Il met un point d’honneur à rayer tout sentimentalisme de son lieu de travail. Se lier d’amitié, c’est prendre le risque de perdre chaque jour quelque de cher. Ils avaient tous une épée de Damoclès au-dessus de la tête. C’était le prix à payer pour accéder aux rangs de la police criminelle. Nous sommes collègues. Nous travaillons tous pour la police criminelle. Ferguson que vous voyez-là, est arrivé l’année passée dans l’équipe. Il est jeune, et impatient … Mais il apprend vite. Nous venons ici chaque fois … Que nous résolvons une enquête. Autrement dit, sous couvert de leurs rires débonnaires : une réalité bien plus rude. Des gens avaient été tués, quelque part. Ils avaient coincé un coupable, quelqu’un qui prenait plaisir à ôter la vie. Ils fêtaient cette arrestation aujourd’hui. Et vous, que faites-vous dans la vie … miss Fraser ? » lui demanda-t-il enfin, le timbre de sa voix se modulant légèrement. Quand il souriait, et qu’il était à peu près détendu, Aloysius ressemblait de près ou de loin à un petit garçon aux airs malicieux. De quoi contraster avec son attitude en général. Il était persuadé qu’au fond, on demeurait un peu de grands enfants jusqu’au bout. Cette facette-là de sa nature se révélait parfois, rarement cependant depuis quelques temps.  


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MessageSujet: Re: (caitriona&aloysius) what we were supposed to be. [FB]   Mar 24 Oct - 19:54



What we were supposed to be
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2014 - ÉDIMBOURG, ÉCOSSE
« Comment l’imaginiez-vous ? »
Sa voix est grave, bien plus que celle des autres hommes de notre table. Ses yeux brillent et ses pupilles sont légèrement dilatées, sûrement à cause de l’alcool. J’ai un faible sourire, suivant les contours de mon verre du bout des doigts.
« Je ne sais pas trop, en fait. Sûrement un peu moins agitée, lovée dans un fauteuil à regarder dans le vide. En tout cas, je ne serais pas sortie, si ça n’avait tenu qu’à moi. »
Je jette un rapide coup d’oeil vers mes amies, qui bavardent gaiement avec nos "invités". La pression de sa main sur la mienne me fait frissonner. Il se semble pas vouloir la lâcher, et je ne fais  rien pour tenter de me dégager. Pourquoi est-ce que je l’aurais fait, après tout ce n’est pas désagréable.
« Fraser … Je suis prest …»
Sur le coup, je suis surprise. Certes j’avais remarqué son accent, mais je ne m’attendais pas à ce qu’il se mette à parler gaélique. Ça fait un sacré moment que je n’ai pas entendu la devise de ma famille. À part ma grand-mère, qui garde un tartan aux couleurs de la famille sur le canapé, je n’ai pas beaucoup de contacts avec cette dernière. Avec un sourire étrange, Aloysius poursuit sur sa lancée.
« C’est la devise de votre clan, n’est-ce pas ? »
Je lui souris, sincèrement cette fois. Je ne suis pas sûre que mes amies, alors que nous nous connaissons depuis des années, connaissent cette devise.
« En effet. C’est agréable de rencontrer quelqu’un qui la connait. Ça se perd de plus en plus, malheureusement. »
J’essaye de me rappeler celle des Farquharson, en vain. Sur le moment, la seule devise qui me vient est celle des MacDonald, sans savoir très bien pourquoi c’est celle-ci qui brille dans ma tête. My hope is constant in thee… Cherchant mon regard, il continue sur sa lancée, et répond sans le savoir à la question que je me pose.
« Chez nous c’est … Fide et fortitudine. »
Sa voix est éraillée. Quand je lui pose des questions sur l’autre homme, celui qui tentait de l’arracher du bar tout à l’heure, il ne met pas longtemps à réagir, et à m’expliquer.
« Je ne suis pas sûr que l’on puisse nous considérer comme des amis. Nous sommes collègues. Nous travaillons tous pour la police criminelle. Ferguson que vous voyez-là, est arrivé l’année passée dans l’équipe. Il est jeune, et impatient … Mais il apprend vite. Nous venons ici chaque fois … Que nous résolvons une enquête. »
C’est vrai qu’il n’a pas l’air d’être très proche de ses équipiers. Il semble plutôt être un loup solitaire, du genre à ne pas forcément aimer la compagnie. Mais quand on a un travail comme le sien, je suppose qu’il est difficile de se lier aux autres. Je me retourne à demi vers les hommes qui désormais draguent ouvertement mes amies, qui semblent ne pas y faire vraiment attention. Et je ne pense pas que ça changera, après tout ce n’était pas l’objectif de la soirée. Mais qui peut prévoir ce qui se passera après quelques verres supplémentaires. Ce que je remarque également, c’est que parmi les regards qu’on nous jette de temps en temps, ceux du dénommé Ferguson sont les plus insistants. Vaguement mal à l’aise, je reporte mon attention sur mon voisin.
« Je vois… »
Je ne sais pas s’il remarque ma gêne, mais en tout cas, il recommence à faire la conversation, comme pour me mettre à l’aise.
« Et vous, que faites-vous dans la vie … miss Fraser ? »
Et quand il me sourit, j’aperçois au fond de ses yeux clairs une lueur malicieuse, que je ne pensais pas retrouver chez lui. De l’extérieur, il semble tellement sérieux. Je bois une gorgée de mon verre, l’alcool me brûlant la gorge au passage. Je sens encore le regard de quelqu’un -autre que celui de l’écossais- posé sur moi, et j’espère, sans oser regarder, que ce n’est pas encore Ferguson. Peut être que c’est l’alcool qui me rend un peu parano… Quand je le repose mon verre sur la table, je prends machinalement une de ses mains rugueuses entre les miennes, l’observant distraitement alors que je lui réponds.
« Depuis quelques mois je suis chef du service des urgences de l’hôpital de San Diego. Mais j’avais besoin de changer d’air, alors me voilà. »
Et mon téléphone se met sonner. Je jette un oeil à l’écran. Eh merde. Avec un sourire gêné, je m’excuse auprès d’Aloysius, en soupirant.
« En parlant du loup… Excusez-moi, je n’en ai que pour une minute. »
Avec un dernier regard, je me lève et m’éloigne, slalomant entre les gens afin de sortir du bar et de pouvoir entendre clairement ce que baragouine mon interlocuteur, à l’autre bout du fil. Les minutes défilent, et je commence à avoir froid. Dans la rue, il fait sombre et la lumière vacillante des quelques lampadaires de la rue n’est pas des plus rassurante. À cette instant, je n’ai qu’une seule inquiétude, que la lumière disparaisse et que je me retrouve plongée dans le noir complet. Cette partie de la ville est sûrement une des moins éclairées. J’essaye de rassurer comme je peux celui qui a interrompu ma soirée, personne qui se trouve être un interne Californien complètement paniqué, qui semble avoir un gros problème avec un certaine procédure. Apparemment je suis la seule de mes collègues à avoir décroché. Quelle bonne idée, Cait…
Après avoir fait en sorte que mon interne se calme, je lui donne encore un ou deux conseils, en m’efforçant d’être gentille, malgré l’envie de raccrocher. Quand je verrouille mon téléphone, je me retrouve à soupirer à nouveau. Bon sang. Je le règle sur silencieux, et le range au fond de ma poche, ayant bien l’intention d’oublier l’appareil pour le reste de la soirée. Profitant un instant du silence, je frissonne à nouveau, croisant les bras. Observant encore un court instant la rue plongée dans la pénombre, je m’apprête à retourner à l’intérieur, pour retrouver la chaleur et mes amies. Et aussi mon intriguant voisin de table écossais… Mais quand je pivote pour rejoindre la porte du bâtiment, je me retrouve nez à nez avec celui qui vient de sortir du pub, la porte encore en train de se refermer lentement derrière lui sur l’animation qu’il y a à l’intérieur.



THEY ARE FIGHTING


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MÉTIER : inspecteur pour la police criminelle. spécialiste des tempéraments sordides et des chairs putréfiées par l'horreur.
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MessageSujet: Re: (caitriona&aloysius) what we were supposed to be. [FB]   Ven 27 Oct - 12:09



edinburgh, scotland, 2014.
La réponse lui parvient avec un temps de retard. Ses pensées l’accaparent, comme souvent. Ses pupilles s’agrippent à l’image qu’elle s’efforce de renvoyer : silhouette qui jure dans le décor. Elle y a sa place, mais en même temps, elle voudrait être ailleurs. Lui aussi. Il se l’imagine un instant dans un espace solitaire, à contempler le vide d’un air absent. Etrangement la vision ne l’enchante pas plus que cela, et il ne peut s’empêcher de s’interroger : à quel moment une femme dans la fleur de l’âge, qui pourrait d’un sourire mutin avoir la plupart des hommes à ses pieds, pour qui l’entièreté du monde est encore à découvrir, décide qu’elle préfère demeurer chez elle à contempler l’obscurité plutôt que sortir avec ses amies ? Ce n’est pas lui qui s’aventurera à essayer de donner une réponse : il parvient la plupart du temps à échapper aux conventions sociales, mais c’est davantage parce qu’il ne s’y sent pas/plus à sa place que par réelle aversion pour elles. C’était Aghna, l’être social. Celle qui lui donnait l’impression d’être légitime au sein des cercles dans lesquels ils gravitaient. Aujourd’hui il avait les mêmes aspirations que miss Fraser ou presque. Il préférait contempler dans la pénombre l’étendue de ses propres noirceurs plutôt que de s’adonner à des plaisirs factices.

« Vous a-t-il déjà répondu … Ce vide ? » lui glisse-t-il, l’opacité de son regard la tançant un instant, la dissuadant d’interpréter sa question comme de l’ironie, ou une tentative délibérée de se moquer de la réponse qu’elle vient de lui fournir. Non il est très sérieux en réalité. Dans le vide, il y a toujours quelque chose à trouver. Quelque chose auquel on se raccroche délibérément. Un souvenir. Un fantôme. Son vide à lui était béant, mais habité de toutes les silhouettes qu’il avait su briser. Et plus les années passaient, plus elles étaient nombreuses, et plus leurs contours pourrissaient pour devenir incertains, presque flous dans sa mémoire. Même Aghna, il se rendait fou parfois de réaliser qu’il commençait à oublier certains aspects d’elle. La tessiture de son rire par exemple, qu’il traquait dans les soupires amusés des femmes autour de lui. Il ne la trouvait nulle part. Pas même dans cette rousse aux yeux azurs qui le regardait à présent avec curiosité. Elle lui ressemblait, beaucoup, plus qu’il n’aurait pu l’imaginer de prime abord. Mais elle n’était pas elle. Pas tout à fait. Sa rationalité le lui murmurait lentement comme l’on fredonne tout doucement à l’oreille de l’enfant pour l’accompagner dans l’espace onirique.

« Ma mère considérait cela comme un devoir, de les savoir par cœur. Autant vous dire qu’il lui a fallu une énergie colossale pour nous les imprimer dans le crâne, à ma sœur et moi. Il paraît qu’on a la tête dure, dans la famille. » Sans s’en rendre compte, un sourire lui échappe, d’amusement. Il fixe un instant un point invisible au loin, se rappelant les élans faussement pédagogues de sa mère  qui déployait une énergie gargantuesque à essayer d’inculquer des valeurs patriotiques à ces deux enfants bornés comme des ânes. Autant dire qu’ils préféraient de loin s’adonner à des batailles de mottes de terre dans le parc de Braemar plutôt qu’à passer des heures devant un pupitre à recopier des devises insensées. Le regard d’Aloysius revient brusquement sur son interlocutrice : il réalise qu’il parle, un peu trop sans doute. On en est pas à parler d’épanchement, mais il se voit capable d’aligner plus d’une phrase sans éprouver de déplaisir, ou de sensation intrusive. Mutique une fois le souvenir évoqué oublié, il contemple son verre : le vide d’une ultime gorgée. Quand il n’a plus de munitions ambrées il se décide à relancer la conversation, mais note au passage le regard incertain qu’elle glisse vers son collègue qui les observe avec insistance. Farquharson ne s’inquiète que peu de Ferguson à cet instant-là, accaparé qu’il est par la vision d’Aphrodite, mais un instinct de sa nature note quand même l’image dans son esprit, quelque part. Il ne sait pas encore quoi en faire, ni s’il devra en tirer quelque chose.

« Oh, donc vous n’êtes que de passage dans la région. répond-t-il en écho, se frottant le dessous du menton d’un air pensif. Il est presque déçu, de savoir qu’elle ne restera pas. Mais en même temps, une partie de lui se rassure de cette information. Comme s’il subodorait quelque chose entre eux, d’encore indicible. Il n’a plus été attiré par une femme depuis longtemps, et c’est l’image d’Aghna qu’il projette sur la première qu’il croise, et qui lui ressemble. Rien ne pouvait naître sainement d’une telle idée. Mais il ne pouvait s’empêcher d’avoir envie d’en caresser les contours pourtant. Même de façon illusoire. Même si ce n’était que pour nourrir une obsession égoïste. Autrement dit, c’est entre vos mains que s’en remettent les soldats blessés. Image métaphorique, il sait bien que son travail doit être plus vaste que cela. Surtout si elle est chef de service, elle doit avoir du personnel à diriger. La dernière fois que j’ai fait un séjour aux urgences, j’aurais préféré être rafistolé par vous. Vos doigts semblent plus délicats que ceux auxquels j’avais eu droit. » Et alors qu’il lève son nouveau verre, il lui jette un regard, presque charmeur, les yeux légèrement rougis par l’alcool. Il est en plein dans cette phase où il se sent à peu près détendu, et où il peut laisser cours à ses émotions les plus simples. Cet état-là ne dure jamais longtemps en général, il précède la phase colérique où il souhaiterait écraser tout le monde.

Le téléphone de la belle s’égosille, et Farquharson lui fait un signe de la main en reculant dans son siège pour lui intimer que ce n’est pas grave. Il l’observe se lever, ne suit pas du regard la silhouette qui s’éloigne. A la place il échange un regard avec son verre : comme s’il retrouvait un vieux compagnon du front, le seul qui ne l’abandonne jamais lorsqu’ils sont en pleine conversation. Les minutes filent, et quand son esprit engourdit a un sursaut de conscience, il réalise que Ferguson a quitté le groupe. Il ne l’a pas vu s’absenter. Son esprit rationnel lui dit qu’il est parti se soulager : avec tout ce qu’il a bu après tout ce serait légitime. Lui-même y pense. Mais il y a cet instinct qui le taraude. Instinct maudit sur lequel il cracherait volontiers parfois tant il met en exergue toutes les perversités de la nature humaine. Il tend le cou, jette un regard circulaire autour de lui : personne. Ses yeux se plissent : il voit un peu flou. Lentement il se lève, songe à aller se griller une clope pour vérifier que la bleusaille ne traîne pas dehors. L’ascension est lente : le monde tangue un peu. Aloysius se fraye bon an/mal an un chemin jusqu’à la porte qui mène sur l’arrière de la bâtisse. Il ne sait pas pourquoi, mais c’est celle-ci qui l’appelle, pas celle de l’entrée principale.

***

Ferguson avait suivi la silhouette féminine du regard, lui accordant quelques minutes d’avance. Dès lors qu’ils étaient entrés, et qu’ils avaient repéré le petit groupe, il avait tout de suite flashé sur elle. D’une beauté délicate, plus réservée. Il les adorait timides : ça le faisait bander. Et puis il avait tellement morflé ces dernières semaines, pendant toute cette affaire, qu’il avait bien mérité son moment de détente. Dernier arrivé, il était celui qui devait encore faire ses preuves. Et ce salopard de Farquharson, avec ses méthodes à la con et son austérité constante, il ne l’avait pas ménagé. Il rêvait de le traîner dans la boue, un de ces quatre. En balançant par exemple à la presse qu’il était parfois passablement ivre lorsqu’il débarquait au boulot : il n’avait pas eu le temps de décuver de la veille, et pourtant il arrivait à leur pondre des théories invraisemblables en se tenant droit comme un i, si bien que personne ne s’aventurait à le contredire. Salopard. Il lui prendrait son honneur un jour. Avec un peu de patience, il le renverrait à la place qu’il méritait : dans les bas-fonds de la brigade des stupéfiants, à trainer avec les putes et les junkys. Il y aurait sa place là-bas, au moins. Quoiqu’il en soit, Ferguson se dirigea vers la porte arrière de la bâtisse, suivant la jolie rousse en vérifiant que personne ne l’avait vu : Farquharson était trop occupé à reluquer son verre comme un alcoolique notoire pour remarquer quoique ce soit et il vomirait trippes et boyaux avant d’avoir réalisé qu’il lui avait piqué sa copine. Poussant la lourde porte qui donnait sur la ruelle arrière, quelle ne fut pas sa surprise de tomber nez-à-nez avec le joli minois de la demoiselle. Comme s’il n’avait pas provoqué le hasard. Silhouette imposante par rapport à la sienne, Ferguson était plus large qu’il n’était grand : la faute à des années de pratique de rugby. Il la voit relever son petit nez vers lui : elle est encore plus belle quand elle est surprise. Un sourire s’installe sur ses lèvres anormalement charnues : il la dévore du regard,  ne se gênant pas un instant pour reluquer son décolleté.

« Salut ma belle, j’crois qu’on a pas été présentés tous les deux. J’suis Kyle Ferguson, j’travaille avec l’autre là, qui t’a tenu la jambe tout à l’heure. Mais j’ai bien vu qu’tu me regardais … qu’tu rêvais de te débarrasser de ce poivrot pour meilleure compagnie … s’avançant, il la fit reculer jusqu’à ce que son dos à elle entre en contact avec la surface du mur en face de la porte. Ça te plairait pas, qu’on s’trouve un coin plus tranquille ? Sa langue passe sur sa lèvre inférieure, sa large paume vient se placer contre le mur, juste au-dessus de l’épaule de la jeune femme. Il la regarde en contrebas, mené dans son entreprise par l’ivresse qui le taraude. Allez quoi, fais pas ta mijaurée … sa main vacante cherche à se frayer un chemin contre sa hanche, ayant le dessein de s’aventurer jusqu’à sa cuisse comme elle porte une robe. J’suis sûr que sous tes airs de biche effarouchée t’es une vraie- … Il est interrompu par le bruit du grincement de la porte, par le métal qui rebondit mollement contre le mur. La silhouette élancée de Farquharson se découpe dans la pénombre, interrompt Ferguson dans son élan qui spontanément tourne la tête d’un quart pour le regarder par-dessus son épaule. Putain Farquharson, tu fais chier. Tu vois pas qu’on est occupés là ? » Il n’obtient pas de réponse. Il entend juste le zippo en métal qui s’ouvre, le bruit de la cigarette qui s’embrase.

***

L’homme se déplace avec une lenteur étudiée, presque inquiétante. Comme s’il n’avait cure qu’il puisse la violer, là, devant ses yeux. Sauf que même s’il est ivre, sa rage se canalise, devient une fureur sourde et sanguine qui pulse à ses tempes. La mâchoire de l’écossais est saillante, son regard opaque. Il a une envie relativement malsaine de le défroquer et de lui arracher ses parties génitales, mais il se retient, parce que ce serait particulièrement barbare, et qu’il n’est pas sûr d’avoir assez de force pour cela. Le fait est qu’il a trop bu, et que si motivé soit-il, ses réflexes ne sont plus les mêmes que d’habitude. Quoique. En silence, ne lui laissant pas le temps de la réaction, Aloysius fond sur sa proie tel un rapace, l’empoigne par l’arrière du col de sa chemise et le plaque à côté de la belle contre le mur, ses doigts encerclant son cou. L’avantage, c’est que Ferguson est encore plus ivre que lui : raison pour laquelle il n’a pas le temps de réagir lorsque Farquharson se poste devant lui, sa cigarette coincée entre son pouce et son index, le bout embrasé maintenu sans un seul tremblement à quelques millimètres à peine de sa rétine.

« Bats des cils, et j’te crame la rétine. Lâcha-t-il avec froideur, le visage fermé. Ferguson cherche à se reculer plus encore : le mur le retient, aucune échappatoire. S’il bouge, il pourra dire adieu à son œil droit. Dis-moi Ferguson, est-ce que miss Fraser, ici présente, t’a demandé explicitement de glisser tes gros doigts dégueulasses sur elle sans qu’elle y consente ? Une lueur malsaine passe dans le regard de l’écossais. Il sait pertinemment qu’il n’a aucune excuse : que Ferguson est juste un espèce de pervers frustré qui se désinhibe dès lors qu’il a trois grammes dans le sang. Ca fait pas de lui un mauvais bougre au quotidien, il est juste passablement dangereux lorsqu’il a bu, mais rien que l’idée débecte Aloysius qui caresse l’idée de lui offrir un avertissement dont il se souviendra toute sa vie.  Mais ça pourrait lui attirer des emmerdes, à lui aussi. Ne pouvant être juge, et bourreau à la fois, sa tête tourne d’un quart vers la jeune femme. A moins que vous y consentiez ? » lui demande-t-il, pour s’ôter d’un doute. Après tout il ne la connaît pas. Et même si elle n’a pas l’air de celles qui se laissent enfiler par des inconnus dans des rues poisseuses, il ne voudrait pas passer pour celui qui tire des conclusions hâtives.



what we were supposed to be (@beerus)



his empty hands hanging palms forward at his sides, he stood at the window looking to the empty east. he did not look for dawn; east was only the way the window faced. -- thomas harris. the silence of the lambs.(@BEERUS)
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MessageSujet: Re: (caitriona&aloysius) what we were supposed to be. [FB]   Dim 29 Oct - 22:15



What we were supposed to be
EXORDIUM.

2014 - ÉDIMBOURG, ÉCOSSE
Et je me retrouve nez à nez avec Ferguson, qui a bien failli me percuter. Très proche de lui, je me rends compte à cet instant qu’il est plus imposant que je le pensais, plus carré. Et la lumière mauvaise qui brille dans son regard aux pupilles dilatées ne présage rien de bon. Avec un sourire étrange, il se rapproche un peu, les yeux fixés sur ma poitrine, alors que je recule, soudainement inquiète de son comportement.  
« Salut ma belle, j’crois qu’on a pas été présentés tous les deux. J’suis Kyle Ferguson, j’travaille avec l’autre là, qui t’a tenu la jambe tout à l’heure. Mais j’ai bien vu qu’tu me regardais … Qu’tu rêvais de te débarrasser de ce poivrot pour meilleure compagnie … »
Il s’avance, encore et encore, et à chaque fois qu’il fait un pas, je recule de deux. Mais bientôt, mon dos heurte ce qui semble être un mur, et je me retrouve plaquée contre la béton froid, coincée entre ce dernier et le corps de Ferguson. L’inquiétude remplacée par la colère, je réplique, sans pour autant tenter de bouger. Pour l’instant, il vaut mieux que je reste immobile, le temps d’évaluer la situation.
« Êtes-vous fou ou simplement érotomane? Qu’est ce qui a bien pu vous faire penser que je n’étais pas déjà en bonne compagnie, et que je préférerais la vôtre? »
Il s’approche à nouveau, complètement sourd à ce que je dis. L’air à moitié fou, je vois très clairement ce qu’il a en tête, et je ne me laisserai pas faire, ça c’est sûr.
« Ça te plairait pas, qu’on s’trouve un coin plus tranquille ? »
Le problème, c’est que malgré le fait que l’alcool ait remplacé le sang dans ses veines, il reste plus costaud que moi. Et il semble incroyablement déterminé. Se passant la langue sur ses lèvres desséchées, comme s’il regardait un plat appétissant, il comble l’espace qu’il restait entre nous, posant une de ses paumes à côté de mon cou, à plat sur le béton, me donnant ainsi l’impression d’être piégée. Me regardant de haut, il ne se gêne pas pour lorgner mon décolleté, alors que je maudis silencieusement les filles pour m’avoir convaincue de sortir, notamment dans cette robe. Je sens la colère commencer à monter, tout en essayant de rester calme pour me sortir de cette situation. Crier? On ne m’entendrait pas… Tenter de le cogner? Ça j’en suis tout à fait capable, et je suis certaine que je pourrais lui faire très, très mal. Seulement, avec la dose incroyable alcool qu’il a  sûrement ingurgité, les représailles pourraient être rapides et… Très dangereuses.
« Allez quoi, fais pas ta mijaurée … »
Furieuse, je sens sa main libre glisser sur ma hanche, vers ma cuisse, tentant de remonter un peu ma robe. Un alarme résonne dans ma tête. Peu importe les représailles, je ne le laisserai certainement pas aller plus loin. J’ai déjà mis trop de temps à réagir, sûrement à cause de l’ivresse qui a embrumé mon esprit. Bandant mes muscles, l’air farouche, je m’apprête à l’envoyer valser, ou au moins, à essayer.
« J’suis sûr que sous tes airs de biche effarouchée t’es une vraie- … »
Et au moment précis où je m’apprête à lui envoyer mon genou là où ça fait le plus mal, on entend le grincement sinistre d’une porte qui s’ouvre. Toujours bloquée entre le corps de Ferguson et le mur, j’arrive à entrevoir une silhouette masculine dans l’embrasement la porte. Aveuglée par la lumière vive qui accompagne l’ombre, je commence à vraiment m’inquiéter, le coeur battant à tout rompre. Et si c’était un des amis de Ferguson venu l’aider dans sa démarche répugnante? Il tourne légèrement la tête vers la porte grande ouverte, comme s’il savait déjà qui se tient dans son dos.
« Putain Farquharson, tu fais chier. Tu vois pas qu’on est occupés là ? »
Farquharson. En entendant le nom, je sens la pression retomber un peu, et je recommence à respirer. J’ai beau de pas vraiment le connaître, je suis quasiment certaine qu’il n’est pas là pour aider Ferguson. À la question de ce dernier, aucune réponse. Juste un silence long et pesant, avec la musique du pub en fond sonore lointain. Et le son d’un zippo qui s’embrase.

La suite des évènements semble se dérouler au ralenti. J’aperçois vaguement Aloysius s’approcher lentement. Sa démarche est inquiétante dans la pénombre, et j’ai l’impression, en le regardant évoluer vers nous, d’observer un fauve. Sans un mot, il se rapproche toujours plus. Ferguson semble comme paralysé, mais il ne retire pas sa main de ma cuisse. Il a l’air un peu perdu, comme s’il ne comprenait pas ce qui se passait. Comme s’il ne pensait pas ça possible. Et puis, d’un coup, le temps semble reprendre son cours, et je vois l’Écossais fondre sur nous, en une fraction de seconde. Le poids de Ferguson disparaît, et je suis de nouveau libre. À moins d’un mètre, l’apprenti violeur vient de se faire brutalement épingler contre le mur, comme un vulgaire insecte. L’éclat dans les yeux d’Aloysius me fait frissonner, alors que ses doigts se resserrent autour du cou de Ferguson. Lentement, et sans trembler le moins du monde, l’Écossais approche sa cigarette près de l’oeil de sa victime, si près qu’en un simple mouvement, il pourrait le lui brûler.
« Bats des cils, et j’te crame la rétine. »
Sa voix est grave, froide. Un peu angoissante, pour moi qui ne peux plus bouger. Certainement bien plus terrifiante pour Kyle Ferguson, qui essaye tant bien que mal de se libérer de mon assaillant. Sans succès. Imperturbable, Aloysius continue, ses yeux flambant d’une colère froide intense, le regard fixé sur celui qu’il tient au bout de son bras.
« Dis-moi Ferguson, est-ce que miss Fraser, ici présente, t’a demandé explicitement de glisser tes gros doigts dégueulasses sur elle sans qu’elle y consente? »
L’autre n’ose rien répondre, l’air vaguement paniqué alors qu’il commence à peiner à respirer. Je vois à quel point l’Écossais semble furieux, l’air à deux doigts de réellement cramer la rétine de son collègue. Mais il semble hésiter. Alors il se retourne légèrement vers moi.
« A moins que vous y consentiez? »
Je ne mets qu’une demi-seconde avant de répondre, la voix sifflante.
« Pas le moins du monde! »
Alors, après un regard échangé, Aloysius reporte son attention sur sa proie, et je vois qu’il resserre l’étau mortel autour du cou de Ferguson. Il semble même en avoir oublié sa cigarette, qui oscille près de l’oeil de l’apprenti violeur. Voyant ce dernier devenir sensiblement mauve, j’ai un éclair de lucidité, et bondis vers Aloysius. Une main posée sur son avant-bras, l’autre dans son dos, je lui murmure à l’oreille. Je ne vais certainement pas le laisser commettre un meurtre, ou même faire quelque chose qui pourrait lui faire avoir de gros ennuis.
« Relâche-le. »
Je suis passée au tutoiement naturellement, sans réellement m’en rendre compte. Je me demande s’il m’a entendu, ou s’il est tellement centré sur sa proie, désormais bleue, que mes mots ne parviennent pas à son esprit. Le coeur battant, j’exerce une pression sur son bras, l’encourageant en silence à desserrer sa prise. Les secondes défilent, toutes plus longues les unes que les autres. Et puis, ses doigts se relâchent, et l’autre s’écroule au sol, crachant et toussant, luttant pour faire rentrer de l’air dans ses poumons. Les mains toujours posées sur Aloysius, je regarde Ferguson se tortiller au sol. J’ai la tête qui tourne. Ni lui ni moi ne bougeons, les regards rivés au sol, sur la forme qui y est allongée. Forme qui finit par se relever, légèrement vacillante sur ses jambes maigres. Alors qu’il semble prêt à déguerpir, il ne peut s’empêcher de se tourner à nouveau vers nous, pour chuchoter.
« On se reverra ma belle. Et cette fois-ci, il ne sera pas là pour nous empêcher de nous amuser… »
C’est la phrase de trop. Lâchant Aloysius, laissant libre cours à ma fureur, je bondis sur Ferguson et lui envoie mon poing dans la figure. Le coup l’envoie de nouveau au sol, et il roule sur lui-même, en couinant. Tout en lâchant des insultes, il se relève en titubant, les mains maculées de sang, et cette fois-ci, il déguerpit sans se retourner. Et c’est quand je ne le vois plus que la douleur arrive. Les mains tremblant, je lève la droite, celle qui a servi à frapper. Douloureuse, elle me lance, et les phalanges sont en sang. J’y ai été fort, transformée par la colère. Colère qui est en train de retomber, petit à petit. Et je commence à trembler. Vacillant, je recule jusqu’à ce que mon dos cogne à nouveau contre le mur. Le corps secoué de spasmes, les bras croisés compulsivement sur la poitrine, je ferme les yeux. C’est le choc. Je réalise peu à peu ce qu’il vient de se passer. Les secondes passent, lentement. Tout ce qui se passe autour de moi me semble très loin, j’entends à peine, et ma vision et brouillée. Puis, je sens des mains se poser à nouveau sur moi. Un contact.



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STATUT : chasseur essoufflé de silhouettes anonymes. aghna ... aghna ... elle est partout. ombre évanouie qu'il cherche dans toutes les femmes qu'il se donne l'illusion d'aimer. aucune pour lui faire oublier le souvenir d’une épouse perdue. aghna est partout, ici, là, gravée dans son cœur rongé par l'amertume des jours solitaires.
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MessageSujet: Re: (caitriona&aloysius) what we were supposed to be. [FB]   Dim 5 Nov - 11:21



edinburgh, scotland, 2014.
Le sang pulse à ses tempes, l’étourdit. L’alcool est dans ses veines, lui semble presque être sirupeux, ralentissant les réflexes qui s’amenuisent, engourdis qu’ils sont par l’ivresse illusoire. Pourtant une colère nouvelle gronde dans sa poitrine, lui retourne les tripes au point qu’un goût de bile acide remonte jusqu’à sa bouche. Il est là, il le tient, le salopard. Il pourrait lui briser la nuque, le regarder s’étouffer entre ses doigts, enfoncer sa cigarette dans son œil jusqu’à la regarder disparaître. Ce desseins là le caresse et le séduit comme une sirène. Il est le marin perdu dans les abysses obscures de la mer déchaînée, il entend la voix, il entend l’appel. Elle le happe, le rend sourd à tout ce qui se passe autour. Au bout de quelques secondes Aloysius ne voit plus rien à part la projection sordide d’une image alléchante sur sa proie emprisonnée. Ses pupilles se dilatent dans l’obscurité, détaillent les veines qui saillent sur son cou, son regard affolé qui balaye à droite et à gauche, son teint qui s’affadit par la crainte et la colère conjuguées. Il s’imagine presser ses doigts contre la carotide, regarder son teint d’alcoolique virer couleur vinasse lorsqu’il lui arracherait son dernier souffle. Il se voit l’étouffer, là, contre ce mur. Planter ses ongles rongés dans la peau tendre de la nuque quitte à y laisser sa marque. Ce dessein-là est si puissant pendant un instant que Farquharson oublie tout ce qui peut se passer alentour : il oublie la jeune femme, il oublie qui il est. Ne reste que les noirceurs enfouies de sa nature qui cherchent à s’imposer et abattre les défenses malmenées de sa conscience. Pendant un instant il ne pense à rien à part cela. Le vide est béant alentour. Il n’y a que lui, et les élans malsains de cet abruti.

Un peu de cendre tombe sur le sommet de la pommette de Ferguson. Cela le fait tenter de se reculer plus encore, l’affole. Aloysisus ne bouge pas, presque grisé qu’il est par l’adrénaline qui monte dans son ventre, lui donne l’envie horrifiante de poursuivre encore et encore. Il est si assourdi par ce qui le taraude qu’il n’entend l’ordre de la jeune femme qu’en contretemps. Lorsqu’il perçoit le claquement de sa langue sur son palais, cette phrase qui impose plus qu’elle ne suggère, il y a une certaine lenteur dans ses réactions avant qu’il ne comprenne où elle veut en venir. C’est lorsqu’il sent sa paume se poser sur son bras qu’il comprend enfin, et obtempère. Comme s’il le faisait à regret. Mais il s’exécute pourtant. Il recule la cigarette, vient la coincer entre ses lèvres, lâche sa prise autour de l’homme qui avale une goulée d’air tandis que ses jambes se dérobent sous ses pieds.

« Dégage. » lâche-t-il sans pour autant se reculer, laissant le soin à Ferguson de s’extirper de lui-même pour mieux fuir. Mais c’est sans compter cette phrase qu’il lâche à la dérobée. Qui n’échappe à personne, surtout pas à elle. Devant la gratuité de l’injure, Aloysius ne répond pas, figé qu’il est. Mutique il contemple la surface abrupte du mur qui lui fait face, juste à l’endroit où se trouvait Ferguson à l’instant. C’est une sorte de râle de rage poussé par la jeune femme qui le fait réagir, pivoter sur lui-même, la regarder se jeter sur sa proie comme un  fauve assoiffé. Surpris sans doute, ayant en tête ce préjugé un peu machiste qui consiste à considérer les femmes comme des êtres fragiles qu’il faut protéger, ses yeux s’agrandissent : il n’a pas le réflexe de la retenir, ou de la réfréner. Si c’est ce dont elle a besoin, Ferguson l’a amplement mérité. « Miss Fraser ? » articule-t-il pourtant lorsqu’il la voit tremblante, de dos, étant parvenue à amocher Ferguson et le faire déguerpir tout à fait. Il suit sa démarche, la laisse se redresser pour s’appuyer contre le mur. Visiblement elle est en état de choc, alors, comme le dompteur qui approche l’animal apeuré, Aloysius prend son temps. Lentement il s’approche, ne veut pas qu’elle le perçoive comme une menace. Un pas, puis deux, puis trois enfin. Il essaie d’être calme pour deux, se concentre sur son visage ravagé pour ne pas songer à l’inquiétude qui le tance, ne serait-ce qu’un peu. Enfin ses paumes se posent sur ses épaules, avec précaution, pour ne pas la brusquer. « Tout va bien. Il ne reviendra pas. Cait’ … Regardez-moi. Tout va bien. » Il se baisse légèrement pour se retrouver à sa hauteur, répète avec lenteur un : « Cait’, regardez-moi. » pour avoir son attention, continue comme un leitmotiv jusqu’à ce que ses grands yeux clairs le regardent enfin. Ses pouces exercent de légères pressions sur ses épaules, comme pour la rassurer, la ré-ancrer dans la réalité. Puis ils décident de redescendre le long de ses bras, plus comme une pression appuyée que comme une caresse, pour calmer les tremblements qui la tancent. Il suit la ligne des avant-bras, déploie ses doigts autour de ses mains blessées, s’assurer qu’elle peut déplier les doigts, et que le sang qu’elle arbore n’est pas le sien, mais celui de Ferguson. Ses phalanges sont légèrement rougies, rien de trop grave cependant, les traces disparaîtraient rapidement. « Je vais vous ramener chez vous. » dit-il enfin, sur une tonalité qui tirait un trait sur toutes les interjections possibles. Il n’était de toute façon pas question qu’il la laisse rentrer toute seule alors qu’elle était encore en état de choc.




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MessageSujet: Re: (caitriona&aloysius) what we were supposed to be. [FB]   Mer 8 Nov - 11:51



What we were supposed to be
EXORDIUM.

2014 - ÉDIMBOURG, ÉCOSSE
« Miss Fraser ? »
Sa voix me tire de l’état léthargique dans lequel je semblais coincée. J’entends à peine ses pas sur les pavés, je ne le vois pas qui se rapproche jusqu’à se trouver face à moi. À la fois aveugle et sourde, je ne ressens plus grand chose, à part les battements affolés de mon coeur, et ses mains qui se posent sur mes épaules. Doucement. Pendant un moment, il ne dit rien, et je me concentre sur ce contact pour ne pas sombrer.
« Tout va bien. Il ne reviendra pas. Cait’ … Regardez-moi. Tout va bien. »
J’essaye de lever les yeux, j’essaye vraiment, mais je suis simplement incapable de fixer mon regard sur quoique ce soit, ou même de relever un peu la tête. Mes yeux roulent à droite à gauche, comme le feraient ceux d’un animal apeuré, qui va prendre la fuite. Paniquée, je bégaye légèrement, essayant sans succès de former une phrase.
« Je… Je… »
Merde! En face de moi il bouge, reprenant la parole d’une voix calme.
« Cait’, regardez-moi. »
Avec un effort, je réussi enfin à relever les yeux vers lui et aussitôt mon regard rencontre le sien. Et ça m’apaise. Il dégage une sorte de sérénité, quelque chose d’apaisant, même si ce n’est qu’en surface, et c’est bien probable. Je peux toujours sentir la colère froide, qu’il semble avoir refoulée pour m’approcher. Je me sens revenir peu à peu, ma respiration ralentit doucement, tout comme les battements de mon coeur. Ses mains descendant le long de mes bras, les tremblements qui agitent mon corps s’apaisent, jusqu’à disparaître. Mes mains entre les siennes, il me fait plier et déplier les doigts, comme pour s’assurer, que je peux toujours m’en servir. Discrètement, je grimace sous la douleur aussi brève qu’intense qui se diffuse jusqu’à mon coude. Les jointures de ma main droite sont un peu abîmées, mais sur mes mains, il y a plus de sang de Ferguson que du mien. Au final, ce ne sont que des égratignures qui disparaitront vite, et je ne regrette pas un seul instant mon geste. Je le referais sans la moindre hésitation. Après une légère inspiration, comme celles qu’on prend quand on veut se donner du courage, j’arrive à formuler quelques mots cohérents.
« Ça va aller… Ça va aller. »
Et sur le coup, je ne sais pas si je cherche à le convaincre lui, qui tient toujours mes mains, ou bien moi-même.
Je vais vous ramener chez vous. »
Ce n’est pas vraiment une suggestion. Mais même en sachant cela, j’essaye quand même de protester.
« Ce n’est pas la peine, ça va aller. Je… »
Et je m’arrête au milieu de ma phrase, comme ça. Je me rends compte que s’il y a une chose que je veux éviter, c’est de raconter à mon groupe d’amies toujours à l’intérieur du pub ce qui vient de se passer. J’entends déjà d’ici ce qu’elles diraient. Et je ne veux surtout pas me confronter à leurs regards remplis de pitié ce soir. Alors je change d’avis.
« Très bien. »
Je crois déceler sur le visage d’Aloysius un sourire de triomphe, mais il se détourne avant que j’aie pu savoir si je l’ai rêvé ou non, sa main dans mon dos. Nous marchons côte à côte un moment, jusqu’à rejoindre une grande place, bien animée. Un geste de la main d’Aloysius, et un taxi s’arrête juste devant nous. L’Écossais me regarde avec un air interrogateur, toujours sans dire un mot. Je prends la parole avec un petit sourire.
« Je suis au Scotsman Hotel, sur North Bridge. »
Il réfléchit un instant, avant de hocher la tête tout en ouvrant ma portière, en profitant pour donner l’adresse au chauffeur. Avec un petit sourire, je m’engouffre dans l’habitacle… Et le voit avec surprise faire le tour de taxi pour venir s’assoir dans le véhicule, juste à côté de moi. Je ne pensais pas qu’il le ferait, mais après tout, partager un taxi ce n’est pas bien grave. Une fois attachée, j’envoie un sms à Ruby. Je rentre, tu pourras me ramener mon sac à l’hôtel demain? C’est probablement la seule de notre groupe qui n’aura pas bu une goutte, puisqu’elle ne l’a pas fait depuis des années. À peine une seconde plus tard, je reçois une réponse. Pas de soucis je gère, on dit demain, midi? Et puis un autre, une seconde après. Attends, tu rentres comment?? Je ne peux m’empêcher de sourire,et je lui réponds le plus vaguement possible. Ne t’inquiète pas pour moi, je suis dans un taxi. À demain… Puis je verrouille mon téléphone, et le fourre au fond d’une poche de mon manteau. L’hôtel est à environ une demi heure d’ici si je ne me trompe pas. Nous nous perdons dans le silence. De temps en temps, je jette un oeil sur Aloysius, qui semble perdu dans ses pensées. Alors je regarde le paysage à l’extérieur, qui défile à toute allure. Et sans m’en rendre compte, je finis par m’assoupir.

Un contact léger sur ma peau, comme une caresse. Et quand j’ouvre les yeux, ça cesse immédiatement. Je suis toujours assise dans le véhicule, désormais arrêté. En face de moi, Aloysius, paume ouverte en signe d’invitation. Et c’est quand je prends sa main pour sortir du taxi que je le remarque. J’ai beau être encore légèrement fébrile, je ne tremble plus.



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STATUT : chasseur essoufflé de silhouettes anonymes. aghna ... aghna ... elle est partout. ombre évanouie qu'il cherche dans toutes les femmes qu'il se donne l'illusion d'aimer. aucune pour lui faire oublier le souvenir d’une épouse perdue. aghna est partout, ici, là, gravée dans son cœur rongé par l'amertume des jours solitaires.
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MessageSujet: Re: (caitriona&aloysius) what we were supposed to be. [FB]   Sam 11 Nov - 17:55


edinburgh, scotland, 2014.
Un sursaut de conscience le tance. Il se sent moins ivre, tout à coup, comme si l’incident avait eu l’effet d’une douche froide sur ses sens.  Pendant un court instant l’image de Ferguson se projette contre sa rétine : il le voit se présenter au boulot, la queue entre les jambes, terrassé par la honte. Il le fuirait sans doute. Ou prendrait le parti de ne pas se montrer du tout. A sa place il se terrerait dans un recoin perdu pour se faire oublier. Mais le fait est que l’intermède lui avait mis la puce à l’oreille. Avant cela Aloysius subodorait déjà un penchant machisme de l’homme, mais de là à en faire un violeur, la marche était grande. Alors pourquoi ? S’était-il trompé, ignorant les remarques misogynes et les regards posés sans finesse sur les courbes féminines ? Il se chargerait lui-même de vérifier ses antécédents. Il mettait un point d’honneur à cela. Pour l’heure son attention se reportait toute entière sur la jeune femme, tremblante. Était-ce malsain de sa part de songer qu’il la trouvait belle, là, tout de suite, malgré ses regards fuyants, son teint blême et les tressautements de son corps ? Il chasse l’idée d’un revers de main, se concentre sur ses doigts ensanglantés, si fins, si fragiles. Farquharson se sent comme un éléphant dans un magasin de porcelaine : il n’a plus l’habitude de côtoyer ainsi la gent féminine. L’étroitesse des liens qui peuvent se créer avec elle est si loin dans sa mémoire qu’il pense avoir oublié les mécanismes, ce qu’il convient de dire, de faire, de mettre en place. Il sait pertinemment qu’elle le happe, sans même le vouloir, ou même s’en rendre compte. L’idée le caresse d’effleurer son visage, de donner à la douceur de ses traits une matérialité nouvelle. Mais qui serait-il s’il se permettait un tel geste juste après l’indécence de Ferguson ? Qui serait-il pour profiter d’un instant de faiblesse, hormis un salopard ? Alors à la place il s’assure juste qu’elle peut plier les doigts, qu’elle n’a rien. Rien en surface en tout cas, car pour tout ce qui se trame à l’intérieur, il n’est pas très doué pour l’appréhender. Face à son souhait de la ramener elle finit par céder : il ne lui laisse pas de choix réel en vérité, mais qu’importe. Aloysius acquiesce, se promet d’éviter toute autre possibilité d’incident pour ce soir. C’est lui qui amorce le départ en se faisant guide dans l’obscurité. Il hèle un taxi libre qui leur passe sous le nez, la laisse s’y engouffrer la première. Tout est mécanique. Ils n’échangent presque rien, à part des regards à la dérobée pour lui, qui aimerait savoir ce qui se passe dans sa tête, là, maintenant. Soucieux de ne pas la presser, il fait semblant de regarder la nuit défiler sous ses yeux à travers la vitre, constate qu’elle pianote sur son téléphone : sûrement pour prévenir ses amies toujours au bar.

Sa gorge est sèche, son ventre noué. Le taxi poursuit sa course, et sur son épaule, il finit par sentir quelque chose peser. Contact léger, illusoire. Il abaisse un regard, constate qu’elle s’est assoupie. Contrecoup terrassant du choc et de l’alcool conjugués. Pour lui les effets se sont dissipés : tout au plus se sent-il au ralenti : chaque décision est prise avec lenteur. Comme lorsque ses doigts viennent effleurer le dos de sa main, à plat sur la banquette de la voiture, juste à côté de la sienne. Puis sans s’en rendre compte elle change de côté, et le véhicule finit par s’arrêter : en penchant la tête il voit le devanture de l’hôtel où elle réside. N’est-elle pas du coin ? Il ne sait même plus si elle lui a dit être de passage ou non. Il a tout oublié, entre temps. Presque en tout cas. Etirant ses jambes à l’extérieur du véhicule, Aloysius sort, contourne, finit par ouvrir la portière de la jeune femme. Il s’apprête à se pencher pour la réveiller doucement, mais se confronte à deux yeux grands ouverts. Alors il lui tend la main simplement, pour l’aider à descendre.

« Nous y sommes. » constate-t-il, jetant un regard furtif sur l’entrée de l’hôtel. Il a déjà payé la course. Il devrait demeurer dans ce taxi, la laisser repartir, rentrer chez lui. Mais comme s’il désirait au fond que cette rencontre se prolonge plus encore, il s’agrippe à l’idée illusoire qu’elle ne veut pas le voir partir, elle non plus. Alors il leur octroie de son plein gré un sursis qu’elle interrompra peut-être. Il l’aide à descendre du véhicule, garde sans forcément s’en rendre compte sa main dans la sienne alors que le conducteur repart pour d’autres courses. Silencieux, n’osant parler au risque de rompre instantanément le fil ténu qui les relie l’un à l’autre, il lui ouvre la porte d’entrée du hall de l’hôtel, est accueilli par un très courtois « Bonsoir messieurs dame » de l’hôte d’accueil, qui lisait jusqu’alors la revue sportive du journal de la veille. Devinant la configuration du lieu sans forcément avoir besoin de plus d’explications que cela, Aloysius s’immobilise devant les portes métalliques d’un ascenseur. Il appelle, demeure mutique. Une fois à l’intérieur, seul un : « Quel étage ? » lui échappe. Il attend sa réponse, s’exécute, regarde le numéro des étages défiler sous ses yeux en espérant qu’elle ignore la tension qui grimpe en lui en même temps que la cage de fer. Enfin ils arrivent, plus que quelques pas. Ses yeux rougis scrutent passivement le numéro de sa chambre qui se grave dans son esprit. Avant qu’elle ne libère sa main pour sans doute insérer sa clef dans la serrure, Aloysius resserre légèrement sa prise autour d’elle, puis la relâche. « Alors … Voilà. » Les deux mots qu’il parvient à articuler, se sentant soudainement comme un parfait imbécile. Il fait taire la voix de sa conscience qui lui murmure qu’il devrait partir, maintenant. A la place, il se permet ce geste qu’il n’osait amorcer tout à l’heure. Les doigts de sa main droite viennent effleurer son bras par-dessus son manteau. Traçant une ligne invisible, il remonte jusqu’à la naissance de la nuque, vient esquisser enfin une caresse du revers des phalanges sur le bas de sa joue blanche. Son regard se perd un instant sur un point invisible de son visage. Il ne la regarde pas dans les yeux, pas encore. Il se sent comme suspendu au bout d’un fil, détaillant l’arête délicate du nez, redescendant vers ses lèvres qu’il observe avec une intensité troublante. Aucune initiative déplacée pourtant. Aloysius s’immobilise dans son geste, pose son regard dans le sien. Il a honte de s’apercevoir qu’une forme de terreur sourde le taraude, mêlée d’un désir qui le grise, et qu’il n’a plus éprouvé depuis … Il n’ose invoquer son image, se focalisant sur celle que lui renvoie Caitriona à la place. « Tout va bien n’est-ce pas ? Dites-moi que vous n’aurez plus peur des hommes comme lui … Et je partirai. Je vous laisserai tranquille. » murmure-t-il enfin, ne s’étant pas même aperçu, que son pouce traçait un sillage sur la ligne de sa mâchoire, le rugosité de son pouce contrastant avec le velouté de sa peau.

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PETIT PLUS : Née à Edimbourg d'un père écossais et d'une mère américaine, élevée à San Diego, en Californie. Débarquée depuis peu au pays des kangourous ≈ Grande, athlétique, son corps mince a été sculpté par des années de formation puis de service dans l’armée de l’air américaine ≈ Maman célibataire d'une petite fille de 4 ans, Nora ≈ Polyglotte, capable de parler en 5 langues ≈ Excellente cavalière ≈ Déteste le thé, et sourit assez peu.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
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❖ Aloysius (FB) ❖ Izaac#2 ❖ Event#16
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MessageSujet: Re: (caitriona&aloysius) what we were supposed to be. [FB]   Dim 12 Nov - 18:32



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EXORDIUM.

2014 - ÉDIMBOURG, ÉCOSSE
Et nous voilà, tous les deux face à face dans la rue alors que le taxi s’éloigne pour trouver d’autres clients. Ma main toujours dans la sienne, je le regarde attentivement, alors que son regard se fait fuyant. Comme s’il n’osait plus lever les yeux sur moi. Il ne dit toujours rien, muré dans son silence. Et je parle pas non plus, profitant du calme qui nous entoure, et des jeux de regards. Il semble décidé à m’accompagner le plus loin possible, et je ne vais certainement pas m’en plaindre. Sa présence a quelque chose de rassurant, et je compte profiter de sa compagnie autant que possible. Alors qu’il me tient la lourde porte en verre de l’entrée, j’entends le concierge qui nous interpelle, tout en reposant son journal sur le comptoir vernis.
« Bonsoir messieurs dames »
Alors qu’Aloysius ne lui accorde qu’une demi-seconde d’attention, je remarque le regard du jeune homme, qui affiche un air étonné. Je suis arrivée à l’hôtel il y a un peu plus d’une semaine maintenant, et c’est toujours lui qui nous accueille en soirée. D’ordinaire, quand je rentre, je suis seule, ou à la limite accompagnée d’une de mes amies. Alors me voir main de la main avec un homme a l’air d’énormément l’intriguer. Je suis Aloysius dans un ascenseur, et c’est seulement à cet instant qu’il décide de rompre le silence.
« Quel étage ? »
« Au 3e… »
Il appuie sur un bouton, avant de s’enfermer à nouveau dans son mutisme. J’en viens à me demander si j’ai fais quelque chose de mal, quelque chose qui l’aurait mis mal à l’aise. Mais j’ai beau chercher, je ne vois pas. Je regarde défiler les chiffres lumineux au dessus de la porte métallique de l’ascenseur, la tension dans l’air se faisant de plus en plus importante. Le pire, c’est que je ne sais pas si cela vient de moi, ou bien de lui. Au final, peut être bien de nous deux…  Je me rends compte que les effets de l’alcool ont bien diminué depuis ma petite sieste dans le taxi, à moins que ce soit dans ma tête. Dans tous les cas, j’ai l’impression d’être plus lucide. Quand il s’immobilise enfin, nous sortons d’un même élan, et je l’entraîne à ma suite au bout du couloir, à une dizaine de mètres. Devant la porte de ma chambre, je sens une légère pression sur ma main, qui disparait à peine une seconde plus tard. Cherchant dans ma poche, j’en sors la clé, l’insère dans la serrure, et tourne. Un déclic se fait entendre, et je récupère la clé, qui retourne à sa place, dans mon manteau.
« Alors … Voilà. »
Je relève les yeux vers Aloysius quand j’entends sa voix. Ne sachant pas quoi lui répondre, je l’observe, immobile, un peu étonnée de le voir qui lève une main pour venir frôler mon bras. Ses doigts remontent jusqu’à arriver à ma cou. Et à l’instant même où sa peau touche la mienne, un délicieux frisson parcourt tout mon corps. À cet instant, l’espèce de mur qui semblait dressé entre nous se fissure. Et quand il effleure ma joue doucement, comme s’il hésitait, ce mur se brise pour de bon. Je cherche son regard, mais il semble l’éviter à tout prix. Je sens les battements de mon coeur accélérer alors que ses yeux s’arrêtent sur ma bouche, qu’il détaille longuement. Quand il relève enfin légèrement la tête, osant enfin plonger son regard dans le mien, je vois l’éclat de désir dans ses yeux, lueur intense qui je suis sûre trouve sa jumelle dans mes yeux à moi. Troublée bien plus que je ne l’aurais pensé possible, je déglutis.
« Tout va bien n’est-ce pas ? Dites-moi que vous n’aurez plus peur des hommes comme lui … Et je partirai. Je vous laisserai tranquille. »
Un murmure. Un simple chuchotement, alors que son pouce suit le contour de ma mâchoire, lentement. J’avoue que les évènements récents m’ont affectée, plus que je ne l’aurais cru. Et même si la réaction d’Aloysius m’a terrifiée, rien qu’une seconde. Terreur qui semble bien loin, désormais… Je finis par lui répondre, en un souffle.
« Oui, tout va bien. »
Je m’apprête à continuer, mais je vois son visage qui se ferme. Sa main retombe, et il commence à se détourner, alors que je l’arrête en lui saisissant le bras. Je croise son regard surpris. Il ne devait pas s’attendre à ça, en vérité. Soudainement prise de vertige, je n’arrive plus à détacher mes yeux des siens que pour caresser à mon tour ses lèvres du regard, juste un instant. Le temps d’une seconde interminable… Cette fois-ci, c’est à mon tour de jouer de mes doigts. À mon tour de frôler ses bras, d’effleurer sa nuque, ses épaules. Mes mains glissent sur son corps, s’arrêtent sur son torse.
« Mais… »
Presque inconsciemment, je me rapproche un peu plus, comblant l’espace qui nous séparait. Mon visage désormais à un souffle de celui d’Aloysius, j’ose à peine respirer, comme hypnotisée par la nuance de bleu de ses yeux. Irrésistiblement… Attirée, comme un papillon par une flamme. Mon regard glisse à nouveau sur ses lèvres, mes mains viennent encadrer son visage. Le sang battant à mes tempes, j’oublie un instant le fait qu’il pourrait très bien me repousser, et faire demi-tour, me laissant seule dans le couloir, comme une idiote, et je me lance. Quand mes lèvres se posent sur les siennes, doucement, timidement, je sens la tête me tourner à nouveau. Je frissonne, alors que ma bouche glisse sur la sienne, chaude, douce, délicieux contraste avec le rugueux de sa barbe. Je finis par écarter mon visage du sien, fuyant son regard, du moins au début, terrifiée à l’idée de ce que je pourrais y lire. Hésitante, tremblante, je laisse retomber mes mains, qui glissent sur ses épaules, ses bras, avant d’effleurer ses doigts. Prenant une profonde inspiration, je relève la tête pour affronter son regard, ainsi que toutes les émotions que je pourrais apercevoir.
« Et si je ne voulais pas que tu me laisse tranquille? »




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STATUT : chasseur essoufflé de silhouettes anonymes. aghna ... aghna ... elle est partout. ombre évanouie qu'il cherche dans toutes les femmes qu'il se donne l'illusion d'aimer. aucune pour lui faire oublier le souvenir d’une épouse perdue. aghna est partout, ici, là, gravée dans son cœur rongé par l'amertume des jours solitaires.
MÉTIER : inspecteur pour la police criminelle. spécialiste des tempéraments sordides et des chairs putréfiées par l'horreur.
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MessageSujet: Re: (caitriona&aloysius) what we were supposed to be. [FB]   Mer 15 Nov - 13:08



edinburgh, scotland, 2014.
Tout semble avancer au ralenti. Ou alors prend-t-il la mesure de l’instant dans sa tête, pour l’ancrer dans toute cette réalité qui lui échappe parfois, et dont il oublie souvent les codes au profit de l’ivresse illusoire de nuits solitaires. Sa main dans la sienne, son pouce se perd dans un sillage délicat sur le mont qui enjoint le pouce au poignet. Aloysius a cette incertitude étrange qui lui donne l’impression qu’il est de nouveau ce gamin plein d’inexpérience devant sa première fille. Il la regarde, imagine tout ce qu’il aimerait faire, demeure mutique pourtant, comme paralysé par la peur sourde de ne pas y arriver. Le sentiment est d’une violence unique, le laisse mutique alors qu’ils gravissent les étages jusqu’au seuil de sa chambre. Il pense, beaucoup trop. Pendant un temps il ne sait plus ce qu’il veut : s’il souhaite partir, là, tout de suite, ou rester au contraire. S’agripper à ce qu’elle pourrait furtivement lui offrir, lui donner, pour avoir l’impression d’exister encore un peu en tant qu’homme. Sans s’en rendre compte, de sa main vacante qui pend le long de son corps, son pouce cherche l’annulaire. Celui où il portait son alliance, autrefois. Cette alliance qu’il a dû se résoudre d’enlever, non pas parce que la porter n’a plus aucun sens désormais, plutôt parce qu’il a perdu tellement de poids en un an qu’elle ne lui va plus. Plusieurs fois elle a failli glisser de son doigt par inadvertance. Alors il l’a simplement retirée, la dissimulant dans un recoin qu’il est le seul à connaître. La boîte de Pandore de tous les trésors perdus. La forteresse cachée des illusions déçues.

Sa main tremble peut-être un peu le long de la sienne. Il mise sur son état de choc pour se rassurer : elle ne se rendra sans doute pas compte de ce qui le taraude. Son orgueil masculin se refuse à admettre qu’il n’a plus cette assurance qu’il arbore au quotidien dès lors qu’il se retrouve plongé dans l’intimité d’une chambre. D’une femme aussi. Farquharson contemple sans mot dire le numéro de la chambre, sait qu’il retiendra cette image-là plus qu’une autre. Après la mort d’Aghna il n’a flirté qu’avec une seule femme de sa connaissance, plus par désespoir que par réelle envie. Il n’a pas réussi à aller jusqu’au bout alors, l’a simplement rejetée de la plus cruelle des façons tant l’image qu’elle lui renvoyait de lui-même le révulsait de honte. Il s’est haï ensuite, d’être si prompt à vouloir remplacer l’image de celle qui avait su se graver en son corps, en son âme aussi. Il était si en colère alors. Une colère sourde au point de vouloir regarder pourrir toutes les beautés qui cherchaient à graviter autour de lui. Il n’a plus cherché à réitérer l’expérience. S’est claquemuré dans son chagrin et sa culpabilité jusqu’à se laisser dévorer par eux. Mais ce soir-là il éprouve un calme étrange. Une tension dans ses membres, dans ses nerfs, certes, mais il n’a plus cette colère destructrice tournée vers la gent féminine. Comme s’il avait voulu toutes les punir, autrefois, au nom d’Aghna qui l’avait abandonné. Plus il observe Caitriona, plus elle le happe. Elle dégage une douceur qui l’apaise. Une sorte de fragilité dissimulée derrière un tempérament impérieux qui l’inspire. Outre la ressemblance qu’il lui trouve avec celle qui fera toujours partie de lui, il y a quelque chose qu’elle a que les autres n’avaient pas, et qui lui donne l’envie muette de rester à ses côtés, encore un peu, juste assez pour goûter de nouveau à la tiédeur d’une femme. Il amorce le dialogue alors, trouve pour toute réponse dans ses yeux une surprise qu’il feint d’ignorer. Aloysius rêve de se donner mentalement une bonne raclée tant il se sent idiot, et maladroit. Puis il décide de simplement faire taire toutes les voix qui grondent dans sa tête, de faire un geste, un seul.

Ses yeux légèrement fatigués se mettent à parcourir les traits de son visage. Dévalent le long des joues, de l’arête du nez, se repaissent de la pulpe de ses lèvres enfin qu’il s’imagine un instant caresser. Son souffle s’altère, le revers de ses doigts s’enhardit en découvrant le velouté de sa joue. Il oublie presque tout de suite ce qu’il vient de lui dire, se heurte enfin à sa réponse qui sonne abrupte à son oreille, le rappelle à l’ordre. Ses pupilles s’agrandissent légèrement sous la surprise : il se rend tout à coup compte de ce dont il a envie. Une envie absurde de salopard. A quel moment a-t-il pu se dire qu’elle souhaiterait qu’il reste avec elle, alors même qu’elle venait de vivre un choc avec cet enfoiré de Ferguson ? Sa main retombe. Il se redresse, retrouve de sa contenance. Furtivement il murmure un : « Bien. », résolu à partir, mais se voit retenu par ses mains qui s’agrippent ici et là autour de ses bras. Légèrement décontenancé, Aloysius lui fait face de toute sa hauteur pendant un instant, semble ne pas réagir. Seul son regard la tance, l’interroge, se demande. Il détaille le sillage de ses mains, sent son corps réagir aux moindres pressions qu’elle y exerce. Merde. Il est foutu. Son visage se rapproche du sien, il peut distinguer entre ses cils toutes les nuances bleutées de ses yeux clairs. Son souffle à l’orée de sa bouche, c’est presque une douleur sous-tendue qui le traverse de part en part : il lutte entre l’envie puissante qui le taraude et les peurs qui se chamaillent dans son esprit. Ses lèvres se posent enfin, caresse timide et délicate à laquelle il semble ne pas réagir. Ses paupières s’abaissent, son cœur balbutie de goûter pour la première fois depuis longtemps à des émotions qu’il pense avoir oublié. D’instinct il lui répond alors, ses lèvres se modèlent contre les siennes, en apprécient tout juste la saveur que déjà elle se recule, et qu’il la regrette déjà. Il bride l’élan qui le taraude, par soucis de ne pas la brusquer, mais voit dans son geste et dans sa phrase une invitation à la rejoindre.

Il ne dit rien, détaille sa silhouette du regard pendant une seconde fragile. Même incertaine, même pantelante, il la trouve éminemment désirable. Et Aloysius, faible qu’il a décidé d’être, fait taire toutes les voix qui le retiennent pour ne se concentrer que sur elle et le fil ténu qui le mène vers son visage. D’un pas il s’avance, une main se déployant délicatement aux abords de sa joue pendant que l’autre se glisse dans la courbure de ses reins, y exerçant une pression suffisante pour rapprocher son corps du sien. Avec prudence au début, renouant avec d’anciens mécanismes, ses lèvres viennent s’accaparer les siennes, s’enhardissent au fil des secondes à mesure que le désir de la posséder davantage vient gronder dans son ventre, dans ses reins, dans tout son corps qui décide de se mouvoir pour rejoindre des territoires plus intimes que ce couloir. Sa paume se plaque contre la porte, la pousse, il l’entraîne dans son sillage à l’intérieur, referme derrière lui. Le silence de la pièce se voit perturbé par le bruit d’un froissement de tissus : méticuleux, il vient de glisser ses doigts autour des pans de la veste qu’elle porte pour la laisser retomber sur le sol. Son souffle quant à lui, cherche toujours la chaleur du sien. Il la veut, il le sait. Il a peur de vouloir aller trop vite, de tout gâcher. Alors il bride chacun de ses désirs, se concentre sur elle, guette ses réactions. Mais à côté de cela il ne peut libérer ses lèvres, les humectant, les mordillant presque, goûtant avec langueur à l’humidité de sa langue avec cette douceur contrastant avec les raideurs de son corps bien fait, mais asséché par des mois d’un deuil sans fin. Aloysius délaisse ses lèvres, la rugosité de sa barbe s’aventure, frotte contre le velouté de sa peau blanche. Il embrasse sa joue, suit la ligne de la mâchoire, poursuit sa course dans la courbure de la nuque où la peau y est si fine. Il s’abreuve de son parfum, impose à son épiderme des morsures délicates. Il continue sur le haut de l’épaule, quand en même temps, ses doigts masquent ses maladresses en cherchant à faire descendre la fermeture éclair de sa robe. Peau contre peau, il n’y a que ce dessein-à qui le fascine à présent, et dans les bras de Caitriona il se perd, modelant ses soupires aux siens, humectant/s’appropriant toutes les parcelles de peau qu’elle veut bien lui offrir. Il oublie qui il est. Ce qu’elle représente. Il ne voit que ce qu’ils sont, là, quelque part, dans l‘obscurité tapie de la chambre.


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MessageSujet: Re: (caitriona&aloysius) what we were supposed to be. [FB]   Jeu 16 Nov - 22:50



What we were supposed to be
EXORDIUM.

2014 - ÉDIMBOURG, ÉCOSSE
Muré dans son silence, je sens son regard sur mon corps, le temps d’une seconde incroyablement longue. Je vois dans ses yeux aux pupilles dilatées cet éclat intense de désir, qui ne fait que me faire frissonner davantage. Tout son corps semble tendu comme un arc, alors que je l’observe, également immobile, en me demandant si je n’ai pas fait une erreur en poussant aussi loin notre proximité. Un instant seulement de doutes douloureux, avant qu’il ne s’avance d’un pas, comblant à son tour l’espace qui nous séparait. Une de ses mains vient frôler la peau de ma joue, alors que l’autre enlace ma taille, ses doigts posés au creux de ses reins, m’attirant contre lui. Corps contre corps, il se penche légèrement pour prendre possession de ma bouche, que je lui abandonne bien volontiers. Contre ses lèvres, je soupire doucement, soulagée de voir que je ne me suis pas trompée, et que finalement je l’attire au moins autant qu’il m’attire. Son baiser se fait plus passionné, et j’y réponds sans retenue, complètement grisée par ce désir qu’il m’inspire. J’entends dans mon dos la porte qui s’entrouvre, puis qui se claque derrière nous, alors que nous nous retrouvons dans la pénombre silencieuse de ma chambre. La seule source de lumière est le clair de lune, passant sous les lourds rideaux recouvrant les baies vitrées. Ses mains se déplacent, venant glisser sous mon manteau, afin de m’en débarrasser. Ce dernier va s’échouer au sol, alors que ma bouche trouve la sienne à nouveau. Il approfondit ce baiser, alors que mes mains parcourent son corps, lentement. Quand il s’écarte légèrement, je tente de retrouver mon souffle, haletante. Mais il ne me laisse aucun répit, sa bouche laissant comme un sillon de feu sur sa joue, le long de ma mâchoire, au creux de mon cou. Inconsciemment, je me cambre légèrement, collant mon corps au sien, cherchant son regard. Je sens la morsure de ses dents sur ma peau, alors que ses doigts, dans mon dos, cherchent à faire glisser la fermeture de ma robe. Et finissent par y parvenir. Le contact de sa peau sur la mienne m’électrise. Je me jette presque sur lui, le faisant reculer de quelques pas, alors que je lui enlève à mon tour son manteau. Son dos rencontre le mur, et je l’observe un instant, frémissante, une main à plat sur sa poitrine. Le regard plongé dans le sien, je me débarrasse de ma robe d’un simple mouvement d’épaule, robe qui glisse jusqu’au sol avec un bruissement délicat. Immédiatement, son regard change à nouveau et m’embrase toute entière. Je remercie mentalement mes amies pour m’avoir obligée à porter cette tenue… Et les dessous qui vont avec. Je me rapproche doucement d’Aloysius, appréciant les légers tremblements qui l’agitent. Enlaçant sa taille, je sors habilement sa chemise de son pantalon, glissant mes mains sur la peau chaude de son dos. Sentant son souffle sur ma joue, je plaque un baiser sur sa gorge, là où je peux sentir les pulsations de son coeur, rapides. Puis je remonte jusqu’à ses lèvres, que je caresse des miennes, juste un instant. Puis je m’écarte légèrement, et romps le contact visuel, mes doigts remontant jusqu’au premier bouton de sa chemise, alors que ses mains effleurent mes courbes. Et mon regard plongé dans le sien, je commence à détacher le vêtement, toujours plus lentement, sans ciller. À chaque bouton, j’écarte les pans du vêtement tout en laissant mes doigts effleurer sa peau chaude. Sous mes mains, je vois sa poitrine se soulever rapidement, comme s’il venait de courir un sprint. Et je suis dans le même état. Quand j’arrive au dernier bouton, je glisse mes mains sur son corps, son abdomen, ses pectoraux, jusqu’à faire glisser la chemise de ses épaules. Un instant plus tard, ce court moment de calme s’estompe, et ma bouche trouve à nouveau la sienne, avide, exigeante. Mes doigts viennent frôler sa nuque, alors que je titille sa lèvre inférieure du bout des dents, doucement. Je lâche un gémissement de douleur et surtout de surprise quand je me retrouve à mon tour plaquée contre le mur, ne touchant plus le sol, les jambes enroulées autour de la taille de l’écossais. Et face à l’hésitation d’Aloysius qui suspend ses gestes en entendant ce son, je m’immobilise, les bras noués autour de son cou, le surplombant de quelques petits centimètres. Je sens son souffle chaud sur ma gorge, le long de ma mâchoire, je sens les battements affolés de mon coeur qui tambourine dans ma poitrine.
« Juste une seconde… Rien qu’une. »
Je prends une inspiration profonde, alors qu’il se penche, l’air amusé, venant embrasser le creux de ma gorge, remontant peu à peu, enflammant ma peau de ses effleurements. Je le veux, je le sais et lui aussi. Je soupire, m’accrochant désespérément à lui, sentent la chaleur au creux de mes reins enfler au fur et à mesure que ma peau caresse la sienne, et inversement. Je le sens frissonner contre moi, les réactions de son corps semblant en parfaite symbiose avec celles du mien. Prise de vertige, je resserre la prise de mes jambes sur ses hanches, avant de venir mordiller à mon tour ses épaules, la ligne de sa mâchoire, puis à nouveau ses lèvres.



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MessageSujet: Re: (caitriona&aloysius) what we were supposed to be. [FB]   Mar 21 Nov - 19:08





edinburgh, scotland, 2014.   
Les pensées se tapissent, sa conscience se perd. Aloysius bride les idées parasitaires qui le taraudent pour n’écouter que les appels de son corps. Il ne peut oublier cependant le voile qui la recouvre. Cette ressemblance qui l’a attiré tout de suite, le happant de la façon la plus puissante qui soit. Il sait qu’elle n’est pas elle, qu’elle ne le sera jamais d’ailleurs. L’homme pourchasse derrière ses traits celle qu’il regrette. Il est fou de courir après cette image perdue. Fou à lier. Mais pour la première fois depuis longtemps il ne peut s’en empêcher, a besoin de ce souffle salutaire pour se sentir exister. La honte le regarde, le fustige : il ne devrait pas succomber à l’appel de ses envies ainsi. Il ne devrait pas feindre des émotions qu’il n’a éprouvé jusqu’alors que pour une autre. Il la regarde, il la caresse, il espère étreindre quelque chose. Quoi ? Il ne sait pas. Il se heurte à sa bouche avide, goûte à la sienne avec la même ferveur. La texture, la saveur de ses lèvres ne sont plus les mêmes que celles qu’il a connu. Il s’aperçoit alors qu’il est des détails qui deviennent de plus en plus flous dans sa mémoire. Il s’agrippe, malmène avec la pulpe de ses doigts le velouté de sa peau qui se dévoile, lentement. Les battements de son cœur se font plus puissants contre sa cage thoracique. Il cogne, s’époumone, trouve rapidement un rythme frénétique qui répand une vague de chaleur diffuse dans tout son corps. De bien-être, un soupire lui échappe. Ses muscles, constamment raidis par les tensions qui le malmènent, se détendent. Une sorte de râle de mécontentement lui échappe lorsqu’elle s’évade, juste assez, juste un peu.

De son regard voilé de désir, il la tance, la déshabille. Une lueur perverse vacille dans ses yeux, frôlant l’espièglerie alors qu’elle s’emploie à lui ôter sa chemise. Ses doigts parcourent sa peau nue, imposent sur elle des frissons délicat. Il ne la touche pas, la laisse faire. Aloysius, avec une patience calculée,  consent à ce qu’elle mène la danse. Au moins pour l’instant. Ses prunelles la suivent, la guettent. Les muscles de son ventre se contractent lorsque ses doigts frais viennent lui imposer leurs caresses. La puissance de son désir fait une embardée, subit la lenteur avec laquelle elle le déshabille, comme si elle cherchait à le faire languir. Vile et cruelle, il ne se fait pourtant pas prier, lorsque derechef sa bouche vient quérir la sienne. Sur une impulsion il s’impose : ses mains se plaquent sur ses hanches, la soulèvent avec facilité. Ses doigts glissent sous ses cuisses, lui assurent une prise fiable autour de sa taille. Il laisse son dos reposer sur le mur juste derrière eux, revient s’abreuver de son parfum au creux de sa nuque. Son cou se tord, sa bouche recherchant de nouveau la sienne avant de s’aventurer à la naissance de sa gorge, redescendant peu à peu vers les courbes féminines camouflée derrière son soutien-gorge qu’il trouve tout à coup totalement superflu. Il a pour dessein de le lui enlever, amorce un geste derrière son dos pour défaire l’agrafe. Mais c’est l’instant qu’elle choisit pour le tempérer, lui imposant une seconde, une seule, d’un répit qui le laisse pantois et incertain.

Sur le coup l’envie brutale qu’il a d’elle rugit. L’idée de la prendre, là, contre ce mur, lui traverse l’esprit. Juste avant l’image de Ferguson, furtive et illusoire. Il se souvient du choc qu’elle a vécu, de cette menace qu’il ne souhaite pas devenir pour elle. Lorsqu’elle lui demande une seconde de répit il s’interrompt alors, ne dit rien, demeure mutique. Il cesse de l’embrasser, laisse son souffle à l’orée du sien, paupières à moitié closes. Aloysius respire lentement, savoure, prend lui aussi la mesure d’un temps de flottement. Il tremble un peu, brise tous les désirs qui le taraudent pour ne pas la brusquer. Avec lenteur il décolle son dos du mur, recule, la transporte jusqu’à pouvoir s’asseoir sur le rebord du lit. Son visage en contrebas du sien, il la laisse demeurer au-dessus de lui, agrippe sa cuisse droite d’une main quand l’autre remonte le long de la courbure de ses reins, le long de la colonne vertébrale. Dans son sillage sans fin il rencontre l’attache fortuite qu’il dégrafe, continue sa course jusqu’au bas de sa nuque.  Il revient quémander ses lèvres, lentement, jouant de son souffle alors que ses doigts ne peuvent s’empêcher de s’imposer sur sa peau. D’un geste il fait glisser son soutient gorge, devient spectateur éperdu d’une féminité inconnue. La main sur sa cuisse, happée par les monts de chair dévoilés, glisse à plat le long de son ventre. Sa paume vient prendre en poupe l’un de ses seins, y exerce des pressions infimes au début, puis plus appuyées. L’autre délaissé, c’est sa bouche qui le rejoint, soufflant sur sa peau nue, embrassant chaque parcelle de chair jusqu’à ce que sa langue découvre la texture de son téton qu’il sent durcir contre ses lèvres.  Ainsi il s’impose, son autre main calée dans son dos au cas où elle déciderait de s’enfuir. Il s’impose, honore, savoure sans honte les seins dont les pointes sont bientôt aussi dures que deux perles veloutées. Et contre sa peau, Aloysius soupire, des sensations que cela lui impose, de tout ce qu’il a envie de lui faire, là, maintenant, tout en sachant qu’il ne doit pas la brusquer. Il prend son temps, éprouve un plaisir non feint à la torturer.


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