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 Come break me down | Aloysius & Arya

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ÂGE : 33 ans mais il ne vaut mieux pas l'ébruiter.
SURNOM : Son prénom est déjà bien assez court pour ça. Cependant, si certains souhaitent trouver quelque chose, qu'ils tentent leur chance.
STATUT : Célibataire aux passions déchaînées et à la curiosité insatiable.
MÉTIER : Avocate pour une grande multinationale.
LOGEMENT : #17 Pine Rivers (loft)

POSTS : 45 POINTS : 75

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS : Aloysius - Valentin - Raven - Dean
AVATAR : Amber Heard
CRÉDITS : (c)tearsflight (c)hunts
DC : Nop.
INSCRIT LE : 28/09/2017

MessageSujet: Come break me down | Aloysius & Arya   Mer 25 Oct - 13:23




Come break me down.
Bury me, bury me.
Puisque insoluble est la réponse et puisque déjà me manque l'air.


Par cette journée d’octobre, il pleuvait des cordes à Brisbane et la température n’excédait pas les 17 degrés. Autant dire que la jolie blonde aurait préféré rester couchée. Cela faisait des jours qu’un procès pour corruption, au sein de son entreprise, faisait rage dans les tabloïdes. Autant dire, de la mauvaise pub pour BHP et, par conséquent, une odeur de roussi pour son poste. Elle tenait bien trop à sa place pour laisser de telles rumeurs faire leur petit bout de chemin. Qu’importe si c’était avéré ou non, elle était payée pour défendre les intérêts de la société minière et non pour avoir des états d’âme. Ce procès lui prenait un temps fou, en plus des contrats qu’il fallait approuver et des dossiers qu’elle devait gérer. Ses heures de sommeil en prenaient donc un sacré coup et elle commençait à avoir des difficultés pour se dégager un créneau dédié au sport. Le manque se faisait peu à peu sentir et le sang dans ses veines la faisait bouillir. Véritable addiction, le sportoolisme dont elle était victime lui jouait parfois des tours.

C’est ainsi que la demoiselle bu son premier café de la matinée, tout en enfilant sa robe et ses escarpins. Elle attrapa ses dossiers ainsi que son téléphone et sortit en trombe de son loft pour rejoindre sa voiture. « Clara, c’est moi. Je file au tribunal pour l’affaire Irons, peux-tu préparer le dossier de Nigel & Corps pour la réunion de 13h s’il te plait. Je te retrouve plus tard au bureau. » Elle raccrocha rapidement sans ajouter quoique ce soit. L’avocate était un peu pressée aujourd’hui et il lui aurait fallu des journées de 48h pour réussir à faire tout ce qui se trouvait dans son agenda. Heureusement que sa secrétaire était là pour l’aider. Sans elle, tout serait beaucoup plus compliqué. La jeune femme posa ses affaires sur le siège passager et fit démarrer son moteur, direction le tribunal.

Arrivée sur les lieux, l’américaine gara rapidement son véhicule avant de se diriger vers l’entrée du grand bâtiment. Elle s’arrêta au petit vendeur de boissons chaudes qui se trouvait juste à côté et lui pris un grand café corsé. Portant le liquide à ses lèvres, elle s’engouffra derrière les portes vitrées. Elle déposa ses affaires dans les caissettes ainsi que son café et passa dans les portiques de sécurité. « Salut Harry. Ton fils va mieux ? » Elle gratifia l’agent de sécurité d’un sourire tout en récupérant ses dossiers et son précieux breuvage. « Oui oui, on lui retire son plâtre la semaine prochaine. » D’un hochement de tête, elle acquiesça à cette bonne nouvelle, déposa son parapluie dans l’emplacement prévu à cet effet et fila rapidement vers le bureau du procureur. La voix du vigile retentit alors dans le hall. « Tu devrais peut-être freiner sur la caféine. A ce rythme, tu finiras par nous faire un arrêt. » La jeune femme leva sa main vers le ciel, tout en accélérant l’allure. Harry avait surement raison mais elle n’avait pas de temps à perdre et, sans ses cafés, sa vie lui paraîtrait bien morose.

Ses talons résonnèrent légèrement dans le couloir encore vide des locaux. Il était encore trop tôt pour qu’il y ait foule dans le bâtiment. Reprenant une gorgée bouillante de caféine, elle bifurqua sur la droite et se dirigea d’un pas actif vers le bureau du procureur. Au moment même où elle apercevait la porte de ce dernier, une silhouette apparue dans son champ de vision. Ses yeux d’un bleu azur se posèrent alors sur l’homme qui se tenait au bout du couloir. Son sang ne fit alors qu’un tour et elle sentit cette horrible sensation aussi dérangeante que délicieuse, lui parcourir le corps.  

Elle ne savait pas pourquoi et elle n’avait jamais pu se l’expliquer. Il était différent, assez tout du moins, pour la troubler jusque dans sa chair. C’était un homme étrange au regard si froid, qu’il ne la laissait pas indifférente. Elle connaissait son nom, Farquharson, car elle avait déjà eu écho de plusieurs de ses affaires. Un traqueur d’âmes oubliées et souillées par la noirceur du monde. C’était surement pour ça qu’il régnait autour de lui, une sorte d’aura macabre qui la fascinait et la terrifiait à la fois. Cet homme était une énigme qu’elle ne parvenait pas à résoudre. Il était cette ombre ineffaçable.  

La jolie blonde détourna son regard de la silhouette qui se tenait au bout du couloir. Tel un animal pris dans les phares d’une voiture, elle chercha une échappatoire. Sa main délicate s’arrêta sur la poignée de porte qui se trouvait à sa droite et elle s’engouffra dans l’embrasure de la pièce. Une fois à l’intérieur, elle constata qu’elle se trouvait seule. Arya s’adossa alors contre le mur et poussa un soupir de soulagement. Cette situation commençait à devenir réellement invivable et le pire, c’est qu’elle n’arrivait pas à mettre des mots clairs sur cette situation. « Bordel Arya, reprend toi, tu ne le connais même pas. » Sa voix brisa le silence qui régnait dans la salle. Doux murmure destiné à sa propre personne, elle tenta vainement de se motiver. C’était la première fois qu’un homme lui donnait une telle impression… Et elle se sentait faible et stupide, telle une gosse de 14 ans devant l’idole du collège. Cette sensation de perdre le contrôle, la mettait hors d’elle et la sortait de son confort habituel. D’ordinaire toujours très droite et parfaite en toutes circonstances, la voilà apeurer par un pauvre type qui court après des dingues. Décidément, elle était peut-être aussi dérangée que ces psychopathes.


black pumpkin


love the way it hurts
On est les enfants oubliés de l’histoire mes amis. On n’a pas de but ni de vraie place. On n’a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression c’est nos vies.
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ÂGE : trente-neuf années.
SURNOM : vous seriez bien mal avisé de tenter de l'en gratifier d'un seul. il les a en horreur. un "al'" intempestif se glisse parfois dans les interpellations dont on l'assiège. il finira bien par s'y faire, ou les obliger à se taire.
STATUT : chasseur essoufflé de silhouettes anonymes. aghna ... aghna ... elle est partout. ombre évanouie qu'il cherche dans toutes les femmes qu'il se donne l'illusion d'aimer. aucune pour lui faire oublier le souvenir d’une épouse perdue. aghna est partout, ici, là, gravée dans son cœur rongé par l'amertume des jours solitaires.
MÉTIER : inspecteur pour la police criminelle. spécialiste des tempéraments sordides et des chairs putréfiées par l'horreur.
LOGEMENT : #96 fortitude valley.

POSTS : 361 POINTS : 300

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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CRÉDITS : astra (signature) coclico (avatar)
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http://www.30yearsstillyoung.com/t17121-aloysius-imagine-walking-away http://www.30yearsstillyoung.com/t17155-aloysius-darkness-has-a-taste

MessageSujet: Re: Come break me down | Aloysius & Arya   Mar 31 Oct - 17:48



arya & aloysius
La migraine pulse à ses tempes, lui donne l’impression que son cerveau est trop à l’étroit dans la boîte crânienne, qu’il va finir par éclater, à un moment donné. Réminiscence de la soirée qu’il a passé à picoler, tout seul, fou qu’il est. Toute la nuit il a voulu courir, après les silhouettes qui lui donnent parfois envie de s’enfuir. Solitude amère, éreintante. Il n’a pas assez dormi, mais il lui semble que ces quelques heures passées inconscient étaient déjà trop nombreuses. Toutes autant qu’elles sont elles peuplent ses rêves : sa mère d’abord, au visage blafard et aux traits affadis par la maladie. Il n’a jamais pu oublier ce dernier sourire qu’elle lui rendit. Une femme enfant figée dans une carapace d’adulescente, qui s’éternise à rêver, encore et encore, d’un avenir déjà brisé. Les chevelures ondoyantes de celles qu’il a su aimer, si ce n’est avec son âme, au moins avec son corps. Et puis, toujours la même silhouette vient lui rendre visite lorsqu’il est au bord du réveil. Il voudrait murmurer son prénom une dernière fois sans avoir l’impression qu’il se grave dans sa chair, et la fait saigner. Il voudrait pouvoir refermer ses doigts autour de son évanescente silhouette, la capturer, encore et encore, l’emprisonner auprès de lui pour qu’elle ne puisse plus s’enfuir. Mais chaque fois la sylphide lui échappe, cruelle qu’elle est, et lui, pauvre soldat égaré, il se donne aux noirceurs de sa nature, embrasse chaque jour davantage des excès qui le rongent, assèchent sa silhouette, dévitalisent les lueurs qui faisaient autrefois de lui un homme entier.

La migraine pulse à ses tempes.  Ses paupières balbutient avec lenteur, luttent contre la lumière du jour. Il ne sait même plus à quel moment il en est arrivé à la conclusion qu’il devait se lever, se doucher, s’habiller, repartir. Le corps en pilotage automatique, il n’a rien avalé depuis la veille, et son estomac gronde au creux de son ventre. Mais il n’a pas faim de matière, non. Il voudrait fumer, retourner dans l’espace calfeutré de son appartement, et se noyer dans ses propres aigreurs. Son humeur est massacrante, tout le monde l’a remarqué. Personne n’a osé lui dire quoique ce soit sur son teint livide : depuis deux ans qu’il est à Brisbane, ils ont fini par comprendre, tous autant qu’ils sont, qu’il est inutile de l’interroger quand il n’est pas d’humeur à consentir. Alors ils se taisent, font profil bas. Certains trouvent son attitude scandaleuse, mais gardent leur opinion pour eux. S’il n’était pas si efficace et intraitable, sans doute aurait-il été renvoyé depuis longtemps. Mais voilà, contre toute attente, Farquharson était bon dans ce qu’il faisait. Assez en tout cas pour que ses excès soient gommés, oubliés par ses supérieurs. Le jour où il y aurait bavure, sans doutes se rendraient-ils compte de l’erreur qu’ils avaient commise. Mais en attendant, ils pouvaient toucher du bois.

« Le quoi ? articule bon an mal an Aloysius en décrochant le combiné du téléphone, se massant en même temps les paupières avec deux doigts.
- Le rendez-vous au tribunal, pour le mandat que vous avez demandé. Un silence pour toute réponse, la femme pince les lèvres dans l’attente d’une réaction quelconque. Réaction qui ne tarde pas à se montrer, sous la forme d’un dépit profond et passablement vulgaire.
- Et … Fahlb (merde) … lâcha-t-il de son accent écossais guttural, son corps basculant en arrière pour se coller sur le dossier de son siège. Quelle heure vous m’avez-dit ?
- Onze heure. Dans … Dix minutes en fait. Vous voulez que j’appelle pour prévenir que vous avez été retenu ? Hésitation au bout du fil. Cette petite est arrangeante : elle a bien compris qu’il n’a aucune envie d’aller faire des courbettes aux hautes instances. Mais il le faut pourtant. Il ne peut guère tordre le cou aux protocoles chaque fois que l’envie lui prend.
- Laissez, j’y vais. » Il raccrocha, sans ménagement. Se hissa sur ses jambes engourdies, enfila sa veste avec une lenteur compassée.

Vingt minutes plus tard, avec donc dix bonnes minutes de retard, il se présentait au tribunal pour un entretien placé sous le signe de l’argumentaire. Intraitable lorsqu’il avait une idée, il était pire qu’un chien de chasse autour d’un os : il ne lâchait jamais. Quoiqu’il en soit, il avait fini par le lui signer, son fichu mandat. Peut-être que l’enquête allait enfin pouvoir avancer un minimum à présent. Farquhrason sortit du bureau, fut raccompagné dans le couloir. Là l’homme le gratifia d’une bonne poignée de main, veillant en même temps à lui malaxer les phalanges pour lui prouver tout son respect. Respect dont il se serait bien passé, soit dit en passant. Quoiqu’il en soit, lorsqu’enfin l’homme retourna dans ses quartiers, Aloysius se retrouva planté au milieu du couloir. Avec toujours cette fichu migraine qui l’abrutissait. Cela scintillait même, ici et là. Signe qu’il avait vraiment abusé. Quoiqu’il en soit, alors qu’il s’apprêtait à repartir, il distingua au loin la silhouette débonnaire de l’un des juges : de ceux qu’il avait déjà croisés au fil de plusieurs enquêtes, et qui ne pouvait s’empêcher de lui tenir la jambe chaque fois qu’ils avaient le malheur de se croiser. Peu d’humeur à s’enliser dans des civilités inutiles, Farquharson jeta un regard sur sa droite, puis sa gauche en quête d’une échappatoire. Cette dernière prit la forme d’une porte ouverte au hasard dans laquelle il s’engouffra sans ménagement tête la première, son regard fuyant scrutant le sol. Tout ça pour se retrouver nez à nez avec une paire de talons féminins, auxquels s’ajoutaient de longues jambes fuselées, la lisière d’un tailleur, une courbure de reins tout à fait fascinante, un chemisier tout aussi captivant, une nuque d’une finesse absolue et oh … Un visage. Enfin. Il venait de vivre la remontée visuelle la plus longue, et surtout la plus intéressante de toute sa matinée.

« On s’connaît ? » lâcha-t-il finalement, un peu bêtement, en toisant la jeune femme entre ses cils. Son visage lui était vaguement familier. Et soit il perdait ses facultés visuelle, soit elle semblait littéralement paralysée par sa présence. Allons-bon, il n’était pas d’humeur à malmener les biches effarouchées. Il n’avait strictement rien fait qui plus est, à part reluquer furtivement son décolleté. Quoique c’était tout bonnement involontaire. Pas de sa faute si elle s’était planquée là, elle aussi. Mais pour éviter qui ?




"come break me down (@beerus)



his empty hands hanging palms forward at his sides, he stood at the window looking to the empty east. he did not look for dawn; east was only the way the window faced. -- thomas harris. the silence of the lambs.(@BEERUS)
silence of the lambs
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