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 a little chaos ▲ (joamirene)

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la lady passionnée
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ÂGE : 35 ans (13.09.1982)
SURNOM : Lady Irene, Iri
STATUT : Fiancée à Victor depuis deux ans ; son couple est fragilisé par les tensions depuis que le mariage a été repoussé. Et le feu du Dragon brûle toujours en elle...
MÉTIER : Directrice commerciale de la maison de vins Delaney, gestionnaire du domaine familial.
LOGEMENT : Une belle villa du côté de Bayside, n°50.

POSTS : 1313 POINTS : 330

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : aristocrate anglaise ✢ diplômée de Cambridge en Histoire de l'Art et en Littérature Anglaise (2005) ✢ parle couramment français et italien ✢ musicienne et chanteuse de talent, n'aime pas se produire en public ✢ marraine du petit Daniel Keynes ✢ investie dans des associations pour la culture, l'éducation, la santé et les actions humanitaires.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : [6/6] jackjoanne (3)jon (4)rosalynjoamirene (alt 2017) • jameson (2 / fb 2008)


JORENE ∆ i've been looking for you, baby, in every face that I've ever known and there is something 'bout the way you love me that finally feels like home, you're my light, you're my darkness you're the right kind of madness.


VIRENE ∆ when it comes to love, you’re an easy fight a flower in a gun, a bird in flight, it isn’t fair and it isn’t right to lead you on like it’s all alright. i played with your heart and I could treat you better but I’m not that smart.


JAMIRENE ∆ the only rule we need is never giving up the only faith we have is faith in us, we're the ones who start little fires yet they burn out, but when they're on the rise they can't help but shine


JOARENE ∆ the brightest colors fill my head a million dreams are keeping me awake i think of what the world could be a vision of the one i see a million dreams is all it's gonna take


IRESON ∆ can't let this moment end you set off a dream with me getting louder now can you hear it echoing? take my hand, will you share this with me?

RPs TERMINÉS : jamielisandrejonjon (2)jamie (2)joannejamie (3)victorjon (3)jameson (fb 2007)joanne (2)leena
PSEUDO : mou (manon)
AVATAR : michelle dockery
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INSCRIT LE : 11/05/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t9120-irene-knockin-on-heaven-s-door http://www.30yearsstillyoung.com/t9166-irene-and-the-crashes-are-heaven-for-a-sinner-like-me http://www.30yearsstillyoung.com/t10337-irene-delaney

MessageSujet: a little chaos ▲ (joamirene)   Lun 30 Oct 2017 - 2:06



« marry your best friend, they said.
it will be fun, they said
. »

« Jay, darling, tu es prêt ? La voiture passe nous prendre dans un quart d’heure ! » Retenant un soupir de justesse, Lady Irene Serena Keynes jeta cependant un regard appuyé à son mari. Elle détesterait être en retard : ce soir était un grand soir dans leur emploi du temps. Conférence exceptionnelle au British Museum, réunissant de nombreux professionnels de l’art, conservateurs de musées, artistes, professeurs, venus du monde entier pour présenter leurs travaux devant une audience composée de l’élite britannique. Et si la Reine n’honorerait pas l’assemblée de sa présence, un nombre non-négligeable de Lords et Ladies et de personnalités politiques et artistiques incontournables du Royaume feraient leur apparition. Évidemment, les Keynes ne pouvaient pas ne pas être là. Enfin, si Jamie avait eu son mot à dire, il ne serait probablement pas venu. Pas à cause du sujet de la Conférence, bien au contraire, mais à cause de tout ce qu’elle impliquait – et à ce jeu-là, Irene était bien plus douée et bien plus naturelle. Resplendir lors des galas, serrer des mains et faire la bise à des inconnus, sourire aux journalistes, pratiquer le small talk avec des cousins éloignés comme si c’était un sport national … Elle avait toujours eu ce côté très femme modèle, le genre de princesse moderne auquel on s’attend exactement. Et malgré ça, ils s’avanceront côte à côte parmi la foule, souriant tous les deux, irréprochables : l’avantage d’un power couple comme le leur, c’est que les forces de l’un compensent les faiblesses de l’autre. Le mariage entre meilleurs amis, la solution à tous vos problèmes ? Avec un sourire, et sans attendre de la réaction de la part dudit meilleur ami turned époux pour le meilleur et pour le pire, la brune monta à l'étage pour embrasser sa fille une dernière fois avant de partir. Du haut de ses neuf ans, Alice, l’héritière en titre, ressemblait beaucoup à ses parents et possédait ce côté débrouillard qu'on pouvait lui envier. Ses parents n'avaient aucun souci à se faire ; la petite Lady saurait parfaitement gérer sa soirée... même si par acquis de conscience, Irene avait demandé à sa nièce, Catharine, de passer un peu plus tard dans la soirée veiller sur Alice. « On rentrera tard ma chérie, mais ne veille pas trop tard quand même... » « Promis. J'aurais juste bien voulu venir avec vous. » Irene sourit - elle était bien la digne fille de ses parents, la fibre artistique bien ancrée dans son ADN. « Quand tu seras plus grande, Al, promis. »

Oui, ils auraient bien le temps de parcourir les musées du monde en famille, soudés par cet équilibre précieux qui tenait leur foyer ensemble. Et pourtant, les choses ne se présentaient pas forcément sous un bon angle, au début. Lorsqu'Irene était revenue le coeur brisé d'Australie, profondément bouleversée par un jeune homme dont elle était tombée éperdument amoureuse. Lorsque Jamie était à quelques étapes d'épouser sa copine du lycée, promise à une carrière assez fulgurante dans le mannequin, et qu'il était en rupture totale avec sa famille. Alors, certes, on a vu mieux comme dispositions pour conclure des fiançailles prévues de longue date... mais finalement, finalement, ils se sont dit oui devant l'autel ce jour-là, l'un et l'autre toujours un peu surpris par cette décision. Dix ans après, pas si mal finalement. Leurs chagrins se sont apaisés et leurs cicatrices se sont refermées, et ils savent qu'ils peuvent partager leurs souvenirs sans crainte. Ils se connaissent mieux que n'importe qui ; la tendresse et l'amitié qu'ils éprouvaient l'un vers l'autre a fini par se muer en un amour qui n'a rien de passionnel ou de charnel, qui ne ressemble en rien avec ce qu'a connu Irene en Australie, mais qui se défend bien. Doucement, mais sûrement - et ils s'en sont plutôt bien débrouillés jusqu'à présent. Leurs vies auraient pu être bien, bien différente si finalement ils avaient décidé de ne pas écouter leurs parents et toute leur caste, mais avec des « si » et des « peut-être », on pourrait mettre un cachalot dans une boite d'allumettes !




La voiture se gara dans l'allée et les époux Keynes se dépêchèrent de s'engouffrer dans l'habitacle, la pluie ne les ayant pas attendu pour, une fois de plus, régner sur la capitale de l'Angleterre. Le trajet fut raisonnablement long, compte tenu des habituels embouteillages et déviations pour cause de travaux, mais la Bentley se gara devant l'entrée du British Museum à l'heure pile. « J'ai tellement hâte de voir ce que ça va donner ! Et la liste des professionnels invités est vraiment exceptionnelle. » Le couple fut accueilli par le directeur du Musée, tout sourire. « Lord Keynes, Lady Keynes, bienvenue, bonsoir. Je suis absolument ra-vi de vous accueillir. Tenez, s'il vous plaît, suivez-moi jusque dans le Hall... La Conférence ne débutera que dans une heure, nous avons prévu un petit buffet avant, comme cela risque d'être long. Ainsi vous pouvez rencontrer certains intervenants et puis surtout nos autres invités. Mais vous serez des nôtres pour la clôture de Conférence n'est-ce pas ? Encore un buffet, mais surtout de la musique et un peu plus d'alcool... » Irene sourit poliment, et acquiesça non sans chercher le regard de son cavalier. Ils pouvaient bien sûr faire leurs projets séparément si l’un voulait rester tandis que l’autre préférait rentrer mais la brune espérait passer un peu de temps avec Jamie ce soir. Contrairement à certains de leurs pairs qui avaient fait le choix de se reposer sur leurs lits gonflés de livres sterling, à la fois Jamie et Irene travaillaient, ce qui avait parfois tendance à les éloigner un peu, ne se voyant que le soir à la maison, ou les week-end. D’ailleurs, peut-être même qu’Irene aurait pu se trouver derrière le micro, ce soir. Certains de ses collègues y seraient sans doute. En effet, deux ans après la naissance d’Alice, Irene s’était tournée vers la prestigieuse maison de vente Christie’s, afin de trouver un poste au sein du département d’art impressionniste et moderne – poste qu’elle avait obtenu sans difficultés. Elle était passionnée par le sujet depuis son enfance et l’impressionnisme était sans conteste l’une de ses périodes favorites. Et ce soir... ce soir était tout à eux. On leur servit une coupe de champagne, et Irene fit tinter son verre contre celui de Jamie. « Cheers ! À notre soirée, à l'art, et... à nous. Je suis vraiment contente que nous puissions passer la soirée ensemble. J'ai l'impression que ça fait une éternité que nous n'avons rien fait de tel... tu crois qu'on se fait vieux ? » demanda-t-elle avec une note d'espièglerie dans la voix. Même si l'ambiance générale serait assez guindée, ils trouveraient forcément le moyen de s'amuser et peut-être même de faire de nouvelles rencontres.


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SURNOM : Jay
STATUT : Marié à Joanne, en toute discrétion (14/02/18). Papa de leur petit bonhomme, Daniel, âgé de 2 ans (13/02/16).
MÉTIER : Rédacteur en chef @GQ Australia (juillet 2017). Philanthrope, président de la fondation Oliver Keynes pour jeunes en détresse. Ambassadeur WWF et SANE. Occupé, très occupé.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Anglais, né à Londres. Fils de Lord, et l'est lui-même. ≈ A recueilli deux chiens abandonnés: Ben, un golden retriever, et Milo, un teckel. ≈ Végétarien. ≈ N'aime pas le surplus de technologie ≈ Grand passionné d'art. Il est peintre et mécène. ≈ Sanguin, ses poings dépassent parfois sa pensée ≈ Sait cuisiner et adore ça. ≈ Diagnostiqué borderline il y a un an, sous traitement à la demande du juge suite à sa condamnation pour violences domestiques (nov.2016) ≈ S'est fait tatouer la date de naissance de son fils sur l'omoplate gauche.
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autres : Joamie (v.a) #3 - Joamie (fb) - Zamissan - Joamirene (what if)


JOAMIE ► Who says truth is beauty after all? And who says love should break us when we fall? But if we're strong enough to let it in, we're strong enough to let it go.
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MessageSujet: Re: a little chaos ▲ (joamirene)   Mar 14 Nov 2017 - 10:34



Il m'arrive de scruter mon reflet dans le miroir, comme à cet instant, et de me dire que cette vie n’est pas la mienne, que cette personne qui me fait face n'existe pas. Seulement le produit des attentes, des labels, des obligations, l’esprit étouffé dans un automate de faux sourires, un fantôme dans la machine -rien de plus. À la mort d'Oliver, je me suis plongé dans une perpétuelle remise en question de mon monde, de ma réalité, tout ce qui me paraissait trop difficile, trop cruel, trop laid pour être vrai -moi y compris. D'une certaine manière, je ne me suis jamais arraché à cet état. Je doute toujours de ce que je touche, ce que je vois. Et je n'ai strictement aucune idée de l'identité de la personne dans le miroir. Lui qui hésite entre deux cravates depuis à peu près quinze minutes, et qui optera pour un noeud papillon, comme toujours, pour aller avec le plus classique et noir des smokings -tu ressembles à un pingouin. J'ai quelques ancres afin de ne pas m’oublier, j'ai la présence et le soutien indéfectible d’Irene, j’ai l'amour inconditionnel de ma fille ; cela devrait être largement assez dans la mesure où d'autres, de notre sphère, d'autres sphères, n'ont pas la chance d'être aussi bien lotis. Pourtant, pendant ces longues contemplations, je me demande aussi ce qu'il s'est passé, à quel moment ai-je laissé les évènements prendre le dessus, quand et pourquoi j’ai lâché prise. Pourquoi ai-je l'impression que cette vie là n’est pas à moi. Je sursaute, un battement de cils rompt le contact avec le reflet qui se tourne également vers la silhouette d'une Irene bien réelle. “Bientôt.” dis-je en terminant de nouer le noeud papillon autour de mon cou, ce qui, fort de pratique, ne prend qu'un court instant. Un rapide coup d'œil sur mes poignets me font constater qu'ils sont nus, et un autre sur une trop grande collection de montres m'indique que sa pièce maîtresse est absente. Petit battement de coeur raté, ma mémoire ne me permet pas de retracer les gestes qui l'auraient déplacée -elle ne peut pas être perdue, Irene me tuerait. “Tu n’aurais pas vu ma Van Cleef ? Pas moyen de mettre la main dess-” Demi-tour, elle est là, plantée devant moi, la montre dans la main qu'elle me tend avec un sourire taquin. Après un soupir de soulagement, mes lèvres déposent un baiser sur son front, marque de fabrique de la tendre affection que nous partageons. “Tu es parfaite.” Cela aurait pu être pire, comme mariage. J'aurais pu poursuivre mes élans de rébellion et épouser Enora, mais l'affront a été abandonné au profit de la sagesse, et elle batifole au bras d'une autre grosse fortune britannique pour son plus grand bien. Non, je me suis tourné vers Irene, j'ai embrassé absolument tout ce qui était attendu de moi, résigné à ne jamais être capable de ressentir quelque chose de plus fort pour une femme que ce qui me lie à elle, et entièrement dévoué à ma plus ancienne amie, ma meilleure amie, et aujourd'hui, je le réalise, sûrement la meilleure épouse que l'on puisse avoir. C'était une belle mariée, toutes les photos de la cérémonie le prouvent. Et dix ans plus tard, alors que nous pourrions être las l'un de l'autre, il semblerait que l'harmonie que nous avons trouvé fasse notre force et que rien ne pourrait l’ébranler. J'enfile la montre en suivant Irene jusqu'au salon où Alice se trouve. Une fillette parfois trop enthousiaste à l'idée d'assurer ses obligations de petite Lady, croyant sûrement encore que ce titre est poétique et qu'il implique la vie d'une princesse. Elle n’a pas conscience qu'elle vit là ses années les plus simples, les plus libres. “Ne sois pas trop pressée, quand même.” “Je finirai par avoir l'âge, papa, tu ne peux pas m'empêcher de grandir.” “Bien sûr que si.” dis-je pour plaisanter, même si j'admets avoir déjà songé qu'il serait aussi bien qu'elle reste ma petite fille pour toujours. Un baiser au sommet de son crâne, une main qui replace ses cheveux derrière son oreille pour au revoir, et je retrouve l’autre femme de la maison dans le hall avant de sauter dans la voiture.

Tandis qu'elle s’extasie sur le programme de la soirée, j’ai le regard rivé sur les rues de Londres qui défilent autour de nous à travers les vitres teintées, n’accordant qu'un vague “hmh” aux paroles de mon épouse, pourtant pas moins enthousiasmé par l'événement. Par toute l'élite qui s'y rend également, en revanche… Comme toujours, je ne trouve aucun plaisir à me prêter à pareil jeu jusqu'au moment où je suis forcé de baigner dedans -alors seulement je trouve le moyen de m’en accommoder et la présence d’Irene n’y est pas pour rien. Sa main dans la mienne est toujours une promesse tacite de support mutuel. La seule preuve, la seule présence dont j'ai besoin pour me motiver à sourire dès que ma tête sort de la voiture. Bien que le champagne peut être un bon coup de pouce également. Détaillant l’allure de ma cavalière, toujours à la pointe de l'élégance, je réalise que les occasions comme celles-ci se sont raréfiées, et bien que les bains de foule ne me manquent pas, c'est de partager autre chose que quelques heures volées le soir qui ne nous fait pas de mal. “Ce sont les vieux qui ont le temps de se voir. Vivement la retraite.” dis-je avec un petit rire avant de prendre une première gorgée. Dans la ligne des libertés sur lesquelles j'ai courbé l'échine, je me suis laissé glisser dans une spirale de pistons qui m’a porté où je suis, à la tête du journal télévisé de la BBC. Faire du bon travail n’est pas suffisant pour me persuader que je suis à ma place, mais je n'empêche pas qui que ce soit de le croire pour moi. Parlant de chemins tout tracés, je m’assure d'un rapide balayage de la salle que les architectes de ce destin ne s'y trouvent pas ; aucune trace du Lord Keynes senior, ni de ma génitrice. Soulagement. En revanche, je vois venir depuis l'autre bout de la salle l'une des curatrices du musée, visiblement prête à l'abordage, lancée dans une grande tournée de serrage de mains et d'introduction d'invités, un grand sourire déjà tout prêt comme si nous étions tous les meilleurs amis du monde. Dora Thornton, ses lunettes ovales sans monture et son petit carré à frange qui lui font gagner dix ans, ce besoin cruel de changer de marque de crème hydratante, et ces fichus colliers de grosses perles cheap à souhait. Je reprends une gorgée avant ce premier assaut. “Dora à trois heures, arrivée dans quatre, trois, deux… Bonsoir !”




I'm gonna follow this yellow brick road Thinking it maybe, it might lead me home I'm a million miles farther and a long way from home I know that there's a plan that goes way beyond mine I got to step back just to see the design The mind fears the heart but the heart doesn't mind







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ÂGE : 32 ans (11/04/1986)
SURNOM : Jo, mais peu de personnes la nomme ainsi.
STATUT : Mariée à Jamie Keynes (14/02/18), incognito. La belle cérémonie sera pour plus tard.
MÉTIER : Maman d'un petit garçon de deux ans (13/02/16) Conservatrice au QAGOMA, dans la galerie d'art historique international depuis juin 2017.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : a deux bergers suisses : un blanc (Nunki) et un noir (Sirius) ▽ a toujours beaucoup de difficultés à faire des choix, à cause d'une famille surprotectrice ▽ antécédents de fausse-couches ▽ amatrice de vin et de champagne ▽ passionnée d'art et d'histoire (surtout la Renaissance italienne) ▽ n'aime pas parler de ses problèmes, reste très réservée par moment ▽ très émotive ▽ a récemment repris des cours de danse en couple ▽ très impressionnable, naïve, elle prend presque tout au 1er degré ▽ adore se promener ▽ on lit en elle comme dans un livre ouvert ▽ ne sait pas mentir
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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that it even teared us apart



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MessageSujet: Re: a little chaos ▲ (joamirene)   Mar 14 Nov 2017 - 14:22



a little chaos
and i wonder how things would be if it happened differently

Les adieux étaient particulièrement difficiles. Joanne n'avait pas souvenir de devoir être séparé si longtemps de Neil, son mari, mais ce dernier avait des cours à assurer et il ne pouvait décemment pas accompagner son épouse comme il l'aurait voulu. Surtout qu'il s'agissait là d'un sacré tournant dans sa vie professionnelle, ce n'était pas rien. Il s'était toujours montré d'un très grand soutien, surtout que le projet de la petite conservatrice était plus que conséquent. Epaulée par le Museum of Brisbane, elle ne comptait plus les heures de recherche et de rédaction de sa thèse, qu'elle conservait précieusement dans une pochette dans laquelle elle avait également mis son ordinateur portable pour le voyage. La petite blonde restait longuement, très longuement, dans les bras de son époux. Elle prenait son visage entre ses mains et l'embrassait longuement. Il était évident qu'elle allait l'appeler à peine après avoir mis le pied sur le sol britannique. Joanne avait presque l'allure d'une femme d'affaires, perchée sur ses escarpins, sa tenue impeccable, avec la sacoche contenant paperasse et ordinateur d'une main, son sac à main dans l'autre. Elle volait un dernier baiser à son époux avant de partir et de rejoindre l'un de ses supérieurs, Sebastian, qui faisait également partie du voyage. L'on n'allait pas laisser une jeune conservatrice au futur prometteur se rendre toute seule à un tel événement. De plus, Sebastian savait bien mieux y faire avec la haute société. Durant le voyage en avion, Joanne était assez nerveuse. Elle jouait de temps en temps avec sa bague de fiançailles et son alliance qu'elle portait au même doigt, les yeux rivés sur le hublot. Le musée avait bien investi dans tout ceci, elle était bien surprise de découvrir qu'ils se retrouvaient en classe business. Elle ne pouvait s'empêcher d'allumer son ordinateur, de visionner une énième fois le diaporama qu'elle avait très minutieusement préparé pour la conférence, sa thèse non loin de là. Elle y avait écrit quelques notes, entourés quelques phrases ou quelques mots qu'elle se devait de ne pas oublier durant sa présentation. Sebastian ne cessait de lui dire qu'il n'y avait pas de raison qu'elle doute de son travail, lui-même ayant méticuleusement sa thèse. Il supposait que c'était simplement à cause du stress, que la date approchait à grand pas.

Il avait été judicieux d'arriver deux jours avant. Il fallait dans un premier temps se remettre du jet lag, ce qui était certainement le plus compliqué. On leur avait laissé une journée pour se remettre du voyage. Puis le lendemain, le British Museum s'était chargé du reste. On leur avait fait visité le musée puis montré l'immense salle dans laquelle la présentation aura lieu, on réglait les derniers paramètres à réajuster, on s'assurait que tout fonctionne afin qu'il n'y ait pas le moindre risque de faux pas durant la soirée qui s'annonçait déjà prestigieuse. Joanne était bouche bée, déjà émerveillée de base d'avoir l'opportunité de visiter le British Museum. Elle ne s'attendait certainement pas à ce que leur accueil soit autant organisé. Après une journée bien chargée, il était temps de se préparer. La jeune femme s'était habillée d'une robe bleue, la couleur qu'elle préférait. Elle s'était faite sacrément plaisir, se disait-elle, en se rappelant le prix de cette tenue mettant en valeur ses quelques formes. Elle était déjà prête depuis quelques temps lorsque Sebastian était venu toqué à la porte de sa chambre d'hôtel, signalant qu'un voiturier les attendait à l'entrée. Il n'y avait pas encore grand monde qui était présent, ce qui leur permettait de régler encore les derniers détails lorsqu'ils furent accueillis par le directeur de musée. La légère nervosité de Joanne était palpable. "Ce n'est pas une goutte de champagne qui va t'empêcher de parler normalement pendant ta présentation." avait dit Sebastian avec un rire en tendant une coupe de champagne qu'il avait récupéré pour elle et qu'elle avait initialement refusé. Mais Joanne finit par la prendre et en but une fine gorgée. Ils avaient déjà fait la connaissance de Dora la veille, et son excentricité leur avait rappelé l'une des restauratrices avec qui le Musée de Brisbane travailler régulièrement et qui les avait doucement fait rire. Elle ne traînait pas lorsqu'il s'agissait de faire les présentations à l'un l'autre, histoire d'inclure un peu plus le duo australien parmi les autres convives. Plusieurs nationalités étaient représentées ici, mais ils avaient eu l'impression qu'ils étaient ceux qui venaient du pays le plus lointain d'ici. Il y avait quelques personnes que Sebastian connaissait, il en profitait pour leur présenter Joanne. Et lorsque ces personnes apprirent que c'était ce petit bout de femme qui allait tenir faire une présentation durant la conférence plus tard que l'on s'évertuait à la présenter à d'autres, et ainsi de suite, comme un effet domino. Joanne se sentait plutôt à l'aise, bien qu'elle était impressionnée par le nombre d'aristocrates présents. La blonde avait noté que Dora avait commencé la discussion avec un couple un peu plus loin. Alors qu'elle faisait connaissance avec un autre Lord, la curatrice interpella Joanne et Sebastian, déterminée à continuer de faire les présentations. Les deux australiens s'approchèrent alors du couple. "Voici Sebastian Anderson, directeur-adjoint du Museum of Brisbane et l'une de leurs conservatrice, Joanne Prescott." La petite blonde sourit en coin lorsqu'elle remarquait qu'on l'avait oublié d'associer le nom de famille de son mari en plus du sien, mais elle ne fit pas de commentaire à ce sujet. Neil avait tenu à ce qu'elle garde son nom de jeune fille, mais jusqu'ici, elle s'était toujours présentée avec le nom de son époux. Ce ne sera pas pour cette fois. "Mrs. Prescott fera une présentation durant la conférence, qui devrait très certainement vous intéresser. Sa thèse a de quoi remettre beaucoup de choses en question." expliqua Dora avec un large sourire satisfait. "Et voici Lord Jamie Keynes et son épouse, Lady Irene Keynes." Estimant qu'elle n'avait pas à en dire plus, la curatrice s'éloigna rapidement pour continuer la tâche qu'elle s'était imposée depuis le début de la soirée. Sebastian tendit une main chaleureuse au dénommé Jamie pour enfin officialiser les salutations et les présentations, avec un sourire plus que sincère. Plus discrète, Joanne en commençant par saluer la brune avec sympathie. "Enchantée. Je suis ravie de faire votre connaissance." dit-elle de sa voix douce avec un sourire. Elle n'avait levé les yeux vers Jamie que lorsqu'elle avait commencé à lui serrer la main – qui était incroyablement plus chaude que la sienne. Ce n'était un secret pour personne qu'elle avait les mains particulièrement froides, qu'importent les températures extérieure, mais la différence lui semblait plus flagrante à ce moment là.
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MessageSujet: Re: a little chaos ▲ (joamirene)   Lun 11 Déc 2017 - 23:58



L'ensemble de la scène est un modèle de perfection. Un cadre somptueux, riche d'Art et d'Histoire, pour servir de décor. Des couples célèbres, des couples fortunés, les dignes descendants de la classe dirigeante de l'Angleterre tous parés de vêtements luxueux et de sourires étincelants en guise d'acteurs. Et puis finalement, la Conférence, the place to be ce soir à Londres, pour servir de contexte. Si tout le monde joue bien son rôle la représentation sera éblouissante et les flashs des appareils photos pourront capturer l'essence de la perfection de ces gens beaux et célèbres, pour vendre les photos le lendemain dans des magasines pour des prix à plusieurs zéros. Et l'on s'émerveillera encore de cette aristocratie britannique qui ne s'écroule pas et qui survit encore à l'Empire en s'adaptant et en sachant rester loin des scandales. Tout le monde aura l'air heureux.

Sont-ils heureux ? Irene sourit presque par automatisme, c'est un geste qu'elle maîtrise depuis longtemps, sourire en public même lorsque personne ne regarde car on n'est jamais vraiment à l'abri d'un oeil indiscret, un oeil qui pourrait juger que ne pas sourire est un signe de mécontentement ou pire, d'ennui, et on ne voudrait pas d'une Lady qui s'ennuie. Elle ne se pose pas la question, sa vie avec Jamie dépasse largement ses attentes. Elle a trouvé sa vocation, son métier est exactement ce qu'il lui fallait. Alice est le nouveau centre de son monde. Il n'y a pas de place pour une réalité alternative, pour se demander si aujourd'hui sa fille pourrait avoir de flamboyant yeux bleus et un peu de coeur de Dragon en elle, ou pour se demander si elle pourrait être en train de vivre en Australie, ou de simplement errer quelque part encore à la recherche d'un but. Elle a tout ce dont elle a besoin, le rêve est un embarras bien inutile dans son quotidien.

Le sourire rassurant de Jamie la ramena sur Terre juste à temps pour se préparer à accueillir l'une des curatrices qui s'avance vers eux avec le sourire d'un enfant au matin de Noël. Dora Thornton... accompagnée, visiblement, d'une jeune femme blonde aux airs délicats de poupée, et d'un autre homme un peu plus grand qu'elle s'empressa de leur présenter. Irene nota les noms dans un coin de sa tête. Joanne Prescott et Sebastian Anderson, donc, ouvrent les mondanités et les salutations.  « Bonsoir Dora, ça fait longtemps, fit d'abord remarquer Irene avec un sourire. Puis, Dora n'ayant utilisé aucun titre pour les présenter, la Lady devina qu'il s'agissait de conférenciers invités. « Mrs Prescott, Mr Anderson, enchantée. » Irene salua les intervenants qui venaient de leur être assignés, puisque visiblement Dora trouvait suffisant cet échange de politesse et était déjà repartie faire Dieu sait quoi. Jetant un coup d'oeil à son mari, la brune remarqua que Jamie se tenait soudainement plus alerte, et elle s'en réjouit. Peut-être pourrait-il se relaxer un peu s'il trouvait un sujet intéressant auquel s'accrocher jusqu'au début de la Conférence. « Sur quel sujet porte votre thèse, Mrs Prescott ? Dora semble très enthousiaste à ce sujet, j'espère qu'elle ne vous a pas trop mis sous pression. En tous cas, je suis sûre que ce sera passionnant. C'est un plaisir de vous recevoir ici... Est-ce votre première visite à Londres ? Cela doit vous changer du climat australien. »

C'aurait été mentir que de prétendre que son coeur n'avait pas fait un soubresaut lorsque Dora avait mentionné Brisbane, ouvrant à nouveau et par inadvertance la boîte de Pandore qui contenait tous ses secrets. Elle se demanda brièvement si Jamie en serait conscient - il savait bien ce qui lui était arrivée en Australie et les conditions de son départ, et il savait également qu'il lui était douloureux d'évoquer cette période. C'était plutôt une chose aisée que de changer de sujet et de faire comme si rien n'était. Simplement des touristes de plus. Elle allait donc prendre la parole une fois de plus, pour questionner le dénommé Sebastian, quand la discrète sonnerie de son téléphone se fit entendre. Fronçant les sourcils, elle sortir l'appareil de son sac pour découvrir le nom de Catharine sur l'écran. « Oh, veuillez m'excuser un instant. » Prenant un peu de recul, cherchant à s'isoler de la foule et des cercles en pleine conversation, Irene trouva un endroit où enfin décrocher. Presque adossée contre un pilier, elle voyait en plus Jamie et les deux australiens continuer leur conversation.

« Allô, Cat ? » « Irene ? J'espère que je ne te dérange pas, je voulais juste t'appeler pour te dire que je viens d'arriver chez toi. Alice vous fait un bisou. » « Oh, parfait. Merci beaucoup de t'être dérangée ce soir. Je ne sais pas quand est-ce que nous rentrerons, ça n'a même pas commencé. » « Ce n'est pas un souci. Est-ce que ça a l'air bien ? » Rapidement, Irene raconta à sa nièce le détail du programme et raccrocha, soulagée de savoir qu'Alice était entre de bonnes mains. Sourire aux lèvres, elle revint prendre sa place auprès de Jamie, et posa une main sur son avant-bras, remarquant à peine que Sebastian avait dû s'absenter lui aussi un instant. « Voilà, désolée... C'était Cat, elle vient d'arriver, et Al est devant un dessin animé. » Elle sourit à nouveau avec sympathie à Joanne, dont elle admirait déjà le courage : ça ne devait pas être une chose évidente pour elle que de présenter une conférence dans une ville inconnue, devant un parterre d'invités prestigieux.


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MessageSujet: Re: a little chaos ▲ (joamirene)   Mar 9 Jan 2018 - 20:54



Il y a cette jeune femme avec Dora. Cette toute petite femme, blonde, dont le bleu des yeux pouvait se deviner depuis l'autre bout de la salle de réception. Et il y a quelque chose, une chose indescriptible ; comme une aura qui l'entoure et qui la rend remarquable. Il est tout simplement impossible de ne pas la remarquer. Mon regard reste rivé sur elle, mon esprit plongé dans des pensées qui rendent les banalités lointaines. Je cherche, je me demande quel est ce quelque chose. Elle est discrète pourtant. Mais elle éclipse Dora, son supérieur, et bientôt Irene. Mrs Prescott. Si elle est l'une des intervenantes de la conférence, alors ma pleine attention est toute acquise. Je serre toutes les mains tendues machinalement, souffle un “enchanté” bien moins franc que celui de mon épouse. Elle est l'experte du small talk et des lancements de conversation. Elle se montre d'ailleurs particulièrement enthousiaste au sujet de l'intervention de Joanne. Non, à l'entendre, il y a autre chose. Là est l'avantage de se connaître si bien, se tout partager depuis le berceau ; pour saisir ce qu'il y a entre dans les lignes, dans chaque regard, dans le ton de sa voix, même malgré elle, même lorsqu'elle fait de son mieux pour le dissimuler. L'Australie, je réalise après coup. Brisbane en particulier. L'air de rien, ou simplement d'un mari attentionné, je passe un bras autour de sa taille. Cela remonte à si longtemps maintenant. Néanmoins je n'oublie pas que son coeur brisé et toutes les larmes qui ont coulé à son retour sont en grande partie les arguments qui m'ont fait adhérer à ce mariage, qui m'ont persuadé d'être volontaire pour endosser le rôle de celui qui prendrait soin d'elle et lui proposerait une vie à laquelle elle pourrait adhérer ; pour lui rendre un peu du bonheur arraché là-bas. Parce que personne d'autre n'y serait parvenu. Sauvée par la sonnerie de son téléphone, Irene s'éloigne. Sûrement Cat. “Irene a déjà été en Australie. Moi non, mais le pays m’a l’air superbe.” dis-je afin de reprendre le flambeau de la conversation. J'imagine que l'occasion de m'y rendre se présentera un jour, sûrement sans la belle brune, mais cela ne me manquerait pas plus que ça de ne pas en avoir la chance. Être deux bourreaux de travail, être une famille, cela oblige des concessions en matière de projets de ce genre. Du mieux que je le peux, je tente de m'arracher de temps en temps aux prunelles claires de Mrs Prescott et d'adresser un regard à son supérieur qui l'accompagne, mais cela n’est pas couronné d'un franc succès. “J’ai hâte de savoir à quel point une jeune femme si adorable compte bouleverser le monde, Mrs Prescott.” j’ajoute avec un sourire. “En tout cas vous avez bien du courage de vous frotter à une audience pareille.” Ce que l'on peut appeler le gratin de Londres, la crème de la crème parmi ceux que ce genre d'événements intéresse, se trouvera dans la salle. Et elle, avec toute sa candeur et du haut de son mètre soixante, devra supporter le poids de toute cette attention. Impressionnant pour une roturière venue de l'autre bout du monde. “Mais ne vous mettez pas trop de pression, je reprends avec un sourire rassurant, continuant de parfaitement ignorer l'homme qui l'accompagne et dont le nom ne m’a définitivement pas marqué. Dites-vous que vous êtes simplement entourée de passionnés comme vous. Nous sommes entre nous.” Irene réapparaît, assurée que notre fille est entre de bonnes mains. J'acquiesce d'un signe de tête, silencieux ; Alice est encore assez jeune pour demeurer cette partie de ma sphère privée quasiment secrète, celle dont je parle peu, brièvement, sur laquelle je n'offre pas d'aperçu, pas d'emprise de la part d'un environnement qui, nous, ne nous a pas fait de cadeaux. Je la protège autant que je peux, du mieux que je le peux, de ce qui m’a pris un frère et a brisé le coeur de sa mère. Le sujet est donc rapidement balayé et je retourne à ce qui nous réunit tous ici. “Oh, par contre, Irene est diplômée de Cambridge en histoire de l’art, c’est elle qu’il faut impressionner. En dehors de ça, pas de pression.” Mon air mutin croise le regard désapprobateur d’Irene avec un petit rire, faisant mine de ne pas comprendre pourquoi je ne devrais pas souligner ce détail tout en ayant parfaitement conscience, joueur et taquin comme souvent avec elle. “Combien de temps restez-vous à Londres ?” je demande finalement, curieux, et le regard à nouveau happé par celui de Joanne.




I'm gonna follow this yellow brick road Thinking it maybe, it might lead me home I'm a million miles farther and a long way from home I know that there's a plan that goes way beyond mine I got to step back just to see the design The mind fears the heart but the heart doesn't mind







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MessageSujet: Re: a little chaos ▲ (joamirene)   Mar 9 Jan 2018 - 23:50



a little chaos
and i wonder how things would be if it happened differently

La mission était de convaincre. La petite blonde, bien qu'elle ne payait pas de mine, ne manquait pas de prestance et ni d'arguments sur ce qu'elle comptait bien prouver. Cette soirée pouvait être un véritable trampoline pour sa carrière, bien au-delà de ce qu'elle pourrait peut-être espérer. Alors plaire à la crème aristocratique britannique passionnée d'art et d'Histoire faisait partie des tâches à accomplir, la jeune femme en avait parfaitement conscience. Elle commençait son devoir en étant alors présentée à un couple qui semblait parfaitement assorti. Des belles personnes qui formaient un beau couple. C'était impressionnant, mais il suffisait d'aborder des sujets qui passionnaient la jeune femme et elle gagnait en aisance. Ses sourires deviendraient de plus en plus larges, de plus en plus sincères. Ses yeux pétilleraient de plus belle lorsqu'elle se plongerait dans les détails qui l'émerveilleraient. Bien qu'elle n'en avait pas toujours conscience, Joanne avait une présence. Elle faisait bonne impression et ses supérieurs le savaient parfaitement et l'exploitaient à la moindre occasion. Une fois les présentations faites, la belle brune ne tardait pas à bombarder ce petit bout de femmes de questions. Immédiatement, son regard se mit à pétiller. Elle était déjà bien heureuse d'aiguiser leur curiosité. "Pour vous donner une mise en bouche sans pour autant trop en révéler..." Joanne leva légèrement les yeux au ciel, toute malicieuse, pendant les quelques secondes où elle cherchait à bien formuler sa phrase. "Disons que je vais vous prouver l'existence d'une personne qui était à deux doigts de bouleverser l'Histoire telle que nous la connaissons, et qui a été méticuleusement effacé de celle-ci." dit-elle avec un large sourire. "Mais pas assez pour laisser derrière eux quelques indices qu'ils n'ont pas pensé à effacer, ou pas assez bien." Ses recherches avaient été un peu comme une enquête. Une aventure palpitante dans laquelle elle s'était plongée avec plaisir et le moindre indice lui semblait important et capital. Elle avait remarqué que Jamie avait mis une main sur la taille d'Irene, Joanne supposait qu'il devait être quelqu'un de très attentionné, qu'il tenait à son épouse. "Je mentirai si je disais que je n'avais pas la pression, mais je suis convaincue par mes recherches." dit-elle avec un rire nerveux. Ce petit bout de femme était dotée d'un sacré argumentaire pour convaincre les plus sceptiques. "Et c'est mon premier voyage à Londres, oui." Sebastian la laissait parler, lui sirotait tranquillement son champagne sans trop se faire de soucis sur ce que son employée pouvait dire. "Le plus déroutant doit être le fait que les saisons soient inversées. Mais je n'ai pas encore eu l'occasion de visiter Londres comme il se doit." Avoir visité le British Museum avait déjà été une belle première expérience. La jeune femme était capable de passer des heures entières dans des musées et espérait avoir le temps d'en visiter d'autres. Joanne croisait régulièrement le regard du dénommé Jamie. Il avait du charme, beaucoup de charme. Ils étaient chacun happés par leur regard respectif, occultant toute autre présence au milieu de cette fourmilière aristocratique. Irene finit par s'absenter, prise par un appel qui devait certainement être important. "J'espère que vous aurez un jour l'occasion de visiter." lui répondit-elle, lorsqu'il abordait le sujet de l'Australie. Lorsqu'il s'arrachait de son regard, la jeune femme ne pouvait s'empêcher de l'observer. Son costume sur mesure, impeccable, la montre qu'il avait au poignet, la ligne de sa mâchoire. Joanne se surprenait à aimer chacun de ses détails, elle qui, d'habitude, n'avait aucun intérêt à regarder de plus près d'autres hommes que son mari. Mais le Lord était différent. La petite blonde ignorait pourquoi, mais il était différent. Et surprenant également, lorsqu'il partageait un réel enthousiasme à l'idée d'entendre ce que Joanne avait à présenter, cherchant même à la détendre un peu. Alors que d'autres auraient pris un malin plaisir à lui rappeler où elle était, avec qui elle était, et tout ce qui était en jeu. Lui préférait glisser des compliments discrets. "Eh bien, j'ai vraiment hâte que vous le découvriez." lui répondit-elle par rapport à l'enthousiasme qu'il partageait à l'idée de découvrir ce que Joanne avait à découvrir. Elle avait toujours ce sourire qui étirait ses lèvres roses. "Du courage, je ne sais pas, mais l'envie y est. Et je pense que c'est le premier public à convaincre et il faut bien se lancer un jour, et c'est ce soir." Si Joanne voulait aller au bout de ce projet gargantuesque, cette étape était cruciale. Elle devait et allait le faire. Reconnaissante pour sa bienveillance, la petite blonde lui sourit adorable, touchée de constater qu'il n'y avait pas que des monstres assoiffés de pouvoir dans la classe sociale dans laquelle le Lord appartenait. Joanne ignorait si ce entre nous signifiait juste lui et elle, ou bien cette sphère intime formé de grands passionnés d'art et d'hisoire. Mais cette idée lui semblait bien moins impressionnante qu'être face à une audience prête à la tester et à la juger pour ses recherches. Irene réapparut avant qu'ils ne puissent faire de plus ample connaissance, mentionnant un prénom que Joanne supposait appartenir à leur enfant. La petite blonde, elle, n'en avait pas, ayant bien des difficultés à tomber enceinte, à son grand malheur. Mais elle ne perdait pas un seul instant son sourire face à cette courte pensée. Elle rit à la remarque de Jamie avant de reprendre. "A vrai dire, c'est plutôt gratifiant d'avoir d'autres personnes qui se passionnent des mêmes choses, avec un diplôme en poche, prêts à écouter une petite conservatrice venue de peut-être un petit peu trop loin." Joanne avait un ton légèrement amusé. Même en présence de son épouse, les yeux du brun restait happé par les iris bien bleus de Joanne. La magie opérait dans les deux sens, pour une raison qu'elle ne s'expliquait tout simplement pas. Elle appréciait sa présence, sa prestance, elle ne lui voyait aucun défaut alors qu'elle ne le connaissait qu'à peine. Il n'y avait eu qu'un échange de quelques minutes et cela était vraisemblablement suffisant pour que Joanne veuille en savoir plus sur lui. Il la perturbait. Entre temps, Sebastian s'excusa et s'éloigna du petit groupe pour aller saluer les illustres personnes d'un autre. "Un peu plus d'une semaine." répondit-elle à Jamie. "Mon supérieur veut profiter du voyage pour cumuler quelques rencontres professionnelles. J'aurai certainement quelques rencontres également suite à la conférence que je donnerai, mais je compte aussi bien en profiter pour faire aussi un peu de tourisme." Ce n'était pas tous les jours que Joanne avait l'opportunité d'aller à l'autre bout de la planète, surtout dans une ville aussi connue que Londres. "Vous vivez à Londres même ?" leur demanda-t-elle, lançant un regard sympathique à Irene avant de revenir sur Jamie. Elle n'avait aucune idée dans quel genre d'endroit un Lord et une Lady pouvait vivre. La seule référence qu'elle avait était Downton Abbey et elle n'était pas certaine que leur vie soit similaire à celle d'un couple aussi prestigieux qu'eux ayant vécu un siècle auparavant. Joanne n'avait jamais côtoyé l'aristocratie jusque là, c'était un univers qu'elle découvrait en même temps que Londres. Sebastian vint couper court à la conversation. "Il va falloir y aller, c'est bientôt à toi." dit-il en posant une main amicale sur son dos. Le coeur de Joanne ne fit qu'un bond. Voilà qu'elle réalisait que tout allait se jouer maintenant. Une petite dose de stress nécessaire, mais qui lui avait fait finir ce qui lui restait de champagne d'une traite. Fort heureusement, il n'en restait vraiment plus beaucoup dans sa flûte. "J'en avais besoin." leur dit-elle avec un rire léger, en indiquant la flûte vide qu'elle déposait sur une table. "Mais je n'oublierai pas vos précieux conseils, Lord Keynes." La jeune femme prit une profonde inspiration, histoire de prendre son courage à deux mains. "Et je vous dis peut-être à tout à l'heure, peut-être aurions-nous l'occasion de se croiser après la conférence. Je l'espère." dit-elle en toute sincérité, en les regardant tous les deux et leur adressant un dernier signe de tête avant de tourner les talons, bien déterminée à révéler à tout ce beau monde l'existence et l'importance de Celso Borgia.
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PETIT PLUS : aristocrate anglaise ✢ diplômée de Cambridge en Histoire de l'Art et en Littérature Anglaise (2005) ✢ parle couramment français et italien ✢ musicienne et chanteuse de talent, n'aime pas se produire en public ✢ marraine du petit Daniel Keynes ✢ investie dans des associations pour la culture, l'éducation, la santé et les actions humanitaires.
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JORENE ∆ i've been looking for you, baby, in every face that I've ever known and there is something 'bout the way you love me that finally feels like home, you're my light, you're my darkness you're the right kind of madness.


VIRENE ∆ when it comes to love, you’re an easy fight a flower in a gun, a bird in flight, it isn’t fair and it isn’t right to lead you on like it’s all alright. i played with your heart and I could treat you better but I’m not that smart.


JAMIRENE ∆ the only rule we need is never giving up the only faith we have is faith in us, we're the ones who start little fires yet they burn out, but when they're on the rise they can't help but shine


JOARENE ∆ the brightest colors fill my head a million dreams are keeping me awake i think of what the world could be a vision of the one i see a million dreams is all it's gonna take


IRESON ∆ can't let this moment end you set off a dream with me getting louder now can you hear it echoing? take my hand, will you share this with me?

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MessageSujet: Re: a little chaos ▲ (joamirene)   Mar 27 Fév 2018 - 23:33



C'était un regard très satisfait qu'Irene porta sur la jeune femme blonde lorsqu'elle lui révéla l'objet de sa future démonstration, appréciant la malice qui venait d'apparaître dans ses yeux bleus. La brune avait bien hâte de découvrir cette fameuse histoire ; elle avait toujours apprécié les contes et les récits qui se cachaient dans les plis des pages de l'Histoire. Ces histoires d'indices, presque miraculeux si elle comprenait bien, ne faisaient qu'attiser sa curiosité et elle se sentait maintenant tout à fait hâtive de voir sa soif de savoir étanchée. Joanne, malgré sa petite taille et son physique de poupée, s'animait sous le coup de la passion clairement lisible sur son visage et il devenait évident qu'elle maîtrisait son dossier par coeur et dans les moindres détails, semblant ainsi bien décidée à faire vibrer les esprits du Royaume-Uni. Son enthousiasme était contagieux mais il n'en fallait pas bien plus pour ravir Irene. La Lady se sentait plus détendue, le champagne aidant aussi. Les astres semblaient s'aligner, ce soir, tout se passait bien et tout se passerait bien. Elle n'avait qu'à se laisser porter par les évènements et se plonger dans les discussion : elle sentait qu'elle n'aurait même pas besoin de trop en faire.

Revenant auprès de son mari et de Mrs Prescott après sa courte conversation téléphonique avec sa nièce, Irene eut à peine le temps de se reconnecter au sujet en cours que son nom surgit dans la bouche de Jamie et vint trouver sa place dans la discussion, sur le ton d'une plaisanterie. Se réfrénant de lui tirer la langue ou de le chatouiller discrètement - petites vengeances de couple longtemps marié mais surtout d'amis d'une vie - elle se contenta d'un regard entendu. « Absolument darling, mais cela remonte à bien longtemps maintenant, je crains d'être quelque peu rouillée. En revanche, c'est vrai : je n'attends que d'être impressionnée ! J'espère que vous saurez me surprendre, Mrs Prescott. » La blonde affirma ensuite que son séjour durerait une semaine, ce qui était à la fois terriblement court pour faire connaissance avec une ville aussi magique que Londres, mais suffisamment pour lui en offrir les meilleurs côtés et lui donner probablement envie de revenir. Il y avait quelque chose de si excitant dans le fait de se trouver à l'autre bout du monde... Comme elle aurait aimé faire découvrir à Jamie et à Alice le pays de Joanne, les éblouir grâce aux paysages, les enchanter à l'aide de l'atmosphère qui y régnait. D'ailleurs s'ils voulaient y aller un jour, elle ne les en empêcherait pas, bien au contraire. Elle-même avait eu de nombreuses fois la tentation d'y retourner, sur un coup de tête, en se disant "tant pis après tout", qu'elle ne vivrait pas toute sa vie poursuivie par le fantôme d'un homme et le souvenir d'une humiliation cuisante. Alors à ce moment là, comme une mécanique bien huilée, sa raison reprenait le dessus et elle fermait le navigateur internet, effaçant toute trace de ses recherches sur ce pays qui avait représenté, pour un an, son propre paradis.

« Eh bien, nous avons une propriété à Londres, oui. » Irene sourit chaleureusement à Joanne sans s'étaler plus, par pudeur. Cela pouvait paraître étrange car Irene avait plutôt tendance à affirmer et à revendiquer son appartenance et ses privilèges sociaux, puisqu'à son sens, elle n'en faisait rien de mal ni de superficiel. Mais en cette occasion, elle ne tenait pas à faire une énumération pompeuse là où la question appelait une simple réponse. Parce-qu'il y avait bien les demeures familiales des deux côtés, les châteaux, un manoir en Écosse et certaines autres propriétés dispersées un peu partout, et alors on s'y perdrait et cela n'aurait aucun intérêt de passer en revue le patrimoine immobilier. Surtout qu'au vu de leurs rythmes de vie il était bien plus aisé pour Jamie et Irene de vivre au coeur de la City of London, au coeur de l'action, maîtrisant le tourbillon des aléas londoniens. Irene eut une pensée pour le domaine et le château de Gresham, cette demeure de style élisabéthain qui avait vu la dynastie des Delaney s'épanouir et qui était désormais aux mains de son détestable frère aîné, George. Elle y avait passé son enfance, à courir dans les longs couloirs et à se cacher dans les innombrables recoins, soit avec Jamie et son frère lorsque les Keynes étaient invités, soit avec ses cousins et des amis. Une vague de nostalgie la submergea mais repartit bien vite ; on vint en effet les notifier que la Conférence allait débuter.

« C'est le moment que nous attendons tous, glissa-t-elle avec un sourire. Hauts les coeurs ! Et soyez assurée que nous compterons sur votre présence au buffet de clôture. » Si Joanne tenait ses promesses, Irene aurait sans aucun doute envie de la féliciter ou de lui parler après son intervention. Bien qu'il arrive parfois aux organisateurs ou aux conférencier de souhaiter donner la parole au public pour un temps plus ou moins long d'échanges, Irene détestait faire comme ceux qui se saisissaient du micro pour poser une question vaine ou donner un avis qui ne reflétait que leur besoin d'attention. Irene ne cherchait pas à être remarquée, elle l'était bien assez en temps normal, et c'était aussi cette discrétion naturelle qui la poussait à rencontrer les gens qu'elle jugeait intéressants en personne. Cela ouvrait toujours une formidable opportunité de se faire des contacts et de se rendre compte bien souvent qu'ils avaient une connaissance commune - pour les Européens, en tous cas. Et quand bien même ce n'était pas le cas, Irene préférait encore les échanges en tête-à-tête pour pouvoir juger du caractère de ses interlocuteurs par elle-même.

Un fin sourire dansant sur ses lèvres, Irene regarda Joanne s'éloigner, escortée du directeur adjoint du musée de Brisbane, dont elle n'était plus bien sûre de se rappeler du nom. La brune reporta alors son attention sur Jamie, dont le bras n'avait pas quitté sa taille malgré son regard qui, peut-être malgré lui, s'attardait sur le fantôme de l'australienne. « Agréable cette Mrs Prescott, n'est-ce pas ? Je suis vraiment curieuse de la voir en action. » Elle se détacha doucement de son mari. « Je crois bien avoir vu Eugenie, je vais aller la saluer avant que nous ne nous installions. Tu viens ? » On ne leur demanderait pas de rentrer dans la salle avant une bonne dizaine de minutes mais Irene pouvait comprendre que Jamie n'avait pas forcément envie de l'entendre discuter art et affaires avec la Princesse.



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MessageSujet: Re: a little chaos ▲ (joamirene)   Ven 20 Avr 2018 - 17:33



De bien des manières, cette soirée était promesse de changements, de révélations. C'est au moins celle que la conservatrice fait miroiter, sur le point de jeter un pavé dans la mare de l'histoire. Intrigué, je croise les bras. Bon nombre de personnes ont la prétention de pouvoir changer le cours des choses, de ce qui a été, ce qui sera, et bien peu n'effectuent en réalité pas plus que du brassage d'air. Néanmoins, la jeune femme ne donne pas l'impression d'être de ceux-là. Par ailleurs, il m’est encore difficile de la catégoriser. Il y a quelque chose, sur elle, autour d'elle, comme une bruine, un brouillard, un mystère. Et une lumière, dans son sourire, son regard, sa présence. Paraissant aussi abordable qu’inateignable, j'éprouve la frustration de ne pas parvenir à lire en elle avec la même aisance que d'habitude. Nous passons les minutes à discuter de ça et là, regards captivés l'un par l'autre, tentant de percer la raison de cette sensation inconnue. Je devine qu'elle ressent la même chose, ce déjà-vu persistant, cette impression de s'être vus ailleurs, quand bien même cela est impossible. Cette connexion se rompt au retour d'Irene. Les deux femmes m'ont l'air sur la même longueur d'onde -bien que ma femme soit particulièrement douée pour donner cette illusion à quasiment n'importe qui. L’on vient chercher Miss Prescott afin de se préparer pour la conférence. Je lui souris après une grande gorgée de courage et face à l’enthousiasme de la brune. D’un signe de tête, j’acquiesce ; nous serons présents après sa démonstration, et si elle reste aussi, alors nous nous croiserons à nouveau. Je n’ouvre pas la bouche de peur de paraître trop insistant à l’idée de nous revoir plus tard, d’affiche que je l’espère intérieurement. Je veux mettre le doigt sur ce quelque chose. Joanne s’éloigne et mon regard peine à s’en défaire. La voix d’Irene m’arrache à cette force, ce magnétisme. “Agréable, oui.” je souffle, distrait. La Lady, en véritable courant d’air, s’envole déjà, à nouveau, en direction des quelques représentants de la famille royale. Un honneur qui s’étiole avec l’habitude, cela en est presque grotesque, tant je hausse les épaules avec une certaine indifférence. “Non, vas-y. On se retrouve dans l'amphithéâtre.” Et je m’éloigne à mon tour, à la recherche d’un visage familier ou simplement sympathique. Mais fatalement, mes yeux tombent sur cette chevelure blonde qui disparaît, en un instant, dans la grande salle où elle effectuera sa présentation. Mes pas empruntent le même chemin, néanmoins je demeure près de la porte entrouverte, le regard se glissant à l’intérieur à travers le fin d’espace dégagé par mon pied retenant le battant. Je n’ai jamais été du genre à fixer qui que ce soit de cette manière. Mais je la vois, et je me sens happé par cette vision, cette présence. Elle n’est que larges sourires et grands iris bleus, animée par un doux pétillement. Le plus captivant reste son absence d’artifices, et l’observer équivaut à une bouffée d’oxygène hors de cette réception pleine d’invités qui ne sont composés que de cela. Elle est, à mes yeux, ce que j’ai vu de plus réel, de plus vrai depuis ce qui ressemble à une éternité. “On reluque les petites australiennes maintenant ?” Je sursaute, rougis, pris sur le fait, mort de honte. Je lâche la porte et me tourne pour faire face à la voix, celle de Jodie. “C'est exotique, je te l'accorde.” ajoute-t-elle avec ce mouvement d’épaules un brin snob, et ce rictus mutin signifiant tout le contraire. “Ne sois pas bête.” Retrouvant le sourire, j’approche et offre une longue accolade à mon amie. Elle ne perd pas le Nord et ne manque pas de continuer de se moquer gentiment de moi, le sarcasme à peine voilé ; “Oh, tu t'assures que son micro fonctionne bien alors ?” Je ne réponds pas et me contente d’un regard appuyé. Je ne sais pas moi-même ce que je fais ici, alors il n’y a pas d’explications à donner. “Où est Irene ?” demande-t-elle en cherchant mon épouse du regard dans la salle. Je la lui indique, toujours auprès de la Princesse. “Tout va bien entre vous deux ?” Sourcils froncés, je ne saisis ni l’origine, ni le but de la question. Depuis le temps que nous nous connaissons, et depuis toutes ces années de vie commune, Irene et moi avons passé le stade d’aller bien ou mal ; nous sommes ensemble dans le même bateau, et le voyage ressemble, de près comme de loin, à un long fleuve tranquille. “Bien évidemment, pourquoi tu demandes ?” “Parce que tu es là, et pas là-bas. Depuis quand n'es-tu pas complètement pendu à ses lèvres et débordant d'admiration comme un bon mari ?” Je fusille Jodie du regard, sûrement parce que je sais qu’elle a raison. Au lieu d’être concrètement avec ma femme, je ne suis qu’à moitié présent, et cette partie-là a son attention happée par une autre. Je ne sais pas quelle mouche m’a piqué. Cependant, les portes de l’amphithéâtre s’ouvrent avant que je ne puisse inverser la situation ; comme si de rien n’était, j’entre et choisis les meilleures places pour moi et Irene, Jodie m’emboîtant le pas.




I'm gonna follow this yellow brick road Thinking it maybe, it might lead me home I'm a million miles farther and a long way from home I know that there's a plan that goes way beyond mine I got to step back just to see the design The mind fears the heart but the heart doesn't mind







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MessageSujet: Re: a little chaos ▲ (joamirene)   Sam 21 Avr 2018 - 13:33



a little chaos
and i wonder how things would be if it happened differently

Le vif intérêt de ses deux interlocuteurs était à la fois encourageant, mais aussi un élément de pression. Il y avait désormais une attente, celle d'être impressionnés, bouche bée, incapable de dire quoi que ce soit. L'on se doutait que le monde aristocratique devenait rapidement ennuyeux. Les meilleurs des vins devenaient communs, les personnes les plus intéressantes devenaient les plus ennuyeuses qui soient, les bijoux les plus brillants manquaient de plus en plus d'éclat. Une recherche insatiable du meilleur, du plus beau, du plus prestigieux. Un quotidien ponctué par des rumeurs que l'on aimait étoffer, partager outre mesure jusqu'à ce que cela fasse des vagues. Tout ceci en respectant des principes, des valeurs formant ainsi la bienséance. Ce savant mélange pouvait créer les personnes les plus vicieuses et manipulatrices qui soient. A moins qu'ils ne soient d'excellents acteurs, Joanne doutait que les deux personnes qu'elle avait en face d'elle était de cette trempe là. Elle comprit dans les paroles d'Irene que le coupe disposait de plusieurs propriétés. Ce fait semblait tout à fait naturel chez eux, mais c'était amplement suffisant pour impressionner la jeune femme, qui se contentait de sourire. Elle s'avouait déjà très heureuse d'avoir pu acheter une maison avec son époux. Ils étaient encore endettés pour quelques années, mais ils avaient un chez eux qui leur appartenait. Cela suffisait à son bonheur. Une vie tranquille qui semblait se bouleverser à chaque fois qu'elle croisait les yeux verts de Jamie. "Je serai là, vous pouvez compter sur moi." assura Joanne à la belle brune, avec un sourire ravi. Suite à quoi, la conservatrice s'éclipsait dans la grande salle. L'un des techniciens prit le temps de lui expliquer comment bien positionner le microphone afin d'éviter que le son soit saturé, entre autre. Elle ne comptait rester coincée derrière le lutrin tout le temps de sa présentation. La nervosité l'inviterait à faire quelques pas sur la scène. Rien de précipité. Joanne était un petit peu distraite, elle sentait comme une présence. Au moment où elle tournait la tête pour regarder en direction des portes battantes, ces dernières firent un léger mouvement et finirent par se fermer, à nouveau immobiles. Elle aurait juré avoir senti quelqu'un la regarder. A moins que ce ne soit le stress, qui ne faisait que s'accroître de minute en minute, qui lui jouait de bien mauvais tours. "Vous êtes prête ?" demanda une voix masculine qui la fit sursauter. Hartwig Fischer, le directeur du musée en personne, se trouvait juste devant la petite blonde. L'on entendait encore son accent germanique, son pays d'origine. Ils eurent l'occasion de se rencontrer un petit plus tôt dans la journée, les présentations n'étaient plus à faire. "Souvenez-vous, vous avez tout votre temps." assura-t-il d'une voix rassurante. Il devait savoir ce que c'était, de ne pas être habitué à faire une présentation devant des centaines de personnes. Avant de faire entrer tous les convives, on invita Joanne à s'installer sur l'une des chaises présentes sur scène. L'amphithéâtre ne tardait pas à se remplir. Les plus hâtifs tenaient à être à la meilleure place, et parmi eux, elle reconnut sans mal Jamie, qui avait été parmi les premiers à entrer. Il était accompagné d'une autre brune que son épouse, mais cette dernière les rejoignit rapidement. Les autres, dans leurs plus beaux vêtements, s'installaient également. Certains d'entre eux ne manquaient guère de snobisme, d'autres étaient déjà sceptiques avant même d'avoir entendu ce que Joanne avait à dire. "My Lords and Ladies, Mesdames et Messieurs, je vous remercie d'être venu à cette soirée..." Pendant que le directeur du British Museum faisait son discours de bienvenue, la petite blonde observait discrètement la foule. Le temps passait subitement bien vite jusqu'à ce que Mr. Fischer ne l'invite à se lever et à démarrer sa présentation. Micro en main, la jeune femme remercia à voix basse. Bien que la voix de Joanne était amplifiée grâce aux microphones, aux enceintes présentes dans la pièce où l'acoustique y avait été mûrement réfléchi, elle restait douce, agréable à entendre. Le début de sa présentation démarrait comme tout autre : les salutations, les détails concernant son travail de recherche, les moyens fournis, les investisseurs, avec les remerciements qui allaient avec. La jeune femme disposait également d'une petite télécommande en main qui lui permettait de faire défiler les diaporamas qu'elle avait préparé quand bon lui semblait. "Nous avons tous appris l'Histoire grâce à l'enseignement. Grâce aux recherches des historiens avec les éléments dont ils avaient à leur disposition. Et puis, d'autres chercheurs font de nouvelles découvertes, afin de détailler certaines périodes, ou rectifier une erreur qu'ils auraient pu commettre face à une interprétation. Il est bien connu que, plus on remonte dans le temps, plus il nous est difficile de déterminer avec précision ce qui a bien pu se passer durant la période intéressée. Certains âges nous restent donc mystérieux, dans le brouillard. Ils suscitent un vif intérêt, et un curiosité inébranlable. Nous sommes tous avides de secrets, et, surtout, du fait de les découvrir." Joanne faisait quelques pas lents sur la scène, le sourire aux lèvres, presque malicieuse. "Mais, je pense que nous oublions un autre point, qui nous complique la tâche. Et si, les acteurs ayant vécu à l'époque intéressé, avaient volontairement effacé toute trace de l'existence d'un objet, d'une personne. Ainsi, ce sont ces personnes là, qui ont décidé de ce que le futur devra se souvenir ou non. Combien de fois avaient-ils usé de ce stratagème afin d'écrire une nouvelle vérité, celle dont on se souviendra ? Combien de fausses et vraies vérités existent-ils depuis la création de la première civilisation ? Personne ne le sait." Et c'était ce qui la fascinait. "Il ne faut pas tout remettre en doute, loin de là, mais il serait judicieux que nous accordions une sorte de bénéfice de doute aux traces que nos ancêtres nous ont laissé. Je me suis penchée sur cette théorie, suite à des découvertes faites il n'y a pas si longtemps, et sur ce quoi porte mon travail." Son accent australien, bien qu'agréable, devait perturbé. Quoi que son public puisse penser pour le moment, il était bien silencieux, avide d'en savoir plus. "Et parmi ces vérités cachées, je suis ici ce soir pour vous présenter celle de l'existence d'un Borgia, qui n'est inscrit sur aucun arbre généalogique de cette famille aussi prestigieuse qu'effrayante de la Renaissance Italienne. Et qui, de plus, aurait un lien avec l'Angleterre, à l'époque sous le règne d'Henry VIII." Là, voilà, déjà quelques murmures, mais rien d'affolant. "L'origine même de ces recherches ont même démarré dans ce pays où Sir Graham, présent parmi nous ce soir, dispose depuis quelques années d'un journal adressé à une Lady ayant vécu à la cour d'Henry VIII, Lady Grace Somerset of Worcester. L'auteur y écrit maintes fois qu'il est né Borgia. Jusqu'alors, les historiens le prenaient pour un imposteur, n'ayant aucune preuve tangible pouvant confirmer son identité. Je me suis donc penchée sur la destinataire de ce carnet de voyage..." Joanne fit apparaître une diapositive du portrait de la Lady, peinte par le Borgia. Ceux qui connaissaient bien la jeune femme ne cessait de lui dire combien elle pouvait ressembler à l'aristocrate anglaise. "Lady Grace est issue d'une famille noble, son frère était Nicholas Stafford, comte de Wiltshire. Comme toutes les femmes de son époque et de son rang, elle fut mariée jeune au comte Henry Worcester. De cette union naquit un fils, Edward. La seule grossesse que Grace ait pu connaître avec son mari. Grace était réputée pour sa beauté et son intelligence, bien qu'il s'agissait que l'on faisait beaucoup taire à l'époque. Dans les quelques lettres de correspondance entre Grace et une de ses amies, nous avons pu déterminer qu'il s'agissait d'un mariage usuel. Pas de mélodrame, pas de manigance. Le Comte désirait simplement assurer sa descendance, surtout avec son âge avancé. Il mourra, probablement d'une grippe, le 22 octobre 1528. Nous avons également pu trouver des lettres échangées entre Lady Grace et Lady Anne Boleyn, elles étaient vraisemblablement de bonnes amies, à l'époque." Joanne montrait quelques clichés des lettres manuscrites trouvées, certaines signées de Grace, d'autres de la future épouse du roi d'Angleterre. "Nous savons également que Grace tardait à trouver un nouvel époux. Elle avait un caractère suffisamment prononcer pour que son frère respecte cette attente que cela ne soit pas précipité. Grace savait ce qu'elle voulait, et, surtout, ce qu'elle ne voulait pas." Elle rit doucement. "Ce qui est, disons-le, plutôt inédit pour l'époque. On cherchait à remarier au plus vite, pour une histoire d'argent, de terres, de titres et de réputation. Lady Grace avait bon nombre de prétendants, mais elle ne se laissait pas faire. Nous découvrirons plus tard qu'elle était en avance sur son temps sur de nombreux points, ce qui en fait, à mon humble avis, une figure tout à fait admirable de la Renaissance." Joanne tenait à préciser quelques détails de la vie de la Lady avant de se pencher sur le principal intéressé. "Le plus étrange de tout cela, c'est que nous avons perdu toute trace de Grace au cours de l'année 1529. Comme si elle avait été effacée du cours de l'histoire. Aucune sépulture à son nom, aucune date de décès, plus aucune correspondance référencé. Ce qui est bien curieux pour une femme de son rang." Et toute personne présente dans la salle ne pouvait qu'approuver ses dires. Etant eux-même, Lord, Lady, ou autre aristocrate, on n'effaçait pas ses traces si facilement. "Tout aurait pu s'arrêter là, nous n'aurions pas eu davantage d'indices sur la mystérieuse disparition de cette femme et nous aurions continuer à supposer que ledit Borgia ait été un imposteur. Mais Sir Graham avait donc fait la découverte de ce portrait, signé par un certain Celso Borgia. Ce qui était amplement suffisant pour piquer notre curiosité. Il ne pouvait pas y avoir de hasard. Il a également pu se procurer une lettre écrite de la main de Grace, après la date où nous avions perdu toute trace d'elle, qui provenait du sud de l'Italie, dans une petite ville portant le nom de Squillace." Une diapositive avec la carte de l'Italie permettait à l'audience de situer cette cité sur le pays européen. "Dans cette même lettre, Lady Grace dit à son frère qu'elle a épousé Celso, la hissant ainsi au titre de Princesse." Le sourire de Joanne s'élargit, plus elle avançait dans ce qu'elle avait à raconter, plus elle avait hâte de poursuivre, de leur faire comprendre le cheminement qu'elle avait du traverser pour en venir à toutes ses conclusions. "Si Celso Borgia avait été un imposteur, comment serait-il devenu Prince ?" leur demanda-t-elle. "Une lettre, vieille de cinq cents ans, viendrait donc bouleverser toute une partie de l'Histoire de la Renaissance Italienne. Nous avons comparé l'écriture de ce courrier avec d'autres échanges déjà connus, et les écritures concordent parfaitement. Si nous devons encore parler d'imposture, pourquoi Grace aurait-elle menti sur son titre ?" Un long moment de silence flottait, imposée par la jeune femme qui en profitait pour regarder Jamie, qui était pendu à ses lèvres. Irene à ses côtés, semblait tout aussi absorbée par la moindre de ses paroles. "Ces premiers éléments avaient été amplement suffisants pour éveiller ma curiosité, l'équipe avec qui je travaillais sentait que nous pointions quelque chose du doigt. Des recherches avaient donc été effectués au château de Squillace." Nouvelle diapositive montrant le château en question. "La ville se trouve dans la région de Calabre. Les constructions avaient débuté en 1044, sur les vestiges d'un kastron byzantin. Ce château avait connu de très nombreux propriétaires depuis. Des comtes normands, puis italiens et il finit aux mains des Borgia dès 1494, Jofré Borgia, fils du papa Alexandre VI Borgia, fut le premier prince de Squillace. Son fils aîné, Francesco, hérité du château et des terres. Il est actuellement écrit, dans l'Histoire, qu'il y avait régné tout du long, et que sa descendance y resta jusqu'en 1735. Mais il y a quelques incohérences qui m'avaient interpellé. L'état si dégradé du château, comme nous le voyons actuellement, fut causé par des tremblements de terre dans la région en 1783. Les dégradations n'ont heureusement pas endommagé certaines oeuvres. Elles avaient toutes été passés au rayon X et la plus grand d'entre elle nous a offerte une magnifique révélation." Joanne montrait le cliché du tableau passé au rayon X, où l'on pouvait aisément observer deux silhouettes dont une qui portait une robe de couleur blanche. "Nous reconnaissons ici sans mal le visage de Grace. Il est évident que cela représente le couple princier durant leur mariage si l'on prête attention aux bijoux, aux tenues portées. De plus, la date de ce mariage concorde avec celle écrite dans la lettre de Grace. Et, enfin, nous pouvions donner un visage à Celso Borgia." Un zoom avait été effectué sur le visage du monarque. Elle laissait le temps à tout le monde de le regarder, même s'il aurait été bien plus appréciable d'admirer l'oeuvre directement qu'à travers une autre. "Il est évident que l'on a repeint par dessus cet oeuvre intentionnellement. Il aurait été inacceptable de dissimuler ainsi une représentation d'un couple princier dans leur propre château. La principale question est : pourquoi ? Et c'était à partir de là que les recherches ont commencé à bien se corser. Nous ne savions rien de Celso Borgia. Nous ignorions s'il avait un lien de parenté avec Francesco Borgia. Encore une fois, tout aurait pu s'arrêter ici. Il nous manquait de nombreux éléments pour pouvoir retracer la vie de Celso étant donné qu'il n'y a aucun papier officiel ou trace écrite le concernant. Par chance, un architecte avait eu au même moment l'envie d'agrandir sa maison à Florence. Et en cassant l'un de ces épais murs, il a découvert, non sans surprise, l'existence d'une pièce méticuleusement cachée. Cette pièce abritait des dizaines de tableaux. Un de mes collaborateurs italiens s'y est rendu et a reconnu, parmi ces portraits, il y en avait un de Grace. Je me suis donc déplacée jusqu'à Florence pour voir cette pièce de mes propres yeux." Joanne montrait désormais quelques clichés de la pièce secrète. "Il y avait là-dedans des dizaines d'oeuvres peintes par Celso Borgia, mais pas que." Le regard de la conservatrice pétillait, tant elle avait hâte de tout révéler. Mais chaque chose en son temps. Tout le monde restait attentif et elle était bien curieuse de ce qu'ils pouvaient bien penser, se dire. Elle regardait toujours Irene et Jamie, de temps en temps, tentant de percevoir ce qu'ils pouvaient bien ressentir.
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PETIT PLUS : aristocrate anglaise ✢ diplômée de Cambridge en Histoire de l'Art et en Littérature Anglaise (2005) ✢ parle couramment français et italien ✢ musicienne et chanteuse de talent, n'aime pas se produire en public ✢ marraine du petit Daniel Keynes ✢ investie dans des associations pour la culture, l'éducation, la santé et les actions humanitaires.
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JORENE ∆ i've been looking for you, baby, in every face that I've ever known and there is something 'bout the way you love me that finally feels like home, you're my light, you're my darkness you're the right kind of madness.


VIRENE ∆ when it comes to love, you’re an easy fight a flower in a gun, a bird in flight, it isn’t fair and it isn’t right to lead you on like it’s all alright. i played with your heart and I could treat you better but I’m not that smart.


JAMIRENE ∆ the only rule we need is never giving up the only faith we have is faith in us, we're the ones who start little fires yet they burn out, but when they're on the rise they can't help but shine


JOARENE ∆ the brightest colors fill my head a million dreams are keeping me awake i think of what the world could be a vision of the one i see a million dreams is all it's gonna take


IRESON ∆ can't let this moment end you set off a dream with me getting louder now can you hear it echoing? take my hand, will you share this with me?

RPs TERMINÉS : jamielisandrejonjon (2)jamie (2)joannejamie (3)victorjon (3)jameson (fb 2007)joanne (2)leena
PSEUDO : mou (manon)
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MessageSujet: Re: a little chaos ▲ (joamirene)   Jeu 17 Mai 2018 - 1:13


Ce fut un fantôme de sourire qui glissa sur les lèvres d’Irene alors que Jamie haussait les épaules, une lassitude transparaissant dans ces yeux verts qu’elle aimait tant. Pour toute réponse la brune hocha la tête, et se détourna de Lord Keynes pour traverser la salle sans difficultés malgré ses talons hauts, afin de rejoindre la Princesse, se faisant ainsi happer par la marée de ses pairs. Un peu trop rapidement, d’ailleurs : malgré la perspective de cette soirée dont elle se réjouissait depuis plusieurs jours, Irene éprouva soudain la désagréable sensation qu’elle préfèrerait être ailleurs, en ce moment – à la maison avec sa fille, ou chez elle, à Grantham. Mais comme à son habitude, elle chassa les pensées désagréables de sa tête d’un simple haussement de sourcils pour se concentrer sur ce à quoi elle excellait. Les mauvais sentiments se terraient ainsi dans un coin de son cœur, les pensées déplaisantes s’en allaient se perdre dans les dédales de son esprit... l’avantage de savoir si bien s’y prendre. « Bonsoir Eugenie. Ravie de te voir ici. » La Princesse lui rendit son sourire : Irene et elles étaient souvent en affaires. Le milieu de l’art n'était pas si grand et les relations, l’argent et le sang devenaient des critères qui permettant de trier plus facilement parmi l’élite. « De même. J’ai vraiment hâte que la conférence commence : j’ai à peine eu le temps de jeter un œil sur le programme. » « Justement, Jamie et moi parlions à l’instant à l’une des invitées, Mrs Prescott, une conservatrice venue tout droit d’Australie pour l’occasion. Si j’en crois ce qu’elle m’a dit, nous devrions avoir de bonnes surprises… et de quoi faire des heures supplémentaires, si tu veux mon avis ! Au fait, ta tenue ce soir est fantastique, tu es absolument ravissante. » « Oh, j’imagine. Écoute je te dirai ce que j’en ai pensé, mais j’ai bon espoir que la conférence nous donne un peu matière à rêver. Ah, merci… je tente d’innover. C’est du Deauclaire- un styliste australien justement, très en vogue là-bas et qui crée des collections sublimes. Tu connais ? » Le nom surgit du néant et frappa Irene avec la violence d’un ouragan. La brune se figea, et les commissures de ses lèvres échouèrent cette-fois à maintenir l’illusion du bonheur naïf. « Irene ? » Il en fallut peu pour que le voile ne se déchire. Le sang battait à ses tempes et semblait à la fois quitter son visage devenu livide, dans la confusion de ses pensées brutalement envahies par des souvenirs rappelant la douceur sable chaud et des jours plus heureux. « Oui, bien sûr, excuse-moi… Non, je n’en ai jamais entendu parler. » Faible excuse murmurée à la va-vite à défaut d’avoir un plus solide alibi, car personne ne savait, personne ne devait savoir. Ils n'étaient que cinq en tout à connaître la vérité et ses longues heures d’enfer personnel qui avaient lentement mais sûrement gangréné ses rêves et flétri sa passion. « Je suis désolée, je te laisse, je crois que Jamie est déjà rentré dans l’amphithéâtre. À bientôt. » En trente-cinq ans d’existence jamais Irene n’avait aussi peu respecté le protocole – bien qu’elle ait le privilège de parler à Eugenie sans formules de politesses, on ne coupait pas abruptement une conversation avec la petite-fille de la Reine par un simple à bientôt, en aucun cas. Peu importait : Irene ignora le regard perplexe posé sur elle et tourna les talons. Elle disposait de plusieurs minutes pour se calmer, pour donner le change, pour calmer la panique qui envoyait à ses nerfs des signaux de détresse, des sentiments contradictoires. Après tout ce temps, ça n'aurait pas dû la mettre dans des états pareils. Elle avait certes toujours été sensible à chaque mention de l’Australie, dans chaque conversation, dans chaque soupir, mais avec le temps tout s’était effacé. Jamie l’avait aidé à en faire le deuil. Il lui avait offert mille cadeaux et une vie de reine pour qu’elle n’ait plus qu’à regarder vers le futur et jamais une seule fois en arrière. Sa fille était son aboutissement, la preuve aussi d’une réussite et sa plus grande fierté. Tout était sous contrôle. Tout était toujours sous contrôle et même parler de Brisbane avec la conservatrice avait semblé une partie de cartes tant elle avait pu rapidement passer à autre chose. Elle avait cru que les blessures auraient enfin cicatrisé, enfin. Et elle s’en voulait d’être si faible à cet instant, de se laisser dévorer par son fantôme à la moindre occasion, dès qu’elle relâchait sa garde. Elle s’en voulait de ne pas s’être débarrassée de son obsession. Des mois, des années sans qu’elle n’y pense vraiment et brusquement la mention de son seul nom suffisait à la déstabiliser à ce point ? Un souvenir d’un an qui la troublait si fort une décennie après lors d’une soirée ? C’était ridicule. Elle était ridicule. La Lady serra les dents et inspira un grand coup en franchissant les portes de l’amphithéâtre, balayant la salle du regard pour tenter d'apercevoir la silhouette familière de son époux. Elle compta jusqu’à dix dans sa tête, et à chaque seconde une pensée positive l’éloignait du spectre de Deauclaire, la rapprochant plutôt de sa réalité. Sa réalité dans laquelle elle était heureuse. Saine. Aimée. Protégée. Sa réalité dans laquelle rien ne pouvait lui arriver, car finalement elle appartenait à ces gens parfaits menant une vie parfaite, et elle ne tolèrerait pas qu’une blessure mal refermée vienne mettre le chaos dans l’ordre de sa vie, ni ça ni quoique ce soit d’autre, d’ailleurs.

Elle finit par repérer Jamie, et se glissa à ses côtés, découvrant à cette occasion qu'il n'était pas seul : Jodie avait pris place dans le siège opposé, et les deux brunes se saluèrent immédiatement. C’est très bien ainsi, se dit Irene en croisant les jambes, tandis que les lumières commentaient à baisser en intensité. Elle avait beaucoup de tendresse pour Jodie. Elle non plus n’avait pas eu la vie facile, mais elle avait toujours su traverser les épreuves avec un impressionnant courage. Le fait qu’elle ait aussi partagé la tragédie de Jamie comptait beaucoup ; elle avait pu être là pour lui mieux qu’Irene. Pas à défaut de le vouloir, mais plutôt de le savoir. Perdre un frère, un amour, dans les bras de la mort, était une expérience qu'Irene n'avait jamais eu à affronter. Son caractère se portait peu à la jalousie ou à la suspicion et, bien au contraire, elle s'était rassurée de savoir que Jamie et Jodie pouvaient se comprendre et partager leurs souvenirs. Mais comme sa propre douleur, l'évènement appartenait désormais au passé. Et alors qu'elle commençait à se détendre, l'anglaise sentit le regard interrogateur de Jamie, l'effleurant. Avait-il saisi les restes sa nervosité à sa façon de serrer ses poings, ou bien avait-il plutôt capté dans l'expression de ses sourcils froncés une ride qui ne devrait pas être là ? Parfois, Irene aurait aimé ne pas être si facile à déchiffrer aux yeux de celui qui partageait sa vie depuis trois décennies. La brune lui sourit pour dissiper une éventuelle question : tout va bien, ce n'est rien, assurèrent ses yeux silencieusement. Pas de quoi en faire une affaire d'Etat. Jamie serait probablement surpris sinon agacé de la voir revenir avec ses drames adolescents des années après avoir réglé la question, et ce n'était pas le moment de parler de ça de toute manière. Le sujet était clos, elle ne désirait plus qu'une chose: s'absorber dans la conférence et oublier le faux-pas de sa rationalité.

Comme en écho à ses pensées, la voix de Hartwig Fischer s'imposa dans la salle, interrompant les conversations qui moururent sur les lèvres des spectateurs. Son discours de bienvenue fut relativement bref, mais efficace: il n'avait pas à s'accaparer le temps de scène, seuls les conférenciers étaient les vedettes ce soir. Enjoignant la première oratrice à le rejoindre, l'attention d'Irene s'aiguisa en entendant le nom de Joanne Prescott. Elle eut une pensée pour la petite blonde qui ouvrait le bal, mais la découvrant sereine et à l'aise sur scène, captivant bien vite l'audience grâce à sa voix douce et à son rythme de parole maîtrisé, Irene sut que son intervention serait un succès. À l'instar de ses voisins, la brune se laissa entraîner dans le récit de l'australienne, intriguée par son accroche. Elle acquiesçait doucement à ses questionnements, d'accord avec le fondement de sa thèse : l'Histoire n'était pas impartiale, et ceux qui possédaient le don de l'écrire modifiaient substantiellement le futur. À la mention des noms "Borgia" et "Henry VIII", Irene redoubla de concentration. Elle allait adorer cette démonstration. Et avec cette pensée, tout élément perturbateur s'évanouit de son esprit.

Avançant dans ses explications, Joanne fit apparaître sur l'écran le portrait de la Lady dont il était question, Lady Grace. Plissant les yeux, la brune ne put s'empêcher de faire partager son impression avec son époux. « Oh Lord... est-ce que c'est juste une impression, ou il y a un air de ressemblance entre Mrs Prescott et la femme du portrait ? » Définitivement, oui, dans la forme du visage et les yeux bleu azur, le sourire élégant : malgré les siècles qui séparaient le modèle de la jeune australienne, on pouvait remarquer de nombreuses similitudes entre elles. Joanne enchaîna, laissant peu de répit à son auditoire, et empêchant Irene de fantasmer sur la ressemblance. Ainsi, Anne Boleyn aussi était de la partie ? La brune esquissa un sourire, définitivement passionnée par l'histoire qu'elle entendait pour la première fois, soucieuse de consacrer toute son attention aux détails du récit. Ainsi, 1529, l'année de la disparition. Un murmure d'approbation traversa la salle : curieux pour une femme de son rang, oui. Mais pas impossible, songea Irene. Quand il s'agissait de faire disparaître quelque chose, n'importe quoi, homme ou bien, les gens de sa classe étaient des maîtres en la matière. Le silence et la loyauté étaient des marchandises comme des autres, pourvu qu'on sache y mettre le prix. Elle l'avait appris à ses dépends... Alors, faire disparaître un homme, une lignée entière à une époque où les registres étaient incertains et où il était si facile de tout faire brûler ou disparaître, ça n'avait rien d'étonnant. D'effacer d'un geste de la main deux amants, leur histoire, leur futur ; les oublier et nier leur existence. Leurs joies, leurs peines, leurs passions... Irene se mordit la lèvre, tentant de se déconcentrer. Ne pas extrapoler, ne pas y penser. Elle ne pouvait décemment pas voir des signes partout. Joanne reprit ensuite, invoquant ce mystérieux Celso Borgia, et un mariage supposé entre les deux personnages. L'enthousiasme de Joanne était palpable et surtout contagieux. Tournant la tête des deux côtés, Irene put vérifier que les Lords et Ladies n'en perdaient pas une miette et que Jamie semblait tout aussi captivé par les dires de l'australienne. Rayonnante, Joanne savait jouer avec son public: ménageant les effets de suspense, elle s'assurait de ne pas perdre leur attention. Elle entreprit alors d'expliquer la période italienne et révéla l'existence du tableau qui prouvait que le mariage entre Grace et Celso avait bien eu lieu. Irene jubilait, elle avait l'impression de se trouver au centre d'une enquête policière au milieu de la Renaissance. Impatiente d'entendre la suite, elle trouva la main de Jamie et la serra, mue par une émotion forte qui ne fit que s'intensifier. Aucune trace de Celso Borgia, rien, jusqu'à la découverte de la demeure à Florence. Irene retenait son souffle, les doigts entremêlés avec ceux de Jamie, les yeux brillants. Les questions soulevées par Mrs Prescott résonnaient dans sa tête, et, toute à son impatience, Irene voulait connaître la suite, la révélation. Et s'il fallait des ressources pour permettre à Joanne de continuer ses recherches, de résoudre ce mystère de l'Histoire ou de le faire authentifier, elle n'eut aucun doute qu'elle les lui donnerait sur le champ.



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