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 sometimes we just need to let go the mask (Soleo)

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ÂGE : 34 ans et a l'impression d'en avoir parfois 50.
SURNOM : Souvent les gens se trompent et disent Chloé.
STATUT : Mariée, en couple, séparée... à vrai dire, aucune idée. On dira mère, c'est bien mère.
MÉTIER : Graphiste, à son compte. Travaille à son propre compte ce qui lui permet de s'occuper de son bébé.
LOGEMENT : Provisoirement chez sa soeur Camber.

POSTS : 34 POINTS : 70

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : Soren#1 Camber#1 Robin#1 Mattéo#1




PSEUDO : Earithralia (Amal)
AVATAR : Minka Kelly
DC : pas pour le moment.
INSCRIT LE : 30/10/2017

MessageSujet: sometimes we just need to let go the mask (Soleo)   Mar 7 Nov - 14:50



Sometimes we just need to let go the mask
But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.

Parfois, j’ai cette horrible sensation de suffoquée, cette vague impression que l’appartement de Camber allait se plier sur moi pour m’engouffrer. Je m’isolais chez ma soeur, incapable d’affronter le monde extérieur depuis le retour de Matteo. Chacun allait de son opinion sur le sujet mais personne n’avait vécu cette situation pour me comprendre. De nature, je n’aimais pas que l’on s’immisce dans mon intimité. Je supportais mal les conseils de mes proches, irritée par leur bienveillance à mon égard. Je n’avais plus l’impression d’avoir trente-quatre ans, parfois j’avais juste envie d’envoyer tout balader, retourner chez Soren avec Cami. Là-bas au moins, je n’avais pas à supporter les commentaires de mes parents. Je pouvais ignorer leur appels sans sentir le regard désapprobateur de ma soeur. Jusque là, nous avions toujours été complices mais voilà que même notre relation battait de l’aile depuis le retour de mon ex-fiancé. Il était devenu un tabou, à chaque fois que son nom ressortait dans une discussion je ne pouvais m’empêcher de m’offusquer. Apparemment tout le monde sauf moi savait ce qui était le mieux pour ma fille. Tous, ne comprenait pas pourquoi je pensais toujours à Soren et pourquoi je n’étais pas partie récupérer le reste de mes affaires, comme s’il s’agissait d’une évidence. Sauf que tout ne se ferait pas en claquement de doigt, ce que nous avions vécu n’avait rien de commun. Matteo revenait petit à petit dans nos vies, je tenais à ce que Cami puisse profiter de son père au maximum. Il passait presque chaque jour pour prendre sa fille dans ses bras, la bombarder de bisous et jouer avec elle. Entre nous, c’était un peu plus compliqué, nos discussions se résumaient au strict minimum pour n’évoquer aucun sujet qui fâche. Il avait su pour Soren, il fallait bien qu’il le sache tôt ou tard. De toute façon, je n’étais plus sure de ce que nous étions les uns pour les autres et plus j’évitais tout le monde, plus j’avais l’impression de ne plus avoir de problème. Soren était surement celui qui avait été le plus exclu de cette histoire. Durant des mois, il s’était occupée de moi et ma fille et voilà comment je lui rendait les choses. Je pensais que le fait de m’éloigner me permettrait de mieux me sentir mais son absence devenait pesante. Camber aussi n’était pas au mieux de sa forme et je me sentais mal de lui faire subir ma présence. Elle devait partager son appartement avec nous et supporter mes changement d’humeur parce qu’égoïstement je pensais que ma situation était la plus dure à vivre. Dans le cas contraire, j’en aurais certainement fait autant pour elle, mais parfois dans des moment de lucidité je me rendais bien compte qu’il fallait trouver une solution à toute cette histoire. Je n’allais pas rester éternellement chez ma petite soeur et il était hors de question que j’aille chez mes parents. Retourner chez Soren était également inenvisageable pour le moment. Je profites que Cami soit couché pour la laisser quelques heures avec sa tante. Le temps d’aller faire des ‘petites courses’ rassurais-je Camber. Bien que cela signifiait également passer chez Soren pour récupérer quelques affaires. De tête, j’essaye de me rappeler les horaires du beau brun. Si ma mémoire ne me joue pas des tours, le mardi il finissait plus tard ce qui me laisse le temps de passer sans le rencontrer. Je m’en veux de faire ce genre de calcul mais je ne suis pas prête à le confronter. A vrai dire, j’ignore comment je réagirais en le revoyant. Les quelques SMS que l’on échange me suffisent pour le moment. Il me manque, c’est vrai, mais j’ai beaucoup trop de choses en tête. Je refuse de faire du tord à qui que ce soit et pour le bien de Cami, peut être que je devrais faire passer mes histoires sentimentales après. Je stationne la voiture de Camber un peu plus loin dans l’allé et remonte la rue à pied. Arrivée devant mon ancienne porte, j’hésite un instant. J’ai l’impression d’être une voleuse ou d’entrer par effraction chez nous. Je soupire, sort mon trousseau de clef et pousse la porte. Je suis obligée de forcer un peu pour la pousser. Je suis de suite interceptée par le bordel à l’entrée, des chaussures  qui trainent partout et dans tout les sens. Je m’avance pour mieux me rendre compte des dégâts. Dans la foulée, je ramasse quelques bouteilles de bières. L’appartement semble ne pas avoir été aérée depuis mon départ. J’ai un pincement au coeur en voyant le laisser-aller de Soren mais je ne suis pas venue pour ça. Je crois entendre un bruit, mais ça doit venir de l’extérieur. Le temps de pousser la porte de notre ancienne chambre que je me retrouve nez à nez avec mon… avec Soren. Je sursaute et place ma main sur mon coeur. Je n’ai pas crié, j’aurais pu mais au lieu de ça j’ai le culot de lui reprocher : «  Tu m’as fait peur! » une chance que je ne sois pas cardiaque. « Je... je passais juste récupérer le carnet de santé de Cami. » dis-je pour justifier ma présence. Après tout, je suis encore un peu chez moi… Enfin c’est ce que j’essaye de me dire parce que je sais qu’il aurait été plus juste de le prévenir.


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le voleur de vie
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ÂGE : trente-six ans, né le premier décembre - lui parlez pas des rides qui commencent à apparaître, ça lui donne de l'urticaire.
STATUT : normalement en couple avec la fiancée de son meilleur ami présumé décédé revenu d'entre les morts... c'est compliqué.
MÉTIER : professeur de biologie à l'université de Brisbane.
LOGEMENT : apt. 128 redcliffe, dans l'appartement qu'il partageait avec Cleo mais que cette dernière semble désormais éviter comme la peste.

POSTS : 2479 POINTS : 195

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : daltonien, le monde en nuances de gris › il a élevé Cami la fille de Cleo et de Matteo, pour palier à l'absence de son père › il a du mal à gérer la nouvelle du retour de Matteo parmi le monde des vivants
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : cleocora › jameson #3 › jameson #1 (fb)matteo (4/4, close)
RPs EN ATTENTE : camber › heidi #3
PSEUDO : luleaby
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DC : ezra beauregard (sam claflin) › kaecy wilson (emma watson) › debra brody (gal gadot)
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MessageSujet: Re: sometimes we just need to let go the mask (Soleo)   Jeu 23 Nov - 11:24



cleo et soren
But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.
luleaby
sometimes we just need to let go the mask
« Tu rentres déjà ? » Soren releva son regard en direction de sa collègue, qu’il n’avait même pas pris soin de remarquer jusque maintenant dans la salle de détente. Il tira un petit sourire. « Et oui. Le dernier cours du mardi est terminé maintenant avec les partiels qui approchent. J’ai pas mal de boulot qui m’attend chez moi en plus. » Enfilant sa veste, il finit par quitter l’université assez rapidement. Les beaux jours semblaient enfin décidés à repointer le bout de leur nez et ça faisait du bien au moral de Soren. Il avait décidé d’arrêter de compter les jours depuis que Cleo était partie avec Cami de chez eux, mais c’était compliqué, il l’avouait presque sans soucis. Même ses collègues avaient commencé à s’inquiéter pour lui, chose qu’ils n’avaient eu à faire depuis qu’il était arrivé en tant que professeur à la fac. Soren savait qu’il devrait faire quelque-chose pour au moins maintenir l’apparence et garder le côté triste des choses pour lui, quand il était seul chez lui. Mais il n’y arrivait pas. Et puis, il n’avait jamais été grandement fan des personnes qui ne misaient que sur le paraitre. Il avait d’ailleurs fui sa famille à cause de ce côté là, ce n’était pas pour retomber sur ses pattes désormais - il était hors de question. La porte d’entrée poussée, Soren se contenta de laisser son sac et ses chaussures trainer dans un coin de l’entrée, se disant qu’il s’en occuperait à un moment ultérieur. Comme tous les jours. La chose qu’il fit par la suite s’invitait désormais dans une sorte de rituel, il monta dans la chambre se changer. Cette chambre qui était toujours aussi vide malgré les semaines et les mois écoulés, intacte de toute présence autre que celle du jeune homme. Les premiers jours même, quand Cleo avait annoncé qu’elle partait chez sa soeur le temps de trouver un point d’équilibre dans toute cette situation, Soren avait préféré le canapé au lit conjugal - il ne se voyait pas, sur le moment, dormir dans ce lit où successivement Matteo puis lui-même avait pris part avec Cleo; la situation était devenue beaucoup trop compliquée pour qu’il dorme paisiblement. Et puis, Cleo lui manquait trop pour dormir dans un lit où elle n’était plus. Détachant ses yeux du lit froid et vide, Soren se contenta d’attraper une jogging et un vieux tee-shirt qui trainaient tous les deux dans un coin de la chambre, avant de se figer sur place, entendant du bruit plus bas. Son coeur sembla d’ailleurs comprendre plus rapidement la situation que son cerveau car le palpitant commença à se contracter à peine avait-il eu entendu les premiers pas parcourus dans l’appartement. Damn, c’était elle qui était là aujourd’hui. Soupirant à la fois de soulagement et d’énervement, Soren préféra ne pas faire de bruit pour le moment. Si Cleo était là aujourd’hui, c’était pour sur car elle était sûre de ne pas croiser le jeune homme - il était vrai qu’il était censé finir plus tard que ça en ce jour. Ce qui voulait dire qu’elle n’avait aucune intention de le croiser, de lui parler réellement - de lui rappeler qu’ils étaient toujours un nous. Non, comme à son habitude, elle comptait juste passer, prendre des affaires et repartir comme si de rien n’était. Les pas se faisaient entendre de plus en plus proches de la porte de la chambre, et Soren finit d’enfiler son tee-shirt avant que la porte ne soit poussée. Le visage de Cleo apparut rapidement, puis la surprise - la peur ? - put s’y lire rapidement. Elle porta une main à son coeur, comme pour limiter les dégâts d’une telle surprise. Elle ne voulait réellement pas le croiser, alors. «  Tu m’as fait peur! » Soren vint lever les yeux au ciel. Forcément qu’il lui avait fait peur. Et puis, c’était lui qui était censé être un étranger dans la demeure de la jeune femme. L’appartement lui appartenait, après tout. « Je... je passais juste récupérer le carnet de santé de Cami. » Soren resta quelques instants à scanner le regard de la jeune femme. A tenter de comprendre ce qu’il se passait dans sa tête, comment elle pouvait être désormais, en ce moment. Oh bien sur, ils discutaient de temps à autres. S’envoyant quelques textos, quelques petits mots doux si Soren en était à son troisième ou quatrième verre de vin. Mais ils ne s’étaient pas adressés la parole depuis qu’elle était partie. « Tu n’as pas à te justifier tu sais. Tu fais bien ce que tu veux. » La voix de Soren était bien plus rauque que ce que Cleo avait pu connaître - sa consommation terriblement augmentée de cigarettes en était pour sur la cause. Il secoua la tête, se contentant de passer autour de la jeune femme pour aller déposer ses fringues du boulot dans la salle de bain. « Et non, je ne finis plus aussi tard le mardi. Si ça peut t’aider pour la prochaine fois. » C’était petit - très petit. Il réagissait comme un enfant, un gamin vexé - et c’était ce qu’il était. Il n’avait pas vu Cleo depuis des mois et il préférait quand même jouer la carte de la victime plutôt que de profiter du fait de la revoir. Pathétique.



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MessageSujet: Re: sometimes we just need to let go the mask (Soleo)   Sam 25 Nov - 2:29



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Il y a bien longtemps que cet appartement ne m’appartenait plus. Depuis la présumée mort de Matteo, j’avais du mal à me sentir chez moi hantée par des souvenirs douloureux. Et avec l’arrivée de Cami, partir n’était plus une solution. Je l’avais gardé parce que je pensais ne pas trouver mieux et qu’il était risqué de déménager à ce stade de la grossesse. J’avais essayé de m’y faire mais tout mes meubles jusqu’à la peinture des murs me rappelait mon ex-fiancé. Son fantôme continuait de vivre avec nous. Et puis, j’avais fini par me faire une raison, allant même jusqu’à partager notre lit avec un autre homme. La première fois c’est toujours bizarre, l’impression de trahir l’être cher mais je devais aller de l’avant pour moi et surtout pour notre fille. Soren avait pris le relai sans que je ne lui demande, présent pour Cami et pour moi. Il s’était occupée d’elle comme de son propre enfant. Cet apparemment avait beaucoup compter pour moi autrefois. Je l’avais choisi après des semaines de recherches. L’endroit idéal pour construire une vie de famille et à quelques minutes de mon travail. Plutôt moderne bien qu’il nous fallut refaire toute la peinture. Aujourd’hui j’avais du mal à reconnaitre les lieux. Je n’eus pas le temps de mesurer les dégâts que la silhouette de Soren me fit sursauter. Je me sentais mal de la façon dont je le traitais, il ne méritait pas ça mais je n’étais pas encore prête à le revoir. Je me sentis incapable de soutenir son regard lorsqu’il se posa sur moi, honteuse de la situation et gênée de jouer les voleuses. Je l’évitais parce que c’était le seul moyen que j’avais trouvé pour protéger ma fille. Le retour de Matteo m’avait chamboulé et sans le vouloir Cami ressentait mon stress. Elle refusait de dormir et se réveillait plusieurs fois par nuit. Plusieurs facteurs qui m’avait soudain rendu plus irritable et agressive et rapidement il a fallu faire un choix. Partir chez Camber était à ce moment la seule possibilité que j’avais. Elle au moins me comprendrait, c’était ce que j’avais naïvement pensé. Je savais qu’elle ne portait pas Soren dans son coeur, mais entre soeurs elle aurait fini par me soutenir. Au lieu de ça, le fossé qui s’était déjà creusé entre nous n’avait fait que s’accroitre et j’étais seule dans ce bateau. Même si Matteo avait fait parti de ma vie, aujourd’hui mon coeur appartenait à Soren. Je ne pouvais pas lutter contre mes sentiments alors j’avais pris mes distances en espérant que la douleur s’estompe.

La chambre d’ami de Camber devenait de plus en plus étroite pour Cami et moi. Ces conditions qui n’étaient à la base que provisoires commençaient à s’éterniser et je ne trouvais toujours pas de solution. « Tu n’as pas à te justifier tu sais. Tu fais bien ce que tu veux. » dit-il à ma tentative minable d’explication. Le son de sa voix était plus grave, plus rauque à d’habitude et je pris son ton pour de l’agressivité ce qui me fit braquer instantanément. Malgré que les choses étaient assez tendues, je le connaissais assez bien et je savais que ce qu’il essayait de faire passer pour de l’indifférence n’était autre qu’une blessure masquée. A son tour, il savait très bien que si je me trouvais là c’était seulement parce que j’étais persuadée qu’il n’y serait pas. D’ailleurs, il ne manqua pas de me le reprocher : « Et non, je ne finis plus aussi tard le mardi. Si ça peut t’aider pour la prochaine fois. » Je me sentis rougir et me mordis inconsciemment la lèvre inférieure embarrassée par la tournure que prenait les choses.  Figée à ma place quelques instants, je le regardais déambuler de pièce en pièce. J’étais misérable et mal de tomber aussi bas. Egoïstement je refusais de le laisser partir parce que je l’aimais encore mais ne trouvant pas d’issue à mon problème, je le fuyais le rendant fautif de ce qui m’arrivait. J’étais minable de jouer ainsi avec ses sentiments bien que je ne tirais aucune satisfaction à cela. « Soren… » dis-je finalement, lui bloquant finalement le passage pour nous confronter. J’avais suffisamment joué l’autruche et maintenant qu’on était tout les deux là, peut être qu’il était temps de discuter. Pour dire quoi, au juste? La réalité était déjà très complexe et à cela je devais faire attention à chaque mot que je pouvais dire pour ne pas le heurter. Il avait déjà bien trop supporté. « S’il te plait, ne rend pas les choses plus difficile qu’elles ne le sont déjà. » articulais-je finalement, bien que toujours incapable de le regarder plus de trois secondes dans les yeux. J’avais la gorge nouée et je m’efforçais de ne pas pleurer en grande sentimentale que je suis. « Juste comprends moi pour le moment! . » je lui demandais trop, comme d’habitude. Je me retenais de ne pas l’enlacer dans mes bras et Dieu sait combien il me manquait chaque jour. Je ne voulais pas le faire de peur qu’il interprète mal mes gestes ou que je lui donne de faux espoirs. Je soupire finalement avant de me retirer du passage constatant par la même occasion que l’état de la salle de main était aussi lamentable que le reste de la maison. Alors que je suis sur le point de pénétrer dans notre ancienne chambre à coucher à la recherche de ce fameux carnet de santé, je l’interpelle une nouvelle fois bien qu’une voix dans ma tête me somme de me taire. Et aussi détachée que je veux paraitre l’émotion finit par avoir raison de moi : «  Ça vaudra ce que ça vaudra, mais tu me manques terriblement. » avouais-je, me mordant intérieurement la joue pour continuer à paraitre forte. Je refusais de craquer devant lui, je savais combien ça lui briserait le coeur de ne pas pouvoir m’aider et il était hors de question qu’il ait une charge de culpabilité en plus à tout ce qu’il vivait déjà à cause de moi…


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MessageSujet: Re: sometimes we just need to let go the mask (Soleo)   Dim 17 Déc - 19:19



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Refusant de relever le regard vers la jeune femme, continuant d’affairer sans prendre la peine de s’arrêter alors qu’elle se tenait à quelques mètres d’elle. Ce petit spectacle continua quelques instants - jusqu’au moment où Cleo vint se glisser pile dans son passage. « Soren… » Soupirant, posant ses mains sur ses hanches, il finit par poser son regard dans celui de Cleo - même s’il ne l’avouerait pas, ça lu faisait du bien. « Quoi, Cleo ? » Même s’il s’en voudrait plus tard de parler de la sorte, son ton agressif n’avait pas quitté sa bouche quand il s’adressait à la jeune femme. C’était plus fort que lui, il ne maitrisait pas toujours si bien qu’il le prétendait ses réactions. Surtout que c’était un râleur né, de base, il ne fallait pas oublier non plus. « S’il te plait, ne rend pas les choses plus difficile qu’elles ne le sont déjà. » Ecarquillant progressivement les yeux, ce fut un rire moqueur qui commença à se former dans sa gorge. Oh non, ce n’était normalement pas le moment d’avoir ce genre de réaction. « Rendre les choses… Tu rigoles j’espère ? » Soren avait fait des efforts depuis qu’ils avaient tous les deux appris le retour de Matteo. Il avait fait tout ce qu’il avait pu, tout ce qui était dans la limite du réalisable selon ce qu’il pensait de la situation. Il avait été patient, il avait été compréhensif. Après tout, il avait même laissé Cleo partir de l’appartement qu’il partageait depuis deux années maintenant. Et ça, sans rien dire. Alors, intérieurement, il se sentait poignardé en plein coeur quand il l’entendait dire des choses de la sorte. « Juste comprends moi pour le moment ! » Il leva lentement la main à hauteur de leurs visages, comme pour indiquer à la jeune femme qu’il ne désirait pas en entendre plus. La comprendre, apparemment. C’était tout ce qu’elle demandait maintenant, tout ce dont elle avait besoin. « Ecarte toi Cleo, s’il te plait. » Désormais, sa voix était plus brisée qu’énervée. Comme s’il avait usé de toutes ses réserves de rancune pour ne plus qu’avoir sa tristesse à fleur de peau. Il n’avait plus ce bouclier qui lui permettait de tenir encore bon quand il entendait de telles paroles prononcées par Cleo. Finalement, ce fut soupirant que Cleo se décala pour qu’il puisse nouveau passer. Il ne voulait pas qu’ils en arrivent là - il ne l’avait jamais voulu. C’était pour ça qu’il lui avait laissé et donné tout l’espace dont elle avait besoin. Qu’il n’avait jamais rien dit, qu’il n’avait jamais fait aucune réflexion. Mais apparemment, ce n’était pas assez et il en fallait toujours davantage. Il était désormais dans la salle de bain lorsqu’il reprit la parole. « Je tente de te comprendre Cleo, depuis le début. Ne me dis pas le contraire… mais là je ne sais plus quoi en penser. » La jeune femme n’avait pas un accès visuel direct à Soren, et c’était bien de la sorte. Il ne s’en voudrait pas autant que prévu de s’ouvrir un peu à elle alors qu’il était au plus vulnérable. Reprenant une inspiration, il finit par revenir dans la chambre. Il était à deux doigts de prendre un  sweat-shirt et de finir par sortir de l’appartement pour échapper une nouvelle fois à Cleo lorsque cette dernière reprit finalement la parole. « Ça vaudra ce que ça vaudra, mais tu me manques terriblement. » Arrêtant sa marche, Soren releva lentement le regard vers la jeune femme. Ils se tenaient à quelques mètres l’un de l’autre, vraiment rien - et pourtant, à l’entendre dire ça, elle ne lui avait jamais paru aussi loin et inaccessible. C’était pas peu penser, pour Soren qui avait toujours vu Cleo clairement hors de portée. Après avoir dévisagé la jeune femme quelques instants, il finit par lever les yeux au ciel. « Tu sais, ça ne tient qu’à toi ça. Je ne t’ai pas mis dehors moi, je ne t’ai jamais dit que tu ne pouvais pas revenir ici. C’est toi qui a choisi de t’isoler. » Il vint se frotter rapidement les yeux d’une main, comme recentrant son attention. « Si je ne te connais pas autant et ne te respectais pas autant surtout, je t’aurai pas autorisé à partir d’ici et comme ça on aurait pas eu à se manquer, tu sais. » Si son amour pour Cleo n’avait pas été plus grand et plus puissant que son petit côté sur-protecteur, pour sûr il ne l’aurait pas laissé aller chez Camber; pas qu’il n’avait pas confiance en cette dernière, mais moins Cleo la côtoyait et mieux Soren trouvait qu’elle se portait. « T’as juste à demander et j’accours pour t’aider à déménager de chez ta soeur - crois moi que ça me ferait grandement plaisir. Je ne fais que te comprendre, Cleo, crois moi. » Là où il n’aurait rien dit les autres jours, les circonstances du jour étaient juste de trop pour qu’il tienne sa langue dans sa poche plus longtemps.



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MessageSujet: Re: sometimes we just need to let go the mask (Soleo)   Jeu 21 Déc - 13:40



Sometimes we just need to let go the mask
But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.

Je lui en demandais trop, mais à ce stade il était très probablement la seule personne apte à me comprendre. Jusque là, il avait toujours fait preuve de patience et il avait été d’un grand soutien, mais cette histoire commençait à s’éterniser. Mon incapacité à prendre une décision commençait à peser dans nos vies. Cela faisait des semaines que nous ne nous étions pas revus et j’avais mal au coeur de voir le nouveau mode de vie de mon homme. Car jusqu’à preuve du contraire nous étions encore ensemble, jamais il n’avait été question de se séparer. D’ailleurs Soren m’attendait toujours dans mon appartement où j’avais emménagé avec Matteo. L’appartement n’avait plus rien de conviviale, il ressemblait plutôt à un lendemain de soirée. La chambre à coucher n’avait pas non plus été aérée et elle sentait le tabac froid chose que je ne supportais pas. Malheureusement, je n’étais pas en position de lui faire des reproches, tout cela était de ma faute. « Ecarte toi Cleo, s’il te plait. » avait-il finalement articulé, blessé ou lassé de voir que nous en étions toujours au même stade. J’avais obéit pour ne pas envenimer les choses, baissant la tête triste de voir que notre histoire empathissait. Après tout, c’était un peu tout ce que je méritais. J’avais abusé de sa gentillesse. Je me sentais coupable de toujours lui en demander trop, d’autant plus qu’il avait jusque là toujours été de mon côté. C’était d’ailleurs bien le seul. « Je tente de te comprendre Cleo, depuis le début. Ne me dis pas le contraire… mais là je ne sais plus quoi en penser. » ajouta t-il alors que j’avais choisi de me réfugier dans notre chambre à la recherche du carnet de santé de Cami. La situation était plutôt bizarre, je n’avais pas l’habitude que nos échanges soient aussi froids. Nos conversations téléphoniques se faisaient rares, mais je n’avais pas imaginé que notre face à face serait si glacial. Je l’avais délaissé en essayant de trouver une solution à une histoire qui n’avait rien d’ordinaire. J’étais heureuse de savoir que Matteo était de retour, seulement deux ans s’était écoulés, Soren faisait désormais parti de ma vie et il fallait bien le faire accepter. « Tu sais, ça ne tient qu’à toi ça. Je ne t’ai pas mis dehors moi, je ne t’ai jamais dit que tu ne pouvais pas revenir ici. C’est toi qui a choisi de t’isoler. » dit-il en apparaissant dans l’encadrement de la porte. Je hoche la tête, il n’avait pas tord : « Je sais. » dis-je en mettant finalement la main sur l’objet de ma convoitise, agenouillée face à l’un des tiroirs de la commode. Je le secouais comme pour lui montrer que je l’avais enfin trouvé. « Si je ne te connais pas autant et ne te respectais pas autant surtout, je t’aurai pas autorisé à partir d’ici et comme ça on aurait pas eu à se manquer, tu sais. » je me mordis la joue pour retenir mes larmes. Il faut croire que je n’ai plus qu’eux face à toute cette histoire « Et qu’est ce que je pouvais faire d’autre? » demandais-je, en me relevant presque lassée finalement que tout le monde me fasse des reproches. Ces derniers temps c’était monnaie courante et ça venait un peu de tout les côtés. Si ce n’était pas mes parents, c’était ma soeur ou mon ex-belle soeur qui prenait le relai pour donner leur avis sur ce qui est le mieux pour Cami. Soren ne faisait clairement pas l’unanimité chez mes proches, mais je m’en moquais un peu, pour le moment c’était ma fille que j’essayais de protéger.  « T’as juste à demander et j’accours pour t’aider à déménager de chez ta soeur - crois moi que ça me ferait grandement plaisir. Je ne fais que te comprendre, Cleo, crois moi. »  je souriais, presque désolée que ça ne soit pas aussi simple. Il nous fallait apprendre à vivre avec Mattéo, le retour vers le commun des mortels ne lui avaient pas apporté que de bonnes nouvelles. S’il était heureux d’apprendre qu’il était papa, il avait dû également vivre avec l’idée que son ex-meilleur ami était en couple avec son ex-futur-femme. Peut être que de nous trois, il était le plus à plaindre. « Je sais que tu ne fais que ça, mais crois moi cette histoire me dépasse tout autant. » avouais-je « Et Cambre est sympa de nous accueillir, mais je t'avoue qu'elle me sort par les trous ces derniers temps!! » souriais-je bien que c’était hypocrite de ma part de dire ça, d’autant plus qu’elle se donnait beaucoup de mal pour nous, mais elle était persuadée d’avoir entre les mains la solution à mon problème ce qui avait relativement tendu nos relations. Elle et Soren ne s’appréciaient pas, j’avais appris à vivre avec. Je m’approchais de lui, mes gestes n’étaient plus aussi spontanées, surement par peur d'être rejettée, à une époque cela se faisait naturellement. Je posais ma main sur son visage. Combien ce contact physique m’avait manqué : «  Je t’aime, ok? On trouvera une solution. » lui promettais-je sans vraiment y croire. Seulement, je ne voulais pas le perdre et je voyais bien qu’il était lui aussi fatigué de tout ça.



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sometimes we just need to let go the mask (Soleo)

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