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 (arissan) later on if it turns to chaos

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le maudit
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ÂGE : 36 ans (19/08/1981)
SURNOM : hassou
STATUT : divorcé, le coeur en vrac
MÉTIER : professeur de géographie politique @ university of Queensland ~ consultant géopolitique/Moyen-Orient @ ABC studios
LOGEMENT : #25 logan city, dans l'ancienne maison de son enfance, qu'il partage depuis peu avec Matteo

POSTS : 8759 POINTS : 930

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : un berger allemand, Spike ☆ traité pour une leucémie entre fin 2013 et mai 2015 ☆ 4 tatouages ☆ bénévole au service pédiatrique de l'hôpital & donne des cours de soutien dans un lycée ☆ australo-iranien, a vécu 9 mois à Téhéran en 2000-2001 ☆ en couple avec Joanne de 2004 à 2014, divorce inexplicable en février 2014 ☆ parle farsi (persan) et a un bon niveau d'arabe ☆ diagnostiqué dépressif, il a fait une tentative de suicide en avril 2016 ☆ ne consomme ni porc ni alcool ☆ grand fan de rugby ☆ membre d'Amnesty International ☆ musulman peu pratiquant ☆ fumeur occasionnel
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : ginny #2kellyjoanne #13sohan #2rhettpriam #2miamatteoariane (2014)joanne (2004)jamie (au)

هرگز تسلیم

RPs EN ATTENTE : clara ☆ milo ☆ tad ☆ leena
RPs TERMINÉS :

jamie #4yasmine #11joanne #12joanne #11ginny#1joanne #10jamie #3yasmine #10joanne #9priam #1joanne #8hannah #1yasmine #9joanne #7joanne #6yasmine #8yasmine #7jamie #2saul #1joanne #5yasmine #6yasmine #5yasmine #4joanne #4yasmine #3enzo #1kennethellayasmine #2sohan #1jamie #1joanne #3yasmine #1jordan #1leela #2joanne #2jayantleela #1joanne #1


PSEUDO : yumita (élodie)
AVATAR : dominic cooper
CRÉDITS : avatar@moneyhoney & sign@dcmultiverse & userbar@loonywaltz
DC : tommy & vittorio & anwar
INSCRIT LE : 20/09/2015
http://www.30yearsstillyoung.com/t4591-there-s-more-life-left-to-go-hassan http://www.30yearsstillyoung.com/t4618-hassan-but-i-know-better-than-to-leave-and-let-it-die http://www.30yearsstillyoung.com/t4679-hassan-jaafari http://www.30yearsstillyoung.com/t14530-hassan-jaafari http://madebyumita.tumblr.com/

MessageSujet: (arissan) later on if it turns to chaos   Sam 11 Nov - 1:23



ariane & hassan
later on if it turns to chaos

See you there, don't know where you come from, unaware the stare from someone. Don't appear to care that I saw you, and I want you too. What's your name ? Because I have to know it, you let me in and begin to show it, we're terrified, because we're heading straight for it, might get it. ☆☆☆



MAI 2014 - C'était plutôt un mensonge de circonstance, un secret de polichinelle, quand Hassan secouait doucement la tête si Yasmine lui murmurait « Je sais que le temps doit être un peu long. » comme pour tenter de faire croire que non, que ce n'était pas si terrible, alors qu'en vérité les minutes semblaient toutes durer des heures. Mais il y avait presque quatre mois qu'il était là, et autant de temps à culpabiliser parce que Qasim n'avait pas vu femme et enfants depuis trois semaines et que les Khadji donnaient l'impression d'organiser leur emploi du temps autour des horaires de visite de l'hôpital. C'était difficile pour Hassan, qui n'aimait pas déranger, ne supportait pas d'être le grain de sable dans l'existence de qui que ce soit, d'être devenu le centre d'une attention constante de la part de ses proches. Et si le fauteuil près de son lit était vide ce jour-là cela ne tenait qu'au mauvais rhume attrapé par Qasim, à qui l'on avait dès lors conseillé de ne pas venir durant quelques jours, pour ne pas apporter avec lui de microbes dont son frère n'avait assurément pas besoin en ce moment. Alors le brun faisait bonne figure, le temps rarement aussi long que lorsque la chambre était vide de visiteurs, mais la conscience plus tranquille de savoir que son aîné ne passerait pas une journée de plus vissé près de son lit jusqu'à la nuit tombée. Et imperturbable il laissait passer la journée, attendant le moment où Yasmine repasserait lui dire bonsoir à la fin de son service. Quittant des yeux la vitre aux trois-quarts occultée par le store qui plongeait la pièce dans une demi-pénombre, et l'empêchait de voir la pluie fine ruisseler à l'extérieur, le professeur avait jeté un regard vers le lit à sa gauche, dont les draps avaient été changés par une aide-soignante la demi-heure précédente. D'ordinaire dans une chambre individuelle, Hassan partageait celle-ci avec une autre patiente depuis quelques jours, une situation temporaire à laquelle l'un et l'autres s'étaient faits sans broncher et qui leur avait donné l'occasion de discuter un peu pour rendre le temps moins long. D'un certain âge, la patiente en question ne manquait pas de conversation, et le brun savait s'en accommoder sans trop de mal maintenant qu'il parvenait à nouveau à suivre une conversation plus de dix minutes sans s’assoupir. Le regain – relatif – d'énergie venait après une période durant laquelle le médecin d'Hassan avait décidé de suspendre momentanément son protocole de chimiothérapie, préoccupé par la perte de poids et la faiblesse toutes deux excessives subies par le jeune homme en l'espace de quelques semaines. Il y avait une éternité que le brun ne s'était pas vu dans un miroir, il n'y en avait pas dans la salle de bain de la chambre, mais il n'avait jamais vraiment eu besoin de cela pour se faire une idée des dégâts : il avait du envoyer Qasim lui racheter des pantalons qui ne menacent pas de glisser jusqu'à ses chevilles au moindre pas – il avait perdu deux tailles – et passait ses journées à vérifier que son alliance était toujours à son doigt tant elle ne tenait plus autour. On lui avait plusieurs fois suggérer de la retirer pour ne pas risquer de la perdre, en vérité, mais Hassan refusait catégoriquement de s'en séparer et se contentait d'en vérifier machinalement la présence des centaines de fois par jour, pour se rassurer. Elle ne l'aurait même pas reconnu, si elle était passée par là, Joanne. Amaigri, la barbe et les cheveux perdus depuis longtemps, le teint cireux de celui qui n'avait pas pris le moindre rayon de soleil depuis des semaines … Il était loin, le bonhomme jamais malade et à la vitalité débordante.

Considérant un moment le fauteuil à droite de son lit, Hassan se sentait aussi près de pouvoir l'atteindre que s'il y avait eu un précipice au milieu, le matelas presque aussi haut que l'Everest et ses articulations le suppliant de ne pas s'y risquer alors que les effets des antalgiques se dissipaient. L'idée c'était de mettre sa carcasse en dehors de son lit pour au moins une heure ou deux, en vérité, rien de bien sorcier, mais encore fallait-il pouvoir le faire, et la bataille entre son ego et le fait d'appeler une infirmière à l'aide était un dilemme quotidien. Ce n'était pas pour le peu de force qu'il pouvait tirer du demi-kiwi qu'il avait réussi à avaler le midi qu'il irait très loin, pourtant. Alors que son esprit tentait toujours de peser le pour et le contre, les coups frappés à la porte lui firent prendre conscience qu'il se perdait dans ses pensées depuis un moment, et le persuadèrent de lever les yeux vers la visiteuse. « Ariane. » L'ironie était qu'ils ne se connaissaient pas, et ne s'étaient même jamais rencontrés. Hassan savait que c'était elle, pourtant, et croisant le regard de la jeune rousse en découvrant le lit fait au carré et vide de toute occupante, il avait ajouté « Elle va bien. Elle est simplement descendue au scanner. » Le sourire se voulait discret mais rassurant, juste là pour effacer le vent de panique momentané qui semblait l'avoir traversée en additionnant maladroitement l'absence de l'être cher, et ce lit aussi propre et frais que si l'on n'y avait jamais dormi … ou n'y dormirai plus. Et si le brun se surprenait maintenant à étudier le visage de la jeune femme avec attention c'était parce qu'il était le chaînon manquant à toutes ces informations qu'il possédait déjà à son sujet, distillées avec enthousiasme par une grand-mère qui ne tarissait pas d'éloges à son sujet. Ariane était journaliste, Ariane était rousse, Ariane avait voyagé à travers toute l'Europe et les voyages formaient la jeunesse. Ariane fréquentait ce type qui travaillait à la morgue de l'hôpital, admettait-elle aussi avec un léger frisson, comme si elle y voyait un mauvais présage pour ses propres vieux os. Ariane avait une couleur et une pâtisserie préférées, et avec tous ces petits détails c'était presque comme si Hassan l'avait déjà rencontrée, tandis que désignant l'autre fauteuil – près du lit vide – du bout du menton il ajoutait enfin « Vous pouvez l'attendre ici, si vous voulez. » avec une bienveillance naturelle.



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ÂGE : 28 ans (13/05)
SURNOM : Parker, Scarlett, la love doctor et autres synonymes ridicules
STATUT : pas intéressée
MÉTIER : en charge du courrier du coeur pour GQ Australia, animatrice d'un podcast grivois & presqu'auteure
LOGEMENT : #07 (appartement), Bayside. Mes affaires qui s'entassent chez Sofia, indéfiniment.

POSTS : 820 POINTS : 780

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Sort d’une relation de 5 ans qui l’a beaucoup déçue. ▲ S’attache très difficilement. ▲ Préfère passer du temps seule qu’entourée. ▲ Se passionne pour les plantes en tous genres. ▲ A à cœur les conseils qu’elle donne à ses lecteurs. ▲ N’a jamais connu son père. ▲ A presque fait le tour de l’Europe. ▲ Rêve de publier un livre où elle réécrira la fin des histoires d’amour bousillées qu’on lui raconte à GQ. ▲ A quitté l’école pour devenir roadie dans une troupe de théâtre nomade. ▲ Très à l’aise avec sa sexualité.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :

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RPs TERMINÉS : LysanderJamie Tad (fb) Rose #1

PSEUDO : hub
AVATAR : rose leslie baby
CRÉDITS : avenged in chains
DC : les McGrath, le Epstein
INSCRIT LE : 10/06/2017
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MessageSujet: Re: (arissan) later on if it turns to chaos   Mer 15 Nov - 7:34



ariane & hassan
later on if it turns to chaos

See you there, don't know where you come from, unaware the stare from someone. Don't appear to care that I saw you, and I want you too. What's your name ? Because I have to know it, you let me in and begin to show it, we're terrified, because we're heading straight for it, might get it. ☆☆☆



MAI 2014 - La voix à l’autre bout du combiné est beaucoup trop distante à mon goût, mais je ne le laisse pas paraître. C’est bien plus facile d’être forte pour nous deux, c’est tellement mieux de jouer les piliers, les mentors, alors que je sens ma propre mère s’effacer à travers la situation, s’isoler et s’enliser, ne sachant pas de quoi demain sera fait. « Elle va bien, elle est stable. » que je la rassure, pour la 6e fois depuis que j’ai décroché la ligne. Lecture de son nouveau recueil organisée à Perth, et maman a dû s’absenter pour un week-end seulement. Dans les faits, ce n’était pas dramatique. Il y avait eu des moments plus difficiles, des instants où on ne savait pas trop si grand-maman allait survivre à la nuit, si elle allait pousser son dernier soupir une fois la tête posée sur l’oreiller. Et d’autres où elle était tellement vive, tellement active, où elle babillait et papotait, où elle charmait de son rire communicatif, de ses grands yeux bordés par sa sagesse. Elle m’avait tout appris et je l’aimerais d’un amour inconditionnel pour toujours - le duo des femmes de ma vie, les deux seules ayant eu les nerfs assez solides pour m’aimer de toutes leurs forces chaque jour que Dieu ait pu faire. Et la vieillesse, les années, commençait doucement à prendre nanny d’assaut. « S’il y a quoi que ce soit, si c’est trop dur, si tu as besoin, tu me dis et je prends le premier train pour Brisbane. » à peine 24 heures et déjà la panique faisait grincer la voix de ma mère. Notre noyau s’étiolait, et bientôt, il ne serait plus ce qu’il avait déjà été. Les dimanches matins au soleil à prendre le café à trois. Les virées de shopping en trio, les soirées à cuisiner les mêmes recettes encore et encore parce qu’on se complaisait dans la facilité, dans la tradition, dans notre quotidien. « T’inquiètes pas. Elle s’accroche, c’est une battante. »  je sens mes doigts se resserrer un peu plus fort contre mon téléphone, ma mâchoire se contracter. Alzheimer, qu’ils avaient diagnostiqué. Pour le moment, ce n’était pas aussi problématique que cela pourrait l'être plus tard. Elle avait quelques pertes de consciences, des mots qui se mélangeaient, les idées qui s’embrouillaient. Grand-maman faisait exprès de répéter tout ce qu’elle savait, tout ce qu’on pouvait lui dire, tout ce qui lui passait par la tête. Elle rephrasait, elle enregistrait, elle articulait de façon à se souvenir de chaque détail, la crainte de perdre des images, des visages au fil du temps. C’était l’attente qui nous grugeait, la savoir dépérir sans pouvoir rien contrôler, rien connaître. Si son état était particulièrement encourageant, les médecins savaient apporter le fait que dans un an, dans six mois, le constat serait fort probablement différent. Elle m’avait appelé Clara, une fois. Le prénom de maman. Confondu Tad et Hugo, lorsque les deux garçons étaient venus la visiter avec moi. Parlé de papa, du géniteur dont on ne connaît pas l’existence autre que dans les récits de maman. Et à chaque nouvelle visite, il y avait toujours cette appréhension de la retrouver pire qu’elle était, ou mieux. J’ignorais ce qui me briserait le plus le coeur, entre voir ce qu’elle avait perdu, ou ce qu’elle risquait de perdre.    

« Où est-ce que... » je ne capte que quelques secondes plus tard que l’homme dans le lit voisin à celui de ma grand-mère connaît mon nom. J’en ai honnêtement rien à faire, après avoir sillonné les couloirs vers la chambre habituelle, pour être redirigée ici, et finir par tomber sur un lit vide. Par chance, j’ai laissé aller les larmes qui voulaient sortir dans ma voiture de longues minutes plus tôt. Par chance, tout le stress, toute la peine, toute la rage, le front appuyé sur le volant de la bagnole, sanglots entendus, désespérés presque, que je ne m’autorisais que lorsque je me savais seule, bien loin de maman, bien loin des regards. La vague d’inquiétude est apaisée par la voix douce du patient cloué à son propre matelas, et je laisse échapper un soupir entre le rire jaune et le soulagement. Bien fait, de ne pas avoir étiré le truc, d’avoir épargné mes pauvres nerfs qui n’en mènent pas large depuis trop longtemps pour que je puisse faire le compte. « Merci. » je passe une main distraite dans mes cheveux, me faisant l’impression de rejoindre mon corps, d’arriver finalement en un morceau dans ma tête maintenant que je connais la raison de ces draps trop propres, trop pliés, trop délaissés. « Quand ils m’ont dit qu’ils l’avaient changée de chambre, déjà, je... » il a le sourire bienveillant, il a le regard chaleureux. Il n’est pas ici pour une visite de routine, à en juger par son physique fatigué, ses traits tirés. Mais s’il trouve la force d’échanger quelques mots, s'il est le moindrement loquace et rassurant, ça me suffit amplement. « On panique au moindre détail ici, de toute façon.  » j’hausse les épaules, me doutant qu’il sait exactement de quoi je parle. Les formulaires, les chuchotements, les machines, leur bip incessant. C’était pile obligé que peu importe la raison d’un passage à l'hôpital, on en finisse par avoir l’impression de soutenir des kilos sur ses épaules. Trop lourd, et pourtant, si léger. Un simple scanner Ariane. Elle reviendra d’ici quelques minutes. Tu peux respirer. « Pas de doute que vous déprimez tous dans cet endroit. Ils vous tirent les rideaux comme ça chaque jour ou? » c’est l’action qui entre en jeu, c’est l’incendie qui se déclare, la tornade. Je parcours à double pas la distance qui me sépare de la fenêtre avant de tirer doucement le tissu vers la droite, laissant entrer une légère fissure de lumière à même la chambre. Je doute que mon interlocuteur n’a pas envie d’être violemment ébloui par l’extérieur et je me contiens de ne pas tirer les volets entièrement et donner l’impression à cette chambre qu’on y vit et pas le contraire, assombri par un vieux néon faiblard et la pénombre qui borde le reste. « Je dis plus rien, pardon, reposez-vous. » je ne sais même pas son prénom, j’ignore pourquoi il connaît le mien. Je ne sais pas depuis quand il est le colocataire de ma grand-mère, ni pourquoi il se retrouve ici à son tour. Mais il est fatigué, ça se sent, ça se voit. « Un thé? » que je propose, le plateau de breuvages chauds déposé sur la table à l'entrée, avant de me mordre la lèvre pour avoir insisté. « Merde c’est vrai, pardon. Encore. J’me tais. »  et comme conseillé plus tôt, je finis par me poser sur la chaise en coin, prévue pour les visiteurs. Qu’il soit en paix, la rouquine avait fini de baratiner son stress devant témoin.


    We get some rules to follow. That and this, these and those. Heaven smiles above me, what a gift here below. We get these pills to swallow ; how they stick in your throat. Taste like gold. Oh, what you do to me? No one knows.







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