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 (arissan) later on if it turns to chaos

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le maudit
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ÂGE : 36 ans (19/08/1981)
SURNOM : hassou
STATUT : divorcé, le coeur en vrac, on ne l'y reprendra plus
MÉTIER : professeur de géographie politique @ university of Queensland ~ consultant géopolitique/Moyen-Orient @ ABC studios
LOGEMENT : #25 logan city, avec Spike le berger allemand

POSTS : 8907 POINTS : 690

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : traité pour une leucémie entre fin 2013 et mai 2015 ☆ 4 tatouages ☆ bénévole au service pédiatrique de l'hôpital & donne des cours de soutien dans un lycée ☆ australo-iranien, a vécu 9 mois à Téhéran en 2000-2001 ☆ en couple avec Joanne de 2004 à 2014, divorce inexplicable en février 2014 ☆ parle farsi (persan) et a un bon niveau d'arabe ☆ diagnostiqué dépressif, il a fait une tentative de suicide en avril 2016 ☆ ne consomme ni porc ni alcool ☆ grand fan de rugby ☆ membre d'Amnesty International ☆ musulman peu pratiquant ☆ fumeur occasionnel
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : tadclaraginny #2kellyrhettmiaariane (2014)joanne (2004)jamie (au)

هرگز تسلیم

RPs EN ATTENTE : leena ☆ priam #3 ☆ sophia
RPs TERMINÉS :

joanne #13jamie #4priam #2yasmine #11joanne #12joanne #11ginny#1joanne #10jamie #3yasmine #10joanne #9priam #1joanne #8hannah #1yasmine #9joanne #7joanne #6yasmine #8yasmine #7jamie #2saul #1joanne #5yasmine #6yasmine #5yasmine #4joanne #4yasmine #3enzo #1kennethellayasmine #2sohan #1jamie #1joanne #3yasmine #1jordan #1leela #2joanne #2jayantleela #1joanne #1


PSEUDO : yumita (élodie)
AVATAR : dominic cooper
CRÉDITS : avatar@pvttismith & sign@dcmultiverse & userbar@loonywaltz
DC : tommy & vittorio & anwar
INSCRIT LE : 20/09/2015
http://www.30yearsstillyoung.com/t4591-there-s-more-life-left-to-go-hassan http://www.30yearsstillyoung.com/t4618-hassan-but-i-know-better-than-to-leave-and-let-it-die http://www.30yearsstillyoung.com/t4679-hassan-jaafari http://www.30yearsstillyoung.com/t14530-hassan-jaafari http://madebyumita.tumblr.com/

MessageSujet: (arissan) later on if it turns to chaos   Sam 11 Nov - 1:23



ariane & hassan
later on if it turns to chaos

See you there, don't know where you come from, unaware the stare from someone. Don't appear to care that I saw you, and I want you too. What's your name ? Because I have to know it, you let me in and begin to show it, we're terrified, because we're heading straight for it, might get it. ☆☆☆



MAI 2014 - C'était plutôt un mensonge de circonstance, un secret de polichinelle, quand Hassan secouait doucement la tête si Yasmine lui murmurait « Je sais que le temps doit être un peu long. » comme pour tenter de faire croire que non, que ce n'était pas si terrible, alors qu'en vérité les minutes semblaient toutes durer des heures. Mais il y avait presque quatre mois qu'il était là, et autant de temps à culpabiliser parce que Qasim n'avait pas vu femme et enfants depuis trois semaines et que les Khadji donnaient l'impression d'organiser leur emploi du temps autour des horaires de visite de l'hôpital. C'était difficile pour Hassan, qui n'aimait pas déranger, ne supportait pas d'être le grain de sable dans l'existence de qui que ce soit, d'être devenu le centre d'une attention constante de la part de ses proches. Et si le fauteuil près de son lit était vide ce jour-là cela ne tenait qu'au mauvais rhume attrapé par Qasim, à qui l'on avait dès lors conseillé de ne pas venir durant quelques jours, pour ne pas apporter avec lui de microbes dont son frère n'avait assurément pas besoin en ce moment. Alors le brun faisait bonne figure, le temps rarement aussi long que lorsque la chambre était vide de visiteurs, mais la conscience plus tranquille de savoir que son aîné ne passerait pas une journée de plus vissé près de son lit jusqu'à la nuit tombée. Et imperturbable il laissait passer la journée, attendant le moment où Yasmine repasserait lui dire bonsoir à la fin de son service. Quittant des yeux la vitre aux trois-quarts occultée par le store qui plongeait la pièce dans une demi-pénombre, et l'empêchait de voir la pluie fine ruisseler à l'extérieur, le professeur avait jeté un regard vers le lit à sa gauche, dont les draps avaient été changés par une aide-soignante la demi-heure précédente. D'ordinaire dans une chambre individuelle, Hassan partageait celle-ci avec une autre patiente depuis quelques jours, une situation temporaire à laquelle l'un et l'autres s'étaient faits sans broncher et qui leur avait donné l'occasion de discuter un peu pour rendre le temps moins long. D'un certain âge, la patiente en question ne manquait pas de conversation, et le brun savait s'en accommoder sans trop de mal maintenant qu'il parvenait à nouveau à suivre une conversation plus de dix minutes sans s’assoupir. Le regain – relatif – d'énergie venait après une période durant laquelle le médecin d'Hassan avait décidé de suspendre momentanément son protocole de chimiothérapie, préoccupé par la perte de poids et la faiblesse toutes deux excessives subies par le jeune homme en l'espace de quelques semaines. Il y avait une éternité que le brun ne s'était pas vu dans un miroir, il n'y en avait pas dans la salle de bain de la chambre, mais il n'avait jamais vraiment eu besoin de cela pour se faire une idée des dégâts : il avait du envoyer Qasim lui racheter des pantalons qui ne menacent pas de glisser jusqu'à ses chevilles au moindre pas – il avait perdu deux tailles – et passait ses journées à vérifier que son alliance était toujours à son doigt tant elle ne tenait plus autour. On lui avait plusieurs fois suggérer de la retirer pour ne pas risquer de la perdre, en vérité, mais Hassan refusait catégoriquement de s'en séparer et se contentait d'en vérifier machinalement la présence des centaines de fois par jour, pour se rassurer. Elle ne l'aurait même pas reconnu, si elle était passée par là, Joanne. Amaigri, la barbe et les cheveux perdus depuis longtemps, le teint cireux de celui qui n'avait pas pris le moindre rayon de soleil depuis des semaines … Il était loin, le bonhomme jamais malade et à la vitalité débordante.

Considérant un moment le fauteuil à droite de son lit, Hassan se sentait aussi près de pouvoir l'atteindre que s'il y avait eu un précipice au milieu, le matelas presque aussi haut que l'Everest et ses articulations le suppliant de ne pas s'y risquer alors que les effets des antalgiques se dissipaient. L'idée c'était de mettre sa carcasse en dehors de son lit pour au moins une heure ou deux, en vérité, rien de bien sorcier, mais encore fallait-il pouvoir le faire, et la bataille entre son ego et le fait d'appeler une infirmière à l'aide était un dilemme quotidien. Ce n'était pas pour le peu de force qu'il pouvait tirer du demi-kiwi qu'il avait réussi à avaler le midi qu'il irait très loin, pourtant. Alors que son esprit tentait toujours de peser le pour et le contre, les coups frappés à la porte lui firent prendre conscience qu'il se perdait dans ses pensées depuis un moment, et le persuadèrent de lever les yeux vers la visiteuse. « Ariane. » L'ironie était qu'ils ne se connaissaient pas, et ne s'étaient même jamais rencontrés. Hassan savait que c'était elle, pourtant, et croisant le regard de la jeune rousse en découvrant le lit fait au carré et vide de toute occupante, il avait ajouté « Elle va bien. Elle est simplement descendue au scanner. » Le sourire se voulait discret mais rassurant, juste là pour effacer le vent de panique momentané qui semblait l'avoir traversée en additionnant maladroitement l'absence de l'être cher, et ce lit aussi propre et frais que si l'on n'y avait jamais dormi … ou n'y dormirai plus. Et si le brun se surprenait maintenant à étudier le visage de la jeune femme avec attention c'était parce qu'il était le chaînon manquant à toutes ces informations qu'il possédait déjà à son sujet, distillées avec enthousiasme par une grand-mère qui ne tarissait pas d'éloges à son sujet. Ariane était journaliste, Ariane était rousse, Ariane avait voyagé à travers toute l'Europe et les voyages formaient la jeunesse. Ariane fréquentait ce type qui travaillait à la morgue de l'hôpital, admettait-elle aussi avec un léger frisson, comme si elle y voyait un mauvais présage pour ses propres vieux os. Ariane avait une couleur et une pâtisserie préférées, et avec tous ces petits détails c'était presque comme si Hassan l'avait déjà rencontrée, tandis que désignant l'autre fauteuil – près du lit vide – du bout du menton il ajoutait enfin « Vous pouvez l'attendre ici, si vous voulez. » avec une bienveillance naturelle.



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ÂGE : 28 ans (13/05)
SURNOM : Parker, Scarlett, la love doctor et autres synonymes ridicules
STATUT : pas intéressée
MÉTIER : en charge du courrier du coeur pour GQ Australia, animatrice d'un podcast grivois & presqu'auteure
LOGEMENT : #07 (appartement), Bayside. Mes affaires qui s'entassent chez Nadia, indéfiniment.

POSTS : 965 POINTS : 466

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Sort d’une relation de 5 ans qui l’a beaucoup déçue. ▲ S’attache très difficilement. ▲ Préfère passer du temps seule qu’entourée. ▲ Se passionne pour les plantes et la cuisine. ▲ A à cœur les conseils qu’elle donne à ses lecteurs. ▲ N’a jamais connu son père. ▲ A presque fait le tour de l’Europe. ▲ Rêve de publier un livre où elle réécrira la fin des histoires d’amour bousillées qu’on lui raconte à GQ. ▲ A quitté l’école pour devenir roadie dans une troupe de théâtre nomade. ▲ Très à l’aise avec sa sexualité.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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RPs TERMINÉS : LysanderJamie Tad (fb) Rose #1

PSEUDO : hub
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CRÉDITS : avenged in chains
DC : les McGrath, le Epstein
INSCRIT LE : 10/06/2017
http://www.30yearsstillyoung.com/t15563-ariane-i-think-she-knows http://www.30yearsstillyoung.com/t17242-good-things-to-come http://www.30yearsstillyoung.com/t15817-ariane-parker http://www.30yearsstillyoung.com/t16257-ariane-parker

MessageSujet: Re: (arissan) later on if it turns to chaos   Mer 15 Nov - 7:34



ariane & hassan
later on if it turns to chaos

See you there, don't know where you come from, unaware the stare from someone. Don't appear to care that I saw you, and I want you too. What's your name ? Because I have to know it, you let me in and begin to show it, we're terrified, because we're heading straight for it, might get it. ☆☆☆



MAI 2014 - La voix à l’autre bout du combiné est beaucoup trop distante à mon goût, mais je ne le laisse pas paraître. C’est bien plus facile d’être forte pour nous deux, c’est tellement mieux de jouer les piliers, les mentors, alors que je sens ma propre mère s’effacer à travers la situation, s’isoler et s’enliser, ne sachant pas de quoi demain sera fait. « Elle va bien, elle est stable. » que je la rassure, pour la 6e fois depuis que j’ai décroché la ligne. Lecture de son nouveau recueil organisée à Perth, et maman a dû s’absenter pour un week-end seulement. Dans les faits, ce n’était pas dramatique. Il y avait eu des moments plus difficiles, des instants où on ne savait pas trop si grand-maman allait survivre à la nuit, si elle allait pousser son dernier soupir une fois la tête posée sur l’oreiller. Et d’autres où elle était tellement vive, tellement active, où elle babillait et papotait, où elle charmait de son rire communicatif, de ses grands yeux bordés par sa sagesse. Elle m’avait tout appris et je l’aimerais d’un amour inconditionnel pour toujours - le duo des femmes de ma vie, les deux seules ayant eu les nerfs assez solides pour m’aimer de toutes leurs forces chaque jour que Dieu ait pu faire. Et la vieillesse, les années, commençait doucement à prendre nanny d’assaut. « S’il y a quoi que ce soit, si c’est trop dur, si tu as besoin, tu me dis et je prends le premier train pour Brisbane. » à peine 24 heures et déjà la panique faisait grincer la voix de ma mère. Notre noyau s’étiolait, et bientôt, il ne serait plus ce qu’il avait déjà été. Les dimanches matins au soleil à prendre le café à trois. Les virées de shopping en trio, les soirées à cuisiner les mêmes recettes encore et encore parce qu’on se complaisait dans la facilité, dans la tradition, dans notre quotidien. « T’inquiètes pas. Elle s’accroche, c’est une battante. »  je sens mes doigts se resserrer un peu plus fort contre mon téléphone, ma mâchoire se contracter. Alzheimer, qu’ils avaient diagnostiqué. Pour le moment, ce n’était pas aussi problématique que cela pourrait l'être plus tard. Elle avait quelques pertes de consciences, des mots qui se mélangeaient, les idées qui s’embrouillaient. Grand-maman faisait exprès de répéter tout ce qu’elle savait, tout ce qu’on pouvait lui dire, tout ce qui lui passait par la tête. Elle rephrasait, elle enregistrait, elle articulait de façon à se souvenir de chaque détail, la crainte de perdre des images, des visages au fil du temps. C’était l’attente qui nous grugeait, la savoir dépérir sans pouvoir rien contrôler, rien connaître. Si son état était particulièrement encourageant, les médecins savaient apporter le fait que dans un an, dans six mois, le constat serait fort probablement différent. Elle m’avait appelé Clara, une fois. Le prénom de maman. Confondu Tad et Hugo, lorsque les deux garçons étaient venus la visiter avec moi. Parlé de papa, du géniteur dont on ne connaît pas l’existence autre que dans les récits de maman. Et à chaque nouvelle visite, il y avait toujours cette appréhension de la retrouver pire qu’elle était, ou mieux. J’ignorais ce qui me briserait le plus le coeur, entre voir ce qu’elle avait perdu, ou ce qu’elle risquait de perdre.    

« Où est-ce que... » je ne capte que quelques secondes plus tard que l’homme dans le lit voisin à celui de ma grand-mère connaît mon nom. J’en ai honnêtement rien à faire, après avoir sillonné les couloirs vers la chambre habituelle, pour être redirigée ici, et finir par tomber sur un lit vide. Par chance, j’ai laissé aller les larmes qui voulaient sortir dans ma voiture de longues minutes plus tôt. Par chance, tout le stress, toute la peine, toute la rage, le front appuyé sur le volant de la bagnole, sanglots entendus, désespérés presque, que je ne m’autorisais que lorsque je me savais seule, bien loin de maman, bien loin des regards. La vague d’inquiétude est apaisée par la voix douce du patient cloué à son propre matelas, et je laisse échapper un soupir entre le rire jaune et le soulagement. Bien fait, de ne pas avoir étiré le truc, d’avoir épargné mes pauvres nerfs qui n’en mènent pas large depuis trop longtemps pour que je puisse faire le compte. « Merci. » je passe une main distraite dans mes cheveux, me faisant l’impression de rejoindre mon corps, d’arriver finalement en un morceau dans ma tête maintenant que je connais la raison de ces draps trop propres, trop pliés, trop délaissés. « Quand ils m’ont dit qu’ils l’avaient changée de chambre, déjà, je... » il a le sourire bienveillant, il a le regard chaleureux. Il n’est pas ici pour une visite de routine, à en juger par son physique fatigué, ses traits tirés. Mais s’il trouve la force d’échanger quelques mots, s'il est le moindrement loquace et rassurant, ça me suffit amplement. « On panique au moindre détail ici, de toute façon.  » j’hausse les épaules, me doutant qu’il sait exactement de quoi je parle. Les formulaires, les chuchotements, les machines, leur bip incessant. C’était pile obligé que peu importe la raison d’un passage à l'hôpital, on en finisse par avoir l’impression de soutenir des kilos sur ses épaules. Trop lourd, et pourtant, si léger. Un simple scanner Ariane. Elle reviendra d’ici quelques minutes. Tu peux respirer. « Pas de doute que vous déprimez tous dans cet endroit. Ils vous tirent les rideaux comme ça chaque jour ou? » c’est l’action qui entre en jeu, c’est l’incendie qui se déclare, la tornade. Je parcours à double pas la distance qui me sépare de la fenêtre avant de tirer doucement le tissu vers la droite, laissant entrer une légère fissure de lumière à même la chambre. Je doute que mon interlocuteur n’a pas envie d’être violemment ébloui par l’extérieur et je me contiens de ne pas tirer les volets entièrement et donner l’impression à cette chambre qu’on y vit et pas le contraire, assombri par un vieux néon faiblard et la pénombre qui borde le reste. « Je dis plus rien, pardon, reposez-vous. » je ne sais même pas son prénom, j’ignore pourquoi il connaît le mien. Je ne sais pas depuis quand il est le colocataire de ma grand-mère, ni pourquoi il se retrouve ici à son tour. Mais il est fatigué, ça se sent, ça se voit. « Un thé? » que je propose, le plateau de breuvages chauds déposé sur la table à l'entrée, avant de me mordre la lèvre pour avoir insisté. « Merde c’est vrai, pardon. Encore. J’me tais. »  et comme conseillé plus tôt, je finis par me poser sur la chaise en coin, prévue pour les visiteurs. Qu’il soit en paix, la rouquine avait fini de baratiner son stress devant témoin.


    When the dream came, I held my breath with my eyes closed. Went insane, like a smoke ring day. When the wind blows, now I won't be back till later on - if I do come back at all. But you know me, and I miss you. Though the other side is just the same, can tell my dream is real, can you see me now. We rush ahead to save our time, we are only what we feel.





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MessageSujet: Re: (arissan) later on if it turns to chaos   Mar 28 Nov - 0:57


Il y avait dans le regard de la rouquine une certaine urgence lorsqu’elle avait posé les yeux sur le lit vide et tiré avec méthode par l’aide-soignante passée changer les draps à peine un quart d’heure plus tôt. Quand on était en visite dans un hôpital le moindre grain de sable devenait une montagne dont s’inquiéter était le premier réflexe, c’était ainsi, avec souvent le besoin inconscient de faire ou de servir à quelque chose, parce que la place de visiteur développait le sentiment d’impuissance face au patient pas beaucoup mieux loti. « Merci. » lui avait simplement murmuré la jeune femme à peine son questionnement solutionné par le brun. « Quand on m’a dit qu’ils l’avaient changée de chambre, déjà, je … » Il savait, oui, qu’elle s’épargne d’aller jusqu’au bout du raisonnement de son angoisse. « On panique au moindre détail ici, de toute façon. » Haussant vaguement les épaules, elle semblait vouloir faire état de sa contenance retrouvée et avait arraché à Hassan un sourire compatissant « On finit par gagner des points dans la compétence sang-froid, à force. » Ou bien on appelait simplement cela de la résignation ? Qasim le tuerait pour avoir ne serait-ce que pensé à ce mot, résignation, mais dieu merci en plus de ne pas être là pour l’instant son aîné n’avait pas encore gagné de points dans la compétence « lire dans les pensées » lui. Observant la jeune femme tandis qu’elle traversait la pièce, avec cet air de la personne qui ne savait pas trop quoi faire d’elle-même, il l’avait lentement suivie des yeux lorsqu’elle était allée tirer un peu le rideau pour faire rentrer un rayon de lumière dans la chambre alors plongée dans une semi-pénombre « Pas de doute que vous déprimez tous dans cet endroit. Ils vous tirent les rideaux comme ça chaque jour ou ? » Plissant un court instant les yeux quand la lumière du jour était venue les chatouiller, le brun avait étiré un peu son cou pour tenter d’apercevoir l’extérieur, et voir un peu plus loin que la ligne d’horizon factice que lui créait la fenêtre et l’empêchait généralement d’observer autre chose que le ciel et les nuages qui se courraient après. Au début cela lui avait rappelé le jeu auquel il jouait souvent avec Yasmine lorsqu’elle était toute petite, et qui consistait à trouver un nuage ayant la forme d’autre chose – un objet, un visage, dieu sait quoi – et de tenter de le faire deviner à l’autre ; Les premiers jours il avait répété l’opération ici, pour passer le temps. Et puis il s’était lassé, de cette activité là comme des autres, et avec la fatigue aidant à le rendre moins tolérant, moins patience. Prenant d’elle-même conscience de la tornade qu’elle représentait dans cette chambre où l’on se contentait de vivoter plutôt que de véritablement vivre, la dénommée Ariane s’était finalement excusée, comme entrainée contre sa volonté dans un flot d’énergie qu’elle ne parvenait pas à canaliser. « Je dis plus rien, pardon, reposez-vous. » La seconde suivante pourtant, et avant qu’Hassan n’ait eu le temps de trouver en lui de quoi formuler une réponse, l’œil de la jeune femme avait été attiré par le plateau de boisson chaudes du couloir « Un thé ? » Surprise par sa propre capacité à faire une entorse aussi rapide à ses résolutions, la voilà maintenant qui s’asseyait en promettant d’un ton confus « Merde c’est vrai, pardon. Encore. J’me tais. » et arrachait contre toute attente un rire timide au patient. Et dieu sait qu’elles n’étaient pas nombreuses dans les environs, les occasions de rire un peu, même quelques secondes. « Non, ne vous excusez pas. » lui avait-il finalement assuré d’un ton doux, et le regard la détaillant un peu mieux à la lumière désormais plus naturelle. « J’ai rien croisé d’autre que des blouses blanches aujourd’hui, vous me faites une fleur en trainant dans les parages. » Il ne manquait pas de reconnaissance, le souci n’était pas là, mais Hassan en avait malgré tout par-dessus la tête, des blouses blanches ; Elles ne faisaient que rappeler inlassablement où il était et pourquoi il y était. « Et je ne dis pas non à un thé … » Le ton trahissait malgré tout une pointe d’hésitation, ce n’était pas parce que ses papilles rêvaient d’un thé que son estomac l’accepterait sans broncher, mais la moitié de kiwi mangée à midi ne l’avait pas rendu malade et il avait l’espoir d’être dans un bon jour. S’exécutant de bonne grâce, le rousse était allé lui chercher un gobelet et en avait pris un pour elle également, Hassan lui faisant signe de le poser sur la table de chevet à côté de son lit le temps qu’il refroidisse en murmurant un « Merci. » accompagné d’un sourire fin. S’appuyant contre son matelas pour tenter de se redresser un peu, il avait fermé les yeux quelques secondes pour vaincre l’étourdissement qui avait suivi, et s’était à nouveau calé contre l’oreiller derrière son dos. « Votre grand-mère parle beaucoup de vous, vous savez. » avait-il finalement repris, lorsque son regard s’était à nouveau posé sur la visiteuse. « Elle ne tarit pas d’éloges à votre sujet. » Et ce même lorsqu’elle semblait parfois perdre le fil de sa propre conversation, Hassan faisant mine de ne pas le remarquer pour ne pas créer de malaise, au même titre que la vieille femme faisait la sourde oreille lorsque, parfois, Hassan parlait dans son sommeil.



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MessageSujet: Re: (arissan) later on if it turns to chaos   Dim 31 Déc - 1:04



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later on if it turns to chaos

See you there, don't know where you come from, unaware the stare from someone. Don't appear to care that I saw you, and I want you too. What's your name ? Because I have to know it, you let me in and begin to show it, we're terrified, because we're heading straight for it, might get it. ☆☆☆



MAI 2014 - Où est-elle, l’Ariane incandescente? La bombe à retardement, la rousse au caractère de feu, les paroles acerbes, le ton qui claque? Elle est bien loin, planquée sous ses doutes et sous son coeur qui tente de rester fort, mais qui l’est un peu moins maintenant que les jours passent, que grand-maman lutte la tête haute, les sens qui chambranlent. Je fais de mon mieux parce que ma mère n'a pas d’autres repères que ma carrure pas particulièrement forte, mais officieusement prête, mes bras toujours là, toujours ouverts, toujours stoïques. Un inconnu a plus de chance de voir ce qui se cache vraiment derrière le masque, une fois que toute la populace est rassurée, alors que je déboule dans une chambre vide ou presque, devant un lit froid et trop bien repassé pour annoncer un bon présage à prime abord. « Si au moins les rumeurs étaient vraies, et qu’ils alternaient vraiment les pompiers et les clowns dans les parages… mais non, juste pour les tabloïds. » un fin sourire se dessine sur mes lèvres, l’humour toujours, tentant de chasser ce voile noir qui passe sur ses rétines, qui me confirme qu’il n’a pas eu de visite depuis un moment, ou du moins qu’il a battu son propre record de solitude dans la journée. Les mains qui s’occupent, je finis par reprendre un semblant de contenance en m’affairant à lui faire un thé. C’est fou comme le silence est mon meilleur pote lorsque ça m’arrange - mais quand il s’agit d’une crise ou d’une autre situation délicate, ce sont les poings, les gestes, les pas qui se multiplient et les mots qui se bousculent pour suffire à me transmettre un semblant de zen. Le plateau se dresse devant moi et j’improvise, deux thés noirs disposés dans deux verres de carton, un peu d’eau chaude, une serviette pour sauver des brûlures inutiles. « Sucre, lait?  » ma tête passe dans l’embrasure de la porte alors que je finalise sa commande, et que le gobelet finit immanquablement sous ses yeux, débordant de bonne volonté. Ma place retrouvée dans le canapé en coin, c’est un souffle un peu plus stable qui accompagne ma posture, et le silence se dresse le plus naturellement du monde dans la chambre.

Mes pupilles ont fini par s’habituer à la lumière un peu moins agressive, au fil des minutes, qui englobe la chambre ; et quelque chose me dit que le brun est aussi le moindrement satisfait de ne plus être plongé dans une ombre lassante comme précédemment. Ses mots, sa voix enrouée, une mention de grand-maman et ma tête se lève dans sa direction. J’aurais bel et bien pu le laisser tranquille, lui faire ce cadeau de paix paisible, boire un thé, muette, sage, patiente. Parfois la compagnie fait plus de bien lorsqu’elle sait prendre la place qui lui appartient. Mais il tend à être sociable, et ce n’est pas sans me déplaire. « Connaissant son amour pour toutes mes anecdotes les moins glorieuses, je ne sais pas si je vais rester finalement. »  la pointe d’ironie rebondit sur une rire que je lui partage, de bon coeur. Ce n’était pas dit qu’elle avait su faire le filtre entre les histoires mignonnes sur mes premiers pas dans le jardin en fleurs en France, et les horribles récits de mes besoins faits en pleine salle à manger devant les voisins alors que je découvrais la sensation libératrice de courir dans les couloirs sans couche. « Je pense que pour casser un peu l’injustice, ce serait bien si vous me disiez au moins un truc gênant vous concernant. » un air malin s’esquisse sur mon visage, alors que j’attrape son regard du mien, un peu plus amusée, un peu plus allumée. Qu’il ne prenne pas peur que j’aie raconter le tout à qui que ce soit, qu’il ne s’imagine pas que j’ai été envoyée ici en mission dévoilement, question de le ridiculiser à mon tour. Juste, l’idée m’intrigue maintenant, de lui imaginer une vie, un quotidien, un avant, surtout. Lourde épée de Damocles qui s’agite au-dessus de sa tête comme de la mienne, et parfois, comme tout le monde, on ne rêve que de simplement se replonger là où l’innocence était la clé, là où rien ni personne n’arrivait à bousiller cette candeur qui nous allumait. « Parce que je suis persuadée qu’elle a bavassé sur ma phobie hystérique des lapins, ou sur ma façon si adorable de parler - comprendre zozoter lourdement, quand j’étais gamine. » l’énumération est toute naturelle pour moi, alors que j’imagine facilement ma grand-mère et son envolée lyrique prête à dévoiler mes plus noirs secrets - toutefois, c’est devant son air ahuri que je réalise qu’il ne sait probablement rien de tout ça, et que ce sont mes prouesses de globe-trotter et mon boulot hors de l’ordinaire qui ont dû volé du temps d’antenne dans leurs conversations - et rien de plus. Arrêt sur image, la bouche qui s’ouvre lentement, dépitée. « Oh. Vous ne saviez rien de tout ça, n’est-ce pas?  » j’aurais pu rougir, j’aurais pu chercher la première issue possible pour me barrer et le laisser avec les restes de mes déboires, mais voilà qu’à la place j’éclate de rire devant ma connerie, devant les secrets qui nous unissent maintenant. C’est pas rien, j’ai tué pour des confidences beaucoup moins graves que celles-là.  


    When the dream came, I held my breath with my eyes closed. Went insane, like a smoke ring day. When the wind blows, now I won't be back till later on - if I do come back at all. But you know me, and I miss you. Though the other side is just the same, can tell my dream is real, can you see me now. We rush ahead to save our time, we are only what we feel.





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(arissan) later on if it turns to chaos

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