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 (Irene) Tu sais que l'hiver et l'automne n'ont pu s'aimer

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ÂGE : 38 ans
SURNOM : Jon, le Dragon
STATUT : Célibataire
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LOGEMENT : Un loft à Fortitude Valley

POSTS : 16 POINTS : 45

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Majestueux, un regard perçant et glacial.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
PSEUDO : Enjolras
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MessageSujet: (Irene) Tu sais que l'hiver et l'automne n'ont pu s'aimer   Dim 26 Nov - 4:28


Jonathan se souvenait parfaitement de l'appel qu'il avait passé à Irène. Il se rappelait de chacun de ses mots, et de chacune des pensées qui les avait accompagné. Mais comme il avait toujours été bon à refouler ses sentiments et ignorer les choses qui le préoccupaient le plus, il avait réussi à ne pas y repenser. Du moins, il avait réussi à ne pas trop y penser et s'enfermer dans son travail, chose à laquelle il était particulièrement doué.
Il avait travaillé plus tard que d'habitude, pendant toute la semaine, mais comme il demeurait humain avant tout, il avait besoin de sommeil et finissait par rentrer chez lui en plein milieu de la nuit, par dépit plus que par réel choix. Il n'avait pas envie de ruiner ses heures de travail de la journée parce que son cerveau avait besoin de repos, tout de même.
Sauf que ce soir, il avait ramené le travail à la maison. Pour une fois depuis plusieurs jours, il était rentré avant dix-huit heures, et avait disposé tout ce qu'il avait ramené sur la grande table de ce qu'il appelait son bureau. C'était une pièce assez vaste, et plutôt vide. Jonathan étant incapable de tenir en place, il veillait constamment à ce que tout soit rangé et que rien ne traîne. Vous connaissez les principes du minimalisme ? Si non, observez Jonathan, vous comprendrez.
Son appartement n'était pas si grand, il était surtout très vide, malgré la fortune qu'il avait dépensé en mobilier. Seules les œuvres d'art disposées un peu partout remplissaient un minimum l'espace. Il l'avait acheté il y a quelques années, et comme il s'y plaisait bien, avait racheté celui d'à côté pour casser et agrandir le sien. Il était quasiment toujours en travaux, toujours à faire des changements au gré de ses envies, de ses idées, et de ses pulsions. Ce n'était pas l'argent qui manquait de toute façon, alors il pouvait bien faire comme il voulait, tant que ça lui occupait l'esprit.

Ce soir, l'appartement lui paraissait incroyablement vide. Même si Memphis, son sphynx sétait précipité contre sa jambe pour s'y frotter en ronronnant de bonheur de retrouver son humain, la froideur de son chez lui l'avait frappé de plein fouet. Ca manquait de vie, ça manquait de quelqu'un, et ça manquait de sourire. Celui d'une certaine personne lui apparut soudainement, et il se détesta de n'avoir rien fait pour bloquer cette pensée. Il ne se refusait pas la réalité qu'il désirait retrouver Irène plus que toute autre chose, mais il n'arrivait pas à se faire à l'idée qu'il n'avait pas été maître de ses mots pendant le temps de quelques instants. Il avait laissé son cœur parler, et ce n'était pas dans ses habitudes. Des sentiments, brr.
Avec un long soupir, il se passa une main sur le visage et se mit au travail. Il commanderait à manger plus tard, les applications faisaient des merveilles avec les services de livraison. Pour l'instant, il n'avait pas faim, et avait autre chose à faire et à penser que de se nourrir.


©crackintime


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la lady passionnée
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ÂGE : 35 ans (13/09/1982)
SURNOM : Lady Irene, Iri
STATUT : Fiancée à Victor, malgré les tensions naissantes depuis que le mariage a été repoussé. Toujours indécise concernant ses sentiments pour Jon.
MÉTIER : Directrice commerciale de la maison de vins Delaney, et gestionnaire du domaine.
LOGEMENT : Une belle villa du côté de Bayside, n°50.

POSTS : 1064 POINTS : 245

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : aristocrate anglaise, comtesse de Gresham ✢ diplômée de Cambridge en Histoire de l'Art et en Littérature Anglaise (2005) ✢ parle couramment français et italien ✢ musicienne et chanteuse de talent, bien qu'elle n'aime pas se produire en public ✢ marraine du petit Daniel Keynes ✢ investie dans des associations pour la culture, l'éducation, la santé et les actions humanitaires.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : [8/4] jameson (fb 2007)joanne (2)jamie (4)jackjoamirene (alt 2017)leenajon (4) ✢ robin ∆ clos.


JORENE ∆ i took the stars from my eyes, and then i made a map and knew that somehow i could find my way back. then i heard your heart beating, you were in the darkness too, so I stayed in the darkness with you


VIRENE ∆ we're not the only ones, i don't regret a thing. every word I've said you know I'll always mean. it is the world to me that you are in my life, but I want to live and not just survive.


JAMIRENE ∆ the only rule we need is never giving up the only faith we have is faith in us, we're the ones who start little fires yet they burn out, but when they're on the rise they can't help but shine


JOARENE ∆ everybody stares, as she goes by 'cause they can see the flame that's in her eyes nobody knows that she's a lonely girl and it's a lonely world but she gon' let it burn, baby...


IRESON ∆ shine bright like a diamond find light in the beautiful sea i choose to be happy, you and i, you and i, we’re like diamonds in the sky

RPs TERMINÉS : jamielisandrejonjon (2)jamie (2)joannejamie (3)victorjon (3)
PSEUDO : mou (manon)
AVATAR : michelle dockery
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MessageSujet: Re: (Irene) Tu sais que l'hiver et l'automne n'ont pu s'aimer   Lun 11 Déc - 22:45



Jonathan & Irene

Je me fous des saisons, Viens je t'emmène
Là où dorment ceux qui s'aiment

Les mains serrées sur son volant, Irene surveillait du coin de l'oeil la trotteuse de sa montre qui avançait inlassablement sur le cadran, faisant à son tour danser la grande aiguille, unique témoin du passage du temps depuis qu'elle s'était garée en bas de chez Jonathan. Phares éteints, téléphone éteint et rangé dans la boîte à gants, elle restait là, indécise, nerveuse, ses doigts glissant de temps caresser la clé. Un petit tour, et le moteur rugirait ; juste une pression du pied et elle s'en irait. Comme d'habitude, elle retrouverait sa villa et ferait semblant de n'être pas rongée par la culpabilité, par l'envie, par le doute... mais la mascarade ne pouvait pas continuer indéfiniment. Victor avait accepté de repousser la date du mariage, mais il lui avait laissé la lourde tâche de l'annoncer à leurs familles respectives, ce à quoi l'Anglaise avait consacré son après-midi. Toutes les réactions y étaient passées, de la simple surprise à l'indignation en passant par la stupeur. Personne ne semblait comprendre pourquoi la belle anglaise ne se ruait pas dans les bras de son prince charmant, diamant au doigt, pour sceller leurs vies. Après tout, son fiancé incarnait l'homme parfait. Était-elle si inconsciente, de nouveau perdue dans son rêve australien pour chercher à gagner du temps, à jouer avec son futur ? Apparemment, oui.

Sa frustration ayant encore une fois raison d'elle, elle sortit du véhicule et claqua la porte d'un geste sec, avant de franchir en courant les quelques mètres qui la séparaient du porche. Mue par la même détermination, elle appuya sur la sonnette, avide de voir la porte s'ouvrir immédiatement, désespérée par la lenteur de cette succession de gestes idiots. Elle voulait le voir, maintenant. Et elle voulait maîtriser la situation, cette fois-ci. L'appel incongru de Jonathan, la dernière fois, avait clairement fait prendre un nouveau tournant à leur relation - si on pouvait qualifier ça de cette manière. Ils n'étaient pas amis, pas encore amants... pourtant depuis leur baiser, tous les matins Irene se réveillait en espérant être dans ses bras, infiniment coupable de ce pincement de déception qu'elle ressentait dans son coeur lorsque ses paupières s'ouvraient sur le visage blond angélique de Victor. Et à la nuit tombée, alors qu'elle avait réussi à repousser le Dragon dans un coin de sa tête pendant la journée, lorsqu'elle se glissait entre ses draps parfois à moitié nue et qu'elle fermait les yeux, elle souhaitait inconsciemment un lendemain meilleur où il viendrait la rejoindre. Irene avait fini par comprendre que rien ni personne, même pas une mystérieuse entité, ne viendrait exaucer ses voeux pour elle. Pour savoir ce qui l'attendait, pour ne pas finir rongée par l'attente, elle n'avait qu'une solution. Aller voir par elle-même.

La belle anglaise avait attendu plusieurs jours longs comme l'éternité qu'il la contacte après ses frasques de l'autre nuit. Son répondeur restait désespérément vide, son téléphone vide de messages. Même pas un courrier, même pas un mot d'excuses. Soit, elle les obtiendrait elle-même, avec au coeur la résolution de ne pas faire la même bêtise - Fool me once, shame on you, fool me twice, shame on me. Repousser le mariage, c'était déjà se mettre en danger. Si elle ne pouvait pas persuader Jonathan de lui parler sans son stupide et ridicule ego, sans cette hideuse cape faite de mégalomanie dont il se parait, alors son choix serait résolu. Pour de bon.

Un grésillement fit sursauter son coeur, signe que la liaison à l'interphone était établie. Elle ne perdit pas de temps. « C'est moi. » Une seconde supplémentaire, et la porte s'ouvrit enfin. Une fraction de temps plus tard, Irene poussait la porte entrouverte de l'appartement, faisant claquer ses talons sur le parquet, le bruissement de sa robe noire contre ses jambes étrangement audible dans le silence, anxieuse de voir apparaître le Dragon.

Elle portait du Deauclaire.



On dit que le destin se moque bien de nous, qu'il ne nous donne rien et qu'il nous promet tout, paraît que le bonheur est à portée de main alors on tend la main et on se retrouve fou Pourtant quelqu'un m'a dit... ▲






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MessageSujet: Re: (Irene) Tu sais que l'hiver et l'automne n'ont pu s'aimer   Dim 24 Déc - 18:23



C'était difficile de se concentrer pour un esprit qui avait autant de mal à se focaliser sur une seule chose comme celui de Jonathan. Les dernières semaines repassaient en boucle dans ses pensées, occupées par la seule chose qui l'avait réellement préoccupé ces derniers temps : Irène. Pourtant, il s'efforçait tant bien que mal à se concentrer sur les croquis qu'il avait ramené. Toutes les lumières de l'appartement étaient allumées, parce qu'il aimait non seulement donner un peu de chaleur à son appartement, mais aussi parce que l'obscurité avait toujours eu sur lui cette espèce d'effet lourd et déprimant. Il ne se sentait bien que dans la lumière, autant littéralement parlant que métaphoriquement parlant.
Le son incroyablement irritant de l'interphone-sonnette-peu-importe le fit sursauter, et lâcher son crayon après son geste de surprise nerveux. Merde. Il prit le temps de l'effacer, frustré, en se disant que peu importe la personne qui attendait dehors, son travail était important. Très insatisfait du rendu – il avait momentanément oublié ce qu'il avait en tête, et espérait que ça lui reviendrait plus tard - , il soupira et se redressa pour aller répondre. Le dos droit et le menton haut, son allure ne changeait pas quand il rentrait chez lui, il avança vers la porte et posa son index sur le bouton tactile.
Il n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit qu'une voix se fit entendre. Sa voix. Ils savaient tous les deux qu'il n'y avait rien à ajouter, et si Irène voulait lui parler, elle préférait sans doute le faire face à lui. Il aurait aimé avoir le temps de se préparer cela dit. Son cœur se mit à battre rapidement et bruyamment, chaque pulsation rebondissant dans sa gorge, puis ses tympans. Bon sang, ce qu'il détestait ne pas être au contrôle de ses émotions.
L'attente se fit dans une angoisse qu'il n'arrivait ni à cacher, ni à maîtriser. La tentation de la faire repartir, ou tout simplement de ne pas lui ouvrir la porte était grande, et le poussa presque à retourner dans son bureau et s'y enfermer. Mais en parallèle, son cœur se trouva sur le point d'exploser quand il réalisa qu'il était sur le point de la revoir. Qu'elle allait se tenir là, devant lui, dans la lumière de son appartement qu'elle ne rendrait que plus brillante. Il voulait revoir ses yeux noirs, que son parfum emplisse les pièces de son appartement, et qu'il le hante pendant des semaines.
Ses tendances légèrement masochistes auraient dû l'effrayer, mais au lieu de ça, il s'avança, et posa la main sur la poignée de la porte d'entrée. Quand il l'ouvrit, elle était déjà là, lumineuse et splendide, comme elle l'avait toujours été. Et Jonathan avait retrouvé sa façade de marbre.

Irène, fit-il avec un signe de la tête, et en s'écartant pour la laisser passer avec un geste de la main.

Il attendit qu'elle soit rentrée pour refermer la porte derrière elle, et fit un pas en avant, sans pour autant envahir son espace vital. Mais en cherchant à mémoriser encore chaque ligne de sa silhouette.

Je savais que cette robe t'irait à merveille. Elle est faite pour toi.[/b]


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MessageSujet: Re: (Irene) Tu sais que l'hiver et l'automne n'ont pu s'aimer   Mar 26 Déc - 18:49



Jonathan & Irene

Je me fous des saisons, Viens je t'emmène
Là où dorment ceux qui s'aiment

Jon se tenait sur le seuil lorsqu’elle entra dans l’appartement, égal à lui-même – droit et impassible, sinon le fin sourire dansant sur ses lèvres. S’il était surpris par sa visite, il n’en montra rien, l’accueillant au contraire avec nonchalance, ce qui agaça Irene. Elle n’était pas venue pour badiner, pas cette fois-ci, et il devait bien le savoir. Cela se voyait d’ailleurs sur son visage ; au lieu de l’expression tendre qui se lisait d’ordinaire dans ses yeux dès qu’elle apercevait le styliste, y brûlait à la place une détermination que rien n’aurait pu arrêter. Sa robe Deauclaire en était la preuve. Irene portait rarement les créations de l’Australien, puisqu’elles représentaient à elles seules tout ce qu’elle avait abandonné – cet homme, son génie, son talent. Mais l’occasion aujourd’hui était parfaite. La raison de sa présence ici justifiait bien le choix de sa tenue qui effectivement lui allait à merveille. Même si elle l’espérait, elle doutait qu’il ait en réalité modelé les tissus de ses œuvres sur ses courbes, à partir de souvenir vieux de dix ans.

Le commentaire de Jon lui arracha un petit rire cynique. Si elle devait lui déclarer la guerre, soit. Elle ne se rendrait pas sans se battre. Faisant quelques pas dans le salon, découvrant son environnement en essayant de retenir le maximum de détails, elle finit par se retourner pour se planter face à lui, bras croisés. Résolue. « Oui, je sais, c'est la réflexion que je me suis faite aussi. C’est très aimable à toi de te fendre d’un compliment mais j’aurais préféré autre chose. Que tu m’appelles par exemple. Ou que tu m’écrives. Tu sais, simplement que tu me donnes un signe de vie. Ou bien est-ce trop te demander, trop d’efforts pour le grand Dragon Deauclaire ? Non, attends. Je n'ai pas fini. Honnêtement, est-ce que tu regrettes ce qui s’est passé à ce point pour me traiter comme n’importe quelle autre de tes conquêtes ? Comme si vraiment je ne comptais pas ? » Comme si tu ne m’aimais pas ?

La colère commençait à s’immiscer en elle, sa voix se faisant soudainement plus coupante, même si la Lady n'haussait pas le ton. Pour une fois, elle le regardait dans les yeux, imperturbable sous la froide colère. En retour, elle crut lire sur le visage de Jon un choc. Il ne s’attendait probablement pas à ça. Après tout, Irene était la reine pour gérer les situations compliquées avec tact et délicatesse - c'était son domaine de prédilection. Sans jamais s’énerver, sans jamais montrer le moindre signe d’impatience qui puisse rompre ses manières de princesse. Pas ce soir, visiblement. « Je suis fatiguée de courir après toi, Jon. » Elle faillit dire autre chose, puis se ravisa au dernier moment, préférant garder son annonce pour plus tard. Je ne marie pas à la fin de l’année, tu sais. Parce-qu’il devait bien savoir qu’il était sur le point de la perdre, il devait bien connaître l'échéance. Et cette fois-ci, la bague offerte par Victor brillait au doigt d'Irene, signe irréfutable de son engagement. Pourtant, elle avait encore voulu la lui dissimuler au départ. Elle se souvenait bien de toutes ces fois où sa bague échouait au fond de poche, de son sac, ou bien portée en pendentif autour de son cou, son annulaire nu pour faire comprendre à Jonathan qu’elle n’était toujours qu’à lui. Ironie du sort s’il en est, ce diamant, elle ne l’avait jamais tant porté depuis que la cérémonie est redevenue un projet futur et non plus une date marquée en rouge sur le calendrier.

Maintenant, mis devant le fait accompli, peut-être que le Dragon serait plus enclin à descendre de sa tour d’ivoire. Oh, Irene n’espérait pas une déclaration, elle n’en attendait pas autant du plus grand briseur de cœurs du pays. Non, elle voulait juste un signe, un geste, quelque chose qui la rassure et qui la conforte dans sa décision. Elle voulait juste qu’on lui dise que les décisions qu'elle prenait étaient les bonnes. Juste une voix pour oublier toutes les réprimandes entendues dans l’après-midi.

« Je veux seulement des excuses. Une explication. Sincère. J’essaie de comprendre. Tu n’es pas le seul à avoir une vie compliquée. Alors s’il te plaît… Le ton glacial disparut enfin, remplacé par une douceur plus habituelle. Irene sortit alors de sa posture distante, fermée, et en quelques pas, avança près de Jon. Tendit une main vers lui, hésitante. Parle-moi. »

Elle savait, encore une fois, qu’elle se montrait bien trop indulgente, bien trop sotte à ne pas pouvoir se tenir à ses résolutions. Mais vraiment, il n’y avait rien d’autre qu’elle désirait plus que ça.




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MessageSujet: Re: (Irene) Tu sais que l'hiver et l'automne n'ont pu s'aimer   Dim 7 Jan - 22:03


Les gens forts n'écoutent pas leurs émotions. Elles sont le meilleur moyen de faire dévier n'importe qui de sa trajectoire. Avancer en écoutant ses émotions est le meilleur moyen de s'égarer. Seul compte l'esprit, dans la réussite. Et la réussite a toujours été ce que Jonathan voulait. Ce qu'il a toujours voulu, et ce qu'il voudrait toujours.
Il était tout à fait conscient de ses sentiments pour Irene. Les sentiments, comme les émotions, sont terrifiants. Ils rendent fous, prennent le dessus sur tout, sur le moindre petit détail. Ils sont tout ce que Jonathan détestait, parce qu'ils ne faisaient qu'alimenter l'angoisse qui trouvait toujours un instant pour venir lui enserrer la poitrine aux moments où il était le plus vulnérable. C'est-à-dire ceux où il se laissait à penser aux gens, à ce qu'ils pensent de lui, à ce qu'ils pourraient penser de négatif sur lui et son travail. A Irene. Quand il se mettait à penser aux autres, tout simplement. Mais surtout ceux qui l'entouraient, de manière plus ou moins littérale. Alors ils les enfouissait, ses émotions et ses sentiments. Il les enfouissait dans un coin de sa tête et ne se concentrait que sur son travail. Et déjà qu'en faisant tout son possible pour les étouffer,  il n'arrivait pas à passer une journée sans penser à elle... A quoi serait-il réduit s'il les laissait s'exprimer ?
Il était déjà déstabilisé par la venue inattendue d'Irene, et renversé par l'assurance qu'elle dégageait alors qu'elle s'avançait dans l'appartement, y laisse son parfum, et sa présence, que Jonathan n'arrivera probablement pas à effacer avant plusieurs jours. S'il s'écoutait, il lui demanderait de rester, toujours.
Mais elle n'était pas venue pour l'écouter parler, il le savait bien. Il le sentait bien.
Et oui, il eut une espèce de choc quand elle explosa. C'était une bombe à retardement, quelque chose dont il aurait dû se douter, et qui lui éclate à la figure comme un pétard qu'il n'aurait pas eu le temps de poser avant le moment fatidique. Irene le brûlait partout. Au bout des doigts, sur les joues et dans la poitrine.
Il se tut, n'essaya même pas de l'interrompre, même s'il ouvrit un instant la bouche pour commenter. Bouche qu'elle lui fit instantanément refermer, ce qu'il fit sans broncher.

Oh, Irene.

Elle était douloureusement belle, même énervée. C'était un état dans lequel il ne l'avait jamais vue, mais aussi fort qu'il pouvait détester les surprises, il se surprit à en tomber encore plus amoureux. C'était effroyable. Il continua de la regarder, sans la lâcher des yeux, jusqu'à ce qu'elle ait fini, et qu'elle se radoucisse. Ce à quoi il s'attendait, et ne s'attendait pas tout à la fois. Bon sang, il avait beau comprendre parfaitement ce qu'il se passait, il ne savait absolument pas comment réagir.
Cette fois encore, s'il écoutait ses sentiments, il lui demanderait de rester là, ce soir. Et tous les autres. Mais les sentiments sont terrifiants, même pour un dragon.

Je suis désolé, Irene, finit-il par répondre, simplement, et sincèrement. Mais tu sais à quel point je déteste parler dans le vide, pour que ça ne mène à rien.

Oh, il l'avait remarquée dès que sa porteuse est entrée dans son champ de vision, cette bague de fiançailles, brillantes de promesses auxquelles lui, n'appartenait pas. Et il était jaloux de cet amour, d'où son ton amer, et empreint d'une tristesse qu'il tentait de dissimuler au mieux.


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MessageSujet: Re: (Irene) Tu sais que l'hiver et l'automne n'ont pu s'aimer   Dim 14 Jan - 21:53



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Je me fous des saisons, Viens je t'emmène
Là où dorment ceux qui s'aiment

Il y a tellement d'espoir dans ce silence entre eux, dans les mots suspendus, dans cet espace intime qui échappe encore à leurs gestes maladroits. Irene espère peu mais elle espère follement, une unique parole qui la guérira de la maladie qui la ronge, de la maladie d'amour qui aliène ses pensées et absorbe ses songes, de cet amour qu'elle sait avoir à s'en damner. Parle-moi c'est une prière, et après cela elle ne sait pas trop si elle sortira les armes ou si elle abandonnera. Il est vrai qu'elle ne veut plus lutter et c'est la vérité ; malgré sa détresse il faut se rendre à l'évidence ; Irene est fatiguée de ce jeu si cruel, d'aveux furtifs qu'il murmure mais que vite il retire. Pourtant il lui semble injuste de se rendre et de déclarer forfait alors qu'elle sait qu'elle peut vaincre. Même s'il n'a pas employé ces mots exacts il a dit qu'il l'aimait et c'est ce à quoi elle se raccroche, c'est cette plaie qu'elle est venue rouvrir. Abandonner serait perdre, perdre face à l'ego de Jon et à son orgueil, perdre face au Dragon qu'elle a elle-même créé ce soir d'été maudit, dix ans auparavant. Si elle ne se bat pas pour ça jusqu'au bout alors ça ne servait à rien de revenir.

Déjà, Irene a échoué à appliquer ses résolutions alors qu'elle avait promis et qu'elle est promise à un autre. Elle a dit oui à Victor lors d'un hiver semblable, il y a seulement deux ans mais cela semble des siècles. Elle lui a promis un futur et une famille, une femme aimante et un empire et là elle se retrouve à lui tourner le dos pour donner une dernière chance à un autre qui dit l'aimer aussi.  

Mais ça n'arrive pas, ça n'arrive jamais comme dans les films et encore moins comme on l'espère. Elle se demande brièvement si le Destin trouve ça drôle de jouer avec elle comme une marionnette, impuissante ; elle se demande aussi si toutes ses certitudes n'étaient que du vent, si elle a mal compris les signes, mal interprété ce baiser qui lui avait pourtant redonné vie.

Il est désolé, ça oui, il peut. Tout le monde est désolé pour eux. Mais parler dans le vide pour que ça ne mène à rien ? Pendant un instant elle le regarde sans rien dire, fixement, tremblante. Elle pourrait tomber malade, elle pourrait s'effondrer sur ses jambes que soutiennent mal ses hauts talons maintenant qu'elle a perdu un peu de sa belle assurance. Et puis son visage se recompose et avec une expression impassible elle se détourne. La cuisine n'est pas très difficile à trouver, s'il n'a pas changé tant que ça il devrait posséder du vin quelque part, ou à défaut, un alcool fort. Elle a remarqué son penchant pour le whiskey la dernière fois - mais c'est une bouteille de rouge qu'elle aperçoit sur le comptoir de la cuisine. Un grand cru, ça sera parfait. Irene ouvre les placards avec une certaine frénésie, c'est si grand chez lui. Finalement elle finit par trouver deux verres en cristal, deux verres à vin. Et tant pis s'il s'inquiète du raffut qu'elle produit, pas une fois elle ne se retourne avant d'avoir la bouteille dans une main et les verres dans l'autre. La Lady pose le tout sur la première table qu'elle voit et repart à la recherche d'un tire-bouchon. Quelques secondes plus tard et un bruit sourd avant le flot du vin que l'on verse.

Enfin elle daigne lever les yeux sur lui, s'efforçant de ne rien montrer. Pousse du bout des doigts un verre vers lui, et s'assied.

« Bien. On va donc parler autour d'une table pour que ça mène à quelque chose. » Elle fait délicatement tourner le vin dans le verre, puis le porte à son nez pour en apprécier l'odeur. Le Dragon peut probablement deviner que son petit jeu est forcé, mais elle est bien décidée à mener la partie comme elle l'entend. Ses sentiments, ses règles. Si Irene doit feindre la nonchalance pour y arriver, ça ne l'arrête pas. « Tu n'as pas répondu à ma question. Si tu regrettes ce qui s'est passé, si tu regrettes de m'avoir embrassé, dis-le moi mais ne me traites pas comme une petite chose fragile. On sait tous les deux que tu me dois mieux que ça. » Le ton de la Lady se veut détaché, tout comme le regard qu’elle lui lance en portant le vin à ses lèvres, malgré le diamant à son doigt qui brille sous les lumières. « En plus, je vais bientôt avoir un nouveau titre maintenant... Lady Bellamy. Qu'en penses-tu? Tu trouves que ça m'irait? »

La dernière réplique est inutilement cruelle, mais qu'a-t-elle à perdre ?





On dit que le destin se moque bien de nous, qu'il ne nous donne rien et qu'il nous promet tout, paraît que le bonheur est à portée de main alors on tend la main et on se retrouve fou Pourtant quelqu'un m'a dit... ▲






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MessageSujet: Re: (Irene) Tu sais que l'hiver et l'automne n'ont pu s'aimer   


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(Irene) Tu sais que l'hiver et l'automne n'ont pu s'aimer

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