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 hellou + halfway to hell

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l'indomptable
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ÂGE : 29 ans (29/10/88)
SURNOM : Parce que Lou c'est pas assez court comme ça ?
STATUT : célibataire, avide de frissons
MÉTIER : vendeuse dans une boutique de cupcakes aujourd'hui, demain, qui sait ? junkie en rédemption. chanteuse des Street Cats, petit band des bars
LOGEMENT : ballottée de motel en motel par Anwar pour sa protection, ex coloc d'Eireen (2016) puis de Lene après un passage en désintox (2017)

POSTS : 1629 POINTS : 120

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Son vrai nom est Grimes. Fille unique et choyée d'un couple aisé. Vit mal la solitude et l'ennui, très fêtarde, bavarde. Tombée dans la drogue à 16 ans. Ses parents lui ont coupé les vivres depuis 5 ans. A trahi Heller et le Club malgré elle. A vécu dans un squat pendant des mois et s’est prostituée. Sa mauvaise influence a causé plusieurs morts qui la hantent. Tente de reprendre sa vie en main, sobre depuis un an.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Finn #3 - Heller - Anwar - Cole - Lene - 5/5




HELLOU ► When you're halfway to hell you could just keep on running or turn around and face yourself.


LOUNEY ► I won't let go, I'll be your lifeline tonight. Cause we all get lost sometimes, you know? It's how we learn and how we grow.
RPs TERMINÉS : Jimmy - Aisling - Finn - Cole&Nathan - Mitchell - Lene - Jimmy #2 - Finn #2 - Street Cats - Liam
PSEUDO : loonywaltz
AVATAR : emily browning
CRÉDITS : loonywaltz
DC : jamie keynes & benjamin brody & kelly ward
INSCRIT LE : 16/05/2015
http://www.30yearsstillyoung.com/t6890-lou-cause-there-s-no-other-way-out-on-this-lonely-town http://www.30yearsstillyoung.com/t11382-love-who-loves-you-back http://www.30yearsstillyoung.com/t7613-lou-aberline#272600 http://www.30yearsstillyoung.com/t7614-lou-aberline#272602

MessageSujet: hellou + halfway to hell   Sam 23 Déc - 23:21



half way to hell
There's a distance left to run
And you know it can't be done by yourself
∆ ∆ ∆
J'aurais aimé faire toujours partie de ceux qui n'ont rien à perdre. Il y a quelques mois seulement j'étais encore ce petit oiseau tombé du nid à qui l'on offrait un lit et une belle de médicaments pour être remise sur pieds, permettre à mon corps un retour à zéro. A ce moment là, je ne croyais plus en rien, à commencer par moi, le monde et l'air même que je respirais. J'aurais été une proie facile, je ne me serais sûrement pas débattue, et j'aurais remercié Heller de me permettre de mettre un terme à tout ceci. J'attendais la mort, je l'attendais lui, et il n'est pas venu. Aujourd'hui, avec le tournant à cent-quatre-vingt degrés qu'a pris ma petite existence, modeste, futile et très largement improvisée avec la force de l'optimisme, maintenant que je m'efforce de reprendre mon envol, je ne peux que me battre pour ce qui compte, continuer de tenir bon, quitte à avoir les mains brûlées jusqu'au sang par la corde qui me glisse entre les doigts. Je sais qui se trouve à l'autre bout. Je refuse de vivre dans la peur. Du moins, dans ces moments ; quand je suis entourée d'amis, quand nous partageons une scène,  quand nous partageons de la musique, des sourires, et pourquoi pas un verre. Je n'ai toujours pas de boulot, pas de toit fixe, et dieu seul sait comment je m'en sors jour après jour sans retourner, plonger dans les bras de mes vieux démons, dans cette vie tellement plus facile, ces illusions, pour la toute dernière fois jusqu'à ce que cela me consume totalement. Mais je suis là. Le micro au bout de mes lèvres est le messager de ces mélodies qui libèrent mon coeur et mes épaules d'un poids. C'est libérateur, purificateur, et c'est tout ce dont j'ai besoin. Si je regarde par dessus mon épaule, je peux voir Tad et sa guitare, Anwar derrière sa batterie, et Jack à la basse, le nouveau. Ils ne m'ont pas vue depuis des lustres, pourtant ils ont répondu présent. Ils sont là, et d'une certaine manière, ils sont la première, la seule et l'unique chose concrète et stable de cette nouvelle vie. Quand je les regarde, je n'ai que de l'espoir, et tout le reste n'a plus d'importance. C'est pourquoi, lorsque je le vois, là, comme une fleur au milieu des spectateurs -majoritairement ds piliers de bar rendus à leur troisième pinte et deuxième arrêt aux toilettes qui espèrent que l'estrade est assez haute pour pouvoir voir sous ma jupe-, mes mains se serrent un peu plus autour du micro, mes jambes cillent, ma voix manque de dérailler. Car je réalise soudainement, un peu trop tard, alors que j'aurais pu m'en douter bien plus tôt, que tout ceci, le Mitchell que je connais peut me le prendre, l'écraser, le détruire. Que le plus de choses auxquelles je m'accroche pour survivre sont autant d'armes pour lui, pour me faire mal. Peut-être que je les met en danger. Peut-être que je me bats trop pour quelque chose qui n'en vaut pas la peine -mais à laquelle je viens de tout juste trouver un peu de sens. A la fin du morceau, j'engloutis ce qu'il reste de ma bouteille d'eau afin d'éradiquer cette pâteuse qui a pris possession de ma langue et me donne l'impression de déglutir du goudron. Du mieux que je le peux, je tente de faire abstraction de sa présence ; un échec, et je passe tout le reste du concert à le fixer, à le défier parfois, même si cela est sûrement la dernière des bonnes idées. A la fin et sans offrir de rappel aux ivrognes, après une accolade à chacun de mes compères, ayant tout au fond l'amère pensée que, sait-on jamais, si je ne les revois pas ils sauront que je les aime -toujours sur la sellette dans un coin de ma tête, tirant toujours le meilleur profit de chaque instant au cas où il soit le dernier, vivant avec ce poids sur la conscience, cette angoisse permanente qui me garde éveillée le soir depuis que Heller est venu me voir chez Lene- ; après leur avoir dit que j'avais vu un vieil ami dans le public et que j'aimerais aller lui parler, je me dirige vers le bar, balance le jeton de consommation qui me sert de paie pour la prestation de ce soir, et décide de m'accorder une belle grande pinte de bière. Puis je le rejoins à sa table, au fond de la salle, pose mon derrière sur la banquette, plonge mes lèvres dans la mousse pour y chercher du courage, et adresse un sourire à ce vieux diable. « Tu as apprécié le show ? » que je m'entends lui demander avec bien plus d'assurance que je pensais en avoir en moi, ce qui me convient biens s'il marche, s'il achète. « Alors, je suppose que tu es là pour une nouvelle session de menaces sur moi, mes amis… Et si c'est le cas, je te le dis tout de suite, ça manque grandement d'originalité. » Du regard, je cherche le reste du groupe qui s'est trouvé une table et m'a gardé une chaise dans l'espoir que je les rejoigne à un moment de la soirée. Je leur fais signe -ils ne doivent pas se douter de quoi que ce soit. Je constate que Anwar est parti, ce qui n'a rien d'étonnant car avec son boulot il ne veille jamais bien longtemps, ce qui est regrettable ce soir car j'aurais assez apprécié la présence d'un flic dans la salle. Si cette entrevue dégénère, je devrais compter sur la légendaire bravoure de Tad -si légendaire que personne n'en a encore fat l'expérience-, et un Jack usé, long à la détente. « Je leur ai dit que tu étais un vieil ami. » je reprends, les mains autour de ma bière qui suinte, les yeux posés sur celles-ci. « Et si on faisait ce que les vieux amis font ? Parler du bon vieux temps, plutôt que du type de bois que tu utiliseras comme pique pour y clouer ma tête. Ce genre de choses. Par exemple, j'ai vu à la télé ce casse de bagnoles de luxe il y a quelques jours, et je crois bien avoir reconnu la patte de Champ. Donc… le Club est de retour sur les rails, c'est ça ? » Pas qu'il ait réellement disparu un jour, ils se sont simplement faits plus discrets j'imagine, essayant au mieux de conserver dans un état décent les vestiges de l'empire de Strange en attendant que celui-ci revienne rebâtir quelque chose sur ces ruines. Ce que je me demande surtout, c'est à quel point je suis dans de beaux draps, si Heller est le seul sur mon dos ou si toute l'équipe se cache dans les coins de rue pour me tomber dessus quand je m'y attends le moins. Ils me haïssent tous, eux qui ont été comme une famille pour moi, et cela me fait mal aussi. Mais j'ai abandonné tout espoir que lui ou eux comprennent que j'aurais préféré être là pour me faire arrêter avec eux plutôt que coincée à l'arrière d'une voiture de police, les regardant défiler devant moi avec les poignets liés dans le dos, subissant, impuissante, les regards noirs de la famille que j'avais trahie par ma bêtise.  
(c) loonywaltz





You can copy and paste your head on a new body But that new body's still made of flesh And cutting corners gets you where you're going But how you get there is the real test And losing is only a sign It's only a sign that you really tried, really tried







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le grand méchant loup
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ÂGE : 38 ans ; né le 17 mai 1980.
SURNOM : connu sous le pseudonyme de mitchell dans le milieu criminel. il n'y a que les gens issus de ce milieu et qui ne sont pas familier avec lui qui l'appellent comme ça. pour les autres, strange c'est bien ; heller, c'est mieux.
STATUT : she's crazy.
MÉTIER : chef du Club, gangster dans l'âme et dans les faits. prof de boxe pour la forme.
LOGEMENT : villa #333 à spring hill, chez ida beauregard avec ses deux affreux depuis septembre 2017. possède aussi la maison #1803 à logan city (depuis 2011) dans laquelle il loge certains membres du Club. il n'y réside pas. habitait au #97 bayside avec mavis de 2008 à novembre 2015.

POSTS : 679 POINTS : 15

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : incarcéré de novembre 2015 à septembre 2017 pour trafic de drogue à grande échelle.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :
HELVIS × you get under my skin more than anyone's ever been but when we lay in bed you hold me harder till i forget you hate me now and i feel the same way you love me now and i feel the same way we scream and we shout and make up the same day
HELLOU × the good lord better bless your soul 'cause i done already cursed your name don't matter which way you go payback's gonna come your way you'll be begging me, please please please and now i look at you, and laugh, laugh, laugh while you sit there and cry for me all night

ZELLER × i’ll keep you safe try hard to concentrate hold out your hand can you feel the weight of the whole world at your fingertips don’t be afraid our mistakes they were bound to be made but i promise you i’ll keep you safe

STRANGE SIBLINGS × i care about you cause there's no difference between us two we're part of one family no matter how far you are and even if we don’t know each other somehow we are one



loanarianelouzeldaclaraflaviamollyanwarjamesonliammavis

RPs EN ATTENTE : leena #2 ● edward ● nathan ● sid ● nino ● hannah ● laz&molly ●
RPs TERMINÉS : ida (fail) ● police after partyleenacalypso (fail) ● clara (fail) ● lucan (fail).


hell is empty and the devil is me.




promenons-nous dans les bois
pendant que le loup n'y est pas
si le loup y était
il nous mangerait

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CRÉDITS : january cosy (avatar) ● sosoland (signature) ● loonywaltz (ub) ● errnrph sur tumblr (gifs)
DC : //
INSCRIT LE : 02/12/2017
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MessageSujet: Re: hellou + halfway to hell   Lun 15 Jan - 14:24


halfway to hell
you know we loved you before you cast your spell
but it's a long way back when you're halfway to hell
je n’écoutais pas.
la voix de champ me semblait provenir d’un autre monde alors qu’il se trouvait juste là, assis en face de moi, à parler de quelque chose qui ne m’intéressait même pas suffisamment pour faire semblant. je ne voyais que ces lèvres remuer avec animation sans qu’aucun de ses mots ne m’atteignent. j’avais la tête ailleurs. dans le cul pour être plus précis. ces derniers jours avaient été incommodants. une de mes putes de luxe, de celles que je ne servais qu’aux gros clients, avait décidé de changer de vie et avait quitté le club, laissant derrière elle des libidos pas satisfaites et des gens importants mécontents et les jumeaux avaient failli faire foirer le casse qu’on préparait depuis un petit moment. bref, j’avais pas beaucoup dormi ces dernières soixante-douze heures : ça me rendait irritable et surtout pas d’humeur à me farcir les grands discours de champ. « … aberline y sera. » j’ai tiqué. les yeux plissés, j’ai finalement daigné porter mon attention sur mon bras droit. s’il cherchait à me provoquer, il choisissait mal son jour. « répète. » il avait prononcé le nom qui tambourinait dans mon crâne depuis deux ans maintenant. le nom que je ne supportais pas d’entendre, qui m’énervait rien qu’à sa simple évocation. il avait prononcé le nom de ma traîtresse, l’ennemi public n°1. « la petite conne, aberline, elle sera au canvas, ce soir. elle y est peut-être déjà. les jumeaux disent qu’elle fait partie d’un groupe qui se produit là-bas, ou quelque chose comme ça. » j’ai lentement hoché la tête. la rencontrer dans des lieux publics n’avait aucun intérêt pour moi. je ne pouvais rien contre elle entouré d’une foule et je savais que la peur que je lui inspirais n’était pas la même lorsqu’elle était forte d’assistance. or, la peur, ce sentiment viscéral qu’elle pouvait tout perdre dans la seconde, c’est ça que je cherchais à faire naître en elle. je voulais qu’elle me craigne jusque dans son lit, jusqu’à dans ses cauchemars. je voulais qu’elle se haïsse d’avoir été si stupide. mais surtout, et j’avalerai ma langue avant de l’avouer, je voulais la voir.
alors j’y suis allé.
et maintenant j’étais là, debout au milieu des autres spectateurs, regardant la chanteuse faire son show. je l’ai vu capter mon regard et pourtant, elle ne s’est pas arrêté. au contraire, gazouillant devant ce public de merde à moitié ivre mort, elle avait l’air d’aimer ce qu’elle faisait. comme si elle en avait le droit. ca m’énervait. je détestais la voir apprécier quelque chose. je détestais savoir qu’il lui suffisait de regarder par-dessus son épaule pour voir derrière elle le batteur… zehri ? – alors comme ça elle le connaissait – à sa droite un guitariste au sourire rassurant, à sa gauche un bassiste aux airs paternels. je détestais ça. je la détestais, elle. et pourtant j’étais quand même là. pour me rassurer, je me disais que c’était mon rôle d’être là. moi, le loup aux crocs luisants, je me devais de la suivre dans tous les lieux qui la rendaient heureuse pour lui voler son soleil. j’étais le chasseur et elle n’était rien. alors comme le prédateur que j’étais – ou du moins prétendais être – je me suis assis à une table au fond du bar avec un verre de whisky, attendant qu’elle vienne à moi.
et elle est venue.
« tu as apprécié le show ? » je l’ai dévisagé. son assurance me tapait sur les nerfs. son insolence n’avait plus rien de charmant. « non. » pour dire vrai, je n’avais pas fait très attention à aux chansons, j’en avais rien à foutre. mais toujours était-il que même moi, je ne pouvais pas faire l’aveugle face à l’alchimie entre elle et son groupe, et ça, je ne le supportais pas. « alors, je suppose que tu es là pour une nouvelle session de menaces sur moi, mes amis… et si c'est le cas, je te le dis tout de suite, ça manque grandement d'originalité. » son regard a dévié vers la table de ses nouveaux amis, j’en ai fait de même. c’était donc eux ceux qui lui donnaient l’illusion que tout irait bien, que tout allait mieux. ils avaient l’air si ennuyeux, si ordinaires. ils ne lui allaient pas. lou était faite de du même matériel que moi, le voyou. ces gens n’étaient pas faits pour elle. « je ne suis pas venu pour ça. j’avais envie de voir tes petits copains. est-ce que c’est pour eux que t’as pu t’empêcher de fermer ta grande gueule ? » mes yeux n’ont pas quitté les siens une seconde. j’avais le ton calme, mais est-ce que ça suffisait à ne pas trahir ma colère ? en voyant son visage de traîtresse, en entendant sa putain de voix de pucelle, tout ce que je pouvais ressentir, c’était de la colère. « j’imagine que tu ne leur as pas dit qui je suis. » je lui ai dit en montrant la table qui attirant tant son attention. elle m’a confirmé que non. « je leur ai dit que tu étais un vieil ami. » je me suis marré. « donc tu leur as menti. » j’ai pris une gorgée de mon whisky pour avaler mon amertume. vieil ami. fallait pas se foutre de ma gueule. avec les amis, y’avait qu’une seule loi ; le genre de trucs évidents qu’on apprenait quand on rejoignait un gang : être loyal. et peut-être que c’était que de ma faute aussi. peut-être que j’aurai du savoir qu’une nana pas capable de garder ses jambes fermées aurait eu du mal à faire de même avec sa bouche. « « et si on faisait ce que les vieux amis font ? parler du bon vieux temps, plutôt que du type de bois que tu utiliseras comme pique pour y clouer ma tête. ce genre de choses. par exemple, j'ai vu à la télé ce casse de bagnoles de luxe il y a quelques jours, et je crois bien avoir reconnu la patte de champ. donc… le club est de retour sur les rails, c'est ça ? » je l’ai fixé en silence pendant quelques secondes, laissant la lourdeur de l’ambiance s’installer entre nous. elle devait vraiment avoir confiance en ma capacité à me contrôler pour être si sûre d’elle, pour oser engager la conversation avec moi aussi nonchalamment comme si elle bénéficiait encore de ce droit. d’une traite, j’ai fini mon verre, contenant mon envie de le lui éclater dans l’œil. je n’étais pas là pour faire un scandale. « de retour ? le club n’est jamais parti, lou. même ton habitude de détruire tout ce que tu touches n’a pas pu en venir à bout. » le club n’avait jamais disparu et il ne disparaîtrait pas de sitôt. cette nouvelle génération de petits délinquants se prenant pour des durs, tous ces nouveaux branleurs qui avaient pu s’essayer à la vie de gangster pendant mon absence n’avaient aucune idée de ce qui les attendait. après vingt-deux mois calme, il fallait s’attendre à la tempête. et mitchell était en colère. « mais ouais c’était bien le travail de champ, presque ruiné par les jumeaux, deux autres fuck ups comme toi. d’ailleurs, c’est grâce à eux si j’ai su où te trouver ce soir. je pense qu’ils ne t’aiment pas beaucoup. eux, comme tout le monde d’ailleurs. champ ne t’a jamais vraiment aimé, mais c’est encore pire maintenant. pour être honnête, tu as de la chance que ce ne soit que moi en face de toi, ce soir. je ne pense pas que les autres auraient été si civilisés. » j’ai souri, pas de façon spécialement sympathique. je ne savais pas vraiment quels étaient les sentiments des membres du club envers le bourreau de leur boss. je n’avais pas pris la peine de m’en inquiéter puisque lou était ma chasse gardée. mais je savais que ça la blesserait d’entendre à quel point sa soi-disant famille voulait voir sa tête au bout d’une pique. « de toute façon, je ne vois pas pourquoi ce qui ce passe au club t’intéresse. visiblement, tu t’es trouvé un groupe de remplacement. les street cats. quel nom approprié, je suppose que c’est toi qui l’a choisi ? parce que même quand t’essaie, tu peux pas te débarrasser de ta nature de chat de gouttière. » je me suis penché en avant, les coudes appuyés sur la table, beaucoup plus près d’elle. « mais dis-moi lou, est-ce que ça marche ? ton groupe de musique pourri, tes petits copains, le flic que t’as réussi à attirer dans ta bande – j’imagine que tu l’as baisé, lui aussi – est-ce que ça marche ? est-ce que ça te donne l’illusion que t’es quelqu’un d’autre ? que t’es pas cette petite raclure accro à la rue ? me fais pas rire, aberline. tu peux peut-être leur mentir à eux et à toi-même si tu veux pousser ton délire jusque là, mais moi je te connais. ça me fait chier de l’admettre, mais t’es comme moi. et tu finiras par retourner à la seule chose que tu connais : la misère. » je me suis rassis au fond de ma chaise. maintenant je savais pourquoi j’étais venu. malgré moi, je voulais évaluer la concurrence.
electric bird.



::l::
 
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MessageSujet: Re: hellou + halfway to hell   Mar 23 Jan - 0:35



half way to hell
There's a distance left to run
And you know it can't be done by yourself
∆ ∆ ∆
On joue tous des rôles dans la cour de récréation. Gentils, méchants, policiers, voleurs, cowboys, indiens. Quand j'étais gamine, j'étais toujours dans la team des gens bien. J'arrêtais les voyous, et j’empêchais mes concitoyens de se faire scalper. J'étais plutôt bonne à ça, je courrais vite, et je n’avais pas peur de taper les garçons. Je ne sais pas trop à quel moment j'ai changé de camp, avant de découvrir qu'il n'en existe pas vraiment. Les gentils ont leurs mauvais côtés, les méchants peuvent être de chics types, les policiers des ivrognes, les voleurs généreux. Rien n'est ce qu'il paraît. Rien n’est prédit. Après tout, qui aurait cru qu'un jour je serais à cette table ? Je sors de cette scène sur laquelle j'ai chanté pour des piliers de bar dans un short trop court. Je tente de laisser mes démons derrière moi, quand bien même ils trouvent le moyen de me rattraper. Face à moi, mon ancien compadre. Celui à qui je dois des comptes, une dette, une tête. Il n'est ni tout blanc, ni tout noir, contrairement à ce qu'il peut laisser croire parfois. Contrairement à ce qu'il veut montrer ce soir. Une partie de moi a de la peine à chaque fois que je pose mon regard sur lui, tandis que l'autre tremble en silence, étouffée par la fierté. Je préférais lorsque ses rires étaient sincères et non gras de cynisme. Quand il souriait pour autre chose que d'imaginer la tête sur une pique. Quand l'endroit le plus sûr au monde, c'était sur ses genoux, sous son aile, dans son ombre. Les souvenirs sont désormais couverts par une épaisse fumée de cigares, brouillés, flous. Ils s'effacent au profit des nouveaux que nous créons, et qui n'ont rien d'agréable. Sous l'air calme, le coeur bat à vive allure ; sous la table, les mains sont moites sur mes cuisses. L’assurance est un masque avec ses failles mais au sortir de la scène je me sens presque intouchable. Et je sais que mes amis sont là. Je sais qu'au moindre geste brusque, Jack rappliquera, et Tad… sera Tad. Vieil ami ou pas. “Non, pas vraiment. Nous avons été amis.”  je réponds, pas tant pour me défendre d'être une menteuse que pour le rappeler à Heller. Même si doute que cela soit le genre de souvenir dont il souhaite se remémorer. Il me laisse déblatérer pour mieux me rabattre mon caquet. Il ne me croirait pas si je lui disais que je suis heureuse de savoir que le Club fonctionne toujours et que ma bêtise n’a pas complètement tout ruiné. Il se fiche sûrement de mon approbation. Ce n’est plus ma famille, ma meute. Désormais, à l'entendre, tous les loups m’encerclent tous crocs dehors. Le souffle chaud dans ma nuque de la gueule prête à se refermer sur mon cou. “Dans ce cas je n’aurais pas été civilisée avec eux. Je sais faire, crois-moi.” Il l’a vu dans mon dossier après tout, que je sais être engagée, qu'on ne me tient pas en laisse. Quelque part entre le rapport d'incident à propos de cette toxico dont j'ai cassé le bras avec mes petites mimines, et le type à qui j'ai essayé de crever les yeux parce qu'il trichait aux cartes. Je ne la joue pas loyale. Je griffe, et je mords. Comme un chat de gouttière, qu'il est perspicace ce Mitchell. “Oui, je l'ai choisi. J'en suis plutôt fière. Comme tu dis, il me colle à la peau. ” Et il sonne bien, que demander de plus ? Je n’ai jamais demandé aux autres si ça leur plaît parce que je m'en fiche. Ce n’est pas vraiment ce qui importe dans l'aventure. Je retiens un rire éclatant comme une balle sortie du canon d'un fusil lorsque Heller m'accuse de coucher avec Anwar, ce qui ne saurait être plus ridicule. Je pourrais presque être flattée de la comparaison qu'il émet entre nous s'il n’y avait pas cet air de dégout profond sur son visage lorsqu'il avoua que nous sommes du même matériau. Comme de la terre mouillée qui laisse les mains sales et les ongles noirs, bourrée de ce qui fut un jour des crottes et des animaux morts. Le genre de terre que nous redevenons tous un jour. Et c'est peut-être ça, le purgatoire avant l'enfer et le paradis ; c'est de supporter pendant des années de se faire marcher dessus en finissant de se decomposer, en sentant que l'on pourrit tout entier. Sauf pour ceux qui l'étaient déjà de leur vivant, comme lui et moi. “Non, je ne crois pas,  je réponds, me voilant sûrement la face en beauté. Tu vois, ils veillent sur moi, et moi sur eux. C'est un peu comme le Club. Sauf qu'on se tire vers le haut, contrairement à vous qui vous empoisonnez les uns et les autres.” Dope, mais aussi sensation de pseudo sécurité, dépendance affective, angoisse d'être seul, en manque, sans le sou. La rébellion adolescente qui picote dans le mollet du monde comme une banale pauvre petite piqure de moustique. Ils s'entraînent vers le fond et coulent tous ensemble en citant accomplir quelque chose. Mais comment en vouloir à qui que ce soit de boire les paroles de Mitchell ? Le charismatique, le persuasif aux offres aussi séduisantes que sa paire d'yeux. “Dans notre famille, il n’y a pas d'autre condition pour être accepté que de savoir accorder son instrument tout seul, comme un grand. Alors que dans ta bande, tout se paye, tout s'achète. La liberté n'existe pas. Moi, la musique me fait sentir libre. Alors j'imagine que oui, ça marche. Chat de gouttière jusqu'au bout des ongles, darling.” C'est idéaliste et hippie à souhait. Avec des mots pareils je pourrais vendre de la margarine dans un spot TV à base de champs de tournesols. Mais pas à Heller. Je sais qu'il n'achète pas mon assurance, qu'il voit au travers et glousse de ses nombreuses failles. Néanmoins, lieu public veut dire lieu sûr. Il ne peut rien m'arriver ici. Rien, sauf peut-être mouiller ma culotte de trouille.
(c) loonywaltz





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ÂGE : 38 ans ; né le 17 mai 1980.
SURNOM : connu sous le pseudonyme de mitchell dans le milieu criminel. il n'y a que les gens issus de ce milieu et qui ne sont pas familier avec lui qui l'appellent comme ça. pour les autres, strange c'est bien ; heller, c'est mieux.
STATUT : she's crazy.
MÉTIER : chef du Club, gangster dans l'âme et dans les faits. prof de boxe pour la forme.
LOGEMENT : villa #333 à spring hill, chez ida beauregard avec ses deux affreux depuis septembre 2017. possède aussi la maison #1803 à logan city (depuis 2011) dans laquelle il loge certains membres du Club. il n'y réside pas. habitait au #97 bayside avec mavis de 2008 à novembre 2015.

POSTS : 679 POINTS : 15

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : incarcéré de novembre 2015 à septembre 2017 pour trafic de drogue à grande échelle.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :
HELVIS × you get under my skin more than anyone's ever been but when we lay in bed you hold me harder till i forget you hate me now and i feel the same way you love me now and i feel the same way we scream and we shout and make up the same day
HELLOU × the good lord better bless your soul 'cause i done already cursed your name don't matter which way you go payback's gonna come your way you'll be begging me, please please please and now i look at you, and laugh, laugh, laugh while you sit there and cry for me all night

ZELLER × i’ll keep you safe try hard to concentrate hold out your hand can you feel the weight of the whole world at your fingertips don’t be afraid our mistakes they were bound to be made but i promise you i’ll keep you safe

STRANGE SIBLINGS × i care about you cause there's no difference between us two we're part of one family no matter how far you are and even if we don’t know each other somehow we are one



loanarianelouzeldaclaraflaviamollyanwarjamesonliammavis

RPs EN ATTENTE : leena #2 ● edward ● nathan ● sid ● nino ● hannah ● laz&molly ●
RPs TERMINÉS : ida (fail) ● police after partyleenacalypso (fail) ● clara (fail) ● lucan (fail).


hell is empty and the devil is me.




promenons-nous dans les bois
pendant que le loup n'y est pas
si le loup y était
il nous mangerait

PSEUDO : kingshara
AVATAR : tom hardy
CRÉDITS : january cosy (avatar) ● sosoland (signature) ● loonywaltz (ub) ● errnrph sur tumblr (gifs)
DC : //
INSCRIT LE : 02/12/2017
http://www.30yearsstillyoung.com/t17680-heller-see-no-evil-hear-no-evil-speak-no-evil#682385 http://www.30yearsstillyoung.com/t17748-heller-rum-for-fun-whisky-for-buisiness#685291 http://www.30yearsstillyoung.com/t17755-heller-strange

MessageSujet: Re: hellou + halfway to hell   Mar 20 Fév - 7:46


halfway to hell
you know we loved you before you cast your spell
but it's a long way back when you're halfway to hell
« non, pas vraiment. nous avons été amis. » dans ma tête, j’ai dessiné l’ourlet de ses lèvres. j’ai imaginé les courbes de sa bouche. cette bouche que j’avais nourri, cette bouche sur laquelle j’avais l’habitude d’y accroché des sourires. j’ai imaginé les lignes de cette bouche et j’ai rêvé qu’elles se taisent. ne s’en rendait-t-elle pas compte ? on n’avait jamais été amis. j’avais beau vouloir le voir saignant, servi sur un plateau, je ne disais pas juste ça pour lui arracher le cœur. elle avait été ma sœur, ce qui se rapprochait le plus d’une fille. sa trahison : un parricide. maintenant, il ne restait rien. pas d’amitié, pas de fraternité. rien que ma haine, l’envie de lui cracher à la gueule et l’ombre d’une obsession maladive. « dans ce cas je n’aurais pas été civilisée avec eux. je sais faire, crois-moi. » je le savais. elle était rebelle et indomptable, pas du genre à laisser qui que soit lui dicter quoi faire. c’était une des raisons pour lesquelles elle me plaisait tant. mais tout ce qui m’avait fait l’aimer auparavant me donner la gerbe, aujourd’hui. l’idée même d’avoir pu tomber pour une traîtresse m’empêchait de dormir, me faisait me ronger les ongles. « ouais, visiblement t’es devenue maître dans l’art de te battre avec les tiens. » j’ai scruté les yeux de lou. toutes les armes de ses frères pointées sur son cœur pourri et elle avait les griffes dehors quand même, prête à en découdre avec son ancienne meute. peut-être qu’elle cachait sa tristesse derrière son voile de fausse confiance. je n’y voyais qu’un miroir qui me renvoyait ma propre colère. le fait qu’elle ne s’effondre pas en larmes, me suppliant de la pardonner, le fait qu’elle ait encore le courage de se tenir là, faible comme un agneau égaré du troupeau, devant moi, l’animal affamé ; tout ça, ça me rendait dingue. on était deux dans cette guerre et elle ne méritait pas que je sois le seul à perdre ma putain de tête. « oui, je l'ai choisi. j'en suis plutôt fière. comme tu dis, il me colle à la peau. » la fierté que lui inspirait sa troupe de machine à bruit blanc pour bar en déclin me prenait à la gorge, comme l’odeur de merde après avoir marché dans un truc dégueulasse. « tu ne restes jamais nulle part bien longtemps parce que tu finis par détruire tout ce qui a de stable dans ta vie et tu finis inévitablement par retourner à l’errance et à la crasse. c’est ça que t’arbores si fièrement sur ton blason de street cats ? » elle était comme ça, lou. elle n’était que chaos. ses doigts avaient enserré le micro un peu plus tôt, comme pour s’accrocher à quelque chose de réel, de viable. c’était ses mêmes doigts qui allaient renverser tout ce qu’elle croyait réel, tout ce qu’elle espérait viable : ce nouveau château de cartes sous lequel elle pensait pouvoir s’abriter de la pluie. c’était le seul scénario qui tenait la route dans mon esprit biaisé par l’obsession. si lou n’était pas des nôtres – si elle n’était pas miens, elle ne pouvait qu’être seule. « tu vois, ils veillent sur moi, et moi sur eux. c'est un peu comme le club. sauf qu'on se tire vers le haut, contrairement à vous qui vous empoisonnez les uns et les autres. » dans mon imaginaire, mon royaume a défilé. j’ai vu les visages des gens à qui j’avais donné un toit, ceux que j’avais trouvé dans les rues et derrière des barreaux, ceux qui avaient quitté le confort d’une vie banale pour l’adrénaline d’un monde putride. j’ai pensé à toute ces personnes que j’appelais famille, la seule que j’avais finalement et en regardant dans les yeux de lou, je me suis demandé comment elle pouvait mentir avec autant d’aplomb. on n’était pas des gens biens, casier judiciaire et sang sur les doigts à l’appui, mais entre nous, on était ce qu’on fait de mieux. « c’est vraiment que ce que tu penses ? » j’ai essayé de faire passer ma frustration pour de la curiosité, mais derrière chaque interrogation, ma colère me trahissait. elle crachait dans l’eau qu’elle avait bu avec tant d’aisance, à croire qu’elle n’avait jamais vraiment eu soif. « t’étais pas de cet avis quand t’avais besoin de nous. tu parles de poison, mais c’est toi la chose la plus toxique qui soit arrivée au club. avant toi, tout allait bien. c’est toi qui nous as trahi. » indéniablement, j’étais à la tête d’une entreprise qui allait finir mal. je ne me faisais pas d’illusions là-dessus. on parlait rarement des chefs de gang dans les journaux pour vanter leur grande longévité et le succès de leur business sur la durée. mais je savais que même si le ciel venait à tomber sur mon empire, même s’il n’en restait que des cendres, je pourrais compter sur les membres du club. après tout, survivre au pire, c’est ce qu’on faisait tous les jours. j’ai soupiré. son idéalisme contre le mien. « dans notre famille, il n’y a pas d'autre condition pour être accepté que de savoir accorder son instrument tout seul, comme un grand. alors que dans ta bande, tout se paye, tout s'achète. la liberté n'existe pas. moi, la musique me fait sentir libre. alors j'imagine que oui, ça marche. chat de gouttière jusqu'au bout des ongles, darling. » c’était donc ça sa grande liberté ? l’aspiration de sa vie qui l’avait poussé à ruiner la mienne ? chanter pour des ivrognes ? être libre n’avait jamais paru si déprimant. évidemment, ce n’était qu’une excuse. il fallait qu’elle rationalise la trahison de sa première famille pour se convaincre qu’elle n’allait pas foutre en l’air sa relation avec la deuxième. « tu te rappelles de la première fois qu’on s’est vu ? t’avais rien. j’avais tout. argent, pouvoir, influence, même ma femme était gérable. j’avais certainement pas besoin d’une junkie en plus. et pourtant, t’as demandé et je t’ai donné un toit. je t’ai nourri, je t’ai donné un travail. » lui rappeler le bon vieux temps n’était pas du tout dans mes intentions. je voulais simplement qu’elle se remémore les détails qu’elle semblait avoir oublié. dans son esprit, on était devenu cette bande de voyous prêts à se bouffer entre eux à la moindre occasion. « t’essaies de te convaincre que le club est quelque chose de néfaste, qu’on était voué à imploser, tous plus toxique les uns que les autres. t’essaies de te racheter une conscience en te disant que le problème venait de nous. le seule erreur qu’on ait faite c’est de t’avoir accepté dans nos rangs. le problème, ça a toujours été toi, lou » j’ai ricané, amer. dans ma bande, c’est vrai que tout s’achetait. mettre un prix sur tout et tout le monde, c’était mon métier. mais y’a une chose que même l’argent n’avait jamais pu m’offrir : la loyauté. mes camarades risquaient la prison chaque jour qu’ils passaient avec moi. et pourtant, le lendemain, ils se pointaient encore. je forçais personne à rester, pourtant. y’avait rien comme le danger pour créer des liens qui restent. « et c’est pour ça que tu finiras toute seule. je te l’ai déjà dit et je te le dirais encore. dès que des gens t’aiment, tu fuis. c’est que ce t’as fait avec tes parents. c’est que ce tu as fait avec moi et c’est que ce que tu feras avec eux. » j’ai montré du menton la table des street cats. « et j’ai hâte d’observer ta petite utopie tomber en morceaux. » j’ai souri. j’allais prendre un malin plaisir à regarder son monde s’effondrer. elle pouvait bien passer chaque seconde de chaque jour à regarder par-dessus son épaule, effrayée à l’idée que je me tapisse dans son ombre. je n’allais rien lui faire, elle se détruisait si bien elle-même. « saches que peu importe où t’iras, tu seras jamais chez toi comme tu l’étais chez nous » j’ai marqué une pause. je ne souriais plus. « … mais pourquoi eux ? » pourquoi eux plutôt que nous ? qu’est-ce qui avait changé ? j’ai serré les poings sous la table. ça m’obsédait. j’y pensais tout le temps, ça m’empêchait de dormir. pourquoi ? je pouvais pas me convaincre que c’était un accident comme elle se tuait à le répéter alors il devait y avoir une raison.
electric bird.



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PETIT PLUS : Son vrai nom est Grimes. Fille unique et choyée d'un couple aisé. Vit mal la solitude et l'ennui, très fêtarde, bavarde. Tombée dans la drogue à 16 ans. Ses parents lui ont coupé les vivres depuis 5 ans. A trahi Heller et le Club malgré elle. A vécu dans un squat pendant des mois et s’est prostituée. Sa mauvaise influence a causé plusieurs morts qui la hantent. Tente de reprendre sa vie en main, sobre depuis un an.
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HELLOU ► When you're halfway to hell you could just keep on running or turn around and face yourself.


LOUNEY ► I won't let go, I'll be your lifeline tonight. Cause we all get lost sometimes, you know? It's how we learn and how we grow.
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MessageSujet: Re: hellou + halfway to hell   Dim 25 Fév - 14:51




half way to hell
There's a distance left to run
And you know it can't be done by yourself
∆ ∆ ∆
Il veut me déstabiliser, il veut me faire douter. Venu sur mon territoire, peur de rien, sans douter de sa force et armé uniquement de mots. Heller, face à moi, montre les crocs mais pas qu’il sait mordre. Et dans ma tête, afin de garder contenance, de garder la peur loin de moi, je l’imagine comme un chaton qui essaye de rugir comme les grands. Ici, dans le bar où je joue régulièrement, non loin de ma petite bande de bras cassés, je suis le plus gros chat des deux. J’ai l’avantage du nombre qui me rassure, et ce masque de parfaite confiance en moi pour me protéger du prédateur. Certains animaux arborent les plus exquises couleurs afin de faire comprendre qu’il ne faut pas les approcher. Quelque chose de trop joli est souvent synonyme de danger et Heller le sait désormais. Moi, j’ai mon regard qui se plante dans le sien sans hésiter. Et je sais qu’au moindre mouvement brusque de sa part, mon pied logé dans mes talons aiguille feront la rencontre de son entrejambe, ce qui risque de piquer. Je me montre sûrement trop assurée, je fanfaronne, je donne l’air de ne douter de rien. A l’intérieur, il y a une gosse roulée en boule dans un coin d’ombre et qui tremble comme une feuille d’automne. Mais il ne doit pas la voir, pas même la deviner, même si je lève le menton bien trop haut pour que cela ait l’air naturel. Il cherche à remettre en question mon environnement, ma nouvelle réalité. Celle que je veux voir s’installer, perdurer, sans la menace de mort imminente au-dessus de la tête en permanence. Vivre de musique et d’au fraîche, c’est un bon plan. Détruit en quelques phrases par Heller qui me met sous le nez ma sale habitude de saboter mes propres projets, détruire ce qui m’entoure, blesser mes proches. Je garde le silence face à ses piques amères, bien qu’elles m’atteignent si facilement en plein coeur. Je n’ai jamais été solide, j’ai toujours eu le doute facile, la dépendance naturelle. Quelque chose dans mon génome qui me pousse à m’autodétruire. Je réponds intérieurement et n’ose pas articuler ce que je pense vraiment. Que ma tendance à jouer les électrons libres est simplement liée au fait que je n’ai tout simplement pas encore trouvé ma place, mais qu’elle est auprès d’eux, des autres Street Cats, et de quiconque se reconnaît sous ce blason. Que c’est définitivement plus sain d’accepter qu’on est des humains plein de failles plutôt que de jouer les immortels en vendant de la coke aux gamins, le ciseau tout près de leur ligne de vie. Et j’étais douée pour ça, pour créer le besoin, l’envie, la tentation de goûter juste une fois, d’essayer un truc nouveau, d’en revouloir, installer l’habitude et convaincre que c’est ainsi et pas autrement. Je n’étais pas le membre le plus toxique du Club quand j’étais sur ses genoux, au caïd, et que j’alignais les liasses de billets devant ses yeux avides. Ni quand je dandinais mon derrière pas assez vêtu sous son nez juste pour le plaisir, juste pour qu’il me regarde, pour qu’il m’aime. Oui, je me rappelle de notre rencontre, de la jeune fille au abois que j’étais, prête à tout, curieuse de tout, celle qu’il a accepté dans ses rangs, un travail contre un toit. « Et tu n’étais pas contre de la main d’oeuvre supplémentaire, alors fais pas comme si tu n’avais rendu service qu’à moi. » je lâche entre ces dents serrées qui laissent deviner la tension qui se crée en moi et qui n’est plus tant de la peur que de la colère. Je n’ai jamais eu peur de rien sauf de lui, et je crois que ça lui a plu. A l’époque, je voyais le Club comme une maison, une famille. Aujourd’hui, Heller les retourne tous contre moi, leur donne envie de voir ma tête exposée comme un trophée de chasse dans le QG. Il veut me faire croire que je n’ai aucune chance, que cette vie prendra fin, que je me détruirai toute seule et qu’il n’aura plus qu’à m’achever. Il croit peut-être même que je l’en implorerai. Et c’est ce qui fait naître ce sentiment en moi, cette étincelle de contrariété et d’agacement, cette impatience face aux menaces qui n’aboutissent jamais à rien, la fatigue de se sentir persécutée par le moindre regard dans la rue. « Ca ne tombera pas en morceaux. » je vocifère dans souffle, la tête basse mais le regard toujours bien haut. Mes épaules tombent, battues par un fait que je ne peux pas contredire ; les Street Cats, ce n’est pas le Club, et de mémoire d’Aberline, jamais ne me suis-je sentie autant à la maison qu’auprès de cette joyeuse bande de malfrats. Néanmoins, Tad, Anwar et même Jack valent mieux qu’eux tous réunis. « Parce que… Ils sont toujours là. Après tout ce qu’il s’est passé, quand j’ai appelé, ils ont répondu présent. Et pourtant, j’ai merdé plus d’une fois auprès d’eux. Je les ai laissés tombés, je les ai déçus. Je suis sûre qu’ils n’ont pas une meilleure image de moi que toi. Et comme toi, ils n’attendent sûrement que le moment où je rechuterais, parce que c’est ce que je fais à chaque fois. Mais ils seront quand même là. Ils ne me rejetteront pas comme vous l’avez fait au Club. » Certes, l’ampleur de la déception n’est pas la même. Mon erreur a envoyé des gens en prison, des gens qui seront marqués au fer désormais. La différence, c’est qu’ils ne m’ont pas accordé le bénéfice du doute. Il n’y en a pas un pour me croire lorsque je répète que ce qu’ils appellent une trahison n’était pas intentionnelle. Je suis tout bonnement seule contre tous. Alors que mes amis, eux, ne tiennent pas un compte des chances qu’ils m’ont accordé. « Je sais ce que tu vas dire : je me berce d’illusions. Peut-être. » j’anticipe afin qu’Heller économise sa précieuse salive et m’épargne des paroles pleines de venin. Je redresse la tête et m’avance un peu sur la table, approchant de peu, mais gagnant en détermination par cette simple posture. En provocation aussi. « Peut-être que toi aussi. » Je le vois froncer des sourcils, curieux ou amusé. Lui qui vit dans un monde si matériel composé en majeure partie de billets verts et d’or en poudre, comment pourrait-il laisser la moindre place à des chimères ? Il y a déjà bien assez à faire avec son égo, cette fierté qui l’étouffe et qui le fait sentir important. S’il levait les yeux au ciel, il verrait qu’il n’est rien si ce n’est ridicule. Pourtant, à son échelle, malgré les airs qu’il se donne, malgré les crocs qu’il montre, lui aussi baigne dans des mirages. « L’illusion que tu m’attraperas un jour comme une petite souris entre tes grandes pattes et que tu pourras faire ce que tu veux de moi, ce que t’as rêvé de me faire depuis tout ce temps. » M’enfermer, me torturer, me tuer, de mille et unes manières qui ont eu le temps de germer dans son esprit en prison, qu’en sais-je. S’il y parvient, quel sera le nouvel objet de sa rage ? Si je disparais, qui attisera son instinct de chasseur ? La vérité, c’est qu’il ne me veut pas morte. La vérité, c’est qu’il aimerait défaire le passé.
(c) loonywaltz





You can copy and paste your head on a new body But that new body's still made of flesh And cutting corners gets you where you're going But how you get there is the real test And losing is only a sign It's only a sign that you really tried, really tried







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MessageSujet: Re: hellou + halfway to hell   Lun 26 Mar - 20:54



halfway to hell
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but it's a long way back when you're halfway to hell
les yeux de lou dans les miens, elle soutenait mon regard avec une confiance presque trop parfaite. autour de cette table, il n’y avait que de la colère. elle était dans mes poings serrés sur mes cuisses, dans chacun de ses battements de cils, dans mon impatience. partout. et dans nos verres, polluant sa bière, corsant mon whisky, y’avait de la haine. cette haine dont on s’abreuvait à s’en faire péter l’estomac et qui se frayait un chemin de nos bouches à nos têtes pour tout faire bouillir dans nos cerveaux. elle recouvrait mes lèvres, me brûlait la langue, remplaçait chaque parole affectionnée que j’avais un jour pu lui dire en poison. c’était pas que des mots, c’était nos deux univers, debout derrière nous, qui s’affrontait. moi, j’avais la rue, le crime et les pires instincts des êtres humains. j’avais la bienveillance entre caïds, j’avais toutes ces choses qu’elle avait autrefois chéri. et elle, elle se battait avec des instruments mal accordés et un espoir qui sonnait faux. toutes les cartes étaient dans mes mains, comme toujours. pourtant, j’avais pas l’impression de gagner. j’avais pas non plus l’impression de perdre. de menaces en menaces, de rencontres en rencontres, on était toujours au même endroit. on stagnait. elle n’était toujours pas morte et rien n’avançait. « et tu n’étais pas contre de la main d’œuvre supplémentaire, alors fais pas comme si tu n’avais rendu service qu’à moi. » c’est ce qu’elle a dit, railleuse. elle me renvoyait à la nature des relations que je créais. comme si les gens autour de moi ne m’importaient pas plus que des pions sur un échiquier. tout aussi futiles et tout autant remplaçables ; nos liens qui s’achetaient et se faisaient revendre dès qu’ils perdaient de leur valeur. la vérité, c’était que la seule condition pour faire partie de ma bande, c’était d’être utile et on voulait me faire croire que c’était un crime. c’était juste sincère, le mécanisme le plus fondamentale de la vie : on n’avait rien sans rien. et je disais pas que c’était juste. c’était. tout simplement. au final, tout était une question d’équilibre, de peser le pour et le contre et j’osais le dire, de point de vue : plutôt crever sous les ponts ou vivre confortablement sous la protection d’un roi ? on entendait souvent dire que tout travail méritait salaire, j’aurai tendance à penser le contraire. tout salaire nécessitait un travail. et si la seule chose à faire pour s’offrir une vie, c’était d’accepter de fermer les yeux sur une morale overated, c’était pas bien cher payé. ils faisaient un petit quelque chose pour moi, je le rendais au centuple. ouais, peut-être que c’était ma mauvaise foi qui parlait quand je disais que je voyais pas de diabolisme dans mon marché. ou alors c’était ma tentative pour défendre mes illusions ; tout comme lou le faisait si ardemment avec les siennes, certaine d’être capable de préserver le fragile paradis qu’elle s’était créée. et quand elle disait de toute sa fierté que ça ne tombera pas en morceaux, je ne pouvais m’empêchait de me demander qui de nous deux, elle voulait vraiment convaincre. « parce que… ils sont toujours là. après tout ce qu’il s’est passé, quand j’ai appelé, ils ont répondu présent. et pourtant, j’ai merdé plus d’une fois auprès d’eux. je les ai laissés tombés, je les ai déçus. je suis sûre qu’ils n’ont pas une meilleure image de moi que toi. et comme toi, ils n’attendent sûrement que le moment où je rechuterais, parce que c’est ce que je fais à chaque fois. mais ils seront quand même là. ils ne me rejetteront pas comme vous l’avez fait au club. » j’ai de nouveau ressenti la sensation des menottes contre mes poignets, l’humiliation, la face contre terre. toutes ces longues heures de rien du tout à fixer le plafond de ma cellule n’avaient eu qu’un effet : cultiver ma colère, m’accrocher à ma haine comme à une bouée de sauvetage pour ne pas perdre la tête ; quelque part entre à demi-mort d’ennui et à demi-mort de honte. sa comparaison entre ses petites querelles entre chanteurs et moi ne servait qu’à m’énerver encore un peu plus. ce n’était qu’une question de temps. inévitablement, ils finiraient par en avoir marre. leur confiance finirait par se plus se remettre des abus et ce sera retour à la case départ : moi. mais avant même que je puisse lui cracher le fond de ma pensée, elle m’a ôté les mots de la bouche, « je sais ce que tu vas dire : je me berce d’illusions. peut-être. » j’ai affiché un air victorieux. « t’es décidée à te l’avouer ? à reconnaître que toutes ces distractions ne serviront à rien sinon à te convaincre que tu peux atteindre quelque chose que tu ne mérites pas, que tu n’auras jamais. » j’ai pas fanfaronné longtemps. le menton haut, provocante, elle s’est approchée. « peut-être que toi aussi. » sa pique m’a fait sourire. lassée d’être passive, elle attaquait enfin. « ah vraiment ? do tell. » « l’illusion que tu m’attraperas un jour comme une petite souris entre tes grandes pattes et que tu pourras faire ce que tu veux de moi, ce que t’as rêvé de me faire depuis tout ce temps. » je savais ce qu’elle tentait de faire. elle voulait percer des trous dans ma confiance pour y laisser entre les doutes. ça ne marchait pas sur moi. j’avais passé l’âge d’être manipulable. et pourtant, ça m’a frappé. « tu crois que tu pourrais m’échapper ? t’as une cible sur le dos et pourtant, t’as l’air bien sûre de toi. tu devrais pas. ne prends pas le fait que tu ne sois pas encore morte pour un signe d’espoir. » une guerre qui n'en finissait plus où personne ne mourrait mais personne ne vivait vraiment non plus. j’aimais la chasse. j’adorais savoir qu’elle me craignait où qu’elle aille. je voulais que ça dure longtemps, me régaler de sa peur à chaque pas qui me rapprocherait d’elle et de la corde autour de son cou. ce n’était pas des illusions, c’était mon jeu. « t’aimerais bien penser que je ne veux pas vraiment te tuer, n’est-ce-pas ? tu dois te dire que je pourrais pas faire ça à la gamine qui a dormi sous mon toit, celle que j’ai assise sur mes genoux. ça doit être une idée réconfortante, pas vrai ? » ça a été à mon tour de me rapprocher. un grand sourire ornait mes lèvres. j’avais le regard cruel. la façade cachait des plis et des fissures dans ma détermination, mais elle ne laissait rien paraître. dans un murmure, j’ai ricané. « et bah tu sais quoi, t’as raison, lou. j’ai pas envie de te tuer. pas maintenant. c’est trop tôt et on a encore tellement de choses à se dire. il n’y a rien de satisfaisant dans l’idée de te coller une balle entre les deux yeux au détour d’une ruelle sans même que tu ne vois mon visage. ce que je veux, ce que je veux vraiment, c’est que tu crèves lentement, à attendre ton heure, sans jamais savoir quand est-ce qu’elle finira par arriver. ce qui me botte, c’est de t’imaginer péter les plombs, incapable de supporte l’épée de damoclès au-dessus de ta tête et qui sait, peut-être que tu finiras par te pendre avant que je me lasse de toi. » j’avais parlé à voix basse. quelques paroles sifflés au creux de son oreille, sur le ton de la confidence. c’était la promesse que je lui faisais. autour de cette table, entourés de piliers de bars ivres morts, je jurais de la rendre folle avant qu’elle ne me rende fou. « alors vas-y, vis la ta petite vie misérable. laisse-toi bercer par ce faux sentiment de sécurité qui te permet de t’endormir la nuit. mais n’oublies pas que chaque jour où tu te réveilles, c’est parce que j’ai bien voulu t’accorder ce temps. » je me suis réadossé sur ma chaise, avec l’air pompeux que donnaient les beaux discours. « tu parles d’illusions, que je ne t’attraperais pas. mais je t’ai déjà, lou. comme tu le dis avec autant d’arrogance, tu es la petite souris dans un labyrinthe miniature et à chaque tournant, je serai là. ou peut-être pas. après tout, c’est ça qui est si drôle. l’avantage des menaces de mort, c’est qu’au moins, tu sais à quoi t’attendre. mais là, qui sait ce que je ferais ? » elle et moi. la hanter pour toujours. la tuer tous les jours à petits feux, lentement. puisque je ne pouvais pas défaire le passé, je le ferai disparaître.
electric bird.



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l'indomptable
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ÂGE : 29 ans (29/10/88)
SURNOM : Parce que Lou c'est pas assez court comme ça ?
STATUT : célibataire, avide de frissons
MÉTIER : vendeuse dans une boutique de cupcakes aujourd'hui, demain, qui sait ? junkie en rédemption. chanteuse des Street Cats, petit band des bars
LOGEMENT : ballottée de motel en motel par Anwar pour sa protection, ex coloc d'Eireen (2016) puis de Lene après un passage en désintox (2017)

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Son vrai nom est Grimes. Fille unique et choyée d'un couple aisé. Vit mal la solitude et l'ennui, très fêtarde, bavarde. Tombée dans la drogue à 16 ans. Ses parents lui ont coupé les vivres depuis 5 ans. A trahi Heller et le Club malgré elle. A vécu dans un squat pendant des mois et s’est prostituée. Sa mauvaise influence a causé plusieurs morts qui la hantent. Tente de reprendre sa vie en main, sobre depuis un an.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Finn #3 - Heller - Anwar - Cole - Lene - 5/5




HELLOU ► When you're halfway to hell you could just keep on running or turn around and face yourself.


LOUNEY ► I won't let go, I'll be your lifeline tonight. Cause we all get lost sometimes, you know? It's how we learn and how we grow.
RPs TERMINÉS : Jimmy - Aisling - Finn - Cole&Nathan - Mitchell - Lene - Jimmy #2 - Finn #2 - Street Cats - Liam
PSEUDO : loonywaltz
AVATAR : emily browning
CRÉDITS : loonywaltz
DC : jamie keynes & benjamin brody & kelly ward
INSCRIT LE : 16/05/2015
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MessageSujet: Re: hellou + halfway to hell   Lun 23 Avr - 20:03




half way to hell
There's a distance left to run
And you know it can't be done by yourself
∆ ∆ ∆
Entre ce que je mérite et ce que je veux, la différence ne se trouve que dans la volonté, la ténacité, le courage. Je suis le seul obstacle entre moi et la vie que je pourrais mener, moi et mes erreurs passées, moi et mon ombre qui me rattrape, m’avale toute entière, qui me happe, m’entrave à la façon d'une véritable camisole. Et j'ai les mains liées dans le dos tant que je ne me bouge pas, je suis à genoux tant que je ne me découvre pas brave. Je n’ai jamais été autant dénuée de ces qualités que lorsque ma petite personne vendait son âme au diable, au Club, à Heller, fournisseur de facilité, de sécurité, de repères. Des mirages, des illusions, les uns après les autres qui charment, séduisent et vous font oublier que la vérité, la réalité, vous ronge. Nul besoin, tant le monde était à portée, dans la douceur d’un clan aux airs de foyer. Pas de changement de cœur tant que quelqu'un décide pour vous, pas d'hésitation, pas de remise en question ; ces airs de paradis au goût d'adrénaline, senteur cigarette, sont loin aujourd'hui. Aujourd'hui où je me découvre une force, où je veux croire que je n'ai plus besoin d'eux, car j'ai trouvé ma place. C'est tout ce qui compte après tout, c'est tout ce que nous demandons tous, suppliants et nous travestissant au besoin ; avoir une place. Et je ne peux pas le laisser l'ébranler. Un peu de volonté, un peu de ténacité, beaucoup de courage ; les fondations sont fragiles mais les doutes sont des fissures sur mes piliers qui les font trembler face au souffle du grand méchant loup. De quoi pourrait-il douter ? Heller, tout un troupeau pour le suivre, une vie entière à creuser son trou, les deux pieds dans le sol, les griffes dans la chair. Je sais que je suis l'abeille face au frelon, agitant sous son nez l'unique coup de semonce qui peut être tout à la fois mon salut et ma perte. Frêle et fragile au delà de la taille et des côtes saillantes, loin de faire le poids, d'être à la hauteur. Qu'est-ce que mes regards noirs changent ? Qu'est-ce que mes mots n'ont de ridicule ? J'ai beau tenter le tout pour le tout, je l'amuse tout au plus, je joue exactement le jeu qu'il veut et peut-être même sortira-t-il pleinement satisfait de ce bar. Peut-être qu'il m’arrachera un tremblement, un genou qui claque, des dents qui frottent, des pieds comme du coton, hors de mon abus de fierté qui me garde en vie depuis un bon moment. Ça, et son sadisme de gros chat torturant sa proie. J'ai conscience que mon sursis ne durera pas pour toujours, et qu'un jour, éventuellement, Heller décidera que le jeu a assez duré. Et je n'ai pas d'autre choix que d'attendre, garder le menton haut. Je ne lui donnerai pas le plaisir d'en finir moi-même, je peux bien lui laisser cet honneur, et connaître le véritable goût d'une vengeance rondement menée. L'odeur et la couleur du sang qu'il rêve de voir ruisseler sur ses propres doigts -je sais qu'il en rêve, je sais que c'est plus efficace qu'un numéro de Playboy. Il me tient, mon sourire a disparu. Néanmoins, je crois qu'il se le demande autant que moi, oui ; qu'est-ce qu'il fera ? A-t-il un plan, improvise-t-il au jour le jour ? Quels sont les fantasmes sombres qui dansent dans son crâne ? “Et après ? Qu'est-ce qu'il se passe ?” Après la traque, la mort, la fin ; après moi, une fois le chapitre clos, et venue l'heure d'en ouvrir un autre, d'y trouver un sens, un but. Quand l'inévitable aura eu lieu, une dernière confrontation dont nul ne doute de l'issue ; quand il aura coupé mon corps en quatre et disséminé chaque partie au travers du pays, quand il m'aura coupé la tête et installée au bout d'une pique à l'entrée de son précieux Club. “À qui tu serviras tes longs discours ? Qui tu chasseras comme un lapin pour te sentir un grand garçon viril ?” Peut-être qu'il retourna à ses affaires, à sa cinglée de femme, à son bras droit snob, à l’allongement de ses chefs d'inculpation, la charge de sa propre épée de Damoclès. Mais qu'est-ce qui le fera vibrer autant que de m'avoir face à lui, au bord du ravin ? Qu'est-ce qui le fera sentir vivant et tout puissant ? Ce frisson-là est une drogue sans remède. Ça chatouille, ça titille. Je lui souris à nouveau. Voilà, c'est pour ça que je sais que j'ai encore bien des levés de soleil devant moi. “Babe, tu me fais rire. T’es que du vent.” Et c'est déterminée à le prouver, autant à lui qu'à moi, que je quitte ma chaise et fait le tour de la table pour le rejoindre. Comme je l'ai déjà fait par le passé, parce que là était ma petite place de privilégiée, je pose mes fesses sur ses cuisses et m'installe bien, les bras autour de son cou, la moue minaudante. “Et là, qu'est-ce tu vas me faire ? Ah, oui ; rien du tout. Une nouvelle tirade peut-être ?
(c) loonywaltz





You can copy and paste your head on a new body But that new body's still made of flesh And cutting corners gets you where you're going But how you get there is the real test And losing is only a sign It's only a sign that you really tried, really tried







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