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 hellou + halfway to hell

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l'indomptable
l'indomptable
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ÂGE : 28 ans (29/10/88)
SURNOM : Parce que Lou c'est pas assez court comme ça ?
STATUT : célibataire, ne s'encombre pas de sentiments qui mourront forcément
MÉTIER : junkie en rédemption à temps plein. chanteuse des Street Cats, petit band des bars
LOGEMENT : forcée de quitter la maison qu'elle partageait avec Eireen suite à la mort de Dylan, a vécu furtivement dans une miteuse chambre de bonne qu'elle a troqué contre une place en désintox pendant quelques mois. elle squatte désormais chez Lene le temps de retomber sur ses pattes

POSTS : 1469 POINTS : 110

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : fille unique et choyée d'un couple aisé ≈ vit mal la solitude et l'ennui ≈ très fêtarde ≈ tombée dans la drogue dès ses 16 ans ≈ les cures de désintox sont des échecs ≈ ses parents lui ont coupé les vivres ≈ a trahi son dealer malgré elle ≈ a vécu dans un squat pendant des mois et s’est prostituée ≈ sa mauvaise influence a causé la mort par coma éthylique de sa colocataire Dylan ≈ après avoir été au fond du trou, elle sort tout juste de la cure de désintox de la dernière chance et commence une nouvelle vie
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Street Cats - Finn #2 - Heller - Anwar - Cole - 5/5


HELLOU ► When you're halfway to hell you could just keep on running or turn around and face yourself.


LOUMY ► Down and down we go. We'll torch this place we know. Before one of us takes a chance and breaks this, I won't be the one.


LOUNEY ► I won't let go, I'll be your lifeline tonight. Cause we all get lost sometimes, you know? It's how we learn and how we grow.
RPs TERMINÉS : Jimmy - Aisling - Finn - Cole&Nathan - Loyd - Lene - Jimmy #2
PSEUDO : loonywaltz
AVATAR : emily browning
CRÉDITS : lolitaes
DC : jamie keynes & benjamin brody & kelly ward
INSCRIT LE : 16/05/2015
http://www.30yearsstillyoung.com/t6890-lou-cause-there-s-no-other-way-out-on-this-lonely-town http://www.30yearsstillyoung.com/t11382-love-who-loves-you-back http://www.30yearsstillyoung.com/t7613-lou-aberline#272600 http://www.30yearsstillyoung.com/t7614-lou-aberline#272602

MessageSujet: hellou + halfway to hell   Sam 23 Déc - 23:21



half way to hell
There's a distance left to run
And you know it can't be done by yourself
∆ ∆ ∆
J'aurais aimé faire toujours partie de ceux qui n'ont rien à perdre. Il y a quelques mois seulement j'étais encore ce petit oiseau tombé du nid à qui l'on offrait un lit et une belle de médicaments pour être remise sur pieds, permettre à mon corps un retour à zéro. A ce moment là, je ne croyais plus en rien, à commencer par moi, le monde et l'air même que je respirais. J'aurais été une proie facile, je ne me serais sûrement pas débattue, et j'aurais remercié Heller de me permettre de mettre un terme à tout ceci. J'attendais la mort, je l'attendais lui, et il n'est pas venu. Aujourd'hui, avec le tournant à cent-quatre-vingt degrés qu'a pris ma petite existence, modeste, futile et très largement improvisée avec la force de l'optimisme, maintenant que je m'efforce de reprendre mon envol, je ne peux que me battre pour ce qui compte, continuer de tenir bon, quitte à avoir les mains brûlées jusqu'au sang par la corde qui me glisse entre les doigts. Je sais qui se trouve à l'autre bout. Je refuse de vivre dans la peur. Du moins, dans ces moments ; quand je suis entourée d'amis, quand nous partageons une scène,  quand nous partageons de la musique, des sourires, et pourquoi pas un verre. Je n'ai toujours pas de boulot, pas de toit fixe, et dieu seul sait comment je m'en sors jour après jour sans retourner, plonger dans les bras de mes vieux démons, dans cette vie tellement plus facile, ces illusions, pour la toute dernière fois jusqu'à ce que cela me consume totalement. Mais je suis là. Le micro au bout de mes lèvres est le messager de ces mélodies qui libèrent mon coeur et mes épaules d'un poids. C'est libérateur, purificateur, et c'est tout ce dont j'ai besoin. Si je regarde par dessus mon épaule, je peux voir Tad et sa guitare, Anwar derrière sa batterie, et Jack à la basse, le nouveau. Ils ne m'ont pas vue depuis des lustres, pourtant ils ont répondu présent. Ils sont là, et d'une certaine manière, ils sont la première, la seule et l'unique chose concrète et stable de cette nouvelle vie. Quand je les regarde, je n'ai que de l'espoir, et tout le reste n'a plus d'importance. C'est pourquoi, lorsque je le vois, là, comme une fleur au milieu des spectateurs -majoritairement ds piliers de bar rendus à leur troisième pinte et deuxième arrêt aux toilettes qui espèrent que l'estrade est assez haute pour pouvoir voir sous ma jupe-, mes mains se serrent un peu plus autour du micro, mes jambes cillent, ma voix manque de dérailler. Car je réalise soudainement, un peu trop tard, alors que j'aurais pu m'en douter bien plus tôt, que tout ceci, le Mitchell que je connais peut me le prendre, l'écraser, le détruire. Que le plus de choses auxquelles je m'accroche pour survivre sont autant d'armes pour lui, pour me faire mal. Peut-être que je les met en danger. Peut-être que je me bats trop pour quelque chose qui n'en vaut pas la peine -mais à laquelle je viens de tout juste trouver un peu de sens. A la fin du morceau, j'engloutis ce qu'il reste de ma bouteille d'eau afin d'éradiquer cette pâteuse qui a pris possession de ma langue et me donne l'impression de déglutir du goudron. Du mieux que je le peux, je tente de faire abstraction de sa présence ; un échec, et je passe tout le reste du concert à le fixer, à le défier parfois, même si cela est sûrement la dernière des bonnes idées. A la fin et sans offrir de rappel aux ivrognes, après une accolade à chacun de mes compères, ayant tout au fond l'amère pensée que, sait-on jamais, si je ne les revois pas ils sauront que je les aime -toujours sur la sellette dans un coin de ma tête, tirant toujours le meilleur profit de chaque instant au cas où il soit le dernier, vivant avec ce poids sur la conscience, cette angoisse permanente qui me garde éveillée le soir depuis que Heller est venu me voir chez Lene- ; après leur avoir dit que j'avais vu un vieil ami dans le public et que j'aimerais aller lui parler, je me dirige vers le bar, balance le jeton de consommation qui me sert de paie pour la prestation de ce soir, et décide de m'accorder une belle grande pinte de bière. Puis je le rejoins à sa table, au fond de la salle, pose mon derrière sur la banquette, plonge mes lèvres dans la mousse pour y chercher du courage, et adresse un sourire à ce vieux diable. « Tu as apprécié le show ? » que je m'entends lui demander avec bien plus d'assurance que je pensais en avoir en moi, ce qui me convient biens s'il marche, s'il achète. « Alors, je suppose que tu es là pour une nouvelle session de menaces sur moi, mes amis… Et si c'est le cas, je te le dis tout de suite, ça manque grandement d'originalité. » Du regard, je cherche le reste du groupe qui s'est trouvé une table et m'a gardé une chaise dans l'espoir que je les rejoigne à un moment de la soirée. Je leur fais signe -ils ne doivent pas se douter de quoi que ce soit. Je constate que Anwar est parti, ce qui n'a rien d'étonnant car avec son boulot il ne veille jamais bien longtemps, ce qui est regrettable ce soir car j'aurais assez apprécié la présence d'un flic dans la salle. Si cette entrevue dégénère, je devrais compter sur la légendaire bravoure de Tad -si légendaire que personne n'en a encore fat l'expérience-, et un Jack usé, long à la détente. « Je leur ai dit que tu étais un vieil ami. » je reprends, les mains autour de ma bière qui suinte, les yeux posés sur celles-ci. « Et si on faisait ce que les vieux amis font ? Parler du bon vieux temps, plutôt que du type de bois que tu utiliseras comme pique pour y clouer ma tête. Ce genre de choses. Par exemple, j'ai vu à la télé ce casse de bagnoles de luxe il y a quelques jours, et je crois bien avoir reconnu la patte de Champ. Donc… le Club est de retour sur les rails, c'est ça ? » Pas qu'il ait réellement disparu un jour, ils se sont simplement faits plus discrets j'imagine, essayant au mieux de conserver dans un état décent les vestiges de l'empire de Strange en attendant que celui-ci revienne rebâtir quelque chose sur ces ruines. Ce que je me demande surtout, c'est à quel point je suis dans de beaux draps, si Heller est le seul sur mon dos ou si toute l'équipe se cache dans les coins de rue pour me tomber dessus quand je m'y attends le moins. Ils me haïssent tous, eux qui ont été comme une famille pour moi, et cela me fait mal aussi. Mais j'ai abandonné tout espoir que lui ou eux comprennent que j'aurais préféré être là pour me faire arrêter avec eux plutôt que coincée à l'arrière d'une voiture de police, les regardant défiler devant moi avec les poignets liés dans le dos, subissant, impuissante, les regards noirs de la famille que j'avais trahie par ma bêtise.  
(c) loonywaltz




You try your credit card and it says declined Ain't got cash but you're trying your luck ATM says you as broke as fuck







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le grand méchant loup
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ÂGE : 37 ans ; né le 17 mai 1980.
SURNOM : connu sous le pseudonyme de mitchell dans le milieu criminel. il n'y a que les gens ici de ce milieu et qui ne sont pas familier avec lui qui l'appellent comme ça. pour les autres, strange c'est bien ; heller, c'est mieux.
STATUT : marié mais séparé. se considère célibataire.
MÉTIER : chef du Club, gangster dans l'âme et dans les faits. prof de boxe pour la forme.
LOGEMENT : chez ida dans la villa #27 à logan city. possède aussi la maison #1803 (toujours à logan city) dans laquelle il loge certains membres du Club. ça lui arrive d'y dormir parfois.

POSTS : 317 POINTS : 705

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : incarcéré de novembre 2015 à septembre 2017 pour trafic de drogue à grande échelle.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :
× HELLOU ×
i am the master of this game and everybody knows my name and i will glady make you see that you should have not messed with me i will hunt you down and i'm gonna stomp you into the ground.

× ZELLER ×
i don't like them innocent i don't want no face fresh want them wearing leather begging, let me be your taste test i like the sad eyes, bad girls mouth full of white lies kiss her in the corridor but quick to tell her goodbye

× HELVIS ×
you hit me once i hit you back you gave a kick i gave a slap you smashed a plate over my head then i set fire to our bed love sticks sweat drips break the lock if it don't fit a kick to the teeth is good for some a kiss with a fist is better then none.
(www)



leena #1loan #1ariane #1lou #1zelda #1clara #1ida #1 (7/8)

RPs TERMINÉS :

hell is empty and the devil is me.



tales for the dead.

PSEUDO : kingshara
AVATAR : tom hardy
CRÉDITS : delusion angel (avatar) ● sosoland (signature) ● loonywaltz (ub) ● kingshara (crackships) ● royalrph, may0osh, notanotherrph, mapleofrph, totallyspiesofrp sur tumblr (gifs)
DC : //
INSCRIT LE : 02/12/2017
http://www.30yearsstillyoung.com/t17680-heller-see-no-evil-hear-no-evil-speak-no-evil#682385 http://www.30yearsstillyoung.com/t17748-heller-rum-for-fun-whisky-for-buisiness#685291 http://www.30yearsstillyoung.com/t17755-heller-strange

MessageSujet: Re: hellou + halfway to hell   Lun 15 Jan - 14:24


halfway to hell
you know we loved you before you cast your spell
but it's a long way back when you're halfway to hell
je n’écoutais pas.
la voix de champ me semblait provenir d’un autre monde alors qu’il se trouvait juste là, assis en face de moi, à parler de quelque chose qui ne m’intéressait même pas suffisamment pour faire semblant. je ne voyais que ces lèvres remuer avec animation sans qu’aucun de ses mots ne m’atteignent. j’avais la tête ailleurs. dans le cul pour être plus précis. ces derniers jours avaient été incommodants. une de mes putes de luxe, de celles que je ne servais qu’aux gros clients, avait décidé de changer de vie et avait quitté le club, laissant derrière elle des libidos pas satisfaites et des gens importants mécontents et les jumeaux avaient failli faire foirer le casse qu’on préparait depuis un petit moment. bref, j’avais pas beaucoup dormi ces dernières soixante-douze heures : ça me rendait irritable et surtout pas d’humeur à me farcir les grands discours de champ. « … aberline y sera. » j’ai tiqué. les yeux plissés, j’ai finalement daigné porter mon attention sur mon bras droit. s’il cherchait à me provoquer, il choisissait mal son jour. « répète. » il avait prononcé le nom qui tambourinait dans mon crâne depuis deux ans maintenant. le nom que je ne supportais pas d’entendre, qui m’énervait rien qu’à sa simple évocation. il avait prononcé le nom de ma traîtresse, l’ennemi public n°1. « la petite conne, aberline, elle sera au canvas, ce soir. elle y est peut-être déjà. les jumeaux disent qu’elle fait partie d’un groupe qui se produit là-bas, ou quelque chose comme ça. » j’ai lentement hoché la tête. la rencontrer dans des lieux publics n’avait aucun intérêt pour moi. je ne pouvais rien contre elle entouré d’une foule et je savais que la peur que je lui inspirais n’était pas la même lorsqu’elle était forte d’assistance. or, la peur, ce sentiment viscéral qu’elle pouvait tout perdre dans la seconde, c’est ça que je cherchais à faire naître en elle. je voulais qu’elle me craigne jusque dans son lit, jusqu’à dans ses cauchemars. je voulais qu’elle se haïsse d’avoir été si stupide. mais surtout, et j’avalerai ma langue avant de l’avouer, je voulais la voir.
alors j’y suis allé.
et maintenant j’étais là, debout au milieu des autres spectateurs, regardant la chanteuse faire son show. je l’ai vu capter mon regard et pourtant, elle ne s’est pas arrêté. au contraire, gazouillant devant ce public de merde à moitié ivre mort, elle avait l’air d’aimer ce qu’elle faisait. comme si elle en avait le droit. ca m’énervait. je détestais la voir apprécier quelque chose. je détestais savoir qu’il lui suffisait de regarder par-dessus son épaule pour voir derrière elle le batteur… zehri ? – alors comme ça elle le connaissait – à sa droite un guitariste au sourire rassurant, à sa gauche un bassiste aux airs paternels. je détestais ça. je la détestais, elle. et pourtant j’étais quand même là. pour me rassurer, je me disais que c’était mon rôle d’être là. moi, le loup aux crocs luisants, je me devais de la suivre dans tous les lieux qui la rendaient heureuse pour lui voler son soleil. j’étais le chasseur et elle n’était rien. alors comme le prédateur que j’étais – ou du moins prétendais être – je me suis assis à une table au fond du bar avec un verre de whisky, attendant qu’elle vienne à moi.
et elle est venue.
« tu as apprécié le show ? » je l’ai dévisagé. son assurance me tapait sur les nerfs. son insolence n’avait plus rien de charmant. « non. » pour dire vrai, je n’avais pas fait très attention à aux chansons, j’en avais rien à foutre. mais toujours était-il que même moi, je ne pouvais pas faire l’aveugle face à l’alchimie entre elle et son groupe, et ça, je ne le supportais pas. « alors, je suppose que tu es là pour une nouvelle session de menaces sur moi, mes amis… et si c'est le cas, je te le dis tout de suite, ça manque grandement d'originalité. » son regard a dévié vers la table de ses nouveaux amis, j’en ai fait de même. c’était donc eux ceux qui lui donnaient l’illusion que tout irait bien, que tout allait mieux. ils avaient l’air si ennuyeux, si ordinaires. ils ne lui allaient pas. lou était faite de du même matériel que moi, le voyou. ces gens n’étaient pas faits pour elle. « je ne suis pas venu pour ça. j’avais envie de voir tes petits copains. est-ce que c’est pour eux que t’as pu t’empêcher de fermer ta grande gueule ? » mes yeux n’ont pas quitté les siens une seconde. j’avais le ton calme, mais est-ce que ça suffisait à ne pas trahir ma colère ? en voyant son visage de traîtresse, en entendant sa putain de voix de pucelle, tout ce que je pouvais ressentir, c’était de la colère. « j’imagine que tu ne leur as pas dit qui je suis. » je lui ai dit en montrant la table qui attirant tant son attention. elle m’a confirmé que non. « je leur ai dit que tu étais un vieil ami. » je me suis marré. « donc tu leur as menti. » j’ai pris une gorgée de mon whisky pour avaler mon amertume. vieil ami. fallait pas se foutre de ma gueule. avec les amis, y’avait qu’une seule loi ; le genre de trucs évidents qu’on apprenait quand on rejoignait un gang : être loyal. et peut-être que c’était que de ma faute aussi. peut-être que j’aurai du savoir qu’une nana pas capable de garder ses jambes fermées aurait eu du mal à faire de même avec sa bouche. « « et si on faisait ce que les vieux amis font ? parler du bon vieux temps, plutôt que du type de bois que tu utiliseras comme pique pour y clouer ma tête. ce genre de choses. par exemple, j'ai vu à la télé ce casse de bagnoles de luxe il y a quelques jours, et je crois bien avoir reconnu la patte de champ. donc… le club est de retour sur les rails, c'est ça ? » je l’ai fixé en silence pendant quelques secondes, laissant la lourdeur de l’ambiance s’installer entre nous. elle devait vraiment avoir confiance en ma capacité à me contrôler pour être si sûre d’elle, pour oser engager la conversation avec moi aussi nonchalamment comme si elle bénéficiait encore de ce droit. d’une traite, j’ai fini mon verre, contenant mon envie de le lui éclater dans l’œil. je n’étais pas là pour faire un scandale. « de retour ? le club n’est jamais parti, lou. même ton habitude de détruire tout ce que tu touches n’a pas pu en venir à bout. » le club n’avait jamais disparu et il ne disparaîtrait pas de sitôt. cette nouvelle génération de petits délinquants se prenant pour des durs, tous ces nouveaux branleurs qui avaient pu s’essayer à la vie de gangster pendant mon absence n’avaient aucune idée de ce qui les attendait. après vingt-deux mois calme, il fallait s’attendre à la tempête. et mitchell était en colère. « mais ouais c’était bien le travail de champ, presque ruiné par les jumeaux, deux autres fuck ups comme toi. d’ailleurs, c’est grâce à eux si j’ai su où te trouver ce soir. je pense qu’ils ne t’aiment pas beaucoup. eux, comme tout le monde d’ailleurs. champ ne t’a jamais vraiment aimé, mais c’est encore pire maintenant. pour être honnête, tu as de la chance que ce ne soit que moi en face de toi, ce soir. je ne pense pas que les autres auraient été si civilisés. » j’ai souri, pas de façon spécialement sympathique. je ne savais pas vraiment quels étaient les sentiments des membres du club envers le bourreau de leur boss. je n’avais pas pris la peine de m’en inquiéter puisque lou était ma chasse gardée. mais je savais que ça la blesserait d’entendre à quel point sa soi-disant famille voulait voir sa tête au bout d’une pique. « de toute façon, je ne vois pas pourquoi ce qui ce passe au club t’intéresse. visiblement, tu t’es trouvé un groupe de remplacement. les street cats. quel nom approprié, je suppose que c’est toi qui l’a choisi ? parce que même quand t’essaie, tu peux pas te débarrasser de ta nature de chat de gouttière. » je me suis penché en avant, les coudes appuyés sur la table, beaucoup plus près d’elle. « mais dis-moi lou, est-ce que ça marche ? ton groupe de musique pourri, tes petits copains, le flic que t’as réussi à attirer dans ta bande – j’imagine que tu l’as baisé, lui aussi – est-ce que ça marche ? est-ce que ça te donne l’illusion que t’es quelqu’un d’autre ? que t’es pas cette petite raclure accro à la rue ? me fais pas rire, aberline. tu peux peut-être leur mentir à eux et à toi-même si tu veux pousser ton délire jusque là, mais moi je te connais. ça me fait chier de l’admettre, mais t’es comme moi. et tu finiras par retourner à la seule chose que tu connais : la misère. » je me suis rassis au fond de ma chaise. maintenant je savais pourquoi j’étais venu. malgré moi, je voulais évaluer la concurrence.
electric bird.









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